Glossaire de la Transidentité (Anglais-Français)

La conviction profonde d’être homme ou femme s’appelle l’identité de genre. La transidentité est le fait de ressentir une inadéquation entre son corps et son esprit, entre son anatomie et la conviction d’être homme ou femme. Ce n’est pas une affaire de sexualité mais d’identité – ce n’est pas une forme d’homosexualité.

Cette situation est source de souffrances psychiques et affectives. Elle pose en outre de nombreux problèmes du point de vue des droits des personnes concernées et notamment des droits de l’homme. C’est pourquoi différents organes du Conseil de l’Europe travaillent sur cette question, en particulier sous l’angle de la discrimination.

Pour bien comprendre la problématique qui nous intéresse, il est essentiel de bien distinguer le sexe (l’identité physique) – caractérisé par les organes génitaux ou le patrimoine génétique – du genre (l’identité psychique), de nature sociale et non biologique. Tout repose sur cette distinction !

Les « Principes sur l’application de la législation internationale des droits humains en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre », ou Principes de Yogyakarta, ont été élaborés en 2006 par un groupe d’éminents experts et présentés en 2007 au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Il ne s’agit pas d’une norme internationale officielle mais des organes de l’ONU et des tribunaux de différents pays y font d’ores et déjà référence, ainsi que le bureau du Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe. Il n’existe quasiment pas d’autres références officielles : les textes sont rares et, lorsqu’ils existent, ils emploient souvent une terminologie contestée par les personnes transgenres et les défenseurs de leurs droits. Si la terminologie est mal fixée, c’est aussi parce que beaucoup d’aspects sont encore méconnus ou font débat, y compris au sein de la « communauté » transgenre.

Toute tentative de normalisation terminologique exige de faire des choix. Ceux-ci sont sans doute contestables : c’est le propre de ce type d’entreprise. Gageons que l’avenir permettra de mieux appréhender la question de la transidentité sur le fond et de trouver, dans chaque langue, les mots appropriés pour décrire cette réalité encore mal connue.

D’abord élaboré à l’intention de traducteurs francophones, ce glossaire raisonné s’adresse à quiconque souhaite en savoir plus sur la transidentité. Les termes sont donc classés non pas par ordre alphabétique mais par familles de sens (matérialisées par les nuances des fonds grisés) en commençant par les aspects généraux. Les termes en maigre sont ceux dont l’usage est déconseillé. Pour rechercher un terme particulier, il suffit de cliquer sur ce terme dans l’un des deux index (anglais et français).

L’initiative de ce glossaire revient à Dennis van der Veur, du bureau du Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe. Il a été réalisé par Isabelle Delatour, du Service de la traduction française, avec l’aide de la commission de terminologie des services linguistiques et plus particulièrement de Claude Leymonie. Dennis van der Veur et Sabrina Cajoly ont été d’une aide précieuse sur le fond ainsi que Claire Pedotti pour la méthode et Michèle Scheurer pour la mise en forme. A signaler également la contribution des associations STS-Strasbourg et ILGA-Europe.



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