(10 bonnes raisons de) se travestir et ne pas consulter un psy

Pour nous mettre de fort bonne humeur en ce dimanche pluvieux, je vous propose de faire la peau aux psys ! Dix bonnes raisons pour commencer ou continuer à se travestir sans avoir besoin ou pour se passer définitivement d’un psy.

1 – vous n’êtes pas en dépression ! vous surfez sur les hauts et les bas d’une vie difficile pour tous. Se travestir n’est donc pas un problème supplémentaire et encore moins un névrose mais une réelle opportunité de partir à la découverte de soi-même et des autres !

2 – donner du temps et de l’importance à la fille qui est en vous est le meilleur remède contre la tristesse, le découragement et la déprime. C’est bien connu, les filles sont volages et superficielles, ne s’intéressant qu’aux fringues et au maquillage.

3 – plus de 95% des français ne vont pas voir de psy et pourtant au moins 5% d’entre eux se travestissent …

4 – si vous allez voir un psy pour lui parler de votre envie de féminisation et de votre travestisme, le seul et unique conseil censé qu’il pourra vous donner sera celui de vous indiquer l’adresse de la boutique de fringue la plus proche. Ce qu’il fait d’ailleurs le plus souvent d’après les témoignages que j’ai pu lire.

5 – justement, vous savez quoi faire des cinquante euros hebdomadaires dégagés par l’arrêt de votre séance de psychanalyse. Ce petit pécule d’avance amassé depuis quelques semaines, profitez alors pour craquer devant la nouvelle collection hiver de chez Carmen Steffens.

6 – depuis votre coming out, votre passé est mort et vous n’avez pas eu besoin d’un psy pour l’enterrer. Vous avez l’avenir au féminin devant vous. Cultivez votre bien être et votre épanouissement au quotidien.

7 – vous n’êtes plus libre tous les vendredi matin à 11 h. Le vendredi, orthophoniste. Séance remboursée par la sécu où vous faites le plein de voix hystérique féminine sans effet secondaire.

8 – SI je synthétise les échanges sur notre forum, la transition de travestiE à transsexuelLE (terme pathologisant par excellence) est loin d’être inéluctable et est affaire de questionnement et de cheminement très personnel. Et quand bien même, la transsexualité n’est plus une maladie mentale en France.

9 – les personnes que je croise et qui alignent des années d’analyse sans aucun signe apparent d’apparition d’une quelconque joie de vivre auraient tout intérêt à explorer leur côté transgenre en participant à une de nos sorties.

10 – Si après toutes ces raisons vous n’êtes toujours pas convaincu de l’inutilité absolue d’un psy, c’est que très certainement il s’agit de votre métier. Je ne peux plus rien pour vous :(.

A propos Julie Mazens 14 Articles
Co-fondatrice du site, Militante (2012-2014), Auteure, Conteuse.

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