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Vision “trans-européenne” du transsexualisme en Thaïlande

5 juin 2012 | Tags: , , , ,

Bonjour à toutes,

Revenue il y a peine trois semaines de ce fabuleux voyage, je tenais à vous faire part de mes opinions à travers cet article écrit à peine quelques jours avant mon retour sur la France.

Trois semaines en Thaïlande…

Un joli voyage, déjà fait auparavant par deux fois mais on ne s’en lasse pas.

Et puis il faut avouer que le dépaysement est total pour un prix très attractif…

Cela faisait cinq ans que je n’y étais pas retournée.

Pas grand chose n’a changé hormis plus de constructions, tourisme oblige.

La grande différence cette année ne vient pas de la Thaïlande, mais de moi:

Je suis devenue depuis une transsexuelle…

Il y a cinq ans, je n’en étais qu’à mes débuts en tant que travesti et il était hors de question que j’ose faire un pas ainsi à l’extérieur, d’autant plus que j’étais venue seule.

Si encore certaines contraintes m’imposent en France de me “déguiser en mec”, ici c’est “ladyboy” H24 et constitue une expérience extraordinaire.

Une sensation de plénitude totale, l’impression de vivre enfin comme je l’entend.

Arrivée le 23 avril en compagnie de mon amie transformiste, je savais pertinemment que cette dernière ne sortirait en femme qu’occasionnellement et principalement le soir.

Ce 4 mai, à une semaine du retour, elle n’a en effet effectuée qu’une seule sortie en fille, durant une soirée de la gay pride locale.

Il faut dire que nous n’avons aucunement les mêmes motivations.

Il est homme avant tout et je suis femme avant tout.

Sa “transformation” n’est ni cérébrale, ni hormonale donc sans incidences physiques visuelles comme c’est le cas pour moi.

Je ne me sens de ce fait aucunement “supérieure” comme certaines, puisqu’à la base nous n’avons pas la même vision des choses.

Nous sommes juste “différentes”.

De toute façon, pour ceux que cela aurait amusé de chercher à nous “comparer”, une seule soirée n’est pas suffisante, et la vie de jour n’est pas non plus identique à celle de nuit, où comme le suggère le vieil adage “tous les chats sont gris”.

C’est donc, comme je le citais plus haut, H24 que je circule dans cette nouvelle enveloppe et selon les repères d’un esprit largement modifié par la THS.

Dans un pays où le transsexualisme est parfaitement reconnu, cela ne pose aucun problème à la population.

Des ladyboys, on en croise ici à chaque coin de rue, pour la plupart, il faut le reconnaitre, assez superbes d’ailleurs.

Une féminité quasiment naturelle, la peau glabre, de petit gabarit et la taille fine, elles ont de sérieuses bases pour faire de jolies femmes.

Comme partout certaines plus que d’autres, comme partout certaines dotées de plus ou moins d’atouts naturels, comme partout certaines plus ou moins chirurgicalement modifiées pour un résultat plus visible.

Le fait est que je suis à Phuket, un des temples thaïlandais du tourisme sexuel de masse.

Une destination internationale, où bon nombre de maris viennent rarement accompagnés de leur épouse…

Ou si c’est le cas trouvent souvent l’occasion de se coucher plus tard…

Les ladyboys comptent bien sûr au nombre des mets de choix que l’étalage nocturne des bars, salons de massage et autres discothèques présentent à ces touristes à l’appétit sexuel exacerbé par une ambiance survoltée.

On y trouve aussi bien sûr un nombre incalculable de filles bio, et le quartier gay regorge de jeunes minets imberbes et musclés…

Ah oui le choix est vaste, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il soit très qualitatif, dans la mesure où l’on est attiré par les asiatiques, cela va sans dire.

Les ladyboys restent malgré tout une véritable curiosité locale, tant par leur beauté que par leur tempérament sulfureux.

Hommes et femmes arpentent chaque jour les allées bondées aux sons tonitruants des bars en innombrables rangées ou des dizaines de shows transformistes pour admirer ces “créatures” parfaites.

Les hommes, pratiquants ou pas, bavent ouvertement sur leur plastique irréprochable et les femmes s’extasient non sans une visible pointe d’amertume en repensant à la vision d’elles-même dans la glace à la sortie du bain, mais se rassurent entre elles en pensant qu’il ne s’agit là que d’artifices…

N’empêche que le résultat est là. On ne voit pas tous les jours des filles aussi belles…

Alors qu’en est il des non asiatiques?

A en croire les tollés et les yeux sidérés des autochtones à mon passage dès le premier jour, elles ne doivent pas être légion, fait confirmé depuis après de multiples discussions avec eux.

Je n’avais moi-même pour exemple officiel que le récit d’une amie travesti qui avait “osé” une sortie nocturne et s’était étonnée de la réceptivité positive des gens du cru qui l’avait aussi félicitée de se montrer à eux.

Qu’est ce qui peut bien être à l’origine de cette timidité des travestis et transsexuels occidentaux dans un lieu où c’est justement l’occasion ou jamais d’assumer leur différence?

Peut-être la peur d’être comparées à ces parfaits ladyboys asiatiques.,,

Peut-être la crainte de la réaction des touristes.,,

Eh oui.

J’y ai moi-même pensé.

Nous vivons en France par exemple dans un pays où le transsexualisme est loin d’être accepté comme un fait anodin.

Les occidentaux nous montrent encore trop souvent du doigt de l’accusateur, quand ce n’est pas insultes et menaces physiques de la part des plus arriérés.

Ne nous leurrons pas cependant.

Les thaïs continuent de considérer les ladyboys comme différents mais ils sont reconnus et respectés.

Cette simple différence de point de vue nous rendrait largement la vie plus douce chez nous…

Alors, avant mon départ, j’ai longuement réfléchi.

Allais-je rater cette chance de vivre à ma façon durant trois semaines complètes simplement parce que les transsexuelles locales étaient bien plus belles que moi et parce que je courais le risque de subir les moqueries de quelques touristes?

Certainement pas! Mon tempérament n’autoriserais jamais une telle couardise.

De ce fait, ma valise ne s’est vue remplie uniquement que de vêtements féminins, hormis ceux qui ne me serviraient qu’à voyager aller et retour, les douanes présentant une bien moindre tolérance à l’égard de mes choix…

Ainsi soit-il et dès l’arrivée à l’hôtel, je pus enfin revêtir l’apparence qui faisait de moi ce que je suis réellement.

Bien sûr, je ne pourrais cacher qu’une certaine angoisse m’avait étreint lors de cette première sortie, diurne de surcroît.

Mais la réaction fut positive au delà de mes espérances.

La population thaïlandaise, certes ne cachait pas son extrême surprise à mon passage, mais c’était pour me lancer d’innombrables sourires, saluts amicaux, compliments scandés à haute voix jusqu’au trottoirs d’en face.

Cela en devenait presque gênant car si l’on cherche à passer inaperçu c’est raté d’avance…

Même les nombreux commerçants de rue en oubliaient presque leurs laïus de vente pour m’aborder, uniquement pour me flatter.

Les touristes rencontrés n’en croyaient pas leurs yeux non plus.

Ils voyaient bien que j’étais une transsexuelle mais j’imagine que leur cerveau devait être soudain en proie à des doutes tels que “une ladyboy aux yeux bleus?”, “est ce que c’en est bien une ou pas?”.

Le choc était de toute évidence bien supérieur en raison de la culture.

Le point positif de la chose était qu’en les croisant simplement, le temps de réflexion ne leur permettait pas la moquerie, réflexe souvent naturel des occidentaux devant cette différence.

Mes allées et venues diurnes et nocturnes prenaient dès lors une assurance grandissante au point tel que la présence de mon ami à mes côtés lors de ces trajets ne changeait plus rien à celle-ci.

Certaines sorties volontairement passées près des ladyboys asiatiques me prouvèrent que celles-ci étaient aussi largement surprises et heureuses de pouvoir converser avec moi, étant pour la plupart la première occidentale qu’elles rencontraient.

Plus d’une semaine avait donc passé, durant laquelle je me sentais outrageusement bien dans ma peau.

Pas un mauvais regard, pas un ricanement saugrenu, pas d’insultes ou de propositions scabreuses de la part d’hommes vicelards.

Une vraie vie, où l’on m’appelait madame sans s’étrangler à moitié sous l’effort que cela pouvait représenter.

Et puis, depuis quelques jours, une ombre au tableau…

Je pense que tout à l’euphorie de cette sensation grisante et devant le meltin pot d’origines présentes, je n’avais pas réalisé que certaines cultures manquaient visiblement à l’appel.

Allez savoir pourquoi, cette première semaine je n’avais croisé strictement aucune personne d’origine moyen-orientale ou africaine…

Des asiatiques bien sûr, thaïs, chinois, japonais, etc et puis des australiens, allemands, italiens, suédois, anglais, russes et autres occidentaux.

Peu de français somme toute d’ailleurs.

Chaque semaine représentant un nouveau quota de départs et d’arrivées, le visage de la ville s’était légèrement transformé par l’arrivée de ces cultures qui sont pourtant mon quotidien en France.

Des femmes voilées, plutôt moyen-orientales, fort différentes d’attitude des musulmanes asiatiques dont la Malaisie exporte beaucoup de personnes vers la Thaïlande.

Des hommes barbus dans un sens religieux et puis un quota d’individus “racailleux”, dont j’avais pourtant il y a 5 ans reçu la preuve qu’ils aimaient écumer les lieux, les tarifs concernant les amusements en tous genre (alcool, sexe etc) étant imbattables de par le monde.

Pour l’anecdote, une jeune tatoueuse thaï de l’époque avait refusé catégoriquement de croire que j’étais français, décrivant ceux-ci selon le profil d’un jeune rebeu, incorrect et agressif, considérant toute asiatique comme une prostituée…

Mais j’étais toujours dans mon euphorie.

Ce n’est qu’après être passée plusieurs fois à côté de ces femmes voilées et de leur barbus d’époux que j’ai entendu pour la première fois depuis le début du séjour des sifflements de vipères suivis d’expressions arabes dont je me doutais sans hésiter du sens sans en comprendre les termes, tant le ton était méchant et haineux…

Une ballade ce jour dans les rues me fit rencontrer quelques individus de mon ancien quotidien, aisément reconnaissables puisque ces abrutis ne quittent même pas leur accoutrement estival porté en France, soit le short long, le t-shirt sportswear et la casquette assortie…

Surpris eux-aussi de part ma présence à leur rencontre, leur cerveau pourtant bien plus étroit que la moyenne faisait preuve d’une étonnante rapidité d’analyse et les gloussements et coups de coudes alternaient avec les remarques désobligeantes et les sifflets discourtois.

D’ici que le mot “travelo” fuse et que je me fâche il n’y avait qu’un pas.

Ah oui parce que n”oublions pas de le rappeler, pour ces gens là, en groupe bien sûr, puisqu’à l’unité ils ont la langue qui pend et la braguette dézippée, tout individu du troisième genre est un “travelot”, terme péjoratif uniquement employé dans le but d’humilier la personne.

J’avoue ce jour, au risque de froisser certains esprits concernés ou pis encore, certains esprits “défenseurs absolus de l’uniformité culturelle”, que la présence de ces gens m’importune au plus haut point.

Leur absence m’avait apporté la sérénité.

Bien sûr et fort heureusement, je ne met pas tout le monde dans le même sac.

Mais je confirme que le sac déborde…

Il va de soi pour moi qu’il ne s’agit pas d’une question de race, mais bel et bien d’un problème lié à l’identité culturelle.

Je rappelle aussi que ce qui fait la culture d’un être humain est un ensemble de faits, pas comme certains l’entendent lié au seul niveau éducatif.

La religion, le contexte familial, le niveau socio-éducatif et parfois professionnel, ainsi qu’avant tout l’autonomie de pensée de la personne vont déterminer selon quelle influence culturelle l’individu va se placer.

J’entends souvent dire en France que la culture asiatique est aux antipodes de la nôtre.

C’est fort possible.

Oserais-je alors prétendre que la culture africaine l’est aussi?

Parfaitement.

Pour les minorités déjà pariatisées par l’occident comme celle des transsexuelles et autres troisième genres, la mentalité asiatique n’est plus du tout aux antipodes, alors que la mentalité africaine l’est bougrement plus.

Malheureusement, à part de se cantonner (aucun jeu de mot avec le riz lol) au treizième arrondissement de Paris, la mixité des cultures en France est essentiellement européenne et africaine…

L’espoir est maigre, le constat de ce voyage étant fait, de pouvoir vivre un jour la magie de ces trois semaines au quotidien dans mon propre pays…

 

C’était un reportage de Roxanne Sharks, actuellement encore elle-même au pays de la tolérance.

encore appelés "ladyboys"

Et la version moi lol...

Pas évident…
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7 responses to Vision “trans-européenne” du transsexualisme en Thaïlande

  1. Frederique a écrit le 5 juin 2012

    Moi je te trouve superbe,et encore une fois merci pour ton analyse des plus juducieuse…Et helas tellement vrai… Mais heureusement tu nous fait rever aussi…

    • roxy a écrit le 6 juin 2012

      C’est gentil Célina. Il est vrai que le but du “reportage” était de livrer un aspect je le pense assez méconnu de la Thaïlande, l’image servie par nos médias étant détournée pour l’audimat ou ne représentant qu’un survol. Plongée au coeur du sujet, à même de mieux cerner les sentiments positifs et négatifs ressentis, j’ai voulu exprimer et partager une expérience que dans l’ensemble je recommande à toutes si l’occasion se présente, tout en tenant compte de certaines réalités, histoire de ne pas avoir l’air de plébisciter l’existence d’un “paradis” sur Terre, où tout ne serais que tolérance, calme et volupté.

  2. lisadq a écrit le 5 juin 2012

    En voilà un témoignage qui parle vrai. Il existe une catégorie de personnes qui n’ont hélas pas eu la chance de recevoir une éducation et des croyances respectueuse. Parfois on peut même se demander ce qs avons ue font ces personnes ici bas.
    Il faut croire que ces aspects négatif qui ne nous font pas la vie rose sont là pour nous faire évoluer et par la même faire évoluer le monde vers plus de réflexion sur notre passage terrestre. L’utilité de l’homme sur terre ?
    Nous apportons tous notre pierre a l’édifice que nous le voulions ou pas, c’est ainsi que l’image humaine se transforme, en quoi, je ne cherche pas a le savoir et qui sait l’image a terme n’aura plus vocation a cette évolution.

    Les rassemblements humains ayant pour vocation la haine pour ne citer que ce mot, doivent nous apprendre a renforcer notre esprit (on est presque dans la guerre des étoiles cette fois lol). Le coté sombre n’est pas notre et je pense que c’est le cas de pas mal de personnes présente ici.
    NF

    • roxy a écrit le 6 juin 2012

      Lisa, je te rejoins sur l’essentiel. Les épreuves sont là pour nous faire avancer. Une fois rencontrées, la plupart se gèrent d’une façon nouvelle, adaptée à la réussite ou à l’échec de la première expérience.
      Je reconnais aussi volontiers, tant dans le réel que dans la verve acerbe de certains de mes écrits antérieurs, avoir toujours été sanguine voire sanguinaire envers les incivilités et autres manques de respect dont nous abreuvent un paquet d’êtres humains.
      Mais avec du recul, j’ai compris que le manque d’information, voire la désinformation, étaient à l’origine de plus de 80% des actes de ce type.
      L’inconnu a toujours effrayé l’homme, cela a commencé par le feu, les éléments… ce que l’on ne connait pas, ne comprend pas, est le plus souvent rejeté comme par réflexe.
      Alors oui, ne nous cachons pas, continuons d’affirmer notre présence malgré les aléas, telles les pionnières d’une évolution future que je souhaite de tout coeur apte à faire place égale à toutes et tous.
      Que sortent de l’ombre celles qui y tremblent encore avec l’aide des autres.
      Nous ne représentons que le dessus d’un immense iceberg apte à faire sombrer des centaines de Titanic bourrés d’intolérants, mais dont la particularité serait sa capacité à sauver de la noyade tous ceux qui feraient la démarche de lui tendre la main.
      Le seul rempart à la connerie est l’intelligence, et comme le dirait peut-être l’un des personnages clé de la saga que tu cites: “le côté obscur de la Force, tu ne choisiras pas. Devant les ignorants d’exister tu te dois, car Jedis et padawans ont dès lors même combat”. ;

  3. paloma a écrit le 12 janvier 2013

    Bien resumer

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