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Les réseaux sociaux: des outils de communication à double tranchant…

26 juin 2012 | Tags: , , ,

Le 21e siècle…

Pour ceux qui auront vécu ce moment pour le moins rare d’un passage de millénaire comme en l’an 2000, il y a aura eu à l’unanimité une sensation étrange ressentie à minuit.

Certains auront eu l’impression d’entrer dans le futur, d’autres encore, dont je fais partie, auront porté un regard global sur leur passé mais aussi sur LE passé.

Toutes et tous, nous eûmes je crois le sentiment d’entrer dans une nouvelle époque, de nous apprêter à vivre peut-être autre chose, enthousiasmés par l’esprit de fête qui régnait à cette date.

D’autant plus que durant les deux mille précédentes années, hormis quand même pour les deux siècles derniers, on ne peut pas dire que les choses aient beaucoup évolué.

Mais voilà que ce 21e siècle démarre à une époque où les progrès de la science, de la technique, de la communication sont devenus si rapides, si énormes, qu’ils rendent la littérature de science-fiction des précurseurs du 19e et des auteurs du 20e plus que réaliste.

Mais qu’en est-il vraiment?

Ces progrès sont-ils au final une véritable avancée pour l’homme? Peut-on considérer dans ce cas que cette avancée s’applique à tous? Notre communauté peut-elle tirer un avantage d’une explosion de la communication?

Si l’on s’en tient à la médecine je dirais oui, c’est une belle avancée.

La technologie se discute puisque l’on peut tout aussi bien reconnaître, par exemple, que la sécurité et la facilité des transports (avions, trains, automobiles) est une bonne chose pour l’ouverture au monde, que dire que d’avoir construit des armes de destruction massive est une totale horreur.

Mais en termes de communication?

Rien n’est moins sûr…

Un téléphone portable peut vous sauver la vie si vous êtes perdu et accidenté. Mais ce même téléphone peut à l’inverse être la cause de votre isolement humain.

Certes la communication est là.

Une personne qui va passer 6 heures par jour à converser au téléphone ou par textos n’a pas l’air vraiment isolée.

Mais comment faisait-on avant?

Les gens n’ont pas plus envie qu’avant d’épancher leur soif d’échanger des potins.

Ils se voyaient tout simplement, et passaient du temps à dialoguer en direct.

Oh bien sûr, on peut faire relativement de même à la web cam, et on ne s’en prive pas.

Mais sur le fond, à quoi servent les amis?

A partager ses émotions, à rire, à pleurer, à se confier.

Ne me dites pas qu’il y a quelque chose qui se rapproche du contact humain lorsque vous pleurez votre chagrin sans pouvoir vous recueillir dans les bras de votre soutien, ne me dites pas qu’il est de plaisir virtuel égal à partager un fou rire en posant sa main sur une épaule amie, et n’allez pas me dire que de partager un secret sans pouvoir serrer bien la fort la main de son confident procure la même sensation de confiance.

Et si l’on étendait cette notion d’amitié à l’amour?

Je ne suis pas une pessimiste… rien n’est impossible et je ne doute pas que certaines histoires originales aient pu naître de rencontres au départ virtuelles.

Dans l’absolu, permettre la communication et l’échange, je l’ai déjà dit dans un précédent article, est une notion très positive.

Un des points positifs est que l’on ne vous juge pas à la première apparence.

Si par exemple je m’abstiens de mentionner que je suis transsexuelle (car je ne vois pas pourquoi cela devrait figurer sur ma CV) et que je commente un forum du web ou un post de Facebook, les gens s’en tiendront à mes écrits.

C’est une bonne chose puisque c’est justement ce qui me tient à coeur lorsque j’écris.

D’aucuns qui vont accrocher avec mes mots pourront être tentés de partager d’autres sujets, de plus amples conversations et forcément d’en apprendre plus sur moi.

Si je leur annonce plus tard que je suis transsexuelle, un nombre certainement inférieur d’entre eux fera soudainement abstraction de notre complicité naissante par rejet, alors que si je m’étais introduite dans une discussion de façon inopinée dans un bar, un restaurant ou une soirée, mon apparence aurait assurément bloqué plus de dialogues.

Cette forme “d’anonymat” virtuel neutralise donc certains à-priori et autres rejets d’apparence.

Le défiguré, le pariatisé, l’habituellement rejeté pour son physique ou ses choix de vie ne sera entendu que pour ce qu’il a à dire, sans préjugés.

Le danger reste bien sûr qu’il s’enferme dans ce confort et choisisse de ne plus vivre que dans “l’avatardisme”, cachant avec honte son existence propre, devenant une plume d’oie sous la main gantée du fantôme de l’Opéra…

Tout est danger dans le virtuel pour qui s’y enferme.

Et c’est bien malheureusement ce qui est en train d’arriver.

C’est un confort assez proche de la fainéantise quand on y réfléchis bien.

On appelle, on se connecte, on fait son marché, on vit ses émotions, on… aime?

Pour qui s’aiment déjà, et par exemple doivent subir les affres de la séparation du fait de la distance de vie ou de missions de déplacement, c’est certainement une très belle chose.

Pour qui n’a pas les moyens de trop sortir au prix que coûte une vraie sortie, ou qui travaille trop dur pour en avoir vraiment le temps et le courage, je peux concevoir que d’envisager les sites de rencontre virtuelle reste une solution.

Pour qui possède une libido qui rendrait le cerf en période de rut plus frigide qu’une vieille souche, là encore il existe des solutions que représentent le nombre incalculable de sites de rencontre dit “coquins”.

Et là se trouve la raison du sujet de cet article:

Pourquoi Grands Dieux faut-il que nécessairement ces mêmes dragueurs patentés usent et abusent de tout support de communication pour inoculer leur propos libidineux?

Notre cher réseau social Facebook est l’exemple type de détournement que peuvent en faire ces gens atteints de malaise sexuel.

De Meetic à Facebook, il n’y a qu’un pas à vrai dire…

Des profils par milliers, des listes d’ami(e)s la plupart du temps accessibles et la gratuité du système en prime!

Mais si l’homme est ce qu’il est, c’est à dire le seul animal sur terre à être en rut 365 jours par an, il en est rarement de même pour le sexe opposé, la femme, et par extension les transgenres.

C’est en cela qu’il faut bien distinguer la démarche entreprise.

J’ai eu par exemple, là ou ailleurs, des contacts masculins m’exprimant leur engouement pour certains de mes écrits, preuves de leur lecture à l’appui.

Certes, la plupart d’entre eux ne trainaient pas à y ajouter un attrait tout aussi certain pour l’imagerie qui illustrait ma page…

Relativement “rôdée” aux méthodes détournées de drague, je prenais néanmoins la peine d’explorer leur démarche, histoire de voir lequel des deux attraits était en fait celui qui avait emporté les principaux suffrages…

Au moins leur accordais-je le respect de ne pas m’avoir cataloguée dans le “sois belle et tais-toi” puisqu’ils semblaient sensibles à mon mode d’expression.

Pour autant, la plupart des hommes qui souhaitent “m’ajouter” ou qui parfois me commentent, ne s’attachent qu’à l’apparence, croyant que le réseau social est un immense supermarché du X aux rayons dont je me passerais volontiers de mentionner les différentes thématiques…

Comme je le dis souvent, l’homme est, la plupart du temps, assez basique dans sa démarche.

Mais il n’y a pas de fumée sans feu…

Ces mêmes dragueurs de Facebook sont tous à l’unanimité aussi inscrits sur des sites de rencontres à thèmes.

Et comme il est de bon ton d’avoir son Facebook, un grand nombre d’entre eux en ont un…

Le souci c’est que si aucun profil ne les incitait à la débauche, leur libido stagnerait et ils se contenteraient fort bien de leurs sites coquins.

Peut-être est ce aussi parce que je gravite dans le monde du troisième genre, car hormis quelques rares exceptions de la part de femmes biologiques aux attitudes de porn stars, de quelques midinettes allumeuses aux profils aguicheurs et de quelques personnes exprimant leur appartenance à tel ou tel milieu libertin, il faut bien reconnaître que la plupart des profils féminins sont exempts d’images ostentatoires.

Sans oublier les faux profils de femmes, apparemment légion, et oeuvres de mâles dont la frustration atteint son paroxysme en se projetant eux-mêmes dans l’image à laquelle ils rêveraient d’être confrontés.

Ces tristes sires se parlent à eux-mêmes en aguichant d’autres libidineux, parfaitement dupes, à qui l’on ferait facilement passer des vessies pour des lanternes, tout comme ils l’auraient été eux-mêmes en de pareilles circonstances…

Certains transgenres donc, affichant au même titre que les hommes leur présence sur les sites libertins et de rencontre dédiés, sont tellement entrées dans un schéma permanent de démonstration sexuelle que ces supports ne leur suffisent plus et qu’elles viennent à l’instar des hommes, une fois de plus, entacher de leurs profils aguicheurs des réseaux dont le but n’est clairement pas celui-ci.

Il va de soi que la plupart de ces profils je les ai virés avec pertes et fracas.

Déjà que je m’ennuie le plus souvent à mourir de part l’inintérêt notoire que me procurent les parutions de la plupart de mes contacts (les photos de leurs plats en sauce je m’en moque ainsi que des irrégularités de la météo de leur thermomètre anal, leurs considérations sur le dernier épisode des experts à Pampelune ou l’heure précise à laquelle elles ont prit leur bon dieu de RER dont tout le monde sait qu’il n’est jamais à l’heure!)…

Alors si en plus l’auteur de ces banalités niaiseuses, ces tranches de vie insipides et limites glauques, on me balance ses fesses en fenêtre d’accueil là je dis STOP!

Que cet personne n’aille pas croire que si elle ne les affichait pas sur ses photos, ainsi que si elle ne jouait pas la mijaurée faussement flattée au moindre compliment douteux, elle recevrait à chaque nullité postée de sa part une bonne cinquantaine de commentaires mielleux et flagorneurs.

Enfin bon, les plus “tolérants” d’entre vous me direz: “il faut de tout pour faire un monde ma chère Roxanne”.

Certes…

Mais puisqu’il existe mille endroits pour aller montrer ses fesses et y trouver preneur, quel diable les pousse à aller les exhiber en pleine rue!

Le problème majeur du coup n’est d’ailleurs pas ma vision des choses. C’est celle que les hommes vont du coup porter à ces profils et en faire rapide interprétation, rendant à la fois leur présence inopportune justifiée parmi nous et discréditant à coup sûr l’ensemble d’une communauté dont certains membres ne sont ici présents que pour des échanges amicaux et culturels.

Vous remarquerez d’ailleurs, en parcourant ces profils orientés qu’ils soient masculins ou féminins dans leur “actualités”, qu’aucunes d’entre elles ne commente justement l’actualité, ne met en valeur un beau texte, une belle image, une peinture, un poème, une réflexion philosophique ou même un engagement personnel.

Non ces gens se contentent d’exhiber au quotidien leurs actes les plus ennuyeux, sachant pertinemment que leur public n’est motivé que par leur images savamment renouvellées de manière à ne pas perdre leur intérêt, sans compter sur les acceptations systématiques d’autres profils sans même prendre le temps de les analyser, et voire de procéder eux-mêmes à des ajouts de masse.

Ainsi va la règle, “un de perdu, 10 d’ajoutés”…

Alors le résultat?

Pas difficile à deviner…

De plus en plus d’hommes sur facebook avides de rencontres, de moins en moins d’intérêt dans les dialogues, si on peut seulement croire à des dialogues puisqu’ils s’agit en fait de monologues plébiscités et un discrédit allant croissant vers les transgenres, malgré les efforts de certaines pour nous faire apprécier en tant qu’êtres humains.

Douce utopie que cela et je doute d’ailleurs que de tels génies aient pu occulter sciemment l’inévitable détournement de l’outil.

Une machine commerciale reste avant tout une machine commerciale et aucune déontologie ne peut y faire face.

Alors aujourd’hui?

Devant une réalité indéniable que répondraient-ils?

On ne peut pas surveiller plusieurs millions de profils en même temps sans risquer de bafouer les libertés de chacun, défendues par la CNIL, via des “espions” et autres mouchards robotisés et censés réagir à certains mots ou images comme cela existe fort heureusement auprès des brigades de gendarmerie spécialisées dans la pornographie infantile…

Ah oui? Et pourtant il me semble que de source sûre il est prouvé que Facebook tient une gigantesque banque de données sur chacun de ses membres, ayant enregistré les moindres faits et gestes de ceux-ci et parfaitement à même de pouvoir les leur ressortir si besoin était…

Alors que dois t’on dire aujourd’hui?

Facetic ou Meebook?

Et pourquoi pas Faceporn ou Sexbook?

Je ne sais pas pour vous mais pour ma part j’ai d’abord éjecté les trois quarts de mes contacts qui m’agaçaient souverainement soit par leur vulgarité soit par leur insipidité.

Puis j’ai décroché les abonnements à des publications trop nombreuses, sans humour, trop banales.

J’ai aussi bloqué ma liste d’amis pour ne pas qu’un ajout mal intentionné vienne les importuner.

J’ai mis en fenêtre l’un de mes engagements plutôt qu’une photo qui même sobre donnerait à certains l’envie de venir me turlupiner en me prêtant faussement des allures de déesse.

Et voilà… je commente quand j’ai envie et ce qui me touche uniquement, bien que certaines publications soient intéressantes.

Mais les “j’aime” sont bien trop peu nuancés pour être utilisés seuls.

Seulement si les mots ne viennent pas, pourquoi irais-je apposer un commentaire sans fond par principe?

“De tout les gens qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent” disait Coluche, et Desproges citait: “Il vaut mieux se taire et passer pour un con plutôt que de parler et ne laisser aucun doute à ce sujet.”

Deux phrases sur lesquelles j’invite un grand nombre de personnes à ouvrir la méditation…

Je n’empêche personne de “tenter sa chance” avec autrui.

Tout comme dans une soirée où l’on se rend sans aucune réelle arrière-pensée, il est possible de “flasher” sur quelqu’un, il n’est pas plus interdit de le faire ici.

Ce qui est grave c’est de courir les profils la bave aux lèvres et l’oeil torve en déposant ses mutiples demandes comme le chien marque son passage en urinant…

On brasse large, on pose des collets un peu partout et on attend comme un vautour que l’innocent lièvre vienne s’y attrapper la patte que l’on conservera comme un trophée porte-bonheur virtuel au sein de sa petite vie minable et inconsistante.

Si au moins ces gens savaient faire preuve d’originalité, d’humour, de poésie.

Mais non! Même pas!

Ils copient-collent un compliment sentant le réchauffé emprunté à un quelconque Brummel de discothèque et le servent à toutes sur le même ton que l’on devine monocorde tant il est désabusé d’avance.

Quoique… Pas si désabusé que çà sinon faute de grives et faute de merles ils devraient changer de technique…

Les mêmes “égéries” dignes de la Foire du Trône dont je parlais plus haut leur en donnent pour leurs efforts, tant elles se complaisent à pavaner devant un parterre de zozos complètement abrutis, scandant leur noms obséquieusement comme s’il s’agissait d’icônes vivantes.

Pour l’anecdote, j’ai donc recommandé sur mon Facebook les consignes suivantes:

“A toutes les exhibitionnistes affligeantes, je vous suggère d’aller un peu plus pudiquement afficher vos jambons, pour la plupart catastrophiques de surcroît, ailleurs que sous mes yeux amoureux d’une réelle esthétique.

Et vous les pénis à pattes,je vous suggère d’aller faire frétiller ailleurs aussi votre éperlan que même Jacques Borel refuserait de servir en friture sur ses cantines autoroutières.

Par pitié, avant de me servir vos demandes d’ajout sempiternelles et ordurières, prenez soin de lire ce message et de remarquer que si j’ai choisi le requin comme emblème, c’est que votre furtif passage dans mes eaux ne se fera pas sans heurts…

Assez peu cordialement, je l’avoue,

Roxanne”

Hihihi. C’est drôle non?. Çà fonctionne assez bien avec les hommes. Rien à faire avec les filles… Un constat qui me désole… Rien n’est encore gagné je vous le dis…

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8 responses to Les réseaux sociaux: des outils de communication à double tranchant…

  1. Julie Mazens a écrit le 26 juin 2012

    Superbe !

    Concernant la première partie de ton texte, cela me rappelle la bonne science fiction du milieu des années 50, Isaac Asimov dans Face aux Feux du Soleil décris une société dans laquelle les gens ont totalement perdu l’habitude de se rencontrer physiquement et se trouve malade juste à l’idée d’avoir à le faire … (réf http://fr.wikipedia.org/wiki/Face_aux_feux_du_soleil).

    La seconde partie est malheureusement affligeante mais bien réelle ! j’applique les mêmes recettes que toi et je refuse toute connexion avec les hommes (tant pis pour les 2 ou 3% qui savent se tenir et contribuer à des échanges de qualité).

    J’ajouterais simplement le côté addictif que tout cela démontre, ce côté humain si triste qui faisait dire au PDG d’une société télévisuelle que nous sommes naturellement des zombis …

    Kisss.

  2. roxy a écrit le 26 juin 2012

    Merci Julie! Etre référencée au grand Isaac Asimov, dont j’ai lu plusieurs ouvrages, notamment la trilogie du monde des A, me flatte royalement!

    Concernant les hommes je l’avoue, si j’ai pu à une époque être plus conciliante parce que je nourrissais encore quelques espoirs de contacts amicaux spontanés dénués d’intérêt sexuel, j’en viens à ne plus les accepter non plus, hormis ceux que je connais et à qui j’ai délibérément donné mon adresse et certains sur recommandations d’amies partageant ma passion littéraire.

    Les zombis sont sans conteste parmi nous et la zombification guette toutes celles et tous ceux qui ne resteront pas vigilants…

    • Julie Mazens a écrit le 26 juin 2012

      ça forme la pensée que de s’intéresser au monde des non-aristotéliciens :) sauf que ce n’est pas d’Isaac Asimov (le cycle des Robots et le cycle de Fondation) mais A.E. Van Vogt … un autre grand maitre sans conteste !

      La sémantique générale est une matière qui devrait être obligatoire à l’école … mais il est tellement plus facile de contrôler et abrutir les masses à coup de FB, TV et autres addictions …

      • roxy a écrit le 27 juin 2012

        Mea culpa quelle idiote lol! Décidément je crois que l’Alzheimer s’approche à grands pas… J’ai en effet lu le cycle de fondation d’Asimov et le cycle du Ā de Van Vogt et voilà que tout se mélange… Bon j’avais environ13-14 ans ceci dit, 30 ans d’écart on va dire que c’est pas si grave 😉 mais il est bien de rendre à César ce qui lui appartient dès fois que l’on ait donné à quelqu’un l’envie de les lire!

        Merci de ce recadrage nécessaire et entièrement d’accord sur la sémantique!

        kiss

  3. Alexandra a écrit le 27 juin 2012

    FB doit être utilisé à bon escient. Si on adopte la règle de ne connecter que des personnes réelles (sondage de profil doublé d’un sondage sur le WEB) avec qui on échange vraiment, FB est un formidable outil de communication. Par contre, comme tout outil de communication il faut adopter des règles de publication strictes si on veut avoir la paix.

    Je ne jetterai pas le bébé avec l’eau du bain car sans FB je n’aurais jamais pu trouver rapidement les informations fiables et transiter de manière si fulgurante que je l’ai fait. FB a été l’un des vecteurs principaux qui m’ont permis de ne rester que peu de temps en transition (6 mois jusqu’à la SRS, 15 mois jusqu’à l’obtention de mon 2. J’attends mon CEC incessamment, mais l’actualité des tribunaux est peu encourageante) et aussi d’éviter les pièges liés à la transition. Maintenant, il me permet d’aider les suivantes entre autres, et majoritairement de garder le contact avec mes vrais amis aussi bien proches qu’éloignés géographiquement. Je n’ai pour ma part jamais été confrontée aux types en mal de sexe, mais peut-être que cela tient à l’image que je renvoie au travers de mon profil depuis le tout début (premier contact avec FB en janvier 2011), celle d’une femme somme toute “classique”.

    • roxy a écrit le 27 juin 2012

      Il est fort possible que cela en soit ainsi. Si tu crée un profil “femme classique” (de toute façon en termes de genre à la base pas le choix, c’est homme ou femme) et que tu ne mentionnes aucunement que tu es transgenre, que tu n’es inscrite sur aucun de ces nouveaux groupes soit disant fédérateurs du troisième genre (dont je ne connais à ce jour qu’un seul qui soit digne d’intérêt, à savoir “trans trav de France”) tu échapperas peut-être à la foison de types en rut excités par les foldingos qui crient haut et fort qu’elles sont transgenres et nymphos. Si tu as pu trouver des informations c’est essentiellement grâce au web qui lui est un formidable outil de communication. Plusieurs associations et sites tels que TXY sont là pour informer et aider. Passer par Facebook c’est en effet profiter éventuellement des conseils de contacts multiples (au risque de se perdre dans les contradictions) et recenser les pages des associations. Ces recherches peuvent néanmoins aussi bien aboutir par un moteur comme Google.

      En gros je te rejoins sur le principe. Mais j’ai aussi trop vu de cas filles désorientées par mille sons de cloches et le terme est bien choisi lorsqu’il s’agit d’une trans qui va recommander à une petite débutante de prendre 4 androcur par jour plus x pilules contraceptives pour les oestros…

      Facebook est malheureusement bien plus mal utilisé que tu sembles le croire et les addictions sont bien trop fréquentes.

      Le principe de la communication qu’il propose est noble et aider les autres et garder le contact avec des gens éloignés est très bien. Je fais de même.

      Si tu n’as jamais eu affaire aux excités de service c’est une chance. Pour ma part mon profil reste très dissuasif parce qu’il leur présente un terrain miné d’avance, parce que je connais les loustics sur le bout des doigts et parce que ma réputation connue des copines en aura effrayé plus d’un.

      Ce que je dénonce ici, bien plus que Facebook, est l’utilisation qu’en font beaucoup de chiens galeux et je dirais même encore plus celle qu’en font les membres de notre genre qui égoïstement ne pensent qu’à elles et à leur hormones mâles toujours bien réelles, sans se soucier du mal qu’elles font à l’image de celles qui se respectent et de celles qui oeuvrent pour une reconnaissance méritée. “Femme classique” oui Alexandra, mais tu sais bien comme moi que tout le monde ne le voit pas de cet oeil là et qu’il est fort dommage de laisser les corbeaux entretenir la polémique…

  4. Alexandra a écrit le 28 juin 2012

    Je te rejoins Roxanne dans ce que tu écris. En fait, j’ai cette immense chance d’être autodidacte et de savoir trier les bonnes des fausses informations.

    En ce qui concerne mon profil FB, je ne cache pas mon trajet puisque je référence régulièrement mes articles de blog. Mais comme je suis hyper-sélective, j’ai plutôt des personnes qui s’intéressent à nous et apprennent, en plus de l’entourage. En fait, mon profil est bien celui d’une femme car c’est ainsi que je me ressens sans renier mon passé pour autant. Je me contente d’être moi et c’est ce qui fait que je pense que je ne suis jamais inquiétée.

    Nous avons un énorme problème en France, où, comme tu le dis si bien, il y a celles qui donnent des conseils parfois meurtriers à des “petites jeunes”. J’en ai connu comme cela, et il est vrai que si tu es fragile à ce moment-là, c’est le laminoir assuré.

    Je combats ces “chiens galeux” d’ailleurs. Mon arme ? Ma facilité d’écriture et ma sincérité. Je ne le fais pas de front, mais je monte patiemment les éléments pour faire taire entre autres ces encore trans’ qui s’amusent à classer qui est trans’ de qui ne l’est pas, n’ayant d’ailleurs même pas assimilé que leur vision des choses font qu’elles sont bel et bien coincées dans leur transition, pour certaines depuis de bien nombreuses années. Le malheur c’est qu’elles font beaucoup de dégâts chez les “jeunes” trans’ qui se laissent embobiner, ne voyant pas immédiatement le danger.

    Et oui, je suis très indépendante, je ne participe à aucun groupe “fédérateur” depuis bien longtemps. Je suis tombée dans leur piège à un moment quand j’étais finalement “jeune trans'”, mais depuis, je les fuis tous comme la peste.

    En fait c’est réellement au travers de FB que j’ai trouvé mon premier contact fiable en la personne de Chloé que je connais très bien depuis. C’est notamment grâce à ses informations et à celle d’une autre qui est devenue très rapidement une amie très proche, que j’ai déclenché ma SRS faite fin juin 2011 avec Chettawut. Je la contactais mi-avril 2011, je la rencontrais physiquement fin avril 2011. Tu vois ce que je veux dire en terme de réel au travers de FB ? :-)

    En fait non, je ne crois pas que FB soit mieux utilisé que d’autres vecteurs de communication, et tu en as certain-e qui en font un beau tas de crottes si ce n’est même du dégueulis. Quand on sait communiquer, ce qui est ton cas tout comme le mien, on peut aller sans crainte sur FB. Par contre une fille qui n’est pas armée sur FB, ne sera pas plus armée sur bien d’autres médias.

    En tout cas, je combats ardemment ceux que tu appelles le chiens galeux, les corbeaux. J’ai un article en préparation pour l’Observatoire Des Transidentités. Je ne vais pas me faire que des amies, d’ailleurs j’ai mon lot d’ennemies qui crachent régulièrement sur moi, mais j’y suis habituée. C’est pas toujours très cool, mais si je peux vraiment aider à une meilleure compréhension et faire reculer les discriminations, je me dois de continuer.

    • roxy a écrit le 28 juin 2012

      Comme il est plaisant d’avoir l’occasion de débattre avec des personnes comme toi. C’est un vrai débat, argumenté, intelligent et sans cette sensation souvent désagréable ressentie lorsque l’on cherche à vous imposer des opinions. Nous avons en effet en commun cette facilité d’écriture, que j’ai plaisir à nommer la “plume agile” et un certain esprit d’analyse. Ce qui est particulièrement agréable, c’est que j’ai le sentiment que même si nous étions en désaccord total, ce qui est loin d’être le cas, l’entretien resterait poli et intelligent. C’est rassurant. Voilà juste pour le ressenti éprouvé mais j’aime bien exprimer ce genre d’idées auprès d’une nouvelle interlocutrice.
      Je crois que tout le monde aura bien compris qu’il ne s’agit pas du procès de Facebook et que nous ne sommes ni juges ni avocat et procureur.
      J’ai fait d’agréables rencontres sur ce réseau, et j’entends par là, tout comme toi, parler de personnes vraies et sincères.
      Ce qui m’a choquée, comme tu le rappelles, ce sont plutôt les “amis des amis”. Toi et moi savons efficacement trier nos contacts. J’y comprends en priorité mes vrais amies et amis, certaines copines et connaissances rencontrées çà et là lors de sorties ou de voyages, comme lors de la récente Thaïlande, m’ayant octroyé la chance d’un meltin’ pot de nationalités très enrichissant.
      Les précautions que je cite dans mon article protègent mes amies des demandes intempestives de contacts de la part de gens qu’à priori je connais peu et qui pourraient fort bien, sans intentions malsaines, faire partie de ces gens marathoniens du nombre de contacts possibles.
      Je procède néanmoins régulièrement à plusieurs “nettoyages” de cette liste. Il m’apparaît évident (mais peut-être que je me trompe) qu’un contact m’ayant fait une demande et ne m’ayant pas adressé une seule fois la parole en deux mois fait partie de ces “collectionneurs d’amis virtuels”, mais je prends le temps de vérifier si elle est éventuellement abonnée à mes publications, certaines personnes peu expressives appréciant juste vous lire (j’imagine que tu dois en avoir aussi). J’étudie aussi moi-même les publications des autres et essaie de m’y retrouver, ce qui n’est pas toujours le cas. Ce que je juge insipide, ordurier, ou simplement agaçant me fait aussi mettre le coup de balai final, cela m’évite de feuilleter une liste interminable d’éléments qui m’ennuient au possible.
      Néanmoins, c’est souvent à travers les commentaires de ces fameux “amis des amis” que mon esprit s’emballe. J’y ai vu des choses graveleuses, humiliantes, insultantes, totalement dénuées d’humour, d’extrême mauvais goût, voire des conseils abracadabrants comme nous le citions précédemment.
      Je n’y peux rester insensible et tel dans le cas de mon animal fétiche, le requin, avec qui je partage une relation réelle et pas fantasmée à travers les océans du monde, mes capteurs me dirigent droit vers l’auteur du forfait qui a tout intérêt à posséder une plume aussi acérée que la mienne s’il veut survivre à l’impact…
      Tout comme toi je le crois, j’essaie par les mots d’informer, aider du mieux que je peux les autres et faire profiter de mon expérience en gardant un minimum d’humilité.
      Je partage aussi sur Facebook avec un groupe d’amis particulier une passion pour le joli verbe et la poésie.
      Tout comme toi en effet j’y trouve mon compte.
      Tout comme toi je suis loin de n’y avoir que des amis…
      Et j’y suis aussi habituée, c’est le lot de tous les engagements sincères et sans “politiquement correct”.
      En conclusion je suis ravie de cet échange et serais fort curieuse de lire ton prochain article sur l’Observatoire, que j’imagine volontiers être en phase avec mes opinions.
      Très amicalement,
      Roxanne

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