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Polémiques sur le genre et réflexions sur les avantages et dangers du communautarisme

7 août 2012 | Tags: , , , , , , , , ,

Lors d’un récent commentaire sur le très intéressant article de mon amie Carolyne TeeGee, intitulé « Fièvre résurrectionnelle », je défend l’idée que celles qui chipotent sur ce qu’elles considèrent être du chipotage, à savoir la rectification du terme “identité sexuelle” en “identité de genre”, ne font pas avancer les choses en scindant une nouvelle fois cette communauté en deux avis distincts.

Moins d’union = plus de critiques et cela n’est pas à notre avantage.

Le problème ici c’est que l’on joue sur des mots pas forcément employés à bon escient dans le contexte passé et qu’il serait plus intéressant de réfléchir à l’interprétation linéaire que les gens peuvent en faire que de rechercher le mot le plus juste d’un point de vue éthique.

A la base prenons les mots “sexe” et “genre”.

Sur une carte d’identité le sexe et le genre c’est rigoureusement la même chose.

Je suis un individu de sexe masculin, mon genre est masculin et vice-versa.

Le sexe c’est aussi le nom de l’organe génital.

J’ai un sexe d’homme = j’ai un pénis.

On est en droit de penser que lorsque l’on parle du sexe identitaire on sous-entend que l’on est doté d’un organe approprié à cela.

je suis un individu de sexe masculin = j’ai un pénis, dans ce cas.

Puis viennent les termes “sexuel” et “sexuelle”.

Là encore, c’est ambigu.

On parle de relations sexuelles, d’envies sexuelles, de tendances sexuelles, de fantasmes sexuels et tout cela est lié à un troisième terme qui fout un peu la merde (si vous me pardonnez ce terme un tantinet grossier): la “sexualité”.

Dans le cas des “homosexuels”, des “hétérosexuels” ou des “bisexuels”, ont est en plein dedans.

Ces catégories de personnes ne sont définies par ces termes qu’en raison de leur pratiques sexuelles orientées vers des individus de même genre, de genre opposé ou des deux.

On pourrait bien sûr chipoter une fois de plus dans le cas de relations purement platoniques entre deux individus, mais bon… ce serait vraiment chercher la petite bête et je leur répondrais “ok! vous n’êtes ni des hétéro, des homos ou des bis, vous êtes des platoniens! heureux?”…

Gageons qu’ils ne forment pas une grande communauté à eux seuls…

Mais dans le cas d’une “transsexuelle”? Parle-t-on là de pratiques sexuelles?

Eh bien non… Aucun rapport avec la choucroute.

Le terme semble être de plus en plus adopté (il ne l’a pas toujours été) pour définir les consœurs qui ont subi la SRS.

On peut alors en déduire que si ce terme existe c’est parce que l’on ne parle pas de sexualité cette fois mais bel et bien du sexe et de son changement.

Cette fois-ci, vagin ou “néo-vagin” = femme.

Au vu de l’identité, sexe et genre confondus, puisque je le rappelle, sur la carte c’est la même chose, si vous avez un vagin vous êtes une femme.

Alors où vient à présent se placer le dernier terme, “identité sexuelle”?

Au final je le trouve en effet très controversable.

Hormis dans le cas de la transsexuelle, il est systématiquement associé à la sexualité.

Le genre lui est systématiquement associé à l’identité, le sexe pas toujours.

On pourrait aussi bien dire “identité de sexe”, ce serait à priori déjà un peu plus approprié qu’identité sexuelle.

Au final, et c’est mon humble avis, je suis assez d’accord pour que l’on modifie la mention…

Là où par contre je rejoins Caro, c’est sur l’équilibre discutable des droits entre les travestis et les transgenres/transsexuelles confondus.

Chacune mérite une protection juridique et une couverture sociale, mais en ce qui concerne la Sécu, soyons réalistes.

L’exemple qu’elle cite de vouloir prétendre à une ALD31 pour se faire rembourser une perruque ou une paire de faux seins est aussi réaliste qu’il serait grand-guignolesque s’il était accepté.

En revanche, d’un point de vue judiciaire, toute discrimination se doit d’être sévèrement punie, et il parait aberrant qu’un tel vide juridique ait pu aussi longtemps perdurer en ce qui concerne les T, cette fois-ci toutes confondues.

Caro a cependant une fois de plus raison, et elle est mieux placée que la plupart d’entre nous pour en parler, la décision de tenir compte ou non de ces lois n’appartient qu’au juge et à lui seul, ainsi qu’à son homologue de la cour d’appel, si appel il y a…

Au-delà… que dalle. Il n’y a plus qu’à prendre sa pancarte et aller planter le piquet au pied du palais, ou d’inscrire sa mésaventure au quota des injustices, qui en quantité d’inscrits ferait pâlir de honte le mur des victimes des deux grandes guerres…

Pour ma petite contribution, je pense sincèrement qu’il est bien de savoir se réunir de façon communautaire, mais qu’il faut à tout prix éviter le piège du sectarisme que certaines personnes mal intentionnées engendrent et entretiennent pour leur petit confort personnel, voire leur profit.

Si une communauté se réunit, c’est pour symboliser à la fois sa capacité à être unitaires, et aussi à montrer que leur nombre est suffisant pour peser dans la balance.

Mais l’intention doit être pacifiste, pas belliqueuse.

Il ne s’agit pas de partir à la guerre contre les gens de “l’extérieur”!

Ce n’est pas un château-fort une communauté, c’est un lieu de partage propice à développer, via la discussion « commune », un message uniforme que chacun de ses membres se doit de faire passer à l ‘extérieur justement.

Un message d’existence, un message où tout le monde se retrouve, mais aussi un message capable d’être perçu par les autres, ceux qui ne connaissent pas, ceux qui jugent trop vite et ceux qui jugent mal.

C’est en ce quoi je reviens sur le sujet principal, à savoir l’utilisation de termes appropriés non seulement vis à vis de la Justice, avec son pesant d’effets discutables, mais aussi et surtout envers les autres.

Il est important pour une communauté, je crois, d’arrêter de se regarder le nombril et d’ouvrir sa pensée vers les différentes perceptions qu’ont les autres d’elle.

Vous savez très bien, toutes autant que vous êtes, que l’emploi de certains termes liés à votre milieu, à votre parcours, sont totalement incompréhensibles de la plupart des gens extérieurs.

Vous n’allez pas dire à une personne qui vous découvre : « Eh bien tu vois, moi je suis en pleine THS et la SRS c’est pour l’année prochaine, parce que je suis transgenre et que je souhaite devenir transsexuelle! Mais nous sommes toutes des «T» à la base, que ce soient les MtF ou les FtM… ».

A moins de pratiquer les arts divinatoires, la personne vous regardera de la même façon que vous dévisagerez l’ingénieur en informatique qui réparera votre ordi en vous sortant pléthore de termes ou de jargons techniques.

Non. La plupart d’entre vous qui ont une jugeote vont adapter leur discours à leur interlocuteur, soit en expliquant l’emploi de mots seuls connus de vous, ou en les traduisant par une définition, soit, lorsque cela existe en utilisant un terme plus généraliste.

C’est une éducation dont chacune peut-être l’institutrice, pour peu que la communication s’établisse.

Combien de fois aussi ai-je entendu des gens utiliser le terme « travelo » dans des phrases à priori pas destinées à la moquerie ?

« T’es super jolie! Je suis sorti une fois dans une boite de travelos, il y en avait des canons! » ou encore « Ah mais moi les travelos me dérangent pas du tout! »…

Bon… Il faut reconnaître que çà ne fait pas bondir de joie.

Mais bon! L’intention n’est pas de blesser, c’est juste l’emploi maladroit d’un terme que nous considérons toutes comme ultra-péjoratif mais qui fait partie du jargon universel!

Dans la plupart des cas, leur ayant gentiment fait remarquer qu’il est très humiliant pour nous, ils sont navrés de leur erreur et s’inquiètent immédiatement de la juste appellation d’usage.

Je terminerais cette réflexion multiple par une mention qui ne concerne plus le genre, mais toujours la communication avec « l’extérieur ».

J’ai très récemment participé aux commentaires sur une publication, en lieu et place d’un réseau social fort connu, d’une consœur au demeurant fort sympathique, qui publiait la photo d’un échange fait avec un homme, sur lequel figurait un quiproquo trop fréquent pour être ignoré.

La conversation démarrait sur le thème de l’homophobie et de la transphobie, et ce monsieur s’exprimait sur le sujet en mentionnant, à titre d’exemple, le cas de ces mâles qui hurlaient après les trans mais que l’on retrouvait pour un grand nombre au Bois de Boulogne dans des situations plutôt contradictoires.

Que n’avait-il pas dit là!

Méprenant ses dires, notre consœur le fustigea immédiatement pour son assimilation systématique des trans aux prostituées…

Malgré ses vaines tentatives afin de s’en défendre et d’expliquer le sens de sa phrase, elle ne l’écoutait plus et continuait de le descendre en règle, jusqu’à ce qu’il baisse les bras et quitte le monologue sur un « si tu le dis » désabusé…

Encore un qui n’est pas prêt de renouer le dialogue…

Eh bien je ne la félicite pas.

D’autant plus à aller arborer cette erreur de jugement comme un trophée sur son mur…

Celles que je ne félicite pas non plus, ce sont toutes les dindes qui s’offusquèrent dans un premier temps dans les commentaires, prenant immédiatement le parti de la consœur, sans nul doute parce qu’elle faisait partie de leur communauté et pas ce garçon, oubliant totalement le sujet de départ qui était la transphobie au profit de l’association « trans/pute » et n’ayant que survolé ou même pas lu l’échange concerné.

Enfin… jusqu’à l’arrivée salvatrice de quelques personnes, si ce n’est plus modérées disons au moins qu’elles ont étudié le texte et réalisé qu’il s’agissait là d’une belle boulette…

Je vous parlais tout à l’heure du sectarisme et de ses dangers.

En voilà un parfait exemple!

Je suis navrée, mais si l’une de mes consœurs s’avère être une fieffée conne, je ne vais pas lui dire « amen je te pardonne parce que tu es de la famille », je vais lui dire que c’est une sale conne.

Nous sommes toutes à même de présenter des revendications communes, et en cela, la communauté peut et doit œuvrer de concert.

Maintenant, à l’échelle individuelle, nous n’avons aucune obligation de nous aimer, n’étant pas endoctrinées sous une égide ou des principes universels tous communs.

Nous respecter serait déjà un bel effort et une superbe démonstration aux yeux des autres.

Comble de sottise, pour en revenir à cette publication « malencontreuse », l’on pouvait nettement distinguer du lot des dindes suiveuses l’intervention de celle que j’appellerais volontiers la reine d’entre elles.

Semblerait-il très connue dans le milieu, cette personne me choqua par ses propos totalitaires et limite fascisants, exhortant les « T » à entrer en guerre contre tous ceux qui ne seraient pas d’accord avec ses positions extrémistes.

Totalement parano, soit-disant se voyant constamment insultée de prostituée par une horde de zombies sexuels qui avaient envahit le globe, elle se mit à fustiger les prostituées pour le tord qu’elles faisaient (on n’a rarement vu de femmes faire de même avec les prostituées femmes, hormis pour quelques bigotes rassies à la bouche en forme de bénitier, chacun s’accordant en général à reconnaître la prostitution comme une nécessité, malheureusement trop sujette aux dérives criminelles, mais ceci est un autre débat).

Non contente de cela elle s’emporta à l’encontre de la première consœur ayant « osé » contredire la publication dans le bon sens, allant jusqu’à lui recommander, en tant que « non-militante » (à sa pauvre connaissance en tout cas) de se taire car les non-militantes n’avaient pas le droit à la parole!!

Il va sans dire que je n’allais pas m’arrêter là et que le mini-Hitler s’est pris une copieuse charge de TNT dans les dents, bien évidemment sans vulgarité, langage que je trouve bien moins porteur qu’une juste réflexion correctement exprimée.

J’imagine qu’à présent, la publication ayant été retirée avant qu’elle ne puisse répondre, que cette mégère est très fortement fâchée contre moi, et pour tout vous dire je m’en fous, osant même ajouter que l’idée me ravit…

Voilà.

Peut-être ai-je été un peu longue mais j’espère que mon message concernant le danger que représentent les extrêmes au sein du communautarisme vous aura motivées, pour celles encore pas assez conscientes de leur réalité, à ne pas défendre de fausses causes, sous prétexte que nous sommes toutes des T, ou sur les conseils égocentriques d’une imbécile fédératrice de dindes …

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39 responses to Polémiques sur le genre et réflexions sur les avantages et dangers du communautarisme

  1. Cand a écrit le 7 août 2012

    Coucou Roxanne,
    Je suis d’accord à 100%. Pour les termes ‘sexuel’ et ‘genre’, bien évidemment le mot ‘genre’ serait mieux et il faut aller en ce sens mais je crois que nous en faisons un peu trop … Pour le législateur, identité sexuelle veut dire ‘approximativement’ la même chose et surtout, le mot ‘genre’ est politiquement très risqué (rappelez-vous la polémique sur les livres scolaires de l’an dernier). Or, les politiques passent leur temps à essayer d’éviter les embrouilles …
    Concernant le rôle des juges, je suis assez étonnée du manque de confiance de notre communauté envers les magistrats. J’avais lu des réactions très violentes lors de la proposition de loi sur le changement d’identité, l’an dernier. M’enfin, ce ne sont tout de même pas que des gros ballots ! Et il ne faut pas confondre une décision de principe, rendue par des vieillards conservateurs de la cour de cassation avec le travail quotidien de jeunes magistrats dans les tribunaux d’instances. Je crois au contraire que les juges – qui sont instruits et, souvent compétents, qui agissent dans un cadre mesuré, avec des procédures à respecter, des voies de recours – s’ils peuvent s’appuyer sur des lois nous concernant, seront d’excellents alliés. Bien sûr, il y aura toujours des contre-exemples … le monde n’est pas parfait.
    Bisous
    Candice

    • roxy a écrit le 7 août 2012

      Coucou Candice!
      Ravie de te retrouver pour débattre.
      Nous sommes d’accord sur certains principes politiques de l’autruche…
      Concernant les juges, j’apprécie ton optimisme. En effet, il serait aussi idiot de les mettre tous dans le même sac que de faire de même avec toutes les T, surtout après avoir témoigné comme je l’ai fait de leur larges divergences d’opinion.
      Ce n’est pas que je n’ai pas confiance dans la capacité de certains à montrer de l’ouverture d’esprit, de l’intégrité, voire une volonté de faire bouger les choses dans un combat auxquels ils adhèrent.
      Il y aura toujours des partisans du pour et du contre, des alliés et des ennemis.
      Ce qui fait en revanche un peu peur, c’est justement ce que tu cites, le conservatisme exacerbé encore beaucoup rencontré dans une profession où, comme en politique d’ailleurs, la crédibilité s’accorde majoritairement aux vieillards croulants, officiant en tant que vieux sages de la tribu et faisant souvent fi des modérations et des réformes suggérées par les plus jeunes…
      Enfin… Je te rejoins quand même pour positiver un peu et croire en des jours meilleurs, d’autant plus que personne n’est éternel, et encore moins les momies poussiéreuses qui devront rapidement, je l’espère, céder leur place aux futurs décisionnaires.
      Bisous
      Roxanne

  2. Nadine a écrit le 7 août 2012

    Je n’avais pas fait le rapprochement avec les dents de la mer, maintenant si !

    Je connais quelques personnes qui ont pu avoir un CEC sans passer par la case SRS, ni payer 20 000. Preuve s’il en est que cela est possible. Mais il me semble que les tribunaux en question ne sont pas légion.

    Nadine

    • Alixia a écrit le 7 août 2012

      exact nadine et je crois savoir de qui tu parle.

    • roxy a écrit le 7 août 2012

      Coucou Nadine et Alixia “Orca” 😉

      Bon déjà il n’y a pas de méchant requins, hormis le gros automate de l’ami Spielberg, qui d’ailleurs est loin d’avoir signé son meilleur film avec celui-ci…
      Comment peut-on faire rêver des étoiles avec un chef-d’oeuvre comme “Rencontres du 3e type” et bêtement traumatiser le monde entier avec “Les dents de la mer”…

      Enfin bref, j’ai bien compris l’allusion rassures-toi, mais comme je suis en même temps engagée dans la protection des requins, j’en profite pour placer ma petite phrase lol.

      Concernant le CEC sans SRS j’en ai aussi entendu parler et tu as bien raison de le citer car cela tend à prouver que l’argument de Candice est juste, ce en quoi je n’émets qu’un avis mitigé, pas opposé.

      Il serait donc peut-être intéressant d’en faire un bon article de fond, témoignages à l’appui, et de voir dans quelle mesure cela pourrait permettre de s’adresser aux bonnes personnes, sans passer par la case refus d’office.

      Bises
      Roxanne

      • Alixia a écrit le 7 août 2012

        ben vu le délais d’un CEC, et comme on est en pleine période de vacances judiciaire, on en reparle plus tard, sauf que depuis le 1er janvier le procureur a changer et les avocats ne savent pas encore sur quel pied danser avec le nouveau, mais quoiqu’il en soit, la juge, elle, est pour les CEC opé ou pas.
        j’en reparlerais plus tard.

  3. Florence GrandeMa a écrit le 7 août 2012

    Hello,

    Point question pour moi d’entrer en “polémiques” avec qui que ce soit justement, simplement c’est bien uniquement sur le plan de la justice et sur aucuns autre, que le terme voté est inadapté si la volonté est de “couvrir” par la loi TOUTES les personnes transidentitaires. Dans la lecture que nous sommes quelques’une à avoir fait tout de même dans les fameuses “militantes” engagées ou enragées au choix… Ce choix précis de l’identité sexuelle nous apparait peut-être moins innocent qu’il n’y semble, il peut résulter d’un véritable positionnement politique pour nier la construction psychique du genre des individus et de toutes façons les conditions dans lesquelles nous en sommes arrivées à ce résultat sont contestables sur la méthode et la représentativité des personnes auditionnées, toujours est-il que par rapport aux débat sur les délais de prescricption des facteurs aggravant des faits homophobes de l’an passé ou la transphobie avait été rejetée totalement c’est une avancé. La question de fond est bien de savoir qui sera reconnu par la lecture du texte fait par les juges comme ayant été victime de transphobie avec une motivation par rapport à son identité sexuelle… Dans les deux textes, le tien Roxy et celui de Carolyne, je ne partage pas du tout votre lecture strictement binaire d’une transidentité, pour ce qui me concerne, je ne représente que moi et je ne parle au nom de personne d’autre, mon vécu et le point d’équilibre de ma vie aujourd’hui fait que je ne me défini ni comme un homme, ni comme une femme et je ne revendique rien d’autre que le droit de vivre en paix et en étant respectée comme tout autre citoyen de notre pays. Lorsque je sors et si l’on m’agresse ou que je sois victime de discriminations en rapport avec ce que je suis et que j’exprime serai-je concerné(e???) par cette définition “d’identité sexuelle” moi qui ne remet pas en cause mon “sexe génital” physique masculin mais qui psychiquement me ressent féminine au regard des normes établies dans nos sociétés, je ne parle pas ici de mon apparence extérieure, et par pitié ne me demandez pas quelles sont mes sexualités pour me classer d’autorité dans un genre ou dans l’autre, je suis une personne libre de ne pas avoir une étiquette “sexuelle” mais également de ne pas avoir d’étiquette de “genre” attitrée. Si je suis victime d’actes transophobes ce sera bien en fonction de la liberté de genre qui est la mienne et en aucuns cas de mon identité sexuelle, en basant la loi sur ce terme “sexuel” on m’exclue de fait de la loi telle qu’elle est rédigée aujourd’hui, mais peut-être que finalement je ne suis pas une personne transidentitaire… Bien souvent c’est ce que l’on me rétorque, j’en ai l’habitude hélas moi qui ne suis qu’un “travgenre” original aux yeux de nombreuses consoeurs. Kiss.

    • Alixia a écrit le 7 août 2012

      bienvenue dans le même monde que moi.

    • Nadine a écrit le 7 août 2012

      Tu as tout à fait raison Florence de t’interroger quant à ton inclusion dans le texte de loi en question. Mais pour moi, l’identité de genre va beaucoup plus loin que la seule transidentité. D’ailleurs, j’en avais un peu parler dans mon article “Métissage des genres”. En effet, les garçons manqués et les garçons efféminés sont concernés par l’identité de genre et peuvent se faire harceler, violenter et même tuer parce que leurs agresseurs ne peuvent déterminer avec certitude si ce sont des hommes ou des femmes. Il y a quelques temps de cela, j’ai vu un article ou un garçon quelque peu efféminé ayant une démarche quelque peu féminine, sans pour autant être gay, a été jeté d’un pont par quelques individus qu’il eut le malheur de croiser ce jour-là. Pour moi, voilà jusqu’où doit aller la protection de toute expression de son identité de genre et pas seulement les trans… genres et sexuels et les travestis pour ne citer qu’eux.

      • roxy a écrit le 7 août 2012

        Il va sans dire que dans ma réponse à Florence dans laquelle j’indique que tous devraient être protégés de la discrimination, je cite: “Les victimes d’agressions et de discriminations le sont parce que leur apparence dérange un certain nombre d’individus à l’esprit étriqué”, je te rejoins entièrement Nadine et les androgynes, les efféminés et tous autres chez qui le caractère de genre est discutable (dans l’apparence et pas forcément la tenue) pour le commun des gens qui se croient “normaux” sont bien sûr compris dans le lot.
        De toute façon, il n’y a aucune limite puisque les beaufs sont parfaitement capables de dire à un mec qui serait tout sauf efféminé mais dont on critiquerait la faiblesse physique, le métier (danseur, coiffeur, …) ou sur lequel on nourrirait des doutes quant à son homosexualité: “T’es une vraie gonzesse toi!”…

    • roxy a écrit le 7 août 2012

      Bonjour Florence,

      Peut-être as tu mal saisi mon article, peut-être ai-je été un peu confuse dans mon descriptif basé sur l’emploi de termes linguistiques précis, ou peut-être enfin aurais-je dû ne pas omettre de mentionner certains cas, comme celui que tu cites comme étant le tien.

      La critique est constructive et je te remercie de cette contribution à alimenter le débat, d’autant plus que c’est formulé sans hargne, ce qui n’est pas le cas de toutes, j’en veux pour preuve les discours de certaines cités dans l’article.

      J’ai défendu pour ma part le terme de “genre” plutôt que “sexuelle” pour l’identité en expliquant pourquoi, selon moi, le risque du second emploi était trop facilement assimilable à la “sexualité” de chacune.
      Il me semble que dans ta réponse, à moins de mal l’interpréter, que tu défends aussi ce principe.

      Dès lors, et c’est aussi mon argument cité dans l’article, nous tombons d’accord sur le fait que toutes confondues, travestis, transgenres, transsexuelles et toute autre appellation dont souhaitent se définir une transidentitaire (je n’aime pas le terme de “travgenre”, largement aussi péjoratif et méprisant que “travelo”), méritons une protection judiciaire aussi égale que totale.

      Personne ne cherche à te “classer” dans un genre ou dans un autre, personne ne désire faire l’analyse de tes penchants sexuels pour t’étiqueter comme on le ferait d’un échantillon quelconque, en tout cas pas moi.
      Les victimes d’agressions et de discriminations le sont parce que leur apparence dérange un certain nombre d’individus à l’esprit étriqué.
      Ce sont eux qui font les assimilations, qui jugent sans savoir, qui agressent par peur de l’inconnu.
      Un homophobe sera transphobe parce que pour lui, dans son ignorance crasse, “tous les travelos sont des PDs”…

      Nous vivons sous le joug de vieilles valeurs éculées qu’il nous appartient de faire changer.
      L’isolement que tu sembles ressentir est certainement dû à cela, ainsi qu’au fait, tu le dis toi-même, de certaines autres transidentitaires qui te jugent ou te rejettent pour tes choix particuliers.

      Personnellement, je ne te juge aucunement, je te considère à part entière comme transidentitaire et je te suggère, un peu à la façon dont je termine cet article, de ne pas tenir compte de tous les sons de cloches (et le mot est bien adapté) et de ne pas t’enfermer dans une sous-identité car toutes ne pensent pas comme elles.
      Pour conclure, je ne vois pas, en m’étant ainsi exprimée et tout bien réfléchi, où ma lecture de la transidentité est binaire…

      Amicalement,

      Roxanne

    • Carolyne TeeGee a écrit le 7 août 2012

      Bonjour Florence.
      Je suis comme toi, je dis ce que je ressens personnellement en l’adaptant à ce que je suis. Pour moi, je me définis comme transsexuelle en attendant d’être femme et ce terme de transsexuelle me convient parfaitement puisque, dans le vaste monde des transidentitaires ou tout ce qu’on veut, c’est exactement ce que je suis.

      Je comprends l’aspect généraliste du terme “genre” voulu en lieu et place de “sexuelle”, je m’inquiète juste des dérives que ça pourrait engendrer : on ne pourrait plus se moquer de qui que ce soit sans tomber aussitôt sous le coup de la loi, adieu les pamphlétaires, adieu les chansonniers, le relativisme c’est bien mais il ne faut pas en abuser (rien que sur mon blog j’ai de quoi me retrouver en prison quand je critique les wesh-weshs).

      Il y a des années que je n’ose plus demander une “tête de nègre” dans une boulangerie et même le “petit blanc” au café du coin commence à me poser un cas de conscience.

      Sinon, comme Roxanne, j’aime moyen le terme “travgenre” que je trouve un tantinet péjoratif, mais c’est ton droit de te définir ainsi…ou sinon “voyagenre” c’est pas mal aussi :)

      Bises…

  4. Naïs a écrit le 7 août 2012

    heu pardonnez mon ignorance c’est quoi le CEC ? Merci 😀

  5. Carolyne TeeGee a écrit le 7 août 2012

    Wouah, j’ai une amie :)

    Sinon, j’avais vu cette polémique à la con sur facebook qui partait à la base sur un énorme malentendu, comme quoi on peut parfois vivre sur la même planète mais ne pas faire partie du même monde. Je me serais bien fendue d’un commentaire mais, comme Julie, je ne voulais pas (encore) passer pour une donneuse de leçons, et je vénère ma connexion internet vacillante à ce moment là, autrement….et puis bon, ça nous a permis de s’en payer une bonne tranche, j’allais dire une bonne darne, ma soeur pélagique.

    Là où j’aimerais rebondir, c’est à propos des grenouilles de bénitier qu’on peut parfois trouver au sein de la communauté et pour lesquelles tout ce qui a eu ou prou rapport à la sexualité est à vouer aux gémonies. C’est un peu comme si elles voulaient s’affranchir de tout ce qui peut avoir trait au sexe afin de bien se démarquer des vieux clichés liés à la fantasmagorie transsexuelle. A un point que parfois ça en devient pavlovien quand ce n’est pas obsessionnel, voire l’inverse.
    “Ainsi tu es transsexuelle ?” On dit transgenre, merci. “Ah, pardon, je ne savais pas, mais tu vas te faire opérer ?” C’est juste pour être en adéquation physique avec mon moi intérieur mais aucun rapport avec le sexe, et puis le sexe c’est caca beurk. “Heuh…oui…mais tout de même, tu vas avoir un sexe de femme, je suppose que tu auras sans doute envie d’essayer, non ?” Vade retro, satanas ! Pour toi les femmes ne sont que des vagins sur pattes. “Pas que, tu oublies aussi les seins, et à en juger par tes nouveaux implants mammaires, ça a aussi son importance pour toi, non ?” Obsédé ! Au viol !

    Ce type de discours on le rencontre souvent sur le net ou ailleurs, et je me souviens d’une “discussion” sur le mur d’un ami commun où une certaine “Luxuria” (ça ne s’invente pas) tenait à peu près le même genre de propos…avoir comme pseudo Luxuria et s’apprêter à entrer dans les ordres à l’issue de la transition, il y en a qui aiment se compliquer la vie.

    Et le pire dans tout ça, c’est que ce genre de comportement se banalise de plus en plus, comme si c’était la seule réponse qu’on avait trouvé, la seule politiquement correcte, à la problématique des trans. A force d’avoir été associées pendant des années et encore maintenant à tous ce que les fantasmes des mâles hétéros (homophobes et transphobes comme il se doit) pouvaient véhiculer comme images pornographiques, on en arrive presque à un déni. Alors on cherche une nouvelle sémantique. Comme “black” pour désigner un noir, on préfère transgenre à transsexuelle, c’est moins connoté…connerie oui, car si une transsexuelle fait partie de la grande famille des transgenres, l’inverse n’est pas vrai…c’est comme si on voulait désigner les hommes et les femmes par le terme générique d’humain…les humains, ils sont quoi ? Hommes ou femmes ?

    Mais comme le témoin d’une agression hésitera à dire que l’agresseur était noir et qu’il finira par lâcher un timide “c’était un black”, pour aussitôt s’empresser de préciser qu’il n’est pas raciste, alors que ce n’est pas ce qu’on lui demande, on aura à peu près les mêmes réactions chez certaines transsexuelles : “je suis trans mais ça n’a aucun rapport avec le sexe puisque je demande juste à changer d’identité de genre,” Et entre les jambes tu auras quoi ? Un pubis tout lisse et asexué ? Remarque tu as raison, ça t’évitera des futures cystites…faudra juste penser à vider la poche de ta sonde urinaire de temps en temps.

    Et quand bien même il y a aussi des trans qui se prostituent, sont-elles moins fréquentables que ces bigotes ? Au moins elles assument ce qu’elles sont et compte-tenu des conditions parfois précaires dans lesquelles elles exercent leurs activités, ben moi je leur tire mon chapeau, j’en connais quelques unes et je n’hésiterai pas à marcher à leurs côtés lors de la prochaine Existrans, tout en portant fièrement le flyer de l’assoce Flag ! Hétéros, bis, homos, prostituées, asexuelles, vous allez finir par vous aimer les unes les autres, bordel de merde ?

    • roxy a écrit le 7 août 2012

      Bon…
      1) Oui tu es une amie
      2) J’en suis très fière!

      Que dire… Quelle magnifique illustration d’une réalité incontournable.

      Ce déni est complètement abruti. Elles confondent tout en cherchant à aseptiser ce que tout un chacun fait sans se poser de questions.
      Tu as raison à 100%. On frise la bigoterie profonde c’est pathétique.

      Surtout que sans vouloir offenser personne excepté les concernées, je connais un paquet de trans qui ont la mémoire courte sur leurs années “escualita” et autres sites dédiés, sur lesquels elles arboraient leur postérieur comme un trophée en criant à la cantonade qu’elle aimaient çà plus que tout et avec qui le voudrait…

      Sans compter les donneuses d’ordres telle que madame “je sais tout” que tu as pu voir à l’oeuvre sur la publication concernée et qui arbore un profil de réseau sur lequel figure une photo en avatar la représentant en gros plan faisant une bouche explicite…

      Qu’elle balaye devant sa porte cette truffe avant de venir l’ouvrir et déverser son fiel hargneux sur qui elle n’estime pas digne d’elle.

      Pour en revenir aux prostituées, moi aussi j’en connais beaucoup, certaines sont des amies et j’en suis très fière car moi je les ai pas jugées sur leur job mais appréciées bel et bien de part l’amitié que nous partageons sans jugement aucun.
      Elles sont bien moins ostentatoires que certaines qui s’exhibent à longueur de temps sur des sites ou même des réseaux sociaux qui peuvent être consultés même par des mômes.
      Si on ne veut pas aller au bois on est pas obligés c’est la différence…

      Ta dernière phrase, ma chère Caro, bien que très humaniste, est une profonde utopie mais je me doute que tu as posé là ton ironie fétiche dont je ne me lasses pas!

      Bisous!

    • roxy a écrit le 7 août 2012

      Ah zut et puis j’oubliais!

      L’intervention de la Luxuria j’y avait assisté aussi, puis participé, nous valant un échange plus que houleux mais une fois de plus si peu argumenté par l’opposant qu’au final, devant tant de connerie et si peu de neurones, on ne peut qu’hausser les épaules et les laisser à leur triste sort, celui d’être le restant de leurs jours des imbéciles autoproclamés, à moins d’un miracle, mais çà…

      • Carolyne TeeGee a écrit le 7 août 2012

        Je me pissais dessus de rire quand je lisais ses réparties du style “VOUS ETES TOUS DES MALADES, DES PERVERS, DES MONSTRES, DES DESAXES !” Mais tu vois, ce qui me chagrine un peu, c’est que je suis sûre que des filles comme ça auront droit à leur opération tandis que d’autres, que je considère nettement moins névrosées (et puis je ne vais pas me casser du sucre, on s’en charge bien assez), si elles n’ont pas les moyens d’aller à l’étranger, il ne leur restera guère que le trottoir pour se payer leur vagino, faut pas l’oublier non plus, et ça c’est autrement plus triste.

        Je dis ça, je m’en fous, j’avais préparé ma transition bien avant, mais si les psys et les décideurs pouvaient y réfléchir à deux fois, plutôt que de s’en remettre à leur strict coran protocolaire, ça éviterait pas mal de dommages colatéraux parfois.

    • Alixia a écrit le 7 août 2012

      alors a l’existrans Carolyne, si tu veux soutenir tes amiEs prostituéEs,, tu peux le faire avec un parapluie rouge ouvert. perso c’est le genre d’accessoire que j’avais a la main a la marche des femmes.
      pour plus de renseignement tu peux prendre contact avec grisélidis ou le strass. héhé

      sinon le terme trangenre est vraiment rentrer dans la langage courant trans ya pas très longtemps car en 2007, il n’y avait que transexuelle qui existait ou no-gender ou queer.

      • Carolyne TeeGee a écrit le 7 août 2012

        Pas besoin de parapluie, il n’est pas question qu’il pleuve, et pour me faire remarquer je préfère nettement afficher que je suis flic et trans, c’est ma façon à moi de militer.

        Quant au fait que “transgenre” soit un terme rentré dans le langage courant, c’est bien. Il y a aussi donner, kébab, sms, texto, etc…
        Moi je suis transsexuelle, vu que je vais passer par une opération chirurgicale de réassignation SEXUELLE (et pas réassignation de genre)

  6. Celia a écrit le 7 août 2012

    Trans pour moi, c’est l’idée d’un mouvement, d’un parcours. C’est sortir d’une case, et ma foi si on veut rester mobile, fluide, entre deux cases, en mouvement perpétuel, ne pas se plier aux normes, très bien. Je n’ai rien contre les queers. Mais qu’il soit permit aussi à celles et ceux qui veulent simplement aller d’une rive à l’autre, de la case “homme” à la case “femme” (par exemple) de ne pas avoir à rougir de cette aspiration à retourner dans la norme, à clore leur parcours. Nous sommes trans, trangenre, transsexe, et nous avons réfléchi à ces questions, et nous faisons la différence entre sexe et genre. Pour autant, nous n’avons pas forcément envie de porter sur notre figure le refus du système de genre binaire. Pour moi le clivage est là actuellement et pas tellement entre opérée ou pas opérée (parce que ça ne se voit pas). Le clivage que je ressens, c’est entre l’attitude qui consiste à afficher le refus du système de genre dans son apparence, ou l’envie de paraitre socialement simplement comme on se ressent intimement.

    • Alixia a écrit le 7 août 2012

      je comprend très bien Alice, mais on peut être socialement dans un genre qui se plait a être binaire et avoir une pensé no gender queer ou straigth.
      d’ailleurs il me semble que maude yeuse thomas, Naïel, il me semble aussi que Marine de brest est aussi comme ça, sauf si depuis elle a changer.

  7. Naïs a écrit le 7 août 2012

    Ben franchement pour moi la sémentique/c’est je suis ce que je suis et pis c’est tout 😀

  8. Kate a écrit le 7 août 2012

    Bonjour,

    Le sujet est intéressant, et il suffit de voir le nombre de réactions pour voir à quel point il passionne.
    Je pense que toute la communauté est marquée par les querelles entre différents groupes et l’absence réelle de dynamique globale.

    N’étant pas moi-même impliquée à ce niveau, je ne suis pas apte à en juger.
    Tout en étant en accord avec le fond de l’idéologie développée et des critiques formulées, je voudrais cependant faire plusieurs remarques.

    La première est en réaction à la critique des T angéliques et voulant à tous prix dissocier le sexe et la transition.
    Je ne me prononcerai pas sur les contradictions internes inacceptables que vous avez mises à jour : comme le fait que leurs photos et leur passé soit en inadéquation totale, je voudrais juste faire remarquer que la conduite de ces personnes me semble tout à fait logique quand on remarque que l’image négative de l’univers T est principalement issue de la pornographie.

    C’est pourquoi, il ne me semble pas stupide de soulever que l’on fait sa transition pour des raisons autres que sexuelles, ou en tous cas pas uniquement pour cela. Ce n’est pas d’ailleurs pour rien que l’on a établi la distinction, aujourd’hui commune, entre genre et sexe.

    Alors peut être que leur manière de faire est mauvaise, mais fondamentalement l’idée et l’intention ne me semble pas critiquable : il s’agit bien de tenter d’apporter une solution à un vrai problème, l’image pornographique du monde T.

    La seconde est de remarquer que si le communautarisme pose des problèmes, disposer d’un milieu où l’on se sente soutenu est important a fortiori quand on sait que nombre de personnes sont jetées à la rue quand elles font leur coming out.

    Se sentir épaulée m’apparait donc comme essentiel, même si cela ne veut pas dire que l’on a le droit de dire toutes les bétises du monde parce que l’on est T…

    Voila, en guise de conclusion, je dirais que cet article est vraiment bien mais il tranche un peu trop dans le vif à mon gout et oublie parfois les nuances.

    Bisous,
    Kate

    • roxy a écrit le 8 août 2012

      Bonjour Kate,

      Comme je le disais à Florence un peu plus haut, (beaucoup plus haut même d’ailleurs lol quel débat!), la critique est constructive.

      Il est vrai que je tranche dans le vif concernant celles que je nomme les “bigotes” de la communauté.
      Ceci est essentiellement en réaction à des excès inqualifiables dans ce sens.
      Néanmoins soyons clairs. Je ne reproche aucunement à personne de désirer changer l’image pornographique dont nous affublent beaucoup, image essentiellement due aux sempiternels clichés “hot” que l’on retrouve sur le net.
      Il n’y a qu’à taper “transsexuel” sur Google ou même “travesti” et c’est aussitôt un nombre infini de sites proposant photos et vidéos à caractère sexuel.
      Cette image me dérange.
      Au-delà de sa commercialisation pornographique, il y a celle que rendent un très grand nombre de consoeurs, sur des profils de rencontre ou des réseaux sociaux.
      Dans le premier cas, le site de rencontre les autorise à s’exhiber sans limites et, dans ce cas c’est à elles de gérer leur image et ses résultantes.
      C’est du domaine privé, elles s’exhibent pour attirer le quidam, tout comme une professionnelle ne va porter un col roulé pour aguicher le client.
      Là où çà me dérange souverainement, c’est celles qui le font sur les réseaux sociaux, sans même prendre soin de restreindre l’accès à leur image à leurs contacts.
      Facebook entre autres est un immense terrain de promenade pour tout un tas de personnes, saines, tordues, majeures, mineures, dotées de toutes les sensibilités.
      En bref, Facebook c’est la rue et les sites de rencontre sont les maisons qui la bordent, je n’irais pas jusqu’à dire “closes” pour éviter la confusion, mais disons “réservant l’accès à qui de droit”.
      Chacun est libre de croupionner à sa guise tant qu’il le fait où c’est autorisé.
      Dans la rue çà ne l’est pas.

      Tout çà pour dire que j’en suis consciente et m’insurge contre les étalages de bas nylon, de fesses écartées quand ce n’est pas pire…
      Pour te dire, j’ai même créé un groupe sur Facebook dont le but est de repérer ces profils et de leur “faire la morale”…

      Là où par contre je m’énerve en retour, c’est quand ces “bigotes” condamnent à tord et à travers l’ensemble des références sexuelles que la liberté de chacune donne le droit d’exprimer dans la mesure où cela reste légal.

      Maintenant, lutter contre la pornographie citée au départ je veux bien mais c’est la lutte du pot de fer contre le pot de terre. Petite communauté face à beaucoup d’argent et de business?
      Peine perdue… On a déjà du mal à lutter pour être reconnues…

      Concernant ta seconde remarque, je te rappelle que le titre de mon article comprend les termes “avantages et dangers du communautarisme”.
      Je n’y ai pas cité que les dangers et ai plusieurs fois sous-entendu, bien que plus axée sur les dangers du sectarisme, les bienfaits d’une solidarité, seule capable de peser dans la balance.
      Le fait que cela contribue à épauler des individus est une excellente chose. Comme tu le dis, une sorte de refuge, un lieu où l’on ne se sente plus seule.
      J’ai cependant voulu mettre en garde certaines personnes concernées justement par ce fait des risques et des dérives possibles orchestrées par des individus malfaisants… Ce qui me parait essentiel.

      Amicalement,

      Roxanne

  9. DustWind a écrit le 7 août 2012

    *** … a moins que je ne tergiverse

    Mais ????

    Nous nous retrouveront toutes sur un point. Loin des “clichés” qui me pèsent outre mesure : Là communauté trans”*” …

    Ces avantages et ces défauts…

    montrent peut-être le caractère.. non pas “asexué” ( tout comme ces “asexuels” que je reluquais au fond de mon fauteuil … dubitative ) … mais montrent bien une perception “atypique” ( en dehors des normes ) de toute volontés (intentions ?).

    Si une communauté se forme, aussi médiatisée soit-elle, sa cohésion se cultive par ses similitudes et sa richesse par ses différences.

    Maintenant peut-être si vous me suivez …

    l’idée du fond et de la forme…
    du ( avec un grand “D” … et un grand “S” ) sexe et du genre ( avec un petit “G”. ???).

    Et viennent les questions de “signification” ( le rite et le mythe ) :
    l’humain depuis le fin fond des temps célèbre le rite ( la forme ) pour encenser le mythe ( le fond ).

    J’ai des réactions “réactionnaires”… et je suis “flattée” quand certains hommes me draguent…
    “Brrr… suis-je bigotte ou pute ???”

    Une phrase comme “travestie et transgenre et transsexuelles communautaires”
    … peu se résumé a un discours “rhétorique” ( aucune n’a pas tord dans le fond … mais )….

    Si mon “ontologie” ( mon idée de moi… séparée de la société… ontologie indépendante parmi les ontologies ) s’affirme par mes rites ( mes différences… ce qui me différencie de … mon maquillage… mes habits … mes dessous… ) et intérieurement mes mythes ( ce que je veux représenter… humaine… ou pas ).

    Alors l’une de se pâmer de la “notion commune”, l’autre de se défendre de ses “différences” ?!?!

    Si j’acclame la “médiatisation des trans*”, je n’en abandonnerais pas moins ce que je suis ( mon onto… ).

    Mais …

    Si je revendique mon “onto…”, je m’identifie aussi dans des communautés ( la communication entre “ontologies” fait des heureux chez les magnats de la publication … “clique j’aime si tu … TU tout simplement” ).

    Sans revendiquer une image lisse ( je viens de louper une séance “Laser” a cause de mon boulot … à la “con” ??? )
    J’en viens “toujours” à m’identifier dans un groupe … pour ce que je suis ( c’est un mythe ou mes rites ??? )

    Si vous voulez faire la différence entre le Genre de Sexe que vous avez et aimez… allons “palabrer”… mais je crois que nous sommes toutes là pour certaines “Singularités” “Communes”.

  10. Alexandra a écrit le 8 août 2012

    Bon… De retour de congés et je vois que des sempiternelles polémiques ont encore émaillé le “petit monde” qui est le nôtre.
    Je vais faire simple et prendre mon cas que je connais forcément le mieux.
    Je n’aime tout simplement pas l’ensemble des termes dont on nous affuble ou dont nous-mêmes nous affublons. Je les évite autant que faire se peut.
    Comment me définis-je à cet instant précis ? Simplement une femme. Les congés me l’ont très largement rendu dans l’hôtel-club familial aux Baléares dans lequel j’étais avec une amie. Je suis tombée une fois sur un couple d’abrutis dont le mari a émis un doute du fait de ma carrure (1m80, 90 kg environ, je ne fais forcément pas midinette), mais ce fût la seule anicroche de toutes ces vacances dans un hôtel abritant environ 1000 pensionnaires. Nous avons même sympathisé avec des russes, des anglais, des français (si si ! Je vous assure ! Tous ne sont pas des beauf’ remplis d’images d’Epinal à la Delarue présentant les trans’ comme uniquement population du bois), et ces congés ont tellement été forts que l’inspiration est en berne sur le sujet du concours.
    Donc, je suis simplement une femme. Je fus une trans’, une transsexuelle durant ma transition, avant j’étais visuellement un homme (encore que… Pas de pomme d’Adam du tout) mais quand même une femme à l’intérieur (et même à l’extérieur quand je pouvais m’éloigner de mon entourage, classée très certainement dans la case travestie…), et petite j’ai pris bien des coups par mon père parce que j’étais trop fille dans mon comportement. Finalement, fille, adolescente, femme sans pouvoir l’exprimer en public, jusqu’au jour où j’ai franchi le pas. J’ai donc toujours été une femme.
    Sexuellement parlant… Ah ! La grande question qui est toujours le point d’achoppement et celui qui fait tant couler d’encre. J’ai toujours dit que cela était ma vie privée, et un jour sur mon blog j’ai clairement exprimé que je suis bi ou même “pan” comme j’ai lu un article un jour sur Rue89. J’aime tout simplement l’être humain. Si la personne qui se présente en face de moi me fait craquer, peu importe que ce soit un homme ou une femme ou une personne transidentitaire (transgenre ou ce que vous voulez, comblez avec les termes qui vous plaisent le plus), l’essentiel est que j’aie une attirance aussi bien de cœur que sexuelle, ou même parfois ça peut être simplement une attirance sexuelle (ne pas oublier que je parle de sexualité dans ce chapitre) et cela me suffit. Ma sexualité est celle d’une femme, et je peux vous dire que de ce côté-là, le Docteur Chettawut est un vrai magicien. Donc que je sois avec n’importe qui, ma sexualité ressentie, vécue est simplement celle d’une femme.
    J’aime l’amour platonique tout comme j’aime l’amour à sexualité débridée. Je ne m’en cache pas et je suis un être humain. Pourquoi devrais-je avoir honte de dire que j’aime les jeux de la sexualité ? Je me suis faite opérer parce que ce que j’avais avant ne me correspondait pas du tout et a même failli être ma tombe (voir mon blog, ce sera plus simple), et comme j’ai dit à ma mère à l’époque qui me disait : “Mais… Tu pourrais juste faire une ablation des gonades et tu serais guéri” (notez le masculin, ma mère rejette Alexandra de toutes ses forces, donc par respect pour sa manière de le dire, je l’ai écrit tel qu’elle l’a énoncé), ce a quoi je lui ai répondu : “Mais maman… Je suis une femme et mes ressentis de plaisir en la matière seront enfin en adéquation, alors que là, je ne suis pas moi avec ce truc entre les jambes. Il y a eu erreur de casting, je fais réparer l’erreur.”. Donc, j’aime les relations sexuelles en tant que femme et ce que m’a donné Chettawut me convient à merveille. Ça me correspond tout simplement.
    Cela fait-il de moi une “pute” qui a fait l’opération “pour le plaisir du sexe” ? Ben… Non !
    Par contre, pourquoi devrais-je me dispenser de rapports sexuels et de plaisir sous prétexte que “Beurk ! On fait ça parce qu’on se sent femme, mais pas pour les joies du coït.” ? Là encore je répondrai forcément que dans ma vie il y a tout, et tout intègre aussi le plaisir. J’ai passé 43 ans à ne pas pouvoir me sentir bien dans un rapport sexuel, maintenant je peux, croyez-moi je n’ai aucune raison de me priver. Et même… Je peux dire que l’ensemble de ma vie professionnelle, sociale et tout le reste s’en ressent positivement puisque je suis simplement une femme épanouie aussi dans cette dimension.
    Maintenant, concernant le terme “identité sexuelle”, je le trouve complètement inapproprié, mais même si le combat est loin d’être terminé en la matière, le simple fait que “nous” cessions d’être invisibles est déjà un premier pas. Il en amènera forcément d’autres. Il ne faut tout simplement pas relâcher la pression sur les politiques, et arriver à virer le “tout médecine” qui détermine “qui a le droit d’être une transsexuelle” de qui n’a pas le droit. Je parle pour ma paroisse forcément, ayant été transsexuelle (toujours dans le cadre où j’ai dit que je parle de mon cas, pas celui de “mes voisin-e-s”. Et forcément avec le temps les principes de Yogyakarta finiront bien par être appliqués, ce qui serait la consécration. N’oubliez pas l’obscurantisme et l’aveuglement dans lequel nous étions jusqu’en 1992 lorsque la France a été condamnée par l’Europe. Alors oui, tout n’est pas idyllique, mais on avance.
    Voilà… J’espère avoir apporté une pierre supplémentaire à l’édifice…

  11. Alexandra a écrit le 8 août 2012

    J’ai failli oublier… Julie m’en est témoin. Je suis là du fait de mon blog et j’ai découvert par hasard la syndication qu’en a faite Julie. D’ailleurs, ces derniers temps j’ai fortement réduit la voilure en terme de rédaction étant seulement dans l’attente de mon changement d’état-civil et ne voulant plus trop donner dans la transidentité. Je maintiens mon blog pour qu’il serve aux suivantes et à la demande de Yagg ; j’ai bien failli le détruire un jour où je me disais que j’avais tourné la page. Mais, n’étant pas égoïste, je l’ai laissé. Julie m’a convié à y aller de mon commentaire, et je me disais que parler de la sexualité des femmes opérées comme moi n’était finalement pas vain. J’aime garder ce genre de choses pour moi, d’ailleurs je ne suis restée que sur ce qui est possible à dire en la matière tout en restant pudique, mais j’estime qu’il faut arrêter de vouloir se placer au-dessus de la masse. Nous sommes simplement des femmes au bout du compte, l’opération nous permettant d’être entières. Pourquoi faire sinon un tel trajet si redoutable pour ne pas ensuite être nous-mêmes ? Je n’arriverai jamais à comprendre la femme opérée qui se la raconte et la raconte aux autres en se faisant passer pour une sainte-nitouche en allant faire penser aux autres qu’elle n’a pas fait cela pour aussi avoir des rapports sexuels en tant que femme. Elle est forcément une menteuse et une affabulatrice. Ou alors elle a été convaincue par des extrémistes qu’il ne faut surtout pas dire qu’on aime aussi les rapports sexuels et que notre nouvel appareil génital n’est pas fait que pour faire pipi. Je vais me fendre d’une petite histoire que je transforme au féminin pour les besoins du sujet :

    Trois femmes arrivent aux portes du Paradis devant Saint-Pierre.
    Saint-Pierre à la première : “À quoi a servi votre sexe durant votre vie sur Terre ?”
    La femme : “Ben… 95 % faire pipi, 5 % faire l’amour.”
    Saint-Pierre : “Purgatoire !”
    Saint-Pierre à la deuxième : “À quoi a servi votre sexe durant votre vie sur Terre ?”
    La femme : “Ben… 90 % faire pipi, 10 % faire l’amour.”
    Saint-Pierre : “Purgatoire !”
    Saint-Pierre à la troisième : “À quoi a servi votre sexe durant votre vie sur Terre ?”
    La femme avec un petit sourire : “Ben… 50 % faire pipi, 50 % faire l’amour.”
    Saint-Pierre : “Ma fille. Les portes du Paradis vous sont ouvertes !”
    Les deux autres : “Mais enfin Saint-Pierre ! C’est injuste ! Et nous qui avons été pieuses toute notre vie nous allons au purgatoire ?”
    Saint-Pierre : “En fait, le Paradis n’est pas une pissotière.”

    Oui… Bon… Mais je trouve que ca résume assez bien la bigoterie et les bondieuseries trop souvent entendues sur le sujet.

    • roxy a écrit le 11 août 2012

      Coucou Amanda.
      Autant répondre ici concernant les deux posts.
      Dans ta première partie, tu mets l’accent à juste raison sur ta définition de la transidentité adaptée à ta personne, c’est à dire “je suis une femme”.
      C’est d’autant plus vrai que tu en as à présent le physique complet et sous peu la mention sur tes documents.
      Hormis semble-t-il quelques nigauds qui n’ont jamais rencontré de femme d’un mètre 80 (doivent vivre à Lilliput), tu peux enfin vivre cela pleinement et cela se ressent très fort par un discours aucunement terni par un quelconque nuage de doute identitaire.
      Il est bon que tu soies intervenue car ce message devrait, du moins c’est mon avis, tirer vers le haut des personnes pour qui ce nuage persiste, voire prend toujours l’aspect d’un énorme cumulo-nimbus.
      Mais tu l’auras lu comme moi à travers les commentaires sur ce sujet, et à peu près partout ailleurs, tout le monde n’a pas cette capacité à refouler d’être mise en boite dans une catégorie, certaines s’en revendiquent au contraire, certaines cherchent encore leur propre catégorie, etc…
      Tu es la seule ici à avoir dit haut et fort ce que l’essentiel souhaite être ou au moins être considéré comme: une femme.
      On peut choisir de porter son carcan avec un peu de déco pour qu’il soit plus joli ou on peut choisir de lire “Houdini pour les nuls” et de trouver un moyen de l’ôter.
      Si les polémiques existent c’est certes en partie dû aux difficultés rencontrées pour un CEC, aux mentalités réactionnaires voire opposées à cette possibilité, mais aussi aux subdivisions volontaires et involontaires que s’impose cette communauté.
      Après tout, que celles qui ont choisi de continuer à patauger dans la vase sans rien faire pour s’en sortir continuent d’y patauger si c’est leur élément.
      Tes paragraphes sur la sexualité tombent aussi à point nommé au regard de certains sujets abordés ici.
      Beaucoup trop se donnent ou souhaitent se donner une image de sainte moralisatrice…
      Elles ont leurs auréoles toutes rutilantes fraîchement fixées sur le crâne, en lieu et place ou il y a encore peu de temps trônaient deux jolies petites cornes rouges.
      Elles ont troqué (ou tucké) leur queue pointue pour deux ailes immaculées d’où, pour certaines, pend encore l’étiquette du prix…
      Quel est le but? Se racheter une conduite? Pour qui? Pourquoi?
      Pour ma part, je ne pas nier que les hormones m’aient foutue une sacrée claque à la libido.
      Ce n’est pas pourtant que je me suis sentie le devoir d’entrer dans les Ordres et encore moins de cracher sur mon passé et ses intervenants.
      Alors, au final, que l’on se sente tour à tour homme ou femme et que l’on vive très bien comme çà, qu’un compromis plus ou moins équilibré nous satisfasse, ou qu’une quête identitaire menée de bout à bout soit notre but précis et la solution à nos maux, seul compte le résultat: le plaisir et le bonheur d’être soi-même, seule ou en communauté, partageant nos idées et nos goûts, sans avoir besoin d’en imposer aux autres, de donner des conseils prétentieux ou de fustiger celles qu’on croit dans l’erreur.
      Il y a les épanouies et les aigries et la première catégorie est forcément plus agréable à lire…

  12. Florence GrandeMa a écrit le 10 août 2012

    Dans l’idée de poursuivre cette discussion de fond j’avais commencé une réponse et puis j’ai divaguée et de mot en mot j’en suis arrivée à un foutoir terrible trés long que j’ai finalement posté pour alimenter le concours de l’été… Il faudra bien une dernière, alors comme j’ai toujours le goût de la martyre trans victime d’incompréhension et de rejet chronique et bien vous pourrez vous défoulez largement hihi. Je vous en informe car étrangement les derniers posts ici se font l’écho d’une partie du contenu de ma contribution. La date à laquelle j’ai envoyé mon article fera fois que je l’avais rédigé avant les derniers posts en réponses ici! Mdr, soyez patientes, je crois que c’est après le 15 août que les textes seront publiés si le comité de lecture les valides, big kiss d’une grande pisseuse devant Saint-Pierre, au moins je sais déjà que j’ai une bonne chance de terminer première pour l’entrée au purgatoire, mon dieu que tout cela est injuste et que la vie n’est bien en conclusion qu’une folie destinée à nous conduire en enfer au final!!! Florence.

  13. Mlle Sawasdee a écrit le 13 août 2012

    Contente de te lire Roxy :)
    Le jour ou nous serons des grandes filles adultes et responsables…
    Nous aurons une communautée plus équilibrée, apaisée, moins agressive, démontrant plus de compassion envers la méconnaissance de la majorité des personnes extérieures au monde T est indispensable !
    A partir de la nous aurons gagnés en crédibilité
    Bises
    Héline

    • roxy a écrit le 15 août 2012

      En retour ravie de te lire Héline!
      Je crois que tu as le plus clairement et le plus simplement du monde résumé un des sujets principaux abordés ici pour ne pas dire apporté la solution théorique à l’ensemble, et je te remercie de ce paragraphe apaisant où tu as l’intelligence de faire fi des cas personnels au regard ce cette perception globale.
      Dans la pratique en revanche, et malheureusement sans vouloir jouer les corbeaux fatalistes, s’il est un fait qu’il faut parfois faire des pieds et des mains pour être simplement reconnues en tant qu’êtres humains parfaitement normaux, cette simple reconnaissance porte le poids d’une toute autre symbolique.
      Les êtres humains, ce n’est pas un scoop, représentent une infinie variété de gens aux pensées, tantôt pondérées, tantôt extrémistes, un jour bourreaux de l’un, un jour victimes d’un autre, doux, brutaux, amicaux, détestables, etc etc.
      Ceci s’applique donc à cette communauté, et si la diversité est une heureuse chose pour l’évolution de la pensée, elle est aussi le frein à l’expression collective en raison des dissensions qu’elle suscite.
      Je crois de plus en plus qu’il manque une égide fédératrice montrant exemple et apte à combattre l’anarchie qui règne actuellement dans cette communauté ou chacune y va de ses “moi je” quant il ne s’agit pas de mini-leaders fantoches…
      A mon goût, il ne pourrait s’agir d’une seule personne, il ne s’agit pas d’une secte et cela diviserait la communauté entre les suiveuses béates et les opposants farouches, schéma bien trop “politique” s’il en est.
      J’oserais imaginer une sorte d’assemblée, formée de gens comme tu les décris, Héline, responsables, posés, conscients des réalités de l’ensemble et aptes à écouter les suggestions, les doléances de chacune, dans le but de faire des propositions globalement approuvées par le sondage et le vote et de les proposer en bloc face à des institutions qui se marrent d’emblée devant les cris isolés lancés de ci delà par une foule désorganisée comme c’est la cas à présent, hormis lors de l’existrans.
      Un seul mouvement collectif par an, c’est bien trop peu pour gagner en crédibilité, comme tu le dis à nouveau si bien. Il faut un collectif organisé pour peser face à l’organisation collective…
      Voilà mon avis qui je pense va encore jeter de l’huile sur le feu et me voir traitée de fausse politicienne en herbe…
      Je vous rassure, ceci n’est qu’une idée et loin de moi la prétention de me considérer éligible ou même candidate à l’assemblée suggérée…
      Bises et merci Héline

      Roxanne

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