Transsexualisme, transidentité et transgendérisme

12 août 2012 | Tags: , , , , , ,

J’écris ce petit article pour mettre en évidence un point qui à mes yeux revêt une importance non-négligeable, celui de l’emploi de certains termes ou non, entre autres celui de : transsexualisme, transsexualité, transsexuelle, transsexuel. Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, ces termes me font froid dans le dos car ils s’appuient à tort sur le terme de “sexuel” évoquant immédiatement dans l’inconscient collectif une démarche à connotation sexuelle. C’est d’ailleurs pour cela que nous n’aimons généralement pas avoir cette étiquette accolée à notre être. Je suis la première à détester ce terme du fait de ce qu’il véhicule dans l’inconscient collectif.

Par contre… Il est clair que les personnes comme moi qui faisons l’intégralité du trajet pour nous retrouver dans le genre opposé à notre genre d’origine et qui nous sentons de ce genre-cible sans équivoque sommes une particularité des transidentités. Nous sommes finalement une forme de “sous-ensemble” à l’extrémité du spectre des transidentités. Il va de soi que nous avons des besoins en terme de soins et administratifs bien plus conséquents et bien plus lourds qu’une personne qui serait à l’autre extrémité du spectre en tant que travestie occasionnelle, et qui n’a bien souvent nullement envie de faire un tel trajet que nous, nous faisons, puisque cette personne peut très bien ne pas du tout se sentir être une femme (Je parle toujours dans le sens MtF que je connais le mieux) et n’envisagera jamais de se trouver dans la position qui est la nôtre puisqu’elle se sent bien avec son anatomie, et ne songerait même pas à la plus légère modification de son corps. Je parle bien entendu des deux extrêmes du spectre car ainsi la compréhension est plus claire.

Depuis que j’ai entamé mon parcours, non fini puisque justement mon changement d’état-civil n’est pas encore prononcé, j’ai très souvent réfléchi à un terme de substitution pour parler de nous. Mais quid ? Aucun terme ne répond à la définition de ce que nous vivons et surtout qui puisse être compris par le citoyen lambda. Car il faut bien le dire, un terme devient valable dès lors qu’il rentre dans le vocabulaire courant. Or, à ma connaissance aucun terme n’existe pour se substituer à transsexualisme et ses déclinaisons. Le terme transidentité ou le terme transgendérisme englobent aussi bien la travestie occasionnelle que la transsexuelle en bout de parcours comme moi. Vu de l’extérieur, le citoyen lambda est forcément perdu.

Je reviens sur le point essentiel : les besoins tant administratifs que de soins. Notre position en tant que transsexuelles est la plus lourde pour ces besoins. Alors oui, je suis pour une application sans condition des recommandations d’Hammarberg et des principes de Yogyakarta (Jogjakarta) dans l’absolu, mais ne nous voilons pas la face, nous sommes face à des dinosaures qui depuis de très nombreuses années font barrage à toute évolution. Si la première population à obtenir des droits est la population transsexuelle, je vous demande un peu d’indulgence et de compréhension, n’oubliez pas la difficulté quotidienne de ce que nous vivons du fait de l’extrémité du spectre des transidentités où nous nous trouvons. Les degrés d’urgence de résolution des problèmes ne peuvent être les mêmes.

Donc, même si je déteste ce terme, je le conserverai et continuerai à le faire mien par la force des choses car c’est lui qui définit le mieux mes besoins en termes tant administratifs que soins. Le jour où un terme nouveau voit le jour et définit cet état d’être particulier sans plus introduire la notion fausse de “sexualité” et surtout reconnue par tout un chacun, alors je lâcherai avec grand soulagement ce terme. D’ailleurs, j’espère bien pouvoir ne plus devoir maintenir ce terme dans mon vocabulaire quand je dois exprimer ma position officiellement, d’ici un mois, moment où j’aurai le résultat du délibéré pour mon changement d’état-civil.

J’ajoute ici en fin d’article quelques photos de moi qui permettront de se faire une idée du pourquoi de ma demande si pressante à ce que mon état-civil me corresponde enfin. Je n’ai pas pour habitude de me présenter en tenue légère, mais comme j’étais ainsi aux Baléares devant “tout public” et considérée telle qu’on me voit, donc ne choquant pas, n’ayant pas choqué, je me permets de les mettre pour une meilleure compréhension.


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20 responses to Transsexualisme, transidentité et transgendérisme

  1. Camille a écrit le 13 août 2012

    En voyant les photos, on comprend réellement ton problème avec l’état civil et le terme de transsexuelle ainsi que les autres.

    Très peu de pays ont choisis de faire un troisième “sexe” dans les papiers civiles à l’heure actuelle et je suis pas su qu’ils ont pris les meilleurs termes.

    • Alexandra a écrit le 13 août 2012

      C’est un fait… Tant que je ne dois pas présenter un papier officiel, je suis bien “madame” de bout en bout. Et même avec ma carte d’identité avec “nom d’usage”, ça peut parfois déraper. Il est plus qu’urgent pour moi que tout soit finalisé.

  2. Alixia a écrit le 13 août 2012

    oui, ben attention avec le terme ” 3eme sexe”, il vaut mieux virer les genres a la naissance que de rajouter encore une case.

  3. Julie Mazens a écrit le 13 août 2012

    je suis d’avis aussi que mettre une troisième boite ne sert à rien sauf à stigmatiser encore une sous-population.

    Sur une carte d’identité, la mention Sexe ne sert plus à rien à l’heure des empreintes digitales, signatures ADN et autres images rétiniennes …

    Kisss

    • Alixia a écrit le 13 août 2012

      surtout qu’en plus la mention de sexe sur les CNI est récente, sur les vieilles CNI papier, il n’y avait pas la mention de sexe

      • Alexandra a écrit le 13 août 2012

        En effet. J’avais constaté cela il y a environ un an. Comme quoi nous avons subi un recul. Sur le permis de conduire non plus, la mention du sexe-genre n’existe pas.

        • Camille a écrit le 13 août 2012

          Cela serait une grande avancée qui supprime la notion sur les cartes d’identités car au final il te suffirait juste de changer de prénom pour tes papiers. Cela pourrait prendre du temps pour le reste de la paperasse mais au moins il n’y aura plus de problèmes avec les gens.

  4. Cand a écrit le 19 août 2012

    Coucou,
    Si je résume un peu à la hache, tu dis “ok pour pour mes copines mais plus tard et qu’on se préoccupe en priorité des vraies trans, celles qui sont tout au bout du spectre et qui doivent assumer au quotidien”.
    Mouais … si c’était aussi simple, ça se saurait et entre la travestie occasionnelle et la femme issue de la transexualité,il existe une pléiade de situations bien complexes et parfois dure à vivre qu’on appelle d’ailleurs période de transition …
    Et j’ai du mal à comprendre pourquoi relancer ce type de confrontations entre les unes et les autres alors même que l’Etat semble enfin s’emparer du sujet dans sa globalité. Je te renvoi au dernier rapport de l’IGAS – Inspection Générale des Affaires Sociales – un grands corps de l’Etat qui se saisit de sujets sérieux pour faire des propositions concrètes et généralement suivies d’effets – dont la mission était précisément de réconcilier les chapelles et de faire des propositions. Parmi les excellentes propositions, il y a notamment, en filigramme, celles d’abandonner ces distinctions stériles et de rester sur une notion générique de Trans.
    Et le rapport de l’IGAS est bien loin d’HAmarberg … il se contente de proposer une remise à niveau de notre vieille France usée : prise en compte globale des problèmes de transidentité, faciliter le changement d’Etat Civil, faciliter l’accès aux traitements et chirurgies et valider le principe de remboursement, mettre à niveau le corps médical et les chirurgiens etc.
    Donc, je ne vois pas pourquoi on irait traiter en priorité les unes plutôt que les autres, au nom de distinctions douteuses, alors même que la question peut et doit se régler dans sa globalité. Oublions les vieux débats.
    Bises
    Candice

  5. Jeanne Swidzinski a écrit le 20 août 2012

    Mise au point étymologique:
    TRANSSEXUEL= de l’autre côté du sexe, c’est à dire que cela implique un déplacement d’un sexe à un autre, donc aucun amalgame avec de la sexualité. Même si, bien sûr, les transsexuel(le)s ont une sexualité ( ou pas d’ailleurs).
    Souvent les personnes ayant une démarche trans se défendent par rapport à la sexualité mais ce n’est pas ce qui est défini par l’appellation transsexuel.
    Ce terme n’est pas à l’abri de critiques car, on essaie de faire une différence avec l’appellation transgenre en résumant transsexuel= trans op et transgenre= trans non op mais là, non plus, on pourrait plutôt dire que les transsexuel(le)s ont une référence binaire passant d’un sexe social à un autre ( ex. du masculin au féminin pour une transsexuelle).
    Les transgenres seraient plutôt des trans passant d’un genre à un autre sans référence à un sexe social ( masculin au féminin). Ils ou elles adoptent une apparence qui ne rentre pas spécialement dans une classification traditionnelle mais peuvent ou pas prendre des hormones, faire ou pas des opérations chirurgicales. La différence n’est que par rapport à une référence binaire mais pas par rapport à la chirurgie.
    Les critiques portent aussi sur le changement de sexe.
    Une trans MtF est une transition d’une personne née avec un pénis et déclaré de sexe masculin. Après une chirurgie de réassignation cette personne a un sexe d’apparence féminin qui permet des relations sexuelles et qui peut uriner comme une femme mais comme ce n’est pas une muqueuse, il n’y a pas de sécrétions vaginales. Comme la personne MtF a conservé sa prostate et q’elle n’a pas non plus d’utérus, le changement de sexe n’est que partiel.
    Au niveau du sexe juridique ( l’état-civil), si le TGi le valide, il peut y avoir changement de sexe.
    Au niveau des définitions, il y a souvent un mélange entre la façon dont on se défini, comment on est perçu(e) par l’entourage et comment les institutions nous assignent.
    Ex: On peut, par exemple nous ressentir d’un genre différent de celui de notre naissance et le vivre mais l’environnement social nous ramène à celui de notre naissance.
    Je peux donc me définir femme ou femme d’origine transsexuelle si c’est mon souhait de me conformer à un genre social différent de celui de ma naissance. Pour la société ( l’Etat), je serai un homme tant que je n’aurai pas fait de demande de changement d’état-civil auprès du TGI et si celle-ci n’a pas été acceptée.
    Si mon passing n’est pas idéal, mon environnement peut m’assigner vulgairement “travlo”.
    J’ai donc plusieurs définitions possibles selon qui définit.
    Concernant le lien avec une référence au sexe, cela tient aussi au sigle LGB qui se définit par rapport à une préférence affective et sexuelle.
    L’amalgame se fait également à cause des psychiatres qui définissent les travesti(es) comme des personnes autogynéphiles qui ont une pratique masturbatoire et sont également considérés comme des fétichistes.

  6. Jeanne Swidzinski a écrit le 21 août 2012

    Qu’est-ce qui te gêne dans ces mots?
    C’est pas moi qui les ai inventé ni inventé le langage qui sert à communiquer. Normalement, ils servent à décrire des objets ou des êtres vivants et leurs fonctionnements.
    Les cases, elles ont été déjà faites par d’autres personnes et pas toujours à notre avantage. C’est peut-être pas inutile de repréciser qu’on est pas des monstres mais simplement des êtres humains avec une particularité que n’a pas plus de 95% de la population.
    La plus grande partie de la population a son sexe génétique, son sexe social, juridique et psychologique aligné et comme l’air qu’on respire ne s’en préoccupe pas. Alors que nous, il y a des différences qui nous poussent à nous poser beaucoup de questions.

  7. Clotilde Kallas a écrit le 21 août 2012

    Au delà de la question des cases ou des dénominations, il y a dans la conception des membres de la société la notion de norme.
    Notion sans signification.
    Il y a sur terre, 7 milliards d’individu et 7 milliards d’identités différentes.
    Mais les individus se pensent supérieurs dés lors qu’ils sont dans une “norme”.
    Il ne s’agit rien de moins que de “racisme”. Nous sommes tous des êtres humains et nos particularités, qui forment notre identité, enrichissent l’humanité.
    Notre combat s’apparente donc à de l’antiracisme.
    Au cours d’une période noire de notre histoire, les cartes d’identité portaient la mention “Juif”. Aujourd’hui elles indiquent le sexe!! qui ne devrait pas être un critère d’appréciation entre les individus..tous membres d’une même humanité.

    • Nadine a écrit le 21 août 2012

      Hier soir, dans un des épisodes de “Cold Case” intitulé “Libertyville”, dans les années 50, il y était question d’une personne afro-américaine qui était claire de peau. Et la faisait donc ressembler à un blanc. Au service militaire, il avait coché la case “noir” mais l’agent recruteur lui fit remarquer qu’il s’était trompé (les apparences sont trompeuses !). Et après réflexion, il modifia la case car il se rendit compte des avantages qu’il pourrait en tirer (notamment, avoir un grade interdit aux noirs). J’ai assez rapidement fait le rapprochement avec la transidentité, car d’une part, aux USA, il n’y a plus de case “noir”, “blanc” ou autre chose, et donc une telle situation ne pourrait plus se déroulait et d’autre part, nous personnes trans somme comme cette personne noire avec une identité blanche, nous (homme avec une identité féminine, ou l’inverse) nous trouvons très souvent dans ce type de situation !

  8. Jeanne Swidzinski a écrit le 21 août 2012

    Moi, je suis moi et ça me suffit mais autour de moi, ils ont besoin de me mettre dans une case pour essayer de me cerner. Pour mon été-civil qui a été rectifié je suis une femme, c’est ce qui est marqué sur ma carte d’identité et mon numéro d’identification commence par un 2.
    Concernant l’utilité d’inscrire F sur une carte d’identité, je n’en vois pas trop l’utilité sauf pour des statistiques?
    Je ne sais pas non plus si ça peut aider un médecin urgentiste qui doit intervenir rapidement sur la zone génitale qui aurait été accidentée?
    Sur le registre d’état civil est inscrit “née de sexe féminin le….” je sais bien que ç’est en partie faux et que mon sexe d’apparence féminin n’est pas comme une femme native ( utérus etc…).
    Chez les commerçants, je suis une femme car ils me disent “bonjour madame” mais pour les gens qui m’ont côtoyé avant et après, ils savent qu’il s’est passé quelque chose que j’ai expliqué lorsque j’ai fait mon coming out.
    Les personnes que j’ai rencontré dans diverses associations spécialisées savent que je suis issue d’une démarche transidentitaire, je ne vais pas non plus leur cacher.
    Concernant le vocabulaire spécialisé qui nous concerne, il nous est utile lorsqu’on fait notre coming out pour expliquer que cela a toujours existé, que ça existe dans d’autres cultures et que pour l’instant, le fait de nous accompagner à exister tel que nous le souhaitons est la seule solution qui nous convienne.

    • Nadine a écrit le 27 septembre 2012

      “Femme native”, ça me plait plutôt bien, mais ça me fait aussi penser aux “american natives” pour désigner les amérindiens aux States et que je trouve ce terme un peu hypocrite.

  9. AlexMec a écrit le 27 septembre 2012

    Transsexué-e? Sur la même base qu’intersexué-e?

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