Chirurgie de réattribution sexuelle chez le Docteur Chettawut

23 août 2012 | Tags: , , , , , , , , , , , , ,

Cycle complet d’une chirurgie de réattribution sexuelle chez le Docteur Chettawut

NDLR : lire aussi un complément réactualisé aout 2012 réalisé par Elora qui revient tout juste de Thailande.

Depuis plusieurs mois, on me demande régulièrement comment se déroule l’opération et le suivi post-opératoire chez le Docteur Chettawut à Bangkok en Thaïlande. Aussi, pour éviter d’avoir à me répéter constamment et pour aussi laisser une trace de ce que j’ai vécu, je vais tâcher de vous livrer ici le déroulement de ce séjour comprenant le pré-opératoire, l’opération, le post-opératoire et le suivi à distance. Cet article couvre une période de temps de plus d’une année puisqu’il s’agit de ce que j’ai vécu. Comme il semble qu’il y ait des doutes sur le procédé, voire des remises en question de la réalité de ce cycle, je vous demanderais si possible, mesdames qui êtes passées par le Docteur Chettawut pour votre SRS de bien vouloir confirmer ce que je dis au travers d’un simple : “Oui, c’est bien ce que j’ai vécu.”, afin de confirmer que ce que je raconte ici correspond aussi à votre vécu. Si vous avez vécu des passages différents, n’hésitez pas à en parler dans vos commentaires, ainsi cela alimentera d’autant le sujet et permettra aux “futures femmes physiologiques forcément ménopausées” qui veulent être opérées par le Docteur Chettawut d’avoir une idée très claire de ce à quoi elles doivent s’attendre.

Six mois avant l’opération

J’ai commencé un traitement hormonal de substitution destiné à (normalement) féminiser le corps avant l’opération. Le THS n’est pas optionnel pour des tonnes de raisons tout à fait valables pour lesquelles je ne m’étendrai pas ici, cet article n’étant pas écrit dans ce sens. Un aspect majeur de type médical concerne la diminution du choc hormonal lié à l’opération. En effet, sans diminution du taux de testostérone dans l’organisme, la SRS (Sexual Reassignment Surgery)  pourrait avoir des conséquences de choc physiologique très important, voire très dangereux. Une opération de SRS est acceptée en Thaïlande au bout de six mois de THS. En effet, la période de six mois est suffisante pour baisser suffisamment le taux de testostérone pour rendre l’opération sûre. Je vous passe bien évidemment les aspects épilation définitive du visage, l’obligation de mener une vie féminine depuis suffisamment de temps en continu qui ne sont pas l’objet de cet article, mais qui font partie intégrante d’un cheminement vers une SRS. N’oublions pas que lorsqu’on choisit de faire une SRS est directement lié au fait que nous nous sentions sans conditions des femmes. Il ne faut pas oublier que nous sommes à l’extrémité du spectre des transidentités.

J’ai parlé de “normalement” entre parenthèses. Dans mon cas, le traitement était destiné à ralentir mon métabolisme. Je souffrais d’un trouble hormonal grave que j’explique dans cet article (paragraphe 1.a).

Deux mois avant l’opération (J – 60)

J’avais reçu un courrier me demandant de faire une batterie d’examens permettant de déterminer si j’étais physiologiquement et d’un point de vue santé générale, éligible à l’opération. Les résultats de ces examens devaient être communiqués un mois exactement avant l’opération. Pour ma part, et sur conseil de la personne avec qui j’étais en relation (Je suis à ce jour toujours en relation avec elle), j’ai fait ces examens deux mois avant l’opération afin de me rassurer immédiatement. A ce titre, faites bien attention à ce que le laboratoire d’analyses médicales prennent en valeurs de référence celles féminines sinon vous risquez de vous faire une peur notamment sur votre numération globulaire qui est plus faible chez les femmes que chez les hommes.

Un mois avant l’opération (J – 30)

J’ai à nouveau fait la batterie d’examens et en ai envoyé les résultats au Docteur Chettawut. Il m’a retourné son accord en ce qui concernait mon opération. J’ai d’ailleurs aussi apporté la preuve de ma bonne santé mentale au travers d’un certificat médical de mon psychiatre (C’est la procédure aussi en Thaïlande quoi qu’il en soit dit par ailleurs.).

Quinze jours avant l’opération (J – 15)

J’arrête totalement le THS à la demande du Docteur.

J -4 et J – 3

Je suis arrivée à Bangkok et suis prise en charge par le chauffeur du centre chirurgical qui va me conduire au Dusit Princess Srinakarin Hotel. C’est un hôtel 4 étoiles avec un service de qualité exceptionnelle. Dès lors, tous les déplacements ayant trait à l’opération seront assurés par ce chauffeur, en limousine (appellation sur place, ou berline luxueuse, appellation européenne).

Le régime alimentaire devient très strict. Je suis arrivée à Bangkok à J – 4 comme prévu. Le régime se compose uniquement de fruits, yaourts, soupes liquides (sans morceau), café, thé, lait.

A J – 3, le rendez-vous pré-opératoire avec le Docteur Chettawut consiste en l’explication de l’opération qui va être faite, avec un contrôle de la matière utilisable pour l’opération (peau du scrotum, peau de la verge…). Il ne donne pas de détail quant à la profondeur qu’il donnera mais explique qu’il fera en sorte que cette profondeur soit maximisée. Il explique aussi que s’il rencontre un cas particulier, il fait le nécessaire pour arriver à un résultat le meilleur possible avec ce dont il dispose.


J – 2

Je prends un premier laxatif, le Swift qu’il faut absorber avec un Fanta ou toute autre boisson ayant un goût prononcé et masquante en terme d’odeur. Le Swift est vraiment, paraît-il, une horreur à ingérer sans ce petit subterfuge . Mon régime alimentaire passe à du “tout liquide”. Les fruits et les yaourts sont donc éliminés du régime.

J – 1

Je prends un deuxième laxatif puissant. Mon régime alimentaire est toujours au “tout liquide”. A l’heure dite sur le document j’arrête toute alimentation.

Jour J

Le matin, je prends mon dernier verre d’eau avant de passer à un diète totale quelques heures avant l’opération.

J’arrive deux heures et demi avant l’heure de l’opération, acheminée en limousine depuis l’hôtel, où les infirmières d’une gentillesse et d’une douceur incroyables s’occupent de me préparer à l’opération. Je ne porte désormais plus qu’une blouse hospitalière et un bonnet masquant mes cheveux.

A 14h30, je rentre au bloc où je suis endormie. L’opération va durer 5h30 en tout. Le détail de ce qui a été fait peut être trouvé en suivant ce lien (paragraphe 6 : technique opératoire).

Le réveil et les soins intensifs post-opératoires (J à J + 2)

Durant 36 heures je suis suivie de très près et de manière individuelle afin de me remettre sur pieds après l’opération. A ce moment-là, je suis allongée sur le dos, les jambes écartées selon un angle de 30° et pendant 36 heures j’ai des jambières qui forcent la circulation du sang dans les jambes afin d’éviter une éventuelle formation de caillot. Je suis descendue en chambre classique au sein de l’établissement. Je note au passage que chaque pièces dispose d’une climatisation individuelle, que la chambre est en surpression afin d’éviter la transmission de maladies nosocomiales.

Suite des soins en chambre classique dans le centre chirurgical (J + 3 à J + 4)

Les jambières ont été retirées. Je dois malgré tout continuer à dormir sur le dos avec les jambes écartées à cet angle de 30° pour ne pas stresser les tissus.

A J + 4, le packing (pansement post-opératoire emplissant intégralement le néo-vagin) est retiré. Le dilatateur numéro 1 qui sera mon premier dilatateur est employé afin de déterminer la profondeur réellement obtenue durant l’opération. Le Docteur Chettawut réussit quasiment tout le temps à donner entre 5,5 pouces et 7 pouces de profondeur. Pour ma part, j’ai 6 pouces de profondeur annoncés.

On me donne ma pochette contenant le set de dilatateurs, l’anneau pour m’assoir dans les premiers temps, un miroir pour suivre les dilatations dans les premiers temps, un lot d’alèses, des tubes de lubrifiant, des protections périodiques pour protéger les culottes. Pour ma part j’ai porté durant deux mois des boxers moins contraignants pour la vulve en pleine cicatrisation.

A ce moment-là, la sonde urinaire est toujours en place. Les dilatations ne sont pas encore au programme.

Étant en capacité de marcher (avis du Docteur), je suis raccompagnée à l’hôtel dans la chambre que je vais occuper dans les treize prochains jours.

J + 5 et J + 6

Je garde la chambre comme demandé par le Docteur. Tous les matins, deux infirmières ayant physiquement participé à l’opération et connaissant de ce fait parfaitement ma nouvelle anatomie, s’occupent de faire les soins quotidiens post-opératoires. Ces soins vont s’étendre jusqu’au retour en France. Si besoin, il suffit de leur envoyer un SMS ou de les appeler (téléphone de l’hôtel… Quelques centimes d’euros) pour qu’elles viennent une fois de plus dans la journée.

A J + 6, la sonde urinaire est retirée et la première dilatation est réalisée par une des deux infirmières, et durera 10 minutes avec le dilatateur numéro 1 en plexiglas (comme tous les autres d’ailleurs) et dont le diamètre est de 23 mm. Dans le même temps de cette dilatation, l’infirmière m’apprend le geste à réaliser dans le cadre de la dilatation ainsi que les préparatifs nécessaires à celle-ci pour qu’elle se passe dans les conditions optimales.

Comme la sonde urinaire a été retirée, j’ai obligation de boire plusieurs litres d’eau afin de prévenir toute cystite (infection urinaire) qui découle du port prolongé de la sonde. Je vais donc pour la première fois uriner avec ma nouvelle anatomie. Le fait de boire ainsi me force à uriner très régulièrement et donc à éduquer l’urètre à fonctionner dans sa nouvelle conformation.

Je dois garder la chambre et ne pas en sortir du tout pour mes repas. Je les fais donc apporter en passant commande par téléphone. Je garderai la chambre plusieurs jours. Je n’ai le droit de marcher que pour me détendre les jambes ou pour aller à la salle de bains.

J + 7 à J + 10

Les dilatations se font au dilatateur numéro 1 selon un plan fourni par le Docteur. Je n’en parlerai pas ici du fait qu’il s’agit d’un aspect technique et que la progression pour passer au dilatateur numéro 2 peut avoir varié. Néanmoins à J + 10, je passe au dilatateur numéro 2 tout en commençant la dilatation avec le dilatateur numéro 1. Une constante dans les dilatations est le rythme invariant durant la première année, à savoir trois dilatations par jour (ou deux dès lors qu’on a repris le travail).

A J + 10, je suis autorisée à descendre prendre l’ensemble de mes repas dans le restaurant de l’hôtel. C’est le déplacement maximum auquel j’ai droit. Il est toujours fortement prescrit de rester allongée le maximum de temps afin de laisser la cicatrisation s’opérer dans les meilleures conditions.

Les soins quotidiens se poursuivent avec photos régulières pour faire un suivi de la cicatrisation et un nettoyage très précis de la vulve nouvellement constituée. La plupart du temps, une des deux infirmières reste avec moi pendant parfois une demi-heure pendant la dilatation du matin afin de voir que tout se passe bien sur l’ensemble de celle-ci. Nous en profitons pour discuter. Il y a une composante très humaine dans le suivi.

J + 11 à J + 13

Les soins quotidiens se poursuivent et à J + 13, je suis autorisée à descendre au bord de la piscine à partir de 17 h le soir après la grosse chaleur pour enfin marcher un tout petit peu plus. J’en profite bien évidemment pour tremper les mollets dans l’eau pour me rafraîchir. IL EST FORMELLEMENT INTERDIT DE SE BAIGNER, ET CECI DURANT LES TROIS PREMIERS MOIS ! ON N’EST PAS LA-BAS POUR DES VACANCES ! OU ALORS C’EST QU’ON N’A RIEN COMPRIS !!

J + 14 à J + 18

Je suis autorisée à marcher normalement mais sans excès et je peux désormais me déplacer dans le mall à côté de l’hôtel, le Seacon Square.

A J + 17, je suis acheminée au centre chirurgical où le Docteur Chettawut fait une visite de contrôle avant le départ pour s’assurer que la cicatrisation est normale. Si aucun souci n’est levé, le départ n’est pas reporté. Dans le cas contraire (j’en ai connu) il peut très bien décider de procéder à une mini-intervention corrective s’il constate un souci. Le cas dont j’ai connaissance lorsque j’étais présente sur place a concerné une fille qui avait une grande lèvre légèrement plus épaisse que l’autre, aussi le chirurgien a procéder à une rectification esthétique de cette lèvre, ce qui n’a d’ailleurs même pas entraîné un report du départ.

A J + 18, je suis acheminée à l’aéroport de Bangkok où je suis prise en charge par le personnel qui va me véhiculer jusqu’à l’avion en fauteuil roulant. Il est prévu dans l’avion que je me trouve à une place me permettant d’allonger les jambes. J’aurai la chance d’avoir les trois places centrales disponibles ce qui me permettra de m’allonger durant plus de la moitié du voyage. En arrivant à Roissy, je suis là aussi prise en charge en fauteuil roulant, les aéroports ayant communiqué entre eux à ce sujet. Je rentre chez moi raccompagnée par quatre amies et comme il y a 17 heures que je n’ai pas pu faire de dilatation, je procède immédiatement à une dilatation.

J + 19 à J + 60

Je continue les dilatations comme prévu et je passe rapidement au dilatateur numéro 3. Je prends régulièrement ma vulve en photo pour pouvoir envoyer au Docteur Chettawut. Une dizaine de jours après mon arrivée, j’ai une légère démangeaison à la jonction de la vulve et du mont de Vénus. Je fais une photo en très gros plan de la zone et demande au Docteur comment résoudre le problème concernant cette irritation malgré tout gênante. Le Docteur me répond dans les deux heures qui suivent et me donne la procédure particulière à suivre. Il s’agit d’un petit problème qui se résout tout simplement en déposant de la mousse de savon préalablement préparée entre les mains en tapotant la zone pour l’assainir des bactéries certainement présentes. Il est normalement conseillé dans les premiers temps de ne faire aucun geste direct sur la vulve pour ne pas risquer d’endommager les tissus encore fragiles, mais dans certains cas, le geste en question peut être nécessaire. Deux jours après l’irritation a définitivement disparu.

J + 61 à maintenant

J’ai juste continué les dilatations. Les fils ont progressivement disparu.

Je suis suivie sur place en France par une gynécologue-endocrinologue qui connaît parfaitement les opérations du Docteur Chettawut et qui est donc en mesure de faire le suivi post-opératoire, voire des compte-rendus au Docteur en cas de besoin.

J’ai envoyé très régulièrement des photos au Docteur afin de faire un point de la progression de la guérison (dans les trois premiers mois) et ensuite de la modification progressive de la forme globale qui évolue vers une forme totalement naturelle (constatée dès le quatrième mois par ma gynécologue et par la laborantine qui me fait les prélèvements vaginaux de contrôle). J’échange aussi très régulièrement avec le Docteur Chettawut par mail, et lui donne le détail de ce que je constate. Dans trois cas, cela a permis d’affiner la procédure post-opératoire sur des points plutôt mineurs mais néanmoins importants.

Mes dilatations m’ont amenées durant cette période à passer au dernier dilatateur, le numéro 4, mais celui-ci ne suffisant plus, j’ai dû aller acheter un dilatateur plus important afin de terminer le travail qui assure la conformation du néo-vagin telle celui d’une femme physiologique. Je suis donc désormais sans différence avec n’importe quelle autre femme.

Entre temps, j’ai repris l’intégralité de mes activités, professionnelle, sportive, et ma vie est un vrai bonheur.

En conclusion

Comme vous pouvez le voir, l’ensemble du cycle est extrêmement bordé par un personnel d’un professionnalisme hors-pair et d’ailleurs mondialement reconnu. Ce n’est pas pour rien que le prochain colloque international sur le transsexualisme aura lieu à Bangkok.

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35 responses to Chirurgie de réattribution sexuelle chez le Docteur Chettawut

  1. Camille a écrit le 23 août 2012

    Merci pour ce journal de bord que je trouve très intéressant =)

  2. Aurore a écrit le 23 août 2012

    Merci beaucoup !

    Je sais donc a quoi m’attendre, et suis toujours prete pour le faire! Et des questions que je me posais sur la post operation.

    Merci !

  3. Laëtitia.Stol a écrit le 23 août 2012

    Merci Alexandra pour ces précisions, cela rassure je pense les personnes (dont je fais partie) en tout début de parcours :)

  4. Aurore a écrit le 23 août 2012

    J’ai une question….pour changer

    Quid du ths apres l’operation? Puisque l’on ne peut vivre sans hormones.
    Reprise du traitement et du gel?? Un autre?

  5. Alexandra a écrit le 24 août 2012

    @Aurore : simplement le THS est à vie avec variation de traitement. Me concernant, sans donner les dosages qui me sont propres fonction de mon métabolisme, je suis sous estradiol 17-beta et progestérone. Pour cette dernière hormone, elle restera introduite pendant environ trois ans encore, je pense, car elle contribue à donner la forme voulue aux seins. Je suppose qu’ensuite on supprimera la progestérone et on diminuera l’estradiol. Espérant t’avoir éclairée.

  6. Alexandra a écrit le 24 août 2012

    Merci a toutes en retour d’avoir lu cette prose. Je me disais que je ne pouvais pas garder ce genre d’informations pour moi car en ce moment il y a une campagne de désinformation, voire même plus grave pour dénigrer les opérations faites par le Docteur Chettawut ainsi que soi-disant pas de suivi en post-opératoire. Ça va jusque là !! Alors, à un moment il est temps de rétablir la vérité.

  7. Elora a écrit le 24 août 2012

    Coucou. Voici mes commentaires en direct de Bangkok. Je suis globalement d’accord avec ce que tu racontes sais que la voiture n’est pas une limousine, que je n’ai pas pu manger de fruit pendant les premiers jours à cause du régime liquide et que le packing est retiré en deux fois. On m’a retiré le pansement marginal (celui qui est dans le vagin) seulement à l’hôtel.

    En ce qui me concerne, les infirmières ne prennent pas de photo. Je vais bientôt revoir le docteur pour la visite de contrôle.

    C’est tout pour le moment car je viens de me réveiller en fait XD

    Bise

    • Alexandra a écrit le 24 août 2012

      Coucou Elora. Peux-tu expliquer le retrait en deux fois ? Ce n’était pas le cas à l’époque… Il semblerait que le Docteur ait changé sa procédure à nouveau. Comme il l’améliore constamment… :-)

    • Alexandra a écrit le 25 août 2012

      … Au fait… Pour la limousine, une voiture est appelée limousine dès lors qu’elle offre un niveau de confort supérieur aux voitures classiques. Et c’est le cas de celle utilisée pour nous accompagner. Évidemment, ce n’est pas une avec bar intégré, mais bon… On est là-bas “pas pas pour sucer des glaçons” (double négation) :-)
      Bon rétablissement et bonjour à toute l’équipe !

  8. Florence GrandeMa a écrit le 24 août 2012

    Trés enrichissant ces échanges, rien ne vaut les vécus, leurs éclairages et résultats, surtout dans les expériences médicales! Merci d’avoir impulsé ce sujet Alexandra, toutes les expériences sont importantes et plus elles sont nombreuses, plus elles sont fiables et aident au choix important à faire par la personne en la matière,kiss.

    • Alexandra a écrit le 25 août 2012

      Coucou Flo. J’ai demandé que d’autres témoignent en renfort de mon propre témoignage. C’est ce qui s’est passé sur l’article-source côté blog. Je pense qu’il va falloir multiplier les témoignages de la sorte et que chacune arrive à sortir de sa timidité pour apporter de l’information. Surtout qu’avec internet, il est facile de garder une certaine forme d’anonymat pour celles qui en ont besoin.
      Bises.

  9. Alixia a écrit le 24 août 2012

    le premier texte de vécue de Chet que j’ai lu, c’étais celui de Marine de Brest en 2007, puis il y en eu d’autre.
    un jour sur un tcaht, j’ai eu dial avec une fille opé a Bordeaux, en fait, quand on lui posait des questions technique, elle était incapable de répondre sans regarder son compte rendue opératoire, ça donne froid dans le dos de savoir que certaines se font opé sans exactement savoir ce que l’on vas leur faire.

    • Alexandra a écrit le 24 août 2012

      Aujourd’hui, je viens de recevoir un SMS suivi d’un appel peut-être ou non en relation avec cet article. Soit c’était une erreur de numérotation comme il m’a été dit, je vais dire que c’est ce que je crois, soit…

  10. Naïs a écrit le 25 août 2012

    Bonjour !! et sur une échelle de 1 a 10 la douleur ressentie ? merci !!

    • Alexandra a écrit le 25 août 2012

      Bonjour Naïs. Sur une échelle de 1 à 10 elle est de zéro. Je ne plaisante pas. Mais, c’est normal, on ne te laisse pas souffrir bêtement et on te fait prendre entre autres du Tramadol. Cet anti-douleur, beaucoup le supportent mal sur un période de temps longue. Comme j’ai dû reprendre assez rapidement une activité professionnelle (je suis à mon compte) et que je devais recommencer à donner les cours d’Aïkido à l’époque, j’ai pris du Tramadol sur une durée de trois mois (à ne pas faire si on peut éviter !) pour pouvoir assurer tout cela, dès que j’ai été autorisée à faire un peu d’efforts. Dans tous les cas, la douleur est restée à zéro. Bien entendu, sans Tramadol, dans certaines conditions, je me serais fait mal (noter que c’est moi qui aurait été à l’origine de la douleur du fait de l’activité obligatoire), j’ai éloigné le point de douleur pour pouvoir assurer mes responsabilités que je ne pouvais fuir indéfiniment. Si on a moyen de couper rapidement le Tramadol, c’est à dire parce qu’on n’a pas lieu de fournir des efforts immédiats, c’est préférable du fait des effets indésirables induits.
      Donc, niveau de douleur, même dans mes conditions particulières = zéro.

  11. amelie a écrit le 25 août 2012

    je confirme, meme si j’ai ete opere en Belgique,je n’ai pas eu mal, il faut dire que j’avais une pompe a morphine pendant la semaine ou j’ete a l’hopital et au retour tramadol en comprime sur demande.
    mais je n’ai presque pas prise de médicaments contre la douleur.

    merci pour le commentaire Alexandra.
    bisous

  12. Ester a écrit le 25 août 2012

    Merci Alexandra pour ce témoignage bien détaillé.
    J’ai remarqué une chose en France quand on parle de Chirurgie de Réassignation Sexuelle elle est toujours pratiquée dans 3 pays (Belgique, France, Thaïlande -par ordre alphabétique-) et pour ainsi dire jamais ailleurs.

  13. Kaya a écrit le 26 août 2012

    Merci beaucoup pour ce témoignage précieux et rassurant du fait de toutes ces questions que je pouvais me poser. Il m’ en resterai une:
    Combien de temps c’est écoulé entre ton premier contact avec le docteur/la clinique et la définition d’ une date pour l’ opération ?

    • Alixia a écrit le 26 août 2012

      d’après ce que je sais, il me semble que Chet est un des chirg ou le temps d’attente est le moins long. en fin d’année dernière le temps était de 2mois, si mes souvenirs sont bon.

      • Kaya a écrit le 26 août 2012

        Waw ! Pour le coup je trouve ça court tout de même et vu que je devrai commencer le Ths que dans un mois ( si tout va bien ) + 6 mois voulut par le Chettawut … et me faudra les sous donc un bon gros lot de patience.
        Tu vois j’ aurai pensé que ça aurai été de 2 ou 3 ans d’ attente quand même.

        • Alexandra a écrit le 26 août 2012

          J’avais posé ma demande pour une opération le 23 juin 2011 en appelant là-bas le 11 avril 2011. Le 15 avril 2011, nous fixions le 25 juin 2011. J’avais commencé mon THS le 24 décembre 2010.

          • Kaya a écrit le 26 août 2012

            Oki merci beaucoup Alexandra et Alixia, je vois encore bien plus claire.
            Bisous

  14. Alixia a écrit le 27 août 2012

    2/3ans d’attente, pff, la Thaïlande c’est pas la france, pour Suporn, il me semble que ça doit être 1an d’attente.

  15. Alixia a écrit le 27 août 2012

    ça change.
    oh! un beluga qui décolle.

  16. paloma a écrit le 2 janvier 2013

    Super comme temoignage

  17. Christine Elodie a écrit le 15 août 2013

    Beau témoignage, toutes les étapes y sont bien détaillées, et surtout beaucoup de réponses à des questions que l’on se posera pour une ré-assignation. Ça évite de partir vers l’inconnu !

    il ne semble que la pratique de l’anglais est aussi indispensable pour pouvoir communiquer à Bangkok ?

    • Alexandra a écrit le 15 août 2013

      Il y a possibilité de se faire assister par quelqu’un sur place. Ça ne change rien du prix ce qui est important à noter. Si besoin je peux mettre en relation. Information en MP bien évidemment. Et ce sera bien entendu hors cadre Txy. :-)

  18. Armonia Puel a écrit le 16 août 2013

    Chère Alex,
    Merci pour ton témoignage rassurant. Le Docteur Chettawut faisant partie de mes options probables avec la Belgique. Je suis rassurée sur le suivi post-opératoire car c’est surtout cela qui m’inquiétais.
    Je vois l’avenir avec plus de sérénité notamment sur le traitement de la douleur. J’ai horreur de souffrir !
    Big biz

    • Alexandra a écrit le 17 août 2013

      Si tu as des questions d’ordre plus “intimes” pour te rassurer, n’hésite pas à me les poser de vive-voix lorsque nous nous reverrons en septembre.
      Bises.

  19. Constance Mn a écrit le 25 février 2017

    Salut!!

    Moi c’est cet article en particulier qui m’a fait m’inscrire sur ce forum… parce que bon, on peut dire ce qu’on veut, les amis et les proches sont pas très rassurés quand tu leur parles de Thaïlande… aussi merci pour cet avis très détaillé! :)
    Une question, cependant : quand tu es revenue en France, comment ça c’est passé au niveau du changement d’état civil? Du numéro de sécurité sociale? Et pour partir de là bas, c’est pas gênant d’être une femme et d’avoir un passeport sur lequel il est écrit “M”?
    Merci à toi :)

  20. sumalee marina a écrit le 24 juillet 2017

    salut, merci pour la description que tu a faite, j’aimerai me lancer sauf que j’ai pas l’argent, est que vous connaissez quelqu’un pour m’aider http://www.lepotcommun.fr/pot/8qqg0adx

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