Parcours trans’ et dépsychiatrisation

25 août 2012 | Tags: , , , , , ,

STP 2012Préambule

Dans cet article, je parlerai essentiellement des transsexuel-le-s, la psychiatrisation touchant essentiellement directement les “parcours trans’ ” qui sont principalement visés par la psychiatrisation actuelle.

J’emploierai le mot “transsexuel” car il est actuellement celui compris par la société, bien que je ne l’aime pas du tout. Je répète ceci à chacun de mes articles très dirigés sur cette frange de la population transidentitaire, car c’est mon sentiment profond, mais il faut bien tout de même utiliser les termes connus afin de “vulgariser” le texte pour les personnes extérieures à la transidentité.


Incidence actuelle de la psychiatrisation sur les personnes trans’

La psychiatrisation du transsexualisme telle qu’elle est actuellement pratiquée en France a pour conséquences majeures les points suivants pour celles qui se plient aux protocoles par méconnaissances des possibilités de suivre des parcours hors-protocoles :

1) Accès au soins spécifiques : épilation définitive (visage, corps…), traitement hormonal, orthophonie, chirurgie de réattribution de sexe, mammoplastie…

2) Attribution de changement d’état-civil, donc lobbying auprès des juges et des tribunaux de qui doit être considéré dans son genre réclamé de qui ne doit pas l’être !

… et donc de tout cela découle l’intégration de la personne en transition ou ayant transité dans la société sans désocialisation.
Le point numéro deux touche toute la population passée ou non par les protocoles puisque le lobbying que j’évoque nous touche de plein fouet. Je suis actuellement en procédure de changement d’état-civil et donc touchée directement par ce lobbying.

Dans le présent des protocoles, l’accès aux soins n’est autorisé qu’après bien souvent deux années de suivi psychiatrique arbitraire et d’obligation pour la personne trans’ de vivre dans son genre-cible sans soin de base, ne serait-ce pour les transsexuelles que l’épilation définitive du visage, le visage étant la première chose que l’on voit d’une personne. Il en résulte le plus souvent une désocialisation brutale de la trans’, celle-ci étant mal perçue. Imaginez un seul instant une trans’ ayant une barbe très dense et bien bleue qu’elle doit absolument masquer sous du fond de teint de cinéma durant ces deux années et devant continuer à travailler. Vous comprenez immédiatement le problème. Les conditions sont tout simplement inhumaines !

La psychiatrisation des personnes trans’, telle que pratiquée en France actuellement, amène à ce genre de choses.

L’incidence de tout ceci amène à ce qu’une trans’ opérée depuis parfois plus d’un an ne dispose toujours pas de ses papiers dans son genre réel, les juges s’appuyant encore et toujours sur trois expertises très souvent dégainées, y compris dans certains cas pour celles passées par les protocoles :

1) Expertise gynécologique
2) Expertise endocrinienne
3) Expertise psychiatrique

… Cette dernière étant peut-être la plus sujette à caution que les deux précédentes, sachant que la première peut tout simplement être considérée comme un viol. Il est important de noter que ces expertises réclamées par les tribunaux sont à la charge du/de la trans’ et représentent actuellement 3000 euros à la charge de la personne sans assurance que celles-ci découlent sur le changement définitif de l’état-civil. Ces expertises sont humiliantes et ne font que ralentir un processus qui devrait aller de soi.

Je vais donc tâcher au travers de cet article de faire le point sur l’état de la condition transsexuelle en France au regard de cette psychiatrisation qui est le pivot majeur de nos transitions, que l’on passe ou non par les protocoles.

Historique rapide du transsexualisme

La psychiatrisation du transsexualisme en particulier tire ses racines dans l’histoire de la compréhension de cet état de l’être humain qui se trouve exprimer son inadéquation entre sa physiologie et son ressenti profond. Malheureusement, cet état a été creusé par un psychiatre fondamentalement misogyne, qui ne supportait pas qu’une femme puisse avoir du plaisir, en la personne de Freud, et un autre psychiatre qui exprimait sa transphobie au travers de son métier, en la personne de Lacan. Ces deux psychiatres ont créé une forme-pensée, orientée essentiellement sur le désir sexuel et non sur le genre, ce qui a amené ce terme barbare incluant la notion de “sexe”, de sexualité, complètement fausse dans le terme, et l’ont propagée.

Dans le même temps, aux Etats-Unis, John Money allait réaliser le plus grande fraude concernant le transsexualisme en opérant un nourrisson intersexué pour lui faire adopter un genre arbitrairement. Durant nombre d’années John Money fera croire que cet enfant qu’il appellait “une page vierge” allait adopter le comportement correspondant à sa forme. Dans la réalité, cet enfant une fois devenu adulte finira par se suicider, le genre qui lui a été donné ne correspondant pas du tout à son ressenti profond. Les études de John Money ont été depuis, démontrées frauduleuses. Tout ce faisceau d’études et d’expériences tendant à psychiatriser le genre ou a faire passer le message que le genre est dicté par la forme ne se fondent en réalité sur aucun fait scientifique mais plus sur l’affect de ceux-là même qui les produisent, dans une envie de démontrer leur conclusion en partant de celle-ci. Ces raisonnements ne se fondent sur rien de scientifique.

D’un autre côté, il y a une personne comme Harry Benjamin qui s’appuyant sur les travaux psychiatriques de Freud a inventé le principe du syndrome, pensant toujours traiter une maladie mentale. De son travail est né le fameux “syndrome de Benjamin” que la plupart d’entre nous réfute, du fait de sa composante psychiatrique. Je reviendrai plus tard sur ce point.

Qu’est le transsexualisme ?

Le transsexualisme qui fait partie des transidentités ou du transgenre durant sa phase d’accomplissement est l’affirmation par un être humain de son inadéquation du genre physiologique avec son genre psychologique. Lui seul est à même de mesurer à quel point cette inadéquation le fait souffrir. Lui seul est capable, à moins de souffrir d’une réelle maladie psychologique n’ayant rien à voir avec son transsexualisme, de dire ce qui est bon pour lui. Le transsexualisme est en soit un état qui se révèle le plus souvent lors de la prise de conscience de l’enfant de son être, en général à partir de l’âge de 3-4 ans. La prise de conscience totale de son inadéquation se situe en général entre 7 et 8 ans, ce qu’on appelle communément l’âge de raison. Cet enfant se comporte tout à fait normalement dans ses activités sociales si ce n’est qu’il peut souffrir de solitude affective, n’étant pas traité dans le genre qui lui correspond.

Impact de l’inadéquation dans le temps

Dès lors que l’enfant a compris qu’il n’est pas dans le bon corps, puisque tel est généralement le ressenti d’une personne transsexuelle, il va essayer de tout faire pour se faire reconnaître dans son genre s’il en a le moyen. Malheureusement, nous n’avons pas toujours été dans un monde idyllique où un enfant peut facilement exprimer son inadéquation, surtout dans les générations des enfants nés jusqu’en 2000 particulièrement, où découvrir son transsexualisme équivalait à devoir soit se taire et souffrir moralement, soit se retrouver marginalisé dès l’adolescence avec tous les affres que cela peut comporter allant jusqu’à l’obligation pour l’adolescent, s’il était chassé de la maison, à se prostituer pour simplement survivre.

De tout ceci résulte des analyses psychiatriques fondamentalement faussées puisque prenant en compte la détresse vécue par les transsexuel-le-s ne pouvant plus rester dans le secret du fait de la souffrance morale vécue souvent durant nombre d’années, exprimée à l’âge adulte dans une obligation d’en parler afin de pouvoir enfin vivre sa vraie vie et non la vie par procuration vécue tant d’années.

De ce fait, les psychiatres confondent allègrement la souffrance morale vécue et le désir que celle-ci cesse, avec une maladie mentale. Quel est le rôle du psychiatre si ce n’est soigner les troubles mentaux ? Or, dans le cas du transsexualisme, il ne s’agit pas d’un trouble mental, mais d’une inadéquation du corps et de l’esprit. Il est facile de comprendre, sans même avoir fait dix années d’études après le Bac que quelqu’un qui se sent bien dès lors qu’il peut rejoindre sa zone de confort n’est pas forcément un malade mental !

Or, la règle depuis nombre d’années en France consiste à déclarer d’office qu’une personne qui déclare son transsexualisme est d’office une personne affectée d’un trouble mental ou encore d’un syndrome, tout cela fondé sur les études précédemment citées et partant du précepte que si on n’est pas en adéquation entre le corps et l’esprit c’est qu’on est atteint d’une maladie mentale !

Forcément, plus la personne se révèle sur le tard, et aussi fonction de la frustration qu’elle a vécue au cours du temps à ne pouvoir être elle-même, la souffrance exprimée peut laisser penser vue de l’extérieur que la personne est atteinte d’un désordre mental.

De la souffrance à son traitement psychiatrique, il n’y a qu’un pas

Bien malheureusement, cette souffrance étant de nature psychologique, elle est immédiatement prise en charge par le corps médical psychiatrique qui va le traiter sous l’angle uniquement du trouble et ne pas tenir compte de la réalité de cette souffrance.

Et c’est bien cela que nous sommes nombreuses et nombreux à dénoncer ! De toutes les filles que je connais, aucune d’entre elles ne souffre de trouble du comportement ou de quel que trouble d’ordre mental pourtant si facilement mis en avant par le corps médical psychiatrique.

Mon expérience en la matière

Pour ma part, je ne me suis jamais sentie affligée d’un syndrome même si “l’éminent” docteur Benjamin a tenté de nous classer sous ce vocable à composante maladie. Durant une période de ma vie, j’ai été en souffrance de ne pouvoir m’accomplir et de devoir suivre le schéma binaire de la société et le principe d’immuabilité de l’être humain tel que dicté par l’Église et que l’État continue à véhiculer dans le droit malgré la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905.

Du fait de toute la littérature que j’ai pu lire sur le sujet depuis l’âge de dix ans au travers des bibliothèques municipales parisiennes, dont celle du centre Pompidou particulièrement bien achalandée, j’avais rapidement compris qu’en France nous étions considérées comme des malades mentales. Côté familial, c’était la misère. Je me serais déclarée au moment où j’avais compris totalement, c’est à dire à l’âge de huit ans, je pense que je ne serais pas là pour écrire ce texte, la communauté dont je suis issue étant déjà très dure avec les femmes, violente même.

J’ai donc œuvré pour me bâtir une vie professionnelle me permettant d’être sortie du besoin et être en mesure de me prendre en charge indépendamment de tout ce fatras pseudo-psychiatrique, ne sachant pas si même un jour j’aurais le courage de faire le mouvement. Je mettais progressivement depuis nombre d’années une somme d’argent de côté “au cas où”. L’histoire a prouvé que j’ai pu faire le mouvement. Il a fallu un problème d’ordre hormonal, mais à la réflexion, je le sais pertinemment, si je n’avais pas eu cette maladie physiologique-métabolique, je n’aurais pu tenir plus de deux années de plus à présenter ce que la société réclamait de moi, à savoir “être un homme” et l’assumer même si ce n’était pas moi. Finalement en ce moment-même je me serais engagée vers ma vraie vie (Il y a quasiment deux ans que pour moi tout a démarré). J’arrivais progressivement à un point de saturation de souffrance de gâcher ainsi ma vie à donner le change.

Et là, je suis désolée, mais je contrarierai les psychiatres quant à leur volonté de vouloir prouver un éventuel syndrome. Mon parcours de vie de transition passée et ma vie actuelle vont totalement à l’encontre de toutes ces théories fumeuses comme quoi nous sommes malades mentales. J’emploie volontairement ce vocable car de manière enveloppée, cela donne le fameux “syndrome de Benjamin”, mais ayons le courage d’appeler un chat, un chat ! Et j’ajoute… Je vais bien ! Merci !

Durant tout mon parcours, j’ai surtout eu à lutter contre les personnes conservatrices, dont mes parents sont peut-être les plus virulents, n’ayant pas hésité à user de menaces tant psychologiques que physiques à mon encontre pour me dissuader de prendre ma vie en mains, et dans mon cas surtout la sauver.

Si j’avais souffert d’un trouble mental, ou d’un syndrome (rayez la mention inutile), croyez-vous que j’aurais conservé la quasi-intégralité de ma clientèle ? Je rappelle que je suis à mon compte, c’est à dire parmi les personnes les plus vulnérables face à l’emploi, puisque le code du travail et ses protections ne peuvent s’appliquer à moi. Il est facile pour un client de rompre un contrat qu’il a avec moi. Croyez-vous que mes étudiants m’auraient soutenue ? Que le corps enseignant aurait voulu travailler de concert avec moi ? Encore une fois, je rappelle que dans ce cadre je suis vacataire, donc limogeable aisément. Croyez-vous que j’aurais pu maintenir mes postes à responsabilité au sein des associations et surtout d’une fédération ? La réponse me semble évidente. Toutes les personnes autour de moi l’ont clairement dit à l’époque : “Comment peut-on essayer de dire que tu souffres d’un trouble mental quand on voit l’énergie que tu déploies dans tout ce que tu fais malgré ta transition et la cohésion que tu maintiens dans tout ce que tu fais ? Tu n’as pas différé d’un poil dans ce que tu mènes, si ce n’est que tu as la difficulté d’imposer le fait que tu es une femme à chacun d’entre nous qui t’avons connue auparavant.”. Toutes ces personnes, je les côtoie toujours et nous échangeons de la manière la plus classique du monde, et même nos relations se sont considérablement améliorées depuis que je suis totalement accomplie.

Je terminerai en précisant à nouveau, des fois que le messages ait été insuffisamment clair : Je vais toujours bien. Merci !

En conclusion

En guise de conclusion je dirai que mon expérience est loin d’être unique et d’ailleurs, comme pour l’article précédent, je vous demanderai, si vous vous en sentez le courage, de parler de votre propre expérience et de votre propre ressenti dans le cadre de ce que vous vivez ou de ce que vous avez vécu. Il est important de bien faire comprendre à tous ceux et toutes celles qui veulent absolument que les trans’ soient des personnes atteintes d’un syndrome, qu’elles font non seulement fausse route, mais qu’elles font du tort à la plupart d’entre nous qui avons des vies totalement classiques. Si certaines veulent se considérer atteintes d’un trouble mental, ou d’un syndrome (encore une fois, rayer la mention inutile), grand bien leur fasse, mais qu’elles ne l’imposent pas aux autres. C’est faire insulte à notre intelligence ! Je peux comprendre que l’on veuille être suivie par un psychiatre quand on se sent atteinte d’un trouble mental, mais que l’on ne tente pas d’assimiler son propre trouble à toutes les autres, c’est la moindre des choses. A chacune son parcours. Et c’est bien cela qui est mis en avant dans les Principes de Yogyakarta et dans le rapport de Thomas Hammarberg pour lequel nous demandons que ceux-ci soient très rapidement appliqués. Nous sommes au troisième millénaire, la Terre n’est pas plate, le Soleil ne tourne pas autour de la Terre, et l’Univers à bien plus que 4000 ans, et la femme n’a à priori pas été créée à partir d’une côte de l’homme !

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16 responses to Parcours trans’ et dépsychiatrisation

  1. Alixia a écrit le 25 août 2012

    boudue, tu vas pas te faire que des amiEs, surtout dans certaines nouvelles arrivée, loll.
    ah mince, tu m’enlève une p’tain de vérité sur la côte de l’homme. en fait si on y regarde a deux fois, c’est bien la femme qui as une cote en moins et pas l’homme. hi,hi.
    aller, le prochain article seras sur le coter masculin du cerveau, loll.

  2. krystel a écrit le 25 août 2012

    peut-être une bonne connaissance de ton cas personnel, mais une belle méconnaissance du reste!!! désolée ma grande mais encore une fois la lecture d’articles ici me désole…

  3. Nadine a écrit le 25 août 2012

    Krystel, ça serait bien de détailler ce qui ne va pas avec l’article d’Alexandra, car dire seulement “la lecture d’articles ici me désole” manque pas mal d’argument. J’aimerais comprendre pourquoi pour toi ce texte te “désole” !? Çà me laisse sur ma faim !

    Bise

    Nadine

  4. Alexandra a écrit le 26 août 2012

    Ma chère Kristel, en fait, je n’en ai rien à faire de te désoler puisque tu sembles cruellement manquer d’arguments, mais être seulement capable d’énoncer une conclusion qui n’est connue que de toi seule.
    Argumente et nous pourrons reparler.
    En effet, Alixia, je sais pertinemment que je vais me faire des ennemies, mais en fait, je m’en moque, je les ai déjà depuis pratiquement une année. Alors un peu plus, un peu moins, qu’importe ! Qu’elles se dévoilent et nous pourrons ferrailler directement. Mais, vue généralement la pauvreté linguistique de ces personnes, et la bassesse générale des attaques, au pire elles convaincront les idiotes, mais ne pourront faire le poids avec celles qui ont la tête sur les épaules, justement celles que je cite et pour lesquelles je n’hésite pas à dire que je fais partie. J’ai les chevilles qui viennent brusquement d’enfler, mais je suis très bien dotée en terme d’anti-sweling.

  5. Naïs a écrit le 26 août 2012

    Ce que dit la France (HAS) en novembre 2009 !! resté tel quel depuis !!!

    http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2009-12/rapport_transsexualisme.pdf

    ben ya du boulot 😉 mais ont apprends des trucs !! quel manque de sérieux quand mm *o*
    Quand je vois le nombres d’expert “Psy” au prés des trinueaux qui ont TOUS relachés des fous residivistes je me demande le bien fondé d’une pseudo science qui est vraiment aléatoire digne de l’astrologie lol

  6. roxy a écrit le 26 août 2012

    Deux constats pour ma part.

    Premièrement un article remarquablement bien écrit et digeste sur un sujet complexe qui en a fait fuir plus d’une. Complet et bien étayé, si le cas personnel est logiquement cité à l’appui, il n’en reste pas moins que les références mentionnées sont généralisables à l’ensemble.

    Bien que mon cas soit différent et d’un point de vue passif et d’un point de vue présent, je fais volontiers confiance à Alexandra par cet écrit.
    Bien qu’ayant très jeune perçu des signes de trouble de genre, fut-ce de ma propre volonté ou de l’influence des autres, ils n’ont pu se développer au point d’occasionner une réelle souffrance.
    Ce n’est que sur le tard que les interrogations se multipliées de façon exponentielle, ceci étant lié à un facteur déclencheur complexe que j’évoque dans mon texte de présentation sur le forum.
    Il en a résulté une conviction grandissante d’inadéquation entre le corps et l’esprit, très bien décrite par Alexandra ici.

    Mais je ne suis pas du genre à m’emporter ou à me laisser convaincre par un sentiment naissant sans procéder à une auto-analyse et à donner le temps au temps de m’apporter une certitude.
    5 ans à “m’étudier”, à m’intéresser aux autres cas, ont été nécessaires pour que je prenne la décision “d’aller plus loin”.
    Après bientôt 11 mois de THS, dont quelques périodes très dures, mon épanouissement est à la hauteur de mes espoirs en un choix que j’espérais judicieux et qui se confirme l’être.

    D’un point de vue psychologique, je citerais l’auteure de cet article: “Tout va bien! Merci!”.
    Pour le moment du moins…
    En effet, hormis 3 visites chez un psychiatre reconnu comme un des spécialistes du sujet et qui m’a déclaré lors de notre premier entretien: “Je n’ai rien a ajouter, vous êtes très équilibrée et savez parfaitement ce que vous voulez.”, pour parler ensuite de tout et de rien durant les suivantes, je n’ai pas encore eu à affronter les affres décrites par maintes transsexuelles que je croies volontiers réalistes lors des évolutions à suivre.

    J’ajouterais en second lieu envers Krystel, au risque de paraphraser ce qui a été dit, que je ne vois absolument pas ce qu’il y a de désolant dans cet article et que lorsque l’on s’improvise critique il est de mise d’exposer des arguments.
    Sous-entendre que “la lecture d’articles ici me désole…” s’avère être plutôt blessant pour l’ensemble des auteures et à mon goût très éloigné du rôle d’une modératrice.
    A moins… A moins que les fameuses “ennemies” mentionnées par Alixia ne soient déjà à l’oeuvre, l’usage du “ma grande” ne présageant pas d’un appel à l’entente cordiale…

    Peut-être Alexandra as-tu raison quant à la pleutrerie de celles que tu connais déjà, et je le regrette fort, l’envie de faire tâter de l’estoc à une cohorte de mercenaires de la pensée obtuse me démangeant affreusement le poignet…

  7. Alixia a écrit le 26 août 2012

    le problème est que les pro-protocole aiment a se sentir plus ou moins malade , mental??? peut-être en fait. hips.
    cela étant entre le psy chefde service et accessoirement président du syndicat de psy hospitalier, la psy sexologue, l’ex-psy des prison, on a de beaux spécimen de spécialistes, si on rajoute a ça que la plupart sont transphobe, cela donne une petite idée des spécialistes qui en fait vu qu’illes ne vivent pas ce que l’on vie ne peuvent, de fait, rien comprendre du tout et c’est a ce genre d’individus que l’on devrais faire confiance.
    pour certains, illes ne recherche qu’une certaine gloire d’avoir pu dire ou écrire des choses sur nous tout en continuant a citer Lacan et Freud, pfff, idées d’une autre époques a se demander si les soi-disant spécialiste sont capable d’évoluer, surtout en france. aux US, ya bien longtemps qu’une bonne majorité de psy a mis Freud a la poubelle.

  8. amelie a écrit le 30 août 2012

    Je suis pour la dépsychiatrisation, même si je suis pour un suivi lors de la transition, qui peux être fait par un psychologue vu le désarroi que cela cause dans certaine cas.

    Ce qui interpellé c’est que je n’ai jamais rencontre une personnes qui ai vécu mon parcourt asse typique, a savoir être internet en IMPP à l’age de 12 ans jusqu’à met 17 ans et sous contrôle médicamenteux comme de coutume dans les années 70.

  9. Alixia a écrit le 30 août 2012

    sauf que si tu es pour un suivi, même par un psychologue, cela seras et deviendras une généralité et donc plus ou moins une obligation.
    hors, comme chaque cas est unique, cela vas sans dire que ce ne seras pas accepter par tous le monde.
    donc toujours faire attention vis a vis de ce que l’on a envie et de ce que les autres veulent.

    • amelie a écrit le 30 août 2012

      ben oui, mais qui n’a pas eu besoin d’aide et de soutien lors de sa transition et puis cela ne veux pas dire que cela deviendra une obligation, chacun/e a voir par rapport a ces besoins.
      je le constate dans mes rencontres lors des permanences, pouvoir parler a une personne qui vous comprend et qui peu vous aider dans votre parcourt est un plus.

      bien sure je parle pour la Belgique vu que je connais mal le system français.

  10. Alixia a écrit le 30 août 2012

    ben parler, oki, mais je ne vois pas trop ce qu’un psy peut aider, mieux vaut justement les permanences d’assoc ou alors d’autres filles au tél ou via la toile qui elles comprendront surement mieux qu’un psymachin.
    perso, j’ai eu des filles qui ont été là pour moi, mais par tél car elles vivaient en bretagne, ici a tolosa, je dirais que ça a été plus que lamentable, car trop binaire pour moi, donc forcément ya eu clash.
    mais le soutien j’en avais surtout besoin du fait qu’un certains groupuscule de trans me tirais dessus, sinon pour ma vie courante, pas eu besoin.

  11. amelie a écrit le 30 août 2012

    Quand je dit psy, en faite je devrais plutôt dire une personne neutre qui puisse avoir une écouter actif (ben oui il y a une différence entre entendre et écouter ) et au courant des difficultés que l’on peu rencontre lors de notre parcourt.
    Je devrais pour bien faire mettre une limite vu que je parle que de ce que je connais, a savoir un parcourt trans-identitere.
    Mais que cela soit un médecin de famille ou un psychanalyste comme dans mon cas, cela m’a suffit pour faire le tri dans ma tête et trouver un réconfort.

    Maintenant je te poserai la question de savoir ce que tu pense d’un psy transs ?

    Ben oui, notre association a un psychologue transs et plusieurs d’entre nous font des études dans ce sens.
    Notre devise étant ( tend la main et fait passer ).

  12. Alixia a écrit le 30 août 2012

    un psy reste un psy, sauf si est sortie du contexte freud et lacan, ce qui reste a voir, de toute façon quoiqu’il en soit cela reste dans la lignée du capitalisme, bientot il ya auras autan de psy que de personnes lambda, a croire qu’il y a un marché. pfff.

  13. Nadine a écrit le 30 août 2012

    Faut bien remplacer les curés !

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