Transidentité, discrimination, un vécu

30 août 2012 | Tags: , , , , , , , , ,

STP 2012Préambule

Aujourd’hui, j’ai pris la décision de vous parler d’un pan de la transition que j’ai vécue jusqu’au mois de juin 2012 et dont j’avais sciemment décidé de ne pas parler afin de ne pas attirer la schkoumoune.

Tous mes articles ont globalement été dans un sens positif lorsqu’il s’agissait de vous parler de ma propre transition ; j’avais pris la décision dès le départ de ce blog de ne jamais évoquer les problèmes plus ou moins graves que j’ai rencontrés dans tout ce parcours qui m’a amenée à celle que je suis désormais.

Le temps est venu de vous présenter ce qui fût parfois aux limites du surmontable et même parfois inhumain à vivre.

Quand on entame une transition, il faut avoir le cœur bien accroché et une volonté que peu de gens ont, du fait de toutes les embûches qui se présentent sur la route.

Le contexte

La France, pays des Droits de l’Homme, fait partie de ces pays qui ne respectent pas les principes qu’elle arbore fièrement. Quelle que soit la direction dans laquelle nous tournons la tête, nous pouvons nous apercevoir que les minorités, les cultures locales ont toujours été brimées, parfois même éradiquées afin qu’aucune tête ne dépasse. Cela, nous le devons à une culture post-révolution, lorsque pour fonder la République il fût décidé que tout le monde devrait s’uniformiser. L’uniformisation s’est faite au travers de :

1) Une langue commune au détriment des langues régionales avec volonté d’éradiquer celles-ci. Il n’est jamais bon pour le pouvoir de ne pas comprendre ce que son peuple dit, surtout lorsque ledit peuple peut être en désaccord avec les gouvernants ;

2) Le principe d’indisponibilité de l’état des personnes. Ainsi, on contrôle bien plus facilement qui est qui. Il s’agissait d’empêcher qu’une personne puisse réaliser des transactions sur son état civil ou y renoncer (Cf. C. civ., art. 311-9).

Comme on peut le constater, en France, il ne fait pas bon de différer de la norme.

Transidentité et pathologisation à outrance

Bien que largement caché, dans le passé, la notion de transidentité a toujours existé. Elle n’est pas l’apanage que de certains peuples : Améridiens, Indiens, Inuits… mais bien présente dans toute l’humanité.

Longtemps, la religion et l’Etat en France ont participé à cet enfouissement de la réalité mais durant le XXème siècle, les personnes transidentitaires se sont de plus en plus manifestées, devenant peu à peu visibles.

Cette visibilité a immédiatement été mise sous tutelle médicale et particulièrement psychiatrique avec pour conséquence une pathologisation de la transidentité aboutissant à la création de toutes pièces des notions de “maladie mentale”, “syndrome”, “psychose” pour caractériser cet état particulier d’un être dont le genre psychologique diffère du genre physiologique apparent. Les transidentitaires étaient interné-e-s, subissaient des électrochocs, des traitements neuroleptiques, des lobotomies destinés à les “ramener dans le droit-chemin” et leur faire admettre qu’ils n’étaient pas ce qu’ils “prétendaient”. Ces traitements extrêmement violents, déshumanisants n’aboutirent jamais au but recherché, ce but n’existant finalement pas, sauf à dire que les médecins appliquant ces traitements étaient tout simplement transphobes et n’hésitaient pas sous couvert de médecine à torturer les transidentitaires tombé-e-s dans leurs griffes.

Ces traitements finirent par ne plus être pratiqués, devenant trop visibles et fortement décriés. Les médecins qui ont ainsi brisé des vies, torturé des personnes saines d’esprit n’ont jamais été poursuivis.

Durant la seconde moitié du XXème siècle, certaines phrases ont été énoncées par des psychiatres, que je vous livre ici pêle-mêle qui donnent une idée de l’état d’esprit gouvernant la formation des équipes censées s’occuper du transsexualisme encore actives de nos jours :

“Une psychothérapie chez les transsexuels primaires (les “ vrais ” transsexuels) ne modifiait pas le problème, pas plus d’ailleurs que les neuroleptiques, les électrochocs, et même la lobotomie.”

“Vous faire opérer, c’est quoi ? C’est essentiellement vous faire couper la queue.”

“Comment est-il possible que des hommes renoncent à leur statut privilégié de mâles, de viri, pour vouloir être des femmes ?”

“On aurait tort de ne pas vouloir parfois se distraire. Une expertise de transsexuel demandant le changement d’état-civil nous en donne l’occasion lors de la lecture du jugement de l’affaire pour laquelle nous avions été commis.”

Edifiant !!!

Naissance de la violence de la société face aux transidentitaires

On comprendra dès lors que la population nous voie au travers du prisme déformant de tels propos dans une optique de personnes déséquilibrées qu’il faut absolument soigner. On comprendra aussi que bien des trans’ aient fini sur le trottoir, totalement désocialisées et bien obligées de gagner leur vie de cette manière si elles ne voulaient pas finir sous les ponts. On comprendra dès lors pourquoi SIDA et transsexualisme furent et sont encore trop souvent cités de paire. Une population délaissée, mise au ban de la société, obligée dans les années 1970 à 1990 de vivre de façon très précaire était vulnérable de fait au virus. Et même encore de nos jours, celles qui se retrouvent en situation précaire restent toujours vulnérables à cette maladie, principalement les trans’ étrangères. Vous comprendrez dès lors pourquoi dans les manifestations la lutte contre le SIDA soit souvent associée à la précarité des transidentitaires, même si la grande majorité des transidentitaires n’est pas précaire.

De tout ceci découle un rejet des transidentitaires hors de la société : perte d’emploi, perte de l’entourage, violences physiques subies dans la rue, dans le travail, violence morale subie dès lors que la personne transidentitaire est identifiée comme telle.

Du cas général au cas personnel : Mon vécu

Avant le coming-out, 1975 à mi-2010

Depuis ma plus tendre enfance, dès que j’ai compris qui j’étais, je l’ai masqué, c’est à dire de l’âge de 8 ans à l’âge de 42 ans et demi. Durant toute cette période, j’ai entendu un nombre incalculable de fois des propos glaçants à notre encontre et comme je ne m’étais pas révélée, je ne pouvais que les subir moralement tout en n’étant empêchée de les combattre. Les combattre aurait équivalu à me révéler, chose que je me refusais à faire devant la violence des traitements que la société nous réservait. Je vous renvoie à ce que j’ai relaté dans les chapitres précédents.

Coming-out, fin 2010

Lorsque je me suis révélée, non sans mal dans les deux premiers mois, ne sachant pas trop par quel bout amener le sujet auprès de mes proches, j’ai été confrontée à de l’incompréhension et même du rejet de certaines personnes. J’ai eu droit à :

Un ami (ex-ami maintenant) : “Mais alors ? Tu es homosexuel ?” (avec un certain dégoût dans la voix). “Non”. “Mais tu ne peux pas changer de sexe. Tu dois te faire soigner. Ce n’est qu’une passade, c’est sûr.”

Mon ex-meilleur ami (disparu des cadres depuis fin 2010) : “Si tu continues ainsi, tu finiras ta vie avec les personnes comme toi. Tu perdras ton entourage. Au moins tu pourras t’habiller en nana comme tu veux !”.

Un client avec qui je travaillais depuis 10 ans, en province : “Je ne peux pas travailler avec Alexandra. Tu ne seras plus la même personne. Je pouvais travailler avec toi avant, mais là c’est au-delà de mes forces.”

Mon père, après que je lui aies annoncé ma transition et durant ma “fête” anniversaire de mes 43 ans au restaurant : Lors d’une discussion qu’il s’évertuait à rendre houleuse, finit par lever la main sur moi dans la ferme intention de me frapper. Mes réflexes d’auto-défense me permirent de l’empêcher de porter la main sur moi. Je me retirais aux toilettes et passais un quart-d’heure en larmes. Lorsque nous sortîmes du restaurant, il entama un monologue dont je vous livre le plus violent : “Regarde moi ça ! Tous ces travelos qui tapinent dans le bois de Vincennes. Ca fait des pipes. Ca se fait enc.ler ! C’est des dépravés ! C’est atteint du SIDA. On devrait les enfermer, ou même mieux les éliminer. C’est une gangrène de la société !!”. Je m’en rappelle encore comme si c’était hier.

2011, avant opération

Harcèlement continuel de mon père par voie de mail en passant par le mail générique de l’association où je donnais des cours. Ce harcèlement avait pour unique but de me désocialiser si jamais les membres du bureau avaient été perméables un seul instant à ses propos.

Juste après une épilation laser qui m’avait particulièrement marquée, dans le RER en station Auber, alors que malgré le fond de teint les poils carbonisés étaient malgré tout visibles à la lumière des néons, six voyous m’avisant commencent à échanger entre eux tout en fonçant sur moi : « Eh ! Regarde ! C’est pas une meuf’ ! C’est un keum, un travelo ! On le suit. ». Le RER arrivant, j’ai pressé le pas suffisamment pour m’éloigner d’eux tout en ne montrant pas de peur, ce qui eût aggravé la situation, et réussissais à leur échapper.

Au mois de mai, je passe une série d’examens à la demande du Docteur Chettawut afin de déterminer s’il peut m’opérer. A la lecture des résultats, je blanchis. J’ai un déficit en globules rouges. Je m’aperçois que ce déficit n’en est pas un, mais que les valeurs de référence prises sont les masculines ! Je m’en ouvre immédiatement au laboratoire d’analyses médicales où l’on me répondra vertement : “Avec votre stature et votre voix, vous ne pouvez prétendre être une femme.”. Je parle d’Amélie Moresmo (mon égérie du fait de sa stature très sportive) et Simone Signoret (à l’époque mon égérie du fait de sa voix très grave. Mes cours de thérapie de la voix ont entre temps corrigé cette vulnérabilité.), et demande selon quels critères elle se fonde. Je menace de porter l’affaire devant la CNIL si aucune rectification n’est faite sur mon dossier. J’obtiendrai raison. Cette même personne au final apprendra à mon contact, puisque depuis septembre 2011 nous avons les meilleures relations du monde. C’est l’inconnu, à l’époque, qui l’a faite réagir ainsi.

Durant mon passage à Bangkok, juin-juillet 2011

Ma mère connaissant mon dossier médical et le caractère mortel de l’affection hormonale que j’avais avant opération, tient un propos d’une violence morale totale : “J’aurais préféré aller sur ta tombe que te savoir ainsi.”.

Mon père que je tentais pour la dernière fois de ramener à la raison, pensant qu’il était rattrapable, m’insulte et me menace par mail. Je préviens… C’est très violent ! Je livre un seul des multiples mails de l’époque : “Tu n’as plus qu’à te prostituer au bois de Vincennes  avec tout ton entourage de dégénéré qui ton conseillé. Nous nous passerons de toi. Adieu, tu n’es plus qu’une m.rde.”. Je ne recopie pas le reste, parfois encore plus violent, extrêmement grossier, et particulièrement éprouvant encore à relire même plus d’un an après. Vous remarquerez au passage qu’il était censé ne plus s’occuper de moi, m’oublier. Le mois suivant va prouver le contraire bien malheureusement.

J’en étais arrivée au point où j’ai tout fait pour qu’il ne sache pas quelle était ma date de retour sur Paris, craignant qu’il ne débarque à l’aéroport. Mes amies présentes pour m’accueillir étaient toutes sur le qui-vive et surveillaient les alentours à mon arrivée à Roissy.

En convalescence, août 2011

Mon père a continué à me harceler par mail alors que j’étais en convalescence. Je finis par prendre mon téléphone et décide de mettre un terme à cette mascarade éprouvante nerveusement. Je suis en convalescence, et constamment en état de stress, ce qui est mauvais pour ma guérison. Mon père aura une parole par téléphone dont je me souviendrai à vie : “Tu vas voir. Je vais finir l’affaire en te mettant un grand coup de fusil dans la gueule.”. Là, je pique l’une des colères les plus violentes de ma vie qui aura pour effet de couper définitivement les ponts. Ce sera la dernière phrase que j’ai entendue de lui. Depuis une année maintenant, la situation est enfin redevenue calme. Je n’ai plus de nouvelles de mes parents et je n’ai plus l’intention d’en avoir.

Septembre 2011 à juin 2012

En clientèle : Un collaborateur chez un de mes clients avait décidé depuis février 2011 que j’étais “contre-nature”, comprendre en désaccord avec sa conception étriquée de la vie. Il va s’ensuivre une pression progressive de sa part, surtout en retour d’opération, afin de me mettre en situation délicate d’un point de vue professionnel. Ceci aboutira à de la violence verbale en mars 2012 : “Tant que tu ne me montres pas de papiers d’identité féminins, pour moi t’es qu’un mec et je t’appelle comme je veux et je te traite comme je veux”, assortie de menace physique destinée à me faire peur, tout cela devant son chef. Je ne répondrai pas à sa violence physique, mais perdrai malgré tout deux jours plus tard mon client (Je travaillais avec eux régulièrement depuis six ans, depuis que je m’étais mise à mon compte), son chef me disant : “Je suis très embêté Alexandra, depuis un an je vous protège car j’apprécie particulièrement votre travail et vous me connaissez, je ne juge pas ce qui vous est arrivé. Je subis bien trop de pression et je suis obligé de me séparer de vous. Si dans le groupe je vois une opportunité pour vous, je communique vos coordonnées”. Deux mois après, je recevrai un appel d’un responsable de ce groupe pour me proposer une mission d’expertise. Il avait tenu parole, et en cela je n’avais pas de doute. C’est une personne que j’ai toujours appréciée en six ans de collaboration. Il m’avait réellement protégée au mieux qu’il avait pu.

A partir du mois de décembre 2011, je me mets en recherche de nouvelles missions. La crise bât son plein et la période électorale n’est pas propice aux nouveaux projets. Mes anciens clients ne me proposent plus rien, et pour cause, certains sont même en restructuration et en plan social. Je vais sonder le marché et à plusieurs reprises prendre des contacts avec de potentiels clients, voire de potentiels employeurs. Je suis en effet aussi bien à la recherche de missions que de CDD, que de CDI. Pour cette dernière recherche, mon numéro de sécurité sociale est une vraie barrière à l’embauche. Je passe des entretiens qui se déroulent généralement bien, mais je suis amenée à un moment à devoir présenter mon numéro de sécurité sociale. Et là, la situation se dégrade d’un coup. Dans le cas des missions, je suis aussi mise en échec par l’administratif car le numéro URSSAF que je dois fournir remonte à mon identité officielle masculine au travers du numéro de sécurité sociale, alors que mon numéro SIRET pointe déjà sur mon identité féminine. Je serai en situation d’échec administratif pour trouver du travail jusqu’au mois de mai, moment où mon numéro de sécurité sociale est enfin émis et se propage dès lors à toutes mes coordonnées professionnelles. Je passe donc une période désertique de deux mois en terme de travail.

Durant le mois de mai, un homme tentera de m’agresser en pleine rue alors que je suis en train de discuter avec une copine sous prétexte que je ne suis pas assez féminine pour lui. C’est ma carrure qui doit le gêner puisque c’est en étant quasiment sous mon nez qu’il décide que je ne réponds pas aux critères qu’il a de la femme et qu’il m’accuse d’être un homme. S’ensuit une tentative de m’agresser. Je le neutraliserai grâce à mes réflexes d’auto-défense acquis, mais le choc moral est rude.

Malgré cela…

… Comme je l’ai toujours dit tout au long de ce blog, j’ai toujours été extrêmement positive et cette positivité je la garde. J’ai gardé cette positivité malgré les embûches que j’ai dû franchir durant la période de transition qui pour moi s’est terminée lorsque j’ai obtenu mon numéro de sécurité sociale. Je sais toutefois pertinemment que tant que les mentalités n’évolueront pas et que les actes transphobes ne seront pas punis sévèrement, je risque, tout comme bien d’autres, de tomber dans des situations à risque comme la dernière évoquée. Avec le temps, ce risque s’amenuise puisque mon corps continue à se modifier sous l’effet des hormones et me sort de la zone dangereuse. Ma stature reste ma vulnérabilité essentielle, tout en étant ma protection en cas d’agression.

Par ailleurs, je suis toujours en attente de mon changement d’état-civil qui enlèvera ma vulnérabilité lorsqu’il s’agit de présenter des papiers d’identité dans le cadre de contrôles. En effet, prendre l’avion, par exemple, reste toujours un moment où l’on subit un contrôle de la Police de l’Air et des Frontières où la loterie est de mise. La plupart du temps cela se passe bien, mais nous sommes toujours à la merci potentiellement d’une personne zélée qui peut nous empêcher d’embarquer du fait que nos papiers ne correspondent pas à qui nous sommes. Je n’ai pas changé mon passeport qui reflète toujours mon identité telle qu’elle était au moment de l’établissement de celui-ci en 2004, la préfecture refusant de porter le nom d’usage sur celui-ci en se fondant sur le fait que la mention du nom d’usage n’apparaît pas dans le texte de loi régissant le contenu du passeport. Du fait de l’absence de directive, la discrimination à notre encontre bât son plein, ne me permettant pas d’avoir des papiers me protégeant en cas de contrôle. J’attendrai donc mon changement d’état-civil pour procéder à la demande d’un nouveau passeport.

Malgré tout cela, ma vie continue. Je suis toujours aussi positive. Je continue à travailler, à enseigner, à actualiser mes compétences, à officier dans la vie associative et à exprimer toute ma joie de vivre. Tout cela, il est clair que je ne le dois ni à l’Etat, ni aux personnes obtuses qui restent légion.

Et vous ?

Qu’avez-vous vécu ou que vivez-vous ? Il est temps que l’omerta cesse.

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14 responses to Transidentité, discrimination, un vécu

  1. Alixia a écrit le 31 août 2012

    heu oui! mais j’ai trop écris ce matin en un autre lieu.

  2. Alixia a écrit le 31 août 2012

    vais faire un copier/coller de ce que j’ai écris ce matin.
    si tu n’entre pas dans la vision de ce que doit être une femme pour les psy des protocoles, de fait, tu n’es pas une ” VRAIS” trans. et leurs vision est très simple: féminine, hétéro, binaire. j’ai eu droit a certaines questions comme ” mais vous n’êtes pas attirée par les talons, les jupes ou robes, le maquillage et les bijoux??” oui, mon look était et est on ne peut plus atypique, vu que je ne suis pas féminine. de plus, quand j’ai eu rencontrer ce genre de psy, j’ai eu l’outrecuidance de lui dire que je n’étais pas hétéro, là, c’est la goute en plus. le pompon a été quand ce cher psy a eu le culot de me dire ” si vous voulez que je vous donne une autorisation pour l’opé, il faut que vous changiez d’endo pour prendre celui du protocole” là, pas possible, si il y a bien une chose don j’ai horreur, c’est que l’on me fasse du chantage. depuis, l’ai pas revu le connard. de plus les réflexions comme ” vous venez me voir parce-que c’est gratuit” ben non, je paye déja rien, vu que j’ai l’ALD. il me croyait pas ce con, alors que j’étais sous ALD depuis déja deux ans.

    depuis, suis parfois un peu plus ” féminine”, une tite robe de temps a autre et des top pour les hauts. les femmes que je cotoie dans ma vie, ne sont pas vraiment féminine, donc de fait, je ne me sens pas si ovnie que ça. si les connard sortaient un peu de leurs visions de merde, ils s’apercevraient que chaque être humain est unique. perso, ce n’est pas parce-que le troupeau se jette dans le ravin que je vais en faire autan, d’ou que mes amiEs me traitent d’anti-conformiste, ce qui me vas très bien. hier, l’amie artiste avec qui j’étais, me disais de faire des pièces qui pourrait interresser des gens qui ont de l’argent, ben non, pas envie, si je créer, c’est avant tout pour moi, pas pour que ça rentre dans une idéologie de “plaire”. ya 4ans une amie artiste m’avait dit ” si tu veux vivre de ton art, il faut que tu fasse des choses dans l’air du temps” pfff, vais pas me dénaturer pour plaire. me suis aussi apperçue que, ben justement, c’est en faisans des choses qui sorte du lot, que l’on se fait remarquer.

    maintenant, est-ce que ma vie sociale est morne?? ben justement, non. elle est même très riche, vu que je cotoie aussi bien des créatrices, que des artistes de tous styles, que des ouvriers, des gens qui ont de la thune, que des chomeursE. en fait, le panel de personnes que je cotoie est aussi riche, si ce n’est plus, que les personnes qui ont soi-disant une vie sociale dite ” normale”. plus riche dans le sens ou je ne reste pas que dans un groupe social. donc au final, le fait d’être ” non-conformiste”, fait que je suis aussi bien intégrer dans la société que n’importe qui d’autre. de fait, les psy peuvent se la mettre bien profond ou je pense, en croyant qu’être atypique est un signe de désocialisation.

    mon psy, ici a Toulouse, hors protocole, que j’ai vu 3/4 fois en 5ans, m’a dit lors de ma 2eme visite ” vous êtes une belle femme Alixia”. quand un jour je l’ai dit au psy du protocole, ce connard m’a répondu” donc si je vous demande de payer 41€, je peux aussi vous dire que vous êtes une belle femme”. oui, sauf que l’hopital finit par facturer a la sécu ses consultaitons, donc de fait, je paye quand même.ce que beaucoup de trans oubli un peu trop vite d’ailleurs, mais comme le fric ne sors pas de leurs poche, forcément c’est gratuit. de plus, les dit psy, a certains moment vous cries dessus pour voir comment vous réagissez, si vous vous rebellez, pour eulles, vous n’êtes pas une femme, car dans leurs idéologies, une femme ne réplique pas, une femme cela s’écrase, une femme doit être passive. très idéologiquement année 50,

    la dernière fois que j’ai vu mon psy, c’étais en décembre de l’année dernière, pour lui demander un certif pour mon CEC. il m’a demander si sentimentalement j’étais heureuse? lui est répondue que je n’avais plus personne dans ma vie du fait de ma dernière relation desastreuse. du coup, il m’a demander si amicalement cela allait. là, lui est donné a entendre une partie de ma vie sociale et de fait il m’a répondu ” alors si amicalement votre vie est riche, cela vaut autan que l’amour”. verrais si je retourne le voir cette année ou pas. on ne peut pas dire que j’ai besoin de lui pour gerer ma vie sociale qui se porte très bien.

    oui, très réel ma vie. sauf que bien des trans croient que j’afabule du fait que je ne les fréquentent pas, d’ou aussi que l’on parle dans mon dos pour dire tout et n’importe quoi. l’année dernière, j’ai eu l’occasion de parler et de fréquenter une trans et elle m’a dit que l’on disait beaucoup, beaucoup de choses sur moi, notamment que je n’étais qu’un mec. elle a pu voir qu’il n’en était rien et ce, même si j’étais plus masculine que féminine dans mon look. elle a pu me voir sur les marchés, expos et aussi un peu dans ma vie courante avec les commerçants primeurs des marchés de pleins vents. indirectement je l’ai virée de ma vie, car elle me contactait uniquement quand ses amiEs trans n’étaient pas dispo. du moins c’est de cette manière-là que je l’ai ressenti et d’ailleurs, plus de nouvelles d’elle depuis décembre 2011, ah si! l’ai apperçus a la marche des fiertés.

    si a un moment de ma vie j’ai décider de ne plus fréquenter en réel d’autres trans, c’est juste que j’en avait un peu marre de me prendre des réflexions sur mon look, du genre ” ya des mecs qui se vêt comme toi”, ” tu sais, ya des hommes qui ont la même poitrine que toi”, ” de toute façon , tu n’es qu’un mec”, ” tu n’es qu’un travelo”, ” tu n’es pas une femme et tu n’en seras jamais une”. a force, ça lasse, surtout que bien souvent les trans qui me balaçait se genre de réflexion était soi dans le placard, soit elles se prenaient ce genre de réflexions de la part du monde cis-genre. j’ai eu connue certaines qui n’osaient pas sortir de leurs quartiers a Paris et quand parfois j’étais de passage a Paris, impossible pour elles de venir boire un verre avec moi a Montparnasse et encore moins bien sure de venir me chercher a la gare, alors qu’avec mon look atypique, j’étais bien “madame”. une, qui avait fait une mini FFS, se prenait toujours du mr et parfois du travelo, la même ne répondais pas au tél dans le train et la même ne pouvait aller a la gare pour prendre un train qu’accompagnée d’une bonne copine, la même nous en a mis pleins la figure plus tard alors que l’on avait été là pour elle. le prob, c’est que certaines sont bien contente de nous trouver a un moment clef de leurs transition, mais comme je ne suis pas féminine, par la suite, on me jette, donc voila pourquoi, j’ai décider de vivre MA vie à MA manière et tant pis si des connasses parlent dans mon dos. perso, je peux dire que j’ai eu beaucoup de chance au niveau de l’acceptation des cis-genre, que ce soit dans mon immeuble ou je vie depuis 12ans, d’anciens collègues de travaille qui vivent dans mon quartier, que de toutes les personnes qui ont fait partie de ma vie dans ses dernières années. je pense que le fait de vivre tout ça génère de la jalousie de la part de certaines. tant pis pour elle car dans mon entourage je suis aussi qualifiée de personne gentille, qui a le coeur sur la main, disponible, partageuse…………..

    pfff, classique ma vie, loll, pas vraiment, du moins je trouve. parfois on me dit que j’ai une vie d’artiste, que de toute façon j’ai du temps pour penser et réfléchir a des nouvelles créations. ok, j’en vie pas, mais cette vie est celle que j’ai toujours voulue avoir, sauf que, on m’a programmée très jeune pour être une bonne prolétaire et il m’a fallu du temps et l’occasion pour dire stop. après, c’est vrais que c’est pas de cette manière que je vais trouver l’argent nécessaire a l’opé, mais bon, entre le désir de vivre comme je vie en ce moment et retourner en bonne prolétaire qui génère de la richesse pour autrui, le choix est vite fait, trop donner pendant 30ans. donc oui, parfois cela m’ennuie profondément de l’avoir toujours entre les jambes, mais faire du fric ne rentre plus dans ma pensée profonde, donc de fait, quand parfois je vais pas trop bien a cause d’un appendice, je m’en prend qu’a moi, mais pour rien au monde je reviendrais dans le système comme une gentille brebis blanche.

    sinon, ben pas de soucis particulier avec les cis-genre, je dirais même qu’illes sont trop de la balle.

  3. Naïs a écrit le 31 août 2012

    Pour ma part la seule transphobie subie est celle de ma mère et je n’est qu’elle au monde cela me peine terriblement mais tant pis si je ne doit jamais la revoir c’est sont choix pas le mien, pas le temps !!! la vie passes si vite et en fin de compte si courte…

  4. amelie a écrit le 31 août 2012

    Merci Alexandra d’avoir parler de ça.

    J’ai pleure pendant que j’étais en train de lire, car cela m’a rappeler de douloureux souvenir que le temps n’a pas réussi a effacer.

    Internement dans l’enfance.
    Neuroleptique.
    Torture mental et physique.
    Rejet de la famille.
    Prostitution.
    Tentative de suicide.
    Rejet de mon identité pour pouvoir survivre.

    Des années de souffrance pour enfin vivre.

    Je n’ai pas honte de cela, car je n’avais pas le choix et puis il suffit de lire ma biographie pour comprendre.

    C’est sûrement pour cela que je milite, pour que plus jamais un enfant ne subisse cela.

    Amelie

  5. Mlle Sawasdee a écrit le 1 septembre 2012

    Au risque d’être “atypique”, jusqu’a aujourd’hui j’ai la chance de n’avoir jamais vécu de discriminations ou de transphobie.
    Aussi bien dans ma famille, mes amis, mon entourage proche, mon milieu professionnel (le même depuis le début de ma carrière, dans un milieu assez masculin qui avec le temps se féminise de plus en plus) jamais eu de grosses difficultés.
    Les seules difficultés ont été d’ordre pédagogique pour apprendre aux personnes ce qu’était la transidentité, le commun des mortel n’au aucune idée ce que nous sommes… (cela se retrouve dans nous témoignages)
    Je suis persuadée que cette facilité sociale dont j’ai pu bénéficier, est du en grande partie grâce a l’aide et l’acceptation de ma maman et de ma famille !
    Sans eux je ne pense pas avoir la force de caractère pour affronter les barrières sociales…
    Je n’ai jamais consultée de psy de ma vie, ma plus grande thérapeute ça a été ma mère !

    Aujourd’hui des personnes savent, d’autres ne savent pas, mon risque d’être discriminé diminue petit a petit avec le temps.
    Pourvu que cela dure…
    Héline

  6. Claude a écrit le 17 janvier 2014

    Merci de vos touchants témoignages, j’en suis complètement bouleversé…

    J’avais 14 ans quand ma mère m’a menacé d’internement. Elle l’aurait fait, je l’ai lu dans son regard !… Pas question de toucher à son enfant idéal, SA fille ! Mon père n’a rien dit, lui. Je ne saurai jamais ce qu’il en pensait. J’ai appris alors à raser les murs…

    Je suis parti à ma majorité (19 ans) mais il m’a fallu encore bien du temps pour lever la chape de plomb qui a pesé si lourdement sur ma vie, en dépit de l’affirmation imparfaite de ma différence. Je paie encore le prix de la discrimination subie durant les jeunes années.
    J’ai appris à vivre dans le silence, dans le non-dit, et à accepter les étiquettes et l’opprobre sociales : trop masculine ! &#%*§ lesbienne ! tu pourrais faire un effort tout de même !
    Tandis que tout mon être hurlait “Non! Je ne suis pas cela !”, j’ai appris à me taire et à vivre un état d’ambiguïté plus ou moins acceptable et accepté, une sous-vie. Je dois à ma grande taille et aussi à la chance d’avoir évité les violences physiques. Les verbales m’ont souvent heurté, mais c’est la haine familiale qui a fait les plus gros dégâts. J’en garde encore une hypersensibilité hors du commun et j’ai tendance à être sur la défensive un peu vite.

    A l’aube du changement le plus important de mon existence, je m’apprête à recevoir de plein fouet la haine de ma mère, toujours en vie et toujours aussi virulente. Quant à la société, je ne sais pas encore ce qui m’attend et cela me fait un peu peur parfois. Sauf que je n’ai pas le choix. C’est ma vie qui est en jeu. Ce qu’il en reste…

  7. Manoue Ploussard a écrit le 19 janvier 2014

    Moi pour le moment, a part 2 ,3 reflexions plus relevées par mes amis ou collegues que par moi-meme (x “cest obligé c’est une maladie vous me ferez pas changer d’avis!”),les choses se passent bien!A part que j’ai faillie perdre mon boulot,m

  8. Manoue Ploussard a écrit le 19 janvier 2014

    mais heureusement mon statut,mon syndicat et moi-meme m’ont sauvee!Tout simplement car une personne qui m’en veut a mort de ma trahison sur mon “probleme d’identité de genre” avait signalée mon statut a ma famille,a ma fille de 10 ans, a mon employeur etc…Maintenant (meme si j’ai voulu tout stopper a in moment!),je la remercie car elle m’a libéré et j’ai enfin l’envie de vivre malgré les obstacles!Ma vie sociale est plus riche et intense,je m’exprime mieux car j’ai mis un mot (au bout de 43 ans) sur mon mal etre et mon sentiment de diffèrence!Mon comming out se passe jusqu’a maintenant bien (il n’y a que ma soeur la plus jeune qui le sait!je vous dit pas la scene quand je lui ai dit un moment de grand cinema lol!son verdict:t’as pas interet a avoir plus de nichons que moi!!!).Reste ma mere mais bon elle le sait tres bien mais chez nous les choses ne se disent pas et puis elle attend que je lui en parle mais je ne trouve pas encore la force!Tout cela pour dire que j’ai peur mais vraiment peur de tout ce qui m’attends mais qu’en meme temps une force ;une evidence me pousse a continuer car c’est en moi!bisous a tous et toutes!

    • yukarie a écrit le 20 janvier 2014

      pour en parler à ta mère, tu peux t’inspirer de la lettre que Julie a envoyé à la sienne.
      La lettre est un bonne approche quand on est un peu coincéE.

      • Manoue Ploussard a écrit le 21 janvier 2014

        oui j’y ai deja pensée car Julie en parle sur son blog et je trouve le tout touchant et surtout tres proche de ma façon d”agir (je n’aime pas faire du mal meme si parfois on m’en a fait enormement helas!);Ma mere sait déja pour mon travestissement mais de la a lui annoncer que les choses sont beaucoup plus profondes et que je me travesti pas par pur fantasme mais que simplement je suis une femme dans ma tete et mon corps c’est plus dur!et puis elle est la matriarche de la famille !mais bon peut etre comprendras t’elle ainsi certaines situations antérieures et auras aussi les reponses aux questions qu’elle se pose!en tout cas c’est ma maman et son aval sera pour moi le plus important et liberateur!

  9. galwenne a écrit le 20 janvier 2014

    des témoignages poignants qui donnent toute l’importance du combat à mener. j’en suis bouleversée.

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