Le quotidien, l’intimité et le passé

8 septembre 2012 | Tags: , , , , ,

Depuis quelques temps, sur la toile, existe des échanges vifs sur la gestion de nos passés alors que nous avons fini nos parcours et que nous sommes à nouveau entrées dans l’anonymat après une transition forcément éprouvante à plus d’un titre.

Je ne connais pas une fille qui voudrait rester longtemps dans cette phase transitionnelle la rendant vulnérable dans son quotidien, ou alors cela s’appelle aimer souffrir. N’étant moi-même pas adepte de la souffrance, j’ai focalisé toute mon énergie à rester le minimum de temps dans cette situation inconfortable.

Cet inconfort a commencé à cesser lorsque j’ai pu, c’est bête à dire et pourtant tellement réel, ne plus avoir à user de fond de teint pour masquer les restes de poils noirs non encore éliminés par les séances d’épilation définitive au laser, ensuite lorsque le travail sur la voix a commencé à porter ses fruits, et enfin quand mon corps a pris une forme me permettant de ne pas avoir de difficulté à penser aller en public sur une plage, chose que je n’aurais d’ailleurs jamais faite avant la chirurgie de réattribution sexuelle. C’est bien entendu ma manière de voir les choses, et nous ne sommes pas toutes à réagir ainsi. Tout dépend la relation que l’on a à son corps.

Dans mon quotidien, je vis ma vie de consultante en systèmes d’information, d’architecte bases de données, d’enseignante auprès d’élèves-ingénieurs et je le vis très bien depuis plus d’un an et demi. Jusqu’à fin juin, mes clients faisaient partie de mon ancien carnet d’adresses professionnel et donc connaissaient de fait mon passé, ayant travaillé avec moi, pour certains, depuis nombre d’années, parfois depuis plus de 10 ans. La gestion de mon passé s’en trouvait très facilitée puisque ces personnes n’étaient pas susceptible de me parler de la vie quotidienne, venir sur mon passé au gré de conversations à bâton rompu où des questions aussi simples que : “Et alors ? Ca se passait comment à ton époque au collège ?”. Question très simple mais à laquelle toute “ex-trans'” doit se préparer à un moment ou à un autre. Cette question ne m’a pas été posée, mais j’y ai “échappé” de peu, pas plus tard qu’hier midi en clientèle. Je n’ai pu m’empêcher de penser à ce moment-là, avec un sourire intérieur, aux divers échanges et divers textes sur le sujet. Et j’en suis venue à penser à la même problématique à laquelle se trouvent confrontés les homosexuels lorsqu’autour de la machine à café quelqu’un leur demande : “Alors. Tu as passé comment tes vacances ?”, sous-entendu qu’avez-vous fait avec ton-ta conjoint-e… La problématique devient fondamentalement la même. Plusieurs solutions s’offrent à elles tout comme à nous devant des questions qui viennent sur le domaine de l’intime : le pur mensonge salvateur, le mensonge par omission, le changement de sujet, la question retournée pour ne pas avoir à répondre, le silence, la vérité totale.

Comme nous pouvons le constater, que ce soit pour un-e homosexuel-le ou pour un-e trans’, le problème se pose dans les mêmes termes. Une décision de communication va se poser. Or, je ne connais personne qui ait envie de parler d’un sujet qui bien souvent va lui causer du tort. Toutes les options que j’ai citée au paragraphe précédent ont forcément été testées à un moment ou un autre avec des résultats allant de positif à négatif avec toutes les nuances intermédiaires.

Comment aurais-je géré la chose ?

Dans le cas que je cite, la question sur les années collège, tout va dépendre de mon degré de connaissance de la personne en face de moi, de mon affinité avec elle, de son ouverture d’esprit connue ou non, et de la relation professionnelle durable ou non que je vais avoir avec elle, du degré d’influence qu’elle pourrait éventuellement avoir sur mon avenir professionnel ailleurs, enfin, finalement du degré de risque que je prends à parler ouvertement ou non. J’avoue ne pas avoir de réponse toute faite sur la question tant que je ne suis pas confronté-e à la situation directe. Une chose est par contre sûre, je ne mentirai pas. Je m’arrangerai pour ne pas avoir à mentir, quitte à trouver un moyen de parler réellement de moi sans pour autant y introduire d’élément masculin ou féminin. Et si je dois avoir à jouer carte sur table, je n’hésiterai pas.

Cas réels

Je n’ai d’ailleurs pas hésité en début d’année 2012 avec mon tout premier nouveau client qui était venu sur un sujet m’obligeant à “avancer me pions” à parler. Je lui ai dit la chose suivante : “En effet, dans le passé j’étais visuellement comme vous. Maintenant, je suis celle que vous avez en face de vous.”. Ces deux simples phrases l’ont fait se confondre en excuses et nous ne sommes plus jamais revenus sur le sujet. Ce client m’a entre temps sollicitée pour d’autres problématiques qu’il avait. La vérité peut donc parfois être bonne à dire. A manipuler bien entendu avec précaution, vous ne pouvez être jamais sûr-e à qui vous parlez ainsi.

Revenons sur les années collège et lycée où aucune question ne m’avait été posée, mais où ma participation à la conversation était implicitement attendue. Un silence de ma part aurait été suspect. C’est ce qu’on appelle l’aspect social de la conversation. En fait, les années collège et lycée étaient évoquées globalement avec des références aux look “The Cure” adoptés par les adolescents de l’époque. J’ai tout simplement parlé de ce que j’avais vu en évitant d’avoir à parler de mes choix vestimentaires de l’époque. Je n’ai pas menti, j’ai juste évité de me trouver dans une situation qui eût pu m’être dommageable. Ce client est nouveau. Et je vous avoue que si je peux garder l’anonymat sur mon passé durant tout le temps du projet et même après, je le ferai. Mais n’étant pas dupe, internet existant aujourd’hui, il n’est pas impossible qu’un jour, une des personnes avec qui je travaille là-bas arrive sur mes écrits ici sur Yagg ou sur Txy où j’interviens de temps à autre. Si elle est venue sur ces médias, les probabilités qu’elle soit ouverte d’esprit sont fortes. Je n’ai donc aucune crainte à avoir.

Je pars du principe que de toute situation, même les plus mal emparées, le positif l’emporte toujours. Donc, que j’aie un jour à parler de mon passé ou non, et que l’évocation de celui-ci gêne la personne en face de moi n’est finalement pas un grand problème. Je suis suffisamment forte pour ne pas m’émouvoir plus que nécessaire de la nasse dans laquelle j’ai pu tomber “à cause” de mon passé évoqué. J’ai tout simplement confiance en la vie.

La relation avec les administrations officielles

Toutefois, et je terminerai sur cela, j’attends avec une impatience de plus en plus grande que mes papiers soient en accord avec qui je suis désormais. Ces papiers me serviront à être tranquille dans tous les actes administratifs et légaux de la vie et me permettront de ne pas me retrouver en situation parfois inextricable face à certaines administrations qui bloquent au moindre grain de sable, je pense notamment aux contrôles aéroportuaires à l’arrivée dans des pays fortement contrôlés à l’entrée. Et comment obtenir cette tranquillité autrement qu’en modifiant la situation depuis la naissance ? Comme tous les papiers sont actuellement fondés sur l’Etat-Civil et que celui-ci est pris dès la naissance, cela implique une modification de l’acte de naissance afin que toute émission de “l’extrait d’acte intégral de naissance” ne fasse pas apparaître l’ancienne persona. Tant qu’il existera des transphobes, ce sera la protection ultime pour toute femme et tout homme sorti-e-s de transition. Le jour où l’humanité aura progressé, peut-être même l’Etat-Civil aura été considérablement refondu, voire aura disparu, faisant tomber en désuétude ces manipulations de l’acte de naissance afin de préserver la sécurité, la tranquillité et l’anonymat des ex-trans’.

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3 responses to Le quotidien, l’intimité et le passé

  1. Alixia a écrit le 8 septembre 2012

    vais prendre mon cas perso.
    vu que j’ai décider a une époque de ne voyager qu’en covoiturage, forcément, dans les conversations reviennent, le passé. héhé.
    alors plutôt que de m’inventer un passé ou j’aurais pu m’embrouiller, j’ai décider de tous transformer au féminin, beaucoup plus facile a gérer au quotidien.
    donc oui, je ment sans mentir. je ment quand je dis que j’étais la seule nana en école de mécanique, mais je ne ment pas car j’ai bien été dans la dite école.
    comme je suis du genre a avoir pris ma transition sur le mode “cool”, on ne peut pas dire que j’ai eu a souffrir de ma relation aux autres, pas d’insultes, pas d’agressions physiques ou verbales, bon, c’est vrais aussi que je ne suis pas partie comme la majorité sur le mode ” féminine” et la 1ere fois que l’on m’a dit ” bonjours madame” au bout de 8 mois de THS, ça été le trou noir, pas longtemps hein, je ne m’y attendais pas du tout.
    franchement, je suis très critique sur ma personne et je manie l’auto-dérision et je sais rester très réaliste et surtout positive et sure de moi et de ce que je suis. ce qui fait que dans l’ensemble, je ne me préoccupe pas trop de “bon ou mauvais passing”. quand je me vêt, bien souvent je prend les premières fringues qui sont sur la pile de linge propre. cool la vie.
    on ne peut pas dire non plus que le passing de ma voix soit au top, on vas dire une voix un peu beaucoup rocailleuse, surtout en fin de journée après avoir bien blablatée, loll. bon, la cigarette fais rien pour arrangé les choses.
    étant quand même souvent confrontée au public a cause de mon activité, j’ai pas de soucis avec les gens, surtout qu’a la base, suis quand même une sacrée pipelette.
    donc voila, le problème des papiers n’en ai pas vraiment un en soi du fait que je ne suis pas confrontée aux frontières et controles divers.
    pour ce qui est des administrations ou je dois montrer mes papiers, en général c’est ” bonjour madame” et une fois l’identité reconnue via les papiers c’est ” au revoir” tout cours.
    mon avis sur le CEC? simple, une fois votre passing a “madame” changement de suite de l’état civil, que vous vouliez ou pas l’opé, votre vie est au féminin, donc les papiers doivent être en accord.
    exit les ” oui, mais pas opé pas de papiers” ça m’énerve au plus haut points, surtout que bien souvent ce genre de phrases viennent de la bouche de celles opé et que bien souvent elles ont eu a souffrir du fait que leurs papiers ne correspondaient pas a leur visu. p’tain, c’est quand même oublié ce qu’elles ont pu vivre et être quand même sacrément égoïste.
    vouloir faire des castes m’énnerve au plus haut point, transmachin c opé, transbidule pas opé, transtruc bizarre, trav… merde, au est tous plus ou moins dans le même bateau, donc un peu marre.
    de fait, c’est vrais, je ne fréquente que des cis, par choix et aussi que mon univers n’est que dans le monde cis et je ne pense pas que l’on fait une transition pour rester dans le petit monde fermer des trans, si??
    j’aimerais bien trouver des personnes, je dis “personnes” avec qui je peux discuter de tout, sans avoir a blablaté sur la transbidulerie, c’est a dire que si un jour je rencontre l’une d’entre vous en réel, je ne vais pas m’occuper de savoir dans quelles castes vous êtes, m’en fou royal. quand je rencontre les gens dans mon acitvité, je ne m’occupe pas de savoir ses origines, sa religion, ………….
    et si pour une fois on se considérais comme des ” êtres humains” avant de tout autre choses, non??

    • Alexandra a écrit le 9 septembre 2012

      Ben tu connais mon opinion sur le sujet. L’opération n’est pas pour moi un punaise de passe-droit pour les papiers. Toutes les trans’ que je connais auraient bien voulu avoir leurs papiers dès lors qu’elles ont commencé à vivre en continu leur vie. Et cette vie continue a pu commencer pour certaines avant même la première goutte de THS. J’ai eu ma première goutte de THS le 24 décembre 2010. J’ai commencé ma vie actuelle le 28 janvier 2011, surtout le temps de prévenir mes clients sinon j’avais commencé un 100 % hors travail depuis le 21 décembre 2010, j’aurais dû avoir mes papiers à minima fin janvier. C’est tellement évident. Mais tu auras toujours des lobotomisées à qui on a dû bien laver le cerveau qui refuseront cela sous prétexte que si elles ont souffert pour avoir leurs papiers, les autres doivent souffrir. Ou encore celles qui tant qu’elles ne sont pas opérées disent ne pas être des femmes et qui vont donc suivre ce qu’on doit leur dire au sujet de “t’as tes papiers de femme qu’une fois opérée, pour l’instant t’es encore un homme.” et qui se laissent finalement manipuler. La bêtise humaine à cela de particulier, son immensité semble supérieure à la taille de l’Univers connu et inconnu.

  2. Julie Mazens a écrit le 9 septembre 2012

    le fait de savoir si l’univers est infini ou non est indécidable (au sens du théorème d’incomplétude de Gödel).

    et en découle directement l’existence ou non d’un dieu. un univers fini a une frontière, il y a donc un intérieur et un extérieur. dieu est à l’extérieur. un univers infini n’a pas de frontière, donc pas d’intérieur et d’extérieur et dieu n’a pas sa place.

    l’existence de dieu est donc indécidable. tout comme la taille de l’univers. et donc la taille de la bêtise humaine. à chacunE de se faire son avis.

    kisss.

    NB: par dieu, j’entends toute entité qui nous dépasse, et non pas la construction humaine des religions qui sont là pour assouvir les peuples en leur promettant le paradis plus tard. d’où l’absence de majuscule à dieu.

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