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Féminisation – Quelques vérités à rappeler

9 septembre 2012 | Tags: , , , , ,

Homme et Femme sont des constructions sociales.

Après l’opération génitale, on ne devient pas une bio!

On se féminise mais on ne devient pas femme.

Les hormones ne sont pas des bonbons!

Les meilleurs passings sont souvent les plus naturels (et les moins retouchés chirurgicalement).

Un bon passing ne passe pas forcément toujours par les talons hauts et les jupes ultra courtes. Dans l’art du travestisme, un jeans est aussi féminin.Se maquiller comme un camion volé n’évite pas les regards, il les attire.

Le trait de crayon sur les lèvres pour faire un dégradé avant de mettre le rouge à lèvre est une bonne idée, le mettre après rétrécis la bouche et fait juste travestis.

On choisit soit le collier, soit le bracelet mais pas les deux. Cela fait surchargé.

Suivre une ligne imaginaire en marchant c’est bien mais forcer le mouvement du bassin c’est mal.

Vouloir une grosse poitrine n’aide pas forcément au passing si elle ne va pas avec la morphologie de la personne. Cela peut donner mal au dos en plus.

L’idéalisation de la femme ne vous mènera nul part à part sur les mauvaises routes.

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19 responses to Féminisation – Quelques vérités à rappeler

  1. Alexandra a écrit le 10 septembre 2012

    Permets-moi de te contredire Elora.
    Dans une démarche comme la mienne et bien d’autres que je côtoie pour certaines au quotidien, nous ne voyons pas les atours, les opérations comme des outils qui font de nous “des femmes”. Jusqu’à ce point nous parlons de la même chose. Par contre, nous sommes et avons toujours été des femmes dès notre première pensée consciente.
    Une femme ne se définit ni par sa vulve, ni par ses seins, ni par sa capacité à procréer, ni par son visage glabre, ni par sa capacité à se faire élégante.
    Les notions de “bio”, “cis”, et j’en passe, sont réductrices. On les emploie bien souvent, moi la première, uniquement pour poser un ressenti profond et évacuer des questions idiotes. Je me définis “cis” quand on vient me faire l’apologie du : “On ne naît pas femme, on le devient.”, phrase peut-être la plus fausse qui puisse exister et qui malheureusement guide bien des trans’ en réalisation, pouvant même induire des réactions non-naturelles de leur part dans leur épanouissement.
    Il est trop souvent dit que “homme”, “femme” sont “des constructions sociales”. La construction sociale passe par la “présentation”, le “passing”. Le ressenti profond, intime, n’a rien d’une construction sociale. Quand à l’âge de 4 ans, alors que les premiers souvenirs se forgent et que les premiers ressentis conscients arrivent, la prise de conscience va se situer quelque part sur le spectre entre masculin et féminin et avec une ou plusieurs bandes spectrales plus ou moins larges entre les deux extrémités. Vers huit ans, généralement, ces bandes spectrales se fixent et ne bougeront pratiquement plus de toute la vie de l’être humain à moins d’un trauma majeur.
    La construction sociale autour de cette bande spectrale se placera après mais n’est pas ce qui fera que l’être humain glissera plus d’un côté que de l’autre.
    Ce qui me gêne dans ton texte est que tu poses des axiomes très réducteur et classifiants. Que savons-nous de ce qui se passe dans la tête des personnes qui se disent “normales” ? Quand tu creuses et que tu les pousse dans leurs retranchement, chose que parfois je m’amuse à faire, tu t’aperçois qu’aucun homme n’est un “homme à part entière”, et qu’aucune femme est une “femme à part entière”. Ces personnes n’ont même pas conscience du décalage qu’elles ont entre un rôle social fixé par une apparence et une physiologie et la réalité de ce qu’elles sont.
    Un temps, j’ai accepté le terme “bio” par manque d’expérience et de réflexion. Avec le temps, j’ai abandonné ce terme, et surtout depuis que je me suis penchée de manière très forte sur l’identité de genre. J’ai croisé bien des personnes qui ne rentrent pas un instant dans ce que tu viens d’écrire, qui sont à la fois des hommes totaux et des femmes totales. Quelle case va-t-on tenter d’inventer pour les faire rentrer dans un moule sociétal ? Quelle illusion sociale va-t-on placer pour se rassurer sur qui nous sommes et sur notre place au sein de l’Humanité, au sein de l’Univers ?
    Contentons-nous de vivre, de bien vivre qui nous sommes et de cesser de penser de manière binaire ou de “on ne sera jamais un-e homme-femme”. On est qui on est. La verge n’a jamais fait l’homme. La vulve n’a jamais fait la femme. Le ressenti définit qui nous sommes et ceci indépendamment de toute construction sociale et même de tout vocabulaire classifiant.

  2. Alixia a écrit le 10 septembre 2012

    ça c’est bien dit, j’aurais pas fait mieux

  3. Lisbeth a écrit le 10 septembre 2012

    Il n’y a pas une seule et unique route, mais autant de route qu’il y a d’individu, à chacune et a chacun de trouver la sienne . Je rejoins les propos d’Alexandra.
    Tu dis : “On choisit soit le collier, soit le bracelet mais pas les deux. Cela fait surchargé.” pourtant de nombreuse “bio” le font.
    “Suivre une ligne imaginaire en marchant c’est bien mais forcer le mouvement du bassin c’est mal” idem je connais beaucoup de bio qui le font, il faut arrêter d’être réducteur. Pour beaucoup, et depuis toujours on se base sur des modèles, ces personnes qui agissent ainsi le font car elles voient des “bio” (décidément j’aime pas ce terme) agir ainsi.

  4. Alexandra a écrit le 10 septembre 2012

    … Je réagis d’ailleurs sur un dernier point qui montre à quel point ton article est très incomplet.
    Avant mon opération, et cela durant environ 30 ans (à partir de l’adolescence), j’ai été victime de crises de sciatique aigües et de maux de dos. On constatait que ma colonne semblait en mauvaise posture mais sans en expliquer la raison. Je vivais donc avec ces douleurs sans en connaître l’origine et sans pouvoir en soigner la cause. Durant toute la période avant l’opération alors que je vivais enfin pleinement et que j’étais focalisée sur ma transition, ces maux de dos continuaient à se produire et faisaient finalement partie de ma vie. Cela éliminait donc la piste du psychosomatique auquel j’avais immédiatement pensé quand la transition a commencé. Des douleurs comme j’avais, on ne peut les oublier, les ranger dans un coin.
    Après l’opération, j’ai mis environ deux mois pour me rendre compte que mes maux de dos avaient disparu. Du fait de la modification physiologique, mes cuisses pouvaient se réunir (donc la fameuse marche sur “une ligne” bien plus naturelle pour les femmes physiologiques que pour les hommes gênés par leur service trois-pièces) et de ce fait mon bassin avait changé d’angle, déchargeant par la même occasion la colonne vertébrale et libérant la tension sur les vertèbres L4 et L5. A cette occasion il a été confirmé que mon squelette était de facture féminine me permettant naturellement les postures associées et essentiellement liées au physiologique et non à la démarche “qui fait la femme”. D’autres que je connais passées par la SRS ont fait état du phénomène inverse de naissance de douleurs sciatiques suite au changement de position du bassin.
    Alors… Marcher sur une ligne… Forcer le corps dans une position inconfortable pour “paraître”… J’ai du mal du fait de ce que j’ai vécu. Et je laisse mon corps se placer naturellement sans me poser la question “Parais-je plus femme dans cette posture ?”.
    Je pense que l’essentiel est de vivre en harmonie avec soi-même et surtout se débarrasser des clichés. On ne peut dire que la photo de mon profil reflète un “idéal féminin”. Je suis sur un vélo en train de faire du sur-place au moment de la photo et avec la tenue cycliste du club dans lequel je suis. Le maillot en question n’est ni masculin, ni féminin. Comme quoi…

  5. Geraldine Claise a écrit le 10 septembre 2012

    Tout le monde veux avoir raison… et c’est bien ainsi. Ce que je remarque, c’est que pour notre évolution il existe effectivement une base et c’est une chance que des filles aient la générosité de les lancer… Mais ce que je remarque de magique dans l’évolution de notre transformation c’est qu’elle n’est jamais ni terminée ni aboutie mais surtout tellement évolutive que ce qui était vrais hier ne l’est plus aujourd’hui…. notre évolution nous fait sans cesse changer d’avis et c’est une façon très moderne de se forger une nouvelle personnalité. Ce que je regrette mais en fait ce n’est pas mon problème, c’est que des filles se limitant à peu d’évolution se trouvent abouties ! C’est renier la palette extraordinaire de possibilités qui s’offrent à nous…. et si tous les moyens sont bons, ils ne sont en rien critiquables… sauf cas de jalousie aiguë !

    • Alixia a écrit le 10 septembre 2012

      oui, bof, suis pas aboutie, tout comme mon travail, héhé.
      m’en fou, le principal c’est tout de même que l’on se sente bien dans sa peau et de ce coter, collllll la vie.
      jalousie? de qui, de quoi? suis jalouse de personne, pfff

    • Alexandra a écrit le 11 septembre 2012

      Si certaines se trouvent abouties il faut leur laisser cette sensation. Elles ont raison à leur niveau et donc se sentent bien à ce niveau d’aboutissement. On les interroge quelques années après et elles pourront certainement dire : “En fait, à l’époque je me croyais aboutie, maintenant je me rends compte que non.”.
      Mais cela n’est pas propre aux trans’. Toute personne se sent aboutie à un instant T. On va dire qu’elle a atteint un jalon et que c’est cela qui est ressenti en aboutissement. Après, l’important est de continuer vers le prochain jalon. Parfois, des personnes restent posées à un jalon en particulier pendant longtemps. Est-ce bien ? Est-ce mal ? Si la personne se sent bien, c’est l’important. Personne ne doit la juger.

  6. Elora a écrit le 10 septembre 2012

    Bah au moins l’article aura eu le mérite d’avoir levé un petit débat. Je ne suis pas pour le binaire mais les points sur lesquels j’insiste ici, je les ai vu en action et le résultat fait triste mine. Il est incomplet, discutable et j’en passe mais je ne crois pas être totalement dans le faux.

    J’oublie par fois que mon blog est syndiqué sur ce site. Je relirai plus en profondeur mes prochains textes.

    • Alixia a écrit le 11 septembre 2012

      perso l’ai trouvée très bien ton article.

    • Alexandra a écrit le 11 septembre 2012

      Ah ben oui ! :-) J’ai parfois aussi oublié que mon blog était syndiqué ici ! :-) Mais il n’y a que comme cela qu’on est obligées d’écrire de mieux en mieux et de faire attention à ce qu’on dit. C’est un excellent exercice !
      J’ai pris parfois des gentilles baffes ici, et ce n’est pas un mal. Ca force à se remettre en question dans ce qu’on écrit, pense.
      Enfin… Ce qui est important c’est que tu aies le courage d’écrire et que tu te mouilles. La critique est facile. Ecrire et s’exposer finalement, n’est pas un exercice facile.
      Bon courage !

  7. Léa Рая Raya a écrit le 11 septembre 2012

    Contrairement à Alexandra, je trouve ton article plutôt pas mal à quelques détails près.

    « On se féminise mais on ne devient pas femme. » → c’est antinomique avec ta première assertion… H/F est une construction sociale → on peut le devenir. J’irais même beaucoup plus loin, à partir du moment où tu as/acquière la conviction intime et personnelle d’être une femme, tu en ES une (c.f. principes de Jogjakarta).

    « Collier/Bracelet » → chacune (cis ou T) a ses petites ‘règles’ personnelles pour s’aider à rester du bon côté de la ligne très flou du bon-goût/mauvais-goût (surtout quand tu t’habilles tôt le matin la tête dans le gaz :P). Mais comme les goûts en matière culinaire/musicaux/parfums/… c’est très variable et fondamentalement personnel. Par exemple pour ma part je croise allègrement les deux (Collier+Bracelet) et ne m’en porte pas plus mal, par contre une de mes ‘guidelines’ est “pas plus de trois couleurs”.

    Globalement par contre, sur le fond de ton article, je trouve qu’il passe à côté de l’essentiel pour ce qui est du ‘passing’ et qu’il a un fond très travphobe.

    → Qu’est-ce que le ‘passing’ au fond ? C’est avant tout une notion transphobe : l

  8. Léa Рая Raya a écrit le 11 septembre 2012

    [grrr, la suite…]
    … C’est avant tout une notion transphobe : la négation des identités trans.
    – Derrière cette notion, se glisse une idée de ‘faux’, de ‘dissimulation’, de ‘passer-pour’…
    – Le dictât du ‘passing’ (=l’obligation de se conformer à l’une des deux normes de genres) est une manière (mécanisme bien connu des discriminations en général comme sur la race, la religion, &…) de rendre invisible, de nier l’existence de.
    Où est le problème avec une personne mal rasée en jupe ? Est-ce la personne en question qui est ‘dérangéE’ de ne pas se conformer aux “normes de genre”, où la société qui ne l’accepte pas et le rejette violemment ?
    Qui a un pb avec qui ? Est le/la T ou la société ?

    Rouler à droite est une “norme”, elle a cela d’absurde que l’on peut très bien rouler à gauche et d’utile que comme tout le monde roule du même côté, cela évite des accidents et un bordel monstre.
    Mais quelle est donc l’utilité des normes de genres binaires, à part perpétuer et maintenir le système sexiste de ségrégation des genres ? C’est sûr que si tu ne peux pas systématiquement et sans ambiguïté distinguer l’homme de la femme, difficile dans ces conditions de payer les femmes 20% de moins (&c…, &c…).

    Dans ce cas pourquoi chercher un certain ‘passing’ si ce n’est qu’on a intégré et assimilé la transphobie de la société ?
    → car on y gagne une certaine _tranquilité_ sociale.
    Du coup, dans cette perspective, la recherche du ‘passing’ est bien différente et peut bien plus facilement se vivre et se concilier avec une recherche esthétique personnelle (vestimentaire et/ou corporelle) qui est une démarche qui émane de soi, non une foultitude de ‘règles’ que l’on devrait subir.

  9. loulou a écrit le 12 septembre 2012

    Où est le problème avec une personne mal rasée en jupe ? Peut qu’un moment, il faut savoir ce qu’on veut, une trans/trav/transgenre est dans tout les cas une personnes qui veut changer par rapport à son “genre” de naissance être barbu avec et en robe c’est garder des signes distinctifs de son genre de départ. En règle générale je considère que le passing c’est simplement effacé tout signe distinctif de son genre d’origine qui pourrait montrer à la société d’où vient et surtout comment on veux être perçue. La plus part des gens disent que j’ai un bon passing pourtant ce m’est déja arrivé qu’on m’appelle “monsieur” uniquement parce que j’avais pas porté d’effort sur ma voix. Bah ca fait chier, je n’en ai pas voulu aux personnes qui avaient dis monsieur, uniquement à moi j’avais loupé un truc.. Ca ne m’est pas arrivé depuis 3 mois mais pour moi un bon passing c’est une condition indispensable à une vie épanouie… Pour citer une copine (noémie) on ne devient pas trans pour être trans mais pour être femme

  10. Léa Рая Raya a écrit le 14 septembre 2012

    Quelle vision tristement binaire et étriquée du genre si je puis me permettre @loulou
    → là c’est carrément trav‑phobe et genderqueer-phobe…

    Il semblerait que d’après toi il y a d’un côté les Hommes (les vrais LOL) et de l’autre les Femmes (les vraies ROFL)…
    C’est quoi un Homme, et c’est quoi une Femme, y-a-t’il une définition précise et inébranlable de chacun des deux qui marcherait à coup sur pour tout le monde (=7 milliard d’individus) ?
    Moins de 2% de la population rentre “à peu près” dans ces deux stéréotypes de genre binaires, tout le reste (=98%) est quelque part intermédiaire entre H et F.
    http://addthewords.org/genderidentity/images/symbol-gender-scale-plus.jpg (de Barbie à G.I.‑Joe)

    « on ne devient pas trans pour être trans mais pour être femme » → parles pour toi…
    Pour ma part je suis Trans (et non pas devenue) et j’ai entamée ce que certainEs appellent une “transition” pour devenir MOI. Que ce MOI soit plutôt masculin ou feminin est une autre chose (pour ma part pas mal féminin, et suffisamment plus que nombre de cis pour que je m’auto-détermine “femme”).

    Pour citer une copine : « Être trans c’est avant tout transgresser les normes de genre. »

  11. Elora a écrit le 14 septembre 2012

    Mon article s’adresse plus aux personnes trans se féminisant ou aux personnes pratiquant le travestissement. Il est clair qu’il ne concerne pas tout le monde mais dans une époque où l’apparence prime sur tout le reste, il me parrait important et intéressant de faire attention à l’image que l’on projette aux autres. Ça me désole de dire ça car on devrait pouvoir exprimer son genre comme bon le semble mais je fais passer mon bien être et ma protection physique avant tout le reste. Si pour cela je dois améliorer mon passing, alors je le ferai.

    Par contre Léa, je ne suis pas du tout d’accord avec ta citation « Être trans c’est avant tout transgresser les normes de genre. ». Ça serait plutôt transgresser les normes sociétales géo-temporeles. Ces normes varient d’une époque à une autre et d’un endroit à l’autre. LeS genreS sont indéfinissables car trop nombreux alors comment les transgresser si on ne sait pas ce que c’est? Tu as les genres fluides, les agenres, les bigenres, le genres queer et j’en passe.

    Être trans, c’est tout simplement aller faire son point de confort et si cela passe par des hormones alors c’est que c’était nécessaire pour la personne. Être transgenres peut simplement revendiquer un certain genre comme une personne avec un physique féminin qui revendique le il et inversément.

    Le binaire ne tient plus depuis bien longtemps 😉

  12. loulou a écrit le 14 septembre 2012

    @Léa Рая Raya Bah dans ce cas j’apprend quelques choses, mais je pense que pour le coup 98% de la population ne connait pas ces différents stades “genrés” et se considère comme homme ou femme avec une part de masculinité/ féminité mais qui ne remet pas en cause leur genre d’origine. Pour le coup je me considère comme femme pas comme transgenre, ni bigenre, juste femme et même si mon entourage peut me renvoyer cette image de transgenre, je fais tout pour leur faire comprendre que je ne me sens que “femme” Dans mon cas transgenre ne symbolise qu’une transition de genre homme à femme, une évolution de l’image que la société à de moi, (me sentant femme depuis le début), je comprend qu’on puisse être satisfaite et se sentir bien en tant que transgenre mais ce ne sera pour moi jamais une revendication ne me considérant pas comme tel.

    C’est quoi un Homme, et c’est quoi une Femme, y-a-t’il une définition précise et inébranlable de chacun des deux qui marcherait à coup sur pour tout le monde (=7 milliard d’individus) ?

    Pour commencer savoir de quel genre on se sent le plus proche, et ensuite quelle image notre corps et notre esprit reflètent ils aux autres (familles, amis, travail). Si on se femme et que la société nous considère comme telle je pense que l’on peut être épanouie de ce côté là, si l’on sent entre deux et qu’on donne une image d’entre deux , on ne sait plus forcément soit même qui on est et la société encore moins…c’est un point de vue j’ai peut être tort, mais toutes les trans que j’ai pu rencontré qui étaient heureuses n’avait pas le cul entre deux chaises OP ou non OP

  13. Diane Librement a écrit le 21 septembre 2012

    Pour ma part, j’ai horreur d’être matée parce que je suis mal rasée, attifée, je me soumets peut-être à un diktat social (dixit Léa ) mais il ne me dérange absolument pas … je suis une femme, fière de l’être et ce dans tous ses attributs … je laisse à chacun(e) le droit de se positionner comme il/elle l’entend mais pas à chercher à justifier et m’imposer une manière de voir à laquelle je n’adhère pas … chacune son chemin

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