La liberté totale de choix

12 septembre 2012 | Tags: , , , , , , , , , , , , , , ,

Que de polémiques !! Que de personnes mangées par leurs égos ! Que de dogmatismes !  Je ne me place pas au-dessus de la mêlée, y ayant été plongée de fait du fait de mon parcours considéré apparemment atypique. Mais par contre je tâche de voir les motivations inhérentes à chaque position. Et soudain… L’idée !

Mais de quoi suis-je en train de parler ?

Il y a les pro-protocoles… Il y a les anti-protocoles…

Pour faire simple, les pro-protocoles estiment qu’il faut un suivi psychiatrique avant toute obtention de l’identité et un aval psycho-médical afin d’accéder à leur identité et à leurs papiers. Ils-elles ont finalement besoin d’être rassuré-e-s, guidé-e-s par le corps médical sur qui ils-elles sont.

Pour faire simple (bis), les anti-protocoles estiment avoir fait leur introspection et savent qui ils-elles sont. Ils-elles vivent généralement pleinement leur genre assumé dans le quotidien et prennent leur destin en main. Ils-elles planifient leur parcours médical jusqu’au point où ils-elles souhaitent se rendre auprès de médecins libéraux sans notion d’équipe pluri-disciplinaire, se sentant suffisamment stables pour prendre leur destin en main : épilations définitives, traitement hormonaux, thérapie de la voix, suivis métaboliques, planification de leur SRS, actions à tous les niveaux pour valider leur état-civil cible.

Comme nous pouvons le voir, deux écoles de transition se trouvent en opposition. Cette opposition est savamment entretenue par des personnes qui ont tout intérêt idéologique à contrôler qui aura son passeport pour son identité.

Amusons-nous un instant à nous plonger dans un monde idyllique où chaque trans’ aurait le choix de sa transition. Imaginons un instant qu’un-e trans’ (adulte), lorsqu’il-elle sort de son silence puisse avoir le choix entre les deux voies… Imaginons tout cela un seul instant. Le monde ne serait-il pas merveilleux ? Tout ce qui suit est une fiction, mais… Comme on dit… Pourquoi pas ?

Ainsi, les trans’ désirant un suivi psychiatrique et s’estimant victimes de la maladie appelée syndrome de Benjamin pourraient être pris-es en charge par les équipes protocolaires.

D’un autre côté, les trans’ ne se sentant pas malades ou atteint-e-s d’un quelconque syndrome pourraient constituer leur parcours à la carte.

Les remboursements maximum pris en charge par l’assurance-maladie devraient être alignés sur le plus cher des deux parcours afin qu’aucun-e trans’ ne soit lésé-e. D’après les échos divers qui circulent dans le milieu, l’assurance-maladie pourrait faire des économies drastiques au travers des transitions hors-protocole, voire peut-être même pousser au devant de la scène ces dernières. Finalement, tout le monde s’y retrouverait. L’opposition entre trans’ dans les protocoles et trans’ hors les protocoles cesserait. Le calme reviendrait.

Mais… Tout cela n’est que fiction. Bien dommage !

Dans les faits, actuellement, un-e trans’ qui n’a pas le moyen de ne pas toucher de remboursement par l’assurance-maladie même avec une ALD incluant la chirurgie de réattribution sexuelle ne peut matériellement pas passer hors des protocoles. L’assurance-maladie met régulièrement en avant la technicité équivalente en France face aux opérations à l’étranger pour ne pas rembourser les chirurgies. Cet argument est totalement infondé comme nous allons le voir dans la suite de cet article.

Je vais désormais parler des MtF pour des raisons évidentes de meilleure connaissance du sujet. Ce qui suit provient d’informations régulièrement entendues ou lues (blogs de filles sorties des protocoles et osant écrire ce qu’elles ont vécu) au travers de divers témoignages pour la France, et de témoignages directs ou indirects ainsi que de contenus de sites WEB de médecins à l’étranger… Libre à vous d’aller vérifier tout ceci et le cas échéant d’apporter tout complément d’information sur le sujet ou tout démenti en cas d’information qui pourrait s’avérer erronée. Pour la France, il est difficile d’avoir des informations écrites, aussi celles délivrées plus loin le sont plutôt au travers des différents témoignages entendus, personne ne semblant vouloir prendre la plume pour donner des informations fiables. Ces informations sont donc pour certaines à mettre au conditionnel à défaut.

Il se trouve qu’en France, la technique majeure pratiquée pour les trans’ MtF est l’inversion de l’étui pénéen pour former le néo-vagin, alors qu’en Thaïlande, par exemple, c’est l’inversion de la peau du scrotum qui est pratiquée. Ces deux techniques considérablement différentes ne donnent pas du tout le même résultat et ne procurent pas du tout les mêmes possibilités en terme de profondeur du canal vaginal nouvellement créé.

Il n’est pas rare de constater par ailleurs qu’en France plus d’une opération soit nécessaire pour réaliser la vulve, les petites lèvres étant bien souvent réalisées en deuxième opération. Il en résulte un surcoût non négligeable pour l’assurance-maladie, mais cela n’est pas le plus gênant, il en résulte surtout deux anesthésies générales à intervalle bien souvent rapproché au lieu d’une, sachant qu’il faut éviter le plus possible les anesthésies générales quelle que soit l’opération envisagée.

Par ailleurs le chiffre de 45 000 à 54 000 euros la chirurgie initiale est très souvent évoqué, bien qu’une omerta savamment entretenue sévisse autour du coût facturé par les équipes opératoires à l’assurance-maladie.

En Thaïlande, le Docteur Chettawut facture environ 8 000 euros pour une opération réalisée en une fois. S’il doit intervenir une deuxième fois, ce qui est rare, il ne facture rien de plus. Le Docteur Suporn facture aux environs de 14 000 euros pour la même opération avec les mêmes garanties que le Docteur Chettawut. En Grande-Bretagne, le coût évoqué est de 20 000 euros (à revérifier, mais c’est dans cet ordre d’idée). Au Etats-Unis le coût tourne entre 15 000 et 20 000 euros.

Comme nous pouvons le constater, l’assurance-maladie privilégie les opérations en France alors qu’elles semblent (toujours l’omerta en vigueur) être plus coûteuses (jusqu’à preuve du contraire) et surtout techniquement très différentes. En Thaïlande, la technique de l’utilisation de la peau du scrotum a été employée depuis environ 2007 donnant de bien meilleurs résultats que la technique employant la peau du pénis.

Une trans’ n’ayant aucun moyen financier d’assumer un parcours hors-protocole est d’office soumise à ces protocoles et ne dispose pas du choix de la technique dont elle pourra bénéficier pour son opération, ni du type de parcours qu’elle pourra souhaiter en fonction de son ressenti. C’est quand même elle qui est normalement la mieux placée pour savoir ce qu’elle veut. C’est aussi quand même l’opération de sa vie qui est au bout du chemin.

Elle devra remettre sa vie entre les mains de personnes qu’elle n’a pas forcément envie de voir l’entendre et la toucher. Elle devra se plier à un protocole dont elle n’a pas forcément besoin et devra passer devant des psychiatres ne lui correspondant pas ou même dont elle n’a pas du tout besoin, pouvant savoir où elle va. Elle n’aura pas le choix de ses médecins bien qu’on parle de libre-choix du médecin dans le Code de la Sécurité Sociale.

On peut opposer qu’il existe plusieurs équipes en France… Oui… On peut l’opposer. Combien ne peuvent financer le billet de train aller-retour en répétition, en attendant les remboursements de leur CPAM, pour aller voir par exemple un autre psychiatre que celui de l’équipe la plus proche de chez elle ? Comme elle ne peut prendre un psychiatre hors de ces équipes (pourtant il en existe d’excellents dans le domaine libéral et au tarif conventionnel) à côté de chez elle, cela revient à la bloquer sur l’équipe la plus proche de chez elle, donc sur une équipe unique de médecins par manque de moyens financiers pour pouvoir “aller voir ailleurs”.

Dans les faits, le choix du médecin n’existe pas, ou alors uniquement pour celles qui peuvent avancer les fonds des déplacements loin de chez elles en attendant les remboursements de leur CPAM. Ces trans’ sont donc pénalisées dans les faits. Elles n’ont pas le choix du médecin et elle doivent remettre leur vie entre les mains de personnes en qui elles n’ont pas forcément confiance.

Et vues les contraintes territoriales imposées par la CPAM, elles n’ont aucun accès aux nouvelles techniques de réalisation de l’opération de réattribution sexuelle telles que celles pratiquées à l’étranger. Elles sont bloquées dans un système unique. Il ne faut pas perdre de vue que ce sont des équipes auto-proclamées. Aucune loi ne définit leur existence. Et pourtant… la CPAM n’entend que par ces équipes… La situation est pour le moins étrange, et même fortement biaisée.

Encore une fois, une partie des informations concernant la France présentées ici est celle qui transparaît au travers de témoignages oraux entendus, et sans avoir d’informations fiables écrites par des filles passées par les protocoles, celles-ci n’étant accessibles directement nulle part. Si certaines associations disposent d’informations plus fiables que celles que j’ai écrites ici, qu’elles n’hésitent pas à les donner. Il s’agit d’informer pour pouvoir vraiment comparer.

L’Existrans s’apprête à lever ces points lors de la prochaine manifestation le 20 octobre 2012. Espérons que le gouvernement entendra les revendications en question…

Pour ma part je serais plus subtile que ce qui va être demandé. Je mettrais volontiers en compétition les équipes protocolaires avec leurs pairs étrangers. Ce serait très intéressant. Et en plus cela leur donnerait finalement le moyen de se confronter aux spécialistes étrangers du domaine. Mais bon… Il faut bien parler au final d’une seule voix. C’est toujours plus puissant.

Bienvenue dans le monde réel !

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110 responses to La liberté totale de choix

  1. Alixia a écrit le 12 septembre 2012

    d’après ce que je sais, il existe des colloques dans le monde sur la transidentité et les chirg et autres français sont invités, mais il n’apparaissent pas sur les listes des présents. Ne pas oublier non plus que pour les chirg français, la chirg thaï est une chirg du moyen âge. il n’y a que LEURS chirg qui est valable. le prestige des médecins français, mdr.

  2. Alexandra a écrit le 12 septembre 2012

    Ben finalement j’ai adoré le Moyen-Âge ! C’est mon côté “Les Visiteuses”. :-)

  3. Elodie Pam a écrit le 13 septembre 2012

    Je ne suis pas favorable à une liberté totale sans passage par un psy
    D’une part, cette opération assez lourde est irréversible. La personne doit être certaine de son choix.
    D’autre part, elle coûte cher. Et compte tenu de la situation budgétaire en France de la sécu, il est normal de surveiller les dépenses. Il ne faudrait pas que la réassignation se fasse au détriment du cancer, du sida ou des autres maladies.
    Les trans ont tendance à ne voir que leur propre cas.

    • Alexandra a écrit le 13 septembre 2012

      Mais ma chère Elodie… C’est bien l’Utopie que je réclame. Des gens comme toi passent par les psys et les protocoles, c’est votre droit. Et les autres, ben ma foi, passent hors les protocoles et hors les psys. Comme ça personne n’est ni d’accord, ni pas d’accord.
      Et je réitère… Je serais curieuse de faire le vrai bilan financier entre les deux modes. Tu as finalement raison, il ne faudrait pas faire tant dépenser à la sécu. En tout cas, pour le moment, je n’ai coûté qu’un petit millier d’euros à la sécu, là où je suis sûre que les filles des protocoles ont coûté bien plus. Et si un jour je suis remboursée de ma SRS, cela portera mon coût à moins de 10 000 euros en tout… Combien coûte un parcours dans les protocoles ? Je suis très curieuse…

      Maintenant, la comparaison avec le cancer et autre me semble très lourdement déplacée. Combien de filles se sont suicidées parce qu’elles n’accédaient pas à leurs soins et à leur identité parce que certainement on les prenait pour folles. Alors oui, elles n’ont pas eu leur opération irréversible, mais par contre elles ont fait un chemin irréversible et bien triste, déchirant même. Donc… Ce genre de remarque et de comparaison…

      • Elodie Pam a écrit le 13 septembre 2012

        Je ne passe pas par un psy, ni par un quelconque protocole car je ne suis pas trans, mais cela ne m’empêche pas d’avoir un avis sur la question.
        Ma comparaison avec le cancer concernait le coût pour la société.

        • Alexandra a écrit le 13 septembre 2012

          Ca tombe bien… On ne choisit pas plus de contracter un cancer, que d’être trans’…

          • Elodie Pam a écrit le 13 septembre 2012

            Et alors?

          • Alexandra a écrit le 13 septembre 2012

            Et alors ?? Parce qu’en plus il faut des traductions ? On est pas arrivées alors…

          • Elodie Pam a écrit le 13 septembre 2012

            je croyais qu’on choisissait de se faire opérer alors qu’on ne choisit pas de tomber malade
            mais j’ai l’impression que certains sujets sont tabou

          • Alexandra a écrit le 13 septembre 2012

            Mauvaise pioche… Primo, on ne choisit pas mais cela s’impose, et là je parle du cas général. Si je reviens à mon cas particulier, un emballement de mon métabolisme autour de la testostérone et de l’estradiol était “simplement” en train de me tuer. J’ai donc dû être opérée en urgence. Il était hors de question d’attendre au-delà d’une année. Je crois que la définition de ce que j’ai enduré avant opération était dérèglement hormonal majeur…
            Quel tabou donc ?…
            Maintenant, je te retourne la question. Qui es-tu pour juger la gravité d’un cas par rapport à un autre ? Qui es-tu pour juger qu’une souffrance morale induite par l’impossibilité d’être soi-même soit moins grave que n’importe quelle autre maladie à composante létale ? Comment mesures-tu la gravité d’un cas plutôt qu’un autre ? Je pense que nous sommes toutes ici intéressées… Et ces questions sont d’ordre général bien entendu, pas sur mon cas particulier…

          • Elodie Pam a écrit le 13 septembre 2012

            Mais justement, je ne juge pas
            C’est la raison pour laquelle je pense que des personnes formées et compétentes seraient à même d’aider celles qui souffrent en évitant à certaines de commettre des erreurs.
            Je pense aussi qu’il est possible de discuter de certains sujets sans se faire agresser.

          • Alexandra a écrit le 13 septembre 2012

            Nous pouvons en effet discuter classiquement. Mais la manière dont le sujet s’est engagé laissait penser à autre chose qu’une discussion.
            Pas de souci de mon côté. :-)

  4. Alixia a écrit le 13 septembre 2012

    si c’est pour aller voir un psy et parler de la pluie et du beau temps, je ne vois pas trop en quoi un psy est nécessaire, hormis le fait de justement creuser un peu plus le trou de la sécu.
    en quoi un psy est nécessaire a partir de l’instant ou tu peux apporter la preuve que ta vie est bien au féminin et que tes papiers le sont aussi??

  5. Elodie Pam a écrit le 13 septembre 2012

    Parce que tout le monde n’est pas sûr à 100%
    Parce que l’erreur est humaine
    Parce que l’opération est irréversible
    Parce qu’elle a un coût pour la collectivité

    • Léa Рая Raya a écrit le 14 septembre 2012

      Comme être enceinte ?
      → « Parce que tout le monde n’est pas sûr à 100% », « Parce que l’erreur est humaine » : d’assumer par la suite un enfant
      → « Parce que l’opération est irréversible » : l’infanticide est un crime
      → « Parce qu’elle a un coût pour la collectivité » : frais médicaux, arrêts, réductions d’impôts, subventions/allocations…

      On peut faire pareil avec se marier (divorce mis à part pour l’irréversibilité), &c…

      Mais faut-il pour autant interdire à tout le monde d’avoir des enfants, se marier &c… avant l’aval d’un psy ?

      • Elodie Pam a écrit le 14 septembre 2012

        L’accouchement sous X existe encore. L’avortement aussi. Et ne parlons pas des maltraitances.
        En ce qui concerne le mariage, je ne comprends pas pourquoi ça existe encore. Mais c’est un autre sujet.
        Je voulais juste dire que certaines personnes qui rencontrent des problèmes se font opérer pour ensuite s’apercevoir que cela , n’a rien résolu. Cela existe et peut se terminer par un suicide.
        L’intervention d’une personne formée pourrait éviter de telles catastrophes.
        Mais comme tout le monde est sûr à 100%, cette question ne se pose pas dans le monde parfait où nous vivons.
        Je constate encore qu’il est difficile d’aborder certains sujets.

        • Léa Рая Raya a écrit le 14 septembre 2012

          « Je voulais juste dire que certaines personnes […] se font opérer pour ensuite s’apercevoir que cela , n’a rien résolu » → en quoi un psy (et de surcroît imposé) préviendrait-il cela ?
          Pire, il (le psy, et surtout la So(In)FECT) aura même souvent tendance à considérer que l’op est obligatoire et/ou systématique… et donc faire au final exactement ce que tu mentionnes (sans même parler de faire l’op juste pour les papiers).

          « L’intervention d’une personne formée » → la transidentité n’est pas une spécialité médicale, il ne peut donc pas y avoir de personne « formée ».

          « Je constate encore qu’il est difficile d’aborder certains sujets. » → c’est sûr qu’avec une approche paternaliste le monde est “parfait” puisque personne ne décide de rien, tout est “sous contrôle” (d’un tiers bien pensant bien sûr)…

          Je constate qu’il est toujours aussi difficile aujourd’hui de penser par soi-même sans que les 3/4 de la planète se sentent le droit de t’imposer comment vivre ta vie.

          Si tu n’est pas sûre de toi, que tu as peur, que tu ne veux pas prendre la responsabilité de faire et assumer tes propres choix → libre à toi et tu trouveras toujours facilement quelqu’un pour ça (psy’s, équipes off. transphobes, assos et copines pathologisantes, …).
          Mais de grâce, ne cherchez pas à imposer ça à tout le monde…

          • Elodie Pam a écrit le 14 septembre 2012

            Je n’impose rien. Ce serait plutôt le contraire.
            J’exprime une opinion
            Jusqu’à preuve de contraire chacun a droit de penser et de s’exprimer.

          • Léa Рая Raya a écrit le 14 septembre 2012

            « en quoi un psy est nécessaire »
            → « Parce que tout le monde n’est pas sûr à 100% »

            Il est dont bien question du passage OBLIGATOIRE par la case psy, donc bien d’imposer cela à tout le monde.

          • Elodie Pam a écrit le 14 septembre 2012

            Mais moi, je n’impose rien.
            Je ne suis pas législateur, ni juge.
            Et je ne vais pas répéter tout le temps la même chose, étant donné que cela ne sert à rien.
            La pensée unique existe dans tous les domaines.

          • Léa Рая Raya a écrit le 14 septembre 2012

            Je n’empêche pas celles qui veulent un psy d’aller en voir…
            Par contre ceux qui prônent le passe obligé chez le psy cherchent à me l’imposer [c.f. → http://yagg.com/2012/09/13/brigitte-goldberg-presidente-du-collectif-trans-europe-recue-a-matignon/

            « La pensée unique existe dans tous les domaines. » → en effet, mais où est donc cette pensée unique ? chez celle qui dit va en voir un si tu veux/en as envie ? ou celle qui dit que c’est obligatoire de passer par eux ?

          • Elodie Pam a écrit le 14 septembre 2012

            Personnellement, avant de me faire une opinion, je lis, je m’informe et je réfléchis, quelque soit le sujet.
            Pour le reste, chacun pense comme il peut, avec ou sans oeillères.

          • Alexandra a écrit le 18 septembre 2012

            Léa l’a bien résumé. La pensée unique veut rendre le passage par un psy obligatoire, là où nous, nous disons que le choix serait la meilleure des choses. Donc, de fait, nous ne sommes pas dans la pensée unique…
            La question suivante à se poser est : Qui a intérêt à ainsi verrouiller le système et imposer un schéma unique de pensée ?

          • Léa Рая Raya a écrit le 18 septembre 2012

            « Qui a intérêt à ainsi verrouiller le système et imposer un schéma unique de pensée ? »
            → heuuuuu… ceux qui auraient un intérêt à maintenir et ne surtout pas remettre en cause le système de ségrégation de deux genres imposés (et la domination/privilèges de l’un envers l’autre) ?

          • Léa Рая Raya a écrit le 18 septembre 2012

            … et sans parler bien sûr du “business” politico-financier généré par la transphobie qui ne tient debout que grâce à la pathologisation et à la perpétuation du système ségrégationniste.

            PS: merci Alexandra 😉

          • Alexandra a écrit le 18 septembre 2012

            Merci aussi pour ton intervention, Léa.

  6. Alixia a écrit le 13 septembre 2012

    ah mince, donc, si j’ai mes papiers au féminin cela veut aussi dire que je ne suis pas sure a 100%, donc de fait pourquoi j’ai fais le changement d’état civil?? pour faire bien, par défis contre le système, juste comme ça parce-que j’en avais envie et de fait, donc je suis quand même obligéE d’avoir un suivi psy.
    boudueee. ya des choses qui parfois me dépasse, m’esplante, me dézingue.
    donc au final, je suis sous THS, mais je ne devrais pas du fait que je ne suis pas suivie par un psy, que dans la toute logique de la chose, je dois souffrir donc être malade. je ne dois pas me sentir bien en société. doit souffrir du regard des autres sur ma condition. ……….;;;;

    comme dit a un autre endroit, désolée, mais je vais très bien, donc même si je vais très bien, je dois quand même être suivie pas un psy. mince alors.

    alors là, j’en ai les bajoues qui m’en tombe.

    • Elodie Pam a écrit le 13 septembre 2012

      Si je comprends bien, tu considères ton cas comme une généralité.
      Pour quelques unes qui sont sûres à 100%, combien ne le sont pas?

      • Alexandra a écrit le 13 septembre 2012

        Petite question… Vous seriez donc mieux placé-e-s que nous pour “juger” de ce que nous ressentons pour nous ? Je trouve cela très… Comment dire ?… Ah oui ! J’ai trouvé ! Cavalier !
        En fait tu es pour la pathologisation et la psychiatrisation des trans’ parce que dans ta tête ainsi que dans la tête de bien des gens, nous souffrons d’un “syndrome”. Et si vous nous laissiez vivre ?
        Celles qui ne sont pas sûres vont dans les protocoles, ils sont fait pour ça. Par contre actuellement pour celles qui sont sûres, rien n’est prévu. C’est bien tout le problème. Et pourtant ! D’office nous coûtons bien moins cher à la collectivité puisque c’est aussi apparemment le problème…

        • Elodie Pam a écrit le 13 septembre 2012

          je ne juge pas
          je pense seulement à toutes celles qui ne sont pas sûre d’elles et qui auraient besoin de quelqu’un pour les aider.
          Comment vérifier qu’une personne est sûre d’elle, si ce n’est en l’écoutant?
          Sinon, n’importe qui peut se sentir sûre un jour, se lancer dans la transition, puis vouloir revenir en arrière. Les choses ne sont jamais noires ou blanches quelque soit le sujet.

          • Nadine a écrit le 13 septembre 2012

            Dans ce cas, même un psy ni pourra rien changer ! Lui aussi, étant humain, peut se tromper et pourtant sa responsabilité n’est pas engagée !
            Ce que soulève Alexandra est qu’il y a deux possibilités, une contrainte et l’autre libérale ! Si des personnes choisissent celle contrainte, il n’y a rien à redire de même qu’il n’y aurait rien à redire pour celles qui prennent la libérale, laquelle ne coûte quasiment rien à la collectivité, elles se prennent en charge elles-mêmes et là leur responsabilité est engagée car c’est leur propre vie. Elles ne cherchent pas à rendre les autres responsables de leur échec s’il y en a !

      • Alixia a écrit le 13 septembre 2012

        je ne considère pas mon cas comme une généralité, je te répondais, c’est tout.
        maintenant, si une personne n’est pas sure de ce qu’elle est, pourquoi vouloir faire un changement de sexe? ah oui, en fait elle a besoin du consentement éclairée de “spécialistes” ou prétendu comme.
        hormis soi-même, je ne vois pas qui peut prétendre dire qui l’on est, si??
        donc les personnes pas sure d’être ce qu’elles sont ont besoin d’une certification qui passe par un tiers pour se définir. ouahh. pfff. incroyable. et par conséquent par un soi-disant spécialiste qui en fait n’a fait aucunes études concernant la transidentité vu qu’il n’existe pas de cursus en FAC sur ce thème-là.
        le psy ne sait définir la transidentité que par la persistance de la personne a dire qu’elle se ressent dans tel ou tel genre. c’est tout. mais ille est incapable de savoir si tu dit vrais ou faux, ce qui en résulte qu’a l’heure actuelle, tout le monde ou presque sait quoi dire a un psy pour avoir le fameux sésame pour avoir d’une: un THS et de deux: l’opé.
        ah oui, et avoir un look qui correspondent a leurs attentes de ce que doit être une femme.

        • Elodie Pam a écrit le 13 septembre 2012

          ce serait peut-être alors utile de militer pour qu’un cursus se mette en place en France afin de former des personnes compétentes.

          • Alexandra a écrit le 13 septembre 2012

            http://www.wpath.org/ : Pas une équipe française présente à ces colloques internationaux. Il suffit d’aller voir les listes de participants… Pourquoi ? Ca leur est totalement ouvert. Ont-ils peur de se confronter à leurs pairs ? Comment peuvent-ils se former s’ils ne vont pas au contact de confrères et consœurs ayant bien souvent plus d’expérience qu’eux dans bien des domaines touchant à la gestion des transidentités ? Ils n’ont pas la science infuse.

          • Elodie Pam a écrit le 13 septembre 2012

            C’est qu’en partant du principe qu’on ne peut rien changer, rien de changera jamais.
            Et ce n’est pas une posture de victimisation qui améliorera la situation.

          • Elodie Pam a écrit le 13 septembre 2012

            Encore une fois, je ne suis pas trans mais je pense qu’on peut discuter d’un sujet sans être directement concernée.

          • Alexandra a écrit le 13 septembre 2012

            Mais Elodie… Nous qui faisons hors-protocole sommes justement volontaires, savons sans aucun doute qui nous sommes, et ne nous victimisons certainement pas. Il y a juste que nous demandons à être remboursées normalement. Nous payons pour le système de santé et on nous refuse nos remboursements parce que nous ne sommes pas passées par les protocoles. Il y a un superbe paradoxe. Nos parcours ne coûtent pas cher puisque nous avons besoin de bien moins de soins et on nous reproche de refuser des soins et de ce fait on nous “punit” en ne nous remboursant pas nos SRS. Il y a juste une belle injustice. C’est ce que nous levons toutes.

          • Elodie Pam a écrit le 14 septembre 2012

            Dans le parcours médical et normal, il faut maintenant passer par un généraliste avant de consulter un spécialiste.
            A ma connaissance, il n’existe pas de cas où on effectue un remboursement sans parcours médical, quelque soit la maladie.
            Ce serait même plutôt le contraire quand on sait que certains diabétiques doivent consulter régulièrement un podologue sans se faire rembourser.
            Je ne comprends pas non plus pourquoi une trans qui ne se considère pas comme “malade” pourrait se faire rembourser ses soins. Mais je dois surement rater quelque chose.
            Il faut quand même un minimum d’encadrement pour éviter qu’on fasse n’importe quoi.

          • Nadine a écrit le 14 septembre 2012

            Il y a des cas, où nous sommes obligés de passer devant un médecin (généraliste ou spécialiste) pour des actes ne relevant d’aucune maladie. A savoir un accouchement et une IVG ! Il y a peut-être aussi d’autres cas qui ne me viennent pas à l’esprit ! Même vieillir est médicalisé !

          • Elodie Pam a écrit le 14 septembre 2012

            Il existe donc bien un parcourt médical pour l’accouchement et l’IVG.
            Pour la vieillesse c’est différent car avec l’âge les problèmes de santé s’enchaînent, nécessitant de multiples traitements médicaux. Ce n’est pas la vieillesse qu’on soigne, mais ses conséquences.

          • Elodie Pam a écrit le 14 septembre 2012

            Je connais très bien le problème du vieillissement pour l’avoir approché de très près pendant plusieurs années jusqu’à son terme inéluctable, hélas.

  7. Julie Mazens a écrit le 13 septembre 2012

    A la lecture des commentaires précédents, je pense que vous avez toutes raison :) mais que vous ne prenez pas suffisamment de recul par rapport à ce que vous avez vécu.

    Dans “liberté totale de choix”, j’entends que la décision finale de suivre tel ou tel parcours doit rester dans les mains de la personne concernée. ça me parait un droit fondamental. c’est même dans notre constitution.

    Ceci étant dit, je pense aussi qu’il est important dans une telle démarche *irréversible* d’avoir pu discuter avec des personnes compétentes et connaissant bien le sujet, justement pour que la personne concernée puisse prendre un peu de recul, réaliser ce qu’elle s’apprête à vivre, soit sensibilisée à toutes les difficultés, … et in fine, puisse prendre sa décision en toute connaissance de cause.

    Car je crois que le problème fondamental se trouve là. Certaines vont trop vite, mal renseignées, fantasmes sur la féminité, dénie de réalité, … et éventuellement des facteurs indépendants mais qui vont faire prendre de mauvaises décisions (bi-polarité, dépression, …).

    L’état, non seulement parce qu’il s’agit d’une dépense pour l’ensemble de la société mais aussi parce qu’il s’agit de prévenir un éventuel échec souvent dramatique (vous avez mentionné des suicides de copines mal dans leur peau), est tout à fait dans son droit de mettre un garde fou pour s’assurer que la personne concernée ne prends pas une telle décision pour les mauvaises raisons.

    Pour en avoir croisé quelqu’unEs, j’ai quand même parfois aussi l’impression que l’opération devient un objectif alors qu’il ne devrait être qu’un moyen d’accéder à plus de bonheur. C’est en ce sens qu’il me parait important que la personne qui chemine sur ce parcours puisse échanger et se confronter à la réalité, que ce soit avec un psy ou que ce soit avec toute autre personne apte à d’abord l’écouter et le cas échéant l’accompagner.

    Je suis la première à considérer qu’un psy est souvent un mal plutôt qu’un bien. Je ne devrais pas l’écrire, mais je pense même que l’on devient psy parce que l’on a soi-même un sacré problème …

    Mais il existe d’autres formes de prise de recul ou de garde fou qui pourrait être proposer pour accompagner celles qui démarrent un parcours : associations par exemple, ou médecins généralistes, ou même un homme d’église.

    j’ai plusieurs exemples de médecins généralistes qui ont une dimension humaine telle qu’ils font beaucoup plus de bien qu’un psy et que leurs patients ne vont pas les voir que pour une grippe.

    Et je me souviens de longues discussions avec un prêtre ouvrier (contexte sensé être irréversible aussi même si le divorce à l’église est maintenant possible) qui n’était là ni pour juger ni pour donner son accord, mais simplement engager une discussion qui m’a permis de prendre du recul et de comprendre que je m’engageais sur une voie par pression familiale et qui m’a fait découvrir que j’étais agnostique après 20 ans de cathé … bon je me suis quand même marié et j’ai divorcé 7 ans plus tard … comme quoi :).

    En ce sens, je suis contre le passage obligatoire devant un psy pour avoir le sésame mais je suis pour le dialogue obligatoire avec une instance compétente sur le sujet – appelons ça principe de précaution, en laissant à chacunE le choix de l’instance : psy, association, médecin généraliste, prêtre, mentor, autre à définir. et la liberté d’en changer en cours de route car rien n’est jamais figé. et juste d’avoir à justifier d’avoir pris soin de discuter du sujet avec cette instance, son avis à cette instance n’ayant pas à compter.

    Kisss!

  8. Barbara a écrit le 13 septembre 2012

    A la suite de notre discussion animée sur Facebook et mon inscription sur le site, je confirme donc le fait que la chirurgie hors protocole en France est possible, que la peau du scrotum est utilisée dans l’opération en France mais chaque équipe ayant sa technique, il faut juste savoir vers quelle équipe se tourner et je me ferai un plaisir de communiquer l’info à qui la souhaite et rassurez vous je ne vous demanderai que votre retour d’impression personnel sur les médecins vus pour rafraichir mes dossiers d’appréciations.

    Le suivi psychiatrique est nécessaire, j’ai personnellement vu des personnes opérées qui n’avaient pas mûrement réfléchi et se sont réveillées brutalement avec le goût amer du regret d’un geste inconsidéré et sans compter ces cas, il y a les fortes et les moins fortes. L’accompagnement psychiatrique est l)à pour valider nos parcours en gros et les personnes stables et fortes mentalement se voient leur fréquence de visites réduites très rapidement. Perso, je vois mon psy 10 mins dans le mois juste pour lui dire bonjour, parler de l’air du temps et lui dire: “Ciao au mois prochain!”, cela ne me sert à rien faisant partie des soit disant “fortes et stables” mais voilà d’autre le sont moins et ont besoin d’un suivi avant de se retrouver 6 pieds sous terre à cause d’un manque de suivi. Pour se faire opérer, les chirurgiens demandent l’accord psychiatrique et la durée de suivi (Invérifiable à l’étranger si on a un psychiatre conciliant qui a quand même assez de professionnalisme pour reconnaitre que la personne est prête à se faire opérer) En France ce n’est pas plus vérifiable par contre une équipe GRETIS fera passer la personne devant sa commission juste pour valider le bien fondé de la demande, rien de contraignant vu que personne ne demande de changer de psy mais juste un contrôle de routine pour LES rassurer, ILS ne vous connaissent pas, ILS ont vus de multiples cas de personnes instables… Vous êtes forte? Vous le savez? Tant mieux pour vous mais ces contrôles ne sont pas là pour vous juger mais juste pour que CES médecins qui ne VOUS connaissent pas encore puissent se dire: Oui c’est bon, on sait que cette personne est fiable, on l’opère. Au final, vous avez sauté au travers du cercle du feu et fait votre spectacle d’animal de cirque certain(e)s pourraient penser mais qui est heureuse d’aboutir, d’avoir sa chirurgie faite… vous.

    Le choix du médecin existe! C’est un choix encore trop peu limité, vu le nombre d’équipes compétente mais il est là, il faut juste savoir chez qui se rendre et les adresses sont dispos dans ma base de données d’asso que je me fais un plaisir de communiquer à qui le demande.

    Tout est pris en charge à 100% pour une opération en Europe ou dans un pays ayant un accord avec la CPAM. Voilà un petit lien utile qui permet de connaitre les pays en accord et dans la page, les liens pour télécharger les formulaires nécessaires pour planifier les demandes de remboursement:

    http://www.ameli.fr/assures/droits-et-demarches/a-l-etranger/vous-partez-travailler-a-l-etranger/vous-etes-detache-dans-un-pays-sous-convention_seine-saint-denis.php

    Voila une petite mise à jour au niveau des infos manquantes que j’avais promis à Alexandra de diffuser et je me tiens à la dispo de chaque personne en besoin d’une adresse ou d’un conseil et surtout n’oubliez jamais que vos parcours vous étant propres, il faut toujours revérifier une info même donnée par un médecin ou une asso. L’erreur vous concernant n’est pas permise et peut être fatale.

  9. Alexandra a écrit le 13 septembre 2012

    Merci Barbara.

    Ce qui serait très sympa, ce serait d’avoir un ou des témoignages suffisamment détaillés comme celui que j’ai fait (et que d’autres ont déjà fait avant ou après le mien. Celui d’Elora est visible ici depuis maintenant quelques semaines), et surtout en restant sincère bien entendu, de celles qui sont passées par les différents chirurgiens en France. Pour le moment, c’est un peu le grand vide… Et un témoignage permet de se faire une idée de ce à quoi on doit s’attendre avec tel chirurgien ou tel autre. Même si, pour rejoindre ce que disait plus haut Julie, l’opération ne doit pas être le point focal, je peux clairement dire qu’au moment où on pose sa date d’opération avec un chirurgien, je peux vous assurer que cela devient votre point focal. C’est normal vue l’importance et surtout la technicité de l’acte qui va se produire, avec des risques bien réels même avec un excellent chirurgien. Dans tous les cas, on remet sa vie entre les mains du chirurgien. Mieux vaut avoir confiance, donc. Et les témoignages ont cela de bien, s’ils sont sincères, c’est qu’ils donnent un point de repère aux filles qui vont passer par là, et justement une possibilité de savoir si elles peuvent confier leur vie comme cela…
    Sur les sites étrangers, il est par ailleurs possible de voir les résultats des différents chirurgiens. Les photos sont anonymes bien entendu. Par contre, il n’y a rien d’équivalent en France. Il serait intéressant de voir le travail fait. Mais là encore, il y a un manque.

    • Alixia a écrit le 13 septembre 2012

      quand tu rencontre MJ, il te montre des photos de sexe de filles opé par soi-disant ses soins. heu!! j’ai rencontrée MJ en fin mars 2010. je parle pas dans le vide, il m’a reçus entre deux portes, façon de dire hein, vu qu’il fait les consultations a la chaine accompagné de son assistant chirurgien esthétique.
      perso, ce que j’aimerais voir, c’est le mode opératoire écrit de la part du chirurgien et aussi un rapport d’opé.

    • Barbara a écrit le 13 septembre 2012

      Tout à fait le passage dans les mains d’un chirurgien même les meilleurs est risqué et surtout chaque personne réagit différemment comme aussi le chirurgien ne fera jamais une opération identique même si la technique se veut la même ou en évolution. Un bon peut avoir un raté, comme un reconnu charcutier peut par erreur s’améliorer (Humour très noir)

      Depuis mon activité associative, j’ai été en contact avec des multitudes de cas différents en France comme à l’étranger.
      Je vais commencer dans l’ordre des mutilations pour bien faire réfléchir et finir par le meilleur histoire de réconcilier avec la démarche.
      Au fameux GRETIS de Paris qui mutile à tour de bras avec spécialité de ne pas se soucier si ils ont une personne qui souhaite se faire opérer ou pas. Tout le monde doit se faire opérer dès le moment où la démarche s’entame.
      Donc on commence par une année d’Androcur sans franchement d’explication sur les effets. 1 an plus tard si ils savent que les parents sont ok que l’orientation sexuelle est hétéro dans le sexe de destination (Mais de quoi on se mêle?) et si la situation professionnelle est stable (Oops une autre intrusion dans l’organisation de la vie!) ils passent à un THS. Pour les autres bye bye, tu as été castré chimiquement et tu ne fais pas l’affaire, remballe ta nouille et dégage le plancher!
      Les soit disant “chanceuses” profitant du THS finissent par aboutir à l’opération, signent une décharge d’accord pour les risques de complications dont elles ont été prévenues par le gentil Dr Revol qui explique qu’une opération peut avoir à se faire en plusieurs fois 4 ou 5 selon les cas (Témoignage recueilli par une copine que j’ai arraché du parcours parisien)
      Le jour de l’opération arrive, tu es heureuse et détendu, tu es à Paris, la capitale française et tu te dis que les meilleurs spécialistes sont là pour toi (Oops misère de sort! Si je savais ce qui m’attends!)
      Tu t’endors sous l’effet de l’anesthésiant tranquillement et heureuse de voir ce pansement entre tes jambes te disant “Chouette enfin, c’est fait!”…
      Le cauchemar commence (Complication connue et fréquente dont j’ai eue 2 cas consécutifs il y a environ 4 mois) Pipiii !! oh chouette la sonde est là… Oh mais ça ne viens pas, la sonde serait elle bouchée? j’ai mal. Infirmière s’il vous plait!
      Après quelques souffrances on se rends compte que la sonde n’est pas bouchée mais c’est l’urètre qui l’est (Oh la méchante boulette, on retourne au bloc?)
      Sur l’un de ces 2 cas qui ont témoignés l’une des 2 est ressortis de l’hôpital en chaise roulante sans l’usage de ses jambes (Nerf sciatique sectionné)
      Merci je revis enfin! (Une vie d’handicapée)
      Je finirai par dire que j’ai aussi eue un cas de réussite (Si on peut appeler ça comme ça), on dira que l’opération s’est bien passée en une seule fois comme de normal mais bon niveau esthétique on peut toujours tenter d’essayer de comparer un vagin à un anus.

      En Thaïlande pour faire un voyage exotique, une autre amie va en Thaïlande voir le Dr Supporn (J’ai suivi de la finition de son parcours). L’opération et le séjour ont été merveilleux, seul hic en rentrant le voyage de retour a créé des oédèmes et les dilatations n’ont pas pues se faire correctement par la suite.
      Conséquence, nécrose des chairs, rétrécissement de la cavité vaginale au rythme de 1cm par mois en moins (Profondeur de départ 21 cm réduit à 15 cm)
      Seule complication connu là bas toutes les autres copines n’ont eues aucun problème est sont heureuses des résultat mais personne ne réagit pareil et c’est là où le succès de l’opération réside.

      GRETIS de Lyon, plusieurs personnes opérées connues pendant mes enquêtes (Et aussi endroit où je finis ma propre transition).
      Bon accueil général de l’équipe même si ça reste éprouvant à vivre, ils prennent en compte le fait que l’on ne soit pas suivi à la base par un GRETIS quelconque et ne font pas refaire un parcours complet sous leur vigilance.
      La technique opératoire est la même qu’en Thaïlande, reste juste à vérifier si ils font la dermo abrasion qui consiste à enlever au laser pendant l’opération les poils gênants plutôt que de devoir épiler la zone à l’avance, cette partie aurait au dires de mon médecin généraliste évoluée (Je vois le chirurgien dans 2 semaines et j’aurai bientôt la réponse)

      Bordeaux à les mêmes bonnes appréciations, le Dr Casoli est apparemment plutôt sec au niveau de l’accueil mais à des doigts de fée.

      Marseille, un bon chirurgien le Dr Sophie Perchenet mais un accueil de merde, un parcours pénible qui ressemble à une prise d’otage, sans avoir de copie de son volet de protocole de soins, histoire comme à Paris de tenir les personnes en laisse.

      Pour finir sur les bons échos il y a aussi le Dr Weiguo HU au CHU La cavale blanche à Brest, un chirurgien thaïlandais formé à Bordeaux pendant environ 15 ans et travaillant à Brest depuis environ 1 an. Il travaille hors des protocoles GRETIS mais demande de toute façon un suivi psychiatrique de 2 ans minimum avec accord pour l’opération. J’attends encore de nouvelles infos sur ce chirurgien ayant des personnes sur place qui m’envoient des nouvelles de l’évolution de leur parcours.

      Les délais d’attente pour tous ces chirurgiens sont d’environ 6 mois à 1 an après l’accord de la commission dans le cas des GRETIS et le même délai sans l’histoire de la commission pour celui de Brest qui travaille hors protocole GRETIS.

      Ces infos peuvent évoluer et se compléter grâce à vos connaissances concrètes de différents docteurs donc voilà un échantillon de ce que j’ai en stock pour l’instant et si quelqu’un en a d’autres, elles sont les bienvenues.

  10. Alixia a écrit le 13 septembre 2012

    oui et attention MJ ne fais pas que des réassignations, il est aussi astreint a faire son job d’urologue car sa direction ne veut pas qu’il se spécialise que dans les réassignations. d’ou aussi le fait du nombre plus ou moins restreint d’opé de MJ.

    • Barbara a écrit le 13 septembre 2012

      Oui tout à fait il à les 2 chapeaux ce qui n’arrangent pas les choses pour savoir réellement son rythme au niveau des opérations transsexuelles

      • Alexandra a écrit le 13 septembre 2012

        D’après ce que j’en sais, il y aurait 65 opérations par an (cf rapport IGAS 2011). A mettre en comparaison avec un Chettawut et un Suporn qui chacun peuvent arriver à 200 opérations par an. Il est vrai qu’ils sont spécialisés, eux…

  11. Alixia a écrit le 13 septembre 2012

    je dirais que pour se dire compétent, il faut vivre ce que nous vivons et il y a très peu de psy ou de psychologues clinicien sont a même d’être passéEs par ou on passe.
    qu’il y en est certainEs qui ont besoin de se sentir rassuréEs en voyant un psy, ok, pas de soucis, sauf que les psy voudraient toutE nous mettre dans le même panier et c’est là que pour certaines d’entre nous, nous ne sommes absolument pas d’accord.

    • Barbara a écrit le 14 septembre 2012

      C’est aussi généraliste de dire ça que quand on se retrouve face à un psy et se plaindre qu’il nous mets dans le même panier que tout le monde. Il ne faut pas se plaindre de subir les généralités quand on en use. soi-même.
      Si un jour il parvenait qu’un(e) psy soit transsexuel(le) s’amuserait-il ou elle à franchir la frontière qu’il y a à tenir entre patient(e) et praticien à dévoiler qu’il ou elle a suivi un parcours transsexuel? je ne le crois pas et ça serait un manquement à sa profession.
      Si il faut toujours attendre la perfection pour se lancer on trouve toujours une bonne excuse pour se cacher derrière un prétexte et les personnes qui sont vraiment motivées prennent la route et se lancent pour aboutir coûte que coûte, les autres sont sur le bord du chemin à nous regarder passer et râle de leur mieux et filent se cacher pour pleurer dans leur coin.

  12. Alexandra a écrit le 14 septembre 2012

    Juste pour synthétiser l’idée… N’importe quel être humain a la liberté de choix de sa vie. Pour chacun de ses actes, l’être humain n’en réfère jamais à un psy.
    Une personne fait appel à un psy, d’elle-même. Si quelqu’un prend la décision pour un autre de faire appel à un psy, c’est que la personne en question n’a plus toutes ses facultés de raisonnement.
    Or… Pour ce qui concerne les trans’, on leur demande SYSTEMATIQUEMENT de passer par un psy… Cela voudrait-il dire qu’aucun-e de nous n’a toutes ses facultés de raisonnement.
    Il y a peu, on m’a opposé (de manière indirecte, pas en face) que j’étais passée par un psy pour mon opération à Bangkok, et que donc j’étais finalement “comme tout le monde”. Si je suis passée par un psy c’est parce que je savais que j’avais obligation de donner un papier certifiant que j’étais saine d’esprit, y compris en Thaïlande. Je suis donc passée PAR OBLIGATION et NON PAR MON PROPRE CHOIX ECLAIRE par un psy pour avoir mon autorisation d’opération. En quoi pouvait-on me soupçonner de ne pas avoir toutes mes facultés de raisonnement ? De quel droit, même, pouvait-on se permettre de douter pour moi ? Je ne suis pas du tout la seule dans ce cas, et je trouve très humiliant, car c’est bien une humiliation gratuite, de nous demander ainsi de nous plier à une règle ar soupçon de notre intégrité mentale. Je vais me répéter, mais cela doit cesser.
    Il existe des trans’ qui ont besoin d’un psy pour leur parcours car ils-elles ont d’autres problèmes à régler, ou n’ont peut-être pas fait la totalité de leur introspection. Dans ce dernier cas, le psy agit tel un confesseur finalement. Mais est-ce pour autant que ces garçons et ces filles n’ont pas toutes leurs facultés de raisonnement ? Non. Elles nécessitent juste une aide pour leur introspection. Après… Une fois qu’elles ont fini cette introspection, elles n’ont pas plus besoin que nous d’un psy pour savoir qu’elles ont décidé de faire la SRS.

    • Julie Mazens a écrit le 14 septembre 2012

      le problème avec certaines maladies mentales c’est que l’on est très loin d’être conscient d’être malade … c’est tout le problème …

      C’est pour ça qu’il me parait quand même nécessaire d’avoir un entretien avec une personne compétente (pas forcément psy) qui pourra le cas échéant faire réaliser à la personne qu’elle a besoin d’aide.

      • Alexandra a écrit le 14 septembre 2012

        Un entretien Julie… Un entretien… Pas un suivi et encore moins une autorisation de se faire opérer… Tu répètes un peu ce que je viens de dire, sauf que là où je vais un cran plus loin, c’est que pour des personnes comme moi qui avons largement terminé notre introspection au moment où nous y allons, même cet entretien est de trop.
        Pourquoi devrait-il y avoir une telle spécificité ? Même imposer cet entretien est de trop. Une personne qui se sent mal dans ses baskets ira d’elle même consulter un psy à un moment et cela sans qu’on l’y oblige.

      • Alexandra a écrit le 14 septembre 2012

        Et en plus, introduire la notion de maladie mentale face à transexualisme (beurk le mot !!) est tout ce que nous cherchons justement à faire sauter. Cet état n’est pas une maladie mentale !
        Vous ne vous rendez pas compte de ce qu’il y a d’humiliant et d’avilissant à devoir déballer son sac face à une personne pour obtenir un sésame pour quelque chose qui ne devrait pas nécessiter de sésame.
        Pour quelques personnes qui souffrent d’un trouble, toutes les autres devraient être soupçonnées ? C’est très franco-français comme manière de résoudre les choses. Ben oui…

        • Julie Mazens a écrit le 14 septembre 2012

          je comprends tout ça Alex,

          en même temps, je n’ai jamais rencontré autant d’autistes et de bipolaires que dans la communauté T (d’ailleurs j’en avais jamais croisé avant des bi-polaires … je ne connaissais même pas le terme il y a 6 mois).

          sans être une maladie mentale, le transsexualisme au sens très large, c’est quand même bien un truc qui se passe dans notre cerveau entre notre corps physique et la représentation que l’on a de soi.

          j’ai remarqué notamment qu’une large proportion de travestiEs sont dans le métier de l’informatique. Or, il faut un cerveau assez particulier pour être un très bon développeur, ce qui donne très souvent des personnes assez particulières au niveau du caractère. les meilleurs programmeurs que je connaisse sont le plus souvent asociale pour ne pas dire autistes. ou caractériels …

          Bon je dérive un peu, mais pas tant que ça …

          @+

          PS: suis informaticienne à la base …

          • Florence GrandeMa a écrit le 14 septembre 2012

            N’étant pas informaticienne ai-je le droit d’avoir un cerveau comme le mien… Ciel que la nature est injuste, je n’ai vraiment rien de “normal”!!! Mdr, kiss.

          • Julie Mazens a écrit le 14 septembre 2012

            j’ai dit “large proportion” :).

            Je fais faire un sondage sur les 300 membres de Txy, vous allez être surprises …

            Bon en plus t’es tombée dans le piège tendu à Alex … j’ai écrit “travestiE” pas “trangenre” ni “transsexuelLE” donc je ne parlais pas toi Flo LOL !

            Kissss.

          • Nadine a écrit le 15 septembre 2012

            Ben ça, j’ai dit clairement que j’étais autiste, plus exactement Asperger et je crois que je suis la seule à l’esprimer ici ! Et pourtant, à chaque fois que j’en parle, les gens ont énormément de difficultés à croire que je puisse être Aspie (d’ailleurs, face à une bipolaire ça a été le rejet). Ce côté Aspie ne m’a été “révélé” que depuis j’ai commencé ma transition (il y a quelques mois seulement). Cela me fait penser que mon acceptation, et l’affirmation, de mon identité féminine que cela a été comme la boîte de Pandore que je venais d’ouvrir en bien comme en mal. J’ai depuis contacté une association (Asperger Amitié) pour me mettre en contact avec des professionnels pour valider mon auto-diagnostic et elle a trouvé une personne qui est “spécialisé dans l’identité sexuelle qui souhaite travailler en collaboration avec [elle] sur les particularités des personnes Asperger”. Et il se trouve qu’il est dans l’équipe parisienne de la SoFECT !

          • Alexandra a écrit le 17 septembre 2012

            Ben voui. Mais je vais quand même volontairement tomber dans le panneau et enfoncer la porte grand-ouverte ! J’ai commencé l’informatique à l’âge de 10 ans (J’en ai bientôt 45). Comme la plupart des trans’ je suis passée par une phase considérée travestie puisqu’il faut bien un début, et que ce début se fait avec les affaires de “manman”, des “grandes sœurs”, ou “des cousines”… Alors finalement… Hein… On en mène sacrément moins large là, Miss Julie ! :-)

          • Julie Mazens a écrit le 17 septembre 2012

            ben non ma chère.

            tu ne fais que confirmer ce que je pense. travestie aujourd’hui … transgenre demain ? :)

            hihihi

          • Alexandra a écrit le 18 septembre 2012

            Oh lalalala ! Ça y est ! Ça va encore provoquer des polémiques tout ça ! :-)

  13. Florence GrandeMa a écrit le 14 septembre 2012

    Juste une question, en France ai-je le droit de choisir seule, librement, de ne pas me faire opérer et cependant de choisir de suivre une THS, à mes frais pour les produits, c’est à dire hors AMM ou HN, de bénéficier des prescriptions en rapport et d’un suivi médical de ma démarche auprés d’un médecin conventionné du secteur 1 et éventuellement sur sa demande dans le cadre du parcours de soins auprés d’un endocrinologue ou bien d’un gynécologue (beaucoup plus au fait des traitement hormonaux et de leurs effets), sans une attestation de psychiatre indiquant que je “souffre” d’un quelconque trouble pathologique? Je pense que de vos réponses à cette simple interrogation découlerait beaucoup de constats par rapport à vos échanges, enfin peut-être… Ne me lapider pas pour oser poser une simple question, merci, pour infos j’ai déjà la réponse! Kiss.

    • Alexandra a écrit le 14 septembre 2012

      Merci de ton soutien Flo !
      Je ne sais même plus dans quelle langue l’écrire. Peut-être auras-tu plus de succès que moi ?
      Je ne parlais pas d’un “cas” comme le tien, en effet, dans mon article, mais tu es totalement en droit toi aussi d’avoir accès à ce dont tu as besoin sans pour autant en passer par une SRS, et sans pour autant en passer par un psy.

    • Julie Mazens a écrit le 14 septembre 2012

      pas sure de comprendre ta question Flo.

      je connais au moins deux copines qui voient unE endocrinologue (sur Paris), ont une THS en cours plus ou moins à leurs frais (pour l’une, je crois que sa mutuelle en prends en charge une partie) et ne sont pas passés par un psy et n’ont pas prévu d’être opérée.

      @+

      • Alixia a écrit le 14 septembre 2012

        très bien compris ce que veux dire Flo.

      • Florence GrandeMa a écrit le 14 septembre 2012

        Julie, je sais oui mais ma question était préçise, je parlais bien d’un parcours de soins avec un médecin conventionné de secteur 1 et c’est toute la différence! Les copines en question voient, je pense, une endocrinologue que nous sommes nombreuses à connaître et qui n’est pas affiliée à ce secteur particulier… Kiss.

    • Mlle Sawasdee a écrit le 15 septembre 2012

      Bonjour Flo
      Pour info je peux citer ma situation, THS depuis 2007, suivi dans le cadre du parcoure médical CPAM par endocrinologue + médecin traitant ,traitement délivré hors AMM. Consultations remboursées par CPAM+mutuelle, traitement idem (mais je refuse choix perso) Je n’ai jamais eu besoin de l’aide ou de l’aval d’un psychiatre pour quoi que ce soit.
      Mon parcours de “soins” a été valider par deux fois devant la justice, lors de mon changement de prénom et de mon CEC.
      Voila Flo c’etait mon petit retour d’experience 😉
      Kiss kiss !

      • Frederique a écrit le 15 septembre 2012

        C’est vrai que j’ai parfois quand même l’impression qu’il y a un certain vide juridique et médical pour celle qui reste “entre les deux mondes” ?

        Une petite question pratique, comment avez vous fait pour trouver un endocrinologue qui accepte de vous prescrire un traitement hormonal, sans passer par un parcours classique?

        Vous êtes arrivée en disant : bonjour ! Voila je suis transgenre et je veux prendre un traitement pour devenir plus moi? :-) je fais un peu d’humour, mais la question est sérieuse, car certaines choses vous semble évidente, mais pour une novice comme moi, c’est un peu la jungle.

        Bises

        • Alixia a écrit le 15 septembre 2012

          ya 5ans, on ne m’avait pas dit ( je parle des autres trans) que l’on pouvait passer direct endo ou qu’un médecin traitant pouvait te donner le THS sans passer par la case psy.
          hormis certaines qui passaient par l’ANT et qui savaient, sauf que pour avoir des renseignements via l’ANT, il faut prendre une cotisation et moi et l’ANT, pas copine du tout.
          comme pour le CEC a toulouse, j’ai appris que l’on pouvait un CEC sans opé et sans certif psy qu’il y a 1an, car les filles gardaient ça pour elles.
          bonjour la solidarité.
          l’année dernière, j’ai donnée a une jeune trans le nom d’une personne a la CPAM, ici pas mal connaissent cette personne de la CPAM, mais personne ne donne de nom.

        • Mlle Sawasdee a écrit le 15 septembre 2012

          Bonjour Celina,

          Tu le dit sur le ton de l’humour mais c’est de cette façon que j’ai fait 😉

          Ensuite comme l’evoque Alixia, il y a l’accés a l’information c’est important pour info voir: (http://bddtrans.theilax.com)
          j’ai eu la chance d’être bien renseignée par une copine sérieuse qui m’a donnée une liste de médecins connaissant bien le sujet T. J’en ai consulté plusieurs jamais eu de refus c’est moi qui ai choisi mon toubib et non mon toubib qui m’a acceptée c’est un luxe !
          Ensuite c’est le profil de chacune qui fait que nous ayons besoin ou pas de psy et ça les médecins savent aussi faire la part des choses.
          Dans mon cas a l’époque la situation était simple: jamais mariée, pas d’enfants, situation pro et sociale stable, je savais qui j’étais et ou j’allais, mon aspect était déjà feminin (laser, cheveux long présentation féminine) le médecin n’a pas eu a ce poser beaucoup de questions c’était une évidence pour lui aussi ….
          Je rejoins Alexia sur le manque de solidarité pour l’accès à l’information entre T, il y a beaucoup de rétention d’info sur les d’adresses et les noms de professionnels utiles et importants qui peuvent débloquer des parcours c’est dommage!

  14. Alixia a écrit le 14 septembre 2012

    s’il vous plait, pitiée, pitiée,je veux voir un psy, sniffff, je vais mal, très mal, suis malade, vous ne voyez pas.
    suis malade de parler a un mur et quel mur, un mur plein de photos, de textes, de gens qui écrivent parfois des horreurs, snifff.
    sauvez-moi

  15. Alixia a écrit le 14 septembre 2012

    oui, mais bon, hein, suis pas informatichienne mouahh et pas de paye a éditer, même les prix de mes pseudo oeuvres je les mets a la main, t’imagine un peu.
    pfff, suis même obligée de faire les tites musettes pour balader mon matos de collage pour les pixels street.

  16. Frederique a écrit le 14 septembre 2012

    Perso et a mon petit niveau de transbidule, je suis heureuse de voir une psy qui connait le sujet puisque faisant partie d’une équipe dite officielle! ( j’ai dit un gros mot?). Je ne me sens ni jugée,ni encouragée,mais simplement écoutée…

    Et dans mon cas cela me permet d’évoluer a mon rythme et de faire mes choix…car quand tu as une famille des enfants et une vie sociale ,ce n’est pas si simple …

    Oui je veux être certaine que je ne me trompe pas, que je ne souffre pas de quelconques maladies mentales. Je pense aussi que l’on manque de recul sur son propre cas et que discuter avec une personne neutre ( psy ou pas) permet de faire les bons choix, et les sacrifices qui vont avec.

    Beaucoup d’entre vous ont de fort caractères et cela aide à prendre sa décision avec certitude, mais toutes n’ont pas cette chance, il existe des personnes influençables, ou qui pensent que changer de sexe résoudra tout leur problèmes… Et donc il est indispensable de les aider, et de leur permettre d’exprimer leur ressenti profond… et pour ça ,on a pas encore trouver mieux qu’un psy…

    Après il faut trouver la bonne personne… Et je reconnais pour l’avoir vécu que ce n’est pas le plus simple…

    Bises
    Celina

    • Julie Mazens a écrit le 15 septembre 2012

      C’est exactement ce que j’exprime dans mon commentaire http://www.txy.fr/blog/2012/09/12/la-liberte-totale-de-choix/#comment-970

      Je mettrais un bémol sur le “fort caractère” qui n’aurait pas besoin de prendre du recul.

      Car le fort caractère est un avantage indéniable pour avancer/progresser dans cette société en passant outre les discriminations, le regard des autres, et toutes les difficultés qui s’ajoutent du fait même du parcours.

      Mais ce n’est pas du tout un gage de prendre la bonne décision. Au contraire, entêté, têtus et cie peuvent avoir beaucoup de mal à prendre le temps de l’écoute.

      Au final, cela peut donner des personnes très égoïstes (en tout cas, perçues comme telles), intolérantes (mon expérience, le reste c’est de la m.rd.) et très aigries.

      Bises.

      • Alixia a écrit le 15 septembre 2012

        suis égoïste, têtue, entêtée, intolérante et extrêmement aigrie et j’ai un p’tain de sale caractère.
        du coup je me retrouve toute seule, sans personne a qui parler et personne ne m’aime. pffff vous dis même pas comme c’est dur a vivre.
        vous vous rendez compte, obligée de parler a un mur vide. c’est pas une vie ça.

        • Alexandra a écrit le 18 septembre 2012

          Rrraaaaah !!! Alixia !! Lalalalalalala !! Un être invivable en somme… Arrête de parler à ton mur FB. J’te jure qu’il va pas te répondre. Parler à un mur c’est comme pisser dans un violon. Ah zut ! C’est une expression masculine ça ! Parce que équipée nénette, pisser dans un violon, l’image est moins frappante ! 😀

  17. Alixia a écrit le 15 septembre 2012

    ah oui, et je prend pas assez de recul.
    et je voulais rajouter un truc très, très, très important, JE SUIS UN MEC. héhéhé.
    un mec, pas pour les personnes de ma vie courante comme le pompiste de ce matin pour qui je suis bien madame, mais pour une bonne majorité de trans et de psy a la mort moi le n… vais éviter d’être trop vulgaire, hein, une dame ne doit pas être vulgaire celon la société dans la laquelle on vie.
    une femme doit se faire belle, si possible désirable et bai….ble, doit toujours faire attention a sa tenue, avoir le sourire, marcher avec élégance, être maquillée bien comme il faut, être toujours bien épilée car tout le monde le sait, les femmes ça n’a pas de poils (ptdr).
    en fait, du plus loin que je puisse me rappeller, les normes m’ont toujours gonfler au plus haut point donc pourquoi je devrais me conformer a la norme féminine alors que ça ne me plait pas?
    suis hors la norme, quoique ya a prendre et a laisser, si je suis une femme aux yeux des non-trans, ce doit être que je suis quand même un peu dans la norme.
    bon, quoiqu’il en soit, perso suis prête a rencontrer n’importe qui, mais l’inverse ne se fait pas, normal, hein, suis pas comme la majorité.
    désolée Alexandra de pourrir ton post avec un hors sujet, quoique, c’est hors sujet sans l’être vu qu’en étant hors la norme, les psy ne m’aiment pas ou crois que je me fou de leurs figures.

    • Alexandra a écrit le 15 septembre 2012

      ben tu pourris rien. Je m’amuse à lire tous les posts car ils sont intéressant. Et ce qui est génial c’est qu’enfin les langues se délient un peu. L’omerta se retire un court instant, mais c’est encore insuffisant. Je sais que j’ai pas forcément plu en écrivant cela, mais si ça cause, c’est déjà réussi. Si ça peut aider tout le monde. Ma part de travail aura été faite. Et je serai d’autant plus heureuse de prendre de la distance avec l’impression d’avoir donné un peu de mon temps pour aider à faire progresser les choses. Il est temps que les transidentités soient plus libres.

  18. Alixia a écrit le 15 septembre 2012

    l’être humain a ça de particulier, c’est que dés qu’on lui dit qu’il a ceci ou cela, il se focalise dessus.
    pour certain il est essentiel qu’un tiers puisse les validés dans quelque chose qui, au fond d’eux-même savent très bien.
    bon, ……………………………….. ce que j’en dis.

  19. Jeanne Swidzinski a écrit le 16 septembre 2012

    J’interviens pour donner ma version, pourtant je n’ai absolument pas envie de rentrer dans des polémiques stériles qui vont s’éterniser et qui seront inefficaces.
    Tout d’abord, si on compare les prix et la faisabilité, une opé en France est plus facile car il n’y a pas de long voyage en avion et le “séjour” à l’hôpital alors qu’en Taïlande, il faut rajouter le séjour hôtelier post-opératoire et qui n’a pas été mentionné.
    S’il y a une retouche, les chirurgiens Taï ne font pas payer leur acte mais il faut régler le voyage + le séjour+ sans doute l’anesthésie.
    A Bordeaux, ce n’est plus Vincent Casoli qui opère ( il reste coordonnateur de l’équipe Transgender ), c’est Romain Weiggert et il fait un travail exthétiquement trés réussi. Je sais que l’ARS ( agence régionale de la santé) les avait habilité pour une opé tous les 15j mais je crois qu’ils sont passé à 1 si c’est pas 2/ semaine. ( il faudrait vériffier ces chiffres).
    Au niveau des profondeurs, on peut lire des chiffres pharamineux ( 21 cm!). Tout d’abord, une femme native ( cis-genre) a une profondeur d’environ 8 cm et le corps d’une MTF n’est pas prévu pour avoir une cavité à cette endroit. Le chirurgien est obligé de créer cette cavité et de tenir compte du bassin qui peut être une gêne. La profondeur dépend de longueur du “matériel de base”, mais il peut être réalisé une greffe lorsque le pénis est trop petit. après l’opération, le néo-vagin se situe entre 10 et 13 cm.
    D’autre part, la longueur des pénis est d’environ 12 cm ( on rencontre pas des Roco à tous les coins de rue! ) Avec 21 cm de profondeur, nos amants vont se sentir perdus!
    En résumé, s’il faut comparer, c’est au niveau des techniques opératoires, inversions péniennes pour la plupart des chirurgiens dans le monde et greffes avec la peau du scrotum pour Chet et suporn depuis qq années déja, ainsi que le prix. Totalement pris en charge, actuellement en France, remboursable dans certains pays de L’UE, à la charge de la personne trans si hors UE ( Thaïlande, Canada, etc..)

    • Alexandra a écrit le 17 septembre 2012

      Prix de l’opération en Thaïlande : 8000 euros (chez Chettawut) à 13000 euros (Chez Suporn). Pour ma part, j’ai payé exactement 7486 euros au cours du Baht Thaï de fin mai 2011. J’ai eu le cours le plus avantageux depuis des années.
      Voyage en vol direct régulier sur Thaï Airways : 800 à 1000 euros environ (J’ai payé 850 euros environ)
      Hôtel Srinakarin 4 étoiles (petit-déjeuner compris) : 1000 euros (J’ai payé 900 euros environ)
      Repas à l’hôtel : 300 euros sur l’ensemble du séjour
      Faux-frais (Ca c’est ce que j’ai dépensé pour mon “plaisir”) : 600 euros (Je ne les compterai pas dans le total final)
      Total Chettawut (j’ai tous les paramètres, pas comme Suporn) : 10 300 euros (environ 9240 euros pour moi)

      Alors oui, en France on ne “paye” pas en toute théorie puisque la sécu verse les 30 000 (coût avancé il y a peu) à 54 000 euros de l’opération sans compter les frais d’hospitalisation les frais ambulatoires… Et sans compter le coût de 2 à 4 ans de suivi qui représentent au final de belles sommes…
      Pour une retouche, seuls le voyage et l’hôtel sont à payer. La garantie de l’opération est à vie. Les frais associés à une retouche n’existent pas, c’est gratuit (garantie à vie).
      Le rythme à comparer est donc de 1 opération tous les 15 jours, ou 1 à 2 opérations par semaine (25 autorisées par an, 45 à 90 opés par an à vérifier…) face à 200+ opés par an depuis plus de dix ans, sachant qu’il (Chettawut) fait plus de 200+ opés par an étant expert en féminisation faciale, sans compter les reprises qu’il lui arrive de faire d’opérations non-faites par lui mais pour lesquelles des trans’ viennent le voir. C’est un bosseur…

      Les profondeurs obtenues dans 99 % des cas sont entre 5,5 pouces (13,97 cm) et 7 pouces (17,78 cm). Il a obtenu pour moi 6 pouces mais avec les dilatations je suis maintenant à 7 pouces. Le vagin d’une femme est d’environ 12 cm de profondeur en moyenne mais il ne faut pas oublier que celui-ci est d’une part élastique et d’autre part prolongé par l’utérus. Une femme peut prendre facilement un pénis de 23 cm de long sans blessure… Le matériel que j’ai eu à “voir en réel” est plutôt de l’ordre de 18 cm…

      Mais finalement… Entre 10 300 euros et 30 000 euros (meilleur des cas) ou 54 000 euros (pire des cas)… Dois-je en dire plus ? :-) Au final, si les opérations de Chettawut étaient prises en charge, l’économie pour la société est de 20 000 euros à 44 000 euros à chaque opération… A moins que les équipes en France ne s’alignent sur les prix de ces pays où l’hygiène, la sécurité et le suivi n’ont rien à envier à ce qui se fait en France, le gain est évident à tous les niveaux.

      Alors, oui en France vous avez l’impression que c’est gratuit car vous ne payez pas, mais si vous aviez à avancer les sous, je pense que vous réfléchiriez à plus de deux fois avant de vous faire opérer par des chirurgiens qui ne sont pas forcément au même niveau d’expertise que ces chirurgiens totalement spécialisés et pour lesquels les coûts sont finalement largement moins élevés. Lorsqu’on n’a pas la notion de ce qu’on sort de son porte-monnaie, il est moins facile d’être objective, c’est logique. Et je pense sincèrement que le CPAM ou le RSI pousseraient toutes les trans’ à faire leur SRS ailleurs qu’en France tant que les chirurgiens français ne s’aligneraient pas et demanderait instamment aux chirurgiens français d’aller se former au bon endroit et revenir en pratiquant des coûts raisonnables et non somptuaires. On peut se permettre de faire payer “très cher” quand on est expert…

      Tout ceci, bien entendu sans polémique, c’est juste un constat.

      Bien entendu, je peux aisément produire l’ensemble des factures, je les ai gardées non seulement pour archive, mais aussi pour revoir l’affaire avec le RSI. J’ai bien plus d’éléments désormais pour contre-attaquer et je ne vais pas me priver.

      Bises.

      • Mlle Sawasdee a écrit le 17 septembre 2012

        Une petite question bête pour pas mourir idiote 😉
        Alexandra… c’est quoi le RSI ?

        Bises a toutes

        • Alexandra a écrit le 17 septembre 2012

          RSI : Régime Social des Indépendants, régime social auquel je cotise en tant que profession libérale et qui est mon organisme d’assurance-maladie. C’est l’équivalent de la Caisse Primaire d’Assurance-Maladie. C’est le RSI qui m’a délivré mon numéro de sécu commençant par un 2. C’est aussi le RSI qui a validé mon ALD.

          Bises.

          • Alixia a écrit le 17 septembre 2012

            suis aussi au RSI mais j’ai aussi la CMU et oui, loll.

    • Alexandra a écrit le 17 septembre 2012

      … Le séjour post-op a justement été mentionné, et quand j’ai demandé à savoir comment cela se passe en France, justement on ne sait pas pour vous de combien de temps est le séjour post-opératoire et la durée du suivi et des soins au quotidien…
      Je renvoie vers mon article très documenté où le post-opé est très abondamment décrit : http://www.txy.fr/blog/2012/08/23/cycle-complet-dune-chirurgie-de-reattribution-sexuelle-chez-le-docteur-chettawut/

  20. Jeanne Swidzinski a écrit le 17 septembre 2012

    Comme je l’avais écrit, je ne souhaite pas entrer dans un débat stérile et surtout pas de type “masculin” ,( 10 cm ah, c’est petit, moi c’est 20 cm et je peux prendre des plus gros!)
    La problématique de la SRS, c’est la relation de confiance que l’on tisse avec son chirurgien avant l’opé, ainsi que par l’accompagnement en post-op, le reste c’est la redécouverte de notre zone génitale qui a été traumatisée par les coups de scalpels.
    Cela passe par les dilatations quotidiennes et le réinvestissement nécessaire à la réappropriation de notre corps lors de nos rencontres amoureuses.
    A Bordeaux, en général, on ressort 10j après l’opé et soit, on fait nos soins seules, soit des infirmières peuvent passer pour le nettoyage et le remise en place d’un dilatateur gonflable.
    Un r-v est reprogrammé 1 mois après l’opé. pour contrôler la profondeur et la largeur.

    • Alexandra a écrit le 17 septembre 2012

      … Pas de rapport avec plus petit ou plus gros, et tu le sais très bien. Tu détournes le débat. Si tu fais ta SRS ce n’est pas pour avoir un minou qui est juste là pour décorer. Si tu veux avoir une vie “normale” de femme, il vaut mieux que l’opération donne un résultat permettant des rapports sexuels normaux. Alors, je vais mettre les pieds dans le plat. J’ai une relation très complice avec un homme dont la verge fait 18 cm. Donc, avec ma profondeur il peut me donner un plaisir total et se donner un plaisir total sans risquer de me blesser. Je ne vois pas où se situe le concours. Je pense que les chirurgiens doivent raconter ce genre de fadaises et certainement vous dire que “nous restons des mecs parce que nous cherchons à avoir la plus grande profondeur”, tout cela parce qu’eux-mêmes sont totalement incapables de donner ce genre de profondeur aux filles qu’ils opèrent.

      Si j’avais dû me faire opérer pour ne pas pouvoir avoir de rapports sexuels normaux, je sais que j’en aurais souffert . Pour moi cela aurait été la création d’un handicap physique. Désolée d’être dure dans mon propos, mais je commence à en avoir soupé d’entendre toujours la même rengaine sur les profondeurs “impossibles et qui ne servent à rien obtenues en Thaïlande”. J’appelle cela tout bonnement de la mauvaise foi de la part de ceux qui véhiculent cette image.

      C’est comme si je disais à un client : “Oh ben… Vous voulez un moteur de bases de données qui gère 100 téra-octets de données pour votre application ? Mais mon brave, contentez vous d’un moteur qui gère 500 giga-octets, un MySQL sera bien suffisant.”. Tout cela parce que je ne saurais pas techniquement déployer un moteur Oracle RDBMS ou un moteur IBM DB2. C’est la différence entre un-e informaticien-ne issu-e de la micro-informatique et un-e informaticien-ne connaissant les grands systèmes. Comme on dit toujours, qui peut le plus peut le moins et ce n’est pas une question de savoir “qui a la plus longue”, mais bien de savoir ce que l’on veut dans notre cas de notre vie sexuelle… À moins d’être nonne.

      • Alixia a écrit le 17 septembre 2012

        heuu! suis une nonne, tu as quelque chose contre les nonnes, héhéhé.

        • Alexandra a écrit le 17 septembre 2012

          Ah ben zut ! Tu fais donc toutes les prières et tu crois en la Vierge Marie et au fait que Jésus a deux pères, Le Saint-Esprit et Joseph, donc que l’ère chrétienne est sous l’égide du mariage homosexuel ? Ben chui pas croyante, mais pour la dernière partie, je dois dire que la foi n’a pas de foi, parce que c’est un déni total de ce en quoi ils croient. Ah zut ! J’ai changé de sujet et j’ai créé une autre possibilité de grandes discussions. Enfin… En ce qui me concerne, je suis pour le mariage homosexuel, pour la procréation assistée, pour les mères-porteuses (dès lors qu’elles sont vraiment consentantes bien sûr), pour la modification de l’état-civil sans SRS (je reste volontairement “réductrice”, mais je vous laisse le soin de combler les vides laissés très intentionnellement), pour les “travgenres”, tout simplement pour l’ouverture de l’esprit humain. Tant que l’esprit humain cherchera le mal, il ne pourra que le trouver. Or, l’esprit humain a une forte propension à trouver le mal (dans la religion, le “Mal”). Le jour où l’être humain comprendra que ni le “Bien”, ni le “Mal”, n’existent, il aura progressé. Pour l’instant, c’est la misère intellectuelle et la misère physique. Je sais pourquoi je pratique assidûment l’Aikido. Il n’est peut-être pas la perfection, mais,il montre la voie pour “arrêter la hallebarde”… Bu-Do…

          Signé “La Fée Clochette” (post FB où j’ai été nommée ainsi par un intelligent), et aussi “Un travgenre homosexuel” (Ça c’est une autre dénomination de personnes qui m’adorent au plus haut point), et aussi “L’Experte en Transsexualisme” (Ça c’est un forum qui m’a ainsi intronisée). Mais en fait… Je les e..erde tous car pendant que toutes ces personnes vivent mal, pour moi ça va carrément bien. :-)

          PS : Mon credo ? Un monde meilleur pour celles qui suivent.

          • Alixia a écrit le 18 septembre 2012

            le ” MAL” existe, c’est un parti politique d’extrème gauche créer par une actrice porno qui vie dans l’Ariège. héhéhé.
            comme toute les réligions ont été créer par des hommes, NONNNN, je ne crois qu’en moi.
            et les hommes et moi ça fais deux, je dirais idem pour les femmes et les autres. le sexe c’est pas la vie et on peut très bien vivre sans et ce n’est pas pour cela que l’on vie moins bien et que la relation aux autres est différente.
            ensuite chaque personnes voit son cul a sa porte. héhéh

    • Alexandra a écrit le 17 septembre 2012

      Quand je disais “ceux”, je parle de la totalité des intervenants compris le corps médical.

  21. Jeanne Swidzinski a écrit le 17 septembre 2012

    SEXUALITE FEMININE sur E-SANTE
    Sexualité : quelle est la taille du vagin ?

    “Les hommes pensent sans cesse (paraît-il) à la taille de leur pénis, surtout pour la comparer, et s’en plaindre ou s’en vanter… Pourtant, son atout majeur, c’est une formidable compatibilité avec son organe complémentaire, le vagin féminin ! Alors, sont-ils vraiment faits l’un pour l’autre ?

    Le vagin, un organe sensible
    Quelle est la largeur du vagin ?

    Le vagin, un organe sensible

    Le vagin a une profondeur de 8 centimètres en moyenne, soit nettement moins que ce qui est imaginé dans la plupart des fantasmes ! Et même si sa profondeur peut augmenter jusqu’à 50% lors de l’excitation sexuelle, on n’arrive jamais qu’à 12 centimètres de moyenne.

    Ainsi, pénis et vagin subissent-ils tous deux une augmentation de taille due au désir. Il est donc relativement rare qu’un sexe masculin soit trop petit pour atteindre le fond du vagin. Et, même si cela se produisait, cela n’aurait pas vraiment d’importance. En effet, les zones les plus sensibles du vagin ne se situent pas au fond.

    Quelle est la largeur du vagin ?

    Quant à la largeur vaginale, elle est très variable : entre zéro centimètre au repos, puisqu’il s’agit d’une cavité virtuelle aux parois accolées, jusqu’à 10 centimètres au moment d’un accouchement.

    C’est dire sa grande élasticité, élasticité qui se révèle pendant les rapports sexuels où le vagin se laisse pénétrer. Il reste néanmoins tonique, de manière à enserrer le pénis pour lui procurer d’agréables sensations. Le vagin est en effet un organe moteur, et pas seulement un réceptacle ou une gaine. Il peut se rétrécir ou se détendre en fonction du degré de contraction des muscles qui l’entourent.

    C’est pourquoi, quelle que soit la taille d’une verge, et quelle que soit la taille d’un vagin, elles savent s’adapter l’une à l’autre. Nos corps sont prévus pour cela !”

    J’ai copié cet extrait qui montre qu’on ne doit pas se focaliser sur les cm. même si cela fait partie des arguments. Et le partenaire ne doit pas être réduit à une taille de son pénis en cm, non plus. C’est un être humain doté d’une sensibilité.
    Le plus délicat à trouver dans une relation, c’est l’écoute de l’autre . Beaucoup d’hommes sont plutôt des “rapides à l’ouvrage” ( c’est mon expérience) et ils pensent que parce qu’ils ont du désir et qu’ils sont prêts à pénétrer que nous le sommes aussi, ce qui est une erreur. J’espère que le tien, s’il est ton complice, qu’il sait aussi faire naître chez toi du désir.

    D’autre part, je ne suis pas le porte-parole des chirurgiens lorsque j’écris que l’on conserve un esprit masculin à toujours utiliser le système métrique comme étalon ( excuse, c’est venu tout seul), c’est mon raisonnement.
    Puisque tu utilises le terme “normal” pour un néo-vagin fonctionnel et pas seulement esthétique, le mien se situe dans cette “normalité”.

    • Alexandra a écrit le 18 septembre 2012

      Tu confirmes ce que j’ai dit. Le vagin est très élastique. La cavité réalisée pour nous est bien moins élastique, c’est toute la différence. Voilà pourquoi la profondeur revêt une plus grande importance. Question de sécurité pour nous. Donc, comme je l’ai déjà écrit, ce n’est pas question de concours et d’ailleurs je découvre que ce n’est pas ce qui habite forcément la pensée de tout le monde. J’en apprends.
      Je ne ferai pas dans le Doctissimo car Txy n’est pas Doctissimo, mais c’est quelqu’un avec qui je suis très complice et avec qui les choses se passent telles qu’on peut les souhaiter entre un homme et une femme tous deux épanouis. Je n’ai pas envie d’en dire plus car nous franchirions la barrière de l’intimité, et n’étant pas dans la comparaison de “qui a le mec le plus performant”, et ne pensant pas en terme de performance dans un rapport humain au sens global de ce que le terme couvre… Seul point, cela fait des années, maintenant, que nous voguons de concert, c’est qu’il doit y avoir quelque chose de fort entre nous deux, quand même.
      Alors je découvre en te lisant, ce raisonnement que d’associer système métrique et masculin, là où mon raisonnement est d’associer système métrique et sécurité, longue discussion que nous avions eue avec mon complice car pour lui il était important que je ne sois jamais en danger physique. Forcément, nous ne pouvions nous comprendre. Peut-être que certaines filles sont dans ce schéma de raisonnement (qui n’est pas le tien mais que tu cites car tu dois en avoir croisé ayant ce raisonnement), celles que je connais (pas en virtuel, hein !) en tout cas sont dans mon schéma de raisonnement. Et là, je vais ajouter juste ce point, je suis vraiment très triste pour celles dans le premier schéma parce qu’il est sûr qu’elles seront toujours malheureuses ayant toujours leur ancienne enveloppe qui leur colle à l’esprit. Et je vais aller encore un petit cran plus loin. Je peux comprendre qu’il faille un suivi psychiatrique pour celles dans le premier schéma car là c’est vraiment une question de survie. On commence progressivement à arriver au palimpseste, le début de tout ceci étant de dire qu’il faut d’un côté les protocoles pour celles en ayant besoin (le schéma de pensée que tu viens de citer) et de l’autre côté un parcours totalement libre pour celles qui sont déjà bien dans leur peau sauf à faire ce qu’il faut pour accéder à leur vie de femme au complet.

      Intéressant… L’Utopie serait-elle au bout de ce genre de discussion à bâton rompu ?

      Bises.

  22. Frederique a écrit le 18 septembre 2012

    Ils semblerait que toutes les deux y trouviez votre plaisir! Ca rend optimiste!
    Et quand je disais qu’il y avait de fort carrcteres parmis nous ,je m’etais pas trompée! En tout cas ca anime les debats! Et c’est bien..
    En plus j’ai appris pleins de trucs .
    Bises
    Celina

    • Alexandra a écrit le 18 septembre 2012

      J’ai lancé le débat, espérant que les langues se délieraient. Ça fonctionne de toute évidence. :-)
      Oui, il y a de très fortes personnalités. Je pense que si nous n’avions pas ces fortes personnalités nous ne pourrions nous accomplir. Il manquerait quelque chose. Nous nous connaissons de visu, Jeanne et moi, donc la discussion revêt une dimension non-virtuelle. Elle comme moi, n’aimons pas les dérapages donc ça ne dérapera pas, c’est au moins quelque chose d’acquis ! :-)
      Mais pour toutes celles que je connais, ce sont quand même de très fortes personnalités féminines dans l’esprit, c’est ce qui transparaît, et tant mieux ! :-)
      Ben oui… Encore heureux que nous pouvons avoir du plaisir après une SRS. Au-delà de simplement être heureuses de se sentir, de se voir d’aspect féminin dans toutes les formes du corps, la SRS replace la fonction de plaisir sexuel à sa juste place par rapport à ce qui étaient nos ressentis internes auxquels notre ancienne anatomie ne savait pas répondre. La réaction du corps est totalement différente. Elle répond (tout du moins je l’espère pour celles passées par conviction profonde pour elles-même sur la table d’opération) à ce que nous en attendions. Donc, on ne peut remettre sa vie qu’entre les mains d’un chirurgien de confiance. Ça va de soi. Il ne s’agit pas d’aller se faire opérer d’un ongle incarné, c’est considérablement plus technique et plus risqué.

      Et… Ben… J’en ai appris aussi. Tout l’intérêt d’avoir lancé cette grosse discussion. :-) J’espère surtout que ça aide celles qui se lancent ou qui songent un jour à franchir le pas. Là, elles ont un beau panel de différents ressentis, de différentes expériences et de positions diverses sur la question.

      • Julie Mazens a écrit le 18 septembre 2012

        ben maintenant tu sais ce qu’il te reste à faire : un bel article qui résume toutes ces discussions pour bien mettre en évidence les points importants :)

        Ben quoi, tu croyais que t’avais juste à venir faire la quéqué avec ton débat ? fo bosser un peu aussi ici !

        Kisss.

        • Alexandra a écrit le 18 septembre 2012

          Ah ben voilà ! Faut que je fasse mes devoirs de vacances ! Mais c’est plus les vacances. Pour la peine, je reprends la lecture de mon Astrapi ! Trop fort !

        • Alexandra a écrit le 18 septembre 2012

          Plus sérieusement, refaire un article reprenant tout ce qui a été dit, oui, je pense cela intéressant. Par contre, je ne veux pas risquer déformer la pensée de celles qui ont parlé. C’est une lourde responsabilité. Je vais m’essayer à l’exercice, mais je demanderai de la relecture à toutes celles qui le souhaitent. Il faudra donc un espace privatif pour pouvoir brainstormer sur le sujet. Dans l’instant, je n’ai pas le temps, mais dans une dizaine de jours, pourquoi pas ?

  23. Alixia a écrit le 18 septembre 2012

    bon, ben vais hiberner hein,,, ça feras des vacances aux autres, loll. pourquoi pas dans une grotte sans odeurs, comme dans le parfum, hum, hum!!!

  24. Vanille a écrit le 5 février 2013

    quel que soit le champ étudié, le dogmatisme me parais être la plus importante source de difficulté pour l’épanouissement d’un individu.
    Très instructif point de vue.
    Merci Alexandra.

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