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Métamorphoses

22 septembre 2012 | Tags: , , , , , , , , , ,

Bonjour à tou-tes

C’est mon premier article ici.

J’ aurais aimé vous transcrire in extenso, ce que je viens de publier dans mon nano-blog de potes, “Les Suiveurs de Choses”.

Mais je suis une brelle authentique pour ce genre de manipulations, alors je me contente de vous donner le lien (NDLR: je l’ai mis en dessous :)).

[Edit. par Phlune : Merciiiii !]

J’ai tâché de faire un résumé sommaire, avec mes mots, de la situation trans’,  à l’ usage des gens qui savent-pas-ou-peu-mais-sont-prêts-à-apprendre, tout en annonçant l’Existrans, en passant …

Si la fantaisie vous en prend, vous pouvez y lire plein de trucs de mon cru soit sous le pseudo de Phlune, soit sous l’ancien pseudo de Chompitiarve (voui, c’est la même personne 😉 )

En principe, on peut commenter là-bas une quinzaine de jours, mais si c’est encore animé, je tâcherai de laisser ouvert.

Et puis, évidemment, on peut jacasser ici, au chaud. :-)

Bises.


Bon allez, terre promise, chose dûe:
J’ai dit que je ne bloguerais pas mon odyssée perso
(les auto-bio me gavent, et le diarisme pire encore
J’ai toujours fui le moi-mon-auto-nombril,
c’est pas pour m’y vautrer maintenant).

Mais j’ai deux ou trois choses à évoquer au sujet du petit peuple trans’
Je vais tâcher d’être informative, et rapide.

Le tuto-haïku est encore hors de ma portée, mais bon …

En deux lignes :

Le sexe est animal
mais le genre humain.

En plus de lignes :

Vocabulaire : MtF = Male to female. On dit UNE trans’.

FtM = Female to male. On dit UN trans’

On parle donc des (ou aux) personnes conformément à leur genre d’arrivée.
Seuls les ignorants (dont maints journalistes), les malpolis, ou malcomprenants, et les psychiâtres du sérail
parlent toujours selon le sexe de départ; des décennies qu’on leur explique, à ces derniers, z’ont pô compris.
(Veulent pas, en fait : les 3/4 sont de la secte psychanalytique, et on n’est pas compatibles avec la doctrine,
et lorsque la réalité n’est pas conforme à la doctrine, la réalité a tort)

En schématisant, nous sommes trois sortes parmi les transgenres
(je mes à part les genres dits “fluides”, “queer”, sans parler des “intersexes”, “a-genres”, etc, j’ai dit je schémati-seuh) :

1° Celleux qui veulent simplement accéder à un rôle temporaire dans l’autre genre :
les travestis (en général des hommes, pas forcément homos, un film sympa ici)
Pas concernés pas la médecine ni par la loi (en principe)
Ne recherchent pas de modifs corporelles en profondeur (hormones/chirurgies)
et s’arrêtent en général au cosmétique/vestimentaire (je résume).
Mais sont tout à fait aptes à se prendre la violence de la transphobie beaufe en pleine gueule,
comme les autres.

2° Celleux qui entendent accéder à une réelle identité sociale du genre “opposé” à leur sexe de naissance,
passeront par les hormones, l’épilation, des choses comme ça,
mais ne rechercheront pas de chirurgie génitale
(pour 36000 raisons qui les regardent, médicales ou non).
Ont droit, en plus de la transphobie beaufe, à de magnifiques emmerdements venant directement l’Etat
qui ne reconnaît pour ainsi dire jamais leur identité de genre,
focalisé qu’il est sur le sexe anatomo-biologique et rien d’autre.
(60 ans après, L’État français n’a toujours pas lu Beauvoir, et reste furieusement essentialiste, c’est ballot, n’est-ce pas …)
Nombre de trans “non op” (non opéré-es, quoi) traînent ainsi des années comme des sans pap,
ou avec des papiers absurdes mentionnant au mieux le prénom de naissance + un prénom choisi + le sexe de naissance
et sont donc obligé-es de s’expliquer (= se déclarer trans’) à tout bout de champs,
dès qu’on leur réclame leur carte d’identité.
C’est la revendication majeure de l’Existrans cette année : le droit à des papiers normaux,
donc conformes au genre (humain) et non au sexe (animal).

“L’état fouille dans nos slips et fait de nous des sans papiers”

3° Enfin les “transsexuel-les”, qui veulent approcher au plus près du phénotype physique du genre voulu, chirurgie génitale incluse.
Le mot a été tellement employé/galvaudé, tant par les médias que par les psychiatres les plus hostiles à cette métamorphose,
(psy qui ont pignon sur rue et sont très bien en cour) qu’il a fini par nous sembler péjoratif,
et nous l’évitons le plus souvent, préférant la catégorie générale de “transgenres”,
qui a le mérite de ne pas s’intéresser au contenu de nos tcheulottes,
ce qui convient parfaitement d’ailleurs aux citoyen-nes ordinaires, trans’ ou pas,
lesquel-les ne passent pas leur temps à se promener le cul à l’air (d’habitude).

Dans cette dernière catégorie, on peut, -après une médecine pas simple d’accès, plutôt médiocre en France,
et sous le contrôle exclusif ou presque des psychiatres-,
accéder à un changement à l’état-civil de sexe/prénom
mais c’est un parcours juridique bordélique, avec des psys, des endocrinos,
des médecins légistes qui viendront exprimer leur science de Diafoirus à la barre
vu qu’on doit faire un procès (perdable) à l’État, avec avocat et tout,
et soumission très souvent à des expertises obscènes
– c’est un euphémisme : les expertises gynéco de trans’ MtF sont réputées être de véritables viols –
je vous passe le descriptif, elles se sont raréfiées avec quelques directives
(non-contraignantes) des ministères, mais les juges continuent imperturbablement à les réclamer en maints tribunaux en France,
(aux frais du/de la demandeur-e : compter 3000€) vu que tout marche à coup de jurisprudence
en l’absence de toute loi explicite sur l’identité de genre.
(Il y a même un juge à Limoges qui refuse systématiquement le changement d’état-civil aux trans’.
L’une d’elles, pourtant opérée en parfaite conformité avec les protocoles français,
(argument favorable, dans les tribunaux) a fini par se suicider, il y a quelques jours …)

Il ressort de la jurisprudence :
a) que les décisions se prennent selon le bon vouloir des juges
b) que ce qui est implicitement (mais limpidement) et systématiquement exigé par l’Etat
est la garantie de la stérilisation des personnes
(le mot est toujours soigneusement évité, on met une périphrase qui veut exactement dire ça).
C’est cette exigence qui leur permet de débouter régulièrement les transgenres non’op, tu me suis ?
Quand les trans’ parlent d’eugénisme, ils recueillent le plus souvent des sourires génés et incrédules :
pourtant une trans’ qui veut conserver son sperme au CECOS avant sa transition sera en général éjectée (oui, ça va jusque là).
(Au passage, je ne sais pas si ça a bougé, mais j’ai lu un témoignage de 2009 d’un couple d’hétéros
dont le gars était un trans’ qui avait obtenu son changement d’état-civil, ce couple s’est vu imposer , en raison de la cause de sa stérilité, un examen psychiatrique, lors d’ une demande d’insémination.
La psy, c’était Colette Chiland, transphobe et homophobe notoire officiant pour notre bien de pôv malades délirants depuis de très nombreuses années …)

Tu en connaîs, toi, une population dont le droit à un état-civil normal est conditionné
par la loi (en l’occurence la jurisprudence, y’a PAS de loi) à une stérilisation effective ?

J’ai très résumé, je peux en dire d’avantage, bien sûr, mais je préfère vous filer quelques slogans
que j’espère, au moins pour quelques uns, voir fleurir à la manif de l’Existrans,
dont à laquelle je complote avec, en ce moment même.

/

Florilège :

Un vrai chantier législatif sur la liberté du genre !

Les expertises sont un cuissage d’Etat.

Médecine accessible,
Consentement éclairé !
(ben oui actuellement, malgré une pseudo dépsychiatrisation des trans,
l’aval des psy demeure obligatoire pour tout traitement, et dans le protocole français,
il y a une période obligatoire de surveillance par eux (minimum 6 mois/1 an ou plus, selon leur goût)
où l’on n’a droit à AUCUNE modif corporelle :
un traitement commencé avant doit être interrompu.
(Il y a eu depuis peu, quelques assouplissements, mais le principe demeure celui-là)
On doit se déclarer partout, (proches, employeurs …)
vivre ainsi en travesti pur, sans-papiers, donc, etc
seules les plus serviles s’en sortent, mais c’est un bon indicateur de leur féminité et de leur détermination à la fois,
alors bon …)


Renaître sans la permission des psys
Vivre sans le veto des juges
— Assez de nos vies de parias.
Pour une loi sur la liberté du genre

Si être XY signifie être un homme
Mon chat est un homme

Les psys ont la trouille d’être fous
Ils aiment mieux que ce soit nous.

Les psys sont là pour éviter des opérations
que les juges rendent obligatoires.

Si ma grand’mère en voulait
Je l’aimerais quand-même

Etat-civil absurde, marginalisation, VIH, suicides …
Combien faut-il de morts pour que ça change ?

Quand on pourra soigner les trans’ de leur trans-identité,
on pourra rendre trans’ les gens qui ne le sont pas.
Ça fait rêver, non ?

Les trans sont aussi sûr-es de leur identité de genre que les non-trans’.
Souvent même davantage parce qu’illes ont dû vérifier, parfois à mort.

La confusion entre le sexe et le genre est un déni de réalité
qui nous réduit à nos gènes et à nos entre-jambes,
sans considération de nos personnes, de nos vécus
-intimes et/ou sociaux-, de nos consciences, en un mot : de notre humanité,
nous condamnant à une médecine vétérinaire,
et une justice de maquignons.

Et j’en dirais et j’en dirais …

Quelques liens :

Un très bon résumé/état des lieux de la situation juridique des trans’ en France
(Faut récupérer le PDF)

Des choses intéressantes :

Les principes de Jogyakarta,
signés par la France, jamais appliqués.
(Pareil, récupérez le PDF)

la résolution 1728 (2010) du Conseil de l’Europe,
signée par la France, jamais appliquée.

Les recommandations Hammerberg (2009) du commissaire Européen aux Droits de l’Homme
qui contiennent très exactement TOUS les éléments de la loi qu’on réclame,
mais dont l’État Français n’a fait pas le moindre cas depuis leur publication
(A l’heure actuelle, seule l’Argentine les applique, depuis cette année …)

Présentation sommaire ici :

Le document lui-même est :

Je vous invite vivement à ces lectures, vous y aurez de la vraie information.

A la suite des houles engendrées par la future loi sur le mariage homo,
commencent à sortir du bois aussi des gens franchement pas propres et anti-trans’ (un certain lobby de psychiatres,
et puis les réacs habituels) qui vont logiquement nous tomber sur le râble
parce qu’il y a en principe une loi en préparation, à tout le moins un débat parlementaire sur la
simplification de l’état-civil trans’ peu après.
Et on commence à sentir la montée en puissance d’assez belles conneries contre nous
(les mêmes anti-mariage homo, plus quelques spécialistes, en fait)

Mais voilà, la transidentité n’est pas une opinion, seulement un état de fait. C’est têtu, les faits.
Les baratins scientistes, moraux ou autres, qui s’expiment contre relèvent donc TOUS de la transphobie.

C’est tout pour aujourd’hui.

Affectueusement.

A.L.

:-)

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7 responses to Métamorphoses

  1. Cand a écrit le 23 septembre 2012

    :-)

    Je maintiens :

    Des hormones à l’Assemblée !

    Laissez passer les p’tits papiers !

  2. Elora a écrit le 23 septembre 2012

    Je ne suis pas d’accord avec la troisième catégorie. Transsexuel-le est à bannir car comme tu l’a dit, ça ne regarde que la culotte. C’est un terme construit et usité par les psychiatres. Je ne vais pas refaire le développement ici car déjà trop fait ce discours ces derniers jours. Oublier simplement ce terme malpropre, c’est beaucoup plus simple. On est tous transgenre.

  3. Phlune a écrit le 23 septembre 2012

    Non. Ce terme n’est malpropre que si on veut qu’il le soit.
    Pour moi, il sert simplement, sur le plan didactique, à expliquer des différences de demandes au sein de la communauté transgenre et c’est tout.
    J’ai clairement souligné que nombre d’entre nous trouvait qu’il était tombé en discrâce par une utilisation déplacée, et j’ai remis la pendule à sa place, à ce sujet.
    Pour préciser : politiquement et socialement, oui, le contenu de nos slips n’a pas à regarder les juges ou l’Etat, ni la postière, ni le vendeur de chez Darty …
    Dans le privé, cette chirurgie est tout sauf anodine :
    Si elle n’avait aucune importance, qui la réclamerait ?
    Ou qui aurait besoin de la refuser lorsqu’elle ouvre une voie au CEC qui reste bétonnée pour les non’op?
    Autant je trouve crucial d’être capables de solidarité et d’unité sur le plan de l’expression politique (le mot transgenre me semble parfait, je l’ai souvent dit) autant fourrer à tout prix toutes nos histoires dans un sac unique est le meilleur moyen de nier que nous ne sommes pas les clones les un-es des autres mécaniquement obsédé-es par la même chose, (et qui serions, du coup, effectivement de vrais malades mentaux avec un beau syndrome clair et précis rangeable dans des cases).
    Dans la vraie vie, nos aventures médicales ont souvent un nom, technique, qui aura une pertinence dans certains détails de la législation, c’est certain. Qu’on l’évite s’il a servi trop souvent à dire des âneries, d’accord, qu’on s’en serve s’il permet, comme le veut mon billet, de brosser un tableau pas trop vague de notre diversité à nous …
    Enfin, ce que je trouve profondément détestable dans l’usage du mot par de nombreux psychiatres, c’est l’utilisation systématique (et professionnelle …) de la désignation par sexe de départ plutôt que par genre d’arrivée. Cela ne fait que souligner leur incapacité à postuler a priori que leur patient-e pourrait bien avoir raison, et d’entamer le dialogue en confiance.
    Après ils viennent pleurnicher que les trans’ leur mentent …
    @Candice
    Incurable, pfff 😉

  4. Nathasha a écrit le 23 septembre 2012

    non pas a bannir , je suis transsexuelle je me suis battu pour ! je ne suis pas transgenre , chacun ses choix le terme transgenre pour moi et incorect dans mon cas et jamais je m affirmerais comme tel dans un groupe ! la soupe servit a grande coup d uniformisation de la terminologie pour le bien de toutes , n est rien d autre qu une manipulation de certain groupe cherchant a casser les cases pour des interets perso ! je suis ce que je suis ! et je me battrais pour garder mon transsexuelle

  5. Phlune a écrit le 23 septembre 2012

    Comme tu voudras :-)
    Intimement j’ai l’impression d’être un femme,
    1000 fois plus que trans’, en fait
    (ça c’est juste la singularité, importante pour moi, pas pour les autres)
    c’est purement politique pour moi, de detester les cases, et je préfére un terme générique plutôt qu’une étiquette foncièrement médicale, même si je l’utilise, le cas échant pour faire un distingo LORSQUE il y en a besoin.
    Pas question d’en avoir honte, pas question d’en faire un étendard.
    En tout cas certainement pas pour crier du mépris aux non’op ou aux trav’.
    Mais bon …

  6. Nathasha a écrit le 24 septembre 2012

    je suis de ton avis ! je ne me considere pas femme mais transsexuelle de genre et de sexe feminin !a chacune sa determination, son choix , Trav ,trans, transgenre, transsexuelle, femme meme ! mais personne n a le droit de dire ce sera comme cela maintenant car c est mieux et moins pathologisant ! Liberté ni mepris ni sous categorie , mais total liberté et je suis fiere d etre ce que je suis

  7. Phlune a écrit le 24 septembre 2012

    “je suis fiere d etre ce que je suis”

    Moi z’aussi.

    :-)

    C’est pas un défaut, ça …

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