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Je suis une queer pathologique

28 octobre 2012 | Tags: , , , , , , , , ,

En fait, j’ai compris cette nuit que je n’avais pas une âme de militante. J’ai reçu une réponse à un message que j’avais posté … tellement stupide qu’elle m’a rappelé d’autres messages stupides, qu’elle m’a rappelé qu’avant l’identité il y a l’ego et que, par-dessus tout, parfois en couches épaisses, il y a la bêtise.

Je suis effrayée par les positionnements tranchés. Comme si s’autodéfinir était simple : je prend une théorie ou deux, je l’adapte à ma sensibilité puis je transite … et comme je détiens la vérité, j’essaye de convaincre les autres.

Je suis effrayée par l’autoflagellation et le positionnement victimaire : y’à que des méchants transphobes, l’Etat est un monstre, jamais vous ne me comprendrez … de meufs qui prétendent ne pas souffrir mais qui, chaque fois qu’elles parlent, expriment une souffrance sans même s’en apercevoir.

J’ai mal dormi et je me suis creusée la tête pour essayer de comprendre pourquoi je faisais des efforts pour m’engager sur des trucs qui me dépassent complètement, comme ça sans calcul. J’ai pas trouvé.

Pour fêter l’enterrement de ma militance, j’ai alors décidé de m’autodéfinir.

Histoire de faire chier et surtout pour faire comme tout le monde. Histoire de m’affirmer dans un bon vieux rapport de force poilu. Comme ça, je suis dans une case et on en parle plus.

En ce 28 octobre 2012, je suis clairement une queer pathologico-psychiatrisante.

D’abord, je suis queer. J’ai tous les stigmates de la queer. Non seulement bizarre dans mes goûts mais aussi dans mon apparence. On m’appelle Madame, on m’appelle Monsieur, on me fait des sourires, on adore fréquenter les gens bizarres … J’aime cette ambiguïté. Mon vice à moi, c’est de cultiver la différence dans l’extrême normativité : il y a un océan entre mon apparence et une dragqueen. Aucune provocation, je brouille juste les codes par touches … et je pousse le bouchon chaque fois plus loin, comme une peinture qui s’améliore de jour en jour. C’est le but de ma queeritude : je performe la femme. J’assimile divers codes que je m’applique à reproduire avec beaucoup de bonheur. Comme je conforme également mon corps au genre féminin, chaque jour l’imitation se fait plus convaincante. J’ai même assimilé le paradoxe butlérien : je joue la femme avec la conscience de ma masculinité biologique mais ce jeu est tellement ancien, tellement assimilé, tellement inscrit, qu’il est moi.

Très important, je suis une femme sociale mais un gay sexuel. Puisque l’identité sexuelle est différente de l’identité de genre, pourquoi n’irais-je pas me déterminer comme ça me plaît dans chacune des cases ? D’ailleurs, Arnaud Alessandrin – maître es queer – n’a-t-il pas dit que j’étais une pédée ? La pédée est révolutionnaire puisqu’en plus, elle se tape en loucedé des hétéros. So queer ! J’adore m’amuser avec l’inversion des normes trans – « mais non, je ne suis pas homo puisque je vais avec des hommes donc avec le genre opposé au mien !» – cela s’inscrit dans la fantaisie absolue. J’adore la fantaisie. En fait, je me suis fabriquée une identité hors-normes qui, lorsqu’elle se confronte à la norme s’appelle : trans, bizarre, homo. Une définition queer, quoi.

Bien sûr, j’ai échafaudé l’hypothèse que j’étais juste trans. Je veux dire une trans biologique. Disons, pour être cool, à la fois trans biologique et culturelle. C’est la voie la plus rassurante vers la normalisation : pas malade, égale face aux hommes et aux femmes ! Cela ne tient pas puisque j’ai besoin par essence d’une aide médicale pour être bien dans ma peau, dans mon corps, tout ça … alors que les hommes et les femmes n’en ont pas besoin. Comme ça ne marchait pas, j’ai découvert ma seconde vérité.

Je suis une trans psychiatro-pathologisante. Attention, j’en suis fière. Je suis contente d’avoir une ald et de recevoir des lettres de la sécurité sociale qui me confortent dans ma position d’assistée, d’être suivie par un gentil psychiatre, de me gaver à l’hormone femelle. Je suis satisfaite d’occuper ma vie binaire avec les milles rites qui déterminent socialement une femme. Je suis pathologique parce que je me prend sincèrement pour une meuf jusque dans le lit des hommes ! Alors que je suis née indubitablement mâle et que j’ai occupé une partie de ma vie en mâle, j’ai la conviction intime et le ressenti profond d’un mieux-vivre en femelle. Comme je ne suis pas totalement éventée, je sais aussi que ce n’est pas vrai. Vous voyez, comme quelqu’un sous acide qui sait que ses hallucinations sont des hallucinations mais pourtant elles dictent sa conduite. Quand tu sais ça, quand ta condition s’assimile à un trip permanent, il est préférable d’aller consulter un bon psy. Ainsi soit-il !

J’ai alors appris que j’étais née avec un dysfonctionnement identitaire, que ce léger trouble était fort mal perçu socialement et que pour vivre, je devais apprendre à conformer mon identité personnelle avec mon identité sociale. Je suis une malade sociale, d’où la psychiatrie. Je suis une malade biologique, d’où les hormones et autre tripatouillage corporel. D’ailleurs, je n’ai plus de déprime (ou de dépression latente) depuis que j’assume mon statut femelle. J’étais malade, je ne le suis plus. Preuve de la maladie. J’ai trouvé les remèdes à ma pathologie : accepter ma différence et l’accentuer par le suivi médical. Dans cette logique, je suis satisfaite du soutien que me procure la société, soutien médical nécessaire, soutien moral en inscrivant ma déviance dans une procédure de normalisation sociale. Bien sûr, je pense qu’il y a matière à améliorer encore ce suivi, le rendre plus respectueux et tout, mais c’est déjà pas mal.

Pour conclure, je revendique mon paradoxe : me sentir à la marge d’un univers normé.

Il y a les hommes, il y a les femmes, il y a des petits êtres compliqués qu’il faut apprivoiser. Les petits êtres veulent se sentir libres. Ils sont libres moyennant quelques artifices et avec le soutien d’une société qui apprend progressivement à leur accorder une place.

Indécision, je n’ai pas encore décidée du point d’aboutissement de ma transition. Là encore, il y a paradoxe. D’un côté, mon attirance pour l’univers normé me pousse à me fondre parmi mes consœurs (adoptives) femelles. Je finis d’apprendre à performer la femme et je deviens socialement une femme. Tchao les trans, je disparais. D’un autre côté, cette même attirance pour l’univers normé me pousse à conserver tous mes avantages sociaux. Or, je sais que ma différence risque de se frotter aux limites : il existe aujourd’hui un point de bascule entre le socialement acceptable (queer est socialement acceptable) et le dépassement des limites (trans est extrême). Dans ce cas, je m’amuse à pousser le jeu queer le plus loin possible, à assumer une sorte de statut transgenre sur-mesure. Comme ça, personne m’emmerde et mieux, la norme m’aime.

Vous le voyez, sans aucun doute, je suis à la fois queer et trans psychiatro-pathologisante. Je me demande si ce n’est pas la définition de transgenre ? Si j’étais encore militante, je militerais en ce sens. En puis, c’est carrément queerette comme attitude (Queerette : petite queer ultra-genrée, blonde et matinée travgenre, qui aime la vérité comme le maquillage).

Bien sûr, vous avez compris que je refuse à quiconque le droit de s’opposer à ma vérité ; vérité que je défendrais corps et âmes, comme étant une vérité universelle, pour les siècles des siècles.

Candice

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27 responses to Je suis une queer pathologique

  1. Julie Mazens a écrit le 28 octobre 2012

    Je suis troublée par le passage sur le trip … pas loin de basculer dans ce trip moi aussi … vais certainement faire comme toi et aller voir un psy :).

    Bisous.

  2. Cand a écrit le 28 octobre 2012

    Fais gaffe ! c’est fini les psy transphobes ! maintenant, ils sont tous vendus à la cause queero-transgenre et ils te refilent des hormones pour faire de toi une petite poupée blonde docile. Tous !

  3. annabelle a écrit le 29 octobre 2012

    Je t’adore quand tu pètes les plombs,
    Merci pour ce morceau d’anthologie
    Kiss .

  4. Nathasha a écrit le 29 octobre 2012

    Exelent petage de plombs ! J adore ,loin de moi l idee de te dire qui tu es! Trop drole je savais pas que les hormones ca fabrique des poupees blonde ,ptdr

  5. Naïs a écrit le 29 octobre 2012

    Et merde je suis une poupée blonde 😀

  6. Alixia a écrit le 29 octobre 2012

    tiens, c’est étrange, mais un peu comme l’impression que ce texte s’adresse a quelqu’un de particulier.
    une drole d’impression de relire plus ou moins certains messages privés d’un autre temps. mdr

  7. Nadine a écrit le 29 octobre 2012

    J’aime bien mais je ne sais pas dans quel sens le prendre !!!

  8. Celia a écrit le 29 octobre 2012

    Comme Nadine ! Bravo pour le style je suis fan !

    Tu es vraiment sûre de ça : ” j’ai besoin par essence d’une aide médicale pour être bien dans ma peau, dans mon corps, tout ça … alors que les hommes et les femmes n’en ont pas besoin.”. Chez mon chirurgien esthétique, chez mon andocrino, je vois plus de femmes cisgenres que de trans dans le salon d’attente.

    Bises
    Alice

    • AlexMec a écrit le 29 octobre 2012

      C’est quand on s’amuse à faire les statistiques que ça devient intéressant.

      Combien de trans hormoné-e-s ont besoin d’aide médicale?

      100%

      Combien de personnes cisgenres ont besoin d’aide médicale?

      Moins de 100%.

      Et chez le chirurgien esthétique, je ne dis pas, mais la plupart du temps, les gens qui vont chez un endocrino de façon régulière se décrivent sans honte ni hésitation comme malades.

      Alors oui, je crois que Candice a raison même sur ce point-là…

      • Celia a écrit le 29 octobre 2012

        On peut être trans sans être hormonéE.

        • AlexMec a écrit le 29 octobre 2012

          Euh, oui, je sais? Mais quand tu mentionnes les trans qui attendent dans la salle d’attente d’un endocrino, c’est bien des trans hormoné-e-s que tu parles – du moins s’illes viennent pour cause de transidentité, évidemment, parce que s’illes viennent pour du diabète, le fait qu’illes soient trans ne compte pas dans ta comparaison.

  9. Frederique a écrit le 29 octobre 2012

    je pense que ta vérité est soutenue par grand nombres d’entre nous ! et ce n’est pas un pétage de plomb, mais juste le droit d’exister comme on l’entend et a son rythme!
    Ma psy'( oui moi aussi j’ai besoin du corps médical!)me disait qu’elle en avait un peu assez de tous ces discours normés,et que chacune avons nos histoires qui même s’il elle semblent se ressembler, sont différentes.dans notre petit monde rien n’est simple et écrit à l’avance, on essaye juste de faire ce que l’on peut pour trouver un certain équilibre de vie…
    bises
    celina

  10. AlexMec a écrit le 29 octobre 2012

    J’ai eu un peu de mal à suivre le pamphlet lui-même (essentiellement parce que j’ai du mal à cerner ce que queer veut ou ne veut pas dire), mais ton intro… Ah, ton intro! Là je te suis sans problème, et je suis d’accord à 1000%… malheureusement.

    • Cand a écrit le 29 octobre 2012

      C’est normal Alex ! en fait, je suis une grosse faux-cul vu que je me positionne partout. Or ça, c’est un truc que ton caractère peut pas suivre. Par contre, dans l’intro, je dis vite-fait des trucs concrets.

  11. Cand a écrit le 29 octobre 2012

    C’est rigolo, je voulais mettre le bazar en livrant mes conversations intérieures. Je m’attendais à plein de reproches, “putain t’es chiante candice”, à des luttes homériques pour savoir si butler avait dit ça, si c’était sérieux de m’affirmer malade, si j’allais bien dans ma tête avec mes histoires de gay, si ma soif de normes n’était pas pathologique justement … enfin, je voulais foutre la meeeerrrrde !

    Pis rien ! Nadine a timidement essayé. Alice gracile a poussé le bouchon léger léger. Alex a pété la gueule à tout le monde (normal, c’est un mec). Célina a failli se mettre toute nue. Alien est au bord de dénoncer ses petits camarades. Mais finalement, pas d’engueulade, pas d’horreurs, rien !

    Snif ! va falloir trouver autre chose.

    Merci pour vos commentaires et bises et <3 <3 <3

    • Cand a écrit le 29 octobre 2012

      dis Julie, quand je fais <3 pourquoi ça fait pas un coeur ?

    • AlexMec a écrit le 30 octobre 2012

      Je ne connais pas beaucoup Nadine, mais pour ce que je la connais, je doute qu’elle ait essayé de foutre la merde; je crois plutôt que tu l’as sincèrement paumée 😉 Quant à moi, j’étais plus ou moins prêt à jouer les chevaliers servants pour princesse hystérique (non pas que tu sois une faible femme ayant besoin d’un zom pour te défendre, mais c’est plus valorisant pour mon ego de le présenter comme ça 😛 ), mais comme tu l’as dis, personne ne t’a attaquée, donc du coup mon épée en carton-pâte est restée au placard… Zut alors 😀 ?

  12. Florence GrandeMa a écrit le 30 octobre 2012

    “S’autodéfinir”… Difficile exercice Candice!
    Militance trans? Oui il y a à dire et essayer de la faire c’est pire!
    Même dans cet univers tout existe et l’excellence n’est jamais loin du pire justement…
    L’essentiel étant que tu te retrouves toi et que tu vives ce que tu es sincèrement, avec qui tu veux et comme tu le souhaites.
    Les attaques, les critiques et les coups tordus des “copines” ont y a toutes eu droit, ça donne un goût amer à tout ce qui est bon chez la majorité et ça l’emporte sur le reste ne laissant souvent que l’envie de tout renvoyer d’ou c’est venu, oh oui en effet!
    Transgenre, travgenre, queer et compagnie avec ou sans psychiatrie c’est ton droit de tracer ta route comme tu le ressents et de te définir seule car toi seule peut le faire au final non? Et il en va de même pour chacunes de nous, mais que c’est compliqué d’y parvenir et y parvient-on jamais d’ailleurs… Au dernières lueurs de nos vies l’aurons-nous découvert cette “vérité” sur nous même? J’en doute alors la faire partager, l’imposer, à d’autres, pffttt, connerie d’une certitude humaine qui n’existe pas, jamais dans une vie! Sauf pour les cons qui peuvent devenir connes et qui le resteront c’est bien la seule définiton qui soit toujours une vérité quand on l’est c’est bien pour la vie!!! Kiss.

  13. Fiona a écrit le 31 octobre 2012

    Queer! quelle étrange définition! que l’on soit mâle ou femelle ou même les deux pour les transgenres nous sommes tous un peu queer, non?!

  14. Alexandra a écrit le 1 novembre 2012

    Rigolo ton texte faux pétage de plomb. Un autre ! Un autre ! Un autre ! :-)
    Argh ! Zut ! Fallait lancer un crêpage de chignon ! 😀

  15. natacha a écrit le 9 novembre 2012

    Très beau texte avec un joli style.je ne maîtise pas encore les termes de queer et cisgenres ,mais j’espère progresser ici sur le site en vous cotoyant.bises

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