La transidentité et la société

11 novembre 2012 | Tags: , , , , , , , ,

NDLR : ce billet constitue une réponse à un article qui a provoqué un grand émoi au sein de la communauté Trans, blessant nombre de personnes.

Je suis restée quelques semaines muette très volontairement sur tous les canaux de blogging ayant bien des choses à mettre en place, mais suis loin d’être restée insensible tant à l’actualité du “vrai monde” que de celle du microcosme T.

Beaucoup de mouvements prennent forme. On sent nettement une accélération et une prise d’assurance globale qui n’existait pas encore il y a une année.

Cela tient à ce que toutes et tous à nos niveaux avons été très prolixes d’informations, n’hésitant pas à donner de nous, voire nous planter car nous n’avons pas la science infuse.

Mais comme l’adage le dit : N’apprend-t-on pas de ses erreurs ? Encore faut-il accepter de voir ses propres erreurs en face, accepter ce que l’autre a à nous communiquer et comprendre lorsque cet-te autre ne nous veut pas de mal mais cherche simplement à faire aussi entendre sa voix et son vécu qui peut d’un coup rentrer en contradiction avec nos idées reçues.

Les T et les idées reçues

Les idées reçues… Parlons-en ! Elles ont un autre nom, très connu de nous tou-te-s ! Les préjugés. Qui ici dans cette assemblée peut se targuer de vivre sans préjugé ? Vivre en société inclut son lot de préjugés.

Malheureusement, on constate que bien des sociétés sont bâties sur leur lot de préjugés. Une société est faite de lois qui représentent un consensus général à un instant T (le T du temps, hein ? Je sens bien déjà des esprits fébriles s’agiter !) et qui sont censés permettre aux citoyens de vivre en harmonie. Mais malheureusement, le mieux étant le pire ennemi du bien, certaines sociétés en arrivent à un tel niveau de législation de tout poil que s’immiscent discrètement des lois liberticides. En général, ces lois liberticides sont le fait de groupuscules qui tentent d’imposer un dogme, une peur, une vue de pensée unique. Et même, au-delà des lois, certains groupes peuvent tenter de faire passer leur dogme au travers même de l’aura de leur titre. J’ai nommé en l’occurrence des groupes qui s’autoproclament. Ils en arrivent à imposer un modèle de pensée unique très toxique et le propagent dans les personnes qu’ils tiennent sous leur coulpe.

Si je ramène cela au monde T (Là, vous avez le droit de comprendre le T que vous comprenez en priorité !), je parle en l’occurrence des équipes autoproclamées qui pour beaucoup considèrent, au travers de leurs psychiatres, qu’une personne transidentitaire qui vient leur demander de l’aide, devra nécessairement passer sur le billard se faire stériliser ! Oui, j’ai employé ce mot que je déteste. En effet, quand on dit par soi-même : “Docteur, je me sentirai mieux une fois mon anatomie mise en conformité avec mon ressenti.”, ce n’est pas une stérilisation. C’est mon cas. Je n’ai jamais ressenti cet acte chirurgical comme tel, et ma vie n’a jamais été tant en harmonie qu’elle ne l’est à présent, et si épanouie. Mais… Dois-je pour autant imposer ma vision des choses aux autres ? Désolée, je ne sais pas faire. J’ai bien des ami-e-s qui ont leur propre vision de leur harmonie et qui ne correspond en rien à ma vision de l’harmonie. Et pour cause ! Illes n’ont pas le même vécu, pas la même perception de leur être. En quoi me poserai-je juge de ce qui est bon pour elles, pour eux ?

Revenons aux idées reçues…

Idée reçue numéro 1 : Un homme a de la barbe, pas de poitrine, une verge, des testicules et est attiré par les femmes. En fait, deux idées reçues en une, mais je simplifie.

Idée reçue numéro 2 : Une femme est glabre, a de la poitrine, une vulve, un vagin, un utérus, des ovaires, des trompes de Fallope, et est attirée par les hommes. En fait, bis, deux nouvelles idées reçues en une, mais je simplifie à nouveau.

Idée reçue numéro 3 : Si un de ces deux êtres humains se déclare de “sexe” opposé à ce que présente son corps, alors il devra être mis en conformité avec qui ille dit être. Celle-là me plaît vraiment. Elle est tellement réductrice que j’ai envie d’en rire, mais elle est plutôt à pleurer.

Idée reçue numéro 4 découlant de la numéro 3 : L’être humain ainsi réassigné sera hétérosexuel dans son “sexe” d’arrivée.

Idée reçue numéro 5 : L’habit fait le moine. Donc, un être humain dans un accoutrement vestimentaire donné est forcément qui ille prétend être. A contrario, un être humain qui se dit du genre opposé à ce que représente globalement son anatomie et qui en plus a l’outrecuidance de ne pas porter les habits du “sexe” qu’il dit être, est forcément un imposteur.

Idée reçue numéro 6 : Ce que les papiers d’identité affichent, fait foi.

N’y aurait-il pas comme une sorte de problème ? Si ce ne sont plusieurs ? Amusons-nous à pousser le raisonnement au bout de l’absurde car il y a vraiment de quoi faire, et vraiment de quoi s’amuser !

[Raisonnement par l’absurde ON]

Toutes les femmes “comme moi” (j’entends étant passées sur la table, et ayant leurs papiers) n’ont pas eu immédiatement leurs papiers, sont restées de bien longues années avant même d’envisager une transition, quelle que soient les raisons de cet immobilisme…

Donc… Dans leur jeunesse, c’étaient des garçons. Non ! Je ne veux pas le savoir ! Elles se sentaient filles, elles étaient habillées en garçons et leurs parents leurs offraient des jouets de garçons. Pour certaines, elles allaient à l’école communale du côté des garçons. Si j’applique les idées reçues précédentes, c’étaient des êtres humains masculins ! Continuons le raisonnement… Certaines ont fini par se marier… Avec une femme ! La loi dit (pour le moment) que le mariage c’est un homme-une femme ! Elles étaient donc des hommes ! Ce que ça peut faire faire les idées reçues ! Mais nous allons quand même continuer car c’est assez savoureux. Elles ont eu des enfants, mais les ont-elles portés ? Non. C’est leur femme qui les a portés… Alors ce sont des hommes biologiquement parlant, mais aussi légalement parlant et dans le tréfond de la pensée de la société. Elles se changent en cachette et endossent le vêtement féminin. Ce sont des travestis ! Comment ? Ce seraient des femmes ? Mais ?… Que fais-je des idées reçues ? Non. J’ai décidé de ne pas vous écouter et continuer avec les idées reçues qui pour l’instant n’ont pas encore exprimé leur plein potentiel. Elles sont de plus en plus malheureuses dans la condition que leur a imposé la société, mais elles tiennent le choc, pour diverses raisons.

Vous noterez que j’adoucis le raisonnement en employant “elles”, je ne veux pas non plus risquer être blessante par maladresse, tel n’est pas le but, je cherche simplement à pousser un raisonnement.

Un jour, elles n’en peuvent plus, quelle qu’en soit la raison. Elles se décident à sortir de leur coquille et clamer haut et fort qu’elles sont des femmes. Mais… le corps médical leur dit : “Non monsieur. Prouvez-moi que vous êtes vraiment une femme. Pour l’instant vous êtes un homme.”. Va généralement s’ensuivre tout un processus d’hyper-identification féminine, pour les cas les plus “chanceux”, un passage sur la table d’opération qui adaptera le corps. Et là… Soudain… Ben non, elles ne sont pas encore des femmes ! Elles ont leurs papiers d’hommes. Ce sont donc des hommes. Je me fonde toujours sur les idées reçues. Elles intentent un procès contre l’Etat et obtiennent (enfin !) leur changement d’état-civil. Ça y est ! Ce sont des femmes ! Les seules ! Les vraies ! Toutes celles qui n’ont pas encore franchi cette étape ultime ne sont pas des femmes. C’est bien connu !

[Raisonnement par l’absurde OFF]

Mais… Vous qui êtes passées par là… Comment vous considériez-vous ? Je reviens à mon expérience, puisque c’est à priori celle que je connais le mieux. Je me suis toujours sentie femme durant toutes les étapes citées dans ce raisonnement par l’absurde. J’ai donc toujours été une femme. Et cela ne se discute pas ! Personne n’a le droit de me dire : “Non. Ce n’est pas vrai.”. En quoi un jugement peut-il être porté ? Qui est en droit de se poser des questions à ma place ? Personne ! Je dis bien… PERSONNE !!

Je lèverai d’ailleurs un point directement lié à ces opérations de réattribution non voulues… Combien sont passé-e-s par le bistouri pour être reconnu-e-s dans leur genre ressenti alors qu’il-elles ne le nécessitaient pas pour vivre en harmonie ? Combien de ceux-celles-ci ne vivent finalement pas leur “vraie” vie ? Ont finalement été amputé-e-s ? Combien encore une fois de celles-ceux-ci finissent peut-être par en vouloir à la Terre entière d’avoir perdu ce qu’ils-elles n’avaient finalement pas besoin de retirer pour s’assumer femmes-hommes ? Combien ont finalement été réellement mutilées mais qui ne témoigneront jamais par peur de représailles, au nom de Freud et Lacan, au nom du Dieu-Phallus et de la femme incomplète dans le désir de ce Dieu ? Combien ont finalement été ramenées “au rang de femmes freudiennes” pour coller à une image profondément et éminemment misogyne véhiculée par ces deux illustres personnages et que nombre de psys continuent à répéter à l’envie sans plus de réflexion ?

Ce sont celles et ceux qui peuvent en effet parler de stérilisation, car c’est bien ce qui s’est produit pour ces êtres humains. Et il est triste de constater qu’en France, ces opérations sans condition ont été largement pratiquées et continuent très certainement à être largement pratiquées, mais l’omerta étant ce qu’elle est… Et pendant ce temps, des femmes qui demandent la chirurgie de réattribution se la voient bien souvent refusées car peut-être ne jouant pas assez le jeu pervers de la féminité demandé par ces psys.

Donc, d’un côté des femmes opérées pour obtenir leurs papiers, et de l’autre côté des femmes en instance d’opération mais à qui on ne la donne pas parce que ne rentrant pas dans le moule de la femme théoriquement attendue. Dans les deux cas, des femmes malheureuses. Et dans les deux cas des tensions entre les différentes populations. Encore heureux, bien des femmes sont aussi opérées par décision, et ce ne devraient être qu’elles qui sont opérées. Celles qui ne le nécessitent pas ne devraient pas être poussées à l’opération. Finalement, on en revient au fait que l’obtention des papiers ne devraient pas être adossée à l’opération. C’est un non-sens.

Maintenant que j’ai traité le cas extrême du besoin de la chirurgie de réattribution sexuelle, je vais m’atteler aux autres cas moins extrêmes mais tout aussi importants et pour lesquels, là encore, il n’y a pas de jugement à porter. Je parle là aussi d’expérience et de ma manière de vivre ce que les personnes en face de moi me disent d’elles. Je connais bien des transidentitaires désormais qui n’auront jamais besoin d’en passer par le bistouri “ultime” pour néanmoins pouvoir affirmer sans condition : “Je suis une femme”, “Je suis un homme”.

Je reste volontairement dans le binarisme de la pensée occidentale, puisque c’est finalement le point de départ de cet article.

La personne en face de moi va donc me dire qu’elle est une femme. Je constate (C’est pour l’exemple, qu’on s’entende) qu’elle a une voix qui ferait même paraître fluette la voix de Barry White ! Dois-je me dire : “Oh le pauvre ! Que ne se considère-t-il ? C’est un homme ! C’est évident !”. Non. Cet homme d’apparence me dit être une femme, c’est une femme. Le raisonnement s’applique bien entendu dans l’autre sens. Cette même personne que je viens d’accepter être une femme continue et me dit : “En fait, je n’ai pas envie de passer par la table d’opération. Mon anatomie me va bien, je ne m’en sers jamais, mais je n’ai pas envie de la toucher.”. Dois-je d’un coup dire : “Pfff ! C’est un homme ! C’est évident !”. Non. Cet homme d’apparence, avec une voix de baryton, qui ne veut pas se faire opérer et me dit être une femme… Eh bien… Ne vous en déplaise, c’est une femme ! Que de préjugés et donc d’idées reçues viennent de voler en éclat !

Et là, presque ultime étape…

Bon nombre de personnes ne se réclament ni du genre masculin, ni du genre féminin (Je viens de réintroduire la notion de genre qui est la plus juste). Elles ne collent tout simplement pas au modèle binaire.

Dois-je pour autant les mettre dans une case, celle qui ME conviendrait ? Parce que finalement, classer les autres n’est qu’affaire de confort personnel, de garder des repères réconfortants, mais en aucun cas un affaire de les reconnaître comme elle (ne) se définissent (pas).

Selon le modèle binaire, ces personnes n’auraient donc aucun droit de citer ? Elle devraient en plus subir mon mépris ? Ce n’est pas de la science-fiction ce que je dis là, c’est la réalité de ce que certaines infligent à d’autres, nous sommes bien dans le monde réel malheureusement.

L’ultime étape, car il en existe une évidente, mais trop souvent oubliée. Le cas des intersexuations. Le 8 novembre dernier était la journée de commémoration internationale des Intersexes. Quel malheur a frappé et frappe encore cette population que l’on assigne de naissance sans même savoir le devenir de l’enfant ? Alors que vont penser les gens enferrés dans les principes, que pensent-ils de cet état physiologique ? Que pensent-ils de ces personnes qui ont été réassignées incorrectement ?

La transidentité et la société

Plus j’avance dans l’expérience, dans les relations avec l’ensemble des personnes que je côtoie au quotidien, dans le cadre de réunions plus spécifiques, plus je vois que ce que je vis, ressens, est identique chez les autres. Le genre ressenti est affaire d’expérience personnelle malgré le genre imposé à la naissance par la société.

Dans ce terme “les autres”, je mets l’ensemble des personnes que je côtoie. Si le terme transidentité existe, c’est uniquement parce que la détermination du genre de l’enfant se fait à la naissance uniquement sur constat de l’apparence génitale du nourrisson. Si on laissait l’enfant se développer sans le “genrer”, et qu’on le laissait exprimer qui il est au moment de son choix, la notion de transidentité ne pourrait plus avoir d’existence. En effet, dans la majorité des cas, on aurait un enfant d’apparence masculine s’autodéfinissant garçon, un autre d’apparence féminine s’autodéfinissant fille, dans quelques cas, le genre annoncé ne serait pas en accord avec l’apparence affichée. Dans d’autres cas, il n’y aurait pas d’identification formelle tant en qualité de fille que de garçon. Dès lors, il suffirait de donner sa chance à l’enfant dans l’identification (ou non-identification) qu’il aurait annoncée et le laisser se développer dans le genre annoncé, quitte à ce que cela passe par une aide hormonale, voire chirurgicale à sa demande. Mais tout cela n’est que science-fiction pour le moment.

On voit bien qu’une société qui donnerait plus de souplesse à la définition du genre en son sein, permettrait une plus grande harmonie de l’ensemble de ces citoyennes, citoyens et citoïiunënnes (Je n’ai pas trouvé mieux pour les transgenres) et ne ferait pas pour autant obstacle aux genres, et à l’équilibre de l’ensemble. Simplement, tout le monde vivrait dans un environnement où le préjugé pourrait disparaître de fait. Puisqu’il n’y aurait plus de préjugé sur le genre, puisque laissé à la libre définition de l’enfant, il n’y aurait plus de peur (non-fondée) d’une déstabilisation de la société.

Je sais qu’en parlant du cran suivant, je me place dans un avenir plus lointain et pas forcément accessible, mais pourquoi empêcherait-on un être humain de commencer sa vie dans un genre, l’accomplir et ensuite passer dans un autre genre ?

On considère trop souvent que le genre est immuable de par nos expériences, je ne coupe pas à celle-ci, mais pourquoi devrait-on absolument figer le genre ? Je suis persuadée qu’au sein de l’humanité existent des êtres qui commencent leur vie dans un genre et souhaitent la finir dans un autre. Mais cela n’est pour le moment pas permis dans le carcan normalisateur actuel. Mais finalement… Pourquoi cela devrait-il être empêché ? Quelle raison valable ?

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7 responses to La transidentité et la société

  1. Julie Mazens a écrit le 11 novembre 2012

    Je fais tourner cette réponse sur les réseaux sociaux (cf http://julie-mazens.tumblr.com/post/35469596316/la-transidentite-et-la-societe par exemple).

    En espérant que ce type de réponse argumentée nous débarrasse définitivement des personnes qui pour vivre leur vie de “vraie femme” se sentent obligées régulièrement de venir fouiller dans votre slip !

  2. AlexMec a écrit le 11 novembre 2012

    Quoi!? Juste parce que nous réclamons pour nous-mêmes le droit à l’auto-détermination de notre genre, tu voudrais que nous accordions à d’autres le droit à l’auto-détermination de leur genre? Et puis quoi encore?? Vous marchez sur la tête, ma bonne dame!

    Ca parait simple, alors pourquoi faut-il que certain-e-s compliquent tout? Moi quand je repense aux quelques réunions d’auto-support d’Outrans où je suis allé, je ne comprends pas où est la difficulté de simplement accepter ce que les gens disent. Et pourtant, j’y ai rencontré:
    – J: SRS et CEC;
    – M: SRS mais pas encore CEC à l’époque;
    – L, FtX qui veut une partie des chirurgies mais pas les hormones pour l’instant, et qui choisit “il” seulement parce qu’il faut bien choisir quelque chose;
    – C: FtM pré-tout et alors? S’il veut qu’on l’appelle “il”, alors on l’appelle “il”;
    – et même T, MtF qui (la dernière fois que je l’ai vu) prévoyait sérieusement de transitionner bientôt, mais qui pour l’instant continuait à se présenter en garçon et donc on l’appelait “il” aussi.
    Et puis moi bien sûr, sous hormones mais qui ne passe pas du tout, mais qui se réclame du “il” quand même.
    Tous des profils différents, mais tous “ils”.

    On demande aux gens ce qu’illes veulent, et on les prend à leur mot. Est-ce vraiment si impossible que ça pour tant de monde?? Comme tu le dis si bien, “finalement, classer les autres n’est qu’affaire de confort personnel, de garder des repères réconfortants, mais en aucun cas un affaire de les reconnaître comme elle (ne) se définissent (pas).” Et comme dans notre cas, c’est faire à B ce qu’on reproche à A de nous faire, alors ça devient de l’hypocrisie pure et simple.

    Et au passage:

    Idée reçue numéro 4 …: L’être humain ainsi réassigné sera hétérosexuel dans son « sexe » d’arrivée.

    Bizarrement, c’est là-dessus que la plupart des gens à qui j’en ai parlé (pas beaucoup, mais quand même) ont le plus de mal à suivre. Que je veuille changer de sexe, okay, pourquoi pas. Mais que je sois gay dans mon sexe d’arrivée? Alors là ça les dépasse complètement! Dans l’autre sens, ah oui, c’est logique: une femme qui commence comme lesbienne et qui en fait se découvre homme hétéro, pas de problème. Mais une femme hétéro qui se découvre homme gay… Non, ça ne passe pas, même quand cette femme n’a jamais caché à quel point elle apprécie les hommes. C’est comme si parce que je change de sexe et me réclame du genre opposé, je devais instantanément aussi changer d’orientation sexuelle O.o Trop bizarre…

    • Alexandra a écrit le 11 novembre 2012

      J’adooore !! :-)

      • AlexMec a écrit le 11 novembre 2012

        Bah, c’est toi qu’a commencé aussi, avec ton super billet 😀 ! Je doute que les personnes qui en sont la cible première le comprennent et encore moins l’acceptent, mais je le trouve néanmoins fort utile pour tou-te-s les autres, au niveau réflexion pure. Et puis personnellement, la discussion de “Pourquoi agissons-nous comme nous le faisons?”, avec présentation d’alternatives et de possibilités même science-fictives, me fascine toujours, je dois l’avouer 😛

      • Alexandra a écrit le 12 novembre 2012

        Eh bien tu vois, Alex, en fait j’ai écris cet article en réponse au brûlot auquel nous avons toutes et tous été confronté-e-s, mais avant tout, suite à une discussion extrêmement forte que j’ai eue avec une personne en pleine découverte d’elle-même, en fin de semaine. J’ai été touchée très profondément par ce qu’elle a exprimé et il se trouvait que le brûlot pouvait faire bien du mal à cette personne. Je lui ai d’ailleurs demandé de le lire, sans même la prévenir de ce qu’elle allait lire. Je l’ai réellement sentie défaillir au bout du fil, mais il se trouvait que j’avais déjà commencé la rédaction de cet article juste après notre première conversation. En effet, nous en étions à notre deuxième contact téléphonique. J’ai su que je devais pousser plus avant dans la réflexion et l’aide. D’un article qui au début était une réponse, il est devenu un outil potentiel d’aide. C’est pour cela qu’il est finalement si long et aborde des sujets imprévus. J’ai deux articles à venir qui risquent encore de secouer, car en relisant moi-même plusieurs fois ma prose, des directions se sont dessinées que je n’avais pas prévues, les fameux effets de bord. Et je suis en pleine réflexion sur les deux sujets que je compte aborder. J’espère qu’ils provoqueront des échos. Je pense par contre que je ne vais pas me faire que des ami-e-s. Mais on ne fait jamais d’omelettes sans casser d’oeufs.

    • Liv a écrit le 16 novembre 2012

      Les gens sont assez bornés, c’est vrai, et c’est pourtant simple le concept que le genre et l’orientation sexuelle sont deux choses différentes. Il fut un temps quand on pensaient que tous les gays étaient forcément très féminins et s’identifiaient aux femmes, et vice versa pour les lesbiennes, mais on commence à comprendre que ce n’est pas le cas depuis déjà longtemps, alors pourquoi s’étonner que quelqu’un qui change de sexe ne soit pas forcément hétéro après? Je me rapelle ma soeur me disant, quand je me posais des questions sur mon identité de genre, que je ne pouvais pas être trans vu que j’amais les filles.

      Je suis aussi, en tant que personne plutôt intergenre, certainement pour une société avec moins de contraintes sur les personnes de tel ou tel sexe physique pour d’auto définir et s’exprimer comme bon leur semble. Je dirai même que ne pas avoir 2 catégories de personnes, hommes et femmes, et juste de considérer tout le mondre comme des personnes, des humains, ne seraient peut-être pas mal. Le fait d’avoir un pénis ou un vagin aurait dans ce cas un peu la même importance que d’avoir des yeux bleus ou bruns ou une peau blanche ou noire, et on s’en intéresserait seulement en choisissant un partenaire sexuel.

  3. Michelle Mabelle a écrit le 1 décembre 2014

    Merci pour cet article

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