Photo du profil de Celia

by

Bang bang le cock à Bangkok !*

15 novembre 2012 | Tags: , , , , , , ,

Jamie McCartney, The Great Wall of Vagina, 2011.

Jamie McCartney, The Great Wall of Vagina, 2011.

31 octobre, départ pour Bangkok pour ma réassignation de sexe prévue le 6 novembre. Ça a été un peu compliqué à l’aéroport du fait de l’écart entre ma photo de passeport et mon apparence actuelle.

C‘était le branle bas. La femme de l’enregistrement ne savait que faire de mon cas. Pourtant un vol pour Bangkok ils devraient avoir l’habitude que l’avion soit bourré de trans !

Une responsable est venue. Elle a prévenu la compagnie aérienne et les flics. Elle était là à l’embarquement pour être bien certaine que je pourrais monter dans l’avion. Elle m’a même fait passer devant tout le monde pour que personne ne voit mon passeport à l’embarquement ! M’a demandé si j’avais choisi mon prénom, j’ai dit Célia. Elle trouvait tout très bien.

Sex Reassignation Surgery : SRS.

En français c’est bof, ça donne CRS : Chirurgie de Réassignation Sexuelle. C’est une expérience humaine extraordinaire. Pouvoir changer de sexe ! C’est incroyable toute cette énergie engagée dans cet acte, cet avion, cette infrastructure hôtelière, cette clinique équipée, ces infirmières, ce chirurgien, ce chauffeur, tous unis pour changer mon sexe ! La réassignation demande une somme de technologies colossale. Pour moi, ce sera dans 20 petites heures maintenant, au bout de quatre jours de diète vécus agréablement à l’hôtel, en compagnie de mon « accompagnatrice ».

Wake up Miss Célia ! 

« Miss Célia, wake up, its finish ! » Je me réveille doucement dans le bloc. Je vais bien. Je suis heureuse au-delà de ce que ma raison raisonnable pouvait imaginer. Je répète béatement « i’m happy, so happy ». J’ai du boulot pour analyser tout ça !

Je pensais n’avoir pour la SRS quasiment que des objectifs pratiques liés à l’arrêt de l’Androcur® et ce genre de choses, mais pas de raisons magiques ; En fait je ressens le même bien être que j’avais ressenti la première fois que je me suis baladée habillée en femme dans la rue. Un soulagement intense. La sensation d’avoir réglé un problème énorme. Je ressens la même chose avec la vagino, tout en faisant la différence sexe/genre, binarité, etc.

Et puis ça doit être aussi la décompression qui suit. Car tant que ce n’est pas fait, on a toujours la possibilité de renoncer et c’est épuisant. On a beau avoir décidé, envoyé de l’argent, pris les billets d’avions… Il y a toujours cette possibilité de faire machine arrière. De ne plus avoir ça à gérer est un grand soulagement. C’est fait. Et c’est bien fait ! Quoique enflée, je vois déjà que c’est réussi, par rapport aux photos de neo-vagins trouvés sur internet et par rapport à ceux que j’ai pu voir “en vrai”. Le mien à un bon aspect, quoique très boursouflé. De plus il est très sensible en plein d’endroits, clito, petites lèvres me font sauter au plafond lorsque le Dr Chettawut titille avec une sorte de grand coton tige.

J’ai eu un passage difficile limite panique le lendemain de mon opé. Mal au ventre, au sexe, en sueur intense, je grelottais et envie de vomir sans pouvoir car ils m’avaient donné un antivomitif car je ne gardais rien. Enfin vraiment pas bien. Une infirmière (son nom se prononce « Noï » ) m’a tenu la main et chanté une chanson. J’ai pensé que c’était une chanson traditionnelle thaÏ. C’était doux. Je ne reconnaissais ni l’air ni les paroles. J’étais tellement mal Je n’avais pas le cœur à chanter. Mais avec sa gentille insistance elle reprenait la chanson en me caressant doucement les mains et le visage, en m’arrangeant les cheveux.

Et d’un seul coup, j’ai compris qu’elle me chantait « le travail c’est la santé, ne rien faire la conserver, les prisonniers du boulot, ne font pas d’vieux os ! ». Je n’ai pas pu m’empêcher de rire malgré mon état. Elle avait gagné la partie. On a chanté toutes les deux et cette fois c’est moi qui lui apprenait le vrai air de la chanson et elle notait les paroles en phonétique thaï. Elle me répétait des petits mots en français et en anglais « be strong, be strong », « One week, pain, mal, everybody ; Two week petit petit petit pain, no mal ; if you cry : mal ; if dont cry : petit mal, no pain ».

Après ils m’ont fait une injection et depuis ça ne fait qu’aller vers le mieux.

J’ai énormément dormi durant toute la clinique, qui m’a évité le syndrome de « l’horloge hantée ». Je ne me suis réveillée que pour les repas et je me forçais à manger je n’avais qu’une envie continuer à dormir. Je pense que je n’ai jamais autant dormi de ma vie en heures cumulées.

Le pansement à été retiré hier soir, Il reste l’insert vaginal et une sonde urinaire. je suis très satisfaite mais on ne peut pas trop préjuger à ce stade c’est très enflé. La sensibilité est démente, le Dr Chett à testé avec un coton tige whaaaaou !

Une femme dans le miroir

Après quelques jours de clinique où je n’ai fait que dormir, nuit et jour, je suis revenue dans ma chambre d’hôtel à Bangkok, à l’hôtel Dusit c’est mieux que la chambre sans fenêtre de la clinique, même si le lit électrique qui bouge dans tous les sens c’était top !

Il y a un immense miroir dans l’entrée de ma chambre. J’ai du mal à décrire la joie que me procure le reflet de mon corps en entier (qui est objectivement loin des canons de la beauté). Je ressens le même bonheur que lorsque je suis sortie pour la première fois boulevard Haussmann habillée en femme. J’éprouve un sentiment de plénitude, de n’être plus qu’un seul être, non divisé. Je ne me sens pas plus femme qu’avant, je me sens moins homme ! Et j’ai de la joie d’avoir pu le décider moi-même, de contrôler ce que je fait de mon corps, avec le concours de la technologie médicale la plus en pointe (enfin j’espère !).

Je suis étonnée de ça car ça ne correspond pas aux raisons plus pragmatiques de ma décision de faire cette SRS. Je ne pensais pas découvrir d’autres raisons après coup. Me reviennent juste maintenant énormément de détails de rejet de mon pénis depuis ma puberté.

Je ne parlerai pas de deuxième vie, mais d’une vie qui continue et va s’enrichir de cette expérience tout de même assez extraordinaire. Mon passé demeure, et il m’aide à comprendre bien des choses qui se passent maintenant.

Ni homme ni femme

Aujourd’hui je me sens un peu moins « cyborg » car m’a été retirée la sonde urinaire (aïe !) et tout le bazar de tuyauteries qu’il me fallait trimballer dans tous mes déplacements. Je n’ai donc plus aucun sparadrap. J’ai pu prendre une douche. Je regarde mon sexe avec le face-à-main fournit par la clinique. Je suis tout d’abord éberluée par la finesse des « coutures ». Les points de sutures sont tellement proches et minuscules qu’ils ne se voient déjà qu’à peine à certains endroits. Je pense qu’au delà des techniques opératoires différentes, si l’on compare avec ce qui est pratiqué en France notamment, cette finesse est presque un signe culturel de l’orient. Je pense que le temps passé sur ces sutures peut expliquer pourquoi il faut 6 heures en Thaïlande quand il n’en faut que 3 en France.

J’ai fait moi-même ma première dilatation ce matin, sous la surveillance de l’infirmière, ça s’est très bien passé. Je dois en faire une autre en fin de journée, seule.

Il faut tout de même se dire que cette transformation, comme toute opération chirurgicale, est d’une très grande violence. Sans anesthésie ce type d’intervention serait absolument impossible. Et si grâce à l’anesthésie on est absent lors de l’opération, le corps se souvient et gardera les marques de cette violence. C’est par l’ablation pure et simple de certaines parties (testicules, corps caverneux), en découpant les chairs et en les assemblant différemment que le résultat visuel et fonctionnel d’un vagin est obtenu. Mon nouveau sexe est né d’une plaie, pas d’un développement embryonnaire. De plus, mon sexe ne sera et ne restera opérationnel pour la pénétration qu’à la condition de le dilater régulièrement. Comment oublier d’où l’on vient avec de telles conditions et contraintes ? Comment se sentir plus femme dans le sens commun naturalisant de femme cisgenre ? Pour moi ce n’est pas possible.

Cela ne veut pas dire que je n’éprouve pas une réelle satisfaction d’avoir mené à bien cette transformation. C’est plus que de la satisfaction, c’est une plénitude nouvelle. Elle me fait me sentir moins masculine, la chirurgie venant contredire en quelque sorte ma biologie d’origine. J’ai le sentiment d’avoir été « vaginifiée » plutôt « qu’émasculée », c’est une chose « en plus » plutôt que « en moins ». Et je peux de mes yeux et de mes sens palper cette réalité de ne plus avoir de pénis, et d’avoir à sa place un vagin.

Les mots femmes et homme recouvrant des concepts d’une infinie variété, et moi même ne croyant plus à cette bipolarisation de l’identité, les utiliser pour expliquer ce que je ressens fausse un peu ma pensée. Plus femme, moins homme, je ne me sens au fond ni femme ni homme car ces termes renvoient toujours à la problématique binaire. J’ai toujours ce sentiment d’avoir longtemps accepté sans réfléchir ce que m’indiquait ma biologie, d’en avoir incarné le rôle et d’avoir longtemps souffert de cette obéissance à ma biologie, sans connaître l’origine de mon mal-être, et c’est seulement une fois la cause parvenue à ma conscience, d’avoir mené selon mes moyens et l’état actuel de la science, une transformation de mon corps et de mon apparence dans le sens d’une féminité qui me convient et qui a fait disparaître tous mes problèmes existentiels.

Par rapport à l’idée de la construction de cette féminité, j’ai marqué une volonté farouche d’aller où je suis maintenant, et d’abandonner à tout jamais la place où j’étais, avec énormément d’énergie face aux obstacles réels et imaginaires qui se sont dressés devant ma décision. Cette volonté consciente m’éloigne aussi d’un « devenir femme » que vivent la plupart des femmes cisgenre, leur genre n’étant pas, la plupart du temps, contrarié par leur morphologie.

 

Vous avez aimé cet Article ? Vous aimerez aussi :
Les aventures d’une accompagnatrice de SRS à Bangkok, suite
Je continue à raconter une opération de SRS chez le docteur C* à Bangkok du pur point de vue de l’accompagnatrice, ce qui manque sur le web où figurent seulement des témoignages d’opérées. Je vous avais laissés la veille de l’opération de ma camarade (le guide de l’accompagnatrice)  ; ladite opération s’est bien passée, mais je n’ai eu le droit de voir mon opérée que le lendemain après-midi de l’opération. Ici les mœurs thaïes diffèrent largement des nôtres. Si nous trouvons ...
LIRE L'ARTICLE >>
Post-hop !
Check Out J’ai fait mon « check out  » avec le Docteur Chettawut hier. Il n’a rien retouché ouf ! j’avais très peur de ça ! Je pense que je suis dans les cas où ça se passe très bien. J’arrive déjà à m’assoir un long moment, je ne prends plus aucun anti douleur et dors très bien. Les dilatations sont OK. Rien à signaler de notable sauf mon immense bonheur d’avoir franchi cette étape. Je rentre dans 4 jours, c’est bientôt ...
LIRE L'ARTICLE >>
Pré-Hop – 1 ! Je ne suis pas née dans le mauvais corps
Je suis une femme trans. Je suis une trans pré-op. C’est à dire pas encore opérée. On dit pré-op avant l’opération de changement de sexe ou réassignation sexuelle, en anglais SRS, Sex Reassignation Surgery. Il s’agit de la vaginoplastie en ce qui me concerne, la création d’un vagin à partir du pénis. Je pars à Bangkok la semaine prochaine pour cette vaginoplastie. C'est le moment de faire le point sur les raisons qui m’ont conduite à désirer cette opération. Je ne ...
LIRE L'ARTICLE >>
Petit manuel de l’accompagnatrice à Bangkok
Il fait froid en novembre à Bangkok ! C’est peut-être paradoxal, mais dans l’hôtel DusitPrincess où sont logées les patientes de Chettawut, la clim, poussée à fond, oblige parfois à porter gilet, écharpe et châle. Dans les chambres, on peut la couper. Ne pas espérer acheter un maillot au centre commercial immense, tout proche ; le 3 XL et à peine un S de chez nous, et les modèles, supergenrés, à fanfreluches et petits volants, empêchent de nager. Penser à emporter une sorte de gilet ...
LIRE L'ARTICLE >>
Bref aperçu de mon voyage en Thaïlande
NDLR : en complément du témoignage très complet d'Alexandra, voici le témoignage tout récent d'Elora. Coucou tout le monde, je me permets d'écrire ce long post pour vous donnez ma vision de la Thaïlande pour celles qui suivraient. Celles qui ont mon facebook ont pu le suivre en direct mais pour les autres, voici ma contribution. J'ai du arrêter mon traitement deux semaine avant de décoller. Étape dure car les aspects psychologiques sont assez imposants. J'ai eu peur pour un retour arrière (que j'ai ...
LIRE L'ARTICLE >>
Chirurgie de réattribution sexuelle chez le Docteur Chettawut
Cycle complet d’une chirurgie de réattribution sexuelle chez le Docteur Chettawut NDLR : lire aussi un complément réactualisé aout 2012 réalisé par Elora qui revient tout juste de Thailande. Depuis plusieurs mois, on me demande régulièrement comment se déroule l'opération et le suivi post-opératoire chez le Docteur Chettawut à Bangkok en Thaïlande. Aussi, pour éviter d'avoir à me répéter constamment et pour aussi laisser une trace de ce que j'ai vécu, je vais tâcher de vous livrer ici le déroulement de ce ...
LIRE L'ARTICLE >>
Du Big-Bang à la Transsexualité – 1
Big-Bang Chaque matin, je me réveille, j’allume la lumière et je prends une douche. Passionnant me direz vous. Peut-être plus que vous ne le croyez… D’abord, pourquoi  me réveiller, même si l'on est dimanche et que j’aurai bien aimé faire la grasse matinée? Tout simplement parce qu’une toute petite structure de la taille d’une pointe de crayon située au croisement des nerfs optiques constitue mon horloge biologique, et que c’est elle qui déclenche l’activité de l’un des trois types de neurones, qui ...
LIRE L'ARTICLE >>
Pré-Hop –  5 ! La technologie de changement de sexe
L’ampleur du business de changement de sexe en Thaïlande fait qu’ils sont techniquement moins à la traîne là-bas qu’ailleurs dans le monde. Concurrence oblige. Mais même le meilleur de la technologie disponible est aujourd’hui très limité. Il s'agit donc d'être réaliste, de faire avec l'état de l’art et de la science. L'opération consiste à transformer mon sexe mâle en sexe femelle. Calmons nous, il n'y a pas à proprement parler de changement de sexe, mais une modification partielle des parties génitales. ...
LIRE L'ARTICLE >>
Pré-Hop –  3 ! Quand on est trans, on ne nait pas femme, on décide de le devenir
Quand on est trans on décide de devenir femme et c’est là que ça coince. Car cette décision, une femme "cisgenre" (c'est à dire pas trans !) n’a pas à la prendre. Elle devient femme sans le décider. Il lui suffit d’accepter le genre qu’on lui a assigné. De suivre le mouvement qui s’impose de l’extérieur et qu’accompagne son développement biologique. Au contraire, le genre ne survient jamais par défaut quand on est trans, malgré l’espoir de certaines qui ont eu ...
LIRE L'ARTICLE >>
Bistouri oui oui ?
La chirurgie est-elle une façon d’aller au bout d’une démarche ? Il existerait un ultime de la transidentité, qui suppose d’ailleurs une fin en soi, qui de ce fait ne se trouve pas loin de l’essentialisme. Il faudrait avec cette technique si mystérieuse, qui confine au sacré et au geste divin, atteindre une essence jusque là refusée. Je ne ressens pas ma future opération comme une façon d’aller au bout de quelque chose. J’étais déjà en totale harmonie avec moi même avant ...
LIRE L'ARTICLE >>
Les aventures d’une accompagnatrice de SRS à Bangkok, suite
Post-hop !
Pré-Hop – 1 ! Je ne suis pas née dans le mauvais corps
Petit manuel de l’accompagnatrice à Bangkok
Bref aperçu de mon voyage en Thaïlande
Chirurgie de réattribution sexuelle chez le Docteur Chettawut
Du Big-Bang à la Transsexualité – 1
Pré-Hop – 5 ! La technologie de changement de sexe
Pré-Hop – 3 ! Quand on est trans, on ne nait pas femme, on décide de le
Bistouri oui oui ?

18 responses to Bang bang le cock à Bangkok !*

  1. Florence GrandeMa a écrit le 15 novembre 2012

    Trés beau témoignage! Kiss.

  2. Alexandra a écrit le 15 novembre 2012

    Très beau témoignage ! Et forcément… Je ne peux que replonger dans les souvenirs de la même chose un certain 25 juin 2011. Pour ton information, plus aucune cicatrice n’est désormais visible et tu verras aussi que la forme évolue énormément dans les premiers 6 mois, et dans les 6 mois qui suivent elle s’affine. J’en suis à 16 mois après SRS, et en fait, c’est comme si l’opération n’était jamais arrivée, sauf quand je relis des témoignages comme le tien où forcément ce moment me revient en mémoire.
    Par contre, c’est crucial, ne croise surtout pas les jambes dans les deux premiers mois si tu veux ne pas avoir de complications. L’angle de 30° est crucial et pour dormir de côté, par exemple, je coinçais les petits coussins présents dans la chambre entre mes genoux. J’ai respecté cela et tout s’est très bien passé.
    Bonjour au Docteur, à Nutt et Sri.

    • Celia a écrit le 17 novembre 2012

      Merci Alexandra je relis tes conseils et cela m’encourage. J’ai essayé d’arrêter les antidouleurs aujourd’hui et j’y suis revenue finalement (Tramadol® + Paracétamol) car c’est encore trop présent.

      • Alexandra a écrit le 17 novembre 2012

        Suis à la lettre ce que te disent les infirmières, c’est très important. Pour Morgane, je ne me souvenais plus, mais le reportage m’a tout remis en mémoire. Elle en parle à un moment. Elle avait fait une overdose de Tramadol dans l’avion retour.
        Il n’existe pas de règle pour ce qui est de couper progressivement le Tramadol, ça dépend vraiment de chacune. Pour ma part, je l’ai maintenu assez longtemps car j’ai repris assez rapidement le travail, étant à mon compte, je ne pouvais rester trop longtemps sans travailler, car je n’avais pas de revenus de ce fait. Donc, il fallait que je tienne la charge et que j’aille au-delà des limites par obligation. Par contre, surtout ne jamais dépasser la dose prescrite, ça c’est le point majeur, mais je pense ne rien t’apprendre.
        Eh ben voilà ! Tout est fait ! Bon courage !

        • Celia a écrit le 18 novembre 2012

          Oui merci Alexandra moi aussi je vais devoir travailler et rester assise ça me fait un peu peur en plus je veux pas y aller avec le beignet “sous-cul”. je pense que j’ai sous estimé l’effet bénéfiques des antidouleurs et j’ai cru pouvoir m’en passer. Mais je n’ai pas depassé la dose je suis même en dessous car hier j’en ai pris 1, et 1 cette nuit car la douleur m’a réveillée, ça fait 2 et j’ai le droit à 3 par jour. Merci pour tes bons conseils et ta présence !
          Bises

        • Alexandra a écrit le 18 novembre 2012

          Pour le.donut, je ne l’ai utilisé qu’un mois en tout et de manière de plus en plus espacée sur la fin.
          Concernant le travail, j’ai repris en 3 à 4/5ème sur les quatre premiers mois. De septembre à novembre, j’y allais en voiture pour éviter les secousses des transports en commun. C’est ce qui est le plus fatigant. On supporte mal au début, les freinages, les secousses des rails. Et aussi, il vaut mieux éviter de se faire bousculer par la foule si on en a le moyen, surtout dans les trois premiers mois.
          Autre point important. Quand tu rentreras, arrange-toi pour te programmer des marches d’une heure tous les jours et tu allonges progressivement le tir quand tu sens que ça va. Ce n’est pas question de distance, mais de temps. Et quand tu rentres, tu n’hésites pas à t’allonger.
          Tant que tu seras avec le Tramadol, les facultés de concentration ne sont pas terribles, il ne faut pas s’en étonner, c’est la molécule qui veut ça.
          Donc… Surtout ne pas passer sa journée en statique ! C’est la pire des choses !
          Sinon, dans mon précédent blog, j’avais fait un article très complet sur les dilatations suite à la fameuse aide apportée en août, je vais voir pour le mettre en ligne ici. J’avais fait avec l’aide d’une amie des photos et je les avais retravaillée façon fusain tout en floutant les parties à ne pas montrer. Je vois avec Julie pour qu’on remette en ligne cet article si c’est possible.

          • Julie Mazens a écrit le 18 novembre 2012

            c’est possible. Il a toute sa place dans notre rubrique “Médical”.

  3. Mlle Sawasdee a écrit le 15 novembre 2012

    Sawasdee Ka miss Alice :)

    Bonne convalescence
    Héline

  4. Celia a écrit le 15 novembre 2012

    ขอบคุณ!

  5. Cand a écrit le 15 novembre 2012

    Ouah ! je ne sais même pas quoi dire tiens !
    Si, plein de bises !
    Candice

  6. Celia a écrit le 16 novembre 2012

    Come koune kaaa ! (merci Candice)

  7. Frederique a écrit le 16 novembre 2012

    Super heureuse pour toi! Tres beau recit, plein de delicatesse.Bisous bisous

  8. Marion HARUKAZE a écrit le 16 novembre 2012

    superbe témoignage !

  9. yukarie a écrit le 17 novembre 2012

    “En fait je ressens le même bien être que j’avais ressenti la première fois que je me suis baladée habillée en femme dans la rue. Un soulagement intense. La sensation d’avoir réglé un problème énorme.”
    C’est le genre de phrase qui apporte bien plus que tout le reste, quand on se questionne sur l’idée d’aller jusqu’au bout de la transition.
    Ton récit m’a apporté un gros moment d’émotions et d’interrogations sur moi-même.
    Merci tout plein.
    Et plein de bonnes pensées pour ton rétablissement .
    Yukarie

    • Celia a écrit le 18 novembre 2012

      Merci Yukarie.
      Je ne voudrais pas avoir l’air de faire du prosélytisme pour la SRS ! Je ne parle que de ce que j’ai ressenti en le traduisant avec mes mots. Donc à prendre avec des pincettes ! 😉 ChacunE vivra les choses à sa manière, c’est la somme des témoignages qui peut donner une idée.

      Je complète mon témoignage par deux choses :
      La douleur : je n’en parle pas dans ce témoignage mais la douleur me rattrape maintenant (heureusement qu’il y a des antidouleurs !)
      Les sensations “montagnes russes” juste après l’opé : je n’en parle pas dans mon témoignage et c’est une erreur. Immédiatement après l’opé, à peine réveillée, mon premier sentiment fut une joie intense, mais ensuite, ramenée dans ma chambre, quand je me réveillais, j’oscillais entre “c’est génial” et “mon dieu, qu’ai je fait ?” et c’était vraiment dur à vivre. C’était surement lié aux drogues diverses, anesthésie, etc, mais c’était aussi forcément en moi, ça ne venait pas de rien. Ensuite ça c’est stabilisé dans le positif, mais imagine que ça se stabilise dans le négatif ? Cela serait affreux ! Et ça arrive à certaines.
      Bises !

      • Alexandra a écrit le 18 novembre 2012

        :-) Ouf pour la stabilisation dans le positif ! Pour ma part, c’était pendant les sept premiers jours comme si j’avais fumé toutes les réserves hollandaises de beu des coffee shop ! Je planais dans un bonheur tellement intense que je ne touchais plus du tout terre. Bon… En même temps, je n’ai jamais fumé de ma vie ! Même pas une cigarette, c’est dire ! :-)
        Et oui, ça arrive à certaines de plonger dans le négatif, et c’est terrible. Mais elles sont peu nombreuses à ce qu’il semble, en tout cas toutes les expériences sont généralement de positives à hyper-positives. Même Morgane qui un temps avait plongé dans le négatif, a fini par revenir au tout positif. Bon… T’as pas voulu voir le reportage, alors tu sauras pas autrement que comme ça ! :-)
        Bises.

Leave a reply

You must be logged in to post a comment.

X
- Entrez votre position -
- or -