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Qui suis-je et pourquoi certains me verront moins et d’autres plus…

3 janvier 2013 | Tags: , , , , ,

148566_388163594606873_1513920215_nIl y a à présent six ans de cela, je faisais mes premiers pas au sein d’une communauté atypique dont j’ignorais quasiment tout : les « transgenres » (comme il était commun de les appeler à l’époque pour généraliser les différentes « catégories » que l’on retrouve derrière les termes les plus courants tels que travestis ou transsexuels).

Pour moi, ancienne nuitarde très ouverte d’esprit, aucun jugement n’était porté sur les personnes dont l’apparence, les penchants sexuels ou autres différences marquées venaient à croiser ma route ou à partager une ou plusieurs soirées.

Hormis à travers des rencontres durant des sorties, je connaissais très mal ce milieu auquel à vrai dire je portais assez peu d’intérêt n’étant ni porté par la critique, ni par une quelconque attirance.

Quelques Paris by night avec des amis de province qui tenaient à les voir, m’avaient conduits à autant de « circuits touristiques » au sein du réputé bois de Boulogne où des transsexuelles peu vêtues vendaient leurs charmes.

J’en retenais simplement que certaines étaient très jolies et qu’elles semblaient majoritairement étrangères.

« Aller voir les trans » semblait être une distraction comparable à arpenter Pigalle la nuit, quartier où il n’était pas rare d’en voir aussi à l’époque, y ayant travaillé quelques temps.

Même si le racolage semblait l’activité majeure de toutes celles dont je croisais la route, je ne systématisais pas non plus cette association.

En clubs et discothèques, c’était plutôt des drag-queen que l’on rencontrait et leur côté exubérant ainsi que la recherche de leurs tenues m’amusaient sensiblement dans un sens sympathique.

Je connaissais au sein d’un club deux transgenres inséparables, très drôles, avec qui j’avais sympathisé, malgré leur très évidente intention de me passer un jour sur leur barbecue.

Mais même si l’intention était claire, elles n’en demeuraient pas moins des personnes à travers qui une grande sensibilité émanait et c’était toujours avec le sourire que je repoussais leurs avances.

Car un fait était certain, belles ou pas, aguicheuses ou non, je ne ressentais aucune attirance sexuelle pour elles, peu importe qu’elles soient travesties, drags ou transsexuelles.

J’étais de « religion hétérosexuelle » et heureuse dans ce choix sans particulièrement ressentir l’envie d’essayer d’autres formules…

Je réalise à présent que l’adage voulant que la nuit tous les chats soient gris est loin d’être une hérésie.

Professionnelles du sexe, homos déguisés pour le fun ou même transidentitaires en goguette, tout ce petit monde évoluait à l’heure où le pékin moyen ronfle sur son oreiller, au sein de cette superficialité débridée à travers laquelle il est très difficile de déceler le côté humain de chacun.

Seulement voilà… ces gens là je n’en rencontrais que la nuit.

Pour moi, et bien que je me doutais que les choses étaient loin d’être si simples et généralisables, les transgenres faisaient partie d’une catégorie de personnes plutôt sympathiques mais assez « branchés cul », tout comme d’ailleurs les homos que je ne fréquentais aussi essentiellement qu’en ces occasions nocturnes.

Loin de moi l’idée de considérer que les hétéros étaient exempts de cette tendance car « si la nuit tous les chats sont gris, on peut aussi dire que tous les êtres humains ont le cul à l’esprit » mais eux je les côtoyais aussi dans leur version diurne et notamment professionnellement avant et après que j’eus arrêté de travailler la nuit, ce qui faisait que je les connaissais mieux.

Ainsi donc, lorsque s’éveilla réellement en moi cette transidentité latente que même ces nombreuses rencontres n’avaient jamais réveillée, je me vis un peu prise au dépourvu de par mon expérience vécue.

Cet amalgame transgenre/sexualité était quand même suffisamment bien ancré dans mon subconscient pour me plonger dans un doute qui ne me quitta réellement qu’il y a un peu plus d’un an, lorsque je pris la décision ferme et définitive de m’hormoner.

C’est entre autres ce doute qui m’imposa une auto-analyse introspective de cinq années durant lesquelles je restais travestie, ne souhaitant pas m’emballer vers une décision lourde de conséquences sur ma vie si toutefois ma seule motivation put être d’être plus féminine au naturel pour séduire plus…

En effet, ma sexualité avait changé… enfin disons qu’elle s’était plutôt enrichie.

D’abord sur un mode « découverte » puis sur une assez courte étape bissexuelle pour virer à ce que je considérais comme une nouvelle forme d’hétérosexualité selon la définition du terme, non plus cette fois de l’homme vers la femme mais de la femme vers l’homme.

La récente rencontre d’une femme a encore bouleversé ce schéma plus ou moins acquit, mais nos relations étant de femme à femme, la bissexualité m’a donc à nouveau rattrapée.

Enfin bref, je déteste polémiquer sur ce sujet, nous avons toutes et tous une sexualité, voilà, point barre, et vouloir à tout prix la catégoriser demeure un excellent moyen d’engendrer de fastidieux épilogues.

Lorsque je décidais de faire mes premiers pas dans le milieu transgenre, j’optais, c’est mon choix, pour la « fosse aux lions », à travers un club notoirement connu pour sa clientèle essentiellement composée de ces personnes et d’autres gens « amateurs du genre », dont je ne doutais point que la plupart soient plus amateurs lubriques qu’autre chose, mais là n’était pas la question.

Il faut dire que selon ma propre vision des choses il était hors de question pour moi de vivre cachée avec un lourd secret sur les épaules pendant des années, comme j’appris plus tard que c’est pour beaucoup le cas.

Libre d’engagement amoureux, je n’avais pas à me cacher de qui que ce soit et je considérais que ma transidentité se devait d’être exprimée autrement que devant un miroir.

Alors après quelques séances d’essayage, de maquillage, enfin disons de tentatives pour me plaire, je pris le chemin de ce club où je fût agréablement accueillie, et malgré son caractère ouvertement libertin, j’eus pour la première fois l’occasion d’échanger avec des gens implantés à degrés variables dans cette fameuse communauté.

Étais-ce mon naturel communicatif ou autre, ces échanges devinrent rapidement plus riches d’enseignements divers et une soudaine frénésie à la fois de découverte de l’autre et d’évolution de mon nouveau personnage s’empara de moi.

Travesties et transsexuelles se côtoyaient ici sans heurts et quelques amitiés prirent forme avec des gens divers.

A cela s’ajoutait donc une découverte sexuelle allant croissant de pair avec mon évolution, mais réalisée dans le cadre intime.

Des transsexuelles opérées ou non, prostituées ou non, qui me parlaient de leur parcours, de leurs aspirations, de leur détresse aussi souvent. Des travesties bien dans leur peau, d’autres beaucoup moins, des « prêtes à franchir le cap » et des « très contentes d’être travesties ». Tout un tas de cas de figures qui renseignaient enfin mon esprit déjà très ouvert mais manquant cruellement d’informations.

Je sus assez vite faire le distinguo entre réels transidentitaires et personnes uniquement motivées par le travestissement comme moyen de faire la fête du string, sans porter de jugement sur ce point, mais me permettant de mieux me situer dans l’ensemble.

En clair, plus j’en rencontrais, et plus je savais surtout ce que je ne voulais pas être, même si certaines m’inspiraient plutôt.

L’entrée dans le transsexualisme via l’hormonothérapie fut un nouveau révélateur, comme quoi, pour sortir une photo claire en argentique, il faut qu’elle passe par plusieurs bains avant de se révéler vraiment.

La soudaineté et la violence des effets de ce traitement sur ma psychologie des deuxième et troisième mois fut telle que mes yeux brutalement fermés par la douleur se rouvrirent sur un paysage différent, une analyse plus réaliste sur mon entourage et une image renvoyée pas mal modifiée.

J’eus régulièrement besoin de faire le point, m’éloignant sensiblement de ces sorties et rencontres qui n’en restaient pas moins réalisées dans le cadre d’un amusement de nuit.

J’avais découvert avant cela à quel point les gens n’appartenant pas à ce milieu en sont ignorants, tout comme je l’avais été avant, mais avec bien souvent beaucoup moins d’ouverture d’esprit.

J’avais aussi bien avant cela acquis une certaine expérience des hommes dits « amateurs du genre » au point de ne me faire aucune illusion sur leur capacité à réellement « assumer » une transgenre ailleurs que dans l’enceinte d’un appartement voire d’un lit…

Là encore je ne généralise pas mais ce serait bien l’un des seuls points sur lesquels il est plus que tentant de le faire, les cas d’exceptions étant aussi rares à trouver qu’un billet de cent euros au sol d’une rue fréquentée…

Passé le cap des hormones, la libido s’étant radicalement transformée, je dois reconnaître que ce dernier point n’était plus vraiment au goût du jour.

En revanche, l’idée de m’affirmer ailleurs que dans des cadres « ghettoïsés » et de rencontrer des gens moins avertis me paraissait essentielle.

Je trouvais séduisante l’idée de faire découvrir, au moins aux gens ouverts d’esprit mais mal informés, qu’une transgenre était une personne comme une autre, avec ses qualités et ses défauts, et cela se ressenti beaucoup dans mes écrits.

Me sentant de ce fait solidaire de la « communauté » et pensant œuvrer pour un peu tout le monde, je me rapprochais d’un certains nombre de personnes réellement transidentitaires, rêvant d’une très utopique fraternité motivée.

Il ne me fallu pas longtemps pour réaliser ce caractère utopique.

L’individualisme le plus total règne en maître incontesté chez ces gens qui y vont chacun de leurs pinaillages de basse-cour, étalant leurs « expériences » au tableau noir d’une classe de débutantes dont elles ont peine à cacher qu’elles ne les souhaitent pas passer le stade de cancres pour ne pas risquer un jour de leur faire de l’ombre.

Elles victimisent leurs ouailles béâtes en s’autoproclamant mères supérieures du couvent des dindes, que l’on retrouvera au Noël suivant farcies d’immondices de pensée négative.

Que ces pimbêches m’indisposent avec leurs discours moralisateurs remplis du venin mortel de la suffisance, ayant un avis sur tout qu’elles croient évidemment être le bon, se ridiculisant dans leurs contradictions, offrant au monde non pas une saine image mais toute la laideur de leur être vil et rédhibitoire.

Au final je n’ai guère plus de respect pour les sottes brebis qui s’abreuvent de leur fiel comme d’un nectar, incapables d’autonomie de pensée et de critique constructive, perpétuant les idées nauséabondes de leurs veaux en plaqué or.

J’ai voulu y croire, j’ai voulu investir de mon temps et de mes qualités au service d’une cause que je crois toujours juste mais dont la populace a fini, à force de bassesses, par hériter de mon mépris.

Je suis déçue et fatiguée de tout cela, je n’ai plus le cœur à me battre contre des moulins à vent telle une « Donna Quichotte » encore plus farfelue au final que celui de Cervantès au point que même le pauvre Sancho s’est barré dépité avec son âne…

Les nobles âmes font fi de leurs propres soucis et sont parfois prêtes à sacrifier beaucoup pour servir la cause qui les dirige.

Eh bien il y a un temps pour tout et le temps est venu de tirer ma révérence à tout ceci, peut-être pas définitivement, peut-être pas complètement, mais de façon significative.

D’ailleurs le vent avait déjà commencé à tourner, certains et certaines s’en sont aperçu, quelques rares sont au courant et la majorité s’en foutent, ce qui me conforte dans mon idée.

Je ris du coup à l’évocation passagère de quelques figures de proue du mouvement qui si seulement elles pouvaient réaliser comme moi à quel point elles ne sont pas indispensables, se passeraient illico la corde au cou.

Mais ne faites pas cela « très chères ».

Vous qui vivez pour vous donner en spectacle, peu importe le côté pantagruélique de vos numéros, sachez que les pendaisons c’est un truc qui faisait de l’audience avant le 20è siècle.

De nos jours les passants ont le pas lourd et l’œil vide et vous voir vous balancer au bout d’un gibet leur ferait autant d’effet que de tirer la chasse après le popo quotidien.

Non, continuez plutôt de jouer les fanfaronnes comme des coqs tellement fiers et stupides qu’ils continueraient de gueuler plumés et les pieds dans le bouillon…

Voilà… un petit texte d’information pour qui n’auras pas encore remarqué que je prends la tangente, ou pour qui s’interroge du pourquoi je le fais.

Comme il se trouve que parmi mes contacts Facebook, aucune n’est de la catégorie des têtes d’affiche de la crétinerie communautaire moralisatrice, j’invite toutes celles a qui ce texte aura parlé à le leur faire passer si elles en connaissent, vu que çà les enquiquinera un peu et que j’adore être détestée des cons.

Roxanne

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19 responses to Qui suis-je et pourquoi certains me verront moins et d’autres plus…

  1. Alixia a écrit le 3 janvier 2013

    yes, je vais dire que je fais partie des poules qui braillent en ce mettant en avant, ça me vas bien. héhé.
    ben bonne continuation, hein!
    kiss

    • roxy a écrit le 3 janvier 2013

      toi je te soupçonne d’adorer le surnom “ma cocotte” lolll! 😉

      • Alixia a écrit le 3 janvier 2013

        même quand j’essaye d’être sérieusE, personne me croit, pfff. heureusement que dans ma vie sociale l’on me croit, sinon, je ne travaillerais pas beaucoup.

        et non c’est pas “cocote”, c’ “poulette”. héhé, poulette ça fais plus jeune, ptdr

  2. Nadine a écrit le 3 janvier 2013

    Ben flûte, plus d’autographe ! Snif !

    • roxy a écrit le 3 janvier 2013

      Pas dit çà Nadine, je ne signe pas mes adieux solennels et solde de tous comptes… Je ne me retire pas mais prends juste un peu de recul pour éviter de m’aigrir devant les sempiternelles et lassantes jérémiades des mêmes individus nocifs qui me polluent la lecture par leur négativisme au final autant suicidaire que meurtrier.
      J’ai une vie complexe, sur laquelle je ne m’étends pas, ne souhaitant pas faire de mon parcours un exemple à vénérer comme certaines semblent désespérément faire du leur pour se sentir exister.
      Je vais donc juste à présent accorder plus de temps à mes problèmes et moins à ceux des autres.
      Et je compte bien un jour reprendre place à la table des dédicaces! bises

  3. natacha a écrit le 3 janvier 2013

    coucou tu ecris tres bien ,j’aime bien te lire mais je saisis mal en quoi ces personnes t’ont blessées et pourquoi tu es si amère..Je pense que le comportement de ces personnes de la nuit est un exutoire ,c’est une forme d’humour , leur personnage sufisant .je les voit comme cela.elles n’ont pas besoin d’aide probablement,juste d’exister autrement que dans leur vie de tous les jours, il ne faut peut-être pas prendre au serieux le monde de la nuit, sauf quelques exceptions .
    Quand au bois de boulogne, les gens y vont comme on va au cirque ou au spectacle mais il y a vraiment dans ce lieu une misère humaine et sociale.voir ces personnes nues sous la neige en plein hiver au milieu de la route, pour recuperer un billet fait une immense peine .elles sont comme des pantins automates formatees pour le sexe et les besoins des hommes.la croix rouge et les asso sillonnent toute la nuit ce lieu de débauche sordide.C’est triste a voir .
    je te souhaite encore plein de bonnes choses pour 2013, natacha kiss

    • Aurore a écrit le 3 janvier 2013

      On devient amère avec le temps, et le recul que l’on a sur la réaction des gens (qui est helas toujours la meme, et bien souvent l’egoisme). On s’appercoie de beaucoup de chose quand on a une vision “multi facette” des choses.

      Il est vrai que l’on est surprise parfois dans le bon sens par certaines personnes, mais helas le nombre de mauvaise goutte qui remplisse le vase est bien superieur au peu de goutte qui arrive a filtrer et sortir tout en bas. Et donc a terme on “deborde”.
      :)

    • roxy a écrit le 3 janvier 2013

      Merci Natacha mais tu fais fausse route dans l’interprétation du texte si je puis me permettre.
      Les personnes dont je parle qui m’agacent (et me blessent pas) sont des gens sortis du contexte de la nuit. J’en trouve ici, sur les réseaux sociaux, partout où elles peuvent virtuellement déverser leurs dégueulis sans avoir à t’affronter de visu justement.
      J’ai défini la nuit comme superficielle car j’y ai travaillé presque 15 ans et c’est sans aucune amertume comme cité que j’ai fait mon bilan d’opinion.
      Relis bien le texte la partie “nuit” brosse un portrait plutôt sympathique des ces êtres que je déclare volontairement avoir très mal connus avant d’en faire partie.
      Lorsque je cite le bois de Boulogne, de même, les références sont celles d’une époque où les transsexuelles m’étaient aussi méconnues que les autres transgenres.
      Leur image ne m’apparaissait aucunement critiquable, de même que je n’étais pas dupe de leurs difficultés sociales sous cette apparence et le la terrible réalité de la prostitution de rue.
      Ainsi donc, j’ai commencé par me présenter dans cet article en toute bonne conscience de ma prime ignorance, tout comme j’ai décris l’évolution de celle ci vers un sentiment communautaire à présent altéré par la présence un peu trop manifeste de certaines personnes nocives, dont le cerveau n’est guère moins sordide que la vision réaliste du bois précité, non plus en termes de dépravation et de misère mais de pauvreté mentale et d’intentions assez peu altruistes au demeurant.
      Une belle année à toi aussi pleine d’harmonie! bises

      • natacha a écrit le 3 janvier 2013

        ok roxy, j’ai mal compris tes propos.je ne sais trop quoi rajoutter sauf que cette pauvreté mentale et ce manque d’altruisme touchent toute la société, le chacun pour soi est monnaie courante dans le monde du travail ou tu es un numero de securité sociale , l’humanité disparait un peu partout au profit de l’argent, mais certains et certaines luttent contre ça et j’espere en faire partie , si j’ai moi-même mes propres limites .Mais qui sont ces personnes qui versent leur “degueulis”?

        • roxy a écrit le 3 janvier 2013

          Comme Je viens de le dire à Alice juste en dessous, je ne citerais pas ces gens, ce serait leur faire trop d’honneur. Alors oui on me diras que les concernées ne se reconnaîtront probablement pas sans être citées, car le propre du con c’est justement de ne pas le savoir….
          D’ailleurs, qui sait, peut-être suis je la conne dans cette histoire… On est de toute façon toujours le con de quelqu’un…
          Je ne doute certainement pas que cette mini retraite anticipée ne représente une joie voire un soulagement pour celles qui ont eu affaire à mes dents à l’époque acérés :)
          Que néanmoins elles ne se rassurent pas trop vite, la requine est coriace et possède l’avantage non négligeable de voir ses dents repousser lorsque perdues lol.
          Un petit passage chez les poissons labres pour une inspection sanitaire de la mâchoire, une petite aérothéraphie (ou chez nous les poiscailles c’est comme la thalasso), une cure de varech et je reviendrais tôt ou tard croiser dans les eaux côtières… 😉
          bises

  4. Celia a écrit le 3 janvier 2013

    Des faits !

    Bises
    Alice

    • roxy a écrit le 3 janvier 2013

      Des faits dis-tu?
      Que nenni… Loin de moi l’idée d’alimenter la chronique des potins à travers le récit d’innombrables élucubrations aussi nombrilistes que vipérines.
      J’ai déjà par le passé cité quelques frasques notoires pour argumenter mes propos mais là c’est une simple annonce de démission temporaire, un peu “en disponibilité” pour reprendre le terme utilisé dans l’administration.
      En faire l’inventaire serait fastidieux et peu constructif; quant à la délation des personnes concernées je la refuse catégoriquement, non pas que le principe me pèse sur la conscience dans certains cas, mais simplement parce que je considère que citer les cons est une manière de leur accorder une importance qu’ils ne méritent pas.
      Bises Alice,
      Roxanne

  5. Alixia a écrit le 3 janvier 2013

    bon, heu, oui, hein. je comprend très bien roxy, je dirais, ” vivons notre vie” hein! perso, je laisse parler les belles parleuses car ce n’est pas eulles qui font ma vie, mais bien moi.
    les chiens ou les chiennes aboient……………………..
    pour certaines, ça doit repousser vu le nombre de fois qu’elles se sont fait opé du même endroit, et c’est pas de la retouche.
    vais pas dire tout ce que j’ai pu entendre en 5ans, ça ferais un roman. m’étais bien dit plusieur fois de faire un spectacle ” parodie”, yaurais de quoi rire. mais bon, suis passée a autre chose, mais, l’idée reste, qui sait, un jour ou j’aurais l’inspiration, héhé.
    en attendant, je pensais que les trans étaient ouverte d’esprit, me suis rendue compte assez vite qu’il n’en étais rien, hormis quelque une et un qui sortent du lot, mais bon.
    je pense que le meilleur, quand même, c’est de prendre ce qu’il y a de bon a prendre de ci, de là sur les sites et forums et ensuite de faire son truc dans son coin.
    comme déja dit, si on fait une transition pour rester dans un guetto, je n’en vois pas trop l’uitlité. reste certaines copines avec qui ont s’entend bien et c’est tout.
    passe une bonne semi-retraite Roxy. a pluche. kiss

  6. Alexandra a écrit le 3 janvier 2013

    Ne pas leur donner plus d’importance qu’elles n’en ont. Par contre prévenir que ce genre de personnages existe est juste un devoir de conscience pour celles qui ne connaissent pas leur existence, si je puis ainsi m’exprimer.
    Maintenant, à titre personnel, j’évite aussi ces êtres toxiques.
    Parfois, s’éloigner un peu fait du bien et permet de se ressourcer. Et il est vrai que la requine n’a juste qu’à attendre que ses dents repoussent.
    De toute façon, il suffit d’aller dans une démarche positive et ne pas leur donner du grain à moudre pour que le temps fasse son travail.

    A nous, ici, de continuer à présenter un lieu convivial ici sur Txy. Les bonnes énergies ne peuvent que se retrouver au final et permettre l’échange des richesses de cœur, d’esprit, ainsi que l’entraide.

  7. dalhiad a écrit le 10 janvier 2013

    bonjour
    finalement , j essaye de vivre comme je le pense , il y a longtemps que je n’ai plus d illusions , on a beaucoup de contrainte , pas simple de vivre avec …
    pas simple de supporter insultes, agressions de la part de nos contemporains ,
    dautant plus que les amateurs de notre genre , ne sont amateurs que dans un seul but , et deviennent rapidement beaucoup moins amateurs dans d autres circonstances;
    je suis de l avis tout à fait de l avis de roxane lorsqu elle dit :

    ” J’avais aussi bien avant cela acquis une certaine expérience des hommes dits « amateurs du genre » au point de ne me faire aucune illusion sur leur capacité à réellement « assumer » une transgenre ailleurs que dans l’enceinte d’un appartement voire d’un lit…”

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