Réflexion éthique : la médecine et les trans

5 février 2013 | Tags: , , ,

hippocrateLe coup de gueule d’AlexMec me donne l’occasion de solliciter les opinions plus ou moins gueulantes de la communauté Txy sur le rôle des médecins et le positionnement éthique qu’ils doivent avoir avec leurs patients transsexuels.

Comme j’aime faire les choses à contre-courant, il me semble approprié de solliciter l’avis de patients et patientes plutôt que celui des médecins, qui quand on les interroge ont trop souvent tendance à regarder leur propre nombril (désordre de l’expression connu sous le nom de chilanderie, du nom de sa défenderesse et sectatrice principale).

C’est donc aujourd’hui à vous de vous interroger sur la position éthique du corps médical vis à vis de vous. Cette interrogation s’adresse aux trans’, travestis, et autres autodéfinis comme variants qui souhaiteraient y répondre. Est-ce que l’on doit aller vers une libéralisation des accès aux traitements ? Mettre le patient au centre ? Mettre le diagnostic au centre ? Aider dans une démarche personnelle ou répondre à une souffrance ? (ou autre… la question reste ouverte).

Quelles seraient les conséquences de ces évolutions ? Lesquelles seraient souhaitables pour un meilleur avenir des gender-variant de tout ordre ?

Quelques pistes de réflexion et éléments sur lesquels s’interroger pour répondre

Souffrez-vous ? Si oui, quel type de souffrance endurez-vous ? Vis-à-vis de votre rapport à vous-même ? De votre rapport à la société ? Autre chose ?

A quoi sert le médecin ? Est-il dédié à votre bien-être ? A la lutte contre une pathologie ? A votre satisfaction ? A votre soulagement (de quoi ?) ?

Le médecin est-il au centre de la démarche, essentiel et omniprésent ? Est-il un assistant médical à votre transition sociale ? Est-il un dispensaire à ordonnances ?

Comment percevez-vous votre transidentité ?

Le médecin doit-il évaluer votre cas avant de prendre avec vous la meilleure décision ? Ou doit-il s’en tenir à ce que vous demandez, car vous savez mieux que quiconque ?

Quid des erreurs d’autodiagnostic ? Des personnes qui poussent le fantasme un peu trop loin ? Y-a-t-il de mauvaises raisons de transitionner ? Ces cas doivent-ils être prévenus ou laissés ? Si vous étiez dans ce cas de regret en voudriez-vous à votre médecin ?

Rendu des copies en temps libre, avant 2014 de préférence. Les quelques premiers auront droit à des muffins et des oeufs brouillés si on fait un truc chez moi :-)

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24 responses to Réflexion éthique : la médecine et les trans

  1. Celia a écrit le 5 février 2013

    Il faut faire attention aux approches un peu caricaturale, cherchant à tourner le point de vue opposé en ridicule (ou en déni), en opposant justement un point de vue qui serait farfelu. D’un côté une sorte de sagesse voudrait que l’on s’en remette “aux personnes de l’art”, les médecins, ou sinon l’on tombe dans une forme de consommation de la médecine à but récréatif.
    Mais inverser le rapport de pouvoir avec les médecins n’est pas refuser de leur reconnaitre une compétence et leur utilité, c’est d’être capable de l’évaluer, ne pas en faire des magiciens et de garder le contrôle sur sa destinée.
    Ceci étant dit, je vais tenter de répondre aux questions soulevées, et comme je n’ai pas “la science infuse”, je ne prétends pas donner ici la vérité, que nous ne trouverons pas, mais ma vérité.

    Souffrez-vous ?
    Plus depuis que j’ai pris conscience qu’en transformant mon apparence et mon comportement social de façon féminine j’allais mieux

    Si oui, quel type de souffrance endurez-vous ? Vis-à-vis de votre rapport à vous-même ? De votre rapport à la société ? Autre chose ?
    J’ai souffert de déprime / dépression, apathie, manque de joie de vivre, manque de perspective, angoisse, sentiment d’anormalité, problème sexuels

    A quoi sert le médecin ? Est-il dédié à votre bien-être ? A la lutte contre une pathologie ? A votre satisfaction ? A votre soulagement (de quoi ?) ?
    J’ai rencontré des psys qui n’ont pas compris mon problème,
    Quand j’ai compris moi même mon problème, dès cet instant je n’étais plus malade (fin immédiat de la déprime, retour de relations sociales épanouissantes, fin des problèmes sexuels), je n’avais donc pas à lutter contre une pathologie, mais j’avais grand besoin des médecins
    – j’ai rencontré des médecins qui ont refusé de m’aider
    – J’ai rencontré un psy médecin qui m’a prescrit des hormones illico mais pour me garder sous sa coupe
    – Puis par l’intermédiaire du monde associatif et des solidarités trans, j’ai rencontré des médecins qui connaissaient la transidentité et qui m’ont aidé. J’ai été soulagée de l’inquiétude que j’avais de ne pas pouvoir démarrer ma transition, et satisfaite

    Le médecin est-il au centre de la démarche, essentiel et omniprésent ? Est-il un assistant médical à votre transition sociale ? Est-il un dispensaire à ordonnances ?
    – Mon psy après ‘avoir écoutée et lue (je lui ai fournis un texte) se déclare lui même “distributeur de certificats”, m’a dit qu’il était là pour m’aider et fournir à la société et aux autres médecins les documents exigés pour les “couvrir”, ce qu’il trouve parfaitement idiot.

    Comment percevez-vous votre transidentité ?
    j’éprouve les deux sentiments suivants :
    – comme une merde qui m’a pourri la vie et me coûte un bras !
    – comme une chance de vivre une aventure “au delà du genre”, chose que je n’aurais pas osé si je n’en avais pas ressenti l’absolue nécessité (question de vie ou de mort)

    Le médecin doit-il évaluer votre cas avant de prendre avec vous la meilleure décision ? Ou doit-il s’en tenir à ce que vous demandez, car vous savez mieux que quiconque ?
    – Tout dépend de son propre degré de compétence. A lui d’être honnête.

    Quid des erreurs d’autodiagnostic ? Des personnes qui poussent le fantasme un peu trop loin ? Y-a-t-il de mauvaises raisons de transitionner ? Ces cas doivent-ils être prévenus ou laissés ? Si vous étiez dans ce cas de regret en voudriez-vous à votre médecin ?
    – Il n’y a pas de diagnostic possible autre que celui du constat que nous apporte l’expérience de vie. Le médecin ne peut s’en tenir qu’à celà. Il ne peut pas savoir plus que cela. Aucun scanner ne détecte le vilain syndrome tapi dans les circonvolutions de notre cerveau fragile. Aucun test psy ne peut détecter qu’il s’agit de fantasme. Personne n’est mieux placé que la personne elle-même pour savoir ce qui lui convient en terme de genre. L’identité de genre s’autodétermine.
    – Il faut libérer les médecins de cette responsabilité (entre autre, comme celle de déclarer le sexe à la naissance). Comme c’est le cas aujourd’hui pour les demandes de stérilisation, la libre disposition de son corps et le consentement éclairé doivent être les bases de la responsabilté.

    J’ai droit aux muffins et aux œufs brouillés m’dame ? 😉

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 5 février 2013

      Bien sûr pour les muffins :) j’ai trop peu souvent l’occasion d’en préparer.

      Pour apporter une nuance à ton propos, il y a un tas de personnes qui sont suivies et qui, par conformisme peut-être, s’identifient à des trans’ alors qu’ils sont plutôt travestis, ou des gens qui s’identifient à ce qu’ils rencontrent, ou des schizophrènes qui sont troublés. Dans ma “carrière” de soutien à des personnes trans’ (j’essaie de rendre ce qu’on m’a donné et qui m’a tant aidée) j’ai rencontré des gens qui, à cause de leur schizophrénie et de leur attirance pour les vêtements féminins, se sont identifiés trans’ alors qu’au fond, non. J’en compte au moins 3 sur les personnes avec qui j’ai eu à échanger. C’est pourquoi j’aurais tendance à dire que pour un esprit sain, l’identité de genre tend à s’autodéterminer mais que pour une personne malade (mentalement) ça n’est pas aussi simple. Je trouve que ta position sur les psys n’est pas tout à fait exacte, et qu’ils méritent qu’on nuance le propos (bon, évidemment, la psychanalyse érigée en religion, façon Il n’y a de Vrai que Freud et Lacan est son prouphite, ça me sort par les trous de nez)

      As-tu ressenti un soulagement immédiat même en n’étant pas reconnue comme “femme” par la société, juste en comprenant qui tu étais ? N’as-tu pas traversé de moments de souffrance dus à, par exemple, un mauvais passing ? Et avant la transition, identifies-tu la cause de ta souffrance ?

      La libre disposition de son corps, quand on parle de l’identité, c’est un peu plus qu’une coupe de cheveux ou un tatouage. Le corps humain n’est pas disponible : par exemple, tu ne peux pas vendre tes organes ou louer ton ventre (ce qui ne “nuit” qu’à toi-même). Le médecin porte, et c’est dans ses engagements, la responsabilité de ce qu’il fait. Libéraliser ça ça signifie certes des parcours libres, mais aussi vidés de leur substance identitaire : ça invalide la démarche de transition comme démarche identitaire pour la ramener à une voie de confort, d’amélioration de soi, comme la chirurgie esthétique par exemple. Il s’agit au final de faire attention de sortir du paradigme du médecin-Dieu pour entrer dans celui du médecin qui accompagne le patient vers le mieux être, et sans tomber dans l’écueil du médecin qui ne vise qu’à satisfaire sa clientèle. Qu’en dis-tu ?

      • Alexandra a écrit le 5 février 2013

        ” il y a un tas de personnes qui sont suivies et qui, par conformisme peut-être, s’identifient à des trans’ alors qu’ils sont plutôt travestis” –> Peux-tu préciser ??

        • Chloé Tigre Rouge a écrit le 6 février 2013

          2 choses : ça peut être ce qu’on appelle un trouble général de l’identification. Tu t’accapares tout ce que tu trouves pour t’en faire une identité. C’est arrivé sur le canal IRC #transat (irc.epiknet.org, au fait :-)) où je suis depuis, heu, longtemps, de ce que j’en sais.
          Un autre point, être trans, c’est une façon de “normaliser son travestisme” pour des gens qui en sont gênés. J’ai vu ça chez quelques personnes que je ne citerai pas par respect pour leur anonymat (tout relatif sur Internet).

          Ca arrive pas mal chez les personnes en détresse psy. Et ça peut très bien partir.

  2. yukarie a écrit le 5 février 2013

    sans répondre à tes questions, pour le moment, je voudrais juste apporter une petite touche.
    – Françoise Sironi (voir aussi Tom Reucher) a montré avec l’ethnopsychiatrie qu’on pouvait associer les trans à l’accompagnement d’un⋅e trans.
    – pourquoi n’y a-t-il pas des trans dans les comités de décision des GRETIS et autres institutions
    (le choix de qui on associe est un autre problème)

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 7 février 2013

      Comme tu le vois, je m’en mêle, et le but à terme est d’avoir une présence trans’ aussi dans les comités type Gretis qui sont finalement des comités d’éthique. A un moment, il faut savoir monter, en politique, en éthique, en philosophie, pour se réapproprier les questions.

      • Nathasha Show a écrit le 8 février 2013

        et qui vous dit que c est pas en cours avec des asso lyonnaise pour paris et autres ville je ne sais pas? (acceptant bien sur de reconnaitre le grettis et la sofect ,on ne peut pas salir un système ,faire des pseudo article assassin sur les boucher français ou sur la légende des chirurgien français et demander a entrer comme participant au commission!) donc d office Chrysalide ne sera pas du lot , et l asso dois être local pas national !

        • Chloé Tigre Rouge a écrit le 8 février 2013

          Ce qui compte n’est pas tant l’asso que les expériences des personnes, si ?

          • Nathasha Show a écrit le 9 février 2013

            ce sera une cellule asso local ayant implication dans l identité de genre ! mais bon je ne dit rien de plus pour ne pas être taxé d intérêt perso ! certaine asso de bordeaux ,paris Marseille je pense essaye de mettre en place comme nous une cellule d accompagnement et d entraide pour les personne du Grettis (le Grettis étant Lyon et pas ailleur)ayant besoin d etre accompagner sur les différent RDV ou même loger pour celles qui viennent d autre villes pour les consultation ! et aussi de tisser des liens avec certaine Trans en difficulté , ainsi que d échanger avec l équipe pluridisciplinaire de Lyon

          • Chloé Tigre Rouge a écrit le 9 février 2013

            Ce qui peut être intéressant, c’est de reconnaître la fonction de “conseiller” qui n’est pas psychologue, mais qui a sa légitimité pour parler des troubles relatifs à l’identité de genre et écrire sur ce sujet. Partant de là, ce genre de professionnel (apolitique et non-militant, qui peut faire avancer les idées sans se mettre en opposition franche) pourrait être présent aux diverses commissions à titre consultatif.

            Enfin, là c’est très abstrait.

          • Nathasha Show a écrit le 9 février 2013

            professionnel sur quel base le titre pro ? un livre une pseudo étude un mémoire ? je trouve que le monde asso est nettement plus en phase car il change en permanence et l aide est vraiment constructive ! car nous tissons un lien avec les filles ( oui je ne m occupe que de mtf je n ai pas de réponse pour les ftm ) en cas de doute ou d interrogation je répond au tel même a 3 heures du matin pour une raison simple je connais le parcourt grettis , les psy les endo le chir j ai fais toutes les étapes et suis a même de donner des conseil au filles et de répondre au interrogation de l équipe en cas de soucis sur un sujet qu il m est possible d approfondir ensuite avec la fille

  3. AlexMec a écrit le 7 février 2013

    * Souffrez-vous ? Si oui, quel type de souffrance endurez-vous ? Vis-à-vis de votre rapport à vous-même ? De votre rapport à la société ? Autre chose ?

    Oui, je souffre, essentiellement de deux façons:
    1. Frustration privée de porter un corps qui ne correspond pas de façons élémentaires à mon être intérieur.
    2. Frustration sociale de ne pas être vu dans le bon genre.
    En gros, c’est comme de porter des vêtements qui ne me plaisent pas du tout, ne me vont vraiment pas (pas flatteurs mais aussi très inconfortables), et renvoient une image de moi que je n’aime pas, mais 24h/24.

    * A quoi sert le médecin ? Est-il dédié à votre bien-être ? A la lutte contre une pathologie ? A votre satisfaction ? A votre soulagement (de quoi ?) ?

    1. M’aider à corriger ce que j’apparente essentiellement à une malformation de naissance.
    2. M’aider à gérer ma frustration (le psy, surtout)
    3. Éventuellement m’aider à gérer les problèmes transitoires ou effets secondaires qui pourraient survenir.

    * Le médecin est-il au centre de la démarche, essentiel et omniprésent ? Est-il un assistant médical à votre transition sociale ? Est-il un dispensaire à ordonnances ?

    Je suis nécessairement au centre de la démarche. Par contre, les différents médecins sont effectivement essentiels à la transition physique, et par conséquent relativement omniprésents, dans la mesure de leur nécessité. Par contre, à part le psy, ils n’interviennent directement que très peu dans ma transition sociale. Ils ne sont pas des dispensaires à ordonnances, mais en contrepartie, je ne leur donne pas le droit de me refuser des soins sans fournir une excellente raison médicale – la seule exception étant quand les autres spécialistes me réclament une attestation psy, ce que je comprends d’un point de vue autant éthique que juridique.

    * Comment percevez-vous votre transidentité ?

    – Une malformation de naissance. Certains naissent sans bras; moi je suis né avec un corps du mauvais sexe.
    – Un handicap physique, psychologique et social.
    – De par la transition médicale, un syndrome médical, avec toutes sortes de choses à surveiller, compenser, corriger etc…

    * Le médecin doit-il évaluer votre cas avant de prendre avec vous la meilleure décision ? Ou doit-il s’en tenir à ce que vous demandez, car vous savez mieux que quiconque ?

    J’attends absolument d’un médecin qu’il évalue mon cas avec moi. Je n’ai aucune confiance, dans aucun domaine, en un médecin qui n’évalue pas d’abord la situation avec moi, plus ou moins en profondeur selon la gravité possible du problème et/ou du traitement à envisager. Un médecin qui me prendrait uniquement à mon mot et me donnerait ce que je demande sans contester est un médecin que je fuirais comme la peste. Je veux être entendu, écouté et cru, mais je veux aussi être examiné et “contre-interrogé” par le spécialiste pour vérifier que je n’ai pas raté une explication alternative possible.

    * Quid des erreurs d’autodiagnostic ? Des personnes qui poussent le fantasme un peu trop loin ? Y-a-t-il de mauvaises raisons de transitionner ? Ces cas doivent-ils être prévenus ou laissés ?

    Il y a toujours de mauvaises raisons de faire quoi que ce soit, donc fatalement, il y a de mauvaises raisons de transitionner, et des cas de personnes qui regrettent d’avoir transitionné. Je pense que si les médecins ont un doute sérieux, alors ils doivent le dire ouvertement à la personne, mais si aucun autre diagnostic ne peut être raisonnablement posé et que la personne tient toujours à transitionner, alors je pense qu’il devrait être possible de faire signer une décharge à cette personne et de la ‘laisser’ transitionner à partir de là. Si finalement, après coup, la personne est heureuse de sa transition, alors personne n’y perd; si par contre elle finit par regretter sa transition, alors les médecins sont couverts par la décharge.

    * Si vous étiez dans ce cas de regret en voudriez-vous à votre médecin ?

    Je doute que qui que ce soit réponde oui à ce genre de question 😛 Nous voulons tou-te-s croire, je pense, que nous serons satisfait-e-s de notre transition pour toute la vie, et que si l’impensable devait arriver et que nous regrettions notre transition, nous serions suffisamment responsables pour ne pas blâmer les médecins. Non 😉 ?

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 7 février 2013

      Moi si :p (mais je ne me pose même pas la question du bien fondé d’une transition pour moi)

      Merci ! Ca sera des muffins aussi. Tu aimes les oeufs brouillés ?

      • AlexMec a écrit le 7 février 2013

        Tu as déjà regardé le contenu calorique d’un muffin? C’est bien simple, tu prends 200g à chaque fois que tu prononces le mot 😛

        Par contre, les oeufs brouillés, c’est plein de protéines! Alors pour moi, ce sera oeufs brouillés (et j’essaierai de ne pas trop loucher sur les muffins des autres, promis 😀 )

  4. Nathasha Show a écrit le 8 février 2013

    Souffrez-vous ? Si oui, quel type de souffrance endurez-vous ? Vis-à-vis de votre rapport à vous-même ? De votre rapport à la société ? Autre chose ?

    plus maintenant sur mon apparence ! mon rapport a la société oui ! je déteste la société

    A quoi sert le médecin ? Est-il dédié à votre bien-être ? A la lutte contre une pathologie ? A votre satisfaction ? A votre soulagement (de quoi ?) ?

    a me prescrire mes hormones , et pour le reste il sert a rien

    Le médecin est-il au centre de la démarche, essentiel et omniprésent ? Est-il un assistant médical à votre transition sociale ? Est-il un dispensaire à ordonnances ?

    ordonnanceeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

    Comment percevez-vous votre transidentité ?

    Le médecin doit-il évaluer votre cas avant de prendre avec vous la meilleure décision ? Ou doit-il s’en tenir à ce que vous demandez, car vous savez mieux que quiconque ?

    heu heureusement qu il m écoute pas !! j en serait a 50 op et a des doses hormonal a tuer un cheval !

    Quid des erreurs d’autodiagnostic ? Des personnes qui poussent le fantasme un peu trop loin ? Y-a-t-il de mauvaises raisons de transitionner ? Ces cas doivent-ils être prévenus ou laissés ? Si vous étiez dans ce cas de regret en voudriez-vous à votre médecin

    perso ! pas mon probleme et suis franche !

  5. Alexandra a écrit le 24 février 2013

    Désolée Chloé, mais je vais faire la mouche du coche (comme lorsqu’on aborde ce sujet des médecins). :-) j’espère que cela permettra de faire avancer le débat.

    Il manque quelques questions partant d’un point de vue non-abordé. Donc à défaut des questions, je donnerai les réponses fonction de ce point de vue.

    Le point de vue (vécu personnel, donc bien réel, mais oublié car ne rentrant pas dans le communément admis. Je ne dois pas avoir été la seule pourtant. D’ailleurs, je ne suis pas la seule. Chloé Avrillon est du même tonneau que moi en terme de capacité à décider en autonomie quasi-complète. On se connaît suffisamment bien pour que je puisse le dire sans risque de me tromper. Nous sommes des speedées et nous savons qui nous sommes de manière irréfragable et nous savons ce que nous voulons !) :

    Vous avez lancé votre transition et le fait de l’avoir fait vous a ôté un poids insupportable de ne pouvoir vivre votre vie auparavant. Vous avez intégralement fermé les portes derrière vous puisque vous avez annoncé à tout le monde, entourage personnel, entourage associatif (j’étais présidente de fédération, présidente d’association et instructrice) et entourage professionnel, que vous entamiez votre parcours transitoire et vous avez expliqué par le menu détail en toute transparence qui vous êtes et avez laissé à chaque personne de votre entourage la possibilité de vous poser des questions. Chaque personne autour de vous, à quelques très rares exceptions près (parents et un ami d’enfance), vous a comprise et a immédiatement commencé à vous soutenir, vous aider. Vous avez bien entendu expliqué à tout le monde que même sans problème hormonal, dans l’année qui aurait suivi, cette transition vous l’auriez faite car vous avez toujours été une femme. Et surtout, surtout… Vous avez précisé au tout début de l’histoire que vous alliez leur raconter vous concernant, à savoir qui vous êtes, que c’était une délivrance, la chose la plus positive que vous entamiez de toute votre vie et qu’il n’y avait rien de plus beau que ce que vous entamiez et qu’ils ne devaient pas le perdre de vue au moment où vous arriveriez au point le plus important de cette histoire, l’histoire de votre vie à venir, l’histoire de votre vie enfin assumée dans sa plus pure réalité. Il a résulté de tout ceci qu’avant même de voir le premier médecin, vous étiez déjà en transition et franchement lancée dans l’espace en vitesse supra-luminique. Vous avez prévenu tout le monde, donc un retour arrière a été de fait rendu impossible à moins de changer complètement de pays, voire même de continent. Vous vous êtes volontairement grillée car vous n’avez de toute façon pas un seul instant l’intention de faire machine-arrière.

    Ça, c’est ainsi que j’ai entamé ma transition. Par conséquent voilà ce que j’attendais du corps médical, étant sereine et surtout extrêmement fermement déterminée à ce que cela ne s’éternise pas. Des médecins … :
    1) à l’écoute de mon besoin de transition rapide. Je n’avais pas l’intention d’y passer des années et perdre mes clients et faire marner l’entourage ! Tout le monde avait compris, on n’allait pas les faire poireauter, ils n’auraient pas compris (je suis très sérieuse en l’écrivant, c’était l’état d’esprit général de tout mon entourage, et de mes clients). Donc des médecins capables d’entamer les prescriptions très rapidement sans qu’on passe une éternité à se poser la question de qui j’étais
    2) compétents mais pas frileux en cas de nouveauté et capables d’écouter mes retours d’expérience durant la phase de transformation
    3) capables de changer leur point de vue si je leur apportais des éléments qui mettaient en cause leurs convictions, ceci en toute transparence
    4) en qui j’aie confiance si une mise en garde était émise, donc des personnes que je pouvais suivre sans me poser de question, les yeux fermés
    5) capables de prendre des décisions rapides en cas d’urgence constatée (ce fût le cas vue l’augmentation de mes troubles si on baissait l’Androcur et les effets secondaires insupportables subis avec l’Androcur si on l’augmentait. En gros, choix entre marmite et feu, donc précipiter la SRS)
    6) capables de changer la force du traitement si à l’issue de mon ressenti le traitement en cours ne convenait pas. Je l’ai vécu deux fois ces 6 derniers mois. Il y a 6 mois j’ai demandé à faire baisser la prescription d’estradiol car je ressentais des étourdissements et j’ai demandé une prise de sang de contrôle pour confirmer que c’était bien lié au traitement trop fort. Et il y a un mois, j’ai demandé le contraire suite à ma carence en calcium soupçonnée d’être liée à un taux estradiol trop faible. Là aussi, contrôle par le biais d’une prise de sang avant consultation pour pouvoir décider d’une augmentation du THS qui est mon quotidien à vie depuis la SRS
    7) (pour le psy) capable de comprendre que je me sentais très bien, que tout le monde autour de moi était au courant, que tout le monde me suivait, et qu’on allait pas “traîner” à savoir qui j’étais, puisque je savais depuis déjà 35 ans qui j’étais. En fait, un psy capable de signer l’accord d’opération quand je déclarerais que le moment était venu. C’est ce qu’a fait mon psy avec quelques réticences malgré tout mais convaincu au bout d’une demi-heure de discussion à bâton rompu qui lui a ôté toute interrogation quant à la rapidité de la transition physiologique. En fait avant SRS un psy dont le rôle était juste un soutien psychologique si durant ma phase transitoire je rencontrais des oppositions transphobes que j’aurais été incapable de gérer sans son aide. Et un psy capable après SRS de m’accompagner dans la phase de reprise de contact avec tout le monde pour gérer leur nouvelle perception qu’ils allaient avoir de moi si jamais je rencontrais des problème. Il a été à la hauteur tout du long au final.

    Tous ces médecins idéaux dont je décris la fonction cherchée ont fait partie de mon équipe constituée. Je n’ai pas “joué” avec les équipes pluri-disciplinaires, je ne serais peut-être plus de ce monde pour en parler car j’étais de toute façon en urgence médicale indépendamment de mon souhait de ne pas traîner. Mais même sans urgence, mon choix aurait porté sur l’équipe que j’ai eue autour de moi.

    En clair, j’espère pour celles et ceux qui suivent, une évolution du corps médical dans le sens d’une confiance mutuelle entre médecins et patient-e-s et savoir ne pas mettre tout le monde dans le même sac en terme de besoins. Certain-e-s ont besoin d’un suivi psy appuyé car il y peut y avoir des choses à résoudre soit dans la transition elle-même, soit dans le passé et qui peuvent assombrir la transition. Certain-e-s comme moi n’ont pas ce besoin. Certain-e-s savent écouter leur corps et guider la recherche du médecin ce qui permet d’aller plus vite dans la résolution d’un souci de santé, alors que certain-e-s ne savent pas dire ce qu’illes ont. Certain-e-s peuvent aller très vite car tout est déjà largement “plié” et on ne va pas les faire poireauter 100 000 ans, alors que certain-e-s ont besoin de temps pour trouver leurs marques. Certain-e-s sont vite à l’aise dans leur vie cible alors que certain-e-s peuvent mettre beaucoup de temps à se frotter à la vie quotidienne.

    Mais une chose entre toutes… Pour la MtF, l’épilation du visage devrait être un acte médical qui devrait être immédiatement programmé sans salamalecs, car si la MtF est finalement une personne dans le fantasme (cas extrêmement rares au demeurant), avoir éliminé la barbe n’est pas ce qui (dans ce cas précis je dois revenir au masculin) le mettra en porte-à-faux dans la société en cas d’arrêt brutal de la transition. Cet acte médical en particulier n’engage en rien le médecin éthiquement parlant. Bien des hommes ne sont pas des boules de barbe, ce n’est donc pas un souci en cas d’arrêt de la transition que d’avoir une barbe plus clairsemée.

  6. Alexandra a écrit le 25 février 2013

    En relisant ton texte, tu as fait une affirmation au travers d’une série de questions qui est très problématique. Je cite le passage : “Quid des erreurs d’autodiagnostic ? Des personnes qui poussent le fantasme un peu trop loin ? Y-a-t-il de mauvaises raisons de transitionner ? Ces cas doivent-ils être prévenus ou laissés ? Si vous étiez dans ce cas de regret en voudriez-vous à votre médecin ?”
    Tu laisses entendre que tout-e-s les trans’ sont “dans le fantasme” au travers de la question des “personnes qui poussent le fantasme un peu trop loin”. Déjà (voir mon commentaire précédent) la grande majorité des trans’ n’est pas dans le fantasme du tout. Il aurait été judicieux de mettre un conditionnel renforcé avant d’entamer sur cette série de questions qui concerne une micro-minorité et non tout-e-s les trans’ sans condition. Cette partie est mal formulée à mon sens et peut même être déstabilisante pour celles qui se posent des tas de questions. Ça peut provoquer des questionnements qui n’auraient jamais eu lieu d’être et qui peuvent bousculer des équilibres fragiles chez certain-e-s.

    • Julie Mazens a écrit le 25 février 2013

      je ne suis pas tout à fait d’accord.

      je trouve plutôt sain qu’une personne se pose un questionnement et notamment si ce que l’on a au fond de soi ne relève pas d’un fantasme. En tout cas, il m’arrive parfois d’avoir ce type de questionnement. et après tout, je connais des travestiEs qui sont bien contentE d’avoir répondu par l’affirmative … à chacunE de trouver sa zone de confort … qui pourra évoluer ultérieurement.

      Et je rejoins Chloé sur le fait qu’une personne qui ne se pose pas les bonnes questions pourrait se lancer dans une transition dont la réalisation ne la rendra pas plus heureuse.

      maintenant si la personne n’est pas assez forte pour se poser ce genre de questionnement et bien elle peut se faire aider. quelque soit la forme de cette aide. Et il ne faut pas denier l’apport d’un psy dans pareil cas.

      • Alexandra a écrit le 25 février 2013

        Relis ce que j’ai dit. J’ai parlé de mettre un conditionnel fort car on parle des personnes qui sont déjà en phase transitoire et non des autres. Tu parles de personnes qui sont encore au stade où elles ne sont pas rentrées en phase transitoire. Une personne qui entre en phase transitoire s’est déjà par elle-même posée ces questions, ou comme tu le dis est passée d’elle-même voir un psy avant même d’envisager une transition. Là, on se situe au moment où la personne a déjà épuisé bien des questionnements. Chloé ne se situe pas au moment où la personne en est encore dans sa tête au stade où elle ne franchit pas le pas, elle se situe au moment où la personne a déjà franchi suffisamment la barrière pour être devant un médecin, et a déjà placé des choses irréversibles dans sa vie courante. Et quand on est à ce stade de réflexion, on a franchi bien des questions et on sait qu’on n’est pas dans le fantasme. C’est pour cela que je parle de micro-minorité. La micro-minorité représente en effet les quelques cas qui n’auraient pas dû s’engager. Pour rappel, le rapport des équipes pluri-disciplinaires qui constate que la vie des filles a été considérablement améliorée suite à l’opération pour plus de 98 % d’entre elles (donc on peut supposer celles qui ont voulu l’opération pour elles et non pour des histoires de papiers, du moins, je l’espère). Donc il n’est pas déconnant de dire que les cas fantasmatiques sont à ce stade à la marge et que le conditionnel est de mise.

    • Alexandra a écrit le 25 février 2013

      Alors, je précise pour “les tas de questions”… Une pression familiale intense destinée à faire changer la trans’ d’avis pouvant même être assortie de menaces physiques, de tentatives de discrédit auprès de l’entourage (mon père arrosait de mails le président-fondateur, et le bureau de l’association principale pour me traiter de tarée et comme quoi j’étais forcément folle d’aller me faire castrer. Je reprends ses termes).
      Si j’avais été moins solide que je ne le suis (la pression familiale qui a été maintenue par mon père entre janvier 2011 et fin août 2011 a été d’une violence rare), si je n’avais pas été aussi forte, je suis sûre que cette pression m’aurait fragilisée malgré le bien-fondé de ma démarche.
      Donc, déjà que la fille a à parfois lutter contre un environnement hostile pour s’accomplir, et qu’elle a son lot non voulu de questions à digérer de force, aller lui dire qu’en plus elle “pousse le fantasme un peu loin” peut clairement être fragilisant. Je rappelle que si elle est devant un médecin (actuellement) c.est qu’elle est venue pour dire “j’y vais, je ne tiens plus dans cette vie, je ne peux plus jouer le cinéma, c’est devenu insupportable”. Elle n’est pas au stade de “l’habit d’un soir” où elle supporte encore de faire la grenouille le reste du temps,

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