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Timeline – 1991 à 2011 – du transsexualisme aux transidentités

7 février 2013 | Tags: ,

Ce document présente l’histoire chronologique de la transidentité en France de 1991 à 2011. Il s’appuie sur une recherche des sources qui sont indiquées sur la page Timeline.


  • 1992

    • La Cour européenne des Droits de l’Homme condamne la France pour avoir refusé durant dix-sept ans un changement d’état civil à une personne transsexuelle opérée. Le 11 décembre, la Cour de cassation rend donc un arrêt contraire à celui de 1975. Cette condamnation marque un virage important dans l’histoire de la transidentité, puisque le changement d’état civil va désormais être autorisé. Suivant ce mouvement, les associations trans’ accentuent leur volonté de favoriser l’accès au droit commun par le biais du médical, au nom de la citoyenneté. (source 2)
    • Création à Marseille de l’association marseillaise AAT (Association d’Aide aux Transsexuels) par Eddy Frelin. Ouverte aux MtF et aux FtM, elle propose principalement de l’auto-support. Son vocabulaire médical est prégnant : ses membres parlent du syndrome de Benjamin, de femmes andro-génésiques et d’hommes gynégénésiques (avec des gênes d’homme et de femme), affichent clairement que la meilleure prise en charge possible est de passer par les équipes spécialisées (nom donné aux équipes médicales hospitalières). Et il est impossible d’adhérer si l’on ne prouve pas que l’on est suivi par un psychiatre. Sa présidente, Sandra Dual, qui a été médecin, est l’auteur de “Rencontre avec le 3ème sexe” (Edition Gérard Blanc, 1999). Leur site web : http://assoc.aat.free.fr/index2.php. (source 2)
    • En mars, en raison des risques légaux (mis en avant par la déclaration de l’avocat Gilbert Gollard faite au 22° séminaire de perfectionnement de sexologie clinique, à Lyon, sur les risques encourus par les médecins) qu’il encourrait en continuant à opérer et suite à l’opposition morale d’un anesthésiste, arrêt des opérations du professeur Albert Leriche de L’hôpital de Lyon-Sud, président de l’Association inter-hospitalo-universitaire de sexologie, spécialiste des opérations femme vers homme. (http://jardin.secret.pagesperso-orange.fr/EcritsScientifiques/GuideTranssexuel/HISTORIC.htm)
    • Le 11 décembre, suite à la condamnation de la France par la Cour européenne des Droits de l’Homme la cour de Cassation est acculé à un revirement de sa jurisprudence. Après avoir rejeté le principe d’un changement d’état civil lié à une opération en 1975, la Cour de Cassation rend un arrêt contraire qui accorde le changement d’état civil à certaines conditions. (source 1, p. 176)
  • 1993

    • Création à Paris, du PASTT (Groupe de prévention et d’action pour la santé et le travail des transsexuel(le)s, se spécialise dans le conseil et le soutien des transsexuel(le)s et travestis, principalement en situation difficile (sans papiers) et se réclamant travailleur-se-s du sexe. Sa présidente, Camille Cabral, médecin elle aussi, met en place un fonctionnement proche de celui des associations de prise en charge de personnes en situation de prostitution, avec un bus de prévention notamment. (source 2)
    • Publication  le 17 novembre dans le journal Libération d’un article de Marcel Czermak et Henry  Frignet intitulé “Quel sexe voulez-vous ?” dans lequel la société en général et la justice française en particulier – suite au changement de jurisprudence de la Cour de cassation – sont accusées d’accéder au délire des transsexuels, définis comme psychologiques dans un jargon typiquement lacanien. Hélène Hazera y répond dans le même journal avec un article intitulé “La liberté des transsexuels” en abordant le transsexualisme d’un point de vue anthropologique, historique et dépsychiatrisé. (source 1)
    • Armand Hotimsky traduit L’alternative transgenderiste, un article de Holly Boswell, qui parait dans la revue Chemins De Trans. Cet article remettait en question le passage obligé par la chirurgie de redétermination sexuelle et prenait position en faveur d’une plus grande diversité dans les parcours transgenres. (source 1). Florence Fertucci y répond par un article intitulé La tyrannie du genre, ou comment un concept émancipateur peut devenir un obstacle à l’émancipation. (http://flaz.quickup.org/La-tyrannie-du-genre)
  • 1994

    • Dans le DSM 4, le “trouble de l’identité de genre” devient une simple forme d’une “dysphorie de genre” générale. (source 4)
    • Publication de L’Illusion Transexuelle de Patricia Mercader. Revue critique des positions en présence (d’après sa thèse, Le paradoxe transsexuel, soutenue en 1990 à Lyon 2 qui analyse en plus plusieurs entretiens avec des transsexuels). (source 4)
    • ASBCréation à Paris de l’association ASB (Association du Syndrome de Benjamin), en hommage à celui qui lutta toute sa vie pour dépsychiatrisation du transsexualisme, par Tom Reucher, FtM, Diane Potiron et Hubert Cariou (source 1). Elle propose de l’auto-support tout en assurant une activité marquée de lobbying. L’association considère que si le syndrome de Benjamin est “une affection d’origine encore inconnue“, ce n’est “en rien une maladie mentale, mais un problème d’identité sexuelle“. Elle est la première à demander la dépsychiatrisation de ce qui avait été “maintenu sous le terme stigmatisant de transsexualisme“. En 1994, l’ASB rédige une “proposition de loi pour harmoniser la modification de l’état civil des transsexuels“, proposition réécrite en 2002. L’association conçoit un bulletin associatif et prend de plus en plus d’ampleur. En 2008, des conflits internes mènent à la dissolution de l’association, qui compte alors 300 adhérents. Après une période de flottement de deux ans sans activité, quelques anciens membres du conseil d’administration démarrent une nouvelle association : ORTrans. (source 2)
  • 1995 :

    • Création à Paris de l’association CARITIG (Centre d’Aide de Recherche et d’Information sur la Transsexualité et l’Identité de Genre) sur l’impulsion d’Armand Hotimsky, FtM lui aussi. L’association met également en oeuvre auto-support et groupe de pression et, comme l’ASB, produit une activité intellectuelle (nombreux articles et diffusion de documents juridiques ou scientifiques à travers bulletins associatifs et sites internet), qui annonce ce que nous avons repéré comme étant la dernière période du mouvement, où les groupes chercheront à s’affirmer comme experts, dans une volonté d’approcher des pratiques professionnalisées. Mais là encore, des conflits de personnes limitent les actions du groupe jusqu’à la disparition de l’association à la fin des années 2000. (source 2)
  • 1996

    • La Cour européenne des droits de l’homme reconnaît aux transsexuels la protection au travail. (source 4)
    • L’académie de médecine examine le bilan de 181 opérations de transsexuels en France. (source 4)
    • Publication du livre autobiographique d’Ovida Delect, La vocation d’être femme : Itinéraire d’une transsexualité vécue. Autre transsexuelle déportée (comme Marie-André Schwindenhammer) en Allemagne. Elle n’avait pas commencé sa transition à l’époque de ses tortures et de sa déportation. (source 1, p.68)
  • 1997

    • En réaction à l’invisibilité des trans’ pendant les marches des Lesbian & Gay Pride à Paris, Tom Reucher crée avec L’ASB lance la première marche de l’Existrans’ à laquelle participe une soixantaine de personnes. Chaque année désormais, le premier dimanche d’octobre tient lieu de date pour le défilé de l’Existrans’. (source 1)
    • Publication par l’ASB de son premier mensuel militant, l’Identitaire. Il permet d’optimiser la circulation de l’information et de faire le point sur l’actualité des publications, films, réunions et actions politiques. (source 1)
    • Mise en place d’une équipe hospitalière à Montpellier. Une consultation spécialisée pour les personnes présentant un trouble de l’identité du genre fonctionne dans le service du Dr Pénochet à la Polyclinique de Psychiatrie, Hôpital La Colombière, CHU de Montpellier depuis 1997. Cette consultation travaille en réseau avec l’équipe du Professeur Bringer (Drs Lefebvre et Lauton, endocrinologues) ainsi que des chirurgiens extérieurs (Dr Faix, urologue). (source 3)
    • Séminaire Queer animé par la philosophe Marie-Hélène Bourcier à la Sorbonne et au Centre Gay et Lesbien de Paris. Ce séminaire, auquel ont participé Karine Solène Espineira et Maud Yeuse Thomas, qui a donné lieu à la publication du recueil Q comme Queer, a joué un rôle non négligeable dans l’émergence de la pensée Queer en France. (source 1)
    • Publication du livre de Colette Chiland, Changer de sexe dans lequel elle préconise qu’il faut aider les transsexuels non pas à changer de sexe mais à changer ce qui ne va pas dans leur tête. En dépit de la diversité de la rhétorique “psy” employée dans ces écrits, la conclusion de Colette Chiland semble mettre en valeur une convergence dans l’oppositions des psys au changement de sexe : “Aucun de nous ne peut parvenir à la sérénité sans renoncer à l’impossible de ses rêves, sans accepter sa finitude ontologique, sexuée et temporelle.” (source 1, p.177)
  • 1998

    • En mai, création du site Ester de Paris (http://estermarie.free.fr/ester). A l’adresse http://estermarie.free.fr, on trouve un Album Photo sur des reportages de sorties ou soirées restaurant qu’Ester organisait au début.Il a fallu un peu plus d’un an pour voir la fréquentation du site Web décoller puis se maintenir jusqu’en mai 2008 entre 400 et 600 visites par jour (visiteurs uniques). Depuis cette date, la fréquentation a baissé brusquement de moitié pour décliner lentement et se maintient maintenant autour de 100 par jour. Le 1° juillet, le compteur avait comptabilisé 1 230 000 visiteurs uniques. Le site a deux parties une pour les travestis débutants, l’autre pour les transsexuelles. Contrairement à beaucoup de sites qui ont des avertissements ”Site pour adultes seulement” et dont le contenu ne justifiait pas cette mention à l’exception notable du thème travesti ou trans*, le site est pour tout public. Ester procède a des réactualisations de temps à autre.
  • 1999

    • En association avec l’AAT, l’ASB rédige une proposition de loi pour améliorer les conditions de vie des transsexuels. (source 1)
  • 2000

    • Mise en place d’une équipe hospitalière à Nice. Elle travaille en réseau de soins sur deux sites spécialisés : l’Hôpital Pasteur et l’Hôpital de l’Archet. L’équipe travaille de façon collégiale et se réunit 6 à 8 fois par an pour des discussions de dossiers et d’indications thérapeutiques et de suivi. Le professeur CHEVALLIER a initié les interventions chirurgicales au CHU de Nice depuis novembre 2009. (source 3)
    • Camille Cabral (2005)

      Camille Cabral (2005)

      Publication dans la magazine Vacarme d’un dossier sur les Minorités / Les hommes, les femmes et nous : transsexuel/les et transgenres. Le PASTT y ait l’objet de plusieurs articles. A noter le portrait de groupe avec Camille Cabral (PASTT), Joëlle Grégorie (ASB), Armand Hotimsky (Caritig) par Axel Delmotte & Victoire Patouillard. (http://www.vacarme.org/rubrique202.html)

  • 2001

    • Camille Cabral a été la première élue transsexuelle de la République française (sur une liste des Verts comme conseillère d’arrondissement dans le 17e arrondissement de Paris) de 2001 à 2008. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Camille_Cabral)
  • 2002

    • Création, par le ministère de la santé, d’une équipe hospitalière à Marseille bien qu’elle ait pris naissance dans les années 70 avec les travaux du Pr Jean Vague (endocrinologue) et son association avec le Pr Henri Bureau (chirurgien plasticien). L’équipe pluridisciplinaire jouit d’une unité de lieu de consultations coordonnées pendant la procédure d’évaluation et de suivi, ce qui permet une concertation diagnostique et thérapeutique permanente dans le Service de Psychiatrie de l’Hôpital Sainte-Marguerite (Service du Professeur Lançon). Les interventions chirurgicales sont quant à elles réalisées à l’hôpital de la Conception (Services de Gynécologie du Professeur Gamerre et de Chirurgie réparatrice du Professeur Magalon). (source 3)
    • A l’initiative de Cornelia Schneider et Alexandra Augst-Merelle, le site Web sts67.org est lancé. Les rédactrices sont deux femmes transgenre, et plus précisément transsexuées qui se sont rendus compte que les sites Web, et à plus forte raison les groupes ou associations, d’entraide et de support aux personnes transgenres manquaient cruellement en France, surtout en comparaison aux pays voisins (Allemagne, Grande-Bretagne, Italie…).
    • Création à Paris du Groupe Activiste Trans par Vincent Hesay, Carine Boeuf, Maxime Zitouni et Tom Reucher. Luttant pour que les pouvoirs publics et les services de santé prennent en compte la situation des personnes trans’ (transsexuelLEs, transgenres et autres…) et parce qu’il est pour eux “tout simplement impensable de ne pas associer les personnes Trans’ qui le souhaitent à venir s’exprimer librement sur les questions Trans’“, ils sont à l’origine de la première “Assemblée Générale des Trans’” en septembre 2004. Ils mènent des actions de visibilité “coup-de-poing” (action auprès des services publics comme la CNAM, interruption de colloques, intervention au domicile de C. Chiland (psychiatre qui défend l’idée que la chirurgie de réassignation chirurgicale est une réponse folle faite à une demande folle), agitant le monde transidentitaire de leur énergie particulière. Le groupe s’auto-dissout en 2006. Objet de fortes controverses, il aura néanmoins permis une visibilité des trans’ inédite, autorisant notamment les personnes à se reconnaître comme n’étant pas des “malades mentales”. (source 2)
    • Les associations PASTT et CARITIG participent pour la première fois à l’Existrans’. (source 1)
  • 2003

    • En avril 2003, création du premier Forum de la communauté trans’, I-Trans (http://www.i-trans.net/forum-trans//index.php) par Nadya.
    • Le 23 novembre, à Paris, conférence-débat à laquelle participe Pat Califia, invité par le Caritig et les éditions EPEL à l’occasion de la parution de la première traduction en français d’un de ses ouvrages, “Le mouvement transgenre“. De 9h30 à 12h30: “Les psy sont-ils transphobes ?”; de 14h30 à 17h30: “Lesbiennes, gays, bi, trans, même combat ?”, avant une tournée en France, en Suisse et en Belgique. (http://www.tetu.com/actualites/france/Pat-Califia-a-Paris-ce-dimanche-7347)
  • 2004

    • Création du Forum Fabulous Gonzesses. Il cessa son activité en 2012. (http://transsexuell.es/forum/comments.php?DiscussionID=1429&page=1#Item_17)
    • Trans Aide (devenu depuis ANT ; Association Nationale Transgenre) se monte à Nancy. La présidente de l’association, Stéphanie Nicot, est coauteur avec Alexandra Augst-Merelle (une des deux créatrices de STS), de l’ouvrage “Changer de sexe” qui paraîtra en 2006. L’association, qui accueille des personnes trans’ et intersexuées, revendique aujourd’hui 800 adhérents. (source 2)
    • Le 4 octobre, publication du décret n° 2004-1049 relatif à la liste des affections comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse dans lequel les troubles précoces de l’identité de genre sont inscrits dans les critères médicaux utilisés pour la définition des affections de longue durée “affections psychiatriques de longue durée” (ALD23). (http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000628065&dateTexte=&categorieLien=id)
  •  2005

    • Elle ou LuiTrans’act, va donner naissance à Marseille à Sans Contrefaçon. L’association, créée par Karine Solène Espineira et Maud Yeuse Thomas (qui a connu le Centre du Christ Libérateur) (source 1) a pour objet aide, l’information, l’insertion et la formation à l’adresse des personnes transsexuelles, transgenres et intersexuelles, hommes et femmes, de leurs familles et leurs proches, des sympathisants. La création des conditions favorables à l’épanouissement de ces personnes dans ses environnements socioculturel et socioprofessionnel, ainsi que la lutte contre toute forme de discrimination (transphobie). (http://sans.contrefacon.free.fr/)
    • Création du Forum Mutatis Mutandis. Il cessa toutes activités en 2009 après un bref changement de nom, quelques mois, en Transsexum.
    • L’ETT, Entraide Transgenre Tours se propose d’apporter son soutien à des transgenres souhaitant effectuer un parcours “libre ” (c’est-à-dire en dehors des protocoles officiels, qui sont estimés “humiliants“). L’association insiste sur le partage d’expériences de transitions réussies et dénonce une transphobie de l’Etat français. (source 2)
    • Mutatis-Mutandis à Bordeaux offre information et accueil aux personnes transidentitaires, et produit plusieurs documents dont le Petit Mutatis illustré, un guide de transition. (source 2)
    • A Lille , l’association C’est pas mon genre ! vise à promouvoir l’intégration et la visibilité des “personnes trans’ au sens large (personnes voulant se faire opérer ou non, hormoner ou non, ou se situant entre les genres)”, comme le précise son site Internet (http://www.cestpasmongenre.com/).
    • L’Existrans’ rassemble pour la première fois un millier de personnes et bénéficie d’une couverture médiatique inédite (la presse avec Libération, L’Humanité et Zurban, la télévision avec France 3) : cette croissance dans la mobilisation et sa visibilité marque un tournant l’histoire du militantisme trans’ en France. (source 1)
    • Le 20 novembre, jour du T-DOR, une gerbe de fleurs a été déposée à l’Hôpital Sainte-Anne, en l’honneur de tous les trans’ qui y ont subi l’oppression des psychiatres. (source 1)
  • 2006

    • Publication du livre Elle ou lui ? Une histoire des transsexuels en France. Premier livre sur l’histoire des transsexuels en France.
    • A Lyon, Chrysalide s’inscrit comme une “association militante de support et de diffusion d’informations sur la transidentité, faite par et pour des personnes transsexuelles, transgenres, intersexes, travesties“. Elle a pour objets “l’étude, la formation et l’information relatives aux problématiques inhérentes à l’identité de genre ou transidentité (travestisme, transsexualité, transgendérisme) ; la lutte contre l’exclusion et l’aide à l’intégration des personnes transidentitaires dans leur environnement familial, social et économique ; la contribution à la promotion de la culture transidentitaire.” L’association mène différentes actions et cherche notamment à développer des liens avec les politiques locaux. Elle a ainsi rencontré des élus de la Région Rhône-Alpes ou participé à des groupes de travail d’HES (Homosexualités et socialisme) etc., afin de faire connaître la transidentité. Elle obtient le financement par le Conseil Régional de ses brochures associatives. (source 2)
  • 2007

    • En mars, les principes dits de Jogjakarta présentés par un collège d’experts internationaux auprès de l’ONU, sur l’application du Droit international des droits de l’Homme en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre.
    • PARI-T, Plateforme d’Action et de Reconnaissance Identitaire pour les Transgenres s’ouvre à Paris sur l’impulsion de Kouka Garcia, membre de l’UNALS (Union des associations de lutte contre le SIDA). L’association mène principalement des actions en direction de trans’ prostitué-e-s et/ou séropositif-ve-s et obtient pour cela des financements de l’INPES. (source 2)
  • 2008

    • Combattre la discrimination fondée sur l'orientation sexeulle ou l'identité de genreEn juin, Le conseil des prud’hommes de Montpellier a condamné la société Kaliop pour le licenciement discriminatoire d’un salarié transsexuel. Les prud’hommes ont donc affirmé que la conversion sexuelle était le motif réel du licenciement, et que “toute discrimination basée sur le transsexualisme équivaut à une discrimination sur la base du sexe, ce qui est contraire au droit” (http://www.tetu.com/actualites/france/Transsexuelle-licenciee-les-prudhommes-ordonnent-reparation-13107)
    • En septembre, publication du livre de Karine Espineira, La Transidentité, de l’espace médiatique à l’espace public. Karine Espineira pose la question si l’analyse du traitement télévisuel de la transidentité, considérée comme expression la plus singulière de l’identité, est susceptible de donner des outils de lectures sur la construction des normes de genre au-delà de la transidentité. (http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=26730) Cette recherche considère le groupe transidentitaire comme un monde social s’institutionnalisant dans un esprit multidisciplinaire à la lumière des sciences de l’information et de la communication, de la psychosociologie, de la théorie de l’engagement, de l’ethnométhodologie, de la sociologie de la traduction et de la communication instituante. (http://www.txy.fr/blog/2012/07/28/la-transidentite-de-lespace-mediatique-a-lespace-public/)
  • 2009

    • En juin, création du Forum des Transidentités par les actrices principales du Forum Mutatis Mutandis, quand ce dernier a explosé à cause des interventions de quelques personnes transphobes notoires. (http://transsexuell.es/forum/comments.php?DiscussionID=1429&page=1#Item_17)
    • En juillet, le commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg, produit un rapport portant sur les “Droits de l’Homme et l’Identité de Genre” (http://www.txy.fr/blog/2012/05/25/respecter-les-droits-humains-le-rapport-hammarberg/). Ce document d’une cinquantaine de pages est jugé comme “le document le plus progressiste et le plus favorable aux trans’ écrit par un officiel en Europe” selon des militants trans’. (source 2)
    • L’Inter-Trans’ tend à regrouper des “personnes Trans’ membres d’autres associations ou de partis politiques au sein desquels elles travaillent sur les questions Trans’“. La volonté de départ est de représenter l’ensemble des associations trans’ mais, dans les faits, seul l’un des membres actuels est dans cette situation (membre d’ACTHE, Association Commune Trans et Homo pour l’Egalité), les autres faisant partie du PCF, d’Act Up, d’HES et des Verts. Le groupe travaille en lien avec ORTrans à la rédaction d’un projet de loi visant à simplifier les procédures de changement d’état civil.
    • ORTrans, Objectif Respect Trans (ORTrans – prononcer O puis R puis Trans, comme précisé sur son site) est créée à Paris par d’anciens membres du conseil d’administration de l’ASB qui, de ce fait, ont maintenu les liens établis avec le ministère de la santé et la Halde. L’association “se consacre aux personnes concernées par les questions d’identité de genre au sens large et par le transsexualisme en particulier.” (source 2)
    • OUTrans est proposée par et pour des FtM qui avaient le sentiment que rien n’existait en terme d’auto-support pour eux. Au départ, leur idée était de proposer de l’auto-support et des temps de convivialité. Mais, pris dans l’actualité de la sortie du rapport de la HAS, le groupe développe rapidement une activité complémentaire de lobbying. Ils rédigent plusieurs communiqués de presse en réaction aux annonces de la ministre de la santé ou de la HAS par exemple. Ils participent par ailleurs à l’organisation puis à la marche Existrans 2009 ; ils initient la création d’un carré trans’, c’est-à-dire d’un espace réunissant toutes les associations trans’ participant aux marches des fiertés LGBT de Lyon et Paris. Ils créent et diffusent de nombreux tracts ou affiches dénonçant la psychiatrisation ou exposant des revendications en lien avec le changement d’état civil, organisent la troisième assemblée générale trans’…
  • 2010

    • En février, publication du rapport de la HAS (Haute Autorité de la Santé) sur la prise en charge de la transsexualité. Suite à la pression des associations trans’ et à la demande de médecins et de la CNAM, la HAS a entrepris de réaliser un rapport quant à la prise en charge de la transsexualité. La publication de ce rapport, signe de reconnaissance d’une problématique jusqu’ici peu prise en compte par les services publics, est l’objet de fortes controverses et débouche sur  la mise en place, par le Ministère de la Santé, d’une commission de travail visant à élaborer un cahier des charges à destination de centres de références pour personnes transsexuelles ; l’organisation d’une assemblée générale d’association trans’ afin d’élire des représentants qui siégeraient à cette commission de travail mise en place par le ministère ; la création d’une association réunissant, pour la première fois, l’ensemble des équipes médicales dites officielles (la SoFECT). (source 2)
    • En février, publication du décret de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, “déclassifiant la transsexualité des affections psychiatrique de longue durée”, décret qui reclasse la transidentité des ALD 23 (affections psychiatriques longue durée) à l’ALD 31. C’est ce que proposait, dans son avis rendu le 11 juin 2009, la Haute Autorité de santé (HAS), saisie par le ministère de la santé et des sports.
    • En mars, vote de la résolution 1728 de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe sur les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.
    • En avril, Les comédiennes trans du film «Mourir comme un homme» sont agressées à Paris. (http://www.tetu.com/actualites/france/les-comediennes-trans-de-mourir-comme-un-homme-agressees-a-paris-17032)
    • En mai, publication de la circulaire du ministère de la Justice, Civ. 07/10, adressée le 14 mai aux procureurs de la République près les cours d’appel et la cour de cassation.
    • En juillet, un «avis» du contrôleur général des prisons pointe la situation préoccupante des trans en milieu carcéral, discriminés et privés de soins médicaux. L’administration pénitentiaire s’en défend. (http://www.tetu.com/actualites/france/inquietudes-pour-les-trans-en-prison-17612)
  • 2011

    • En avril, création du forum Trans-Forum.biz (http://www.trans-forum.biz/) par Patricia, forum dédié aux hommes et femmes trans-identitaires. Ce forum est largement décrié par la communauté trans’ de par sa transphobie et son sectarisme (accès limité seulement aux “vraies femmes”).
    • En mai, Delphine Philbert publie son autobiographie, « Devenir celle que je suis » http://www.maxmilo.com/product_info.php?products_id=225. Un témoignage qui lui a déjà valu d’être invitée à deux émissions de télévision et plusieurs émissions radiophoniques dont deux fois sur France-Inter à des heures de grande écoute (http://www.youtube.com/user/Delphine1862?).Il s’agit d’une autobiographie politique dont le but est d’amener le néophyte sur la question de l’identité de genre à ouvrir son esprit et à comprendre les enjeux sociétaux du sujet mais aussi à découvrir l’ensemble des discriminations dont sont sujetTEs les trans. Le livre et ses retombées médiatiques auront sans doute des répercussions professionnelles, positives ou négatives, mais Delphine assume à visage découvert… Son combat, en tant que trans installée dans une profession libérale, est désormais militant. Elle a participé à des débats lors de la journée de lutte contre l’homophobie et la transphobie à Nancy, Perpignan et Marseille, elle a écrit plusieurs articles sur le + du Nouvel Obs et pour Yagg.
    • Publication du livre La transidentité – Des changements individuels au débat de société. L’association Mutatis Mutandis, association bordelaise d’entre-aide pour les personnes transidentitaires, propose dans ce livre, dirigé par Arnaud Alessandrin, une collection de textes issus de sa journée d’étude du 3juin 2010. Les regards portés sur la transidentité par les différents intervenants sont variés, parfois même diamétralement opposés. Ils rendent compte des multiples aspects de la transidentité ainsi que de la difficulté à saisir unanimement cette notion qui, d’un question individuelle, devint aujourd’hui une question sociale.(http://www.mollat.com/rendez-vous/arnaud_alessandrin_nadine_grafeille_et_l_association_mutatis_mutandis-36363550.html)
    • En décembre, soixante-treize députés PS déposent une proposition de loi, élaborée par Michèle Delaunay, visant à simplifier la procédure de changement de la mention du sexe dans l’état civil, encore conditionnée en France à la preuve d’une opération chirurgicale irréversible. Le texte propose de “simplifier” la procédure permettant la modification de la mention du sexe dans l’état civil. Il veut en “supprimer le caractère traumatisant, voire ‘barbare'” en n’imposant plus “des procédures médicales comprenant la chirurgie de réassignation de sexe, la stérilisation ou la thérapie hormonale comme condition à la reconnaissance légale de l’identité de genre”. (http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/12/28/73-deputes-ps-veulent-simplifier-le-changement-d-etat-civil-des-transsexuels_1623428_823448.html) Les réactions du monde trans’ sont diverses allant de l’acceptation, notamment par l’ANT, l’Inter-LGBT. Pour Gaylib, il y a plagiat. (http://yagg.com/2011/12/30/reactions-a-la-proposition-de-loi-de-michele-delaunay-sur-les-trans-oui-mais%E2%80%A6/) Par contre, Delphine Philbert suggère que “«Les douze recommandations de M. Hammarberg permettent de régler la quasi totalité des discriminations subies par les trans’ en Europe, donc en France, pays à la traîne.[…] Pourquoi le PS ne peut-il montrer du courage et envisager dès le début de la nouvelle législature (s’il est le parti majoritaire) une application sans restriction et sans discussions de ces 12 recommandations? Est-ce trop demander de faire appliquer réellement les Droits Humains?»” (http://livrestransdelphine.yagg.com/2011/12/29/proposition-de-loi-n%C2%B04127-lettre-a-mme-delaunay/)
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16 responses to Timeline – 1991 à 2011 – du transsexualisme aux transidentités

  1. Alexandra a écrit le 7 février 2013

    Bravo ! Beau travail de synthèse !

  2. amelie a écrit le 7 février 2013

    se n’est que mon avis perso et cela n’engage que moi.

    un site légérement transphobe et sectaire n’a pas sa place dans une synthése qui se veux etre une reference de la trans-identite en france !

    ( ■En avril, création du forum trans-forum.biz. )

    Amelie

    • Nadine a écrit le 7 février 2013

      C’est un début de prise en compte de l’internet dans l’histoire des transidentité. Aussi, il me manque un certain nombre d’information quant à l’histoire des dits forums. Il me semble que, même transphobe et sectaire, trans-forum.biz marque quand même l’histoire de par cette position. Si tu veux y mettre un commentaire, ça serait avec plaisir.

      Nadine

      • Alexandra a écrit le 7 février 2013

        Tu imagines bien, Amélie, que j’ai extrêmement fortement tiqué en voyant cette référence. Mais ce n’est pas parce qu’on ne parle pas d’une chose qu’on la fait disparaître simplement en se bouchant la vue.
        Ce forum existe, Nadine l’a cité. Elle aurait peut-être dû dans ce citer aussi Transsexuell.es, I-Trans, et d’autres encore. J’avoue ne pas comprendre le choix de ce forum en particulier (j’ai lu ton explication, Nadine) qui est loin de représenter la diversité T, mais bon… C’est son choix de rédactrice.
        En effet, pour contrebalancer, j’aurais pris des forums plus calmes.

  3. Nathasha Show a écrit le 7 février 2013

    très très bon Nadine ! mais bon les sources suite a la séparation de mutatis c est toujours Transsexuelle ES ! je critique pas mais c est pas Wiki non plus ! comme le bouquin de Delphine c est pas une première dans l histoire trans c est un vécu de plus et des livres comme ça tu en trouvera des dizaine sur la transition et les parcours perso !!!!!
    Après , je suis en accord avec elle sur ça : « Il faut qu’il y ait des gens comme moi qui se rendent visibles pour faire évoluer les droits de ces personnes qui souffrent, et pour montrer que ce ne sont pas uniquement des gens qui se prostituent ou qui travaillent dans des cabarets ! on ma fais remarquer sèchement que je salissait les trans avec mon parcourt trop ex pute et nouvelle transformiste! https://www.facebook.com/photo.php?fbid=396379820434045&set=a.396379613767399.93550.100001860912799&type=3&theater, donc pour ça oui il faut faire voir que les filles comme moi vont disparaitre et je vote POUR , car contrairement a certaine idées j avais pas le choix , et je suis heureuse sincèrement pour les filles qui réussisse (normalement)!
    que tran-biz soi facho intégral c est certain , mais trop de référence dans ton article a Delphine Philibert ! tu reprend texto son laïus sur le nouvel obs ! j aime beaucoup et je respecte TON travail Nadine ! mais attention d autre bouge aussi, as tu parler de Pascale Ourbith ma cher amie ? Non!!! de Farah Diod Non!!!! pourtant c est des soixante huitarde des vraies qui on fait le poing pour nos droits , en manif et a la tv et aussi en politique

  4. Nadine a écrit le 7 février 2013

    Pour composer cette Timeline, il me faut absolument des évènements et dont on connait la date, et pour lesquels des sources sont nécessaires. Même si le forum des Transidentités n’est pas un Wiki, j’ai au moins source (laquelle peut être contestée). Pour Pascale Ourbih et Farah Diod, également, il me faut un évènement. Pour Pascale Ourbih, c’est trouvé avec la sortie du film Thelma. Par contre, pour Farah Diod, son décès intervient un peu tard (janvier 2012) pour qu’il soit mentionné pour la période en question.
    Pour faire voir que “filles comme [t]oi vont disparaitre”, il me faut au moins un évènement marqué peut-être par la parution d’un article, d’une étude, etc. sur les “filles comme [t]oi” !

    • Nathasha Show a écrit le 7 février 2013

      les filles comme moi ça gonfle ! ça gène la famille c était bien quand ça faisait pas de bruit ! donc a part mon article écrit par un journaliste d un grand quotidien lyonnais suite a une enquête sur les (Filles) il a voulu me mettre en avant mon engagement avec le passt et cabiria ( je me serais bien passer de certain commentaire sur l article)! Les prostitué T faut plus en parler , artiste transformiste et cabaret comme dit Delphine c est fini ! je suis un dino madame Arthur et le carrousel c est fini ! moi je résiste mais je ne suis pas une voie a suivre pas de travaille pour les trans c est une jungle Gay ou les trans sont mal vu(le milieu gay de la nuit est Transphobe c est pas un mythe) donc a éviter comme pub , je ne sais rien faire d autre que tortiller du cul et chanter dans un micro , alors place au fille qui réussisse ! mon temps c était hier et je vous regarde avec une certaine fierté d être ou je ne serais jamais ,alors lumière sur vous

  5. Nathasha Show a écrit le 7 février 2013

    pascale Ourbih , candidate EELV affiché T paris 16em elle a bousculer les media pour les condition de travaille immonde reservé au T , (oui encore prostitution et mal logement) alors que sur le même arrondissement du 16em les gens crèvent sous l opulence a coup de subside municipaux et que les SDF et les Filles meurent ou se font agresser ! si je suis sortie du bois c est grâce a elle! aussi membre du festival cherie cherie qu on ne présente plus actrice de série française , Farah diod reine du montage video a qui l on doit plus d un générique de nos emmission TV le formidable générique de L’Œil du cyclone sur Canal +, c’était elle! et surtout militante

  6. Julie Mazens a écrit le 7 février 2013

    Toute la difficulté de raconter l’histoire trop proche de nous …

    aucun commentaire ou presque sur les périodes reculées … beaucoup de polémiques sur les dernières années … rien que de très classique.

    ceci dit, et Nadine restera stricte sur ce point avec tout notre soutien : tout événement doit être marqué par une source fiable, publique et vérifiable.

  7. Celia a écrit le 8 février 2013

    Merci Nadine pour cette compilation passionnante, subjective et heureusement subjective ! C’est comme ça qu’on “fait” l’histoire, on garde, on jette et partant, on fabrique, c’est ça l’histoire !
    Bises
    Alice

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