La SRS : besoin physiologique / psychologique ou moyen d’obtenir ses papiers ?

25 février 2013 | Tags: , , , , ,

Préambule

Les mensurations d'une vraie femme !

Dans cet article je n’aborderai que la problématique trans’ dans sa particularité puisqu’il s’agit d’aborder l’opération de réattribution sexuelle. De ce fait, je n’aborderai pas la thématique transgenre, sujet largement débattu dans nombre d’articles. Aussi, ne cherchez pas dans cet article le T dans son ensemble, je n’y parle ici que des extrémités du spectre T, sans minimiser l’importance du reste du spectre. Mais comme la chirurgie de réattribution sexuelle est un acte extrême, il ne peut se discuter que pour les personnes en extrémité de spectre.

Par ailleurs, je parlerai plus particulièrement de la fonction sexuelle puisque quand on parle de cette chirurgie, quand on la fait réaliser sur soi, pour soi, ce n’est pas pour ensuite compter les pâquerettes… Enfin… Il me semble… Non ?

Deux grandes familles de trans’ et une troisième famille moins visible

Deux grandes familles de trans’ se dessinent, ceci du fait de l’environnement légal et sociétal présent dans notre pays, la France.

Il y a celles qui se font opérer parce que c’est vital, c’est un besoin physiologique, psychologique, enfin… Un besoin incontrôlable au bout du compte.

Il y a celles qui le font pour des papiers, finalement qui viendraient se mettre en extrémité de spectre alors que finalement elles ne le seraient peut-être pas.

Et il y a une troisième famille, celles qui ne le font pas et qui font tout pour obtenir malgré tout leurs papiers sans en passer par le bistouri.

Je suis une femme… Ce que j’ai entre les jambes ne me correspond pas du tout

Ce cas est celui que j’ai personnellement vécu.

Durant 35 années j’ai su que j’étais une femme et je n’ai rien entrepris.

Durant 29 années de ma vie (à partir de l’âge de 13 ans, quand les hormones s’affolent), j’ai largement eu le temps de ressentir que mes parties génitales ne me correspondaient pas. Dès que j’ai été en âge et poussée par mon père pour avoir des rapports avec des filles, je faisais l’acte sexuel de la façon la plus mécanique qu’il soit. D’un point de vue sexuel pur, j’aurais bien été incapable de vous dire si sincèrement j’avais été “hétérosexuelle” ou “homosexuelle”. Je ne pouvais pas dire.

Faire l’acte sexuel avec ce que j’avais entre les jambes ne correspondait à rien. J’étais clairement handicapée d’un point de vue des relations sexuelles et ce handicap me pesait. J’ai malgré tout tenté de me couler dans cet état qui ne me correspondait pas et aussi du fait de la pression familiale intense. J’ai joué un jeu, un jeu très violent, un auto-viol de mon corps finalement.

De ce fait, je n’ai jamais eu vraiment de rapports sexuels soutenus dans le temps avec des femmes durant ces années avant transition. J’épuisais vite ma capacité à simuler un plaisir physique qui n’existait pas. Seul existait le plaisir cérébral que j’arrivais à produire en me pensant mentalement équipée du bon appareil génital. Un peu frustrant comme plaisir finalement… On n’a pas trop envie de le reproduire de ce fait.

A un certain moment, j’ai fini par tester les relations avec les hommes pour savoir au moins si je “préférais” les hommes plutôt que les femmes d’un point de vue contact mais toujours sans capacité à dire si le rapport sexuel en question me comblait. Le seul rapport que mon corps brûlait d’avoir était un rapport purement féminin, c’est à dire avec un clitoris, une vulve et un vagin mais certainement pas avec ce que j’avais entre les jambes. Donc, même un rapport anal, et j’en ai eu, était en effet un plaisir en soi, mais était bien loin de me combler comme je sentais/soupçonnais qu’un rapport génital féminin complet aurait pu me combler. Par ailleurs, je rêvais d’avoir un enfant en tant que femme, mais je savais cela impossible dans cette vie, même opérée. Il n’empêche que cette envie, ce besoin, même maintenant sont toujours présents. J’étais donc bien plus loin que le simple besoin de la sensation du rapport sexuel en tant que femme, la femme que je me sentais être, pas la sensation des autres, la mienne. Je ne compare pas. Je n’aime pas comparer.

Aussi, quand j’ai enfin été opérée, que ma vulve a été cicatrisée, que mon vagin a aussi été cicatrisé, environ 6 semaines après l’opération faite en Thaïlande chez le Docteur Chettawut, j’ai enfin eu mon premier rapport sexuel avec un homme. Et que dire d’autre que “Mon dieu ! Mais quel bonheur ! Quelle explosion de sensations ! Quels orgasmes !!”.

Il avait finalement fallu que j’aie 43 ans 8 mois et 26 jours pour avoir mon premier vrai plaisir sexuel sans retenue et sans l’impression d’être une handicapée ! Et depuis, l’ensemble de mon anatomie s’est affiné et mon plaisir est total. Je suis réellement réparée et enfin moi d’un point de vue purement sexuel féminin. Je n’ai jamais prétendu être une nonne et je n’ai pour le moment pas l’intention de rentrer dans les Ordres !! Ben oui ! C’est bête à dire, mais pour moi, le sexe c’est pas “beurk”, c’est un réel plaisir de la vie et je ne vois pas pourquoi je dirais le contraire.

J’ai fait cette opération parce que c’était un besoin, non pour autre chose. J’ai tout mis en place pour qu’elle ait lieu et je ne savais pas à quel point celle-ci m’apporterait tant de pur plaisir, de pure joie, de pur bonheur d’un point de vue sexuel. Mais… Je n’étais pas au bout de mes découvertes. Début 2012, je me retrouvais à avoir un rapport sexuel homosexuel et là aussi, une explosion de bonheur, de joie, de plaisir.

Indépendamment des rapports sexuels, mes sensations quand je vaque à mes occupations, donc hors tout cadre sexuel, sont enfin en accord. Les équilibres de mon corps, tant dans l’espace, position du dos, du bassin, sont meilleurs qu’ils n’ont jamais été. Avant l’opération, je souffrais régulièrement du dos. Après l’opération le bassin s’est naturellement placé différemment (on peut serrer les cuisses, ça fait une différence de posture du bassin et de la colonne importante) et mes maux de dos ont disparu. Au-delà de cela, je me sens moi, sans non plus avoir besoin de rapports sexuels, ceux dont j’ai parlé au-dessus.

Sans être une nonne, je ne suis pas non plus une déchaînée de la chose ! En clair, j’ai une vie équilibrée en tant que moi, ce moi qui dit “je suis une femme”, et c’est le plus important, rapports sexuels ou pas. Ma vie est en harmonie et je ne reviendrais en arrière pour rien au Monde. Or… Que recherche-t-on au travers de la chirurgie de réattribution sexuelle si ce n’est l’accès à notre zone de confort, notre zone d’harmonie qui ne regarde que nous et pas les autres trans’ qui ont tout à fait le droit de voir différemment pour elles ? Je renvoie à ce titre à l’article que j’avais fait un an passé auparavant sur le sujet (au passage lisez bien le commentaire de juju666… Regardez bien la motivation qui la poussait à l’époque à faire sa SRS, c’est très instructif). Vous verrez au passage que mon discours est stable dans le temps, mis à part la composante T globale que je commençais à seulement comprendre et étudier au contact de Flo, Arnaud et les autres en ce début d’année 2012…

Alors, que dire ? Non, je n’ai pas fait tout cela pour des papiers. Les papiers, forcément, j’ai tout mis en œuvre pour les avoir. Pourquoi avoir sur mes papiers un “M” dans de telles conditions ? Il était logique que je fasse les démarches pour ne pas être en décalage par rapport à la société actuelle. Néanmoins la corrélation entre opération et papiers n’était pas de mise. Quand je suis allée à l’opération, c’était pour moi, pas pour “la voisine”, pas pour des idéologies, certainement pas les papiers, même si j’avais mis la machine administrative en marche à partir de février 2011 (pour rappel j’ai tout finalisé le 27 novembre 2012 !).

Il se peut que vous soyez dans mon cas, et donc vous ferez le nécessaire pour pouvoir avoir une anatomie en accord avec ce que vous avez en vous et vous ne vous préoccuperez pas de plus de choses que cela.

Il se peut aussi que lors de votre démarche, vous demandiez conseil à d’autres, que vous vouliez avoir plus de renseignements et qu’on vous oppose la dictature des genres, la dictature de la binarité. Mais si vous êtes comme moi et que vous savez être une femme, vous êtes en effet dans l’une des composantes les plus fortes du modèle binaire, c’est un fait, mais rien ne vous oblige non plus à prôner le modèle binaire et à y adhérer.

Tel est mon cas, je n’adhère pas à ce modèle mais je ne mets pas non plus en balance la majeure partie de la population qui se sent bien dans son genre de naissance pour autant. Je ne leur demande pas de m’imposer le modèle binaire, mais je ne vois pas la raison de les déstabiliser pour autant alors qu’ils vivent très bien leur identité de genre pour la plupart. C’est tout simplement inhumain dans les deux sens.

Dans le modèle global, il y a des hommes et des femmes, qui se ressentent tel-les et qui sont quand même une grande majorité et il existe des personnes qui sont sur un autre axe des identités. Et même ces hommes et femmes ne sont pas “purement” des hommes et des femmes, mais en fait, est-ce important ?

Le plus important, indépendamment de ces querelles de binaire, pas binaire, transgenre, pas transgenre, modèle patriarcal, modèle matriarcal, modèle tout transgenre et tout ce qui finalement asservit l’humain dès lors qu’il est poussé à l’extrême, qu’en avez-vous à faire dès lors que vous savez que votre corps ne répond pas à ce que vous avez en vous ?

Le bien-être n’a pas de mot. Il ne se monnaie pas. Il ne se négocie pas. Il ne se brime pas. Si la SRS (Sexual Reassignement Surgery) est un accès au bien-être, tous les discours sur le genre ne vous effleurerons même pas. Vous aurez largement le temps d’y penser ensuite, mais vous vous occuperez de vous avant tout. C’est humain. J’ai la chance de vivre ce bien-être au quotidien.

Tout comme le bien-être, le plaisir n’a pas de mot, il n’est pas intellectualisable, il n’est pas un concept. Avant je n’avais aucun plaisir sexuel, maintenant après opération et reconstruction de mon appareil génital, j’ai un total plaisir. J’ai le droit de dire que j’ai du plaisir en tant que femme. J’ai le droit de le dire comme toute autre femme. Je ne suis pas transgenre, je le sais. Je suis une femme, c’est ma position sur le spectre des identités  (je viens de faire sauter le préfixe “trans” volontairement).

Le genre est l’affaire de chacun et non l’imposition d’une pensée unique qui voudrait que les femmes ne disent plus qu’elles sont des femmes, et que les hommes ne disent plus qu’ils sont des hommes.

Dans ce monde, il y a tous les spectres des identités et ce spectre passe par femme, homme, transgenre, agenre… La liste est non-exhaustive et ne représente nullement des cases mais des tendances. Aucune des tendances de genres ne doit imposer sa dictature sur les autres pour valoriser son existence.

Je suis une femme… Et je me fait opérer (hors-protocoles) pour avoir des papiers…

Pourquoi ai-je précisé hors-protocole ? Simplement parce que dans les protocoles un-e transgenre qui se présente sera cataloguée trans’ d’office et devra faire le protocole complet incluant l’opération et de ce fait n’aura pas vraiment le choix. Ce n’est donc pas des filles dans les protocoles dont je parle précisément dans ce chapitre. Elles sont prisonnière d’un système. Elles ne sont donc pas concernées par ce qui va suivre.

Je parle tout particulièrement des filles qui font le choix d’aller se faire opérer sur leurs propres deniers à l’étranger, tout comme je l’ai fait, sauf qu’elles le font avec pour but principal les papiers. Il y en a qui le font pour cette raison, bien malheureusement ! Quel malheur ! Quelle perte ! Quelle tristesse ! C’est tout simplement en effet une forme d’auto-mutilation, une stérilisation pour accéder à une position dans le monde binaire, celui de femme. Et si cela est fait pour ensuite se poser en martyr du monde binaire, cela dépasse d’un coup toute mon imagination. Et pourtant, je suis imaginative.

Si faire modifier son corps, et donc finalement en effet le stériliser est juste une histoire de papiers du monde binaire estampillés monde binaire, j’ai du mal à comprendre la démarche, à part adopter une démarche militante et une position de martyr. Dans ce dernier cas, si vous le faites dans une démarche militante et de martyr pour “mettre à terre” le monde binaire, oubliez !

Enfin… Faites ce que vous voulez mais ne venez pas ensuite dire qu’on vous a stérilisé. Vous avez versé vos 20 % deux mois avant, vos 80 % un mois avant et vous avez tout mis en place pour l’opération, en tout 8 000 euros chez Chettawut, ou 13 000 euros chez Suporn, pour les prix que je connais bien. Donc si vous l’avez fait contre votre gré, là je me pose de très sérieuses questions et je ne dois pas être la seule. Aller se faire opérer alors qu’on a le choix de ne pas le faire et finalement ne pas garder son corps, sa libido intacts est juste une belle aberration. Vous devez être bien malheureuse au final. Vous vous seriez bernée jusqu’au bout, et vous chercheriez même peut-être à berner les autres ? Ce n’est pas correct du tout, pour ne pas dire autre chose.

Si vous le faites principalement pour avoir des papiers féminins, vous le regretterez. Ce n’est pas un acte anodin. Autant un corps en harmonie permet le bien-être et le plaisir, autant un corps en disharmonie peut vous conduire à vivre des affres psychologiques et physiologiques terribles à terme.

Je suis une femme… Je n’ai pas l’intention de me faire opérer. Je combattrai le système administratif

La fameuse troisième catégorie ! Celles qui ne ressentent pas le besoin de se faire opérer. Celles qui vont plus ou moins loin dans les transformations corporelles par hormones, opérations du visage, de la poitrine, épilations définitives. Celles qui refusent catégoriquement le bistouri et surtout la dictature du bistouri pour avoir des papiers… Et qui arrivent à les obtenir ! La femme d’Agen a réussi malgré les conditions drastiques de l’administration française.

Alors oui, c’est clairement une démarche mentale très difficile pour celles qui n’ont pas besoin de passer par l’opération car n’étant pas dans le besoin du premier grand groupe.

Elles refusent aussi d’entreprendre une démarche passant par l’opération et se mettent clairement en lutte totale contre le système.

Mais… Elles sont très courageuses. Elles osent se frotter au système et en montrer ses faiblesses. Elles refusent de se laisser triturer, mutiler, stériliser et affirment clairement qui elles sont et leur non-besoin de telle opération mutilante dans leur cas.

Elles sont à mon sens finalement les plus belles militantes du genre et des recommandations de Thomas Hammarberg. Elles mettent en pratique contre vents et marées ces principes sans les brandir à chaque parole. Elles agissent. Elles ne se font pas martyr et se battent jusqu’au bout de leurs convictions.

Elles, je les crois sans difficulté si elles me disent qu’elles sont dans la veine directe des douze recommandations de Thomas Hammarberg. Elles sont naturellement crédibles.

Que conclure ?

Avant toute démarche vous amenant à envisager une SRS, posez-vous la question de ce qui vous pousse à la faire. Est-ce vous ? Vous a-t-on manipulée ? Est-ce par militantisme et non par besoin ? SI vous la faite en votre âme et conscience, vous êtes vous-même et pas les autres. Si vous la faites pour en faire une sorte d’arme contre le système, je ne donne pas cher de la suite de votre vie. Vous risquez de souffrir à vie d’un choix qui ne fût pas le vôtre, mais celui d’une idéologie. N’oubliez pas que cette opération touche à vôtre centre de vie. On n’est pas en train de parler de se faire un tatouage, là !

Dans l’autre sens, vous avez pensez à la SRS, mais on vous oppose des idéologies pour vous empêcher de la faire. Sont-ce vos idées ? Serez-vous heureuse de finalement ne pas la faire ? Ou malheureuse ? Si vraiment c’est votre décision, vous êtes concernées par le chapitre suivant. Sinon, vous vous préparez des jours bien malheureux.

Vous savez que vous ne la ferez jamais et ne céderez jamais au système. Et vous ferez toutes les démarches pour arriver en zone de confort incluant une demande de changement d’état-civil éventuellement. Là, il n’y a pas de question. Vous êtes très fortes !

Et…

Une femme ne se définit pas par sa vulve et son vagin.

Un vagin et une vulve ne font pas la femme.

Mais une trans’ qui volontairement fait une opération de réattribution sexuelle pour qu’on lui construise une vulve et un vagin, est dans une démarche pour être accomplie pour elle-même en tant que femme y compris d’un point de vue physiologique. Elle n’est ni “plus” , ni “moins” femme, c’est une composante de l’image de la femme qu’elle a au plus profond d’elle-même et qu’elle imprime physiquement et irréversiblement dans ses chairs !

Que celle qui ne l’a pas fait dans cette partie de la représentation qu’elle a au fond d’elle-même de ce qu’est une femme nous donne la raison de telle opération ! Surtout si en plus elle a tout fait pour avoir un beau “F” sur sa carte d’identité et un beau “Madame” sur ses relevés bancaires, ses factures, ses courriers…

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21 responses to La SRS : besoin physiologique / psychologique ou moyen d’obtenir ses papiers ?

  1. Chloé Tigre Rouge a écrit le 25 février 2013

    “Simplement parce que dans les protocoles un-e transgenre qui se présente sera cataloguée trans’ d’office et devra faire le protocole complet incluant l’opération et de ce fait n’aura pas vraiment le choix.” : vision pas très actuelle, certes conforme à ce que dit la Sofect mais pas le son de cloche que j’entends de la part de, par exemple, la commission du Gretis à Lyon. Après, j’aurais tendance à penser que certain/e/s se mettent en mode victime et soumission et se font “modeler” par des médecins (bien malgré ceux-ci… :-() mais c’est compréhensible vu le désarroi dans lequel la transitude doit plonger certaines personnes qui la vivent.

    • Alexandra a écrit le 25 février 2013

      Je sais pertinemment que cela dépend des Gretis. J’ai pris le cas de celui de Paris sans le citer nommément où on m’a encore raconté il y a peu que ça marchait toujours comme ça. Et puis je me rappelle encore la conversation dans le fameux reportage de France 3 Rhône-Alpes ou le Docteur Nicolas More-Journel se fait remettre à sa place par l’équipe quand il dit qu’on n’est pas obligés d’opérer tout le monde. Donc, même à Lyon où ça semble un peu plus détendu, c’est pas si évident apparemment.
      Et en effet, il y a aussi les filles qui se posent en victime. Elles se livrent pieds et poings liés en pensant que le protocole va tout leur apporter. J’ai aussi constaté cela.
      Bon… Il est vrai que j’y suis allée “un tout petit peu fort” sur ce point, mais je sais ne pas être si loin que cela de la réalité.

      • Nathasha Show a écrit le 26 février 2013

        ( chieuse oblige ) en plus grettis donc remise en ordre verifiable ! le grettis n existe qu a lyon et oui pa

        • Nathasha Show a écrit le 26 février 2013

          a Marseille ! l opération de RS n est absolument pas obligatoire a Lyon grosse connerie de ceux qui réponde ça ! beaucoup de filles vont pour les hormones et après basta ! si d autre vont a l op sous une certaine contrainte c est pour les papier pas par obligation grettis mais par obligation de l état qui oblige ! après le DR NMJ sur la vidéo c était une vidéo tourner début 2011 a l époque le dit chirurgiens subissait les relents réac des psy , l équipe a changer depuis et surtout le chir a une place plus importante en commission et il accepte le dialogue avec une assos pour justement avoir un avis extérieur ! Chloé tu ma l air de connaitre le grettis ben justement si tu veux des infos je suis a henry Gabriel tout les lundi ( jour des trans en urologie) les autres services sofect sont indépendant de leur protocole paris bordeaux ect ect ! mais Lyon je le connais par cœur ! et plus d une fille est suivi pour l hormo sans avoir de rs prévu c est fini le protocole cordier leriche alors faut y arrêter !

          • Alexandra a écrit le 26 février 2013

            C”est bien pour cela que je ne me suis pas apesantie sur le cas des protocoles. Il est particulier, quand même un peu hermétique. Comme il peut présenter des contraintes pour les filles, c’est bien pour cela que je n’ai pas voulu en parler.
            J’ai parlé tout particulièrement des filles qui choisissent en leur âme et conscience d’aller se faire opérer à l’étranger… Pour des papiers ! Et qui ensuite hurlent à la mort parce qu’elles ont dû “se faire” stériliser. Enfin… Elles oublient juste que ce sont elles-mêmes qui ont choisi cette stérilisation. Et qui au final se la jouent style elles ont eu obligation de se faire stériliser pour avoir des papiers. Ben je suis désolée, mais tous les papiers administratifs français ne valent pas qu’on se stérilise, s’ampute, s’auto-mutile.
            Donc si on reprend le raisonnement, elles pourraient très bien mener leur combat pour des papiers sans en passer par le billard, mais c’est peut-être trop dur moralement (une expression me vient à l’esprit impliquant certaines gonades qu’il faut avoir dans pareil cas). Alors elles vont se faire opérer… N’importe où dans le monde pourvu qu’elles aient leurs papiers. Puis après… Ben finalement ne plus les avoir quand finalement ce n’était peut-être pas tant une gêne que ça, ça rend aigri. Alors elles se mettent en guerre contre toutes les filles qui veulent aller sur le billard, elles, pour la bonne raison. Elles leur plantent le diktat des genres pour les dissuader, oubliant allègrement qu’elles imposent un diktat pire que les psys d’une autre époque que j’appelle les gatekeepers. Elles les remplacent allègrement sans même s’apercevoir qu’elles jouent au même jeu que ces types. Au départ, le combat semble joli, sauf qu’une fille qui a besoin de ces soins, on ne l’empêche pas de les avoir sous prétexte de diktat du non-genre, car quand ça devient extrême comme raisonnement, c’est une autre forme de diktat. Elles sont elles-mêmes malheureuses, donc il faut que les autres soient malheureuses avec elles.
            Et ça, voir ce genre de manipulations que certaines filles subissent au nom du “tout non-genre”, ça commence à me gaver sévèrement. Pardon pour l’expression, mais à un moment, il faut que ça sorte.

          • Héloïse a écrit le 26 février 2013

            +1 pour les personnes aigries
            Tu as besoin d’aide pour entamer une transition
            Tu fois sur des forum qu’il y a des gens qui l’ont déjà faite
            A qui demander ? Aux nazies ? Aux témoins d’Hammarberg ?
            – J’ai besoin de srs ffs…
            – Ah toi tu n’as pas lu Hammarberg !
            – L’un n’empêche pas l’autre
            – Ben tu es grave lobotomisée par la société
            Quand tu passe ton temps à lire des “les psy c’est caca, les psy c’est boutin, les psy c’est caca-boutin, la société est contre nous, les politiques ont inventé le sexe/genre dans le but de diviser pour mieux régner”. Tu as encore plus peur qu’avant d’en parler.

          • Chloé Tigre Rouge a écrit le 26 février 2013

            Non mais le point de confort c’est dire “je suis une dame, donne-moi mes papiers” et pis c’est tout. Le rapport à soi ça n’existe pas quand on a seulement un rapport à cette doctrine Hammarberg-là, que monsieur Hammarberg doit lui-même désavouer en son for intérieur.

            Il doit penser: c’est dur d’être aimé par des con(ne)s.

          • Nathasha Show a écrit le 26 février 2013

            car pas mal de filles sur Lyon ou paris pour certaine savent que je défend plus ou moins le grettis ! certaine sont même bien contente que je plaide leur cause avant les commission ! beaucoup d anti me parle de liberté de choix de ceci de cela ! n oublions pas que pour ce qui est de la sofect c est un service public avec les même règle que tout service public a ne pas mélanger avec des service privé clinique et compagnie comme chett et suporn qui son des biznessman avec visite de la villa de chonburi !quand en France une personne en surpoids qui demande la pose d un anneau gastrique on lui demande un avis psy ( vérifié) en service publique ! on voudraient une orchi ou une vagino sur simple consentement éclairé ! faut arrêter le délire ! la France n a pas vocation de devenir une destination pour les vagino , le service publique n a pas cette fonction peut être demain des service privé ouvriront en France pour les parcourt dit libre avec cotation de la CAM et la OK , faire une mamo en publique ou en privé la différence est flagrante et personne s insurge ? en publique c est inférieur a bonnet a , ou suite a ablation accidentel ou maladie personne ne râle ! pourquoi pour les rs on joue la compétition étranger France ? c est pas pour développer le systeme français mais pour obtenir les remboursement hors ue ! nous avons proposer une reforme de fond des service d uro avec ouverture sur le privé en France pour les trans hors sofect avec les même directive que l exige la loi ( attes psy ) réponse des asso ! niet niet on veut le remboursement c est tout , c est ça l évolution d un systeme de santé en France ? ” on veut des chattes rembourser par la SS et faite par chett et suporn” l avenir du systeme de santé français l accès pour les plus démunie on s en branle ! desolé je ne colle pas a l individualisme

  2. Cand a écrit le 25 février 2013

    Perso, j’évite de me poser la question aujourd’hui. Non pas que je ne me la pose pas – en fait – mais, dans ma stratégie des bonnes questions, je veux d’abord vivre mon genre pendant suffisamment longtemps pour être sûre de ne pas me mentir.

    D’ailleurs, le protocole de Bordeaux avait validé cette démarche. Je vis maintenant à Paris, je suis “parcours libre” et je défend les parcours libres mais je dois reconnaitre ce qui constitue quand même une belle avancée (qui tient peut-être juste à une psy sofect plus ouverte que les autres).

    Donc, hormis le problème grave des papiers (mais j’ai espoir en une prochaine loi), j’ai le sentiment d’être en train de finir mon parcours alors que je ne suis pas opérée. Finir mon parcours, c’est à dire lâcher les rames, ne plus être dans la perpétuelle surenchère … c’est bon, mon genre social passe, je m’y sens bien, donc j’ai fini (enfin dans quelques semaines/mois, quand mon visage aura dégonflé :-) et quand on m’appellera Candice naturellement au boulot). Pour l’épilation, c’est une contrainte comme n’importe quelle meuf.

    Donc vivre enfin comme je me sens bien et dans quelques mois, plutôt quelques années, je m’autoriserais à repenser la srs. Je pense que cette réflexion viendra naturellement.

    Bisous

  3. Mlle Sawasdee a écrit le 26 février 2013

    Miss H:
    100% Hammarberg 😉
    0% de jument
    Pur produit tendance bio, qualité Française bien de chez nous … enfin presque :)
    Biz à toutes les T du spectre

  4. Nadine a écrit le 26 février 2013

    Bravo, Alexandra ! Mais pour le coup de gueule, tu as perdu de l’entrain ! J’ai connu plus coup de gueule que ça !

    Merci quand même

    Nadine

    • Alexandra a écrit le 26 février 2013

      Ben j’ai juste été factuelle. C’est plus un article qui met en lumière des comportements qu’autre chose. Et surtout la fameuse théorie judéo-chrétienne (pour une fois que je prends une théorie, moi !! Chui malade ?) de la paille et de la poutre.
      Je n’ai pas la prétention de tout savoir. J’apprends en continu. Et de ce fait, j’ai toujours dit que je n’impose jamais d’idée, par contre je combats clairement les idéologies toxiques. Quand une idée devient une idéologie, par essence je deviens plus que méfiante et si je peux agir, je le fais.

  5. Celia a écrit le 26 février 2013

    Merci Alexandra pour cette réflexion et ce témoignage sincère et qui résonne en bien des points de façon similaire pour moi, comme par exemple ce sentiment d’avoir été handicapée sexuellement, cette formulation est forte et juste à mes oreilles.

    J’ai le sentiment que la décision d’une SRS est constituée d’un faisceau de raisons plus ou moins conscientes, plus ou moins pragmatiques. Cela doit être bien rare les personnes se décidant à partir d’un seul critère, une seule raison du type “si je ne le fais pas je me suicide” ou bien “je le fais juste pour avoir des papiers”. Moi ces deux raisons entraient dans le spectre, et pas seulement ces deux raisons, mais plein d’autres tout aussi futiles que le passing en maillot de bain ou graves comme d’échapper à la dépression… j’ai fais la liste dans “pré-hop” je ne vais pas recommencer ici ! Bien sûr que les décisions seraient plus saines si elles étaient débarrassées de l’obligation quasi systématique d’opération (combien de cas type “Anger” ?). Mais les trans n’ont pas à culpabiliser de faire entrer ce genre de raison dans leur décision. Avoir des papiers pour avoir un travail, pour pouvoir voyager, pour ne pas se faire discriminer à tout bout de champ, c’est une raison valable. Battons nous ensemble pour que cette raison disparaisse, mais pour le moment, le contexte décisionnel est celui-ci en France, où nous vivons, ici et maintenant. Nous agissons dans un contexte donné, la loi s’impose, et la norme de genre aussi. Il n’est pas méprisable de vouloir vivre dans la loi et la norme, tout en restant critiques et mobilisées pour faire bouger ces lignes.

    • Nadine a écrit le 26 février 2013

      Ah oui, comme Celia, je voulais aussi te remercier pour ton témoignage sincère !

    • Alexandra a écrit le 28 février 2013

      La décision d’aller vers une SRS est une décision à mon sens très lourde. Elle ne se formalise pas comme cela d’un claquement de doigts contrairement à ce qu’on a tendance à véhiculer dans la société.
      Comme je crois en l’être humain, j’aime à croire que pour la très très grande majorité des cas, lorsque la demande aboutit dans le cabinet d’un médecin c’est qu’il y a bien longtemps que la décision est ferme et définitive. Comme tu le dis, c’est un faisceau de bien des choses. Même quand j’en parle, si tu regardes les différents articles que j’ai pu écrire, je donne à chaque fois des raisons supplémentaires (fonction du contenu de l’article) qui au final s’entrelacent, mais je crois qu’il y aurait sans problème de quoi en faire un livre (je parle du cas global, pas du mien, sinon je vais encore passer pour une gourou). En tous les cas, dans mon cas, l’histoire des papiers était vraiment le cadet de mes soucis.

      Maintenant, dans le cadre de ce que j’ai exprimé ici, ce sont les dérives qui sont faites autour de la “stérilisation” et de l’anti-genre, l’anti-binaire primaires. On a parfois l’impression d’entendre parler du diable quand on lit certains textes. C’est juste oublier une peccadille, au minimum 98,3 % de la population qui se sent bien dans le système binaire et ne le ressent même pas (Enfin… Je brode… On va dire que ce sont majoritairement les hommes hétéros dans ce système qui le sentent le moins… Pour les autres, c’est une autre histoire, sinon le féminisme n’existerait pas, ni le combat LG). Donc vouloir éliminer un système aussi dense est une sorte de donquichottisme, mais on n’est plus à cela près chez certaines. Par contre que ce système soit étendu de ce que nous vivons (et encore, je ne parle pas pour moi, je ne me sens pas persécutée par le système car j’ai la force de faire fi du système ayant réussi à ne plus être marginalisée) est complètement légitime. En gros, ne pas vouloir jouer les grenouilles face au bœuf…

      Je ne nie nullement que certaines filles se fassent mener par le bout du nez, mais quand j’entends des filles parler de cela, et surtout en parler comme si elles s’étaient faites stériliser et nier le système binaire (dans sa composante homme-femme physique) alors que l’opération pour avoir un sexe féminin est quand même une certaine forme de l’image physique de la femme, me fait monter la moutarde au nez. Il y a comme une sorte d’usurpation et surtout une belle déformation de la réalité. Tordre la réalité dans tel cas peut être inhumain. Et en plus quand c’est une fille opérée qui dit à une autre qu’elle est victime du système binaire et de sa vision de la femme parce qu’elle veut se faire opérer ça me hérisse le poil. C’est ce qui a déclenché cet article à la lecture de propos extrémistes en la matière et j’ai eu envie de remettre quelques pendules à l’heure.

      Ensuite, comme tu le dis, avoir des papiers ça reste quand même vital. Quand je n’avais pas mon “2” l’année dernière et que j’ai dû prospecter de nouveaux clients, je l’ai senti passer pendant 2 mois. Et les papiers devenaient quelque chose de central. Mais bon… La transformation physique majeure (la SRS) avait eu lieu depuis une année. Quand le problème s’est posé, j’étais bien loin de la phase transitoire physique. J’ai forcément lutté pour les avoir ces papiers. N’étant pas fonctionnaire, n’étant de ce fait pas du tout protégée dans mon travail, avoir des papiers était devenu essentiel. Là aussi, certaines te font la morale au sujet des papiers mais oublient dans le même temps de préciser qu’elles vivent en milieu ultra-protégé et qu’elles auront toujours à manger dans leur assiette.

      Et je te remercie aussi Célia pour tes articles. Même si je ne les commente pas forcément, je les lis. En fait, ta dernière série, je l’avais lue au moment où tu l’avais mise sur ton blog. A l’époque je ne savais que c’était toi qui étais derrière ces articles. Il y a un certain article “Ciel ! Je ne suis pas …” qui m’avait fortement amusée à l’époque d’ailleurs.

  6. Mlle Sawasdee a écrit le 26 février 2013

    “Mais les trans n’ont pas à culpabiliser de faire entrer ce genre de raison dans leur décision. Avoir des papiers pour avoir un travail, pour pouvoir voyager, pour ne pas se faire discriminer à tout bout de champ, c’est une raison valable”

    Si je peux, je rajouterai que personne n’a le droit de porter un jugement sur les raisons qui pousse une T a être opérée ou pas, c’est tellement intime et propre à chacune!

    Si une fille désire un passer par un GRETIS c’est légitime, si une autre a la possibilité de faire en privé c’est tout autant légitime, et si certaines veulent directement en découdre avec la justice pour obtenir une reconnaissance, c’est pareil…
    En fait dans nos parcours nous utilisons des moyens, des outils, pour tendre vers une vie sereine et équilibrée! certaines sont plus douées avec un type d’outils et d’autres non… nous avons le choix c’est aussi un luxe non ?
    Cela n’empêche pas que les outils (tous) peuvent être améliorés…

  7. Ester a écrit le 28 février 2013

    Bonsoir,
    Je ne me sens pas concernée par ce problème. Mais je voudrais juste dire que j’ai entendu une transsexuelle (responsable d’une association) me dire que si elle s’était faite opérer en Thaîlande c’était par curiosité pour voir comment ça ferait aprés! J’ai été stupéfaite d’une telle motivation. (remarque je ne sais pas si elle a été satisfaite, je pense que oui en ayant fait appel a un célèbre chirurgien thaï).
    Sinon pour revenir plus directement au problème il existe des SRS à visées “cosmétiques” (donc l’apparence est convenable mais ce n’est pas fonctionnel) et c’est une chose que j’ai découverte et qui m’a laissée perplexe au début. Au bout d’un moment j’ai pu imaginer les raisons d’un tel choix. Seulement je me demande quelle réaction aura un expert devant ces personnes (naturellement dans le cas ou elles sont contraintes par le juge de leur secteur de passer par cette “case”). Autrement dit est-ce “qu’une modification irréversible” suffit ou il y a-t-il un critère de fonctionalité?

    • Alexandra a écrit le 1 mars 2013

      Ouah ! Les bras m’en tombent ! “Pour voir comment ça ferait après” ??
      Pour la deuxième partie, en effet… D’après ce que je comprends de leurs “expertises”, ils regardent s’il y a un orifice, finalement un critère de fonctionnalité (?). Mais d’un autre côté, je sais que certains chirurgiens ne savaient pas faire plus qu’un “trou d’aiguille”, alors quid ? Ont-elles eu leur CEC ces filles ?
      Donc, vraiment big big big problème dans ce pays. Mais ça, on le sait depuis des dizaines d’années.

      • Chloé Tigre Rouge a écrit le 1 mars 2013

        Y’a des cas psychiatriques aussi…

        Ils s’intéressent visiblement surtout à la forme de l’appareil génital, pas tellement aux entrailles. De toute façon ça n’a pas de légitimité profonde…

  8. Nathasha Show a écrit le 1 mars 2013

    voila ! pour répondre a Esther ! ma SRS n est que cosmétique suite a quelques complication courant 2009 et 2010 j ai perdu la fonctionnalité , le 7 janvier de cette année j ai eu droit a une retouche cosmétique et aussi au finition qui se faisait en deux fois pas le passé donc ( retouche = de-bridage fabrication du capuchon des lèvres ect ect car j ai refusé la stigmo et je préfère rester ainsi car de toute façon je ne me servait pas du neo!) pour ce qui est de l expert ou je suis repasser le 11 décembre 2012 ! la taille et la fonctionnalité du vagin ne sont plus un facteur d acceptation ou de refus mais la personne ne dois plus présenter de caractéristique masculine au niveau de l appareil uro génital ( donc le cosmétique passe très bien )

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