Le sexe fort, c’est le sexe féminin !

2 mai 2013 | Tags: , , ,

guevedoceLe sexe fort, c’est le sexe féminin !

Voilà une affirmation fort polémique qui nécessite quelques explications …

Il existe un phénomène génétiquement intéressant dans certaines régions de République dominicaine qui est très révélateur de l’évolution des identités sexuelles. Les Guevedoces sont des enfants nés apparemment femmes et qui plus tard (autour de la puberté) commencent à développer des caractéristiques mâles. Littéralement, guevedoces est un mot qui veut dire “testicules à douze ans”.

Les guevedoces ont des chromosomes XY, mais à cause d’une mutation génétique, leurs corps ne produisent pas la dihydrotestostérone, une hormone qui est responsable d’une apparence masculine à la naissance. Pendant la puberté, le corps commence à produire de la testostérone, ce qui les amène à passer par une adolescence typiquement masculine. Cela touche un enfant sur cinquante.

Ce qu’ils avaient supposé être un clitoris commence à se développer comme un pénis, les testicules descendent, la voix devient plus grave, et le corps développe une musculature masculine.

Ce qui nous intéresse dans ce billet, c’est que les guevedoces, après douze ans de vie pensant être une fille et éduqués comme des filles, développent soudainement une identité masculine. Du jour au lendemain, ils abandonnent leurs robes et les poupées avec lesquelles ils ont grandi pour enfiler des pantalons et jouer au football mais surtout ils expriment des désirs sexuels pour les femmes, se marient et s’occupent de leur famille.

Ce changement radical est-il du aux changements biologiques que leurs corps subissent ou bien à la pression de leurs pairs en ce qui concerne leur identité sexuelles ? ce qui est remarquable néanmoins c’est la facilité avec laquelle, malgré douze ans d’éducation, une personne peut changer d’identité de genre.

Ces enfants ne ressentent aucune gêne vis-à-vis de leur métamorphose. Où quand l’éducation cède (totalement ?) le pas à la programmation génétique.

On le sait, les cerveaux des hommes et des femmes sont modelés de manière différente, de sorte que les uns puissent désirer les autres, et réciproquement. Ce processus s’établit déjà dans le ventre des mères bien avant la naissance des enfants.

Les guevedoces naissent avec le cerveau d’un garçon mais avec la morphologie d’une fille. Cette expérience singulière de la nature montre à quel point l’identification du cerveau avant la naissance, féminin ou masculin, détermine le comportement ultérieur dans tous les domaines y compris la sexualité.

Ce qui pose une nouvelle question: pourquoi ces “pseudos filles” se transforment-elles en garçons et non pas l’inverse ? Chaque être humain est féminin à son commencement …

Le plan de base du corps et du cerveau, celui à partir duquel les deux sexes croissent, est donc celui d’une femme. La nature est donc programmée pour fabriquer des individus “femmes”.

C’est à partir de la huitième semaine – sauf pour les guevedoces du fait de leur mutation – que le chromosome Y va s’activer pour “fabriquer” un individu “homme”.

En ce sens, l’homme est donc une femme réorientée. On peut le prouver génétiquement, le sexe fort, c’est le sexe féminin !


Sarah Joly & Julie Mazens
sources Olivier Walmacq, sexologue et différentes sources anglo-saxonnes sur le web

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25 responses to Le sexe fort, c’est le sexe féminin !

  1. Julie Mazens a écrit le 2 mai 2013

    “l’homme est donc une femme réorientée ”

    C’est pour cette raison et le fait qu’une mutation reste un processus fragile dans le temps (à l’échelle de plusieurs milliers d’années) que certains scientifiques pensent que l’homme ne survivra pas à la femme …

  2. Brigitte Goldberg a écrit le 2 mai 2013

    Il serait intéressant de comparer avec les mutations inactivatrices du récepteur des androgènes…
    http://www.med.univ-montp1.fr/enseignement/cycle_1/PCEM2/mod-integres/MI6_regulation_hormonale_chronobiologie/Ressources_locale/bio-cell/biocell_cours2-1.htm

  3. Julie Mazens a écrit le 2 mai 2013

    En tout cas, Google a détecté les mots clés sexe, pénis, … sur cet article et ne diffuse plus aucune pub sur cet article … ils ont encore du boulot pour détecter la pornographie …

  4. Alexandra a écrit le 2 mai 2013

    J’ai plutôt envie de dire, pourquoi parle-t-on encore de sexe fort ou de sexe faible. Pour moi, cette simple dénomination est directement liée à une névrose des êtres humains qui ont besoin de se rassurer sur “qui est le plus fort”, “qui est la plus forte”.
    La différence biologique entre un homme et une femme fait que l’un développe plus de masse musculaire que l’autre mais qu’une femme est généralement plus résistante à la douleur (enfantement qu’un homme ne pourrait quasiment pas supporter en terme de douleur). Je parle bien entendu sur le plan physiologique quand je dis “homme”, “femme”.
    La question intéressante que je me pose au-delà de cela, toujours sur le plan physiologique. Nous qui sommes en full-hormones féminines, qui donc avons vécu des modifications profondes du métabolisme (j’en parle d’expérience vu ce que je ressens maintenant physiologiquement qui est considérablement différent d’avant), à quel point notre corps, s’il était doté de la capacité de procréer au féminin serait-il plus résistant à la douleur ou non ?
    Et je précise bien que je reste strictement sur le plan biologique, physiologique. Je ne parle nullement à un seul moment des autres plans.
    Donc “fortE” vs “faible”… Ben ça me parle pas…

    • Julie Mazens a écrit le 2 mai 2013

      “femme est généralement plus résistante à la douleur” est une légende urbaine.

      Plusieurs études montrent exactement le contraire. Cf par exemple
      – article de 2005 : http://www.e-sante.fr/femmes-sont-elles-plus-sensibles-douleur/actualite/1513
      – article de 2009 : http://www.diffu-sciences.com/news.php?id=279
      mais surtout
      – article de 2012 : http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/06/24/inegalites-dans-la-douleur/

      ” les femmes sont plus sensibles que les hommes pour des raisons physiologiques, et qu’il a été prouvé scientifiquement que c’est notamment dû aux œstrogènes”

      “Les articles rapportant les résultats de ces expériences montrent soit une absence de différences moyennes entre les sexes, soit un seuil de douleur inférieur chez les femmes, un seuil de tolérance à la douleur inférieure chez les femmes, et/ou une intensité (exprimée) de la douleur supérieure chez les femmes. Les études publiées rapportant une différence dans la direction inverse sont rarissimes. La littérature scientifique indique donc qu’en moyenne, les femmes ont une plus grande « sensibilité à la douleur » expérimentalement provoquée”

      “L’étude scientifique de la variabilité interindividuelle dans la perception de la douleur est un sujet extrêmement vaste, complexe et passionnant. Sur ce sujet comme sur d’autres, la vulgarisation scientifique donne une image largement déformée de ce champ de recherches, parce qu’elle est prise en charge par des journalistes n’ayant pas ou ne se donnant pas les moyens de traiter l’actualité scientifique de manière précautionneuse et approfondie ou par des professionnels dont la pratique biaise la perception, et parce que la vulgarisation est guidée par les préconceptions des individus qui la prennent en charge, les enjeux sociaux du moment, ou plus trivialement par l’objectif d’attirer le chaland.”

      • Alexandra a écrit le 2 mai 2013

        Donc les femmes sont les “sexe faible” ? :-) Et les hommes auraient raison de le dire ? Donc ?…

        • Julie Mazens a écrit le 2 mai 2013

          Je n’ai tiré aucune conclusion. Je précisais le point très spécifique de résistance à la douleur qui semble, entre autres choses, lié au niveau d’oestrogène.

  5. Mlle Sawasdee a écrit le 2 mai 2013

    “J’ai plutôt envie de dire, pourquoi parle-t-on encore de sexe fort ou de sexe faible. Pour moi, cette simple dénomination est directement liée à une névrose des êtres humains qui ont besoin de se rassurer sur “qui est le plus fort”, “qui est la plus forte”.

    +1 et je profite … bisesatoutes :)

  6. Jana D. a écrit le 2 mai 2013

    Je suis tout à fait d’accord avec Alexandra.

  7. Jeanne Swidzinski a écrit le 2 mai 2013

    Ce que je crois savoir sur les différences qu’il peut y avoir, c’est que les femmes ont des zones pour stocker du tissu adipeux afin de traverser des périodes de disette au moment où elles portent un enfant. Cette réserve leur permet également d’être plus résistantes au froid que les hommes. En revanche, en terme de force, de vitesse, elles sont légèrement moins performantes que les hommes. Mais depuis qq années, les différences sont en train de s’atténuer et les femmes se rapprochent des performances des hommes sur des activités typées endurance comme le marathon.

  8. AlexMec a écrit le 2 mai 2013

    Présentation un peu trop simpliste à mes yeux d’un sujet complexe… Une paire de remarques à faire:

    1. Tous les guevedoces ne naissent pas filles. Beaucoup d’entre eux naissent intersexes à des degrés divers – et donc avec la suspicion d’être en fait guevedoce dès le départ.

    2. Les deux sociétés parmi lesquelles ce phénomène est récurrent considèrent toutes deux l’existence de TROIS sexes: homme, femme, et guevedoce. Les guevedoces ne sont donc pas des filles qui deviennent des hommes, mais tout au plus des filles qui se révèlent être des guevedoces, et bien souvent des intersexes présumés guevedoces qui se confirment être tels.

    Ceci dit, ces remarques ne changent rien au sujet de fond, qui est l’importance du biologique par rapport à l’éducation (Nature vs. Nurture), et le fait que ce biologique semble bien souvent déterminé, pour ce qui est du genre, avant même la naissance.

    PS: En ce sens, l’homme est donc une femme réorientée. On peut le prouver génétiquement, le sexe fort, c’est le sexe féminin !

    Pas exactement. Ce que ça prouve, c’est que le sexe féminin est le sexe par défaut, ce qui n’est pas la même chose qu’être “fort” 😉 En fait, je pourrais arguer qu’il faut être rudement fort pour arriver à inverser le programme de base 😛 !

    • Julie Mazens a écrit le 2 mai 2013

      ah non, il suffit d’une toute petite mutation de rien du tout (genre une particule qui passe par là) pour mettre la zone dans le programme de base 😉 !

  9. Celia a écrit le 2 mai 2013

    Julie, tu écris : “On le sait, les cerveaux des hommes et des femmes sont modelés de manière différente, de sorte que les uns puissent désirer les autres, et réciproquement. Ce processus s’établit déjà dans le ventre des mères bien avant la naissance des enfants.”

    Ce n’est pas une évidence pour une scientifique comme Catherine Vidal, et c’est même selon elle une idée reçue qu’il faut combattre car source de discrimination légitimées par le très conservateur “ordre naturel des choses”

    A voir d’urgence, une video très intéressante à ce sujet :
    https://www.youtube.com/watch?v=OgM4um9Vvb8

    Bises
    Célia

    • Alexandra a écrit le 2 mai 2013

      C’est Sarah qui l’écrit… Pas Julie ! Pôôôôv’ Julie ! Pour une fois qu’elle a rien fait ! 😀

      • Julie Mazens a écrit le 2 mai 2013

        Heu, c’est plus compliqué que ça.

        C’est Sarah qui a sourcé un article écrit par le sexologue Olivier Walmacq, article que j’ai complété de quelques informations factuelles sur les Guevedoces.

        Et nous sommes conscientEs qu’il s’agit d’un sujet “polémique” avec différentes hypothèses, expériences, … lire mon commentaire ci-dessous à18:08 par exemple.

    • Julie Mazens a écrit le 2 mai 2013

      Je connais cette vidéo. et j’approuve totalement.

      et ce n’est pas en contradiction avec ce que dit le billet. notamment sur la plasticité du cerveau.

      La vie intra-utérine a un impact sur le nouveau-né. Les angoisses d’une maman, les niveaux d’hormones, … se transmettent bien avant la naissance.

      ce qui reste à comprendre justement, c’est comment malgré une douzaine d’année d’éducation comme une fille ces personnes vont, à l’apparition de caractéristiques mâles, en prendre aussi et très rapidement les comportements … si seul l’éducation modelait le cerveau, ils resteraient des filles (transgenres), non ?

      car Mme Vidal n’aborde pas l’impact des hormones sur la plasticité et le modelage du cerveau de la conception à la puberté. Je vois mes deux fils en pleine puberté, on va dire que ça les travaille dur … la testostérone n’aurait donc aucune influence sur le comportement et donc sur le fonctionnement même du cerveau ?

      • Alexandra a écrit le 2 mai 2013

        … Je vais parler avec ma très très très modeste expérience en tant que trans’ prenant des hormones activement depuis 2 ans et demi, avec mon dérèglement hormonal depuis 3 ans, et opérée depuis maintenant presque 2 ans.
        Je ne sais pas si mon cerveau a été plastique, et pour cause je n’ai pas été voir (Je sais pas faire ! :-) )
        Par contre ce que je sais… Mon corps n’étant plus soumis à la testostérone, lors d’un évènement violent où ce n’est pas une réaction consciente qui se manifeste (éviter un obstacle, éviter une collision sur la route…) j’ai clairement remarqué que la poussée d’adrénaline est bien moindre, donc que le stress induit est moindre, donc que les angoisses pouvant être associées sont moindres. Sans être biologiste, mais en ayant quelques connaissances dans les principes action-réaction, forcément mon cerveau est moins soumis au stress qu’avant dans de pareils cas. Il en résulte un fonctionnement plus apaisé. Je pense sans me tromper de beaucoup que la configuration du cerveau sur le long terme doit s’en ressentir. Après, on dit que c’est un “cerveau de fille” ou un “cerveau de garçon”, on dit ce que l’on veut, je n’en sais strictement rien, je n’ai pas étudié le cerveau. Mais il est clair que la testostérone, en postulant qu’elle n’agisse pas sur le cerveau, agit sur l’organisme, qui lui-même induit des réactions inconscientes ou conscientes.
        Sans rentrer dans un “ordre naturel des choses”, les différences existent bel et bien, sinon pourquoi deux hormones provoquant des développements du corps si différents ? Sinon, pourquoi deux développements généraux du corps si différentes, que ce soit en externe comme en interne. Je me garde de me prononcer sur le cerveau, mais… pourquoi des différences au niveau externe (pilosité, organes, formes osseuses), et au niveau interne (organes, glandes) et pourquoi n’y aurait-il aucune différence dans les structures du cerveau ? La question reste ouverte.

  10. Geraldine Claise a écrit le 5 mai 2013

    Ben OUI ! La femme est supérieure à l’homme… Je l’expérimente tout les jours dans ma vie de femme trans”…
    C’est elle qui véritablement donne la vie… Et effectivement contrairement à l’idée d’égalité qui me semblait trop évidente,
    la femme est bien différente de l’homme… et le chemin de la transformation ne permet de traverser qu’une part infime du monde féminin… d’une richesse inouïe..

    • AlexMec a écrit le 5 mai 2013

      La femme est supérieure à l’homme

      Pas vexant du tout pour les mecs, ça…

      C’est elle qui véritablement donne la vie

      Les hommes trans* qui portent et accouchent, ça existe.

  11. Cand a écrit le 6 mai 2013

    Ouah ! c’est vachement intéressant votre discussion. J’y vois l’introduction de nuances dans le débat un peu trop clivé à mon goût entre les “naturalistes” et les “déterministes” (ce sont les bons mots ?). J’arrive pas à croire que les chose soient aussi simples que “ce sont les gênes qui décident” ou “c’est l’éducation qui fabrique” … et cet exemple factuel est une merveilleuse illustration de la réelle complexité du sujet.
    Ce qui n’enlève rien à la seule et écrasante vérité scientifique : ni la femme ni l’homme ne sont supérieur-e-s … mais seul-e-s les T illuminent et rayonnent. T power ! :-)

  12. Geraldine Claise a écrit le 6 mai 2013

    Les trans” sont supérieures… ! ( à part la légion de grosses connes ) et m…..e aux pseudos intellos qui ne supportent pas la spontanéité… la vrais vie c’est ailleurs que de faire le malin derrière un clavier…
    Chez la femme il existe aussi un nombre majoritaire de névrosées et d’hystériques imbuvables…

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