Les hommes peinent à lire les émotions féminines

8 mai 2013 | Tags: , ,

les-hommes-ont-reellement-plus-de-difficultes-a-comprendre-les-emotions-des-femmes_59033_w250Une étude récente un peu passée inaperçue et hautement polémique … des scientifiques pour prouver ce que certaines femmes ne cessent d’affirmer depuis des années : les hommes ont beaucoup de difficultés à lire les émotions féminines. Et les chercheurs d’y voir un caractère génétique et sexué du cerveau remontant à une période très lointaine de l’histoire humaine.

Les chercheurs de l’hôpital universitaire LWL à Bochum (ville d’Allemagne de l’Ouest) ont réalisé une étude avec des hommes volontaires et ont constaté qu’ils leur étaient plus difficile de deviner l’humeur d’une femme que celle d’un homme juste en montrant des yeux de personnes en photo.

Toutefois, l’étude a montré, avec des scans de leur cerveau tandis qu’ils regardaient les photos, que ce n’est pas faute d’avoir essayé … les données suggèrent une raison inhabituelle pour expliquer cette difficulté à lire les sentiments des femmes.

Lorsqu’ils regardent des yeux masculins, les homes s’imaginent, avec les parties de leur cerveau liées aux pensées et aux sentiments, dans quel situation ils ont eu eux-même ce type d’expression. L’étude suggère ainsi qu’ils ont compris ce que les autres hommes ressentaient en se souvenant de moments semblables dans leurs propres vies.

Mais quand ils ont regardé des yeux de femmes, les hommes ont été déroutés, car leur cerveau ont cherché des souvenirs de quand ils avaient vu une autre femme qui ressemblait à l’image ; et les hommes ont trouvé qu’il était beaucoup plus difficile d’avoir de l’empathie avec ces femmes.

Grâce au scanner, les scientifiques ont constaté que l’amygdale, une partie du cerveau considéré comme important pour l’empathie avec les autres, a montré plus d’activité quand les hommes regardaient les yeux d’un homme plutôt que d’une femme.

Ils ont expliqué que cette incapacité masculine de déchiffrer les pensées d’une femme par lecture de son expression se rapporte à des périodes antérieures de l’histoire humaine ; être en  mesure de dire ce que un autre homme pensait – et s’il constituait une menace – était beaucoup plus important pour la survie de l’espèce.

Commentant les résultats de l’étude, publiés dans la revue PLoS ONE, les chercheurs ont précisé : «Comme les hommes étaient plus concernés par la chasse et la défense d’un territoire, il aurait été plus important pour eux d’être en mesure de prévoir et d’anticiper les intentions et les actions de leur rivaux masculins.”

(librement traduit par Julie M.)

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23 responses to Les hommes peinent à lire les émotions féminines

  1. Jana D. a écrit le 8 mai 2013

    C’est la fameuse “solidarité masculine”, sûrement…Les hommes sont et seront toujours de mauvaise foi concernant les désirs, les attentes et les émotions des femmes…L’homme et la femme ne se comprendront jamais…Mais, j’espère me tromper. Merci pour l’article, en tous cas.

  2. Julie Mazens a écrit le 8 mai 2013

    Ce que je ne comprends pas, c’est que je trouve cette étude incomplète … pourquoi ne pas avoir mené le même test en croisé (des femmes regardent des photos) … car rien ne dit que cette caractéristique n’existe pas dans le cerveau “féminin”.

  3. Jana D. a écrit le 8 mai 2013

    Très juste remarque, Julie.

  4. Héloïse a écrit le 8 mai 2013

    C’est quoi ce bastringue
    Avec Hammarberg, luttons contre l’hérésie athéististe rationnaliste essentialiste neuro-biologique

  5. Nadine a écrit le 8 mai 2013

    Ah, la fameuse “théorie de l’esprit” !!!! http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_l'esprit

  6. Nadine a écrit le 8 mai 2013

    Et les femmes trans” vis à vis de leurs épouses ????

  7. Alexandra a écrit le 8 mai 2013

    Ben déjà on les met dans un sale embarras. Parce que là… Qu’ils aillent trouver la “forme” de notre cerveau.
    Et en plus, je vous raconte pas le bazar dans nos têtes à Julie et moi ! Ils regardent, ils se perdent avant d’avoir compris comment ça fonctionne. :-)

  8. Celia a écrit le 9 mai 2013

    Tissus de conneries. Pas de sources, pas de chiffres, bouleshit !
    Hey TXY… Pas marre de relayer ces fadaises ?
    Salut

    • Julie Mazens a écrit le 9 mai 2013

      Je viens de rajouter le lien : http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0060278

      Ton ton est fortement désagréable. Participe, collabore, échange, partage et ce sera constructif. Car en l’état c’est ton intervention qui est totalement bouleshit !

      Kisss.

      • Celia a écrit le 9 mai 2013

        Julie,
        Je suis déçue et je le dit. Je vois pas en quoi ma désaprobation est bouleshit. Toutes ces théses différenciant les cerveaux et ne reposant sur rien de sérieux, à quoi bon les diffuser ?
        Oui je suis en retrait sur TXY, ce n’est pas par hasard mais par manque d’envie de collaborer à un projet dans lequel je suis de moins en moins à l’aise.
        Réunir les trans c’est très bien, leur servir cette soupe, je désapprouve.

        • Julie Mazens a écrit le 9 mai 2013

          Moi aussi je suis déçue et je le dit. Profondément déçue par des personnes qui critiquent sans cesse sans jamais construire (ou si peu).

          Le billet ci-dessus ce fait l’écho d’un travail scientifique public et documenté. “Pas de sources, pas de chiffres”, je pense que le lien que j’ai indiqué montre exactement l’inverse.

          Tu peux ne pas être d’accord avec cette étude. D’autres études existent aussi. Comme pour toutes les recherches et résultats scientifiques, il faut éviter d’être péremptoire, dans un sens comme dans un autre.

          Ce qui serait constructif, serait d’étayer les arguments. Personnellement cette étude me dérange et je m’en suis émue avec un argument – parce qu’elle est orientée (pourquoi ne pas avoir testé des femmes dans les mêmes conditions).

          Et ensuite, je me suis déjà exprimée N fois sur le sujet de la ligne éditoriale de Txy.

          ChacunE est libre de participer à la ligne éditoriale en proposant et en poussant des contributions. J’attends avec impatience de telles contributions pour enrichir le débat.

          Montre nous donc le contenu de ta “soupe” que nous puissions la confronter à la diversité de nos expériences, de nos vécus, de nos références, de nos débats …

          • Celia a écrit le 9 mai 2013

            Ma soupe :
            http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Fausto-Sterling

            Fausto Sterling est une biologiste qui passe sa vie à démonter la façon dont la science “fabrique” et renforce nos préjugés, notamment sur les différences entre les sexes.
            Toute la recherche est “politiquement” orientée dans le sens de la norme existante, qu’il s’agisse de genre ou d’autre chose. Et pourquoi s’en étonner ?

            Quand à l’étude que tu cites, elle nous présente comme une évidence que la cause est biologique, alors que rien ne le prouve. et sur la part culturelle, il faut arrêter avec les explications naturalistes qui trouvent leur légitimité dans la création de toutes pièces d’une “préhistoire” où l’homme chasse et la femme s’occupe du foyer : c’est une pure invention du 19ème siècle (extrêmement féministe comme période comme l’on sait)

            Si on arrêtait de soutenir ce genre de thèse, peut-être qu’elles finiraient par s’éffondrer ? Il y a tant à connaître qui ne soit pas de l’ordre des croyances et des préjugés.

          • Alexandra a écrit le 9 mai 2013

            Le plus simple… Fais un article. Étaie-le. Ainsi tu exposeras ton point de vue, tu donneras des éléments concrets et surtout tu engageras tes propos comme nous touTEs qui écrivons.

            Parfois on prend des baffes, mais ça fait partie du jeu.

            Bien à toi.

          • Julie Mazens a écrit le 9 mai 2013

            Qui a dit “I believe that both sex and gender are in part social constructs. But they take place in the body, and so are simultaneously biological.” ?



            Fausto Sterling

    • Héloïse a écrit le 9 mai 2013

      Pourtant, il suffirait que la modération d’un certain forum mette son “Nihil obstat” et qu’Hammarberg mette son “Imprimatur”.

    • Alexandra a écrit le 9 mai 2013

      Intervention juste grossière est qui est loin de servir une quelconque cause ou une quelconque théorie. En effet, Julie a raison, le propos que tu tiens s’applique directement à ton intervention tout sauf constructive.

      Tu remarqueras d’ailleurs qu’ici nous ne t’avons pas censurée. Pourtant il y a de quoi vu le caractère très insultant de ton intervention. Mais je pense que tu assumes ton propos, aussi restera-t-il en l’état.

      Bien à toi.

  9. Héloïse a écrit le 9 mai 2013

    Certains vous parleront de cartographie cérébrale non conforme et de caractères sexuels fantômes…
    Et d’autres vous parleront de plasticité cérébrale, évoluant tout au long de la vie, d’éducation stéréotypée…

    A défaut de pouvoir montrer qui est le plus vrai, on défend celui qui est le plus politiquement correct.

    On restera dans l’indémontrable, à moins de vouloir faire de la vivisection sur des enfants en suivant l’évolution de leurs cerveaux, en regardant comment ils se comportent en constatant leurs différences anatomiques, avac des injections de différentes hormones, de différents modes d’éducation et qu’on cherche lesquels deviendront cis, trans, binaires, non binaires…

    Mais ne vous avisez pas de parler de différences devant la reproduction, c’est de l’hérésie essentialiste. Les cerveaux furent créés avant que le complôt binaire n’inventât la viviparité.

  10. Celia a écrit le 10 mai 2013

    Alexandra, Mes insultes allaient à l’article pseudo scientifique… pour TXY il ne s’agissait que de reproches de “relayer des fadaises”. Donc ne montez pas sur vos grands chevaux et acceptez la critique, comme moi je veux bien accepter de reconnaitre une légère impulsivité 😉 (les hormones sans doute !)
    Et pour ce qui est des articles, tu a du remarqué que j’ai bien ralenti ma production… pour moi c’est un métier, qui n’est pas le mien. Je me suis toujours contentée de témoigner, et réagir !
    Julie, tu cites justement Fausto Sterling, et c’est pile ce qui me plait dans son approche : la remise en question des dichotomies (nature/culture en étant une importante) et une réflexion sur les interactions entre nature et culture notamment, loin des schémas de pensée de l’article pseudo scientifique cité…

    Bon weekend à Tour !
    Bises
    Célia

  11. Émilie Sabrina a écrit le 23 février 2016

    Tiens c’est curieux…

    J’ai moi même passer un test similaire il y a quelques mois qui avait pour but de diagnostiquer un syndrome d’Asperger.
    J’ai obtenu un résultat de 30/36 et sur les 6 erreurs commises une seul femme XD.

    Plus sérieusement, les hommes ce sont mis en situation pour évaluer d’autres hommes mais pas avec les femmes. S’il s’agit effectivement d’un manque d’empathie, il serait certainement dut à un manque d’éducation provenant sans doute de notre société machiste.

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