Pourquoi diviser le monde social alors que nous sommes tous des mutants ?

26 juin 2013 | Tags: , , , , , , , ,

myleneJ’ai beaucoup apprécié deux textes lus la semaine dernière sur Txy.

Le premier est celui de Julie Mazens intitulé « Cisgenre, manifeste pour son utilisation ». Les personnes cisgenre seraient celles dont le genre est en adéquation avec le sexe. Ma féminité est en adéquation avec mon sexe de femme. Ma masculinité, bien souvent virile, est en adéquation avec mon sexe d’homme. Si je ne suis pas dans ces régimes de vérité, je suis « transgenre ».

A cela, Julie répond : « ce terme “cis” renforce l’idée que chacun d’entre nous aurions une identité de genre innée. Mais cela est totalement faux. Bien que le genre pourrait être quelque chose qui puisse nous identifier, ce n’est pas un concept ni réel et ni mesurable ». Bien vu.

Lors des Queerdays de Bordeaux, pendant l’atelier Drag King animé par Rachele Borghi, j’ai pris conscience de deux choses.

D’une part, j’ai vu à quel point jouer le rôle de la masculinité virile, machiste, imposante, dominatrice, parfois violente, est une performance, une mise en scène de soit, une construction sociale produite à partir de certaines manières d’être socialement.

Être Masculin ou féminin, que le sexe soit en adéquation ou pas avec le genre, c’est avant tout une construction de soi et une performance que l’on joue dans l’espace des sociabilités et des contraintes qui sont les nôtres.

D’autre part, j’ai pris conscience que je ne me reconnais pas du tout dans les canons dominants de la masculinité que nous a fait jouer Rachele et dans lesquelles de nombreuses femmes présentes dans l’atelier ont excellé, y compris lors les débats.

Dans le monde universitaire au sein duquel j’évolue, je perçois bien qu’il y a de nombreuses femmes qui ont ces attributs virils de la masculinité et que je ne fais pas le poids face à elles. J’aurai même tendance à m’enfuir en courant.

L’année dernière, lors d’un colloque au cours duquel j’étais modérateur, j’ai été incapable d’arrêter l’une des intervenantes qui avait largement dépassé son temps de parole et qui ne tenait pas compte des fiches que je lui glissais sous les yeux « il reste 5 minutes » ; quand bien même il fallait qu’elle s’arrête et qu’elle a retardé de 30 minutes la fin de la conférence. Je ne me suis jamais reconnu dans cette domination masculine, que l’on peut s’accaparer facilement comme un privilège.

Là j’écoute Mylène Farmer « Je te rends mon amour » et je me sens bien en écrivant tout seul ce texte, dans mon bureau, la nuit ; ce qui fait bien rire ma copine Valérie M. Par-delà les masculinités et les féminités, je me sens très proches d’Arnaud, de Karine, de Maud-Yeuse dans mes manières d’être et de vivre mes interactions avec les gens. Et pour ce qui me concerne, je ne me reconnais pas dans l’opposition cisgenre et transgenre.

L’autre texte est celui de Candice de Lau « Transsexuel – manifeste pour sa réhabilitation ». Là aussi, c’est un manifeste. Les Kings Queer en chantent de très beaux. Amours et révolte. Lady Pirate. Le texte de Candice de Lau prend position contre les propos de celles qui critiquent les trans lover tout en se mettant sur leur 31 pour se faire draguer.

Si y’a des hommes qui profitent de la sensibilité de certaines transes, en jouant les jolis cœurs et en les laissant tomber après les avoir « tronchées », on peut certes trouver ça dégueulasse (cela vaut pour n’importe quelle femme comme le rappelle Jean Claude Kauffman dans son livre La femme seule et le prince charmant). On peut aussi être d’accord avec les transes qui veulent que leur mec les aime en tant que femme et non en tant que « transsexuelle », par rapport à ce qu’il y a entre leurs cuisses.

D’après Platon, il y a trois types d’amour. Il y a l’éros, qui est le désir sexuel du corps ; la philia qui est l’amour désintéressé à l’égard d’un ami ; l’agapé, qui est une sorte d’amour divin dépassant le désir éphémère des corps pour s’élever dans la spiritualité.

Suite à un de mes billets sur Txy, je me suis fait taxer de trans-lover, cherchant à se taper des filles sur le net. Faut pas confondre acte politique et plan cul. Si je voulais me taper des transes, je n’aurai certainement pas écrit mon texte sur la beauté des corps transidentaires et ne l’aurai pas présenté aux Queer days de Bordeaux comme je l’ai fait. Je serai allé dans les lieux de drague suggérés par ma copine Barbara L. et aurai tenté ma chance. C’est ça que j’aurai fait et comme dit Candice de Lau, je n’aurai pas eu à culpabiliser de faire ça, puisqu’il y a des transes qui cherchent des mecs qui les draguent et qui aient envie de faire l’amour avec elles. Il y a bien une « sexualité transsexuelle ».

J’ai été aussi très sensible lorsque Candice de Lau écrit son plan drague avec un mec qui a du mal à assumer son désir pour les transes (il était mignon le mec ? tu nous dis pas). Candice est très gentille quand elle lui dit :  «oui bien sûr, il est normal que je te plaise si tu aimes les femmes vu que j’ai toutes les apparences d’une femme, mais il est indéniable qu’une certaine particularité au bas-ventre et les étapes de ma vie, peuvent te laisser entendre que si tu couches avec moi, tu serais pas un peu pédé mon pote ?” vous me suivez ? C’est toujours pareil : je me ressens femme, je suis perçue femme mais j’ai une particularité transidentitaire ». Il ne peut pas faire simple le mec et se dire « J’ai envie de Candice de Lau » ?

Tout le temps on enferme les gens dans des identités de genre, de sexe, de race, de religion, de communauté ; sans voir la violence physique et symbolique de ces assignations identitaires, qui sont aussi des contraintes par corps.

Là encore, j’entends Mylène Farmer qui chante : «  D’avoir mis son âme dans tes mains, tu l’as froissée comme un chagrin ; et d’avoir condamné vos différences, nous ne marcherons pas ensemble ». Et qui chante encore : « j’ai rêvé que l’on pouvait s’aimer au souffle du vent ; s’élever l’âme, l’humanité ».

On ne peut pas être vu dans la singularité, l’hybridité, les métissages et les yeux de mutants qui sont les nôtres ? Moi, j’ai bien aimé boire une bière avec Alexandra, après avoir visité son super lieu de travail. J’ai bien aimé manger une andouillette avec Candice en buvant des kirs et en regardant PSG-Barça. Je vais être content de rencontrer Julie cet été, de présenter avec mon ami Arnaud un texte sur le queer dans les aires non occidentales au congrès de l’AFSP.

La vie, ça peut être très simple lorsqu’on arrive à voir l’humanité des gens et vivre des moments sympas avec eux, dans cette vie fragile où nous sommes tous faits, comme dirait Shakespeare dans La tempête, de la vaine substance dont se forment les songes.

Jean Zaganiaris

Vous avez aimé cet Article ? Vous aimerez aussi :
Cisgenre – Manifeste pour sa non-utilisation !
"Cisgenre" ou "cis" Voila un terme que je lis régulièrement dans le cadre de notre communauté, encore aujourd'hui dans un fil de discussion tumblr, et qui m'insupporte au plus au point (°). C'est un terme que je trouve, au mieux, inutile et au pire transphobe. Et lorsque qu'il est employé pour identifier une femme, "femme cisgenre" en opposition à "femme transgenre" - cas le plus fréquent devenant presque synonyme - je le trouve extrêmement méprisant et misogyne. Revue de détails des arguments contre ...
LIRE L'ARTICLE >>
Fille ou Garçon mon sexe n’est pas mon genre
Réalisateur : Valérie Mitteaux Producteurs : ARTE FRANCE, OSTINATO PRODUCTION, CHAZ PRODUCTIONS Ils sont nés femmes mais vivent aujourd’hui comme des hommes. Portraits croisés de quatre "transboys" ou trans' FtM. Kaleb a une trentaine d’années. Après avoir fait le choix de "transitionner" (passer du féminin au masculin), il participe à des ateliers pour s’approprier sa masculinité. Lynn, lui, n’a jamais suivi de traitement hormonal. Il s’est autoproclamé "homme" et le revendique dans un one-man-show. Miguel, qui a collé des photos du temps où il s’appelait ...
LIRE L'ARTICLE >>
Fuijeda envoyé spécial au Queer Conférence !
Un petit retour sur ma soirée du Jeudi 7 Fevrier au Girofare sur la conférence « WHAT’S QUEER ? » Je ne vais pas parler, ici, du contenu de la conférence mais de la soirée en elle même. Tout d'abord un grand bravo au maitre de conférence qui a très bien assuré. Et ensuite je suis hyper content d'avoir enfin pu rencontrer les têtes qui sont "amis" avec moi sur Facebook, des voix entendues qu'au téléphone et des personnes totalement inconnues. J'ai donc pu, enfin ...
LIRE L'ARTICLE >>
Comment enterrer la loi transgenre … nous ne sommes pas dupes !
Voici la transcription d'une séance de travail de l'assemblée nationale sur l'égalité homme femme qui aborde à nouveau le sujet de l'identité de genre, du rejet d’amendements et d'une loi spécifique renvoyée aux calendes grecques (merci à Chloé Avrillon et Brigitte Goldberg pour m'avoir transmis ce document). Quelle crédibilité apporter à la réponse de la ministre ? n'avait-elle pas parlé il y a encore quelques mois d'encadrer le sujet du changement d'état civil dans le cadre d'une grande loi de simplification ...
LIRE L'ARTICLE >>
Polémiques Transgenres et Transidentitaires !
Inspirée par une discussion animée autour d'un communiqué de presse, cette page recense, par ordre ante-chronologique, tous les débats animés et polémiques transgenres et transidentitaires qui ont secoués notre petit village gaulois (billet culte de Diane publié en Octobre 2012). Cette liste est aussi l'occasion de rappeler que Txy est pour la liberté d'expression et la diversité des points de vue sur un sujet complexe, celui de la transidentité. C'est un exercice délicat de maintenir cette richesse mais nous avons la ...
LIRE L'ARTICLE >>
[Concours Txy 2012] “Le Manifeste de la Robe” par Sophie Delsey
Jeudi, 18h. Je rentre chez moi, seule comme tous les jours. Je ne retrouve ni mes enfants, ni ma femme, ni mon mari. Ni même mon chat ou mon chien. Tout au plus une nouvelle colonie de fourmis qui aura réussi à se faufiler entre les lézardes de ces vieux murs, réussissant l'exploit de donner de la vie à cette maison. Comme tous les soirs, je pose mon sac dans le placard, enlève mes chaussures, me dirige vers ma chambre, ôte ...
LIRE L'ARTICLE >>
Le Cerveau possède-t-il réellement un genre?
Après avoir consulté pas mal de choses sur le sujet, je suis assez contente de ce que j'y ai trouvé! Le Cerveau humain n'est sexué qu'avec le concours des hormones qui le stimulent et c'est seulement ça qui fait une différence entre le cerveau d'une femme et celui d'un homme! Au niveau uniquement sexuel s'entend. Touts les stéréotypes genrés destinés à maintenir le joug de la gent masculine sur nous, pauvres et faibles femmes, ne sont que ramassis de foutaises. Plutôt cool ...
LIRE L'ARTICLE >>
Transsubstantiation de la chair ? Non, acte technique
Les débats du moment sur Txy, initiés par @julie et pimentés par @berenice, mettent en lumière une tendance à penser que la chirurgie génitale fait d'un sexe masculin un sexe féminin. Essayons de comprendre ce que ça veut dire. Voici le schéma d'un appareil génital masculin et voici le schéma d'un appareil génital féminin (Je vous laisse découvrir la source de ces schémas dans cet article Wikipédia). Une chose est certaine, on ne peut guère fabriquer d'utérus et d'ovaires à partir du matériel existant ...
LIRE L'ARTICLE >>
21 février 2014 – Queer Pix 2014 – Soirée d’ouverture
L'association IDEM vous invite à la soirée d'ouverture du festival des films LGBT de Pau, Queer Pix 2014. Lors de cette soirée, le festival a prévu la projection du film de Cynthia et Melissa Arra (France 2007), "L'ordre des Mots" au Cinéma Le Méliès. La projection sera suivie d'une rencontre débat avec Arnaud Alessandrin, sociologue et Julie Mazens, cofondatrice du média collectif transidentitaire Txy.fr. Retrouvez les détails de cette soirée sur la page Facebook : https://www.facebook.com/events/1403540866565702/ et n'hésitez pas à inviter tous vos ...
LIRE L'ARTICLE >>
Sexe, genre et sexualités
%CODE1%Le sexe désigne communément le sexe biologique qui nous est assigné à la naissance (mâle ou femelle), le rôle ou le comportement sexuels qui sont censés lui correspondre (le genre), et, enfin, la sexualité. Les théories féministes s'attachent à la problématisation de ces trois acceptions mêlées du sexe. Elles travaillent à la fois sur les distinctions historiquement établies entre le sexe, le genre et la sexualité, sur leurs constructions et leurs relations. S'agit-il d'une relation de causalité : le sexe biologique détermine-t-il ...
LIRE L'ARTICLE >>
Cisgenre – Manifeste pour sa non-utilisation !
Fille ou Garçon mon sexe n’est pas mon genre
Queer Day Bordeaux, un ptit compte rendu de Fuijeda
Comment enterrer la loi transgenre … nous ne sommes pas dupes !
Polémiques Transgenres et Transidentitaires !
[Concours Txy 2012] “Le Manifeste de la Robe” par Sophie Delsey
Le Cerveau possède-t-il réellement un genre?
Transsubstantiation de la chair ? Non, acte technique
21 février 2014 – Queer Pix 2014 – Soirée d’ouverture
Sexe, genre et sexualités

8 responses to Pourquoi diviser le monde social alors que nous sommes tous des mutants ?

  1. Cand a écrit le 26 juin 2013

    Yeah ! J’adore la phrase de Shakespeare

  2. Alexandra a écrit le 26 juin 2013

    Ah ben oui… La vie simplement ! Et puis c’est vrai que je me sens bien quand je travaille dans l’établissement en question. Au-delà du prestige, il est vraiment très chargé d’histoire, pas toujours forcément à l’avantage des trans, mais tout peut évoluer. La preuve ! Je travaille dans l’établissement et y suis accueillie en être humain, en consultante et rien d’autre.

  3. AlexMec a écrit le 26 juin 2013

    Et pour ce qui me concerne, je ne me reconnais pas dans l’opposition cisgenre et transgenre.

    J’ai été très surpris quand je suis arrivé à cette phrase, vu que la demi-douzaine de paragraphes qui la précédaient décrivaient une expérience indéniablement trans.

    On ne peut pas être vu dans la singularité, l’hybridité, les métissages et les yeux de mutants qui sont les nôtres ?

    Par définition, il ne saurait y avoir d’hybridité, de métissage ou de mutation sans d’abord définir des catégories. Quant à la singularité, elle ne peut exister que dans un contexte de généralités. A vouloir effacer les catégories et nier les différences, on ne fait qu’éradiquer au final l’originalité et l’unicité de chaque individu.

    Et surtout il ne faut pas oublier: quand les catégories disparaissent, cela ne veut pas dire que les différences sont toutes également reconnues; cela veut seulement dire que tout le monde est supposé par défaut appartenir à la catégorie dominante. Un être humain est mâle par défaut (“l’homme” désigne tout être humain ,et “les hommes” désignent l’humanité toute entière). Un être humain est blanc par défaut, et hétérosexuel, et ainsi de suite. Supprimer les catégories, c’est invisibiliser toutes les populations non-dominantes.

    Tout le temps on enferme les gens dans des identités de genre, de sexe, de race, de religion, de communauté ; sans voir la violence physique et symbolique de ces assignations identitaires, qui sont aussi des contraintes par corps.

    La violence survient quand ces identités sont imposées et/ou abusées par des personnes extérieures en position de pouvoir. Quand, à l’inverse, une identité est réclamée par un individu, ou réhabilitée par un groupe, alors elle devient un moyen de délivrance, d’affirmation de soi. Je suis opprimé et déprimé quand on me dit, “Tu es une nana parce que tu es XX et que tu es né avec un vagin”, mais je m’affirme et me libère quand je dis, “Je suis un mec.” Ce n’est pas le fait d’appartenir à une catégorie qui est le problème; c’est le fait d’être enfermé de force dans la mauvaise catégorie, ou d’appartenir à une catégorie victime de discrimination.

    On ne peut pas espérer résoudre un problème tant qu’on ne sait pas le décrire précisément. Et pour ça, il faut différencier les détails, les nuances, les échelles, les couches. Les catégories sont indispensables – mais il faut toujours s’assurer qu’elles sont adéquates, et qu’elles demeurent des outils de travail et non des armes d’oppression.

    • Damia a écrit le 27 juin 2013

      Absolument d’accord.

      Je suis désolée mais je suis totalement contre le fait de tout vouloir fondre dans une sorte de “masse” difforme, sans contours, sans saveurs, sans contrastes. C’est en ça que je trouve le mouvement Queer un peu critique, en voulant faire venir dans notre zone des gens qui se considèrent “un peu gays” ou “un peu trans”, ou “un peu intersexe”. Désolée mais on n’est pas “un peu” trans. On l’est ou on l’est pas. Et on ne le devient surtout pas. C’est quelque chose qui est en nous. Parfois il manque juste d’un révélateur.
      Quand tu es cis, tu es cis, c’est tout. Ou trans. Mais pas les deux, certainement pas.

      C’est louable cet effort de vouloir faire voler en éclat les différences, mais elles sont là. Et notre mission c’est de veiller à ce que les êtres humains soient tous traités sur un même pied d’égalité, peu importe son origine, sa religion, son sexe, son genre, etc.

      Enfin, et d’après mon expérience personnelle, quand je sors dans la rue, que je vais en société, tout ça, mon identité de genre n’est jamais évoquée. De même que je ne vais jamais évoquer le fait que les autres personnes que je côtoient soient cisgenres. A contrario, si un ou une cis’ s’amuse à me discriminer en raison de ma transidentité, ça se passerait mal et je lui mettrais le nez dans sa “cisidentité” ;).

  4. Cand a écrit le 28 juin 2013

    Intéressant cette réflexion d’Alex sur l’importance des catégories et la difficulté de trouver les bonnes catégories. C’est pour ça que je suis pour une utilisation du mot transsexuel dans son vrai contexte, une sexualité trans qui est nécessairement, qu’on le veuille ou non, particulière et qui touche non seulement les trans mais toutes celles et ceux qui les côtoient intimement.

    Juste anecdote, je me suis rendu-compte au boulot que les sites trans – dont txy – étaient interdits car recensés comme pornographiques. Ce doit être à cause de mots clés comme transsexuels, shemale etc. En ce sens, l’affirmation de notre catégorie est encore discriminante.

    • Julie Mazens a écrit le 28 juin 2013

      le filtrage doit se faire sur mots-clés effectivement car non seulement Google et Bing mais aussi divers sites spécialisés sur le référencement considèrent Txy comme un site tout public.

      D’ailleurs nous ne pourrions pas diffuser de la pub Adsense dans le cas contraire !

      Donc voir avec ta DSI pour blanchir le site malgré les mots-clés … 😀

      Bises !

    • yukarie a écrit le 28 juin 2013

      même chose à l’éducation nationale (du moins dans mon académie) : pas de Txy. De même Yagg n’est accessible que pour la première page (les titres) , mais on ne peut pas entrer plus loin. En fait dès qu’il y a le mot sexe, c’est blocage automatique.
      Pour l’anecdote, un prof de philo pestait car il n’accédait pas à un site : sa recherche portait sur la sexualité selon Kant ou quelque chose comme cela !
      Toujours à l’Éducation Nationale, Youtube est aussi interdit d’accès, dans sa totalité. Donc il ne faut pas y voir une discrimination dirigée.

    • Héloïse a écrit le 28 juin 2013

      Je me rappelle d’un étudiant roumain qui lisait les sites en russe pour contourner le blocage de la fac.
      Tovaritch ! Viens traduire site et exporter révolution du prolétariat du genre.
      Faire l’Existrans sur la place Rouge, c’est quand même plus chic que la Marche des Fiertés sur la Concorde. Et en bonus, voyage en Sibérie inclus dans le forfait !

Leave a reply

You must be logged in to post a comment.

X
- Entrez votre position -
- or -