La transition n’est qu’une étape

6 juillet 2013 | Tags: , , ,

Portrait de Laurent-13 (Audrey Cerdan/Rue89)

Portrait de Laurent-13 (Audrey Cerdan/Rue89)

Certains se demanderont pourquoi j’ai choisi de dire publiquement quelque chose que je me suis battu pour cacher toute ma vie. Peut-être qu’il n’était pas judicieux pour moi de le faire.

Qu’importe. Je ne suis pas là pour revendiquer des droits pour les personnes transexuelles, ni un changement de législation.

Je suis juste là pour affirmer que nous pouvons mener une vie normale, singulière, être monsieur ou madame Tout-le-monde. Si j’ai fait ça, c’est avant tout pour dire que tout va bien, et que nous avons au moins la chance d’être dans un pays qui permet, non sans difficultés, de contourner le problème.

Oui, nous avons un passé compliqué et dans un sens, nous serons « différents » à jamais. Mais nous avons aussi les moyens d’accompagner nos familles, nos amis, de les aider à nous aider, sans se marginaliser ni se résoudre à être incompris.

Si j’ai écrit ce texte, c’est aussi et surtout parce que la transition, à mon avis, n’est qu’une étape, un obstacle à sauter avant de repartir à zéro, un temps d’arrêt avant de construire une vie, comme le font des milliers de gens.

Opérations, démarches administratives… le chemin a été long pour devenir un homme. Je veux le raconter pour aider les autres à nous aider.

Témoignage de Laurent, étudiant en journalisme, à lire sur Rue89.

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11 responses to La transition n’est qu’une étape

  1. Jacqueline Landau a écrit le 6 juillet 2013

    Je m’empresse d’aller lire le texte sur “Rue89″. La transition, à mon avis, ne prends jamais fin. Ma “transition”, je la vie au quotidien, j’en fais partie, je la “digère”, je suis les deux pieds dedans, elle m’amène partout, comme cela arrive à des milliers de gens. Je la voie comme une étape, oui, mais la seule étape pour moi puisque je ne songe pas à la sauter comme un obstacle à franchir avant de repartir à zéro, c’est un temps d’arrêt, oui, mais j’y reconstruis actuellement ma vie. C’est comme si je vivais deux vies, celle d’un homme et celle d’une jolie femme, et que la transition c’est ce par quoi je fais évoluer les deux, en parallèle. Il n’y aura pas de “avant” et “après” ma transition, pour moi: je “suis” ma transition. Merci :-)

  2. Jacqueline Landau a écrit le 6 juillet 2013

    Quand je lis des titres du genre “Pas né dans le bon corps…”, je me demande à quel point cet attitude est à prendre d’abord et avant tout comme un rejet de la vie? Je comprends la démarche de Laurent-13, je ne la critique pas. Au contraire, à l’instar de beaucoup d’autres, je l’admire car il faut beaucoup de courage pour entreprendre la reconstruction de son esprit. Je me demande si ce serait plus “positif” de reconnaître d’abord la valeur de sa vie, le fait de l’avoir reçue de ses parents, pour ensuite y voir une volonté de changer? Changer, après tout, c’est la vie, non? On dit, ici, qu’il n’y a que les fous qui refusent de le faire. Changer, c’est naturel. Changer, c’est grandir. Changer participe d’une prise de conscience. Alors, je me permettrais de ré-écrire le titre de la façon suivante “Né dans un corps d’homme, j’ai ressenti en moi la volonté d’en changer”. Il me semble que c’est très différent comme message? Plutôt que de lui faire “opposition” à ce corps que nous avons reçu à la naissance et que, de toutes évidences, on ne peut pas blâmer? Cela dit, et en terminant, je comprends et ne rejette pas la dysphorie de genre chez ceux et celles qui la ressentent profondément. Merci encore Laurent-13. Je retourne à la “rue89″…

    • AlexMec a écrit le 6 juillet 2013

      Quand je lis des titres du genre “Pas né dans le bon corps…”, je me demande à quel point cet attitude est à prendre d’abord et avant tout comme un rejet de la vie?

      Un rejet spécifique de la vie à laquelle nous condamne le corps dans lequel nous sommes nés, oui.

      il faut beaucoup de courage pour entreprendre la reconstruction de son esprit

      De son esprit? Moi je dirais plutôt “de son corps”, parce que l’esprit a toujours été clair, lui.

      Je me demande si ce serait plus “positif” de reconnaître d’abord la valeur de sa vie, le fait de l’avoir reçue de ses parents, pour ensuite y voir une volonté de changer?

      J’avoue ne pas comprendre ce que tu essaies de dire, là. La vie a de la valeur en soi, évidemment, mais quand on est prisonnier d’un rôle qui ne nous convient pas, il est difficile d’apprécier d’être en vie. La volonté de changer découle naturellement du besoin de corriger cet état de fait insupportable.

      Alors, je me permettrais de ré-écrire le titre de la façon suivante “Né dans un corps d’homme, j’ai ressenti en moi la volonté d’en changer”.

      Je ne peux pas parler pour Laurent, mais pour moi, non, ça ne collerait pas. Je n’ai jamais ressenti la volonté de changer de corps; ce que j’ai ressenti, c’est qu’il y avait eu erreur dès le départ et qu’il fallait corriger ça. Je suis né dans le mauvais corps, et changer cette situation n’est pas une volonté, mais une nécessité évidente pour pouvoir vivre libre.

      Plutôt que de lui faire “opposition” à ce corps que nous avons reçu à la naissance et que, de toutes évidences, on ne peut pas blâmer?

      “De toutes évidences”? Je ne suis pas d’accord. Quand je ne suis pas traité comme la personne que je suis réellement, juste parce que mon corps n’est pas aligné sur cette personne, alors pourquoi je ne le blâmerais pas, puisque tout est de sa faute? Je ne le fais plus maintenant que j’ai presque 40 ans et beaucoup plus de recul, mais quand on est plus jeune, ça me parait une réaction tout à fait logique.

  3. Jacqueline Landau a écrit le 6 juillet 2013

    Et enfin, cette citation : “Pour autant, je n’oublie pas mon vécu, et il est essentiel, à mon sens, de garder présentes à l’esprit les conditions dans lesquelles je suis venu au monde.” et celle-là: “A quoi bon tenter de tirer un trait sur un passé que je ne pourrais jamais changer ? Pourquoi enlever à ma maman les photos de mon enfance ?” Tu es une être merveilleux, Laurent-13.

  4. Cand a écrit le 7 juillet 2013

    Coucou,

    Juste quelques réflexions en l’air concernant ce joli témoignage.

    En lisant les commentaires sur rue89, je constate que les hommes acceptent bien plus facilement de reconnaître un changement de sexe FtM que MtF. Ils s’étonnent et ont des remarques assez crues mais ne remettent pas en question l’aspect fondamental, le fait que tu es un mec. En revanche, je trouve qu’ils ont plus de mal avec une MtF, avec des remarques pourries style “tu es un garçon très féminin” etc. C’est une constatation qui n’a rien d’agressif d’ailleurs et c’est finalement assez “logique” … mais cela montre qu’il y a du boulot spécifique à faire de ce côté là.

    Je constate également que les gens acceptent plus facilement la binarité – je suis un garçon – je suis une fille – et que cette affirmation de soi prête moins le flan aux critiques que tout ce qui découle d’une affirmation plus nuancée de son genre. Je suis convaincue que ma transition se passe bien parce que je réponds classiquement aux canons féminins, que j’ai la chance de m’y sentir bien et que je ne le vit pas comme une “aliénation de ma personnalité” mais comme une libération. J’en déduis que les mentalités ont évolué dans le bon sens mais qu’il y a encore du boulot.

    Enfin, ce texte est simple et direct, factuel et assumé : je suis un mec, j’ai fait ce qu’il fallait pour être reconnu comme tel, ce n’est pas simple mais on y arrive, maintenant je me reconstruis et c’est d’la balle, what else ? Cela provoque respect et considération. Je vis la même chose en affichant détermination et refus de chouiner. J’en déduis qu’il faut absolument sortir des reproches implicites à la terre entière (l’état transphobe, le complot politique patriarcal, les méchants transphobes qui ne comprennent rien etc.) en se contentant d’affirmer notre réalité, ni plus ni moins. Ce qui n’empêche pas de proposer des améliorations, une évolution progressive pour rendre les parcours moins difficiles. C’est juste une remarque d’ordre stratégique.

    Perso, j’aime assez le regard qui ose dire “ma transition est terminée”. Evidemment, la vie est une construction mais cet aspect de la vie, cette difficile transition, peut se terminer. Je considère que ma transition est presque terminée depuis que je vis socialement en femme. Désormais, je suis socialement une femme et c’est tout. Il me reste deux aspects techniques contraignants à régler (cec et srs), quelques aspects familiaux à faire avaler mais qui méritent du temps pour cela … mais dans le fond, la grande épreuve est finie, je me ressens du bon côté.

    Bises

  5. Alexandra a écrit le 9 juillet 2013

    Oui… Bon… Enfin… Ce gars fait juste l’apologie de la SoFECT. Ni plus, ni moins.
    Ca s’appelle surtout un beau début de contre-feu à nos revendications à venir, juste au moment où le CNCDH dit que finalement les changements d’état-civil ne seraient plus adossés au médical. Et là, pour le coup, la tour d’ivoire se fissure.
    Je pense surtout qu’on va voir naître bien des articles émanant de ces gens qui tiennent à leur pouvoir despotique sur les transitions des filles et des gars.

    • AlexMec a écrit le 10 juillet 2013

      Quelques mois plus tard, j’avais rendez-vous à l’hôpital, dans un service psychiatrique spécialisé en sexologie, au milieu de quelques internés, enfermés dans leur camisole. « Qu’est-ce que je fous là ? », me suis-je répété incessamment dans la salle d’attente.

      Il faut le dire, avec tout le respect dû aux personnes souffrants d’un trouble mental, et malgré toute la dignité que je leur attribue, je ne comprenais pas.

      J’ai été suivi pendant plus d’un an dans ce service par plusieurs psychiatres et psychologues, j’ai répondu à des milliers de questions à l’écrit et à l’oral, participé à des entretiens très durs.

      La puissance de mon mal-être et mon désir de vouloir changer de sexe ont été rudement mis à l’épreuve.

      Au bout de cette année interminable, et après de nombreuses prises de sang et autres tests physiques, la première étape de ma transition m’a été remise en mains propres : mon ordonnance hormonale.

      Le parcours s’est déroulé à son rythme, sans embûches. Certes, il a pris du temps et bouffé une partie de ma jeunesse et ses belles années.

      Depuis plusieurs années, je n’allais plus à la plage, je souffrais de la chaleur, le gilet compressif providentiel devenait peu à peu un fardeau qui m’empêchait de m’habiller comme je voulais.

      « Votre mastectomie bilatérale est prévue pour le 14 juin 2011. » Immense déception, pour nous deux. J’allais encore devoir attendre sept mois avant d’être opéré, les sept mois les plus longs de toute mon existence.

      C’est aussi le moment où je me suis dit « pour l’instant, tu n’as fait que changer de sexe, bouge-toi le cul ».

      Aujourd’hui, bien que le parcours ne soit pas terminé en vue de la dernière étape chirurgicale, la priorité reste à la construction de ma vie professionnelle, trop longtemps laissée au placard.

      C’est ça que tu appelles une apologie???

      Ah oui, je vois. C’est ça qui t’embêtes, je suppose?

      J’ai cependant eu la chance d’habiter Marseille, et d’être encadré par une équipe organisée pour tout prendre en charge, hormis les frais juridiques.

      D’autres personnes transsexuelles m’ont raconté des parcours plus chaotiques, dans le secteur privé, avec de nombreux déplacements pour obtenir des consultations dans toute la France.

      Sauf que, euh, il a raison. J’ai la chance d’avoir une endocrino sur Paris, mais j’ai du me payer plusieurs allers-retours sur Lyon pour le chirurgien. Tout le monde n’en a pas les moyens, surtout chez les plus jeunes.

      Quant au fait qu’il ne mentionne pas que les parcours privés sont généralement beaucoup plus rapides et nettement moins humiliants, c’est peut-être tout simplement parce qu’il n’en est pas conscient. Sans être dans sa tête ou lui avoir demandé, je trouve indécent de lui attribuer une intention aussi précise que “faire l’apologie de la SoFECT”. Surtout quand lui-même indique clairement qu’il ne prend pas de position politique sur le sujet et pourquoi il a témoigné:

      Je ne suis pas là pour revendiquer des droits pour les personnes transsexuelles, ni un changement de législation.

      Je suis juste là pour affirmer que nous pouvons mener une vie normale, singulière, être monsieur ou madame Tout-le-monde. Si j’ai fait ça, c’est avant tout pour dire que tout va bien, et que nous avons au moins la chance d’être dans un pays qui permet, non sans difficultés, de contourner le problème.

      Cette position est celle de l’immense majorité des garçons trans. Rien que ces dizaines et dizaines de gars opérés par mon chirurgien chaque année, où sont-ils? Réponse: occupés à vivre leur vie en-dehors des débats sur la SoFECT – débats dont bien souvent ils ne sont même pas conscients, parce qu’ils n’en ont rien à faire, qu’ils soient passés par une équipe hospitalière ou dans le privé.

      Il faut arrêter de ramener tous les témoignages à des positions politiques. Ce genre d’extrêmisme est non seulement injuste vis-à-vis des personnes qui témoignent, mais il entretient aussi le clivage dans le monde trans, où on ne peut pas ouvrir la bouche sans être accuséE de soutenir une position ou une autre. Et après certainEs se demandent pourquoi si peu de trans (et tout particulièrement si peu de garçons trans) sont impliquéEs dans la communauté!

      • Alexandra a écrit le 10 juillet 2013

        Je m’attendais à une réaction aussi violente de ta part. Pourquoi ne suis-je pas étonnée.
        La position politique est déjà celle de Rue89 qui est maintenant aux mains du gouvernement. Je ne vais pas refaire l’histoire, il suffit de se renseigner.
        Ils se sont arrangés pour choisir quelqu’un passé par ce chemin.
        Maintenant, il est passé par ces équipes, et comme chacunE d’entre nous, il avait le moyen de passer par du libéral pour ne pas avoir ces milliers de questions.
        Mis à part pour l’opération génitale, tout le reste peut se faire hors-parcours. Encore une fois, je ne referai pas l’histoire.
        Et oui, que cela te plaise ou non, les mandarins de ces équipes ont tout intérêt actuellement à discréditer ce que le CNCDH propose car elle risquent à terme de perdre la main-mise et le blé qui va avec, sur les trans’.
        Donc, oui, cet article est éminemment politique et même si ce n’est pas foncièrement la position absolu du gars, il sert bien le système actuel.
        Toute position est politique, surtout à partir du moment où tu écris dans un journal. Ne rien faire est politique. Faire quelque chose est politique. Surtout dans la société actuelle.
        Je te laisse à ton énervement coutumier qui ne donne tout simplement pas envie de dialoguer.

        Bises !

        • AlexMec a écrit le 10 juillet 2013

          Réaction violente parce que commentaire violent. Quand quelqu’un met son coeur à nu comme Laurent le fait ici, on ne commente pas en disant, “C’est juste l’apologie d’un système médico-politique.” C’est incroyablement méprisant, un tel commentaire.

          Maintenant, il est passé par ces équipes, et comme chacunE d’entre nous, il avait le moyen de passer par du libéral pour ne pas avoir ces milliers de questions.

          Si tu n’arrives pas à comprendre qu’un tas de gens n’ont pas les MOYENS de se payer du libéral, alors j’en arrive à me demander dans quel monde tu vis.

          Donc, oui, cet article est éminemment politique et même si ce n’est pas foncièrement la position absolu du gars, il sert bien le système actuel.

          Fais un procès d’intention à Rue89 si tu veux, mais ne dénigres pas un témoignage qui ne mentionne même pas la SoFECT sur la base qu’il ne servirait qu’à la défendre!

          Toute position est politique, surtout à partir du moment où tu écris dans un journal. Ne rien faire est politique. Faire quelque chose est politique. Surtout dans la société actuelle.

          Si ne rien faire est politique, alors tu devrais peut-être te demander pourquoi tant de trans ne font rien. Il y aurait un message, là, mais encore faudrait-il que tu sois prête à l’entendre.

          Je te laisse à ton énervement coutumier qui ne donne tout simplement pas envie de dialoguer.

          Tu ne sais pas dialoguer, Alexandra. Tu ne sais que condamner, moquer et dénigrer. Tout ce qui est contraire à tes positions ne vaut rien; ce n’est pas du dialogue, ça. Et le fait que tu parles de “l’énervement coutumier” de quelqu’un qui est en fait quelqu’un de très calme 95% du temps devrait là aussi te mettre la puce à l’oreille – mais je ne me fais pas d’illusions.

          Je ne me fais pas d’illusions non plus que ce message va être corrigé au mieux et supprimé au pire.

  6. Nadine a écrit le 10 juillet 2013

    Je ne change pas de corps, mon corps est toujours celui sous lequel je me suis incarné. Cependant, je le transforme pour avoir l’apparence que je souhaite ; celui d’une femme.

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