Photo du profil de Candice

by

Transsexualisme – Faut-il en finir avec les protocoles ?

8 août 2013 | Tags: , , , ,

sofectJe me permet un titre un peu racoleur pour vous faire part de quelques remarques sur le sujet et pour faire une proposition.

C’est une très modeste proposition, je précise. Je voudrais aussi dire que cette réflexion concerne les personnes transidentitaires qui ont décidé de faire une transition – donc passage de femme à homme ou homme à femme (pour pas qu’on me sorte des trucs comme “encore une fois, j’ai rien à foutre ici et blablabla” 😉 ).

Pour se comprendre, il faut essayer de nuancer

En fait, je trouve que ce sujet des protocoles sème, bien malgré nous, la zizanie. Pourtant, nous sommes toutes d’accord sur le fond. Alors, cela devra bien cesser un jour, cette zizanie. L’ennui, c’est qu’il s’agit d’un dialogue de sourds car arque-bouté sur des principes.

Je n’ai pas la prétention de dérouler une thèse sur le sujet mais voici pèle-mêle, quelques éléments qui me semblent importants :

– tout le monde est d’accord pour dire que les protocoles doivent au moins évoluer, si ce n’est être remplacés ;

– tout le monde est d’accord pour constater de nombreuses dérives de ces protocoles et un suivi de la transidentité assez maladroit voire irrespectueux ;

– tout le monde est d’accord pour constater que les chirurgiens français travaillent de mieux en mieux mais qu’ils peuvent encore faire mieux.

ça va ? Je suis assez consensuelle, là ?:-)

Par contre, il y a deux choses qui me gênent beaucoup :

Le manque de nuance que nous apportons dans nos jugements sur le protocole : comment peut-on dire que tous les protocoles sont complètement pourris ? A l’inverse d’ailleurs, comment peut-on dire que le protocole est parfait ? Le système général est largement perfectible, nous le savons. Par contre, les façons d’agir diffèrent suivant les territoires. Ainsi, le protocole Transgender bordelais accepte de nombreuses personnes avec beaucoup de souplesses (personnes âgées, mariés, avec enfants, malades …), là où la SoFECT parisienne va bloquer tous les dossiers. D’autre part, il ne faut pas non plus oublier qu’il y a des trans qui entrent et sortent du protocole parisien sans faire de chichis : elles répondaient aux critères, elles ont joué le jeu, elles ont transité et pis c’est tout.

 Exemple concret 1 : j’ai commencé ma réflexion sur ma transition en allant voir la psychiatre du protocole bordelais. Le contact fût excellent et elle a répondu très précisément à mes attentes : j’avais besoin d’une aide extérieure pour y voir clair et elle l’a fait. Lorsque je me suis enfin acceptée et et que j’ai décidé de m’engager vers une transition, j’ai également changé de job et je suis partie à Paris. Ce même protocole bordelais m’a alors mis en garde en me conseillant de ne pas aller voir le protocole parisien … parce que je ne correspondais pas aux critères et que je perdrais mon temps. C’est donc sur les conseils de la SoFECT que j’ai engagé un parcours libre. Il y a donc des personnes respectueuses et aidantes dans les protocoles.

Exemple concret 2 : Jeanne a souvent raconté son parcours avec le même protocole bordelais mais pas la même psychiatre que moi. Elle a démarré les hormones quand elle l’a demandé (très vite :-) ), son opération s’est bien passé et très vite etc. Il y a donc des parcours réussis dans les protocoles.

 Je ne pense pas que Bordeaux soit une exception. Il me semble que Lyon est également assez ouvert. A l’inverse, à chaque fois que j’entends un certain responsable de protocole parisien, j’ai des sueurs froides …

La réponse que nous apportons à cet état de fait, très individualiste et râleuse : on se plaint, on manifeste mais finalement, on se démerde chacun/chacune dans son coin avec des petits soutiens individualisés, par réseautage interne. Si tu connais les bonnes personnes, tu peux rapidement trouver les bons médecins. A l’arrivée, j’ai parfois le sentiment que nous reproduisons une certaine forme de connivence, d’entre-soi, qui est l’exacte réplique de la sélection du protocole mais avec des critères différents.

Exemple  : au début de ma réflexion, parce que je lisais des horreurs sur les protocoles, je ne voulais pas y aller. J’ai donc cherché à connaître des adresses de praticiens transfriendly en contactant les divers réseaux associatifs nationaux. J’étais très étonnée, soit de l’absence de réponse, soit des conditions posées (« il faut d’abord qu’on te connaisse » m’a-t-on répondu mais c’est exactement ce que disent les psychiatres du protocole ça ! Finalement, je n’ai pas trouvé ! et c’est ainsi que j’ai demandé à rencontrer les gens du protocole bordelais ! C’est t-y pas beau ça ? Alors, j’en entends certaines penser : « ouais mais toi, t’es qu’une pouffiasse pathologisante à moitié de droite, bourgeoise en plus, alors démerde toi ». Certes mais comment peut-on espérer changer les choses, à l’échelle d’une minuscule minorité, si on se bouffe la gueule entre nous pour des motifs qui n’ont pas grand-chose à voir avec le fond du sujet ? Pour rappel, le fond du sujet est : « moi Trans, moi vouloir Transition, moi prête à tout pour ça »

Quelles solutions pour sortir du protocole ?

Je n’invente pas la poudre et j ‘énumère les trois solutions possibles :

  • Technique de la tuerie : demander l’abrogation/l’interdiction/la destruction/le démantèlement de la SoFECT ; c’est un peu l’action militante associative et le credo de nombreuses individualités ;
  • Technique juridique : participer à la mise en œuvre d’une nouvelle réglementation des parcours médicaux de transition ; c’est un peu l’orientation proposée par l’IGAS et suivie par quelques mouvements associatifs, mais décriée par beaucoup d’autres ;
  • Technique du débordement : participer au déploiement de réseaux parallèles ; c’est le chemin suivi par Respect Trans (mais peu d’assocs jouent le jeu) ou par le réseau de Lille (je ne connais pas).

Le choix prioritaire me paraît simple : la technique juridique nous dépasse (on peut y croire et soutenir mais on ne maîtrise pas), la technique de la tuerie est aléatoire (on peut y croire mais pour achever la bête, il va falloir taper fort et j’ai pas encore bien compris avec quelles armes), la technique du débordement est jouable.

Comme déborder les protocoles ?

Il y a la méthode des réseaux locaux, comme Respect Trans à Paris et le réseau de Lille … à Lille:-) Peut-être que nous pourrions également échanger un peu plus entre associations afin d’offrir une véritable alternative aux trans en transition. Je veux dire que tant qu’il y aura des trans pour aller à la SoFECT, il y aura une SoFECT ! Pour qu’elle disparaisse, il faut qu’elle manque de client-e-s.

Seulement, ce n’est pas si simple. Parce que la France, ce n’est pas que Paris et que l’organisation parisienne n’est pas une réalité partout. Parce qu’une trans de 20 ans qui vit à la campagne, qui n’a pas d’argent et qui ne veut pas s’emmerder … pourquoi elle irait ailleurs qu’au protocole ?

Alors, je me demande si nous ne pourrions pas constituer un réseau entre associations locales afin de partager nos adresses, s’entraider quoi. Seulement, comment faire alors que nous sommes bénévoles, que nous n’avons que peu de temps à y consacrer et pas d’argent pour les déplacements ?

C’est là que je me demande si Txy ne pourrait pas nous aider en ouvrant un espace associatif, lequel permettrait un véritable échange de niveau national, entre associations mais aussi entre transidentiaires et associations. Autant, il est délicat de fournir publiquement des adresses de médecins etc., autant cet échange pourrait s’effectuer entre les associations et/ou dans un espace associatif dédié. S’il n’y a pas de praticiens en parcours libres à Bordeaux, il y en a peut-être à Toulouse, à Limoges, à Agen  … ??? Parce que nous aurons la capacité d’étendre notre réseau d’entraide associatif, nous donnerons également des armes à celles et ceux qui veulent des réseaux plus structurés … bref, nous construirons progressivement des parcours à notre image et surtout, nous apporterons des réponses fiables permettant d’éviter d’affronter la SoFECT et de réussir de belles transitions.

L’ennui, c’est que les assocs ne semblent pas se saisir de Txy. Du coup, j’ai fait un autre sujet de discussion pour proposer quelques trucs en ce sens.

Bisous

Vous avez aimé cet Article ? Vous aimerez aussi :
Le Transsexualisme : une catégorie nosographique obsolete
Document libre de droit écrit par Arnaud Alessandrin (O.D.T. Observatoire Des Transidentités). (NDLR: La nosographie est la description et classification des troubles et des maladies). Le transsexualisme est une invention médicale récente. En France, c’est la conjonction « psychiatrie-droit-médecine » qui assure aujourd’hui son diagnostic et sa clinique. Or, tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif, il apparaît que le « transsexualisme » tel qu’il est proposé par les équipes hospitalières ne répond plus aux demandes des personnes transidentitaires. En effet, ...
LIRE L'ARTICLE >>
Transsexualisme primaire ou secondaire ?
Les tenants de la psychiatrisation de la question trans' parfois agitent le mouchoir rouge des trans' primaires et secondaires pour classer les trans' et les ranger dans la bonne ou la mauvaise boîte selon certains critères. Voyons ce dont il s'agit et surtout ce dont il ne s'agit pas. Je ne nie pas l'existence de "transsexualismes secondaires", qui certes existent (j'en veux pour preuve les cas certes rares de rétro-transition) mais je vais chercher ici à restreindre fortement le champ et ...
LIRE L'ARTICLE >>
La liberté totale de choix
Que de polémiques !! Que de personnes mangées par leurs égos ! Que de dogmatismes !  Je ne me place pas au-dessus de la mêlée, y ayant été plongée de fait du fait de mon parcours considéré apparemment atypique. Mais par contre je tâche de voir les motivations inhérentes à chaque position. Et soudain... L'idée ! Mais de quoi suis-je en train de parler ? Il y a les pro-protocoles... Il y a les anti-protocoles... Pour faire simple, les pro-protocoles estiment qu'il faut ...
LIRE L'ARTICLE >>
Timeline – 1991 à 2011 – du transsexualisme aux transidentités
Ce document présente l'histoire chronologique de la transidentité en France de 1991 à 2011. Il s'appuie sur une recherche des sources qui sont indiquées sur la page Timeline. 1992 La Cour européenne des Droits de l'Homme condamne la France pour avoir refusé durant dix-sept ans un changement d'état civil à une personne transsexuelle opérée. Le 11 décembre, la Cour de cassation rend donc un arrêt contraire à celui de 1975. Cette condamnation marque un virage important dans l'histoire de la transidentité, puisque le changement ...
LIRE L'ARTICLE >>
Transsexualisme, transidentité et transgendérisme
J'écris ce petit article pour mettre en évidence un point qui à mes yeux revêt une importance non-négligeable, celui de l'emploi de certains termes ou non, entre autres celui de : transsexualisme, transsexualité, transsexuelle, transsexuel. Comme je l'ai dit à plusieurs reprises, ces termes me font froid dans le dos car ils s'appuient à tort sur le terme de "sexuel" évoquant immédiatement dans l'inconscient collectif une démarche à connotation sexuelle. C'est d'ailleurs pour cela que nous n'aimons généralement pas avoir ...
LIRE L'ARTICLE >>
Contraintes et normalisation du parcours transsexuel en France
Contraintes et normalisation du parcours transsexuel en France Corinne Fortier [CNRS/LAS] dans le cadre du colloque Traitements et contraintes : approches empiriques des dispositifs de prise en charge institutionnelle, qui a eu lieu les 14 et 15 juin 2012, à l'Université Paris 13 à Bobigny. Nous nous intéresserons aux normes et contraintes du dispositif institutionnel lié au transsexualisme tel qu’il est pratiqué aujourd’hui en France, et en particulier à Paris où nous avons mené notre enquête de terrain en tant qu’anthropologue. Dans le ...
LIRE L'ARTICLE >>
Transsexualisme et changement d’état-civil
« La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens », écrivait Montesquieu. Et Tocqueville : « Qui cherche dans la liberté autre chose qu’elle même est fait pour servir ». Qui s’intéresse aujourd’hui à la liberté ? A celle qui ne se confond pas avec le libéralisme économique, dont on mesure combien il peut être source de prospérité mais aussi d’inégalités et de contraintes sociales ? A celle qui fonde le respect de la vie privée et la participation authentique à la vie ...
LIRE L'ARTICLE >>
La SoFECT : du protectionnisme psychiatrique
NDLR : L'Observatoire des Transidentités (ODT) nous fait l'honneur de publier en exclusivité un document unique concernant la SoFECT. Merci de respecter scrupuleusement le droit d'auteur et l'usage d'extraits. Retrouvez ce texte dans les "Cahiers de la Transidentité" volume 1 concernant l'histoire de la dépathologisation. En espérant que cette introduction vous donne l'envie d'en savoir plus et de participer au débat en zone de commentaires. Extrait de « La SOFECT : du protectionnisme psychiatrique » Texte de Arnaud Alessandrin, Maud-Yeuse Thomas et Karine Espineira Issu de : ...
LIRE L'ARTICLE >>
Travestie ou Femme, tout ce qu’il ne faut pas faire en maquillage !
Une vidéo que nous avions sélectionné en mai dernier pour vous (désolée il y a entre 20 et 30 secondes de pubs) et qui présente ce qu'il ne faut pas faire en maquillage et les trucs et astuces qu'il est préférable d'utiliser. Cette vidéo n'existe plus. C'est toujours intéressant de voir qu'en la matière, les femmes et les travesties font les même erreurs :) ! Pour celles qui n'ont pas le temps d'écouter toute la vidéo réalisée avec les conseils d’une maquilleuse ...
LIRE L'ARTICLE >>
Respectrans vs Sofect: y a pas match!
Dans cet article, je  rebondis sur le gros travail effectué par l’association Outrans en 2010 (www.outrans.org)Aujourd’hui, en France,  la personne qui souhaite changer de sexe se voit orienter par la très grande majorité des médecins de ville (pas forcément bien formés sur la transsexualité) vers les équipes qu’ils appellent « officielles », plus objectivement connues sous l’appellation d’ équipes pluridisciplinaires et qui sont regroupées depuis 2010 sous l’égide de la nouvelle association nommée sofect (www.sofect.org)!Or, dans les faits, cette association regroupe des médecins ...
LIRE L'ARTICLE >>
Le Transsexualisme : une catégorie nosographique obsolete
Transsexualisme primaire ou secondaire ?
La liberté totale de choix
Timeline – 1991 à 2011 – du transsexualisme aux transidentités
Transsexualisme, transidentité et transgendérisme
Contraintes et normalisation du parcours transsexuel en France
Transsexualisme et changement d’état-civil
La SoFECT : du protectionnisme psychiatrique
Travestie ou Femme, tout ce qu’il ne faut pas faire en maquillage !
Respectrans vs Sofect: y a pas match!

20 responses to Transsexualisme – Faut-il en finir avec les protocoles ?

  1. Julie Mazens a écrit le 8 août 2013

    Je veux dire que tant qu’il y aura des trans pour aller à la SoFECT, il y aura une SoFECT !

    Un premier point que j’aimerai clarifier par rapport à ton article avant d’aller plus loin dans la discussion.

    Si je vois bien comment cela peut fonctionner un réseau parallèle de praticiens transphile, il me semble y avoir un hic pour la SRS. Si tous les chirurgiens français actuels capables de faire une réassignation sont de la SoFECT, fatalement à un moment ou à un autre, la SoFECT bloquera une initiative de réseau parallèle.

    Comment vois-tu ce sujet médical en particulier ?

    • Alexandra a écrit le 8 août 2013

      Sans compter leur récent lobbying pour s’imposer dans les universités avec la mise en place d’un diplôme qui risque de leur donner de beaux jours avant d’être débordés… Ils en font la pub sur leur site. Je ne donne pas le lien, je n’ai pas envie de leur faire de la pub indirecte. Et en terme de chirurgien, ce n’est pas NMJ qui parle de chirurgie de réattribution mais Revol… Dois-je en dire plus ?
      Et de ce que j’ai vu, ils comptent s’imposer dans toutes les universités proches des équipes protocolaires, donc finalement reprendre le lead partout. Ça vient en contradiction directe avec ce qui se fait “encore” aujourd’hui et dont tu parles : Ainsi, le protocole Transgender bordelais accepte de nombreuses personnes avec beaucoup de souplesses (personnes âgées, mariés, avec enfants, malades …), là où la SoFECT parisienne va bloquer tous les dossiers.

      Je pense qu’il faut arrêter la mollesse face à ce lobbying fait par des gens qui nous voient comme des dérangéEs du ciboulot et qui font bien des dégâts chez beaucoup.

    • Brigitte Goldberg a écrit le 8 août 2013

      J’ai eu des contacts régulier avec la Sofect, ce qui m’a valu un certain nombre de noms d’oiseaux :)

      Je pense qu’il est pour le moment impossible d’envisager un réseau parallèle, comme tu le dit fort justement, tous les chirurgien en mesure de pratiquer une SRS ne le ferons jamais “hors protocole”, ne serait-ce que pour des raisons juridiques.

      La première étape pourrait consister à faire reconnaitre par la Sofect le libre choix du médecin en aval de la SRS. Après tout, je ne vois pas pourquoi seul les psychiatres et les endocrinologues des équipes constituées seraient compétents en la matière.

      La seconde étape pourrait consister à ce qu’une formation soit prévu, (que ce soit pour les chirurgiens déjà en activité ou pour ceux qui sont en cours d’études), concernant les SRS. Dès lors que l’on augmentera l’offre de soin, l’on contribuera à sortir de ce que l’IGAS a qualifié de “situation de monopole”.

      Ces progrès ne pourront se faire que sous l’égide du Ministère de la santé en n’oubliant pas que les évolutions à venir devront inclure les problématiques de prise en charge.

  2. Cyane Dassonneville a écrit le 8 août 2013

    Je suis sur le réseau de Lille et je m’y retrouve, et comme le sous entend très justement Candice la transidentité est une question plurielle et chaque parcours est singulier, certes le protocole mérite une réflexion de fond et sans doute une réforme mais ce ne sont pas des querelles de clocher qui feront évoluer les choses.
    Pour la proposition qui suit, si je peux apporter ma contribution ce sera avec plaisir. Le collectif Santé Trans Nord Pas de Calais doit se réunir en septembre et se formaliser via la création d’une asso à laquelle je participerais, donc n’hésitez pas à me solliciter.

  3. Cyane Dassonneville a écrit le 8 août 2013

    Pour ce qui est des opérations de ré-assignation nous avons un accord avec Gand en Belgique hors protocole…

    • Brigitte Goldberg a écrit le 8 août 2013

      @Cyane
      Merci pour ces précisions :) Votre accord comprend t-il la prise en charge par la CPAM ? Si oui, comment être sur d’avoir l’accord préalable sachant que ce dernier dépend d’un médecin conseil de Paris ? Si c’est le cas, il serait utile de préciser que l’ALD n’existant pas en Belgique, environ 20% du prix de la SRS reste à la charge des patientes…

  4. Chloé Tigre Rouge a écrit le 8 août 2013

    Merci Candice ! Tout est bon dans ton article, du titre à la conclusion.

    Je me pose toutefois une question. Est-ce la forme (un “protocole”) qui pose problème, ou les abus quant aux critères, les abus de pouvoir du médecin-Dieu (une maladie française qui se soigne progressivement, mais visiblement pas partout).

    L’idée d’un “réseau parallèle”, c’est en fait, si on formule de façon un peu différente, la construction d’une “équipe protocolaire” (je préfère le terme plus exact et formel d’équipe pluridisciplinaire) avec simplement d’autres critères plus ouverts et une implication plus centrale des patients ? Ça me semble en effet être un mouvement de réforme plus qu’un mouvement de destruction, ce qui rejoint ce que tu dis.

    Une autre urgence, qui petit à petit va se résorber, c’est la formation de chirurgiens qualifiés en France. Si nous avons un bon système de santé, nous manquons toutefois cruellement de chirurgiens qualifiés, et 2.5 chirurgiens ne peuvent pas répondre décemment aux besoins de toute une population. NMJ forme actuellement 1 ou 2 internes, à ma connaissance, ce qui constituera à terme un doublement de ce nombre de chirurgiens. Ca ne peut qu’aller en s’améliorant.

    Merci encore pour cette mise au point.

  5. Cyane Dassonneville a écrit le 8 août 2013

    prise en charge de la CPAM oui mais effectivement une partie à notre charge reste a voir si au niveau mutuelle… mais je ne me suis pas encore renseignée

  6. Julie Mazens a écrit le 8 août 2013

    Message d’Arnaud Alessandrin (Observatoire des Transidentités) sur FB

    Mais Candice, la question n’est pas d’en finir avec les protocoles mais belle et bien d’en finir d’abord avec l’injonction protocolaire non (notamment pour l’opé et le CEC) ?

    Suivent les question d’efficacité opératoires et d’éthique, et la tes trois fronts doivent êtres coordonnés :

    1- penser la question juridique de manière à la reconquérir (là où le droit s’est souvent fait silencieux face à la psychiatrie) ;

    2- libéraliser les parcours, c’est à dire les multiplier, déborder la SOFECT (et parallèlement à cela reconnaitre ces parcours) et

    3- modifier en interne la SOFECT, si elle résiste, et si on le peux, car, après tout, si une personne veut aller voir Chiland, qui l’en empêche ?

    • Alexandra a écrit le 8 août 2013

      Ah ! Là mon petit Arnaud, je te retrouve ! En pleine forme ! Yes !
      On sent l’expérience au contact de la SoFECT.
      Si y avait un bouton “Like”, je te likerais !

      Gros bisous.

  7. Amanda Benjamin a écrit le 8 août 2013

    Perso je ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de SOFECT à Toulouse, avec ses deux universités de médecine, ses deux CHU, donc une vraie communication entre nous pourrait être bénéfique

    • Alexandra a écrit le 8 août 2013

      Pas sûre d’avoir bien compris, ou alors c’est mon côté daurade-kinder qui vient de reprendre le dessus sur mon cerveau…
      Tu voudrais que les toulousaines soient suivies par la SoFECT ??
      Ca répondrait à la fin du point 3 qu’Arnaud Alessandrin vient d’écrire…

      • Candice a écrit le 8 août 2013

        Non, je comprends qu’il y a, sur ce territoire, l’opportunité de construire un réseau médical plus respectueux. Pourquoi pas une expérimentation autour d’une conception repensée ? etc. Là encore, cela suppose une concertation associative préalable : unir nos savoirs-faire, unir nos réseaux d’influence etc.

      • Amanda Benjamin a écrit le 9 août 2013

        Je ne demande pas que les toulousaines en général soit suivi par qui que ce soit, je me demande pourquoi il semble que cet organisme n’existe pas sur Toulouse, vu qu’on est dans une grande région universitaire avec 2 fac de médecine et que il semble que rien ne se fasse

    • Héloïse a écrit le 8 août 2013

      Il n’y avait pas eu des opération à Toulouse qui ont été abandonnées suites à des ratages, il me semble que j’avais lu un truc comme ça sur le net, je crois que pour les opérations ça doit dater d’avant le moratoire de 2006.

  8. Candice a écrit le 8 août 2013

    Coucou,

    Je crois que je ne me suis pas bien faite comprendre de tout le monde. Tout ce que vous dites, oui bien sûr … nous sommes d’accord ! Et si les choses étaient simples, ça se saurait. Par ailleurs, Arnaud transcris en terme sociologiques (obscurs), ce que j’essaye de dire avec des mots simples (ô, j’espère qu’il va finir par me violer en m’insultant avec rage, si possible avec l’aide de Philippe 😉 ).

    Tout ce que je dis, peut se résumer en deux phrases :
    – les protocoles doivent changer
    – pour préparer ce changement, les associations doivent s’unir et Txy pourrait proposer un espace propice au dialogue inter-associatif.

    Plus précisément, j’ai bien conscience qu’un réseau parallèle se heurte à la question du financement de l’opération de réassignation. Du moins, pour l’instant. Par contre, nous pourrions déjà participer – nous = les associations – à la mise en oeuvre d’un réseau cohérent de praticiens “libres” à l’échelle nationale. C’est tout.

    Cela permettrait d’accéder plus simplement à l’information et aussi de se sentir moins seule/plus suivie lorsqu’on s’engage dans une transition. Cela permettrait aux réseaux déjà existants de s’étoffer et de grandir donc de prendre de la force pour mieux négocier par la suite (Intertrans et collectif Santé Trans). Cela permettrait aux associations de s’unir autour d’une cause commune et donc de grandir ensemble et de peser plus lourd. Cela permettrait à chaque association de bénéficier de l’expérience et de l’expertise des autres.

    Si j’avais la clé pour refaire le monde en 1 jour, je vous la donnerais, bien sûr. Quelqu’un a-t-il cette clé ?

    En attendant la clé, nous pourrions essayer de construire un réseau simple, basé sur les différents contacts médicaux des diverses associations trans. Pour cela, il faut un outil favorisant le dialogue entre associations. Txy pourrait mettre à disposition cet outil.

    Bisous

  9. Nathasha a écrit le 11 août 2013

    Trop de raccourci dans le texte ,Utopique a mon sens dans les conclusion et pas de solution digne de se nom ( enfin réalisable sans le mot SI ) mais pourquoi pas ! pour moi cela tiens du rêve , les Chir n ont aucune obligation , si il sont déclaré compétent par le conseil de l ordre ! c est comme demander a un chir cardio francais , vous devez utiliser les meme technique que les chir américain sous prétexte du résultat , on va vous envoyer chier d une force en vous explquant que public c est public et que Chett brassard et consort ce sont des usine a fric avec ce qui va avec !!!!! donc c est pour cela que le fond des solution me fait sourire

Leave a reply

You must be logged in to post a comment.

X
- Entrez votre position -
- or -