Mode d’emploi d’une transition (FtM ou MtF) rapide et réussie !

14 août 2013 | Tags: , , , ,

transitionComme beaucoup de copines et copains trans un peu impliquéEs dans la communauté, depuis quelques mois je reçois assez fréquemment des messages de personnes en questionnement transidentitaire (quasiment que des MtF mais pas que), qui cherchent des informations pour construire leur parcours personnel. La principale et récurrente étant en résumé “peux-tu me dire comment transitionner ?”

Mais voilà, comme je suis bien connue pour être une donneuse de leçons, je ne me contente pas de donner une check-liste ou un mode d’emploi idéal des trucs à réaliser pour gérer une belle et rapide transition.

Non. J’assume mon statut de chieuse à plein temps et je pose des questions très directes et très personnelles, donc très indiscrètes mais très concrètes. Ces questions que la personne ne se pose généralement pas avant de sauter le pas, en tout cas pas de manière exhaustive, mais qu’elle aurait mieux fait de passer en revue.

Car ce n’est pas évident de se poser les bonnes questions sur un sujet aussi complexe et tabou, peu documenté, plein de préjugés, de fausses-idées et de fantasmes, sans compter les copines/copains qui ne vous veulent pas toujours que du bien (même involontairement). Et cela parait tellement facile une transition sur les quelques vidéos de témoignages que l’on peut visionner sur le net.

Je sais dans quel état mental peut se trouver la personne car j’ai été à sa place aussi, et je me suis posée la plupart de ces questions avant et pendant la construction de mon plan personnel de transition. Et il m’arrive de m’en poser encore sur certains aspects que je découvre en avançant.

Bon en fait, je ne cherche pas vraiment à lui faire la leçon ni à tester sa motivation, seulement à lui proposer des pistes de réflexion auxquelles ielle n’a peut être pas pensé ou n’a pas vraiment réalisé toutes les implications de vie.

Et je crois même qu’une personne qui ne se trouvera pas découragée face à cette étalage de questions (me concernant, je m’en suis posée plusieurs centaines, chaque réponse apportant son lot de nouvelles questions) et problématiques est vraiment une personne transidentitaire déterminée, prête à se lancer, à démarrer son parcours, en ayant conscience des risques et des difficultés.

Et cela vaut sans aucun doute tous les certificats psy du monde …

NB: liste orientée MtF, tous les points ne sont pas forcément applicables à un FtM et certaines questions spécifiques sont certainement manquantes. N’hésitez pas à utiliser la zone commentaires pour compléter !


► Pourquoi veux-tu faire une transition ? Pour quel(s) objectif(s) ? Y-a-t-il d’autres possibilités ? Que veux-tu mais surtout que ne veux-tu pas obtenir de cette transition ?

► As-tu pensé au coming-out à tes parents ? pourquoi leur dire, quel(s) objectif(s) ? leur acceptation est-elle essentielle (en terme financier, soutien, psycho, …) ? quand le faire ? par quel moyen (lettre, face à face, téléphone, sms, intermédiaire, …) ? Quel peut-être leur réaction ? Comment y faire face ? quel pourrait être l’impact en cas de rejet ? de l’un des deux ou des deux ? comment gérer l’après annonce (quand se montrer sous sa nouvelle apparence par exemple) ?

► T’es-tu posé les même questions vis à vis de ton conjoint ? de chacun de tes enfants ? de tes frères et sœurs ? du reste de la famille ? de tes amis proches ? de ton patron ? de tes collègues ? de tes différentes connaissances dans différents contextes (associatif, sportif, …) ?

► As-tu mesuré l’impact sur ta vie sociale dans tous les contextes actuels de ta vie ? par exemple dans ton club de sport (quel vestiaire pendant la phase de transition) ? dans les différents autres contextes que tu côtoies (faut-il arrêter ? faire un coming-out ? ou changer de lieu ?) Quels liens sont essentiels voir critiques ? quels liens peuvent être / doivent être coupés ?

► As-tu un travail ? risques-tu de le perdre ? Si tu es indépendant ou commercial, quid de tes clients ? quelle peut être l’impact en terme business ? et tes collègues ? tes responsabilités / ton plan de carrière ? ton avancement salarial ?

► Et si tu n’as pas de travail, comment fais-tu pour en trouver un pendant la phase transitoire ? ou après ? comment réagit Pole Emploi devant une personne transgenre ? et si les papiers ne correspondent pas encore ? et comment parler de ses expériences passées sur son CV ? et quid d’une photo sur le CV ? et comment gérer l’entretien ? Faut-il parler de sa transidentité ? à quel moment ? Comment la présenter comme une force (de caractère, de résistance, de stratégie individuelle, …) ?

► Quid de ton logement ? risques-tu de le perdre (en location il faudra bien prévenir le propriétaire du changement d’identité) ? et si tu dois déménager ? ou devenir propriétaire ?

► Avec des études en cours, quel(s) impact(s) pour l’obtention du diplôme ? qui prévenir et quand ? comment gérer la transphobie d’un prof ? ne pas devenir le souffre-douleur de la classe ?

► As-tu conscience de la durée d’une transition mais surtout de son imprédictibilité – pour certainEs ça va (très/trop) vite, pour d’autres (très/trop) lentement ? de son coût global ? comment vas-tu gérer cette (courte/longue) phase intermédiaire ? quelles peuvent être les difficultés temporaires à gérer (ex: discordance entre apparence physique et papier d’identité, passage de frontière, …) ? que faut-il anticiper (avant le THS, avant la SRS, …) ? vas-tu supporter un passing (plus ou moins temporairement) difficile ?

► Quel(s) impact(s) sur ta sexualité ? Sur ton/tes partenaires ? et dans la phase intermédiaire ? et la diminution voire perte de libido en fonction du programme de THS ? L’évolution de la relation dans le couple ? A quel rythme ? l’acceptation est-elle vraiment complète en fonction de tes objectifs ? limites éventuelles ?

► Quels sont tes soutiens, tes sponsors, tes vrais amiEs ? dans quelles conditions ? pour quels problèmes (questions, psycho, sexualité, coup de blues ou déprime, …) ? faut-il se rapprocher d’une association et dans quel(s) objectif(s) ?

► As-tu connaissance des Parcours “officiel” et Parcours “libre” ? avantages et inconvénients de chacune de ces approches ? le cas échéant, comment vas-tu construire ton parcours libre ? comment s’organiser loin des grandes villes ?

► As-tu un médecin référent ? lui en as-tu parlé ? Comment gérer son refus ou son incompétence ? Comment détecter son inadéquation ?

► Vois-tu un psy ? As-tu prévu de le faire ? en as-tu besoin (pour toi, pour ton parcours, pour les démarches, …) ? Le cas échéant, comment vas-tu le choisir ? qu’attends-tu de lui ? Y-a-t-il des alternatives (groupe de parole, thérapeutes alternatifs, …) ?

► As-tu un endocrinologue ? Sais-tu que peu d’entre eux connaissent le THS ? Que certains médecins généralistes peuvent te suivre ? As-tu conscience du besoin d’un suivi biologique régulier ? Que ton hygiène de vie est d’importance ? que certaines situations sont problématiques (diabète, MST, …) ?

► Que veux-tu modifier dans ton apparence physique ? FFS ? THS ? SRS ? connais-tu ces sigles ? as-tu prévus d’autres chirurgies ? lesquelles (mamoplastie ? pomme d’adam ? …) ? d’autres artifices (lesquels ? sourcils ? piercing ? …) ?

► Pourquoi veux-tu faire une vagino ? par esthétisme ? pour une sexualité différente ou par rejet de ton pénis ? as-tu suffisamment muri cette décision qui peut t’emmener droit dans le mur si tu le fais pour de mauvaises raisons ?

► Pour les chirurgies, comment trouver/choisir le meilleur praticien dans son domaine ? à quel cout ? quid du service après-opérations en cas d’opérations lointaines ?

► Sans SRS ou avant la SRS, as-tu besoin de tucking ? comment gères-tu la piscine, la plage, les vestiaires et autres lieux/situations délicates ? utilises-tu les toilettes public homme ou femme, notamment dans la phase transitoire ?

► Quid des poils ? (et les blancs ?) la (très très longue) phase d’épilation électrique avec ses contraintes ? le budget (les épilations sont mal remboursées) ? les zones prioritaires (visage indispensable, bras, torse, … ?) ?

► Comment gères-tu si ta poitrine reste trop petite ? ou devient trop volumineuse ? et dans la phase intermédiaire en étant dans l’autre genre ?

► Comment vas-tu gérer ta voix ? opération des cordes vocales ? orthophonie ou thérapie vocale ? durée, assiduité et cout ? phase transitoire ?

► Perruque ou Cheveux naturels ? le cas échéant, quid de tes golfs et de ta tonsure ? réimplantation de cheveux ? produits type Finastéride (ou Minoxidil si vous prenez de l’Androcur) avec les effets indésirables ? Ta coupe de cheveux notamment pendant la phase transitoire ?

► Pourquoi veux-tu des hormones ? As-tu compris vraiment ce que faisait en terme biologique chaque produit d’un THS ? et ce que ça ne faisait pas ?! connais-tu tous les risques sur ta santé ? les effets indésirables ? voir les contre-indications définitives ? as-tu les connaissances minimales pour en discuter avec ton endocrinologue ?

► Que penses-tu des anti-hormones ? en as-tu vraiment besoin ? connais-tu les risques avérés sur ta santé ?

► As-tu conscience que certaines décisions sont très difficilement réversibles ? notamment la stérilité à plus ou moins long terme ? envisages-tu des plans B ? si oui, lesquels ? sont-ils vraiment réalistes ?

► As-tu conscience du cout financier d’une transition (épilations, opérations, changement de papiers, …) qui reste à ta charge ? Connais-tu l’ALD ? As-tu l’ALD ? vas-tu l’obtenir ? et si non, comment fais-tu ? as-tu une (bonne) Mutuelle complémentaire ? que couvre-t-elle vraiment ? et en cas de perte d’emploi ?

► As-tu conscience de l’impact de ta transition sur certains actes futurs (ex: assurances pour l’obtention d’un crédit) ?

► Connais-tu la procédure et les difficultés liés à un changement d’état civil ? les couts ? les délais ? trouver un avocat compétent ? les étapes intermédiaires possibles (acte de notoriété par exemple) ? la gestion des refus ? le besoin éventuel d’une domiciliation ? Les tracas au quotidien dans l’attente de cette conformité ? les procédures administratives en tout genre (abonnements, diplômes, cnam, actes notariés, permis, passeport, CNI, kbis de société, certificats, accréditations, …)

► Comment vas-tu gérer ta garde-robe et son évolution (style, budget, place, …) dans la phase intermédiaire ? vêtements androgynes ? utilisation d’un relooker ?

► Comment vivre sa féminité au quotidien ? full-time ou pas ? concrètement ça veut dire quoi ? le passing fait-il la femme (ou l’homme) ? et le maquillage ? et la vagino ? et dans la phase transitoire ? êtes vous conscient du langage corporel associé au genre voulu ? phase d’apprentissage ? comment ou avec qui ? êtes vous patientE ? et sinon, comment gérer les frustrations ?

► Comment vas-tu gérer les outings (volontaires ou non) tout au long de ta nouvelle vie ? la transphobie ? mais aussi la misogynie et le machisme ?

► Comment vas-tu parler de ton passé (en fonction du type d’interlocuteur) ? que fais-tu de tes anciennes photos ? de ton ancienne visibilité sur le net ?

► Sur quel(s) critère(s) considèreras-tu que ta transition est terminée ? que tu es du genre voulu ?


J’espère que cette longue liste de questions vous sera utile pour construire votre plan personnel de transition. N’hésitez pas à écrire ce plan pour en conserver une forme de traçabilité. Ce plan est très dense et mérite toute votre attention, il s’agit de votre vie !

Quelques mots pour terminer ce billet en rappelant que chaque transition, chaque situation, chaque parcours de vie est unique. Une réponse valable à une question pour une personne ne le sera pas pour une autre. Les réponses sont en vous et uniquement en vous, personne ne peut vous dire exactement quoi faire ou quoi dire. Les autres peuvent juste témoigner de leur propre expérience, de leur propre parcours.

Et aussi que vos questions et leurs réponses ne sont pas figées dans le temps. Il est tout à fait normal qu’elles évoluent en même temps que vos questionnements, vos réflexions, votre parcours de vie. Rien n’est figé. Votre zone de confort d’aujourd’hui ne sera certainement pas celle de demain. Votre plan personnel de transition doit être revu, amélioré et corrigé.

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42 responses to Mode d’emploi d’une transition (FtM ou MtF) rapide et réussie !

  1. Christine Elodie a écrit le 14 août 2013

    Julie dans une autre vie tu n’étais pas une psy ?
    Pour le logement il n’y a aucun risque de le perdre, c’est plutôt le propriétaire qui prendrait un très gros risque. Mais par contre en trouver un là ça peu devenir problématique !
    Pour avoir connaissance des différents parcours a part le bouche à oreille et les forums, la recherche d’informations est très difficile, pour pouvoir nager dans tout cela il faut déjà être initiée ): sur Txy il y a tout mais il faudrait structurer tout cela pour en faire un thème transition plus accessible du commun des mortels

    Bises

    • Julie Mazens a écrit le 14 août 2013

      Vu ce que je pense des psy, j’ai plutôt du en massacrer quelques-uns à la manière de Wesley Snipes dans Blade, avec des sabres 😀 !

      Le propriétaire peut ne pas renouveler ton bail à échéance, c’est son droit le plus absolu. Il lui suffit d’envoyer un recommandé 6 mois avant. C’est plutôt ça que j’avais en tête.

      Sur le fait de structurer l’information d’une transition, tu as tout à fait raison. Il y a un gros besoin de rendre le sujet plus accessible. Il existe une page dédiée http://www.txy.fr/parcours-de-transition/ mais c’est vraiment qu’une ébauche et elle n’est pas forcément mise en valeur.

      Bises !

      • Alexandra a écrit le 14 août 2013

        Tiens… Comme un air de “déjà vu” à la Denzel Washington. :-)

      • Christine Elodie a écrit le 14 août 2013

        Julie, le propriétaire ne peux pas mettre fin au bail sauf s’il veut vendre ! Et dans ce cas il doit effectivement envoyer par recommandé son intention de vendre. (Le locataire à une priorité sur le rachat du bien si entente sur le prix)
        Le cas ou il peut reprendre possession du bien en fin de bail, ne concerne que les biens loués meublés.
        Le propriétaire peut toujours tenter, mais si le locataire va devant la justice le propriétaire n’aura pas gain de cause.

        (C’est vraiment pas top d’écrire d’un IPhone)

        Bises

        • Julie Mazens a écrit le 14 août 2013

          Tu as raison, proprio ne peut pas mettre fin au bail juste pour te virer – cf http://droit-finances.commentcamarche.net/contents/723-resiliation-du-bail-par-le-proprietaire-location

          Mais il existe d’autres raisons possibles (mais qui peuvent faire polémique si elles ne sont pas légitimes et sérieux). Dans les raisons possibles : paiement irrégulier et tardif des loyers, troubles de voisinage, décision de restructurer l’immeuble, sous-location sans autorisation, reprise pour y exercer une activité professionnelle, reprise pour y habiter, reprise pour y loger un membre de la famille.

          Si le proprio veut te faire partir, il trouvera le moyen malheureusement. En invoquant par exemple la décision de rénover complétement le logement pour le mettre aux dernières normes puis relouer plus tard en Duflot Rénové (et prendre une défisc au passage …).

          Sinon je confirme, commenter depuis un iPhone, c’est super chaud :D.

          Bises.

          • Alexandra a écrit le 14 août 2013

            Commenter de l’iPhone en ce moment en vacances ça m’arrive souvent et c’est… Galère. Bienvenue au club ! :-)

    • Julie Mazens a écrit le 14 août 2013

      ça me rappelle que sur les psy, j’ai écrit deux billets sarcastiques : http://www.txy.fr/blog/tag/10-bonnes-raisons/

      @+

  2. Nathasha a écrit le 14 août 2013

    très bien fait ! Mais c est quoi rapide ?

    • Alexandra a écrit le 14 août 2013

      C’est le contraire de lent. :-)

    • Julie Mazens a écrit le 14 août 2013

      “rapide et réussie”

      une accroche web marketing pour faire venir des lecteurs 😀

      sinon j’ai jamais vu une transition rapide. et pour réussie, je te dirais à la fin de la mienne 😛

      bises.

      • Alexandra a écrit le 14 août 2013

        Voui. Parce que même deux ans papiers compris, ça reste lent. Sans erreur de choix de procédure on pouvait faire en un an et demi, mais ça serait quand même resté lent.
        Puis en fait, au-delà des papiers, c’est la transformation du corps qui donne le diapason de ce qui est rapide ou non. Physiquement, chez moi, ça a pris deux ans et demi pour l’aspect général actuel, à partir de juillet 2010.
        (Voilà… J’ai été sérieuse et non taquine pour cette réponse. :-) )

        • Christine Elodie a écrit le 14 août 2013

          oui Alexandra est très sérieuse peut être même trop, car on est pas habituée … :)

          Moi je pense qu’il ne faut pas brûler toutes les étapes, c’est sûr que le temps que prend la partie administrative de plus judiciarisé est inadmissible, mais certaines étapes méritent plus de temps, ne serait-ce que pour mieux se faire accepter de son entourage, car une évolution trop rapide peut choquer, ça ne veut pas dire trainer sur certaines étapes. La plupart des gens finissent par accepter la physionomie de la personne et ce sera plus facile de franchir le pas par la suite, bien-sûr il reste toujours quelques abrutis et pour cela on pourra pas faire grand chose. Expliquer les pourquoi de sa transition est pour moi une étape à ne pas négliger et qui permettra de ne pas être mal compris(e)
          Julie à mise en avant les bonnes questions, c’est vrai que ça pourrait évité à certaines personnes de se trouver dans une impasse, donc de prendre plus de temps si on les à négligées.

          Bises

          • Julie Mazens a écrit le 14 août 2013

            Expliquer les pourquoi de sa transition est pour moi une étape à ne pas négliger

            On ressent très souvent le besoin d’expliquer le pourquoi, comme une forme de justification. Je crois que l’on a pas à s’expliquer ni à se justifier de notre choix.

            On peut expliquer les effets de la transition pour démystifier chez l’interlocuteur.

            Se justifier par contre, quelle nécessité ? pour s’excuser de faire quelque chose de répréhensible ? pour s’excuser de vouloir être soi ? pour ne pas choquer en quoi ?

            Je viens de faire mon coming-out auprès d’un petit garçon qui m’adore. il a 10 ans. Il m’a regardé et m’a dit texto : “je t’aime. c’est ton choix. ça ne change rien”. Surprise, je me suis sentie “obligée” d’insister en lui expliquant que j’allais changer physiquement etc. Il m’a répété :”c’est ton choix. ça ne change rien”. et il m’a fait un énorme sourire.

            C’est lui qui a raison. La transition on l’a fait pour nous. pas pour plaire ou déplaire aux autres.

          • Julie Mazens a écrit le 14 août 2013

            Alexandra sérieuse ? c’est une blague ??

            Tu bouffes quoi @alexandra pendant tes vacances ? de l’anti-chipie ?

          • Christine Elodie a écrit le 14 août 2013

            @julie un enfant ne réagit pas comme une adulte! l’adulte a bien souvent l’image de trans faisant le trottoir, car cette image à été véhiculée par les médiats en recherche d’audience. Ces personnes par leur ignorance te pourrirons la vie et tu finiras par t’isoler avec toutes les conséquences que ça peut avoir.

            Certes il y a une partie justification, mais pour moi ce n’ai pas le premier but. Pour moi mon objectif est bien de faire le moins de casse possible. La personne qui me dira “tu es folle …” là je la renverrais dans ses buts car devenir une femme est une nécessité pour moi! et dans ce cas ça ne la regarde pas! il n’y a rien de répréhensible dans une transition.

          • Julie Mazens a écrit le 14 août 2013

            je citais cet enfant par rapport à sa remarque “c’est ton choix”, remarque criante de vérité (comme souvent avec les enfants).

            à mon sens,

            expliquer la transidentité est une chose, importante pour éviter le rejet et l’isolement comme tu le mentionnes très justement, notamment par ignorance ou préjugés.

            mais justifier de sa transition en est une autre, qui n’est pas utile, car c’est ton choix. c’est cela que je voulais pointer, que tu n’as de compte à rendre à personne car c’est ta vie dont il s’agit. libre d’être soi en écho au slogan du site dans notre bannière.

            dans quelques jours, je vais publier une lettre de coming-out un peu générique. J’ai beaucoup travailler dessus pour qu’elle soit courte, compréhensible, informative mais évite justement de tomber dans le pathos et la justification. Stay tuned !

            une fois informée, une personne qui te pourrirais comme tu l’écris, n’est certainement pas une très grosse perte. Et pour le vivre intensément depuis quelques mois, les personnes avec qui tu as de vraies relations, réelles et sincères, acceptent bien plus vite qu’on ne se l’imagine ! le plus souvent même sans demander plus de détails.

            il faut accepter dans sa transition que tout le monde n’acceptera pas (ou pas tout de suite) et que de nombreux liens sociaux pourront disparaitre. Mais de nouveaux se construirons aussi.

          • Christine Elodie a écrit le 14 août 2013

            Pour les enfants en règle général les liens sont tellement forts que ça passera toujours très bien, de plus ils n’ont pas d’aprioris! (sauf si le conjoint a tout fait pour qu’il y ai un rejet!)
            Bien-sûr la spontanéité de ton enfant est admirable, ce que j’avais en tête est par rapport au monde du travail ! mon entourage, les voisins je me justifie pas c’est comme ça et pas autrement! et je peux couper instantanément les liens ! mais dans le monde du travail je serais plus diplomate, car les conséquences ne sont pas les mêmes, beaucoup se sont retrouvé(e)s dans des placards, donc un impact direct sur l’évolution de carrière et à terme sur la rémunération.

          • Alexandra a écrit le 14 août 2013

            @julie, c’est l’effet de la potion après baignade mais avant de m’être baignée et d’avoir pris la potion. C’est un effet anti-chipie rétro-rebours-warp-speed-actif avec déphasage des composants cathodiques (y a pas de L dans le mot, hein ?). Mais en fait vous êtes vachement contraire de rapides parce que c’est une question de lentitude. C’est l’effet Antonio. Hihihi ! 😉

          • Julie Mazens a écrit le 14 août 2013

            on en reparle avec la publi de ma lettre générique :). pour toucher du doigt toute la différence entre se justifier et expliquer (j’ai même l’impression que dans un contexte de travail, trop se justifier devient contre-productif et peut pathologiser la démarche aux yeux des réfractaires).

            bises.

  3. Barbara Alie a écrit le 14 août 2013

    C’est super clair Julie Mazens, merci et je dirais même trop clair, le lire m’a déjà fatigué…total coup de bleus et comme je la dysphorie qui me visite depuis deux jour maintenant, le moment n’était pas propice à ce reality check !!!
    Excuse-moi, je vais positiver, j’ai des réponses à la majorité des questions, elles sont très pertinents , par contre il me manque le courage et beaucoup de chance car une bonne partie de ces questions ne sont pas sur notre contrôle! bises

  4. Nathasha a écrit le 14 août 2013

    2 ans ! oui ce serais cool ! bon moi j ai trainer faut dire j en avais rien a faire , j ai fais uniquement THS chirurgie comme une folle ! j ai attaquer la CEC après 15 ans d hormones ,mais j en suis responsable c est pas la faute des psy , j en ai pas eu besoin ( je sais certaine pense que dans mon cas c est un tord et elle ont raison ,mais dans un autre domaine alors ) mais oui deux ans ! peut etre un peut court mais pourquoi pas !!!!!!!

  5. Betty Miller a écrit le 14 août 2013

    Tres bien ecrit!!!

    Voila, c est bete mais les questions a se poser sont la. Tout ce que je lis et ceux que j ai rencontrer m ont dis la meme chose une fois rendu au SRS. J avais pas le choix, ce n etait pas un choix mais simplement une correction d une erreure de la nature. Si jamais c est un choix pour qui que ce sois apres que toutes les bonnes questions sont repondus par soi meme, il faut pas se lancer dans le vide …..apres c est trop tard.

  6. Christine Elodie a écrit le 14 août 2013

    Julie tu parles dans ta liste de Finastéride (5%), (contre la chute et repousse des cheveux)
    Ces comprimés sont contre indiqués pour les trans car elles prennent généralement de l’andocur, les deux vont agir sur la prostate, dans ce cas il faut le remplacer par du Minoxidil 5%

    Bises

    • Julie Mazens a écrit le 14 août 2013

      Finastéride : tu as tout à fait raison. j’amende le texte.

      Androcur : sujet polémique. à partir d’un certain age, la testo baisse naturellement. perso je déconseille les anti-androgènes qui ont bcp trop d’effets indésirables comparé aux effets positifs après la 40aine. La transition c’est important mais il faut rester en bonne santé !

      • Nathasha a écrit le 14 août 2013

        a 45 ans apres des années d androcur depuis 1995 j estime etre en tres bonne santé , a 100mg jour et si besoin je publie l ordonnance et le résultat du bilan sanguin pour faire voir que mon foie est génial , je ne donne aucun credit au histoire pro fina et anti andro tout ca n est qu une vaste politique de certaine transgenre qui désire garder leur fonctionnalité et leur libido en tapant sur l andro ,et malgré mes 100mg ma libido va très bien et ferait pâlir pas mal de pro fina !!!!!!

        • Julie Mazens a écrit le 14 août 2013

          je ne suis pro de rien. je suis anti anti-androgène, quelque soit le produit.
          et pas pour la libido. pour la santé.
          si tout va bien pour toi, tant mieux. perso, je ne prends pas ce risque.
          et j’ai marqué “sujet polémique”. en fait, j’ai pas trop envie d’en parler.
          chacunE fait comme elle veut, en connaissance de cause.
          les effets et contre-indications de ces produits sont largement disponibles dans les bases de données médicales publiques.

        • Alexandra a écrit le 14 août 2013

          Je suis anti anti-androgène, et tu sais comme moi qu’il ne s’agit nullement d’une histoire de libido, mais bel et bien de santé. Pour un nombre de filles pour qui ça va bien, ça ne va pas bien pour un nombre non négligeable.

          Perso, neuf effets indésirables, dont au moins trois assez graves et cela au bout de quatre mois de traitement. Donc, tu as ton expérience, j’ai la mienne, et elles sont contradictoires. Sauf qu’une expérience où ça s’est mal passé est à prendre au sérieux dans le cas d’un traitement médicamenteux.

          Ne pas oublier que la Diane 35 a été retirée du marché (l’Europe tente de forcer la main à la France dans l’autre sens en ce moment-même) à cause de ses effets indésirables dangereux qui, quand on creuse un peu, sont ceux liés au principe actif qu’est l’acétate de cyprotérone : 2 mg pour la Diane, contre 50, 100, 200, voire 300 mg/jour pour l’Androcur dans les traitements prescrits aux MtF.

          La santé est précieuse, on ne joue pas avec et on fait attention à ne mettre personne en danger.

      • Ester a écrit le 14 août 2013

        Je rapelle que j’ai rédigé une synthèse sur les différents anti-androgènes en exploitant les infos sur les wikipedia français, anglais et allemand.

        J’ai précisé aussi que leur emploi était facultatif.

        Personnellement j’en ai pris au début pendant au moins 2 ans puis j’ai réduit jusqu’à ne plus en prendre régulièrement. J’en garde disponible pour en prendre parfois pendant une semaine ou un peu plus, l’effet persiste ensuite très longtemps.

        • Nathasha a écrit le 15 août 2013

          tout dépend du résultat voulu !et tu en mesure de me dire ici si la finasteride ou la duasteride on un effet sur la testostérone surrénalienne , ( pour éviter le débat évitons le débat progestatif pour les surrénal avec un taux supérieur a 2 cela deviendrai trop drôle ) donc ester je suis en attente de ta réponse cela m intéresse au plus haut point , car dans ce cas c est une révolution en endocrinologie et deviendrai la molécule prio a prescrire au femme bio en remplacement de l androcur pour les problème d hirsutisme ou de dérèglement hormonal car étant XXy je n ai pas eu de production de testo gonadique , elle fut déclenché par l injection d androtardyl pour avoir une régulation surrénalienne contre laquelle je me bas depuis plus de 15 ans

          • Ester a écrit le 19 août 2013

            Les deux produits que tu cite n’ont pas d’effet sur la production d’hormone teststérone MAIS sur sa transformation en DHT qui est l’hormone responsable de l’hirsutisme ou de la calvitie. C’est expliqué sur la page anti-hormones mâles. Le dosage d’androcur que tu prend depuis des années pourrait, je pense, être réduit sans que tu en remarque de différence. Maintenant je n’ai pas de conseils a donner, ni de dosage à indiquer. Il s’agit d’une molécule artificielle.

  7. Christine Elodie a écrit le 14 août 2013

    Certaines personnes supportent mieux l’androcur que d’autres !
    Il faut bien lire la notice pour en comprendre les risques, qui peuvent aller jusqu’au décès de la personne suivant les complications, qui a été le cas pour la pilule 4ème génération: Diane 35 !
    Je pense Natacha qu’afficher de telle ou telle quantités produit n’est pas une attitude responsable car certaines vont s’imaginer que c’est des dosages normaux et vont commander directement sur Internet sans passer ni par une endocrinologue ni par un médecin!
    Alors qu’un dosage dépend de la corpulence de personnes, de ses antécédents et des traitements en cours…

    Comme dit Alexandra la santé est précieuse !

    • Nathasha a écrit le 15 août 2013

      ar certaines vont s’imaginer que c’est des dosages normaux et vont commander directement sur Internet !!! le dosage normal c est celui que prescrit ton endo après un bilan complet sanguin et autre ! et comme celle qui prétendent le contraire n ont pas fait médecine et n ont pas t on dossier médical ! seul un endo est en mesure d évaluer ! après sur le net c est a tes risques et périls, moi je ne conseil rien a personne , c est pas mon problème

  8. Nathasha a écrit le 15 août 2013

    je comprend ta réaction! pour le dosage ! je t ai préciser que mon cas était particulier et que j etait suivi par un endo , je ne préconise ni l automédication ni l achat sur internet , comme je n aboie pas avec les loup sous prétexte que ! et pour diane lire le rapport serait utile , car ce n est l acétate qui est en cause contrairement aux idées reçu donc lire les conclusion c est Ethinylestradiol. le responsable ! d autre part mon traitement est prescrit par un professeur d endocrinologie pas par l épicier du coin et comme sur le site aucune n a fait médecine pour argumenter son propos avec autre chose que des contre indication présente sur tout les médicament et n est en mesure d expliquer a mon endo son erreur par les bienfait d une autre molécule adapter a mon cas ! je vous dit de suite arrêter les pilule Humex J/N de fournier il y a eu deux mort la pseudo efedrine présente a eu une réaction sur certain sujet fragile du cœur ! tout cela pour dire , chaque médicament est un produit actif ,après c est un choix entre le résultat et les risque , et quand je vois mon résultat je continue

    • Christine Elodie a écrit le 15 août 2013

      Ton cas est particulier et je ne doute pas de ton suivi. Oui l’aspirine a aussi son lot de décès et pourtant des millions de personnes en prennent et en trouvent un bénéfice.
      Moi quand j’ai voulu commencer ma transition je suis allée voir une endocrinologue, j’ai réussi à la convaincre et je suis sortie de son cabinet avec une analyse à faire. Je reconnais j’ai eu énormément de chance car j’ai fais une seule démarche et ce fût la bonne, et cette endocrinologue prend le temps de m’écouter! Tout le monde n’a pas cette chance, pour beaucoup c’est galère de trouver une endocrinologue qui accepte de prendre en charge un parcourt comme le notre, alors par désespoir et même des fois sans avoir fait la moindre démarche, certaine se lance dans l’aventure sans aucun encadrement, et achète sur internet ! il serai préférable d’essayer d’aider ces personnes a trouver une endocrinologue, voir le cas échéant un simple médecin généraliste afin qu’elles puissent bénéficier d’un suivi.
      Certaines vont rechercher des informations sur les différents dosages et prendront ce quelles trouveront, même si elles lisent que ces dosages ne correspond qu’a une personne dans un cas particulier. Il n’est pas nécessaire pour lire ces lignes d’être connecté !

      • Nathasha a écrit le 15 août 2013

        ne pas oublier que les personne qui prenne la décision de l automédication ,prenne aussi la responsabilité des risque ! il faut arrêter de dire c est de la faute des autres ! non je ne suis pas d accord assumons nos choix et nos actes ( ce que je fais pour ma Delestrogen!) , il vaut mieux continuer une recherche d endo en cas d échec , certaine devrait donner des adresse d endo plutôt que des conseil de traitement ( dans mon cas c est impossible , pour des T , car étant chez un Prf endo pas du tout friendly , et agissant que sur Caryotype ou certificat Psy je ne peut pas le recommander en parcours libre) ET OUI TOUT TRAITEMENT DOIS PROVENIR D UN PROFESSIONNEL DE SANTÉ ET NON D UN TIERS OU DU NET ! ( c est pour cela que je jette mes Tube d estreva ( je n en ai pas l usage ) ,je ne les donne plus car comme le circuit distrimed c est pas mon truc et que je refuse d aider a l automédication )

        • DustWind a écrit le 15 août 2013

          C’est vrai. “Choisir l’automédication” c’est en prendre les responsabilités.

          Le billet d’Emma m’a particulièrement marquée sur ce sujet là:
          L’automédication c’est te demander comment va finir ta “pomme” … L’automédication c’est te demander si ce que tu prends c’est : (option a) de l’aspirine, (option b) pire, (option c) ce que tu as vraiment voullu
          … … mais tu n’en sais jamais rien. Et nous ne parlons toujours pas de dosage ici.

          Sinon… l’automédication ne dispense personne de se poser des questions.
          La majorité des questions j’ai commencé à me les poser bien avant de chercher a concrétiser ma transition. Beaucoup de ces questions… je me les poses et repose … Ma situation familliale et professionelle changera encore et je m’en reposerais encore… de ces questions …

          Le plus important :
          “► As-tu pensé au coming-out à tes parents ? pourquoi leur dire, quel(s) objectif(s) ? leur acceptation est-elle essentielle (en terme financier, soutien, psycho, …) ? quand le faire ? par quel moyen (lettre, face à face, téléphone, sms, intermédiaire, …) ? Quel peut-être leur réaction ? Comment y faire face ? quel pourrait être l’impact en cas de rejet ? de l’un des deux ou des deux ? comment gérer l’après annonce (quand se montrer sous sa nouvelle apparence par exemple) ?
          ► T’es-tu posé les même questions vis à vis de ton conjoint ? de chacun de tes enfants ? de tes frères et sœurs ? du reste de la famille ? de tes amis proches ? de ton patron ? de tes collègues ? de tes différentes connaissances dans différents contextes (associatif, sportif, …) ?”

          Sans avoir commencé à tendre des perches à mon environnement proche et eu des réactions en retour ( appelons cela prendre la température du bain avant d’y tremper les gambettes ) … je ne sais si j’aurais même pu commencer à penser à une transition.

  9. Alexandra a écrit le 15 août 2013

    A titre personnel, au moment de ma transition j’avais des réponses à beaucoup de ces questions, mais il y avait tout un lot de questions pour lequel je n’avais aucune réponse. Le lot en question touchait majoritairement la gestion du travail, de mon toit, de mon entourage.

    Pour ces trois points, tant qu’on n’est pas entrée en transition, on ne peut pas savoir comment cela va se passer.

    L’entourage… Qui peut décemment dire qu’elle connait l’ensemble des personnes qu’elle côtoie ? (Je resterai en mode MtF de bout en bout, c’est ce que j’ai vécu. on parle toujours plus facilement de son vécu). J’avais 250 personnes à prévenir en global, dont 150 correspondaient peu ou prou au monde du travail et associatif, sachant que dans ces 150, certaines personnes pouvaient être des copines, des copains, des amies, des amis. Ce que j’appelle le cercle proche personnel correspondait à environ 20 personnes, famille comprise, amis d’enfance compris. J’ai choisi à l’époque de gérer en parlant à chaque personne une par une ce qui m’a pris deux mois et demi pour 250 personnes. Et… J’ai eu des surprises, parfois de taille !

    J’ai privilégié en priorité l’approche de mon entourage pour démarrer la transition sereinement et savoir à qui j’avais à faire, sachant que le monde professionnel est venu en dernier. Et c’est logique. Comme on dit, on ne met pas la charrue avant les bœufs. Le monde professionnel est celui qui viendra en dernier car c’est à mon sens le plus irréversible de tous. Une fois celui-ci prévenu, pas de retour possible, la transition est engagée.

    Mais d’expérience, on voit que certaines questions que l’on s’est posées, pour certaines peut-être des années avant transition, peuvent ressurgir en pleine transition. Comme le dit Julie, les conditions ont pu changer et dans ce cas elles nécessitent de nouvelles réponses. Et même parfois, les réponses qu’on s’est données, qu’on nous a données, ne sont pas les bonnes.

    Vous remarquerez que j’évite de tout temps très soigneusement de donner des conseils personnalisés. Bien que pas du tout “amoureuse” des équipes protocolaires, il arrive qu’à titre personnel me soit posée la question de savoir ce qui est le mieux pour la personne. Eh bien, ce qu’a formalisé Julie dans cet article, je pose parfois bien des questions à la personne qui me demande, mais sans qu’elle me donne les réponses. Ses réponses sont pour elle, pas pour moi. C’est sa transition, pas la mienne. Je ne sais rien de sa vie, de ses besoins, de son entourage, ses capacités financières. Puisque Txy existe, je lui conseille de faire un tour global du site, dans le détail, afin de peut-être trouver des réponses à ses questions. Et en général, si je sens un manque de confiance, j’oriente vers une association qui pourvoit bien mieux que moi à certains soutiens et peut donner des adresses que je n’ai de toute façon pas. Et au besoin, si je sens que la personne est perdue face à elle-même, je lui conseille de voir un thérapeute pour l’aider sur le plan personnel et qui pourra l’aider à retrouver les appuis psychologiques qui lui manquent (voilà pourquoi je dis que je ne minimise pas le rôle des psys, mais que j’estime que c’est un choix personnel que de s’adresser à eux. Je les vois en soutien psychologique, en catalyseurs de réflexion, en aide pro-active) et éviter de se lancer (si elle doit réellement se lancer au final) sans être préparée.

    Quand on me demande en combien de temps j’ai transité, j’ai plusieurs réponses. En effet, comme je l’avais évoqué au travers d’un article il y a assez longtemps maintenant, j’estime qu’il existe plusieurs dimensions à la méta-transition. Chaque dimension est une transition à part entière.
    En combien de temps ai-je fait mon parcours physiologique ? 12 mois si on considère le début de mes ennuis hormonaux en juillet 2010, 6 mois si on considère le début de mon THS fin décembre 2010 et que l’on considère pour ces deux valeurs la SRS fin juin 2011 comme étant la fin.
    Si je prends maintenant comme fin le moment où j’ai senti qu’on ne me détectait plus façon radar-trans (l’épilation définitive entrant pas mal dans cet anonymat physique), j’ajoute un an et demi (pour les matheuses ça ramène en janvier 2013 environ. Ça coïncide avec une autre fin de transition au passage).
    En combien de temps au-je fait mon parcours administratif ? 22 mois, en partant du moment où j’ai commencé à réunir les papiers pour l’Acte de Notoriété. Ça c’est terminé tout début janvier 2013 quand j’ai récupéré mon permis de conduire définitif en Préfecture à Nanterre (on a le film ! :-) ).
    En combien de temps ai-je compris que j’étais trans ? 4 ans et demi. De l’âge de 4 ans à l’âge de 8 ans et demi. C’est là que j’ai fixé mon prénom. Mais ça ne répond juste qu’au fait que j’ai su. Ça ne répond nullement au fait de transiter sur les autres plans ou pas. En plus c’était un processus inconscient. A cet âge-là, ça se fait à notre insu.
    En combien de temps ai-je réalisé mon introspection personnelle ? 25 ans. De l’âge de 8 ans à l’âge de 33 ans environ. En gros, j’ai répondu à la majeure-partie des questions de Julie et peut-être d’autres qui ne sont pas listées mais qui étaient importantes pour moi. C’est cette phase et finalement cette durée qui a placé ma stabilité globale. Mon milieu de naissance de départ, les conditions de vie nécessitaient ce temps d’introspection.
    Que s’est-il passé entre 33 ans et 43 ans ? Rien. Ou si. Je me suis noyée dans le travail et l’associatif pour éviter d’y aller. Pourquoi ? J’avais tout simplement peur de me lancer. Je savais que si je le faisais, je me retrouvais seule côté famille, et que je perdrais certainement bien des “amis”. En contrepartie, dans ces 10 années, j’ai connu de nouvelles personnes et j’ai tissé un réseau social compatible avec la transition visible de tout le monde (inconsciemment), celle dont j’ai parlé au départ, qui a commencé pour tout l’entourage majoritairement en décembre 2010.

    Dans les faits, mon processus global de mise en place de ma vie, qu’on peut appeler les limites de la méta-transition, a duré 37 années environ. C’était lent finalement ! :-)

    Vivre sa vie en toute liberté au quotidien, quel que soit le point d’arrivée qui nous est propre (avec ou sans SRS, avec ou sans THS, avec ou sans FFS, avec ou sans changement de papiers) nécessite un effort considérable. Nous avons “le malheur” de ne pas rentrer dans les cases préétablies au départ de nos vies. Nous en souffrons car ne pas correspondre à la société est toujours dur. On ne répond pas aux codes de la société, donc on ne peut qu’aller au devant de difficultés.

    Mais est-on les seulEs dans cette condition ? Non. Toutes les minorités vivent leur lot de questions, de dangers à affronter, pour être libre ou parfois juste rester libre. Certaines minorités vivent cela, pour chacun de leurs membres, de la naissance à la mort, je pense notamment aux tziganes nomades, car être nomade a toujours été vu de travers depuis des siècles, voire même des millénaires.

    Nous, notre liberté, nous nous la forgeons en passant de l’ombre à la lumière, souvent au moment que nous nous “choisissons”. C’est un énorme avantage. On peut choisir notre point de départ dans la vie quotidienne. Nos yeux sont-ils prêts à affronter la lumière ? Répondre à ces questions avant, pendant et même parfois après transition est notre adaptation à cette lumière afin qu’elle ne nous brûle pas les yeux, celle de l’espoir d’une vie sereine, épanouie, accomplie.

    Ce que je viens de raconter est mon vécu, donc c’est très concret. Aucune vue de l’esprit dans tout cela.

    (Ah zut ! J’avais pris ma pilule anti-chipie ce matin, j’ai été sérieuse ! :-) )

  10. Chloe Desanges a écrit le 5 décembre 2013

    Et bien quelques heures (pas trop quand même çà se compte sur deux ou trois doigts) et 10 pages dactylographiées arpès, j’en suis venu à bout !

    Suite à mon coming out familiale il y a 15 jours
    J’ai commencé à consciencieusement réfléchir et me documenter

    Samedi j’ai rdv avec l’asso Arc en Ciel de Toulouse et se questionnaire est un formidable outil pour recentrer toutes les réflexions ou nous amener à nous poser de nouvelles questions.
    Je ne savais pas trop comment aborder ce rdv maintenant je me sens prête !

    Merci beaucoup

  11. julie a écrit le 24 juillet 2014

    bjr les filles , bon a propos de la transition mtf et ftm ils y a quand meme pas mal de choses a voir et surtout a prendre les bonne decision car ce sujet ne ce prend a la legere , irreversible pour ceux qui penserais que l on peu entreprendre un traiment ths et sans risque car deja le fait de prendre de l androcur et deja ireversible et idem pour les oestrogene , julie la je te rejoint dans tout ce que tu parle dans le mode d emploie d une transition tout a fait d a accord avec toi bise julie tg

  12. Leïla a écrit le 13 octobre 2014

    Ouais… Salut aussi,

    Avant d’arriver ici et de découvrir toutes ces approches différentes de la transidentité, je croyais que toutes les trans étaient comme moi…
    C’est à dire trans de naissance, pour ainsi dire. à partir des premiers souvenirs de vie en société : l’école maternelle, là où garçon et filles sont séparés et où l’on ne nous laisse pas accéder à la place qui nous est due (avec les filles pour les MtF et avec les garçons pour les FtM).
    à partir de là, je croyais bêtement que comme moi, une vie entière de souffrance laissant largement le temps de se poser toutes ces questions, toute trans se lançait dans son parcours transitoire forcément une fois répondu à la plupart, soit à celles concernant la vie socio-professionnelle, la vie affective et familiale… et la prise de conscience de tout ce qu’on va perdre en puissance, pour le mettre dans la balance de sa propre souffrance.
    Je croyais que quiconque fait une transition la fait parce qu’elle (ou qu’il) ne peut plus faire autrement.
    à ce stade, prendre des hormones fût-ce au péril de sa vie, est un moindre mal en comparaison de continuer à vivre déguisé en homme.
    La société aurait été aussi tolérante il y a 20 ans avec les mêmes moyens d’information qu’aujourd’hui, Oh comme j’aurai pu faire ma transition sans peur alors. Puisque je cogitai sur mon identité de genre depuis l’âge de 4 ans !!!

    J’ai désormais compris que tout ne parait pas aussi évident pour tout le monde et je me pose la question d’un extrême à l’autre :
    Quelqu’un qui déboulerait en se disant : “_tiens… si je devenais une femme ? ” et, lisant cet article soudain se dirait : “_oh bin mince… j’avais pas pensé à tout ça ! “, n’aurait-elle pas un problème bien différent tenant plus du domaine psy ?

    ça n’est qu’une interrogation…

    Comme je l’ai écrit : il y a encore peu de temps, je ne connaissait aucune autre trans que moi-même. C’est seulement en voulant aider les autres que j’ai recueillis des témoignages si différents.
    Pourtant, concernant les témoignages de celles (les ceux sont plus rares) qui, déterminées, ont traversée leur transition droit devant avec plus ou moins de difficultés, pour arriver à la chirurgie, je n’ai vu que des personnes déterminées et bien convaincues depuis le départ ! connaissant leur féminité depuis pour ainsi dire toujours !

    Alors on pourrait presque raccourcir en posant simplement cette question :

    “Veux-tu devenir une femme ? Ou en est-tu déjà une qui ne veut qu’harmoniser son corps avec son esprit ?”

    Une réponse positive à la première étant éliminatoire.

    Comme ma gamine qui m’a dit du haut de ses huit ans : “_moi j’aimerai bien être un garçon. ” poupée en main et crayons à paillettes autour de son journal intime sur le bureau de sa chambre aux murs couverts de posters des ” star ac’ “. Elle qui sait déjà jouer des yeux doux et de la moue boudeuse pour s’attirer les bonnes grâces de ses oncles et de nos amis masculins, et fouille avec délectation dans mes robes et mes jupes en espérant grandir pour me les taxer.
    Ah bah ça c’est comme moi avec ma mère à son âge…

    Pardon, je suis dure et je m’en excuse.

    mais l’une des questions était bien :
    ► Vois-tu un psy ? As-tu prévu de le faire ? en as-tu besoin (pour toi, pour ton parcours, pour les démarches, …) ? Le cas échéant, comment vas-tu le choisir ? qu’attends-tu de lui ? Y-a-t-il des alternatives (groupe de parole, thérapeutes alternatifs, …) ?

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