Bilan de vie, deux années après l’opération de réattribution (SRS)

15 août 2013 | Tags: , ,

Bangkok

25 juin 2011, il est 12h25 (et 57 secondes, je viens de vérifier le timestamp de la photo), heure locale, au moment de cette photo. Je suis en train de résoudre l’harmonie corporelle qui me permettra une vie meilleure. Avec le recul des deux années, cette vie est réellement meilleure sur le ressenti physique et ses implications sur le psychique.

Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler d’un sujet qui touche une partie de la population T, qui concerne l’opération de réattribution.

Cet article n’a nullement pour but de pousser qui que ce soit sur la voie de l’opération de réattribution. Cette opération est une décision totalement personnelle qui ne doit être influencée par personne. Toutes les T n’ont pas besoin de SRS pour vivre pleinement heureuses, ceci ne doit jamais être perdu de vue. Le vagin ne définit pas la féminité. La féminité ne définit pas le vagin.

Avant d’aborder ce bilan à aujourd’hui, je dois faire un petit retour quelques heures avant l’opération, sachant que vous avez tout le détail que vous souhaitez sur cette partie dans cet article que j’ai écrit il y a bientôt une année, le 23 août 2012.

Avant-propos

Bien souvent, nombre de questions me sont posées sur mon ressenti, mon vécu concernant cette opération et comment je me vis désormais. Cet article est donc abordé sous un angle que je n’ai jamais abordé auparavant car je me concentrais essentiellement sur les questions techniques relatives à l’opération.

Par ailleurs, lorsque j’ai rencontré des problèmes de santé durant les six premiers mois et avec toutes les polémiques que l’on connaît autour des complications, j’ai préféré ne pas parler des soucis que j’avais pu rencontrer, sur le vif,  afin qu’aucun amalgame ne soit fait. Je n’ai réellement eu aucun souci post-opératoire. J’ai pu être malade, ce qui a impacté ma guérison à un moment donné, mais n’est pas le résultat d’une complication. Les analyses médicales faites à ce moment précis n’ont mis en évidence aucun souci sur le site de l’opération.

H – 2

J’arrive au Chettawut Plastic Surgery Center accompagnée de mon amie qui me pose une toute dernière fois la question “Tu es définitivement sûre de toi ? Tu connais l’irréversibilité de ce que tu fais ?”, “Oui, je suis sûre. Au-delà de mon désir d’être en harmonie, tu m’as vue ces derniers mois. Je ne veux plus vivre cela et je sais qui je suis. De toute façon, je n’ai aucune affinité avec ce que j’ai entre les jambes.”. Nous entrons dans le centre, Sylvie et moi et je suis de suite accueillie par l’une des infirmières qui va me suivre avant, pendant et après l’opération. Sylvie doit désormais me quitter, les “choses sérieuses” commencent.

On me fait déshabiller et enfiler une blouse et un bonnet hospitaliers. Je suis amenée à la chambre qui sera par la suite ma chambre de réveil. Je prends place sur le lit, et l’infirmière met la télévision sur France TVMonde. Il reste encore une heure et demi avant l’opération, prévue initialement à 15h en ce samedi 25 juin 2011. Je décide de dormir car je n’ai pas vraiment envie de voir le temps filer.

A 14h15, je me réveille et à peine éveillée, je vois d’un coup les infirmières entrer dans la chambre. L’opération a été avancée d’une demi-heure ! Je me lève et je suis l’infirmière pour entrer par moi-même dans le bloc opératoire.

Là, je vais jouer à me poser cette fameuse question : “T’es toujours prête ? Tu sais que tu peux encore rebrousser chemin. Rien n’est fait.”, “Non mais ça va pas ?! Ma décision est prise. Et je suis contente de m’être posée cette question. Je suis définitivement sereine.”.

Je compte de 10 à 1, je n’atteindrai que 3. Je sombre dans les limbes du sommeil.

H + 6

Je me réveille dans la chambre et ma première parole va être “Ca y est ! C’est fait !”. Une vague immense de bonheur m’envahit à ce moment. L’ensemble du bas de mon corps est encore engourdi par l’épidurale, je ne peux donc pour le moment rien ressentir.

Quatre heures après mon réveil, mes premières sensations en bas se présentent et… Que dire ? Je n’ai pas eu les mots à l’époque, je ne les ai pas plus. Je fonds en larmes de bonheur. Ce que je ressens est ce que j’ai toujours rêvé ressentir. Définir ce ressenti, féminin ?… C’est bien au-delà. C’est juste se sentir soi. Mon “moi” Alexandra se sentait enfin en harmonie. A partir de ce moment-là, je vais planer pendant une bonne semaine. Le traitement antalgique et anti-inflammatoire est aussi pour quelque chose dans cet effet planeur, c’est sûr.

Deux mois et demi se sont écoulés. Reprise du travail

Etant indépendante, je n’ai pas une “fortune” extensible à l’infini, par ailleurs je ne touche aucune indemnité journalière, je dois reprendre le travail. Il n’y a d’ailleurs pas que l’argent qui me motive à reprendre mais aussi la reprise des cours pour les étudiants de l’école d’ingénieurs où j’enseigne.

Il y a d’ailleurs un point que je tiens à aborder tout particulièrement et qui est trop souvent oublié ou peu mis en avant alors que c’est le centre de toute transition réussie : le travail. Dans tout ce que j’ai entrepris dans cette transition, j’ai maximisé mes chances de garder mon travail, voire même de le faire prospérer et progressivement le réorienter en fonction de cette nouvelle vie qui s’ouvrait à moi. Quelles que soient les décisions prises, il est essentiel de ne jamais se mettre en péril du point de vue du travail, car sans travail, c’est la précarité, la santé, les risques, clairement bien des dangers qui guettent. Et une fois le travail perdu, du fait de la transition, il est bien souvent quasiment impossible d’en retrouver tant que les papiers ne nous correspondent pas.

Je reprends tant le travail en clientèle qu’en école d’ingénieurs. En clientèle, je constate une différence sur la manière dont je suis perçue. En fait, je m’aperçois qu’une partie des personnes avec qui je travaille étaient dans une sorte d’attente me concernant. Je le ressens au travers de la communication où avant j’étais “Alex” et ces mêmes personnes m’appellent d’un coup “Alexandra”. Je comprends clairement que le “Alex” était assez commode pour marquer une forme d’indécision me concernant. D’un autre côté, au moment de lancer ma transition je m’étais faite appeler “Alex” plutôt que mon ancien prénom, arguant que cet ancien prénom ne me plaisait pas et que j’envisageais d’en changer. J’avais progressivement habitué tout le monde à ce commode diminutif durant environ deux mois avant de dire à quoi correspondait réellement “Alex”. Comme quoi, une transition peut se préparer longtemps à l’avance tout en ne dévoilant pas le pot-aux-roses.

J’ai trop tiré sur la corde

Cette reprise du travail s’effectue beaucoup trop tôt, je le sais. Elle induit une fatigue qui, associée à un système immunitaire qui n’est pas encore revenu à la normale me vaut un matin de mi-octobre de me réveiller avec 39 °C de fièvre, grelottante.

Me voilà incapable de faire mes dilatations qui doivent être au rythme de trois par jour. Je venais d’atteindre le dilatateur numéro 4 et nous sommes à trois mois et demi après l’opération, moment où les tissus commencent à se fixer. La fièvre ne me permet pas de faire plus d’une dilatation par jour et dans des conditions de douleur que je n’avais pas auparavant. Je prends peur. Je me dis que j’ai peut-être trop “forcé” en reprenant si tôt et que j’ai endommagé les tissus sans m’en apercevoir. Je prends un rendez-vous urgent avec ma gynécologue qui me prescrit une batterie d’examens incluant un frottis afin de voir si je ne contracte pas d’infection post-opératoire.

Les résultats (25 octobre 2011) de l’ensemble des analyses ne montrent pas d’anomalie et pas d’infection du côté de l’opération. Ma gynécologue en conclut à un virus d’automne. Je dois juste attendre que ça passe.

Analyse prélèvement

Mes défenses immunitaires n’étant pas encore au top, je vais traîner ce virus pendant deux semaines, jusqu’à début novembre et quand enfin la fièvre retombe, je ne passe plus que le dilatateur numéro 1. Le numéro 2 est très pénible. Je suis effondrée, mais ma rage de vivre reprend le dessus, cette énergie que vous me connaissez.

Donuts

30 juin 2011, je suis prête à quitter le centre pour rejoindre l’hôtel où je serai suivie quotidiennement par les infirmières pendant les 13 jours suivant jusqu’à mon retour en France

Par ailleurs, je suis incapable de travailler plus de deux jours de suite. Rester assise toute la journée est très fatigant. De mi-septembre à fin décembre, je ne travaillerai que les lundi, mardi, jeudi, vendredi. Je me ménage le mercredi pour me reposer et rester le plus longtemps possible allongée pour récupérer.

A ce titre, il nous est bien délivré un donuts en sortie d’opération, mais qui s’avère ne pas être si confortable que cela sur une journée et comme celui que j’ai eu est rose-fluo, bonjour la discrétion en clientèle ou en cours ! Vous imaginez bien que je ne l’ai jamais utilisé au travail !

Avec le recul et avec ce que j’ai vu chez les autres filles, je pense qu’un arrêt de travail complet de six mois après SRS est un minimum. Ensuite, il faudrait envisager une reprise à 80 % jusqu’à un an après l’opération. En effet, il y a ce problème de faiblesse de l’organisme après l’opération qui peut durer une année.

Six mois de travail de fourmi

Bien décidée à ne pas rester dans cet état, je vais redoubler d’assiduité pour mes dilatations tout en étant précautionneuse. Je ne tiens pas en plus à me blesser ! Ce serait le comble. Je décide d’oublier cette “catastrophe” et reprends un rythme de dilatations soutenu en m’appliquant à bien les effectuer.

Il me faudra six mois pour revenir au dilatateur numéro 4. La chance que j’ai eu dans mon malheur a été que j’ai quand même réussi à maintenir la profondeur initialement créée par le docteur Chettawut.

A l’issue de ces six mois je suis soulagée. J’ai sauvé la situation provoquée par ce virus dont nous n’avons jamais connu la provenance et qui m’a ainsi affectée. Durant ces six mois, je n’ai pas eu de rapports sexuels tant que je ne me considérais pas revenue à la normale.

Ma rage de vivre, celle qui m’a toujours habitée depuis aussi loin que je me souvienne m’a permis de sortir de cette situation.

Sportives, attention !

Aikido

Stage d’Aïkido à Ingré en juin 2013

J’ai entretemps repris les entraînements d’Aïkido et je fais très attention aux mouvements que je fais lorsqu’il s’agit de faire une fente dans les déplacements. Je limite l’angle d’ouverture pour ne pas me blesser.

Néanmoins, lors d’un entraînement un peu trop dense et exigeant pour ma forme physique, je descends un peu trop. Une violente douleur se présente en bas, je tombe comme une masse sur les tatamis au bord de l’évanouissement. Je constate que j’ai légèrement fissuré une cicatrice. J’arrête pendant trois mois tout entraînement d’Aïkido, soigne avec beaucoup d’attention cette fissure, prête s’il le faut à prendre un avion pour Bangkok en urgence.

La cicatrisation de cette fissure s’opérera en deux mois. Chance pour moi, elle ne m’empêche pas de continuer à faire correctement mes dilatations, par contre il est hors de question durant cette période d’avoir un quelconque rapport sexuel. Il y a un réel danger physique.

Lorsque je reprends l’Aïkido, je reste très prudente. Je ne prends plus de risques et surtout je m’épargne les entraînements durs quitte à me mettre en seiza au bord des tatamis. Je n’ai vraiment pas envie de redonner dans cette peur que j’ai eue.

Système immunitaire

Durant la première année je reste très fragile et je contracte très facilement le moindre virus qui passe. Par contre, tout les petits soucis de santé que j’aurais eus ne me remettront jamais dans la situation d’octobre 2011.

Un an après l’opération

Je retrouve 100 % de mes capacités physiques seulement après une année. Je considère donc que ma convalescence réelle a duré tout ce temps.

Le THS

Là aussi, c’est un sujet pour lequel j’ai très souvent des questions. Si je l’aborde, c’est que le THS, au-delà de nous permettre la transformation physiologique, a des incidences sur bien des aspects du quotidien. On devient sujette aux bouffées de chaleur, l’irritabilité existe bel et bien si le dosage n’est pas le bon, il peut aussi résulter de l’affaiblissement, des étourdissements, tout cela si le dosage n’est pas adapté.

LE SUIVI MEDICAL EN MATIERE DE DOSAGE HORMONAUX EST OBLIGATOIRE !!! S’AUTOMEDIQUER EST JUSTE DE L’INCONSEQUENCE ET LES DANGERS D’UN MAUVAIS DOSAGE HORMONAL PEUVENT ETRE MORTELS !!!

En ce qui concerne le déroulé de ma prescription hormonale, il s’est fait pour le moment en huit ajustements depuis le début, en fonction des analyses hormonales et de mon ressenti du traitement. Je ne précise pas les doses, mais uniquement les ajustements en ratio. Cette partie n’a pas vocation à être copiée en automédication  :

1) fin décembre 2010 –> début février 2011 : Androcur (Acétate de cyprotérone. Du fait de mes malaises hormonaux autour de la testostérone et de l’estradiol, sinon je refusais. Ne pas oublier que je suis complètement réfractaire à cette molécule pour de multiples raisons que je ne vais pas réexpliquer ici), Oestrodose (Estradiol). La dose d’estradiol est au minimum pour tenir compte de mon déréglement hormonal
2) février 2011 –> avril 2011 : Androcur doublé, les malaises étant revenus en force. Mon organisme était à nouveau en train de s’emballer
3) mai 2011 –> juin 2011 : Baisse progressive de l’Androcur pour arriver à zéro pour la SRS. La baisse a été entamée en avance de phase car je totalisais pas moins de 9 effets indésirables dus à cette molécule. Arrêt de l’Estreva juste 15 jours avant la SRS
4) mi-juin 2011 –> mi-juillet 2011 : Aucun THS du fait de la SRS. Mon corps, jusqu’à l’opération, se met à nouveau à produire simultanément de la testostérone et de l’estradiol à partir de la testostérone, et les malaises reviennent
5) mi-juillet 2011 –> octobre 2011 : Estreva (Estradiol) et Estima Gé (Progestérone). A partir de là, plus du tout d’Androcur, même si des poils noirs peuvent se manifester par moments. Il existe l’épilation définitive pour ça, et ce n’est pas invasif, et dois-je rappeler que je ne laisserai pas cette molécule entrer dans mon corps, désormais ?
6) novembre 2011 –> janvier 2012 : Etourdissements que j’identifie liés à l’Estreva. On réduit d’un tiers la dose. Les étourdissements disparaissent
7) février 2012 –> septembre 2012 : Les étourdissements ayant définitivement disparu, on revient en dose d’après SRS
8) octobre 2012 à maintenant : Augmentation d’un tiers de l’Estreva pour augmenter le taux d’estradiol. Depuis ce moment, rien de particulier à signaler

Et maintenant ?

Je vais très bien. Je n’ai jamais été aussi bien. Avoir pu accéder à cette chirurgie me permet d’avoir une vie harmonieuse, et avoir pu par la suite obtenir des papiers en conformité m’a permis une vie sociale et professionnelle complète. D’un point de vue physique, je suis totalement incapable de me souvenir “comment c’était avant”, et tant mieux !

Depuis que j’ai eu le droit d’avoir une vie sexuelle après l’opération, j’ai eu des relations et j’ai enfin pu accéder à une vraie sexualité. Celle-ci participe à mon harmonie de vie comme chacun des actes de ma vie. Elle n’est plus le vide que je lui connaissais auparavant.

Le rythme de mes dilatations a fortement décru dans les périodes où je n’ai pas de rapports sexuels. Début 2013, je me suis retrouvée pendant plusieurs semaines en situation de ne pouvoir les faire et sans rapport sexuel. Quand j’ai repris, je n’avais rien perdu. Je peux considérer que tout est stabilisé. Selon les moments et la fatigue, je peux me retrouver à ne pas pouvoir utiliser le dilatateur numéro 4, mais ce n’est que passager.

Je continue toutefois à maintenir un rythme qui m’est propre pour ces dilatations, à minorer de chaque rapport sexuel qui correspond à minima à une dilatation.

Selon la vie sexuelle que l’on a, ces dilatations peuvent ne plus du tout être nécessaires. Il existe donc des périodes où je n’ai aucune nécessité de faire de dilatation.

L’opération de réattribution a été une totale réussite pour moi et deux années passées après, malgré les quelques péripéties citées plus haut, je vis une vie totalement heureuse. Je m’accomplis dans tout ce que je mène. Je suis simplement en harmonie.

Je mène mes projets avec une liberté que je ne me suis jamais connue auparavant. J’étais bien trop polluée par le décalage existant entre ce que présentait auparavant mon corps et mes ressentis avec ce que je vis désormais.

Une fois que la convalescence est terminée, la vie reprend totalement son cours et ce n’est pas tant ce qui est ressenti qui est important, mais bien ce qui n’est plus ressenti. Le décalage n’existe plus.

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6 responses to Bilan de vie, deux années après l’opération de réattribution (SRS)

  1. Nathasha a écrit le 15 août 2013

    Très bien j aime beaucoup , clair on comprend facilement les divers soucis que tu as eu ! a mettre dans les archives pour aider d autre T

  2. Barbara Alie a écrit le 15 août 2013

    Merci pour ce partage, j’aime beaucoup!!!

    Même si à chacun son parcours, avoir cette visibilité est vraiment important, c’est comme même un repère clair et qui surement va aider plusieurs personnes (comme moi) à mieux cibler les points critiques d’un transition et en plus cela vient au bon moment après l’article de Julie, Mode d’emploi d’une transition (FtM ou MtF) rapide et réussie.

  3. Armonia Puel a écrit le 15 août 2013

    Merci Alexandra pour ce témoignage. Cela lève quelques angoisses que j’avais mais soulève bien des questions que je n’avais pas.
    Nous en reparlerons de visu si tu veux bien.
    Le dialogue, il n’y a rien de mieux !!!!
    kiss

    • Alexandra a écrit le 15 août 2013

      Bien entendu. Ca ne représente qu’un petit résumé où j’ai pointé les points qui me semblaient les plus importants en information.
      Et surtout, plus que tout, je voulais briser le tabou qui veut qu’après opération tout va bien pour tout le monde. Quand on lit les filles (Je parle essentiellement des anciennes), aucune ne parle de ce qu’elle a pu vivre durant sa première année. Aucune ne te dira qu’elle peut avoir eu des soucis de santé, pourtant non liés à des complications.

      Il faut que l’omerta cesse. Elle est bien trop présente dans cette communauté et fait bien plus de mal que tout car elle présente les transitions comme si c’étaient des contes de fées. Et je n’ai aucun problème à faire cesser cette omerta car comme je l’ai toujours dit, je n’ai rien à cacher concernant toute ma transition. Il faut que les choses se sachent sinon il y aura toujours des “on dit” mes une ombre sur les transitions et ce qu’on peut vivre qui fait que certaines restent en image d’Epinal.

      J’ai réfléchi longuement avant de mettre mon résultat de frottis disponible publiquement, mais j’estime qu’il fait partie du post-SRS et que de ce fait ça doit être public. Ca apporte d’autres informations pour qui sait lire ce genre d’analyse. Entre autres, on voit qu’en quatre mois une vraie flore vaginale s’est installée. Dixit ma gynécologue au moment du prélèvement : “La fièvre fait que vous avez une sécheresse que vous n’aviez pas auparavant.”. En conclusion, en temps normal, sans fièvre, ma flore est… normale !! Ca, c’est important. Ca veut dire que le corps sous l’effet des hormones et de l’opération prend tout doucement la teinte qu’il faut. J’ai été très surprise quand j’ai vu ce premier résultat d’analyse et surtout enchantée. Il y a de quoi.

  4. Nathasha a écrit le 15 août 2013

    en ce qui concerne la flore ! dans mon cas toujours rien a cause des Douche interne a base de vinaigre blanc et ce de façon quotidienne , les dilat m ennuie d une force ! c est long c est chiant , le seul truc qui me plait c est l aspect esthet et l arrêt de l incontinence pour moi ça c est le paradis , pas de douleur a la marche pas de boursouflure et tout ça grâce a mon Op en deux temps je pense que celle qui passe chez NMJ on quelques soucis du même type qu ailleurs les premier temps ! étant passer pour ma première OP en 2009 je n ai plus de souvenir fiable a transmettre et le technique était différente a l époque c était encore du Leriche ++ , en 2013 ce fut la construction des PT et GR lèvres et le pseudo Clit ,le debridage et la réalisation d un Néo par lambeau grâce a une greffe de peau de l aine , j en suis contente pour le moment certes je n aurais pas de sensation de ma faute ayant sectionné le tronc nerveux lors de mon automutilation il y a déjà quelques années donc aucune terminaison et je n ai aucune sensation de ce cotés la , mais pour moi c est facultatif et je m en passe très bien , mon désire était ne plus être incontinente et avoir un visu plus jolie

  5. mimie a écrit le 18 août 2013

    merci alexandra pour ton témoignage ,c’est encore un peu loin pour moi ,mais j’y pense ,en éspérant que ca se passe bien ; encore merci mimie

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