La science met KO la psychanalyse. Transidentité : 1 – Freud : 0

31 août 2013 | Tags: , , , , , , , , ,

Sigmund Freud - DR Science et Avenir

Sigmund Freud – DR Science et Avenir

“La psychanalyse n’est, au fond, qu’une foire aux illusions entretenue par ses adeptes, affirme Serge Larivée, qui vient de publier “La psychanalyse ne résiste pas à l’analyse”. À quand la fin de la mascarade?” s’interroge-t-il.

Nous savons touTEs combien les avis sont partagés sur les bienfaits ou non de tout ce qui tourne autour de la psychiatrisation et la dépsychiatrisation des parcours trans en France. Cette conclusion de l’étude menée par Serge Larivée, professeur à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal remet en cause tous les fondements scientifiques de la psychanalyse.

À son avis, la psychanalyse, inventée par Sigmund Freud, n’obéit pas aux critères d’une véritable démarche scientifique, et ce, même si elle constitue un système de croyances sophistiqué. “Ce système conceptuel n’est pas cohérent avec ce qu’il est censé expliquer”

Au fil des différentes discussions qui ont eu lieu ici sur Txy, bien des points de vues se sont affrontés et il est intéressant d’avoir un point de vue de chercheur sur le sujet. En effet, nous parlons toutes et tous avec nos tripes, même si nous tentons de nous extraire de nos propres expériences et nous mettre tant bien que mal au-dessus de la mêlée.

Force est de constater, à la lumière de ce résultat de recherche et d’analyse que la psychanalyse qui est censée servir dans les parcours trans, dans sa forme psychiatrique, peut largement être remise en cause dans tel contexte.

Paru dans le dernier numéro de la Revue de psychoéducation (vol. 42, no 1), le texte de 45 pages signé par M. Larivée (auprès duquel on peut se le procurer) et le biochimiste Éric Coulombe se compose de quatre parties. Dans la première, les chercheurs présentent l’analyse des 31 cas traités par Freud, mettant en évidence “la non-efficacité de son approche”. La deuxième est consacrée au caractère dogmatique des débuts de la psychanalyse, caractère qui sévit encore, selon MM. Larivée et Coulombe, dans certains milieux. Par la suite, à l’aide d’exemples tirés des écrits de Jacques Lacan, Françoise Dolto et Bruno Bettelheim ainsi que de la pratique actuelle, ils répondent à ceux “qui prétendent que la psychanalyse a évolué” et démontrent que tel n’est pas le cas. Enfin, ils mettent en évidence que la tentative des psychanalystes de récupérer le courant de la neuropsychologie à leur profit ne tient pas la route.

Il est à noter que Jacques Lacan, avec son “manque de pénis de la mère” et la castration des femmes, a eu une grande influence sur les parcours trans et sur la mise en place des protocoles menés par les équipes pluri-disciplinaires, alors que Sigmund Freud et son incontournable recherche du phallus chez l’autre, homme ou femme, dans l’amour, sur laquelle Lacan a bâti sa propre conceptualisation de la femme, est le psychanalyste de référence de bien des psychiatres qui “analysent” si unE trans va avoir droit à son parcours ou non. Je sais… Ce n’est plus le cas dans toutes les équipes pluri-disciplinaires, je vous l’accorde. Encore heureux, les choses évoluent !

Il n’empêche que la position de certains de ces “cerbères” de la transition s’appuient sur la science de la psychanalyse pour délivrer le passeport qui ouvrira la voie aux hormones, aux soins, finalement à la vie attendue de bien des trans.

A la lumière de cette analyse scientifique menée par ces deux chercheurs, on est amenéEs à se poser la question du bien-fondé, et ceci sur des bases scientifiques, celles de cette étude, de la place et surtout du rôle que certains psychiatres s’arrogent dans les parcours protocolaires…

Freud lui-même définissait sa vision de la psychanalyse ainsi :

Citant l’écrivain Giovanni Papini, M. Larivée rappelle que Freud lui-même se décrivait comme un poète et un romancier. “Pour lui, la psychanalyse n’était rien d’autre que l’interprétation de sa vocation littéraire en termes de psychologie et de pathologie. Freud a d’ailleurs reçu le prix Goethe de littérature en 1930.”

Que penser dès lors ?

Je ne nie pas l’aide que peut apporter une tierce personne dans la recherche de soi, quelle qu’elle soit. Qui ne discute pas avec ses amiEs de ses problèmes espérant que les amiEs de par leur regard extérieur pourront apporter des embryons de solution, des chemins ? Car tel peut être le rôle du psychanalyste, un confident privilégié… A condition que celui-ci n’en vienne pas à manipuler ou établir un rapport dominantE-dominéE dans l’aide que demande la personne qui vient le/la consulter.

Quand je reviens sur les (très) longues discussions que nous avons eues ici, où parfois les échanges étaient des plus houleux, il s’est peu à peu dégagé un point d’accord commun, à savoir que certains psychiatres se comportent de manière inhumaine.

Mais pourquoi le peuvent-ils finalement ? Pour pouvoir se comporter ainsi, il faut que leur position leur donne une forme de toute-puissance. Cette toute-puissance leur est donnée au travers de la valeur de science qui est jusqu’à présent donnée à la psychanalyse.

Et si d’un coup cette position n’était plus aussi évidente ? Leur rôle au sein des équipes pluridisciplinaires s’en trouverait changé. Leur position très centrale dans les prises de décisions concernant les parcours trans perdrait de sa toute-puissance… La question se pose forcément.

Quelle sera la portée d’une telle étude ? Restera-t-elle au statut d’essai ou peut-elle modifier en profondeur le paysage occidental dans l’aspect vision de la psychanalyse non plus en terme de science mais autre chose ?

Le volet qui me semble le plus important dans cette analyse est le suivant :

on se réfère souvent à ses concepts: le complexe d’Œdipe, la libido, les souvenirs refoulés, l’inconscient, le moi, le ça, le surmoi, etc. “La psychanalyse suppose un déterminisme psychique strict, explique M. Larivée. L’entièreté de nos comportements et des éléments de notre vie intérieure, jusque dans les moindres détails, serait explicable par cette théorie. Selon la psychanalyse, tout a une cause psychique ou sexuelle, qu’elle prétend seule être en mesure de comprendre.”

Le doigt est mis en plein là où ça fait mal ! N’oublions pas que nous qui demandons absolument à ce que le mot transidentité vienne remplacer et faire tomber aux oubliettes le mot transsexualité, nous sommes d’un coup touchéEs de plein fouet par ce volet de la psychanalyse. Je cite : Selon la psychanalyse, tout a une cause psychique ou sexuelle, qu’elle prétend seule être en mesure de comprendre !!! On a là les fondements de l’intervention des psychiatres au sein des équipes pluridisciplinaires. Puisque notre cas est vu sous l’angle de la sexualité et de sa supposée déviance (de moins en moins, mais quand même !) et non sous l’aspect identité de genre, nous sommes les candidatEs idéauxALES pour la psychanalyse et par extension pour ces psychiatres qui jugent qui est qui.

Dans l’article de MM. Larivée et Coulombe, le père fondateur de la psychanalyse en prend pour son rhume. Mais aussi Lacan et Bettelheim. “La psychanalyse est probablement l’une des plus grosses fraudes depuis le début du 20e siècle, signale Serge Larivée. Freud a falsifié ses résultats et a menti sur les cas qu’il a supposément traités; il n’a guéri personne! Aujourd’hui, un chercheur qui commettrait ces écarts scientifiques perdrait à jamais ses fonds de recherche.”

Et il précise que, même si Freud avait été d’une honnêteté scrupuleuse, la critique qu’il fait de la psychanalyse demeurerait valide.

Je vous laisse le soin de vous faire votre propre opinion sur le sujet.

Article complet sur le site de Science et Avenir : http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=11969

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79 responses to La science met KO la psychanalyse. Transidentité : 1 – Freud : 0

  1. Julie Mazens a écrit le 31 août 2013

    Bon je sais maintenant scientifiquement pourquoi je n’aime pas les psys !

  2. Nathasha a écrit le 31 août 2013

    Olaaaaaaaaaaa Serge Larivée certes il est professeur ! mais attention auteur de 200 publication grand spécialiste des révolution anti Catho champion de la contestation il ne représente aucunement un collège de scientifique ( façon logique et reconnu pour engager le terme de “LA science reconnait que “)!, il adore bousculer avec des argument et des cheminement assez alambiqué ses théories ! bon je vais me faire Haché car je conteste , mais voila j ai beaucoup consulter a titre perso ! et j ai lue énormément de truc bien sur Freud Lacan Shnausser ect ect et pour moi le volet Psy a son importance dans certain cas pour des accompagnement de situation ! surtout que le bouquin cherche a démonter freud et non le transsexualisme et même si c était le cas freud fut démonter bien des fois sans que cela remette en cause la Psy elle même , mais plutôt un courant de pensée et de pratique ! donc c est de la fausse propagande de l utilisation d infos car Freud c est rien a cotés de Lacan et d autre car et peut etre le pere de la Psy mais loin d etre reconnu comme un maitre d ailleurs lui même a reconnu dans ses dernier travaux la remise en cause permanente de ses théories a cause de l évolution de la société et des mœurs bien sur faut il avoir lu Freud pour se rendre compte que c était un progressiste plutôt qu scientifique figé je vous conseille “Psychologie des masses et analyse du moi” qui répondra a beaucoup de chose sur l évolution des mœurs dans une société ce qui choque ce jour sera normal demain , doit on accompagné maintenant ou attendre que le courant change ( question du même livre de Freud!)

    voila vous pouvez me pourrir moi la pro Psy

    • Alexandra a écrit le 1 septembre 2013

      Comme le cas trans est géré par des types qui s’appuient sur la théorie psychanalytique pour aller chercher “aux tréfonds de l’esprit” si le/la trans est réellement trans ou pas en cherchant des névroses qui pourraient infirmer la “transitude”, l’analyse en question a tout son sens.

      L’analyse se situe à un méta-niveau et forcément ne parle pas du cas trans ou de tout autre cas, mais arrose toutes les situations traitées par le biais de la psychanalyse. Donc, l’analyse concerne bien aussi les transidentités.

      Par ailleurs, un fait scientifique une fois prouvé, ne bouge pas parce que la société bouge. La théorie de la relativité n’évolue pas parce que le mariage pour tous a désormais sa loi en France. C’est un exemple.

      Si la psychanalyse doit évoluer à chaque changement de société, alors la psychanalyse n’est en effet pas une science. De toute façon, la psychanalyse n’a pas ses équations, ses théorèmes, c’est assez simple. C’est d’ailleurs le volet cité à un moment sur la tentative de récupération de la neuropsychologie par la psychanalyse qui pourrait éventuellement commencer à donner un début d’embryon mathématique qui intéresse fortement la psychanalyse. Ça lui permettrait de justifier une existence scientifique qu’elle n’a pas.

      Or, la psychanalyse qui “donne” un résultat qui va dicter la vie d’unE trans dans un parcours pluri-disciplinaire, est la seule “spécialité” qui ne repose sur aucune base scientifique sérieuse. Ça s’appelle le dogme. Le dogme est d’ailleurs le fondement des religions. Voir le commentaire plus bas de Chloé à ce sujet.

      CQFD. :-)

      • Chloé Tigre Rouge a écrit le 1 septembre 2013

        Remarque que les théories scientifiques évoluent et ne sont pas figées dans le marbre. La science est une croyance étayée par des preuves plus ou moins exactes et empiriques. La science, toutefois, change et progresse avec l’évolution des connaissances.

      • Nathasha a écrit le 1 septembre 2013

        CQFD Ptdr voir les commentaire D Einstein , la science évoluera en fonction des découvertes un jour deux plus deux feront peut être 6 sans que cela bouleverse l humanité ! donc pour moi si la psy est une science qui évolue en fonction des situations , et le mariage pour tous fait évoluer les consciences et donc de fait provoque un élan dans les mœurs d une société qui considéraient encore l homosexualité comme tabou et soignable il il a 30 ans

        Donc de Fait la psychiatrie évolue même si cela vous dérange de le reconnaitre, par souci de vous détacher des Psy

        et comme nous somme dans les dictons Foireux j y vais du mien ” quand on ne veut plus de son chien ;ont dit qu il a la rage !”

      • Alexandra a écrit le 1 septembre 2013

        En effet les théories ne sont pas figées dans le marbre… Et c’est tout à fait louable d’ailleurs, sinon on serait dans le dogme.

        Sinon aller comparer Einstein et Freud fallait oser. Tu as raison Nathasha : PTDR !!

        • Nathasha a écrit le 1 septembre 2013

          mais d autre ont déjà comparer bien pire avec Einstein qui n oublions pas fut pris pour un gogo pendant longtemps avec sa théorie, car exprimée en 1905 et prise au sérieux que bien plus tard ! alors Freud a commencer a explorer l esprit humain et comme Einstein c est un précurseur dans son domaine

          mais le fond n est pas la !

          j ai un point de vue que je défend , vous un autre mais une choses est sur il n y a pas de vérité car chaque point de vue est défendable

          donc oui PTDR

          • Alexandra a écrit le 2 septembre 2013

            La théorie de la relativité est le fait de Poincarré. Einstein a été Prix Nobel de Physique pour son explication de l’effet photo-électrique.
            Quand on se remet dans le contexte de l’époque, la physique avait le vent en poupe en Allemagne. C’est ainsi que Poincarré a été défait de sa théorie par Einstein mais a quand même réussi à empêcher que celui-ci ait le Nobel pour cette découverte.
            Voilà pour la petite explication historique.

          • AlexMec a écrit le 2 septembre 2013

            Grosse simplification, ta petite explication historique.

            Personne n’a volé personne. La tendance était plutôt à la collaboration et au partage entre spécialistes dans des domaines aussi pointus. Ce sont les gens qui gravitaient autour d’Einstein et Poincaré qui les ont opposés l’un à l’autre, pour des motifs divers, variés, et pas toujours avouables (politique, racisme, rivalité Physique/Mathématiques, etc…)

            C’est ainsi que Poincarré a été défait de sa théorie par Einstein mais a quand même réussi à empêcher que celui-ci ait le Nobel pour cette découverte.

            Poincaré était mort depuis belle lurette quand le Comité Nobel a voulu donner le prix à Einstein. C’est son ami Lorentz (un autre génie absolument fondateur de la Relativité) qui a protesté que ce serait injuste de ne pas inclure Poincaré.

          • Alexandra a écrit le 3 septembre 2013

            J’ai en effet simplifié.
            Au début du XXème siècle, l’Allemagne tenait à sa suprématie dans le domaine des sciences. Ça a joué politiquement.
            Autre point… Poincaré (avec un seul “r” en effet) n’était pas très démonstratif là où Einstein l’était beaucoup plus.
            Et pour terminer, j’ai cité de mémoire, mais en effet Lorentz avait protesté. Au final, Einstein n’a pas eu le Nobel pour la théorie de la relativité.

    • Nathasha a écrit le 31 août 2013

      Je suis tout a fait du même avis

      N’importe qui peut a priori s’autoproclamer psychanalyste, cette profession n’étant pas à l’heure actuelle bien réglementée. Mieux vaut donc consulter un psychiatre ou un psychologue clinicien, également psychanalyste, ou bien un professionnel affilié à une école psychanalytique reconnue, si vous envisagez ce type de thérapie.

      tout est dit ! un professionnel sera en mesure d aider ! et de la a jeter la psychiatrie a la poubelle il y a du chemin car je suis désolé elle a fait ses preuve ! et il n y a que le fou que se crois saint d esprit !

      • Alexandra a écrit le 1 septembre 2013

        Personne ne jette la psychanalyse à la poubelle, par contre sa place centrale dans la gestion des parcours de transition n’a clairement pas de raison d’être.

        Que des personnes en aient besoin est un fait, mais que sa présence soit imposée est un non-sens.

        La phrase “il n’y a que le fou qui se croit sain d’esprit” est la phrase peut-être majeure sur laquelle repose la psychanalyse psychiatrique pour justifier son existence, tout du moins pour ceux qui veulent s’arroger un pouvoir sur les autres. Ça s’appelle la manipulation lorsque cette phrase est employée pour “prouver” à une personne qu’elle “ne serait pas saine d’esprit”.

        Les questions suivantes seront : Qu’est-ce qu’un fou ? Qu’est-ce qu’une personne saine d’esprit ? Quels critères ? Sociétaux ? Équations ? Comment définit-on la folie ? Quels repères ? … Pour les questions de base. En fait, il y a des tonnes de questions que l’ont pourrait poser à laquelle un psychanalyste psychiatrique ne pourrait répondre de manière scientifique car les équations de démonstration n’ont pas d’existence.

        Donc la phrase “il n’y a que le fou qui se croit sain d’esprit” justifie bien des mauvais traitements et ne s’appuie sur rien, surtout dans le cas des transidentités. Ou alors “classerait”-on la transidentité comme une folie ? Attention à ce que le raisonnement soit réellement scientifique et non dogmatique Là, c’est important. Ma soif d’apprendre est aiguisée. :-)

        • Nathasha a écrit le 1 septembre 2013

          Joker ! car pour moi je trouve que certain cas “Trans” sont assez délicats , certain retourne en arrière , ou alors sombre en dépression post op car ce n était tout compte fait pas ce a quoi elle aspirait ! et ce n est pas des cas rare , j en connais ! je pourrai devant témoin te raconter l histoire d une Grenobloise qui a sombrer en dépression total avec rejet de sa feminitée toute fraiche en post op ! qui a fait machine arrière pour redevenir Homme et qui intente une action en justice contre l hôpital pour réparation , Donc ou est la place du psy , l expertise aurait elle eu sa place ? un suivi minimum est il profitable ? je n agresse pas , j exprime une réflexion personnelle

          • Morgane Beaumont a écrit le 1 septembre 2013

            Je la trouve gonflée, la grenobloise. Ils ne sont pas allé la chercher non plus. C’est elle qui a fait la démarche. Elle s’est trompée, c’est bien regrettable mais je ne vois pas en quoi cela engage la responsabilité de l’hôpital.
            L’avis d’un psy à titre de “simple conseil”, pourquoi pas. Mais non imposé alors. Pour ceux qui doutent ou/et qui y croient. Idem pour la confession ou la retraite spirituelle à titre de préparation. C’est du même ordre, finalement. Et pas absurde…

          • frédérique pilato a écrit le 3 septembre 2013

            je trouve que tu soulève un point intéressant, en fait dans notre société la responsabilité individuelle me semble se dilué au profit d’une autorité, dans le parcourt trans cette autorité à été confié aux psy, d’où ce n’est pas l’individu qui assume le risque de ses choix (enfin si, qui assume l’erreur plutôt) , mais l’autorité (le psy, l’hp,etc..) le problème qui se produit et qui risque de s’accentuer si le système continu dans cette voie, c’est un pouvoir de plus en plus élevé sur le parcours trans des psy justement parce que la responsabilité individuelle est diminué et la leur augmenté. (procès, demande de réparation en cas d’erreur), donc si on veut un moindre pouvoir des psy sur le parcours la contrepartie c’est une plus grande responsabilité individuelle en cas d’erreur.

        • Morgane Beaumont a écrit le 1 septembre 2013

          C’est un peu effrayant cette approche (à laquelle j’adhère en grand partie). On donne à des gens le droit de décider de ton avenir en se reposant sur une “expertise” reposant sur des dogmes et non une approche scientifique. Cela me fait penser à une version des temps modernes de la sainte inquisition.

          • Nathasha a écrit le 1 septembre 2013

            et oui l équipe du Grettis souffre actuellement d une procédure en justice appuyée en partie civil par une Asso , avec comme charge , suivie Psy non conforme analyse non pertinente et dirigé et traitement Hormonal trop rapide , et bien sur chirurgie non réversible entrainant un handicap lourd pour la plaignante cette affaire fait les choux gras des ANTI SOFECT et NMJ a déjà eu deux audition une du tribunal et une du conseil de l ordre , (je le tiens de lui même en ces terme ” ça commence a devenir pénible d être en conflit pour des situation comme celle ci !)alors qu il est très ouvert a une libéralisation du système , je ne donnerai pas le nom de la plaignante ou plaignant ( je m y perd) l opération a eu lieu courant 2011 et l affaire est assez connue de certaine asso donc identifiable après quelques recherches , la personne ayant fait une TS fin 2011 ! donc on met qui en cause ? les psy qui ne furent ps capable de détecter un cas de mal etre identitaire non lié a du transsexualisme ? le psy qui a op ? ou l endo qui a autorisée les hormones ?

        • AlexMec a écrit le 2 septembre 2013

          Nathasha: “de la a jeter la psychiatrie a la poubelle”

          Alexandra: “Personne ne jette la psychanalyse à la poubelle”

          Ca s’appelle répondre à côté de la plaque.

          • Alexandra a écrit le 2 septembre 2013

            Vu que j’ai lié psychiatrie et psychanalyse dans mon texte, ce n’est pas à côté de la plaque. 😀

          • Chloé Tigre Rouge a écrit le 3 septembre 2013

            Ce qui est un peu spécieux … mais bon :)

            Pour répondre concrètement, je pense qu’il faut promouvoir des approches saines, équilibrées et non-dogmatiques, basées sur des échanges, des observations, et non sur des tentatives d’application de modèles dont on sait qu’ils sont incomplets voire faux.

  3. Clarisse a écrit le 31 août 2013

    A l’ heure de la communication,ou, dans nos sociétés “modernes” de la communication, la solitude n’ a jamais autant cessé de s’ amplifier,il est de très bon ton et à la mode de dénigrer ce qui apporte la compréhension , l’épanouissement de l’ être,et par conséquent de tout ce qui peut,comme la phénoménologie,s’ y rattacher.
    Certes,il est aisé de développer,à partir d’ exemples hélas fréquents,des arguments fallacieux,croyant balayer la réalité de cette grande avancée de l’ humanité,née bien avant Freud,mais que ce dernier,face à l’ ostracisme exacerbé ,à des fins forts peu glorieuses( notament pour envoyer des millions de jeunes gens à la boucherie de 14-18 par exemple),tant sur les plans personnels et collectifs ,a eu le courage et l’ honnêté de rappeler la sauvagerie lâche de l’ humanité,mais avec la possibilité de s’ en guérir.Mais le bonheur n’ est- il pas une menace à qui le refuse?
    Il était lui aussi humain,avec toutes les facettes que nous ne pouvons ,sauf en pratiquant l’ autruche, ne pas reconnaître aussi en nous même.
    Il est un bien grand mystère,celui de nous même,et du pourquoi,comment ce que je fous là,et comment vais-je m’ en tirer ?
    Et là, qu’ est-ce qui va déterminer ma quête ou non?
    Souvent,très souvent,nombres d’ êtres esquivent cette question,et quand un bon nombre,quand ils ,elles n’usent pas toutes leur énérgie à fuir, avec certitude,leur questionnement,se retrouvent dans des abîmes de prime abord insondables,ou seule,la psychiatrie et la psychanalyse leur donnera l’ outil qui leur permettra,par un long chemin ,difficile, de se comprendre,et ,enfin,de VIVRE.
    De la psychose infantile ou adulte,aux pathologies classiques,en passant par les somatisations dites médicales,cette précieuse avancées m’ a permis,de voir évoluer nombres de situations jugées incurables,de la part de la normopathie ,de ceux qui la créaient pour toujours supporter leur propre ombre , la lestant alors davantage, la rendant toujours plus pesante et menacante, toujours plus convaincus de la spécificité de leur mensonge.
    Qu’ il y ait des pseudo- praticiens en dessous de tout,comme des médecins indignes du serment d’ Hypocrate,n’a ,malheureusement rien d’ étonnant. Mais suffit-il d’ être patenté ou non d’ un diplôme pour se retrouver dans cette configuration?Il s’ agit là,beine inconsciemment ,de projections.
    Mais toutes ces innombrables personnes que j’ ai vue guérir de leurs névroses et de leurs certitudes carcérales,m’ autorisent ,avec un recul de plus de 35 années dans la profession,à reconnaître le génie de la psychiatrie,et de la psychanalyse.
    Dans les années 90,la spécificité des infirmiers de secteur psychiatriques a tout simplement été balayée,pendant qu’ un tiers des lits de la psychiatrie publique s’ est retrouvée purement et simplement supprimée. C’ est ainsi qu le SAMU social a été créer pour répondre,insuffisament,et à moindre coût, à l’ afflux de SDF dans tout le pays,tandis que les prisons se sont vues submergées depuis cette date d’ une population relevant davantage ou exclusivement de soins psychiatriques .
    Dès ce moment,une vaste et large campagne de dénigrement de la psychiatrie ,et de tous ces fondements,a été développée.
    C’ est ainsi que sont revenues des pratiques barbares sont réapparues,comme la contention par des sangles en chambres dites d’ isolement,qui ressemblent davantage à des retour horribles.Et là,personne ne dit rien,nos grandes têtes pensantes sont étrangement muettes ,celle qui bouffent du psy,comme on bouffe du rouge ou du blanc,en preneant surtout le soin de ne rien réparer.
    Il est bon de rappeler que tout l’ essor et le développement de la psychiatrie est due aux conséquences des barbaries nazies,ou les internés de camps de concentrations se virent alors ni plus ni moins,traitées comme celle des tristement fous légendaires asiles. Les fous,eux moururent en grande majorité de faim dès 1940.Mais avant tout,un fou,n’ est il pas un être humain?La psychanalyse et la psychthérapie institutionnelle le clament haut et fort,en tendant à ce que chacun s’y élève.
    Enfin,une démocratie,digne de ce nom,a besoin de citoyens et d’ êtres matures.Mais,l’ homme étant l’ homme,càd avec une forte propention saurienne,donc prédatrice,préfère former et abuser de zombies,ce qui ne lui serait pas possible avec des citoyens .Alors ,haro sur toute ce qui peut rendre adulte,car seule l’ état civil n’ y peut et les années qui passent ne peuvent en être garants.
    Enfin ,pour nous,FTM ou MTF,dans cette réalité si forte et si cruciale,ou nos aspirations se heurtent à tant de risques, comment ne pas chercher à mieux tenter de nous comprendre ,afin de ne pas risquer de nous retrouver comme Pierrot le fou?Et dénier et renier la “psy”,n’ apparait-elle pas comme le retour assure des projections hostiles de la part des normopathes?
    Ce qui importe , n’ est-il pas de vivre,de vivre le mieux en adéquation de par qui nous sommes,et dans notre monde et son contexte. Celà est si grave, qu’ il me semble important de bien considérer et reconsidérer notre aspiration.
    Ce cri,je le dois à tant d’ êtres que j’ ai vu se détruire en proclamant leur certitudes de savoir en refusant de se connaître…Et loin de penser qu’ il n’ y avait là que des “psy”!Tous les chemins et toutes les stratégies d’ évitementsfréquentes y conduisent sûrement,et dans une large proportionUn de mes amis d’ enfance ne me disait-il pas la semaine dernière,qu’ il était pragmatique et cartésien,tandis que céphalées préoccupantes et dégradation de son état physique ,auquel ‘ ajoutent le retour de cauchemar de sa prime jeunesse qui le hantent et l ‘épuisent.Cet ami,ingénieur chevronné,se tuant dans l’ hyper-activité,considère les psy comme des conbs.Il se tue au sens propre,mais risque fortement le fauteuil roulant.Pourtant ,seule la psy,la sophrologie,pourraient lui permettre d’ outrepasser sa réelle et légitime souffrance en le protégeant du grave danger qu’ il court, à seulement 51 ans..Mais il a peur…Et il est incurablement transphobe et homophobe,…puisque lui même homosexuel totalement refoulé.Il sait que la psy l’ amenerait à se reconnaître tel qu’ il est..Mais il préfère mourir,plutôt que d’ avoir le courage de se vivre.Et il en faut du courage alors,lui qui,par ailleurs n’ en manque pas,mais qui, tel un aveugle obstiné,ne s’ en sert que contre lui même.Et il est dur d’ accepter que quelqu’ un de cher de par tout ce qui peut faire qu’ une relation deviennent précieuse,se sacrifie ainsi,davantage par refus de vivre que de vivre..
    Nous nous cachons tant de choses cruciales à nous mêmes…Que s’en délivrer en se les révélant reste encore du domaine du tabou,et de la plus authentique panique…
    Mais il est indéniable,que l’ épreuve que représente le cheminement sur soi-même,amène à des tensions et des souffrances réelles,lorsque nous touchons du doigt,nos archaismes les plus effrayants,celà avec notre plus sincère et grande “bonne foi”.
    La psychanalyse n’ a rien d’ autre que ,ce qu’ en d’ autres époques et autres lieux,il était question de chemin initiatiques.
    La psy n’ est donc pas une invention,mais la perpétuation de ce chemin initiatique, qu’ est chacune de nos vie et destinée.N’ est- il pas préférable d’ avoir le courage de tenter de la regarder en face ,afin d’ éviter les abîmes de toutes nos ombres?
    Celà nous éviterait toutes ces guerres,ou la frustration inconsciente trouve alors là,par obstination d’ autruche,son seul exutoire,conséquences des souffrances et frustrations exponentielles du déni?
    Et n’ est il pas de meilleure augure que de vivre,et non de survivre avec toute sa douleur ,surtout quand elle est enfouie sous une montagne hautement énergivore de fausses certitudes autant que destructrices,et celà de notre propre lâcheté?
    Il est également aisé de constater,combien il est ,au fond,passionnant et aérant de cheminer ,yeux ,tête ,corps et coeur ouverts,plutôt que de s’ enfermer dans une pièce aux fenêtre et volets plus jamais ouvert,ou dans l’ asphyxie,mortifiante s’ inventer un monde beau et réel ne peut qu’ aboutir à la destruction implosant ,explosante?
    Un jeune adulte,prônant sa certitude du bienfait du suicide,finit un jour par abandonner sa causticité et toutes ses affirmations.Il déballait en pleurant pendant nombre de séances tout ce qui , de son déjà profond chemin,avit,et demeurait toxique pour lui.Parfois,s’ en m’ en avertir il ne venait pas à ces rdv,et je craignais le pire,très affligé et hautement inquiets jusqu’ à ce que je le vois réapparaitre.Pendant plus d’ une année,nous fîmes le lavage de cettes douleur profonde,de par tou les faits et coséquences qui la caractérisait.Plus exactement,c’ est lui seul qui accompllssait cette tâche,et ,dans l’ écoute attentive,je tentais de l’ accompagner au mieux.
    Je ne le vis plus alors pendant plusieurs semaines…Je le croyais avoir fini par se suicidé,et j’ en étais très affectée ,quandil reapparut,changeé,tout sourire,totalement épanoui.
    Il venait pour me remercier de lui avoir permis de sortir de cet enfer dans lequel il s ‘était terré et de plus plus enfermé au cours de ses quarante années d’ existance.Il était, et demeura radieux.
    Mais ce ne fut pas moi qui fit le travail,c’ est lui,et uniquement lui qui eut l’ immense courage,et la toute autant valeureuse intelligence,de se sortir de sa menacante souffrance.Je ne fis pour la part,que de l’ accompagner,à la place ert le rôle qui me revenaient.
    Mais il est vrai,que ce chemin se fait toujours à deux ou plusieurs ,mais jamais seul.
    J’ y ai pour moi même consacrée beaucoup d’ années,d’ effort ,d’ argent et d’ énergie;Nul ne peut se voir que par elle ou lui même.
    Il suffit pour celà de trouver les bon interlocuteurs….Et malgré notre vent d’ anti psy,il en existe encore de nombreux à hauteur de la tâche,néanmoins fort captivante,je veux dire à la place,non du térapheute,mais de l’ analysant.
    La seule question est de savoir,si je peux ,je veux aller mieux ,aller ,bien et pour celà accepter de reconsidérer,toute ma vie ,ma personne ,et tout ce qui s’ y rattache,de près ,de loin,et même de très très loin, en me servant de l’ atre comme miroir non déformant…Et m’ y tenir?
    Et dans les accompagnements de fins de vie,auprès de personnes plus ou moins jeunes qu’ il m’ ait été donnée de suivre ,il m’ est alors apparu,que,La vérité du ici et maintenent l’ emportaient sur toutes nos petites érité fallacieuse.Ainsi,ceux et celles qui m’ avaient été adressés dans le plus grand désarroi,repartaient et reveneaient lors des peu nombreuse consultations,avec le sourie.Et des voix souvent à peine audibles me disaient leur bonheur de nos entretiens.Après leurs décès,souvent éminents,que souvent seule la peur du grand saut retardait,je recevais des lettres de parents,enfants,conjoints me remerciant,et me confirmant que leur chers disparus n’ avaient jamais été aussi heureux qu’ à la suite de nos rdv.
    Celà je n’ aurait jamais pu me faire,sans une longue pratique de la psychiatrie,de nombreuses lectures ,études et séminaires,mais surtout,si, de par mon histoire propre ,et de ma trans-identité,je n’ai moi-même ,et pour moi même, osé,décidé , me remettre entre les mains inconnues,de toutes celle et ceux , aux cours de longues ,coûteuses,douloureuses . Mais ,très vite,celà devient passionnant,et surtout,libérant autant que m’ ouvrant avec bonheur à moi même, et donc à ma vie depuis lors…..Mais rien n’ est jamais acquis ni perdu comme nous le dit si justement Paul Faure.
    Toute vie ,tout chemin ,derrière l’ évidence,est un mystère d’ une richesse fabuleuse,et trop souvent méconnue voire,ignorée.
    Je ne connais pas de vie simple te facile,comme coulant de soi.
    Tout être,toute vie,recelle un immense trésor dont tout notre temps ne pourra jamais “faire le tour”.
    C’ est pourquoi je défends sereinement la psy,car il serait si dommage de ne pas profiter et partager toutes nos richesses personnelles,et en jouir pour un monde d’ amour et de paix?

    Le combat de St Gorges dans sa métaphore,ne pourrait -elle pas servir ici de conclusion? Assurement

    • Alexandra a écrit le 1 septembre 2013

      J’ai tenté de faire le tri dans tout ce que tu as écrit, mais je n’arrive à trouver aucune structure de pensée et de texte qui soit de nature : introduction, développement, conclusion.

      Il se dégage par contre une forme-pensée très sombre globalement où des mots comme : solitude, sauvagerie, abîmes insondables, guérir, menace, hanter, épuiser, refus de vivre, barbares, dégradation, se détruire, coûteuses, douloureuses, énergivore, saurienne, prédatrice, risques, décès, ombre, menaçante souffrance… apparaissent en séquence.

      Que tu aies besoin de l’aide de quelqu’un forcément extérieur à toi pour extraire tout ceci de toi, je parle de la forme-pensée générale qui se dégage de ton texte où on ressent une grande souffrance, est une chose, mais il serait de bon aloi de ne pas en faire une généralité à l’ensemble de l’Humanité dont font d’ailleurs partie les trans.

      Ceci dit, même après quatre relectures posées et sans à priori, je n’ai vu aucun raisonnement scientifique se dégager de ton commentaire et je n’ai pas réussi à discerner une structure d’analyse amenant à une preuve irréfutable. Je n’ai même pas compris ce que tu cherchais à prouver.

      Pour l’instant, Freud toujours 0.

      Je rappelle que le sujet est : la psychanalyse est-elle une science ?

      • Jeanne Swidzinski a écrit le 1 septembre 2013

        En essayant de rendre accessible la compréhension et la critique du concept “psy”, tu fais des confusions et des amalgames qui ne nous aident pas réellement.
        Tu écris que le sujet est “la psychanalyse est-elle une sciences” alors que tu titres
        “Transidentité : 1-Freud :0″ sans doute pour démontrer que la psychanalyse ne peut avoir de statut scientifique pour l’approche de la transidentité.
        Hors, la psychanalyse et la psychiatrie, ce n’est pas du tout la même chose.
        La psychiatrie existe depuis longtemps et classe les maladies mentales. Actuellement, la transidentité est répertoriée dans la CIM 10 ( classification internationale des maladies qui dépend de l’OMS) et le DSM IV qui dépend de l’asso des psychiatres américains).
        La psychanalyse est une thérapie que “peut” utiliser un psychiatre mais il y a aussi les thérapies comportementales, les traitements médicamenteux etc…La psychanalyse n’est pas réservée qu’aux psychiatres. n’importe qui, qui a fait une cure psychanalytique peut s’intituler psychanalyste. Ce n’est pas le cas des psychiatres qui sont d’abord des médecins qui ont fait une spécialité psychiatrie.
        Je ne crois pas que quelqu’un qui se dit en dysharmonie corporelle entre son corps et son ressenti se verra proposer une psychanalyse car cela prend du temps ( 10 ans, voire 15!) car ce n’est pas le deal entre la personne trans et le psy. Je n’ai pas fait de psychanalyse mais je crois que le but est de comprendre son histoire personnelle, d’avoir une grille de lecture de ses comportements, de les accepter ou d’agir pour les modifier si c’est réalisable.
        La démarche fait appel à la volonté du sujet et l’intervention du psychanalyste est plutôt minimaliste ( mais ça dépend des écoles!)
        Peut être que si le psy a fait une démarche psychanalytique, il sera plus sensible aux actes manqués, aux lapsus, aux rêves etc… bref, tout le matériel de base utilisé dans cette démarche, mais ce n’est pas une vérité absolue.
        Donc, tous les psychiatres n’utilisent pas tous la psychanalyse.

        • Alexandra a écrit le 1 septembre 2013

          Ah ! Enfin une entame sympa !
          J’avoue avoir été un brin provocatrice. Mais maintenant je pense que tu me connais un peu. :-)

        • Héloïse a écrit le 1 septembre 2013

          “Je ne crois pas que quelqu’un qui se dit en dysharmonie corporelle entre son corps et son ressenti se verra proposer une psychanalyse car cela prend du temps ( 10 ans, voire 15!)”
          Depuis la 1ere fois où je me suis imaginée en fille il s’est écoulé plus de 15 ans, j’aurai dû faire une psychanalyse pour passer le temps.

          • Morgane Beaumont a écrit le 1 septembre 2013

            Plutôt que passer ces 15 années à passer à l’acte le plus souvent possible? Là, tu aurais perdu du temps!! :)
            (Ouh là c’est tordu ça…)

        • Clarisse a écrit le 1 septembre 2013

          Cette précision sur psychiatrie et psychanalyse est tout à fait juste,et elle méritait d être soulignée.
          et dans le cxadre de la psychanalyse, comme tu le dit aussi,il ne s’agit que ‘ ue personne qui passe un contrat avec seulement elle même,en ce servant de ou des outils que sont les psychanalystes.
          Il ne s’ agit donc nullement de machinations d’ un , autre temps , et d’ autres lieux ou chapelles.
          Merci donc à toi pour toutes ces précisions.

          • Jeanne Swidzinski a écrit le 2 septembre 2013

            Je trouvais que l’article rédigé par Alexandra entraînait une confusion.
            Je crois également que c’était volontaire pour étayer sa démonstration qui était de montrer l’inutilité d’une démarche avec un psy.
            Or, pour l’instant, que ce soit en France ou bien dans d’autres pays ( même en Thaïlande), il faut un certificat d’un psychiatre pour valider l’opération de réassignation sexuelle ( afin que celle-ci ne soit pas qualifiée d’acte de mutilation pour l’ablation d’un organe sain).
            Je crois qu’il faut distinguer l’obligation d’un certificat d’un psychiatre pour le changement d’état civil de celle de l’acte chirurgical de la chirurgie de réassignation.
            Pour l’instant, en France, le CNCDH a donné un avis favorable pour que le changement d’état civil ne soit pas cautionné par le certificat d’un psychiatre mais cette recommandation n’a pas encore était présentée au Parlement pour être appliqué avec l’appui d’un texte de loi.

      • Clarisse a écrit le 1 septembre 2013

        J’ ai écris mon texte d’ un jet,dans toute ma connaissance sincère de ce que j’ ai pu approfondir tout au long de ma vie.
        je t’ accorde que le texte est mal structuré,mais il est issu d’ études de travail et d’ un long vécu.Celà est bien difficile à rendre.,surtout lorsque l’ on ne veut pas l’ entendre.
        Mon cri,c’ est celui d’ une personne qui a trop bien cotoyé et exercée dans ce monde ou mille et mille individus se retrouvent victimes de la sauvagerie humaine,sous ces dehors policés et aussi brutaux qu’ intelligement construits.
        Mon intention n’ est autre que de prévenir et proposer un possiible et des voies pour ne pas tomber dans les ornières si souvent fatales.
        Mon discours ne relève aucune naiveté,et peut apparaitre comme,sombre.Mais toi qui me connais ne peut ignorer que mon chemin et ma vie continuent de se construire,notamment parce-que je me suis bien protégée de ces précisement âbimes, dans lesquelles j’ ai vu ,de par la bêtise et cruauté du monde,faire sombrer.
        Voilà ,chère Alexandra,,vite fait et sur le gaz,ce que je peux t’ en dire.
        Je t’ embrasse.

        • Alexandra a écrit le 1 septembre 2013

          Je suis désolée, mais nous n’avons pas la même vision du monde. Là où tu vois “abîme et cruauté” en l’Humanité, je vois “lumière et empathie”. On se trouve un peu aux antipodes dans nos perceptions de l’humain.

          Oui, je te connais et tu remarqueras que je n’ai pas évoqué un seul instant quoi que ce soit autour de cela car tel n’est pas le sujet. Par principe, je ne me sers nullement de ce que je connais des gens dans l’ensemble de mes commentaires. C’est une règle de base.

          De mon côté, je ne t’embrasse pas. Je n’en ai tout simplement pas envie, tout comme je n’ai pas envie que tu m’embrasses.

          Bien à toi.

          • Clarisse a écrit le 1 septembre 2013

            moi,je regrette,que tu ne puisses recevoir ce que j’ ai longuement décrit, et que ,comme pour Freud,tu te maintiennes dans les archétypes…

          • Alexandra a écrit le 2 septembre 2013

            Parce qu’il y avait quelque chose à “recevoir” ?…

      • AlexMec a écrit le 2 septembre 2013

        Il se dégage par contre une forme-pensée très sombre globalement où des mots comme : solitude, sauvagerie, abîmes insondables, guérir, menace, hanter, épuiser, refus de vivre, barbares, dégradation, se détruire, coûteuses, douloureuses, énergivore, saurienne, prédatrice, risques, décès, ombre, menaçante souffrance… apparaissent en séquence.

        Que tu aies besoin de l’aide de quelqu’un forcément extérieur à toi pour extraire tout ceci de toi, je parle de la forme-pensée générale qui se dégage de ton texte où on ressent une grande souffrance,

        Intéressant… Je me demande: considères-tu comme anormal d’avoir ce genre de forme-pensée? Si oui, pourquoi?

        • Alexandra a écrit le 2 septembre 2013

          Je trouve juste cette forme-pensée très négative. Je marche de façon positive, donc aux antipodes de ce mode de pensée.
          La pensée négative est autodestructrice.

          • AlexMec a écrit le 2 septembre 2013

            La pensée négative est autodestructrice.

            Pour toi, peut-être, mais pour les autres? Qu’est-ce que tu en sais? Il faut respecter la diversité dans ce domaine aussi: ce qui est bon pour l’une, ne l’est pas forcément pour l’autre.

          • Alexandra a écrit le 2 septembre 2013

            Donne-moi des exemples de pensée négative qui construisent. Je suis intéressée. Rien ne vaut un bon exemple dans ce cas. :-)

          • AlexMec a écrit le 2 septembre 2013

            “Ma mère ne m’aime pas, ne m’a jamais aimé, et ne m’aimera jamais. Je n’existe même pas en tant que personne à ses yeux, et je n’existerai jamais.”

            Le fondement de toute la (re-)construction de mon être.

            D’un point de vue plus général: “Les gens qui veulent sincèrement du mal aux autres, juste pour le plaisir sadique de faire du mal, existent.” Extrêmement déprimant à première vue, mais en fait extrêmement libérateur pour les idéalistes naïfs comme moi qui se meurtrissent les neurones à essayer de comprendre l’incompréhensible.

          • Alexandra a écrit le 3 septembre 2013

            D’accord Alex.
            En fait, la négativité se trouve autour de la personne mais pas dans la personne. C’est la théorie vérifiée très régulièrement de la plante qui arrive à pousser en milieu hostile et qui donnera de belles fleurs.
            Ce dont je parlais était de la négativité en soi. Pour le moment, toutes les personnes que j’ai connues ainsi ont été au devant d’énormes soucis au bout du compte, pour deux d’entre elles se soldant par le suicide.
            Puisque tu parles de toi, pour moi je n’ai pas le sentiment d’avoir affaire à quelqu’un de négatif. Je te vois tout décortiquer jusqu’au moindre atome, ce qui est juste le besoin d’analyser tout dans le détail jusqu’au bout. Rien de négatif là-dedans même si après tu auras pu être en environnement négatif.

  4. Clarisse a écrit le 31 août 2013

    Comme je suis nulle en informatique,enfin un tout petit moins qu’ auparavant,je me permets ici de déposer un poème que j’ aime beaucoup,et qu je me revient de temps à autre depuis ma 6ème, ou j’ ai eue le grande chance de devoir l’ apprendre.Il n’ a rien à voir avec mon précédent commentaire,d’ autant que j’ ai vainement,et sans succès put le faire apparaitre là ou sont édité les articles.

    Du côté de chez Apollinaire

    Automne

    Dans le brouillard d’ automne s’ en vont un paysan cagneux
    Et son boeuf lentement dans le brouillard d’ automne
    Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux

    Et s’ en allant là-basle paysan chantonne
    Une chanson d’ amour et d’ infidélité
    Qui parle d’ une bague et d’ un coeur que l’ on brise

    Oh ! l’ automne l’ automne a fait mourir l’ été
    Dans le brouillard d’ automne s’en vont deux silhouettes grises

    Guillaume Apollinaire

  5. Marion HARUKAZE a écrit le 31 août 2013

    On a découvert il y a un ou deux ans que Freud est loin d’être une référence pour la bonne et simple raison que la plupart des patients auxquels il fait allusion dans ses compte rendus de consultation ne sont autres que diverses personnalités du psy en question. Il était donc autant sinon voir plus malade que les gens qu’il suivait.

    • Clarisse a écrit le 31 août 2013

      Je pense surtout que ce qu’ il met en évidence et de façon probante terrorise la grande valse des archaismes,individuels et collectifs.
      Qu’ il ne soit pas un saint ne l’ empêche âs d’ être un génial bienfaiteur de l’ humanité,si elle ne choisit pas de le bouder en le méconnaissant,en le stigmatisant tout comme l’ inquisition le fit pour Galilée..
      “ainsi vivent les hommes” dit Aragon…

  6. Alexandra a écrit le 31 août 2013

    Bonsoir à toutes.

    Je viens de faire 900 km de route (j’ai fait un direct Pyrénées, Picardie), je suis juste un peu fatiguée de la route, aussi j’ai pris le temps de lire vos commentaires et je n’y répondrai que demain car dans l’instant le cinéma des draps blancs m’appelle.

    À demain.

    Alexandra

  7. Chloé Tigre Rouge a écrit le 31 août 2013

    Moi perso, faire religieusement confiance à un mec qui était obsédé par l’idée se faire baiser par sa nièce, j’ai jamais été trop chaude…

    Ca ne met pas toute la méthodologie psychanalytique à l’eau (et en particulier tous les courants autres que le freudisme et les post-freudismes)… il faut juste savoir étudier les cas avec parcimonie.

    On doit se défaire de l’idéologie psychanalytique pour entrer dans l’intelligence.

  8. Cand a écrit le 1 septembre 2013

    Un autre précurseur dans les essais de guérisons par l’esprit, Erickson, qui était spécialiste de l’hypnose légère (hypnose ericksonienne), considérait que Freud était un génial découvreur mais un très mauvais guérisseur. Pour lui, la mise en avant de l’inconscient est une grande avancée de l’humanité mais Freud n’a jamais su s’en servir pour améliorer la vie des gens, pour guérir les maladies etc.

    • Clarisse a écrit le 1 septembre 2013

      Oui,mais il a permis que celle ci soit prise en compte et exploitée avec nombre de succès,ce qui est un immense progrès dans notre histoire.Elle s’ intègre parfaitement avec toutes les arborescences de notre pcompréhension personnelle et collectives.

  9. Héloïse a écrit le 1 septembre 2013

    Freud n’a jamais fait référence à Hammarberg dans son oeuvre
    Or tout ce qui ne référe pas à Hammarberg baffoue les les droits humains
    Donc Freud est à jeter aux oubliettes.
    Gallilée non plus, Darwin non plus, la science officielle est contre nous.

  10. DustWind a écrit le 2 septembre 2013

    Une démarche scientifique s’appuie sur l’observation répétée de phénomènes,
    la formulation de modèles/théorèmes par déduction ou induction,
    la validation de ces modèles
    Et (c’est important dans le contexte présent) la re-formulation possible de ces modèles en fonction de phénomènes nouvellement observés.

    Si la Psychologie ( pas la Psychanalyse … on parle bien par exemple de “fac de psychologie” mais pas de “fac de psychanalytique” ) repose bien sur cette démarche, ne peut-elle pas être qualifiée de science ?
    Si la formulation, les théorèmes et modèles de la Psychologie actuelle ne résiste pas a l’analyse …
    C’est que les phénomènes nouvellement observés ne peuvent pas être expliqués par les théories et modèles actuels …
    Il serait scientifique d’élaborer de nouveaux modèles ( tien… je crois que ça a été fait… même si tout modèle est fait pour être dépassé) .

    Le psychiatre, psychologue, psychanalyste, psychothérapeute sont à des niveau différents praticiens.
    La Psychanalyse dépendra, elle, du praticien et de la personne menant cette réflexion, cette analyse.
    Tenter d’effectuer cette mise en abîme de soi même sans croire en la capacité du praticien … c’est effectivement “une foire aux illusions”.

    Je crois plus en la “psychanalyse” comme mise en pratique d’une science… que comme une science en elle même.

    La question sous-jacente vient pour moi de la crédibilité du praticien et de sa capacité à appliquer la psychologie ou une grille de lecture correcte.
    Sigmund Freud pour moi est un praticien et a tenté une démarche scientifique
    mais son empreinte a pu laisser une marque trop dogmatique que pour laisser la psychologie évoluer normalement en tant que science…

    Pour ma part :

    Freud, un grand découvreur… Surement
    … et sans doute a-t-il fait l’erreur bien humaine d’ériger son expérience en concepts
    … en mots couchés sur des papier, pour en faire des thèses
    S’il est des maux humains dont l’humain doit se prémunir
    … car ces maux l’humain ne peu pas toujours les éviter
    … car ces maux un humain sera toujours là pour les couver
    Pour moi l’erreur est bien d’en faire des mots et de les ériger en “archanes”
    … en fantômes pour nous hanter
    … en théorèmes viciés

    Je lis dans la presse belge, suite à une manifestation “Rise Against rape”
    *** voir : http://www.levif.be/info/actualite/belgique/4000-viols-par-an-en-belgique/article-4000387965954.htm
    … des érudits accusant ces jeunes filles de ne pas connaitre la dépravation de l’homme
    … des érudits se cachant derrière Freud et “le malaise dans la culture”

    En érigeant des inconscients archaïques en modèle
    … Freud nous érige des totems à craindre et à révérer
    … Et leur ombre Freudienne dépasse sont temps à travers une mélopée de mots depuis plus d’un siècle
    Si l’exemple est source d’enseignement…
    … S’il faut concevoir les turpitudes de nos ancêtres
    … Il ne faut pas se cacher derrière leurs totems pour cracher sur les tensions présentes

    La société est une structure adaptative
    … elle évolue en fonction des tensions qui lui sont appliquées
    … la résistance est saine et bien humaine
    Et c’est bien à la tension du moment présent
    … non pas a ces vieux totems
    … a quoi nous devons répondre personnellement … au jour le jour

    Si nous devons nous créer ces artifices
    … c’est a mon sens pour mieux les voir
    … mais surtout les dépasser et les entêter sereinement

    Quid d’une Thérapie ???

  11. AlexMec a écrit le 2 septembre 2013

    Oh joie. J’ai enfin trois minutes pour venir voir ce qu’il se passe sur Txy, et je tombe sur ça…

    “La psychanalyse n’est, au fond, qu’une foire aux illusions entretenue par ses adeptes,” affirme Serge Larivée

    Ouah, révolutionnaire! … Sauf que non. Ca fait belle lurette que ça se sait et ça se dit.

    Nous savons touTEs combien les avis sont partagés sur les bienfaits ou non de tout ce qui tourne autour de la psychiatrisation et la dépsychiatrisation des parcours trans en France. Cette conclusion de l’étude menée par Serge Larivée, professeur à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal remet en cause tous les fondements scientifiques de la psychanalyse.

    Okay, stop, on arrête là! Comme d’autres l’ont déjà indiqué, tu fais un amalgame énorme et absolument pas justifié: PSYCHIATRIE =/= PSYCHANALYSE. Et tu détournes donc les propos du texte de Serge Larivée.

    Force est de constater, à la lumière de ce résultat de recherche et d’analyse que la psychanalyse qui est censée servir dans les parcours trans, dans sa forme psychiatrique, peut largement être remise en cause dans tel contexte.

    Ca veut dire quoi, “la psychanalyse dans sa forme psychiatrique” O.o ?? Et non, la psychanalyse n’est pas recommandée dans les parcours trans classiques, car elle ne se prête pas du tout à ce genre de choses, ne serait-ce que par sa longueur de traitement.

    Il n’empêche que la position de certains de ces “cerbères” de la transition s’appuient sur la science de la psychanalyse

    La psychanalyse n’est pas une science. La psychanalyse est une forme de thérapie. Merci de ne pas entretenir la confusion qui existe déjà chez bien trop de personnes entre psychanalyse et psychiatrie.

    Pour pouvoir se comporter ainsi, il faut que leur position leur donne une forme de toute-puissance. Cette toute-puissance leur est donnée au travers de la valeur de science qui est jusqu’à présent donnée à la psychanalyse.

    Pas à la psychanalyse, non. A la psychiatrie et à la psychologie. Enorme différence.

    Le doigt est mis en plein là où ça fait mal ! N’oublions pas que nous qui demandons absolument à ce que le mot transidentité vienne remplacer et faire tomber aux oubliettes le mot transsexualité, nous sommes d’un coup touchéEs de plein fouet par ce volet de la psychanalyse. Je cite : Selon la psychanalyse, tout a une cause psychique ou sexuelle, qu’elle prétend seule être en mesure de comprendre !!! On a là les fondements de l’intervention des psychiatres au sein des équipes pluridisciplinaires. Puisque notre cas est vu sous l’angle de la sexualité et de sa supposée déviance (de moins en moins, mais quand même !) et non sous l’aspect identité de genre, nous sommes les candidatEs idéauxALES pour la psychanalyse et par extension pour ces psychiatres qui jugent qui est qui.

    Marrant comme tu te fixes sur la mention de “sexuelle”, et tu rates la bien plus évidente mention de “psychique”. Si le sésame du psychiatre est indispensable, ce n’est pas pour une quelconque raison d’amalgame avec la sexualité, mais tout simplement parce que notre condition est purement psychique, puisqu’elle n’a aucune cause physique. Aucun autre spécialiste (endocrino, radiologue, neurologue…) ne peut trouver quoi que ce soit qui déraille chez les trans, donc si la personne trans insiste pour avoir un traitement médical quand même, il ne reste qu’une seule solution: la faire diagnostiquer comme souffrant d’une affection psychique. Rien à voir avec la sexualité, tout à voir avec le fait que la transidentité se passe entièrement dans notre tête.

    Je vous laisse le soin de vous faire votre propre opinion sur le sujet.

    Mon opinion sur le sujet est que je voudrais savoir pourquoi tu as délibérément mélangé les concepts de psychanalyse et de psychiatrie?

    • Alexandra a écrit le 2 septembre 2013

      “Psychiatrie =/= psychanalyse”… Et tu termines par “psychique”. Que traite la psychiatrie ? Le psychique. Qu’analyse la psych… analyse ? La psyché ou le psychique. La seule différence c’est que la psychiatrie peut y ajouter les neuroleptiques et autres traitements chimiques ou physiques dans certains cas et est vue comme une science. A partir du moment où quelqu’un est vu “dément” dans l’arbitraire du psychiatre, alors celui-ci peut lui faire prendre à peu près tous les traitements.

      J’ai délibérément mélangé les concepts car il ne s’agit pas de mélange, mais bien de continuité dans le sujet.

      La psychanalyse est entre autres une forme douce de traitement des troubles mentaux vus par les psychiatres. Dois-je te rappeler combien de trans se sont vuEs asséner des psychanalyses forcenées pour “leur enlever l’envie de changer de sexe” ? Combien se sont vuEs refuser les SRS pour les “soigner” à coup de psychothérapie passant par une psychanalyse ?

      Donc, oui, psychiatrie et psychanalyse sont fortement intriquées.

      Donc… Non, je ne détourne pas le propos de Serge Larivée, je le prolonge dans le champ des transidentités.

      • AlexMec a écrit le 2 septembre 2013

        “Psychiatrie =/= psychanalyse”… Et tu termines par “psychique”. Que traite la psychiatrie ? Le psychique. Qu’analyse la psych… analyse ? La psyché ou le psychique.

        Par ce type de raisonnement, un technicien de la voirie est la même chose qu’un ingénieur des Ponts et Chaussées.

        La seule différence c’est que la psychiatrie peut y ajouter les neuroleptiques et autres traitements chimiques ou physiques dans certains cas et est vue comme une science.

        Puis-je te demander quel genre d’études sont requises à tes yeux pour que quelque chose soit reconnu comme une “science”?

        A partir du moment où quelqu’un est vu “dément” dans l’arbitraire du psychiatre, alors celui-ci peut lui faire prendre à peu près tous les traitements.

        Est-ce ça t’es déjà arrivé? Parce que moi, oui. Et je peux te garantir que ça ne se passe pas comme ça.

        Donc, oui, psychiatrie et psychanalyse sont fortement intriquées.

        La psychiatrie est la combinaison de la médecine (étude du corps – y compris le cerveau – et de ses maladies), et de la psychologie (étude de la psyché). Ces deux études sont strictement encadrées et sanctionnées par des diplômes reconnus par l’Etat. La psychiatrie demande plusieurs années d’études de médecine spécialisée supplémentaires après l’obtention du diplôme de médecin. Le psychiatre est un médecin spécialiste, au même titre que le chirurgien ou l’endocrino.

        La psychanalyse est une thérapie psychique, qui peut être pratiquée par quiconque a suivi une psychanalyse et est affilié à une “école psychanalytique”. Il n’existe aucun diplôme pré-requis pour s’auto-déclarer psychanalyste.

        Alors si la psychiatrie et la psychanalyse sont intriquées, elles le sont autant que la chirurgie et le massage reichi. Si tu trouvais un article prouvant que le massage reichi est une arnaque, en conclurais-tu que la chirurgie en est une aussi?

        Dois-je te rappeler combien de trans se sont vuEs asséner des psychanalyses forcenées pour “leur enlever l’envie de changer de sexe” ?

        Oui. Vas-y, j’écoute. Donne-moi des chiffres (récents, hein, pas ceux des années 1970) de trans qui se sont vuEs forcéEs de suivre une psychanalyse.

        Combien se sont vuEs refuser les SRS pour les “soigner” à coup de psychothérapie passant par une psychanalyse ?

        Vas-y, donne-moi les chiffres. Et on parle bien de psychanalyse, pas d’autres formes de psychothérapie: pas de médicaments, pas de thérapies cognitives, et ainsi de suite. Juste la psychanalyse. Vas-y, j’écoute.

        • Alexandra a écrit le 3 septembre 2013

          Tu connais la propension des gens qui ont géré les trans à masquer les chiffres, donc tu sais comme moi que ces chiffres ne sont pas disponibles. Par contre, le chiffre de 16 % de trans qui franchissent les portes tenues par les cerbères est évoqué à plusieurs reprises dans les rapports officiels. On parle aussi de 60.000 trans en France (chiffres “officiels”, on peut supposer les 16 % qui ont eu droit à l’appellation d’origine contrôlée “trans”).
          Mais pour les chiffres, il faudra je pense aller voir en direction des psys qui ont géré celles et ceux qui ont été refuséEs vers les SRS. Et là… Ben on se trouve face à une omerta.
          Donc, de chiffres précis je ne pourrai pas t’en donner, tu le sais dès le départ, mais tu sais comme moi que c’est utilisation de la psychothérapie psychanalytique a bel et bien été employée, et qu’il n’est pas impossible que ça ait toujours lieu.

      • Jeanne Swidzinski a écrit le 2 septembre 2013

        Alexandra, il faut te ressaisir! :)
        Tu utilises un article qui démontre que la psychanalyse n’est pas scientifique et toi, tu titres “Transidentité : 1 Freud 0 et tu fais une démonstration tirée par les cheveux pour coller à ce titre. Du coup, c’est pas scientifique comme démarche! :)

        • Jeanne Swidzinski a écrit le 2 septembre 2013

          Plus sérieusement, par rapport aux échanges suite à ton article, le terme de transsexualité n’est pas utilisé en faisant référence à une séxualité comme tu l’affirmes. La transsexualité, vue comme sexualité, je ne connais pas.
          Quand les psy parlent de transsexualité, c’est par rapport au changement de “sexe”, càd du sexe masculin au sexe féminin (MTF) ou du féminin au masculin (FTM), par rapport à la conception que le sexe déclaré à la naissance fait le sexe ressenti et le sexe social.
          Par rapport au fait d’être toujours “positif” dans la vie, il y a des cas où cela n’est pas possible car des enfants subissent des situations négatives et malgré cela, certains arrivent à se reconstruire.
          Ce phénomène a été décrit par Boris Cyrulnik sous l’appelation “résilience”. Il a décrit des cas ou des enfants ayant subis des horreurs ( camps nazis pendant la guerre ou meurtre d’un de ses parents par l’autre parent) arrivent à surmonter ce traumatisme et se reconstruire à partir de ces bases plutôt négatives.
          Donc baigner dans un milieu positif ou négatif n’a pas de valeur absolue pour “réussir dans la vie”.

          • Nathasha a écrit le 2 septembre 2013

            J aime assez !

          • Alexandra a écrit le 3 septembre 2013

            … Et là je ne suis pas d’accord sur ta définition de transsexualité, transsexualisme.
            On en est encore au point, en France, où on parle d’identité sexuelle. Comme le mot sexuel est de lui-même ambivalent, soit l’organe génital, soit le comportement sexuel, dans “identité sexuelle” ce n’est pas l’organe génital dont il est question mais bien du comportement. Et comme ce terme d’identité sexuelle se rapporte aux trans, la boucle est bouclée par ce côté (dans le présent).
            Dans le passé, maintenant, le terme “transsexuel” a été inventé dans un contexte où on associait le besoin de modification des organes génitaux à la fonction sexuelle associée. La fonction sexuelle dans son fonctionnement est liée à l’envie sexuelle. Sinon, à quoi bon modifier les organes génitaux si c’est juste de la cosmétique ? C’est de cette confusion entre l’identité de genre et fonction sexuelle que le mot est arrivé. Sinon, si cela avait été compris en identité de genre, dès le départ on aurait parlé de transgenre et de transidentité. Le mot “transsexuel” est issu aussi bien de la fonction mécanique génitale que de l’envie sexuelle.

            (Je me suis bien ressaisie ? :-) )

        • Alexandra a écrit le 3 septembre 2013

          :-) Je n’ai pas la prétention d’être chercheuse, Jeanne, par contre comme te dirait une personne que je connais, ce n’est pas parce que soi-même on ne sait pas faire une chose qu’on ne sait pas reconnaître quelque chose qui cloche chez un expert.
          Par contre… Il est vrai que j’ai provoqué la discussion. :-)
          J’aime assez !

          J’me ressaisis… J’me ressaisis ! 😉

          • Jeanne Swidzinski a écrit le 3 septembre 2013

            Alexandra, tu as raison d’écrire des articles car ça interpelle les gens qui le lisent.
            Il n’empêche que les lecteurs ont droit à l’excellence :)
            L’apport de la psychiatrie qui est contesté par certaines personnes dans nos parcours de soins doit être critiqué avec précision si on veut faire avancer les choses. En revanche, je n’aime pas les amalgames imprécis, les dogmes, les manipulations.
            Par exemple, la dernière fois, j’étais intervenue car un texte relatant une expertise pour un CEC était présenté dans la rubrique “témoignages” alors qu’en fait, c’était une fiction.
            Concernant l’appellation transsexuelle, cela donne régulièrement à des débats houleux parce qu’on réagit de façon épidermique.
            C’est vrai qu’historiquement, cette appellation a été créée pour décrire les personnes qui changeaient de sexe et que cela continue à être ainsi dans le secteur médical. Pour une grande partie des personnes faisant cette démarche transidentitaire, l’important est d’actualiser notre ressenti et de vivre dans le genre opposé à celui dépendant du sexe attribué à notre naissance.
            Notre sexe morphologique ne se remarque pas, sauf si on fréquente les plages naturistes ou les saunas :) mais tout cela nous éloigne du sujet qui était le statut de la psychanalyse ( scientifique ou pas?)

          • Alexandra a écrit le 4 septembre 2013

            Je suis tout à fait d’accord sur le concept d’excellence. Je fais partie de celles qui se mouillent à écrire des articles et acceptent d’être lues et critiquées et je m’amuse toujours à lire les différents commentaires car tout comme les lecteurs/lectrices, j’apprends, je ne suis pas toujours d’accord, je m’insurge parfois, je précise, etc…
            L’excellence se travaille tout au long de la vie.
            Concernant la définition de “transsexuel”, oui, elle est très sujette à controverse. La définition avec “envie sexuelle” que j’ai décrite juste avant est issue “aussi” de Wikipédia, elle-même encensée quand elle correspond aux idées des gens, et dénigrée quand elle va en contradiction. Les gens n’ont même pas conscience qu’ils peuvent contribuer et ajouter leur grain de sel aux articles de cette encyclopédie internet…

            Pour cet article concernant les CEC, je me suis faite avoir tout comme toi, et nous savons à posteriori qu’il y a eu un loupé de classement et d’avertissement de @julie. J’aurais eu à prendre le texte de @phlune au moment où elle l’a soumis, j’aurais été tout aussi empotée que Julie pour faire le bon travail.

            Toutes les contributrices et tous les contributeurs sont des êtres humains à la base, susceptibles d’erreurs ou d’imprécisions.

            Si je prends ce que j’écris, j’y mets mes tripes, mes convictions, mes connaissances du moment, mes doutes, mes envies de faire bouger les lignes, parfois mes colères appelées coups de gueule, et quand je publie un texte, il arrive parfois que j’aie un nœud à l’estomac car je sais que je vais en prendre “plein la gueule”, mais je le fais quand même. J’accepte de prendre les coups et j’ai les épaules larges (quoiqu’avec le THS, j’ai perdu 2 lettres : XXL –> L et parfois M 😉 ).

            Si j’étais l’excellence que tu cherches dans nos textes (ça pourrait presque ressembler à un reproche… Limite… :-) ) je serais simplement Dieu (sans genre, hein ?). Il se trouve que je ne suis pas Dieu et que je m’améliore sans cesse au fil de ma vie, tout au moins c’est ce que je cherche au travers de tout ce que j’entreprends.

            Donc, je tends vers l’excellence comme nous touTEs ici, et j’écris parfois sur des sujets difficiles et où je sais que ça va provoquer les passions.

            Maintenant, j’ai envie de te demander : A quand un texte de Jeanne Swidzinski ? J’ai hâte de te lire, mais je ne te ferai pas l’affront de juger ton excellence ou pas.

            Bises !

            Alexandra

            PS : oui… Nous nous sommes éloignées du sujet… Mais peut-être pas tant que cela… Car que demandent ces psys si irrévérencieux si ce n’est l’excellence de “sexe” (pas de genre) chez les trans pour leur donner leur passeport pour une vie meilleure ? Si on attend l’excellence dans la vie on ne fait jamais rien. L’apprentissage passe aussi par l’erreur.

  12. Nathasha a écrit le 4 septembre 2013

    Ben voila hier après midi ! visite chez mon Psy a Grenoble et , j ai aborder beaucoup de sujet , et non c est bizarre pourtant Psychiatre et psychothérapeute , elle est pour un accompagnement trans et aussi pour un suivie avant les Hormones et la chirurgie a son sens c est très risqué de laisser une personne allez de sont propre chef sans en avoir discuté avec un psy a l opération , trop de gens ne sont pas prêt (dans le temps) et beaucoup regrette après , et d après ses dires beaucoup de gens sont tenté par le changement d identité ( elle a beaucoup de T en consulte ) par moyen de contestation c est une mode actuellement depuis quelques année ou certain change de look pour choquer et faire travailler les esprit ( c est les Hippie moderne selon ses dires ) et demande des hormones ( sans androcur)mais aucune chir ! ATTENTION je ne dit pas que J adhère , mais ce sont les explication de ma psy qui me suit depuis de nombreuses années et avec qui je me sent bien

    • Julie Mazens a écrit le 4 septembre 2013

      Si je résume,

      => un transidentitaire qui souhaite trouver un équilibre au féminin avec des hormones (sans androcur pour préserver sa santé) et sans chirurgie (parce que pas de problème avec son organe génital ni la sexualité associée) ne serait qu’un hippie …

      => et c’est vrai que demander le CEC quand on vit nana full time, c’est juste pour contester contre la présence de la mention du sexe sur l’état civil …

      Elle serait pas un peu transphobe quand même ta psy ?!!!

    • Alexandra a écrit le 4 septembre 2013

      Oui… Là… Forcément… Dans ces conditions… Tu viens de faire la preuve que Larivée a raison. Interprétation de ce qu’il y a dans la tête des filles sans aucun fondement scientifique et selon des préjugés.

      Belle démonstration. Merci Nathasha ! :-)

      • Nathasha a écrit le 4 septembre 2013

        c est un point de vu ! le tien pas le mien mais je respecte ta façon de voir sans prétendre que l une ou l autre détient la vérité ! et comme c est un avis au sujet de personne trans , moi aucun avis je ne suis plus concernée et je ne suis pas experte dans ce domaine , du moment que cela ne touche pas mon etat civil et qu on ne fait pas d amalgame ou de récupération sur le dos des Intersexes

        • Alexandra a écrit le 4 septembre 2013

          d après ses dires beaucoup de gens sont tenté par le changement d identité ( elle a beaucoup de T en consulte ) par moyen de contestation c est une mode actuellement depuis quelques année ou certain change de look pour choquer et faire travailler les esprit ( c est les Hippie moderne selon ses dires ) et demande des hormones ( sans androcur)mais aucune chir !

          Ça commence par “d’après ses dires” ce qui montre qu’elle a posé son opinion. “c est les Hippie moderne selon ses dires” –> quel est le critère d’appréciation ? Quelle statistique ? Qu’est-ce qu’un hippie [des temps] moderne[s] ? Quel rapport entre transgenre et hippie ? Quelle analyse amène de l’un à l’autre ? En quoi le fait de ne pas prendre d’Androcur est un souci ? Quelle norme dit qu’il faut prendre de l’Androcur pour avoir le droit à “l’appellation d’origine contrôlée par cette psy” transgenre ? Est-ce qu’être transgenre est une manière de choquer et qu’est ce qui définit que être transgenre = volonté de choquer ? Analyse avec essai, constat, reproduction du fait, création du modèle et de sa série d’équations ou apparentées permettant de reproduire à coup sûr “transgenre = volonté de choquer” ?

          Où sans être scientifique mais avec juste un peu de discernement, on voit qu’on a affaire à des préjugés. Ce n’est pas une opinion, c’est un constat juste en ce posant quelques questions basiques.

          J’en reviens donc au fait que ta psy est dans le préjugé. Je ne vois aucune démarche scientifique dans ses allégations et aucune preuve, aucun modèle scientifique, juste des préjugés.

          • Nathasha a écrit le 4 septembre 2013

            franchement ????????????????? la fameuse norme que tu combat depuis quelques temps déjà en réclamant avec insistance la dépsy non ? j ai l impression de débarquer la ! est tu en mesure de m expliquer dans le cas contraire pourquoi beaucoup d attestation sont refuser ? et donc pourquoi les psy refuse en majorité la transition sans op ? et ce dans bon nombre de pays d Europe ( et même d ailleurs)

            ma psy n est pas dans le préjugé mais dans la continuité de ses années d étude et d observation car c est un psychiatre donc on parle d étude , et certes cela vous énerve mais c est le jugement de beaucoup de psy , et bizarrement je la sent pas sectaire car elle me vois depuis plusieurs année et je ne suis pas encore chez les timbrés et je lui dois ma lettre d accompagnement au tgi pour mon cec

            bien sur cela ne va pas dans le sens de certaine revendication , mais bon tout va changer bientôt non d après ce que l on entend de ci de la , moi j ai évoquer l article , elle ma donner sa réponse et pour hippie , n oublions pas que c est un mouvement des années soixante ou le but était de bouleversé la société dans ses fondement , par un mode de vie ,un style vestimentaire sans code imposé ect ect donc oui en faisant un effort on arrive a comprendre son cheminement même si on y adhère pas , voila

          • Alexandra a écrit le 5 septembre 2013

            et donc pourquoi les psy refuse en majorité la transition sans op ? –> un texte à venir sur le sujet. Il faut que je l’écrive. Donc, la réponse sera dans ce texte. Je te préviendrai pour que tu fasses la liaison.
            ma psy n est pas dans le préjugé mais dans la continuité de ses années d étude et d observation car c est un psychiatre donc on parle d étude , et certes cela vous énerve mais c est le jugement de beaucoup de psy , et bizarrement je la sent pas sectaire car elle me vois depuis plusieurs année et je ne suis pas encore chez les timbrés et je lui dois ma lettre d accompagnement au tgi pour mon cec Personne n’est “énervé”. Les études ne font pas l’intelligence et les études n’exemptent ne pas de préjugés. Ma question… Tu trouves normal que ce soit ta psy qui décidé si tu es “apte” au CEC ? Tu ne sais pas qui tu es pour avoir besoin de quelqu’un d’externe qui confirme qui tu es ? Parce que c’est un peu cela quand même… Tu lui “dois” ta lettre d’accompagnement. Donc, tu attendais d’elle une forme de “récompense”. Tu as joué son jeu jusqu’à ce qu’elle donne son aval pour quelque chose qui ne nécessite pas d’aval puisque tu sais mieux qu’elle qui tu es.

            Pour l’histoire des hippies, tu dois faire un effort pour “comprendre” son “cheminement”. Donc, tu as cherché des raisons pour accepter ce qu’elle te dit que sont les transgenres. Mes questions seront : Qu’est-ce qui t’a convaincue qu’elle a raison ? Quel est le cheminement intellectuel qui fait que tu la crois ?

            Ah… Et puis oui… Je combats ce qui fait que tant de T se retrouvent peu ou prou en marge de la société, en danger social. Il se trouve qu’une partie du corps médical met clairement en danger les T. Donc, en effet, je continuerai à mettre en évidence les incohérences de ce système pervers qui continue à briser des vies.

  13. Nathasha a écrit le 5 septembre 2013

    Qu’est-ce qui t’a convaincue qu’elle a raison ? Quel est le cheminement intellectuel qui fait que tu la crois ? ah mais aucun intérêt pour moi de croire ou ne pas croire son cheminement , je ne suis pas concerné par le sujet , j ai pas d avis sur ce qui est T ,je ne crois rien et je suis affreusement binaire dans ma réflexion su ce a quoi dois ressembler une femme ou un homme !que ce sois physique ou autre
    Tu trouves normal que ce soit ta psy qui décidé si tu es “apte” au CEC ? Tu ne sais pas qui tu es pour avoir besoin de quelqu’un d’externe qui confirme qui tu es, je trouve que c est pas une mauvaise chose qu elle donne un avis éclairé en tant que professionnel a juge d instruction , d ailleur c est le cas dans beaucoup de jugement

  14. Agnès Jill Robert a écrit le 14 octobre 2013

    J’ai quelques trains de retard mais je veux juste ajouter mon grain de sel dans l’éternel débat pro et anti-psy, science et psychanalyse (le début du sujet). La psychanlyse n’est pas une science ? Ok. Et alors ? Personnellement, l’analyse a sauvé ma vie. Je pense que c’est vrai pour bien des gens. C’est un travail sur soi qui ne peut se faire que de façon choisie et volontaire, une sorte de voyage, pas toujours confortable. Elle m’a aidée à version comprendre qui j’étais et de donner un sens à ma vie

  15. Agnès Jill Robert a écrit le 14 octobre 2013

    …elle m’a aidée à comprendre qui j’étais et à donner un sens à ma vie. Le résultat n’est pas quantifiable, évidemment, comment cela pourrait-il être mais c’est vrai qu’aujourd’hui tout doit être classifié , casifié, authentifié etc etc. Moi, science ou pas, je m’en tamponne à un point. De toutes façons, je pense – mais ce n’est que mon avis – qu’elle survivra à tous ces débats et attaques, en évoluant et s’adaptant, naturellement (elle n’a jamais ”qu’un peu plus” de cent ans) comme d’ailleurs bien d’autres domaines touchant à l’humain et non prouvés scientifiquement eux aussi.

  16. Anouk a écrit le 24 novembre 2013

    NIER LA PSYCHANALYSE, C’EST…
    – nier l’inconscient. Nier les lapsus, nier les actes manqués (actes si bien réussis en réalité comme le faisait remarquer Jacques Lacan). C’est nier la fonction et la signification des rêves ; c’est nier la “sexualité” infantile (donc la sexualité tout court), nier les zones érogènes et leur relation avec cette sexualité infantile etc. C’est nier aussi la réalité et l’importance du psychisme : effet placebo, maladies psychosomatiques… Et par conséquent ce qui fait la particularité de notre transidentité : notre certitude PSYCHIQUE de ne pas être dans le bon corps et/ou de ne pas être dans le bon genre. Il me semble important quant à moi de s’enquérir de son histoire qui a fait que nous soyons “l’exception” et pas “la règle”… Simplement pour comprendre ce qui nécessairement s’explique en allant – si l’on peut – par-dessus ce que la psychanalyse appelle la “résistance”.

    – nier la psychanalyse, c’est par conséquent se placer du côté de la résistance. La dénégation, autre concept de la psychanalyse et autre réalité psychique qui consiste à nier l’évidence, ce qui “crève les yeux”.

    – c’est également nier qu’il puisse exister légitimement des sciences humaines. Attaquer la psychanalyse à partir d’arguments liés au statut prépondérant des sciences expérimentales et/ou à leur forme, c’est nier d’emblée – d’une manière générale – toute légitimité à la sociologie, à l’ethnologie/anthropologie, à l’éthologie etc. Jusque, et y compris, la linguistique qui a été pourtant convoquée dans des technologies qui ont le vent en poupe comme la synthèse vocale, les langages artificiels etc. Convoquée aussi pendant la 2ème Guerre mondiale pour créer des codes secrets inviolables en utilisant la connaissance des langues amérindiennes au compte de l’US Army dans sa guerre contre le Japon. Le pragmatisme, dans ces cas, fait foin de tout scrupule de conformité ou non aux modèles scientifiques formels convenus. Au sujet de cette forme, voir l’instructif et amusant pastiche qu’a fait en son temps Georges Perec : “Mise en évidence expérimentale d’une organisation tomatotopique chez la soprano sopranica (L. Cantatrix)”
    http://www.h2mw.eu/redactionmedicale/2011/11/Perec_FR_tomato%5B1%5D.pdf)

    – c’est par conséquent faire la part belle à tout ce qui s’oppose à la formation de l’esprit critique (conjointement avec la philosophie par ex. qui elle aussi n’est pas une science…) en laissant définitivement dans l’obscurité la plus crasse tout ce qui ne saurait s’expliquer selon le modèle des sciences dites exactes. Or “tout s’explique ou rien ne s’explique” (potentiellement bien sûr – et sans doute avec des limites…) disait R. Barthes. Pourquoi la démarche rationnelle, scientifique s’arrêterait à la frontière entre sciences expérimentales et celles qui ne le sauraient pas ? L’éthologie animale n’apporte-elle pas tout autant de connaissances sur les animaux que l’anatomie ou leur classification, voire davantage surtout quand elle concerne les primates les plus proches des humains ? Anatomie comme classification qui n’ont d’ailleurs rien de scientifiques selon les critères des sciences expérimentales. Là, “pas de théorèmes ni d’équations” pour reprendre la formule (inexacte) d’Alexandra.
    On voit ainsi qu’il est bien plus facile de rejeter des champs du savoir comme non-sciences (afin de les discréditer en général) plutôt que de définir correctement les conditions qui définissent une science. Ce que n’a pas fait ce monsieur Larivée.

    – autre conséquence, nier la psychanalyse, c’est nous jeter dans la gueule du loup des “neurosciences”. Cette attaque de ce monsieur Larivée s’inscrit selon moi dans le plan général d’éradication de tout ce qui pourrait faire de l’ombre à la volonté d’hégémonie de ces dites “neurosciences” dans le champ de la psychologie. La psychanalyse est la cible principale.
    Et plus généralement : en finir avec tout ce qui n’est pas inscriptible dans les sciences dites “exactes”. C’est en fait de l’idéologie, pas de la science.
    Les trans peuvent-ils attendre quelque chose de positif pour elles de ces “neurosciences” et de ce programme ? Je pense au contraire qu’il y a danger. N’oublions pas que les totalitarismes (nazi comme stalinien) ont “mis KO la psychanalyse” en l’interdisant purement et simplement. La discréditer aux yeux de ceux qui pourraient en avoir besoin est une autre méthode. Tout comme la volonté de l’Etat de l’encadrer.

    Nota
    Je voulais aussi m’inscrire en faux vis-à-vis de l’affirmation répétée par plusieurs que la psychanalyse évoluerait selon l’évolution de la société. Dans ce cas, elle ne saurait prétendre être une science. Seulement une mode. Ce qu’elle n’est pas.

    Je m’inscris en faux également concernant l’idée affirmée dans une des contributions que Lacan aurait mis au rencard Freud… Lacan vs. Freud ? Vraiment ?
    Non, Lacan n’a cessé de dire et d’écrire que son enseignement est au nom d'”un retour à Freud”. Un retour nécessaire pour contrer les dérives d’une psychanalyse devenue de plus en plus un instrument servant l’adaptation des sujets voire leur normalisation – via le renforcement du Moi – et non au service du Sujet. Lacan dit lui-même qu’il ne fait qu’interroger l’apport fondamental de Freud (donc les fondements de la psychanalyse). Oui, quelques fois ils pointe certaines limites et erreurs du père de la psychanalyse (c’est en cela entre autres que l’on peut affirmer que la psychanalyse est une science… certes toute particulière).
    Donc, d’une manière générale, il faut considérer l’enseignement de Lacan comme l’exégèse de Freud. Mais plus encore, bien solide sur cette base, Lacan représente la pointe la plus avancée de la psychanalyse. Pointe ardue, il est vrai. Mais pour quelles raisons elle paraît ainsi en réalité ? Ceci est une autre histoire.

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