Suis-je belle (la suite) ? L’illusion (du) travesti

17 septembre 2013 | Tags: , , , , , ,

être soi nécessite volonté et force

Être soi nécessite confiance en soi, volonté, force et courage ! Et ce n’est pas que porter des petites culottes en public …

Hier matin je visionnais un nouveau témoignage de notre amie Emma (“Comment je vois ma transition”) qui a déclenché le désir d’écrire sur un certain nombre de réflexions en cours sur le concept d’“être soi” dans un cadre transidentitaire.

(Soit dit en passant, au delà des réflexions que ce visionnage a provoqué chez moi, je crois important que toute personne en questionnement sur la transition visionne ce type de témoignages rafraichissants et empreint de joie de vivre)

Une jacasserie donc un peu à la mode, plusieurs personnes de la communauté travestiEs, moi comprise, l’ayant abordé très récemment sur leurs blogs sous différents angles comme quelles sont les limites (les objectifs ? la finalité ?) du travestissement ou comment juste être soi …

Ces témoignages montrent d’abord que en transidentité rien n’est simple pour être soi et chaque personne est unique tant dans son ressenti interne que dans l’évolution de ce ressenti interne au fil du temps. Et qu’il y a surtout des choix très personnels, des contraintes, des priorités, des renoncements partiels ou total, des craintes,…

Je vois aussi, avec une certaine forme de délectation intellectuelle, que certainEs ont beaucoup évolué en l’espace de quelques trimestres, preuve là aussi qu’en matière de transidentité il faut éviter d’être affirmatif et encore moins définitif, d’abord concernant les autres mais surtout concernant soi-même !

J’avais déjà abordé ce sujet sous l’angle de la nécessité pour unE travestiE de se prendre en photo, de s’exposer aux yeux du monde (virtuel), comme une forme de preuve d’existence, comme une forme de reconnaissance de l’autre sur son image féminine. Un rituel participant à l’épanouissement de sa féminité et de mesure de sa progression dans son parcours de vie.

Ce billet sur le rituel est un de nos dix best-sellers avec plusieurs milliers de visionnages mensuels ; et pourtant sa réception dans la communauté, notamment travesti, ne s’était pas fait sans quelques grincements, certainEs y voyant une critique sectaire (ou communautariste ?) des travestis (fétichistes ?) ou voire même de leurs propres démarches visuelles ou médiatiques autour du travestisme.

Avec presque une année de questionnements et d’échanges sur le sujet, je pense avoir maintenant un peu de recul pour préciser certains points de ce billet historique. Pas sure d’ailleurs que ça me réconcilie avec les grincheux susmentionnés mais je prends ce risque.

Loin de n’être que futile ou narcissique, ce rituel des photos peut être perçu, et à juste titre, comme une illusion. L’illusion qu’avec l’expression de son identité de genre, et quelque soit la forme que cela prends (travestissement, hormones, chirurgies), le bonheur est à l’arrivée.

Peut être même que cette image poussée à l’extrême par certainEs comme un rempart contre des réflexions plus intimes sur l’identité de soi et l’expression de cette identité, ne voulant pas prendre ce risque avéré – avec toutes les conséquences – d’être embarquéE dans un processus de transition.

Mais justement, je suis dorénavant convaincue que le transition ne commence pas avec la prise d’hormones ou après une séance d’épilation visage.

La transition commence le jour où l’on décide de sortir de son placard (point A) pour aller vers plus de soi (point B) sans connaitre à priori ni la route à prendre, ni la difficulté de cette route, ni la réalité derrière la ligne d’arrivée – y-a-t-il même un point B ou bien n’est-ce qu’une direction que l’on décide de suivre et d’ajuster au fil de l’eau ?

Juste aspirer à être soi, à vivre libéréE de carcans imposés par nous même et par la société, à s’épanouir entouréE des personnes que l’on aime et qui nous aiment.

Oui, vous m’avez bien lu. Une personne qui se travestit et qui, parfois après de longues années, décide de sortir de son placard pour épanouir l’expression de son genre (quelque soit la réalité intime et publique que recouvre ce terme), de son ressenti interne, au contact des autres, que cela soit même à temps très partiel ou plus fréquemment, est déjà entrée dans un processus de Transition.

A mon sens, la transition est un processus personnel qui commence par un coming-out (révélation de soi, révélation à soi), qui s’ajuste en permanence pour aligner son ressenti interne avec l’expression de son identité de genre, sans savoir vraiment comment nous serons à l’arrivée et qui ne se termine en fait jamais vraiment.

Et non cette transition, qui débute le plus souvent par le travestissement hors de son salon (^), ne mène pas fatalement à la transsexualité et notre communauté est remplie de travestiEs heureux de n’être fille que le temps d’une transformation. Être soi n’est pas forcément être en permanence dans une même case genrée (passer d’une case à l’autre ou même être de genre fluide ou même agenre).

Par contre cela demande énormément de courage, de confiance en soi, de volonté et de force de caractère et il n’est pas étonnant que cela puisse prendre des années voire des dizaines d’années pour beaucoup pour passer outre toutes les barrières et contingences qui nous freinent dans cette prise de conscience.

D’ailleurs, la formule de notre site n’a pas été choisie par hasard. Nous avons ajouté “libre” devant “être soi”. Car à mon sens, il y a bien deux aspects (1) à prendre en compte dans cette libération :

– que la société nous octroi celle liberté qui nous permet, dans toute la diversité de nos positionnements, de nous exprimer sans être discriminéE ou rejetéE (avec tout ce que cela impliqué en terme de respect, de tolérance, de protection, de lois, …),

– mais d’abord et surtout cette liberté que nous devons nous autoriser à nous même, en brisant ce mur, cette transphobie intériorisée qui nous empêche d’abord de sortir du placard puis de cheminer vers notre zone de confort.

Tout un programme, dont une grande partie nous incombe directement en prenant conscience des murs et contraintes que nous nous sommes construit pour éviter de nous affronter nous-même. D’ailleurs, les phases de travestissement compulsives (avec souvent le dégout et la honte qui s’en suivent, nous faisant tout jeter pendant quelques temps, ou même parfois, juste exprimer une lassitude temporaire dans la pratique du travestisme), ne sont-elles pas tout simplement des combats intérieurs contre nous-même ?

A ce sujet, nous relirons avec plaisir le texte d’@Armonia sur l’illusion du jugement.

Alors pour paraphraser un ami qui se reconnaitra, la vraie difficulté du travesti ne serait-elle pas celle de passer de cette image d’apparence, très médiatisée pour certainEs, pour avancer sur ce chemin intérieur vers sa vraie personnalité et trouver son équilibre ? car être soi, ce n’est pas juste être belle et libre.

Je ne voudrais pas finir ce billet en laissant une impression faussée. Je ne renie absolument pas le travesti que je suis encore mais qui s’efface progressivement. Et j’ai bien l’intention dans les semaines et mois qui viennent de rester la garante, que ce soit ici ou ailleurs, que les travestiEs aient dans notre communauté toute la place et tout le respect qu’ielles méritent.

Non ce billet c’est vraiment pour que nous prenions collectivement conscience qu’être soi-même ce n’est pas uniquement avoir le meilleur passing, la plus belle photo scénarisée ou la vidéo la plus regardée sur le net. C’est avant tout un cheminement très personnel pour ne pas trahir son ressenti interne et lui laisser toute la place nécessaire pour s’exprimer.

Et que finalement, travesti, transgenre ou transsexuelLE, ce ne sont que des mots et que la réalité c’est que pour être heureux il faut d’abord être en harmonie et avoir fait la paix avec soi-même (2).

Et que finalement, nous aurons réussi notre mission lorsque nous n’aurons plus besoin de sites comme Txy pour vivre librement (3). On débranche quand ?

With love, Julie.


(^) je connais quelques personnes transidentitaires qui sont directement entréEs en transition sans aucun travestissement. Avec le recul je m’aperçois d’ailleurs que le travestissement n’a rien de très particulier car en dehors du tucking (et encore, cela dépend du contexte, on peut vivre sans), ce ne sont que des techniques et accessoires utilisés depuis très longtemps par les femmes.
(1) il y a aussi une raison plus profonde et très personnelle – la liberté (d’expression) est pour moi un pilier fondamental du vivre ensemble.
(2) certainEs diront avoir fait le deuil d’un soi inadapté pour renaitre.
(3) Si le travestissement est l’activité de porter les vêtements de l’autre genre, quid de cette activité lorsque porter une robe ne sera plus genré ?

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33 responses to Suis-je belle (la suite) ? L’illusion (du) travesti

  1. Aurore a écrit le 17 septembre 2013

    “Je ne renie absolument pas le travesti que je suis encore” … avant tu aurais dit : La travestie … 😉
    bise!

  2. Emma a écrit le 17 septembre 2013

    En tant que travesti dont le narcissime naissant m’étonne encore moi-même, je me reconnais dans ton article. Encore un bel article à réflexion. A force vous allez finir par me faire exploser le neurone.

    Biz ! :)

    • Julie Mazens a écrit le 17 septembre 2013

      ah oui. nous, notre avantage, c’est qu’on a démarré avec trois neurones dans la vie. parfois ça aide 😛

    • Julie Mazens a écrit le 17 septembre 2013

      cet article d’ailleurs n’est pas une critique de l’image et tu l’as bien compris. Je suis moi-même passée par là et régulièrement mon Agnès me recadre en me disant d’arrêter de faire la pétasse devant l’objectif :).

      il y a aussi un côté très adolescent qui découvre la vie et c’est une étape nécessaire pour beaucoup pour construire son parcours de vie en y intégrant l’aspect féminin.

      Après, j’essaye juste de faire passer l’idée qu’il n’y a pas que ça dans la vie justement et que c’est une belle opportunité de se questionner sur le sens que l’on veut donner à sa vie.

      En tout cas, mille merci à toi pour tes commentaires mais aussi pour la joie de vivre que tu rayonnes au travers de tes activités. En espérant de revoir prochainement, je t’embrasse. Et prends soin de toi.

    • Alexandra a écrit le 17 septembre 2013

      On est des foutues chipies ! Hihihi !

      • Julie Mazens a écrit le 17 septembre 2013

        arrête de jacasser LOL

        • Alexandra a écrit le 17 septembre 2013

          Bizarre… J’ai déjà vu cette expression sur un fil de discussion sur un autre média il y a quelques jours par une gamine qui je suis sûre, si t’appuies sur le nez il sort du lait, et qui devait s’adresser à nous deux avec ce terme qui se voulait insultant. C’est la seule phrase qu’elle ait écrite d’ailleurs. Vocabulaire pauvre. 😀

          Je ne sais pas si je jacasse,
          je sais par contre que j’agace.

          Hihihi !

          (Voui ! Bon ! C’est une rime pas si pauvre que ça et j’ai pas pu m’empêcher ! Hihihi !)

          • Nathasha a écrit le 17 septembre 2013

            Ah bon vous Jacasser ?

          • Julie Mazens a écrit le 17 septembre 2013

            ben oui, on essaye de troller le billet pour qu’il soit dans le top des billets commentés 😛

          • Julie Mazens a écrit le 17 septembre 2013

            ça me fait marrer quand je lis que Txy serait pour un public âgé … (pourtant j’ai calculé, notre moyenne d’âge est 40 ans avec un écart type de 14 ans soit 2/3 des 800 inscrits d’un age compris entre 26 et 54 ans avec une répartition assez homogène)

            car si on parle de la même personne, elle approche plutôt des 69 ans … des T plus vieille que nous, apparemment on en trouve dans le forum des djeuns pokémonés

          • Alexandra a écrit le 17 septembre 2013

            Naaaaaaan !!!!! Sans dèc’ ???? Elle serait plus vieille que nos deux âges cumulés ????
            Ah zut !
            (Promis, je ne trollerai pas. Promis, je ne trollerai pas. Promis, je ne trollerai pas. Promis, je ne trollerai pas. Promis, je ne trollerai pas. Promis, je ne trollerai pas. Promis, je ne trollerai pas. Promis, je ne trollerai pas. Promis, je ne trollerai pas. Promis, je ne trollerai pas. 😀 )

          • Alexandra a écrit le 17 septembre 2013

            Et puis ces derniers jours, on est de vraies jacasseuses. On se renvoie la balle. On est intenables. On parle avec la même bouche, les mêmes cordes vocales… Juliiiiiiiiiiiiiiiiie ! Sors de ce corps ! 😀

          • Alexandra a écrit le 17 septembre 2013

            Euh… J’viens d’vérifier. Argh !
            J’m’appuie sur le nez pour le coup. A m3333333rde ! Y sort du lait ! 😀

  3. Florence GrandeMa a écrit le 17 septembre 2013

    “Non ce billet c’est vraiment pour que nous prenions collectivement conscience qu’être soi-même ce n’est pas uniquement avoir le meilleur passing, la plus belle photo scénarisée ou la vidéo la plus regardée sur le net. C’est avant tout un cheminement très personnel pour ne pas trahir son ressenti interne et lui laisser toute la place nécessaire pour s’exprimer.

    Et que finalement, travesti, transgenre ou transsexuelLE, ce ne sont que des mots et que la réalité c’est que pour être heureux il faut d’abord être en harmonie et avoir fait la paix avec soi-même (2).

    Et que finalement, nous aurons réussi notre mission lorsque nous n’aurons plus besoin de sites comme Txy pour vivre librement (3). On débranche quand ?

    With love, Julie.”

    Voici que tout est dit ou presque, il reste que même en vivant librement on peut encore avoir du bonheur à venir sur un site comme Txy et y rencontrer des amies ou des personnes en cheminement en sachant les respecter dans le leur… Ne jamais oublier d’ou l’on vient c’est bien et ça peut aider à savoir ou l’on va encore pouvoir aller car la vie ne se fige jamais avant qu’elle ne s’achève et ça personne ne sait quand ni ou ce sera pour soi même! Kiss.

    • Alexandra a écrit le 17 septembre 2013

      Ne jamais oublier d’où l’on vient… Oh que c’est important !! C’est même vital ! Ne jamais chercher à rompre le lien continu de notre naissance à notre présent.

  4. Nathasha a écrit le 17 septembre 2013

    Ah bon ? la plus belle photo les truc scénarisée c est pas bon ? ( je blague venant de moi en plus ! la bimbo ! )

  5. Bérénice a écrit le 17 septembre 2013

    Ben moi, je suis paumée là! Y a certaines choses que j’arrives pas à saisir!
    Un(e) travesti(e) est bien une personne revêtant les atours réservés au genre opposé de temps en temps. Mais en débutant un parcours transexuelle (J’entends par là commencer simplement un traitement aux hormones), le corps devient plus proche de celui d’une femme…. Et, pour le coup, en permanence! Alors, on continue à être travesti(e) dans ce cas là??????
    Certaines personnes transgenre vivraient en homme avec une poitrine?????
    Encore une chose, la testo et les oestrogènes font ils bon ménage? Car vivre en homme signifie aussi pouvoir bander quand cela est nécéssaire!

    • Nathasha a écrit le 17 septembre 2013

      oulaaaaaaaaa ! bon je vais laisser les autres répondre sous peine d etre taxer d extrémisme

    • Julie Mazens a écrit le 17 septembre 2013

      Tu abordes beaucoup de sujets qui me semblent tous plutôt hors du sujet du billet. Je vais néanmoins y répondre partiellement en donnant quelques pistes de réflexions.

      Se travestir, c’est effectivement se revêtir des atours habituellement identifiant le genre opposé. Le “de temps en temps” n’est pas une caractéristique essentielle pour déterminer si cette activité de travestissement est consécutive ou non à la transidentité de la personne. On peut très bien se travestir pour des raisons autre, comme le cosplay d’un personnage féminin, pour une performance artistique, ou même juste pour pimenter sa sexualité. Cf la page http://www.txy.fr/travesti/

      Débuter un parcours trans, ce n’est pas forcément prendre un traitement hormonal. cela peut prendre d’autres formes, par exemple se faire implanter une poitrine (pour une MtF) ou réaliser une chirurgie faciale ou tout simplement décider de vivre androgyne.

      On peut effectivement considérer qu’un parcours trans débute avec des modifications “permanentes” ou en tout cas difficilement réversibles. Plus généralement, on admet que le parcours commence lorsque l’on décide de vivre à plein temps dans le genre correspondant à son ressenti interne. Mais ce n’est pas toujours le cas, tout le monde n’est pas binaire. Cf http://www.txy.fr/blog/2013/04/06/8-identites-trans-genre-pour-comprendre/

      Mais dans le billet justement, je ne parle pas de parcours trans, je parle de transition. Et je fais une nuance subtile. Contrairement au parcours Trans, la transition, à mon sens, est d’abord un état d’esprit qui commence par une révélation à soi et aux autres (sortie du placard, coming-out) et le début d’un questionnement transidentitaire (ou je veux aller, comment je veux y aller, à quoi suis-je prêt à renoncer, …) qui va emmener la personne d’un point A à un point B.

      Et dans le cadre de sa transition, on peut très bien décider de réaliser des modifications permanentes (épilation visage et thérapie vocale par exemple) et trouver une zone de confort (point B) en vivant en nana tous les week-ends , mais uniquement le week-end (je cite cet exemple, j’en connais plusieurs).

      Par rapport aux hormones, oui des personnes transgenre vivent en homme avec une poitrine. Par exemple un FtM qui porte un binder. Ou bien une personne bigenre plutôt androgyne. En plaisantant à peine, certaines MtF alors parlent de se travestir en garçon. Ce qui est souvent le cas, par exemple au travail, pendant la transition MtF quand le coming-out n’est encore que partiel.

      La testostérone et les oestrogènes, c’est un autre sujet qui n’est pas abordé dans cet article mais tu trouveras plusieurs documents sur le site, à commencer par la page dédiée aux hormones (cf http://www.txy.fr/hormones/).

      Quand à la phrase, “vivre en homme c’est pouvoir bander quand cela est nécessaire”, tu mélanges identité de genre et orientation sexuelle. Tu peux avoir un pénis et être asexuel par exemple. et tu oublies toutes les femmes transgenres non opérées (certainement dix fois plus nombreuses que les opérées), qui ont un pénis, et qui sont heureuses avec et dont la sexualité est tout aussi diverse (lesbienne, bi, hétéro, pansexuelle, asexuelle).

      En espérant avoir clarifier certains points. Si tu veux rentrer dans certains détails, n’hésites pas à poser des questions plus spécifiques dans les forums, ils sont prévus pour cela. Cf http://www.txy.fr/forums/

      Bises

    • Alexandra a écrit le 17 septembre 2013

      Pour te répondre Bérénice, en trois années où j’ai connu bien des filles, tu es étonnée quand tu apprends qu’unetelle ne sort pas de chez elle ou quand elle sort, elle se fringue en mec, que telle autre fait des variations entre les deux aspects.
      Et ce n’est nullement blâmable ou jugeable.

      Est-ce du travestisme ? Non, à mon sens et d’après les histoires que j’ai eues à connaître. C’est souvent la peur de ne pas passer, d’avoir des problèmes… Après, il peut exister des cas où cela pourrait s’apparenter à du travestisme, mais ce n’est jamais ce que j’ai eu à connaître. Là, il faudra l’expérience de filles plus anciennes que moi en activité au sein de la communauté.

    • Alexandra a écrit le 17 septembre 2013

      Pour ce qui est de cette histoire de “bander”… Là, tu abordes un sujet hautement sensible. Comme le dit Nathasha, c’est plus ou moins bien perçu déjà dans la communauté et ne parlons même pas de la population en général.

      Au sein de la communauté, j’ai dénombré trois grandes tendances (entendues et aussi mon ressenti pour l’un des trois courants) :
      Une trans avec un pénis, c’est :
      – Qui ielle me dit être (ça, c’est ma conception)
      – une femme à bite
      – un homme à seins

      Je sais, ça peut choquer, mais il est important de savoir que selon les personnes, les perceptions sont différentes.

      Ensuite, ce “pouvoir bander”, ben je dirai que ça regarde l’intimité de la trans. Ça ne regarde personne. Le tout c’est que la vie de cette trans soit en harmonie. Le reste, c’est de la poésie.

      Quand tu évoques le “quand cela est nécessaire”, c’est que tu as déjà ta vision des choses. Le tout est qu’elle te corresponde et qu’elle ne soit pas un sujet d’auto-rejet.

      Forcément, en société quand tu es amenéE à vivre ainsi, dans une relation se mettant en place avec unE partenaire, tu dois rapidement clarifier afin qu’il n’y ait pas de situation ingérable. Mais nous dépassons largement le cadre de cet article de Julie.

    • AlexMec a écrit le 17 septembre 2013

      vivre en homme signifie aussi pouvoir bander quand cela est nécéssaire!

      Objection, Votre Honneur 😛 !
      Certains FtMs considèrent effectivement cette condition comme étant essentielle pour bien vivre leur masculinité, mais beaucoup d’autres s’en fichent plus ou moins royalement. Moi par exemple je ne sais toujours pas si j’aurai un jour une chirurgie génitale. Pour l’instant, ça ne m’intéresse pas, et je ne me sens pas moins homme parce que j’ai un clitoris et un vagin plutôt qu’un pénis et des testicules.

      • Nathasha a écrit le 17 septembre 2013

        voila pourquoi je refuse de repondre , c est trop compliqué et je suis trop conne pour donner un avis ! j arrive a ne plus savoir qui est quoi !

        • Alexandra a écrit le 18 septembre 2013

          Ben en fait j’aime bien ce que dit Alex (ben voui ! :-) ).

          Au final ça pourrait pratiquement se résumer à “Comment ressens-tu ton corps ? Quelle image as-tu de ton sexe (génital) ? Quelle idée te fais-tu de ton sexe (génital) ?”. Autant d’êtres humains, autant de réponses différentes AMHA. Et les réponses normatives de la société aussi qui enterrent les vraies réponses de ces mêmes êtres humains.

          Sachant que si tu le touches au travers d’une SRS, le mot “génital” saute ou alors ne reste plus que sa représentation sémantique qu’en tant qu’artifice et non en tant qu’appareil reproducteur. Personne ne va vérifier que tu peux “te reproduire”. :-)

          Je me demande si je devrais pas faire un petit article sur le sujet. Mais ça va déclencher des discussions. J’ai bien envie de développer sur le sujet car il y a matière à dire. Héhéhé !

  6. Nathasha a écrit le 17 septembre 2013

    Voila tu comprendra pourquoi je n était pas en mesure de répondre et que d autre plus ouverte d espris que moi et certainement plus compétente l ont fait de façon correct

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