Le Cerveau possède-t-il réellement un genre?

10 octobre 2013 | Tags: , ,

cerveau-a-t-il-un-sexeAprès avoir consulté pas mal de choses sur le sujet, je suis assez contente de ce que j’y ai trouvé!

Le Cerveau humain n’est sexué qu’avec le concours des hormones qui le stimulent et c’est seulement ça qui fait une différence entre le cerveau d’une femme et celui d’un homme! Au niveau uniquement sexuel s’entend.

Touts les stéréotypes genrés destinés à maintenir le joug de la gent masculine sur nous, pauvres et faibles femmes, ne sont que ramassis de foutaises. Plutôt cool non? Plus j’avance et plus je me dis que le genre n’est finalement qu’une vue de l’esprit torturé de l’être humain! Nous n’avons de cesse de nous ranger dans des cases, avec des codes bien établis et ceci est valable dans énormément (Je n’ose pas dire toutes, je pourrai forcément en fâcher certains) de sociétés humaines! Et à tous les niveaux.

En clair, toutes les descriptions que l’on fait et se fait d’une femme ou d’un homme, dans notre modèle binaire n’ont aucun droit de citer….. Les hommes peuvent pleurer autant que les femmes et même plus que certaines, Les femmes peuvent aimer se battre et être parfois plus violentes que certains hommes etc….

Alors, on nous donne des hormones associées à notre genre perçu uniquement pour le métabolisme, mais un cerveau sexué mâle ne définit en rien le genre et inversement. Absolument aucune différence entre une femme et un homme à ce niveau et ce tout au long de l’évolution de l’individu! Voila quelque chose qui relance le débat sur l’égalité homme/femme 😉

Le cerveau est en permanente évolution et selon l’entourage, la culture et toute autre nourriture spirituelle à laquelle il sera soumis, il pourra très bien s’adapter voire même changer complètement ses “repères”.

En contre partie, une grande interrogation se pose, Qu’est ce qui fait qu’on se sent femme ou homme alors? Si ce n’est ni le cerveau lui même ni les messages chimiques qu’on lui envoie qui définissent le genre! Peut être que je ne suis pas femme au fond! Mais plutôt que je ne me reconnais pas dans les codes qui définissent un homme au sein de la société humaine! Vu qu’avec tout le concours de la science je ne pourrai jamais porter un enfant et donc être le représentation purement naturelle de ce qu’est une femme

Peut être qu’il n’y a pas de genre du tout! Çà y est, j’ai réussi à me faire des nœuds au cerveau :-)

Je serais vraiment curieuse d’avoir vos avis sur cette dernière question!


NDLR : Pour prolonger cette discussion, on écoutera avec envie l’intervention de Catherine Vidal au TED de Paris, le cerveau a-t-il un sexe ?

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12 responses to Le Cerveau possède-t-il réellement un genre?

  1. Julie Mazens a écrit le 10 octobre 2013

    J’ai un peu le même avis. Notre transidentité est d’abord lié au fait que nous ne nous reconnaissons pas pleinement dans les codes imposés par la société.

    Après reste la question ouverte de certainEs d’entre nous qui au delà du genre social ne se sentent pas être nait dans le bon corps. En sachant que quelque soit la nature des opérations pour changer leur corps, il restera toujours des éléments sexués du corps de naissance (les chromosomes, l’absence ou présence de certains organes).

    • Alexandra a écrit le 10 octobre 2013

      Dans un cas comme le mien, l’anatomie de mon corps était en complet décalage avec mon ressenti dès que j’ai été suffisamment consciente. J’ai songé à l’opération et la transformation très jeune et cela indépendamment de l’aspect société. C’était le ressenti d’être en complet décalage physiologique.

      Je serais née dans une autre époque où toute cette médecine n’existait pas, je me serais certainement mutilée. C’est fort possible…

      En tout cas, je sais que je suis complètement libre dans mes choix vestimentaires, dans mon comportement en société, et que je ne me donne aucune limite sous prétexte que ce serait “pas assez féminin” ou “trop masculin”. C’est la partie représentation sociale. Globalement quand même je suis dans un rôle social et un vestimentaire, une apparence, féminins parce que je m’y sens bien.

      Pour la partie physiologique, je ne me sens plus du tout décalée depuis la SRS.

      Il y a donc à mon sens deux phénomènes bien distincts :
      1) le corps qui ne convient pas du tout. Ça, c’est indépendant de la représentation de la société à mon sens car ça intervient très jeune. C’est la partie, toujours à mon sens, sexuée, sexuation (pas sexuelle au sens relation), anatomique, qui n’a rien à voir avec le genre ;
      2) la représentation et le rôle dans la société, qui est la partie genre.

      2 fonctionne sans 1.
      1 fonctionne sans 2.

      Dans les faits, dans la majeure-partie des cas, si 1 existe, il a son pendant en 2.

      Dans la majeure-partie des cas, si 2 existe en premier, il y a très peu de probabilité que 1 soit son pendant. C’est là que des SRS imposées pour des papiers peuvent être considérées à juste titre comme des stérilisations. Ces stérilisations sont simplement criminelles.

      • Julie Mazens a écrit le 10 octobre 2013

        l’imprégnation de la culture, de la société, … commence dès ta naissance y compris et surtout dans les trois premières années de ta vie (où va se faire une rupture mémorielle – on se souvient jamais des évènements antérieurs sauf certains chocs psy) puis les quatre suivantes. Donc sur le point 1) je ne serais pas aussi affirmative que toi sur le fait que ça serait indépendant de la représentation de la société ou de l’amour que te portes ta mère pendant cette phase initiale où tu apprends à marcher et à parler mais surtout à construire ta représentation du “moi je”.

  2. Julie Mazens a écrit le 10 octobre 2013

    NB: je me suis permise de rajouter le lien de TEDxParis en fin de billet car c’est une vidéo que toute personne devrait avoir visionné et elle est pile dans le sujet que tu développes.

  3. Julie Mazens a écrit le 10 octobre 2013

    Pour alimenter le débat, lire le texte suivant : http://www.taipeitimes.com/News/taiwan/archives/2013/10/08/2003574009

    qui rapporte une étude montrant l’influence de la “dysphorie du genre” (pas des hormones, mais bien d’avoir un ressenti transidentitaire) par des modifications structurelles et fonctionnelles du cerveau.

  4. Chloé Tigre Rouge a écrit le 10 octobre 2013

    Une vue strictement matérialiste donne des noeuds au cerveau. Moi, j’ai tendance à me laisser porter par une intuition de moi-même… la destinée, l’histoire de ma vie que j’écris chaque jour, qui me mène à un moi plus subtil que mon moi présent et m’amène à m’aimer ?

    Ca fait un peu de poésie, mais bon, le matérialisme strict est une boucle sans fin.

    Ca fait plaisir de te voir contribuer 😀

    • charlotte elyane a écrit le 6 décembre 2013

      J’aime bien ta réponse Chloé, et partage assez ce point de vue: arriver à s’aimer pour un moi plus subtil, une forme de sublimation…! Tout cela dans un “gender blurring”, ressenti féminin depuis l’enfance contrarié par la conformation à une norme sociale binaire attribuée à la naissance.

  5. yukarie a écrit le 10 octobre 2013

    j’ai parcouru les réponses en diagonale, et je retrouve dans vos paroles la réflexion qui m’est venue immédiatement : il faut bien différencier les différents aspects du genre : le genre ressenti, le genre social , le genre affiché.
    Les différentes études ne font jamais référence à ces différents aspects. Exemple “On ne naît pas femme , on le devient” : c’est vrai sauf pour le genre ressenti, la preuve, c’est notre existence de trans, puisque la plupart d’entre nous avons essayé de devenir homme (pour les mtf)

    “Plus j’avance et plus je me dis que le genre n’est finalement qu’une vue de l’esprit torturé de l’être humain!”
    Je n’arrive pas à comprendre cette proposition, que j’ai déjà lue ici ou là, surtout chez les féministes. Je crois qu’elle est justement issue des études qui ne dissocient pas les différents aspects du genre.
    Le genre existe, c’est un fait, ne serait ce que dans les rôles sociaux. Ils seraient construits de toute pièce ? peut être , mais ils sont là.
    Et même dans cette construction, je crois que cela s’appuie sur des prédispositions liées au sexe. Quand on me dit qu’en maternité, des nouveau-nés de moins de 3 jours ont déjà des comportements différents (écoute de celui qui pleure dans la salle, déclenchement des pleurs par empathie, etc) j’ai du mal à croire que ces enfants ont déjà assimilé une culture !

    Dans le même ordre d’idée les études confondent souvent la moyenne avec la limite d’une population. Ce qui fait dire par exemple qu’il n’y a pas de race humaine, donc pas de noir pas de blanc, jaune, bleu … Désolée, mais dans mon village on désigne les gens par leur couleur de peau.
    Quand je cherche une personne que je ne connais pas, on me la désigne comme noire, blanche , chinoise, amérindienne, etc.
    Donc au quotidien, nous faisons bien une différence entre les groupes ethniques. Même s’il arrive que certains individus soient à la limite entre deux groupes comme cet élève chinois que j’ai pris pour un mhong !
    Il en est de même pour le genre. Certains individus franchissent allègrement les limites d’où des comportements dits masculins chez les femmes et féminins chez les hommes. Le “dit masculin” fait référence à une moyenne, mais n’interdit pas d’avoir le comportement de l’autre sexe.

    “un cerveau sexué mâle ne définit en rien le genre et inversement.”
    Ça c’est une bonne nouvelle pour moi.
    Ils ne trouveront pas de “cause” à la transidentité car ils ne cherchent que dans la matière et non dans l’esprit.

    “En contre partie, une grande interrogation se pose, Qu’est ce qui fait qu’on se sent femme ou homme alors?”
    Bonne question. Pour moi, c’est une évidence : cela vient de notre esprit. Contrairement à l’idée qui prévaut dans notre société, je crois, non , je sais, que l’esprit n’est pas issu de la matière (connexions neuronales) mais préexiste à la matière. (Autrement dit la matière est dans l’esprit et non l’esprit dans la matière, pour ceulles qui veulent se torturer les méninges)
    Il en découle que notre ressenti de genre vient de notre esprit, qui n’a pas besoin de support physique.

    Tout ceci pour ajouter au débat, donc j’admets que mon point de vue est critiquable et toute critique me fera progresser.

  6. Meghannoire a écrit le 11 octobre 2013

    Le genre puisse être plus varié mais cette société guerrière et de conformité, il ne l’est pas… et ce que j’ai trouvé d’hypocrite d’un psychologue m’a dit que je ne nuance plus… c’est que les gens ont détruits les nuances des genres…

    Je vous laisse un lien qui explique assez bien la transsexualité malgré que c’est un texte pour les intersexués… je le trouve vraiment bien.

    http://capone.mtsu.edu/phollowa/5sexes.html

    Et voici le site féministe d’où je lis et j’écris ces temps-ci qui parle du machisme ou le patriarche au cinéma.

    http://www.lecinemaestpolitique.fr/peres-et-meres-chez-disney-qui-a-le-beau-role/

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