Surmonter à nous mêmes

16 octobre 2013 | Tags: ,

lea-THier soir, en famille, j’ai regardé l’émission « Ballando con le stelle » sur une chaine de la télé italienne, l’équivalent  un peu « quiche » de Danse avec les stars.

Une des participantes était Léa T, top model transsexuelle brésilienne, je l’adore, je la trouve fantastique ; mais surtout, ce que j’ai aimé c’était de voir les personnes de son entourage et leurs commentaires, le témoignage émouvant de son père!

On pouvait imaginer comme c’était dur aussi pour lui, un joueur de football, milieu super macho…mais il a su surmonter toutes ces difficultés, ses larmes d’hier ont bien démontrées que la transsexualité n’est pas seulement la question d’un individu isolé.

Il n’y a aucun avantage à être transsexuelLE, et bien que nous soyons des gens normaux (comme tout le monde), la société nous remet en question et nous brise tout le temps, nos familles et amiEs s’enfuient à cause de la peur, de l’incompréhension et du jugement.

La difficulté d’accéder à un processus médico-chirurgical libre, l’acceptation de la famille, école, marché du travail, la modification de notre état-civil dans les documents officiels, la lutte contre les poils du corps, sont, d’après moi, des bons exemples de notre bataille journalière.

Par contre, pour un bref moment, en regardant cette émission sur Léa T, j’ai pu sentir le respect de l’être humain, et non plus le jugement ou la condamnation primaire sans même imaginer que derrière nous touTEs, il y une histoire de survie, habituellement construite avec beaucoup de souffrances et de luttes quotidiennes.

Cette bataille pour la vie et ses conflits nous empêchent de vivre avec sérénité, des moments de bonheur, bien sûr nous en avons, mais pas vraiment une vie heureuse, même si nous avons envie d’oublier ce passé, ce n’est pas facile ni même réel.

Et si peut-être la clé pour trouver cette vie heureuse était cachée justement dans notre histoire, notre passé ?

Partager notre passé, me semble, la clé pour mobiliser les gens, certainement des personnes se sentiront touchés, identifiés, passionnés, fiers de notre exemple de vie et plus important pourront se mobiliser ensemble avec nous pour changer ceux qui resteront réticents.

Réfléchir ensemble est notre plus grand atout et force.

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53 responses to Surmonter à nous mêmes

  1. Julie Mazens a écrit le 16 octobre 2013

    la société nous remet en question et nous brise tout le temps

    Personnellement, je n’ai pas du tout cette impression. Je crois que la vie nous remet en permanence en question et que la société n’a pas pour objectif ciblé de nuire et de détruire toute personne transidentitaire.

    La société, c’est une somme d’individus et de part mes expériences quotidiennes depuis quelques années je ressens que la très grande majorité de ces individus est au mieux indifférente à notre état de transidentitaire et le plus souvent très supporter et admiratif de nos parcours. ou le deviennent dès qu’ils ont le bon niveau d’information. la transphobie c’est d’abord le résultat d’une ignorance et c’est à nous aussi d’être pédagogue.

    Après c’est comme pour toutes les différences et la diversité humaine, des individus sont intolérants et Xphobes et nous ne pouvons pas faire grand chose si ce n’est obtenir la protection juridique et policière d’une société ouverte et tolérante.

    Alors oui je te l’accorde, nous avons des choses à changer au niveau de l’état, sur la prise en charge de nos parcours, sur les modalités de changement d’état civil, sur la lutte contre les discriminations liées à l’identité de genre.

    Et oui nous obtiendrons ces changements avec le soutien de cette majorité que nous aurons mobiliser autour de nos compétences, de nos savoir-faire et savoir-être, de nos valeurs.

    Et c’est là que le bas blesse !

    En colère contre la société, en colère contre nous même, nous ne savons pas déjà être en paix avec nous même, avec ce que nous sommes. Nous ne savons que nous discriminer entre nous (opé pas opé, hormoné pas hormoné, androcur pas androcur, parcours officiel parcours libre, de paris de province, travesti ou déguisé, …) à en devenir ridicule.

    Les seuls vrais transphobes que j’ai croisé jusqu’à présent (en dehors de quelques connards enfilant les phobies comme des perles), c’est chez les transidentitaires.

    Perso, je pense que nos droits avancerons, que la société nous acceptera d’autant mieux que nous saurons montrer nos qualités en premier, une visibilité positive, avec du partage et de la solidarité entre nous !

    Bises !

    • Julia Hamel a écrit le 16 octobre 2013

      Totalement d’accord avec toi Julie :)

    • Alexandra a écrit le 16 octobre 2013

      Les seuls vrais transphobes que j’ai croisé jusqu’à présent (en dehors de quelques connards enfilant les phobies comme des perles), c’est chez les transidentitaires.

      J’allais écrire un commentaire allant dans ce sens… Ah ben zut, Julie ! Tu l’as dit !

      Barbara, je n’ai pas non plus tant rencontré d’individus transphobes dans la société. C’est en fait, extrêmement rare. Ca tient à nous. Si on est “transparentes”, c’est à dire qu’on ne cherche pas à embrouiller les gens autour de nous, ça se passe généralement très bien. C’est en effet l’ignorance qui provoque la réaction de rejet puisque nous sortons de “la norme”. J’adore manier l’auto-dérision pour détendre les gens. Ca les rassure. Introduire un peu de dorade et de chipie, ça aide pas mal !

      Côté trans, la transphobie bien réelle entre trans est souvent le résultat de mal-être, parfois de jalousie, souvent d’ailleurs (!!) qui fait que les trans se bouffent entre elles (Je parle vraiment que des MtF). Et après il y a les idéologies qui viennent encore plus mettre la pagaille. C’est vraiment un village gaulois ! Certaines auraient des enclumes elles te les casseraient sur la tête.

      En fait, tu t’apercevras, Barbara, que ce que j’appelle le monde réel, hors de la matrice trans, ben il est vachement cool ! Les gens n’ont aucune raison de te vouloir du mal. Du moment que tu es libre dans ta tête, que tu vis bien ta vie, que tu es souriante, que tu vas vers les gens, il y a peu de chance qu’ils te rejettent. Tu tomberas toujours sur le con de service, mais même si t’es pas trans, ce con de service t’aurais emmerdé sur autre chose. C’est cela qu’il faut d’ailleurs voir. Quand tu tombes sur un olibrius de cet acabit, pose-toi toujours la question de savoir s’il n’est pas un con tout court, quel que soit le sujet que tu aborderas avec lui. Ca permet de beaucoup relativiser la supposée transphobie de la population.

      • Barbara Alie a écrit le 16 octobre 2013

        <3
        Merci à vous, avoir cette partage, plein d'énergie positive fait super bien…je crois vraiment dans le partage de notre parcours, de nos visions comme une forme de nous auto-motiver et surtout minimiser la craint de l'inconnue.

      • Compte supprimé a écrit le 16 octobre 2013

        c’est marrant je me demande pourquoi je connais tant de trans , ou j’ai lu tant de témoignages , entre autres , de trans qui ont été foutuEs dehors par leurs parents , viréEs de leur boulot ., voir agresséEs voir assassinÉs .etc ect ..je ne dis pas qu’il faut vivre dans la peur …mais il ne faut pas nier la réalité
        http://www.transgenderdor.org/

        • Alexandra a écrit le 16 octobre 2013

          Sans nier la réalité, c’est quand même de moins en moins pire.
          Si t’as des parents comme les miens, oui, tu risques quelque chose.
          Je ne vois plus les miens depuis que je leur ai parlé.
          Mon père a été menaçant au dernier degré, a tout fait pour me faire du tort, a tout fait pour me dissuader même de ma SRS alors qu’il savait que j’étais en danger, mais au final c’est l’une des très rares personnes (avec ma mère) à m’avoir rejetée.

          En parlant de parents, il se trouve que je suis en contact avec une maman qui dès qu’elle a su pour son enfant est passée pratiquement en une journée de “il” à “elle”, et je peux te dire qu’elle protège sa fille.

          Des tarés, il en existe partout. Mais leur donner de l’importance ne fait qu’alimenter leur existence. Moins on leur donnera d’importance, plus ils se retrouveront mécaniquement isolés.

          Il ne s’agit pas de renier, mais d’arrêter de focaliser que sur le négatif. Quand on veut construire quelque chose, même si les dangers existent, on va de l’avant, et aller de l’avant c’est ne pas se laisser empoisonner par le négatif.

          • Compte supprimé a écrit le 16 octobre 2013

            Je ne suis pas d’accord avec passons sous silence la transphobie , les meurtres , les agressions les trans qui se retouvent a la rue …passer celà sous silence c’est aussi acepter sans réactions
            Je n’accepte pas ce qui arrive a beaucoup trop de mes frères et soeurs trans …
            CertainEs d’entre nous sont pirvilégiéEs , et j’en fait partie ..mais ce n’est pas une réalité pour beaucoup d’entre nous toutEs ..
            ( L’année passée je suis parti un mois ..à mon retour trois personnes trans avaient été assassinées …)
            Sur le peu d’études qui ont été faites , je n’en connais que 3 , au Portugal , au Canada et en Arggentine l’espérance de vie des MTF varie pour ces trois pays de 37 a 38 ans ..ne rien dire c’est l’accepter ..en parler, agir c’est lutter contre !
            Dénoncer et dire “ceci est un meurtre transphobe ” empêche que cela passe dans la colone limite des chiens écrasés ”
            Il ne s’agit en aucun cas d’ètre pessimiste au contraire ! Se lever et ne plus vouloir ètre des victimes c’est une réaction pour nous construire un autre futur !
            Celà ne veut pas dire non plus “se focaliser uniquement sur le négatif ” se battre contre le négatif c est justement positif ! Et ne pas en parler c est se résigner à ce que celà continue ….

          • Alexandra a écrit le 16 octobre 2013

            C’est fou cette habitude de déformer les propos !!!
            C’est hallucinant, même !!
            Je suis plutôt à voir le verre à moitié plein.
            Maintenant, je ne vois pas ce que vient faire l’extension mondiale du commentaire. On parle de situation locale et non de situation mondiale à l’instant.
            On cherche partout dans le monde, on trouvera toujours plus mal lotiEs que chez nous. Et si on cherche bien, on trouvera aussi mieux lotiEs que nous. Encore un exemple type de focalisation sur le négatif.
            ChacunE peut voir le verre à moitié vide, mais ce sera sans moi.
            J’ai l’habitude d’être une combattante et non une victime, même quand il m’est arrivé d’être menacée.
            Mon combat, je le mène en formant les gens. Je le mène en faisant ce qu’on appelle des effets boule de neige, tâche d’huile, what else? Se focaliser sur le négatif est augmenter sa force. C’est un principe de base de tout budo. Savoir qu’il existe, le garder sous surveillance et l’amenuise par un travail de fond, c’est un autre état d’esprit. Mais chacun voit midi à sa porte.
            Et quand on recopie un bout du texte de l’autre on le recopie strictement ou on s’abstient ! J’ai exactement écrit : Il ne s’agit pas de renier, mais d’arrêter de focaliser que sur le négatif. et non se focaliser uniquement sur le négatif. C’est très différent dans le sens. C’est cool de ne pas embrouiller le lecteur.

            CQFD !!

            C’est quoi la prochaine étape ?

    • Barbara Alie a écrit le 16 octobre 2013

      Julie, ma vision sur notre société et peut-être trop pessimiste, je dirais même exagérer par ma peur d’affronter le monde …
      En tout cas, à mon avis, nous sommes d’accords sur les points majeurs du texte: être en paix avec nous même et savoir aider les gens à comprendre notre réalité.
      Nous devons les aides à avoir la bonne information et nous comprendre au-delà des stéréotypes mais surtout accepter l’individualité de chaque parcours trans* ainsi que nos décisions sans mettre cela dans un baromètre trans* qui permettra de justifier notre identité trans* . Il suffit de d’établir des nouveaux labels (Trans Bio, Trans Générique, lol)

      • Meghannoire a écrit le 17 octobre 2013

        Moi, je me nomme “garçon-fille” pour contrer la trans-mépris autour de moi, au Canada.
        Oui c’est vrai qu’à de très très rare moment je puisse être en danger à cause de mon transsexualisme mais le terme “trans-mépris” est plus fréquent et plus nébuleux et le terme veut dire de se méprendre envers quelque chose ou quelqu’un jusqu’à un ricanement.

        Et j’aime bien cette expression “d’accepter nos propres parcoures sans jugements médicaux ou essentialistes”.

        Moi, je finis avec l’enlèvement de ce qui reste de mes glandes sexuelles et c’est tout.

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 16 octobre 2013

      Je plussoie.

      La société n’est pour pas grand chose dans notre “malheur”, on est soi-même la première personne qui se juge et s’inflige. La fameuse dysphorie de genre et la dépression induite s’expliquent assez bien dans l’altérité à soi-même et le décalage entre ce qui est attendu par le soi construit, ce qui est désiré par le soi profond, et ce qui est vu par le soi critique.

      Fiou, y’a de quoi écrire un bouquin sur ce sujet. La transphobie de la société est un épiphénomène comparé à l’auto-haine.

      • Barbara Alie a écrit le 16 octobre 2013

        Auto-haine, cela me parait une question de mise en conformité entre ce qui est attendu par le soi construit, ce qui est désiré par le soi profond, je n’aurais pas dit mieux.

        Sauf que pour avoir cette mise en conformité, nous devons traverser un désert avec tous ses risques inhérentes….être dans cette désert, à mon avis, c’est la faute d’une société que ne sait pas nous intégrer.

        Moi personnellement, c’est vraiment ce désert que m’empêche d’aller plus loin pour le moment…même si, faire une transition est plus simple aujourd’hui et marche même à merveille pour plusieurs, je considère encore les risques trop importantes et surtout non métrisables à cause de notre invisibilité et manque de support/protection de notre société.

    • Ester a écrit le 25 novembre 2013

      Je partage la vision de Julie! Il faut positiver..

  2. Compte supprimé a écrit le 16 octobre 2013

    Alexandra …j’ai lu ceci : “Les seuls vrais transphobes que j’ai croisé jusqu’à présent (en dehors de quelques connards enfilant les phobies comme des perles), c’est chez les transidentitaires. ”

    ..donc oui , j’ai réagi ! si la localité où tu habites échappe a celà super pour toi !
    Faire remarquer qu’il n’en est pas de même pour touTEs m’a semblè juste .
    je n’ai pas dit non plus ” se focaliser uniquement sur le négatif ”
    J’ai bien dit “Celà ne veut pas dire non plus “se focaliser uniquement sur le négatif ” se battre contre le négatif c est justement positif ! ” ( j’aurai du ajouter , j’en convient se focaliser aussi sur le positif ) ….je n’ai non plus jamais dit que tu te concidères comme victime !
    ChacunE sa manière de combattre il y a tonnes de créneaux !!! effecitivement et ” Mon combat, je le mène en formant les gens. Je le mène en faisant ce qu’on appelle des effets boule de neige, tâche d’huile ” en fait totalement partie ! et bravo !
    Je pense que toute forme de lutte est bonne a prendre ! Mon intention n’est absolument pas d’en élogier une au détriment de l’autre !..( comme celà se passe trop souvent d’ailleurs )
    Et il est aussi vrai qu’a l’intérieur de nos propres communautés la transphobie , la haine existent aussi !.. (comme on dit ” on n’est pas en reste ” )

    Ceci dit quand on lit un texte on interprète toujours …tu n’as pas spécifié , (et ce n’est pas un reproche ! ), que tu parlais de “local ”
    ce que tu as rectifié !
    ( Je pense aussi qu’aux niveau haine LGBT la France n’est pas en reste LOL et que c’est malheureusement un sujet mondial j’ai été moi mème étonné au niveau mondial de voir la quasi non différence des statistiques , entre style le Canada et le Portugal ou l’Argentine ..ca donne à réflèchir )

    • Alexandra a écrit le 16 octobre 2013

      Au niveau mondial, il existe des pays où le simple fait d’être découvertE te met en situation d’être exécutéE.
      En France, dans les années 50, c’était les lobotomies, les électrochocs et les neuroleptiques puissants qui nous attendaient. Encore heureux, les mentalités ont évolué.
      Si je reprends dans les années 1980, j’ai fait comme beaucoup, je n’ai pas mis le nez à la fenêtre pour éviter la désocialisation et la précarisation qui va avec.
      Quand j’ai fait le saut en transition en 2010, j’avais les foies, comme on dit, et d’un coup je me suis aperçue que la société avait considérablement évolué, beaucoup plus que je ne l’imaginais. J’ai même été fortement étonnée d’être si bien acceptée. Je m’attendais à devoir repartir de zéro partout en tombant peut-être même dans la misère, perdant tout, et quelle ne fût pas ma surprise de constater que tout fonctionnait à merveille !
      Je suis enseignante. Je l’étais avant transition (sous la forme “enseignant”), et là, je me disais que l’établissement allait se séparer de moi en apprenant la nouvelle. Je bosse à mon compte, je suis enseignante vacataire et c’est un établissement privé. Là aussi grosse surprise ! Acceptation totale ! Et côté étudiants, une compréhension qui m’en a même laissée sur le cul ! Le plus fort là-dedans, c’est des étudiants que j’avais eus en cours dans la période mec et que j’ai revu au moment de leur remise de diplômes d’ingé… Durant le cocktail après remise des diplômes, un d’eux m’ayant reconnue dit à son père : “Tiens papa ! Il faut que je te présente ma prof de bases de données qui m’a permis d’avoir le métier que je fais actuellement !… Bonjour madame. etc…”.
      Donc, oui, il est clair que quand je m’exprime ici, je le fais en “local” car je n’ai pas vocation à m’étendre à l’international. Si je dois parler de sujet internationaux, je le précise.
      Mais, force est de constater que les choses ont énormément évolué.
      Pour le fun, j’ai reçu cette semaine mon Bac revu avec mon identité féminine. Quand j’ai été porté mon diplôme pour échange, ça c’est passé merveilleusement bien. Je ne suis pas sûre qu’avant 1992 (année où la France s’est fait remonter les bretelles) cela se serait si bien passé.

      Et je confirme pour l’avoir vécu à de trop nombreuses reprises que la pire transphobie que j’ai pu connaître, fût dans le milieu T, même pas le milieu LGB où là aussi nous sommes mal perçues assez souvent, mais dans le milieu T il y a des T qui sont clairement à chier, je n’ai pas d’autre mot pour décrire ce qu’elles ont dans le crâne.

      • Nathasha a écrit le 16 octobre 2013

        pas grand chose n a changer ! depuis 95 a part plus de folle et une certaine liberté pour ce qui es LG , mais pour les trans et les inter c est la même misère toujour toujour ! bon si tu habite dans un coin tranquille c est bien et c est tan mieux , je sais que de mon coin c est la jungle , les lgbt refuse les trans sauf si tu connais les codes ou si tu es en place depuis longtemps et le milieu T c est la plus grosse merde , entre les transsexuelle transgenre op France op étranger ect ect ! la compet tout le long faut un cv pour rentrer ! je préfère mille fois sortir dans le milieu gay (je parlerai pas du lesbien je les comprend mieux depuis quelques temps ) ou je suis bien et ou on me traite pas comme une merde que dans une soirée t ou on se fait chier , faut pas parler de ci ou de ca ! faut pas parler de fesse car c est le bal des frustré , et si t es pas lesbienne t es as been , alors non merci ! je prefere passer pour ce que je suis et eviter les soirée trans

    • AlexMec a écrit le 16 octobre 2013

      j’ai été moi mème étonné au niveau mondial de voir la quasi non différence des statistiques , entre style le Canada et le Portugal ou l’Argentine ..ca donne à réflèchir

      Perso, je prendrais ces statistiques avec d’énormes pincettes, pour plusieurs raisons:
      – Quand ces études ont-elles été faites? Le monde trans d’aujourd’hui a déjà beaucoup changé par rapport à celui d’il y a 20 ans, et cette évolution semble aller en s’accélérant.
      – Où ces personnes MtFs ont-elles été trouvées? Parce que si tu regardes sur ce site, par exemple, une chose qui saute aux yeux, c’est que la majorité des filles qui s’expriment ont déjà plus (voire beaucoup plus) de 38 ans!
      – Inversement, nous connaissons touTEs un milieu où une espérance de vie de moins de 40 ans est très réaliste, où drogues, violence et MSTs sont un cocktail qui tue jeune – et qui jusqu’à récemment était systématiquement associé avec le concept de “transsexuelLE”…

      Donc si ces études ont été faites il y a 10, 15 ou 20 ans, à une époque où on pensait encore que MtF = Prostitution, alors forcément elles sont biaisées d’office et pas représentatives de la population trans actuelle.

  3. Compte supprimé a écrit le 16 octobre 2013

    quand a Cloé “La transphobie de la société est un épiphénomène comparé à l’auto-haine.” tu parles local ? mdr

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 16 octobre 2013

      Ben, oui, c’est lisible non ?

      • Chloé Tigre Rouge a écrit le 16 octobre 2013

        Allez, je traduis en français international : La violence physique et psychique faite aux personnes trans est un phénomène à l’ampleur négligeable par rapport à toute la souffrance que les personnes trans subissent en se jugeant et en détestant ce qu’elles sont, parce que ce qu’elles semblent être n’est pas ce qu’elles veulent/ont besoin d’être.

        8 mots contre une quarantaine… j’ai vite choisi 😉

        • Compte supprimé a écrit le 16 octobre 2013

          le coup du c’est local ..c’est humour ..on peu rire une fois non ?
          et le reste aussi j’avais compris …HO LA ! c’est pas parce que je suis belge une fois hein !
          et ce que tu dis du niveau local m’époustoufle ..pas dans le sens que je ne te crois pas hein ( j’préfère être clair )
          mais c’est où votre “local ” ?

          • Chloé Tigre Rouge a écrit le 16 octobre 2013

            Je sais le dire en belge 😉 mon local à moi il est à Saint-Quentin en Yvelines, à côté de Paris (auparavant, j’étais à Marcq en Baroeul, près de Mouscron).

            C’est vrai que j’ai tendance à parler avec des mots très synthétiques, je suis économe de mots de peur de dire trop de conneries 😉

          • Alexandra a écrit le 16 octobre 2013

            Mon local immédiat s’appelle la région parisienne.
            Mon local global s’appelle la France avec ses lois, ses us, ses coutumes, ses codes sociétaux…
            Local, quoi !
            International =/= Local…. Mais ça, je crois que je l’ai écrit plus haut…

  4. Compte supprimé a écrit le 16 octobre 2013

    Dans l’ordre , Alexandra je ne nie en aucun cas que des cas comme le tien existe ..je n’ai pas eu “trop ” de probèmes non plus ..de plus je suis blanc , je suis identifié partout en homme , j’ai mèmme les papiers qui vont avec !
    J’ai aussi le privilège de sans problèmes avoir de quoi vivre !
    Mais mon histoire n’est pas celle de tout le monde ..malheureusement !
    Et il me semble audacieux de déclarer les “choses ont changés ” ..je dirais plutot certaines choses ont changés c’est certain ..et ce pas partout , et ce pas pour tout le monde !

    Pour Alex je ne sais plus quand ces études ont été faites mais moins de 10 ans ca j en suis certain !
    Habitant le Portugal à l’époque je sais comment ces statistiques ont été faites et non pas uniquement les trans travailleuses du sexes n’ont été reprises dans ces statistiques .
    Et si , actuellement pour encore beaucoup de “lambas ” mtf égal prostitution.,ce sont pour eux les seules visibles..car les plus “scandaleuses ”
    Les filles trans qui doivent se prostituer , souvent d’ailleurs à cause de divers problèmes dus en grande partie a la transphobie ,accumulent les discriminations : transphobie , sexisme et en plus prostitution …parfois y rajouter le racisme , les sans papiers, les mst etc ect
    Elles aussi font partie de notre communauté et sont ni plus ni moins que d’autres représentatives de notre communauté
    et bien enetendu doivent avoir leur pourcentage représenté dans les statistiques .
    Pour les statistiques canadiennes je peux me rensiegner ..mais la aussi cela m’étonnerai que seules les prostituées ayent fait partie de ces statistiques vu l’asso qui l’a faite …je dirais loin de là LOL
    Par exemple les filles trans qui “ne passent `pas ” ( j’ai horreur de ce terme mais bon tout le monde le comprend ) ont nettement plus de risques d’agressions que celles qui “passent “.
    ( pour annecdote il y a d’ailleurs quelques années de passage a Bruxelles ( 4 ans ? ) j’étais centre ville dans l’après midi avec une amie MTF en début de parcous ..il n’a été du qu’a ma grande gueule qu’elle se se fasse pas casser la figure …j’ai eu très peur ne sachant absolument pas me battre ..j’suis qu’un gros frimeur 😉 )
    Il ne faut pas s’imaginer que les trans assassinées sont uniquement les prostituées .
    Aussi quand j’étais au Portugal j’étais dans les panteras rosa , qui s’occupaient du topo trans et prostitution ..ce que je peux affirmer c’est que les agressions sur les prostituées non trans et les prostituées trans ne sont pas comparables …le pourcentage de risque …je me demande a combien de fois plus il s’élève !

    • AlexMec a écrit le 16 octobre 2013

      Elles aussi font partie de notre communauté et sont ni plus ni moins que d’autres représentatives de notre communauté et bien enetendu doivent avoir leur pourcentage représenté dans les statistiques .

      Je suis bien d’accord, mais à moins que leur pourcentage soit dans les 80% ou plus, je ne comprends pas d’où peut sortir cette espérance de vie de 38 ans, quand on voit combien de MtFs transitionnent bien après 38 ans. Il faudrait qu’un nombre faramineux de jeunes MtFs meurent très jeunes (avant 30 ans, voire 25 ans) pour compenser toutes celles qui transitionnent sur le tard, ce qui ne me semble pas être le cas? Donc je m’interroge sur comment ces statistiques ont été collectées.

      • killer a écrit le 16 octobre 2013

        Mais c’est quand même fou cette obsession de la majorité, quand bien même il y aurait une preuve de cette majorité, ça veut dire qu’on peut se permettre de passer au-dessus (et bien souvent sur) les minorités, en les faisant passer au second plan? Je crois que notre désaccord est un truc de fond, une société qui s’occupe essentiellement des gens qui ont moins de difficultés est une société pourrie. Dans ce cas la, pourquoi parler des trans?

        • Alexandra a écrit le 16 octobre 2013

          L’absence de CEC facile, gratuit est LA difficulté majeure des trans !!

          S’occuper de ce problème MAJEUR résoud 95 % (peut-être même 99 % !!) des problèmes des trans. Même si ça te gratouille là où t’aimes pas c’est comme ça, ce sont des mathématiques ramenées à un nombre important d’êtres humains dans la merde pendant des années et forcés de sombrer parce qu’avec des papiers qui ne correspondent pas et qui leur font perdre leur boulot, les amènent à la rue pour certains avec peu de chance d’arriver à remonter. Je préfère commencer par m’occuper des 95 % (99 %) et ensuite m’occuper des 5 % (1 %). Dans ce sens, j’en sauve un maximum.

          C’est fou quand même qu’une minorité bloque intégralement une majorité et laisse tout le monde dans la merde au final ! Qui est pourri là-dedans ?? Qui est d’un égoïsme forcené ??

          • killer a écrit le 16 octobre 2013

            Me fais pas dire ce que j’ai pas dit, on est bien d’accord pour le cec.

          • Alexandra a écrit le 16 octobre 2013

            Alors si on est d’accord, pourquoi parler des “gens les moins en difficulté” ?

            Pour moi, n’importe quelLE trans en transition est une personne en difficulté, en vulnérabilité maximisée. Ceulles qui s’en sortent, tout en vivant une grande difficulté liée à la peur de tout perdre, actuellement sont ceulles qui ont du bagout et des niveaux de diplômes, d’expertise élevés et considéréEs indispensables dans leurs environnements de travail. Ca devient progressivement de plus en plus la règle, mais on ne peut fonder l’avenir des trans sur ça. Ce serait égoïste.

            Par contre, pour les classes sociales moins élevées c’est plus lourd. Pour moi, toutes ces personnes sont en difficulté, en vulnérabilité.

            Alors œuvrons pour ce CEC qui est la priorité des priorités. Je n’ai jamais dit autre chose depuis le début. Mon discours est strictement constant depuis des mois.

        • Alexandra a écrit le 16 octobre 2013

          Papiers correspondants = capacité à l’emploi = liberté = sécurité de vie.

          La voilà l’équation pour l’extrême majorité des trans qui s’engagent en transition.

          On commence par résoudre cette équation et les autres équations suivront bien plus facilement. On appelle cela faire des priorités afin de sauver le plus grand nombre.

          • killer a écrit le 16 octobre 2013

            je ne pense pas que ça soit une question de majorité en fait… ni juste une question de capacité a l’emploi, mais oui de sécurité de vie.

          • Alexandra a écrit le 16 octobre 2013

            Donc, si on reprend… Quand l’ensemble d’une population est en danger, la raison humaine et de sauvegarde veut qu’on sauve le plus grand nombre, qu’on mette le plus grand nombre en sécurité.

            Mais on l’a évoqué plus haut, il s’agit de ce CEC facile et gratuit. Ca, ça sauve les trans opé autant que les trans non-opé. C’est équitable.

            Le deuxième point (là pour le coup tu vois, j’aurais même été concernée si j’étais encore dans le cas. Donc à titre perso, je me mettais d’office en position 2, et cela depuis le début) est l’accès aux soins gratuits pour les trans nécessitant des soins. Gratuit, hein ? Pas en demandant à la personne trans de faire l’avance des frais, beaucoup n’en sont pas/plus capables. Et ça… C’est pas en démolissant les équipes en place comme quelques unEs le veulent qu’on y arrivera, mais en réformant/restructurant/refondant les équipes afin de les rendre respectueuses et efficaces pour la majorité tout en formant un maximum de nouveaux médecins capables d’envisager les cas trans. Les équipes actuelles sont un gros souci dans leur mode de fonctionnement, obligeons-les à se réformer.

            Rien qu’avec ces deux points, on sauve quasiment tout le monde, qui sont les points fondateurs des problèmes de la très grande majorité des trans présentEs sur le sol français.

            Et ensuite tous les autres points, on les traite forcément au cas par cas, comme ça se passe actuellement dans nôtre République et comme cela se passe dans la majeure-partie des démocraties de cette planète. Rien de bien nouveau sous le soleil.

        • Chloé Tigre Rouge a écrit le 16 octobre 2013

          Ah, killer… ce que les trans veulent, c’est une intégration sociale invisible, discrète, ne pas être en tant que trans mais être tout simplement. Les marginaux sont de toute façon des marginaux, on ne va pas leur faciliter la vie à la marge, c’est pas ça le but des militances T authentiques.

          Pour ce faire, le CEC, qui assure des papiers en conformité avec la personne, et l’accès aisé aux technologies médicales pour apaiser le conflit intérieur.

          La prostitution et la toxicomanie sont des conséquences non de la transitude per se mais des difficultés sociales qui y sont liées.

          En ce qui concerne les sans-papiers: quand on viole la loi, faut pas s’attendre à recevoir des câlins. Mon pays a des critères de citoyenneté et de résidence, et encore heureux. Le droit d’asile n’a pas à être dévoyé pour faciliter l’immigration de masse.

          • killer a écrit le 16 octobre 2013

            oui oui on avait bien compris tes opinions sur l’immigration et “ton pays”… je me donnerais pas la peine d’y répondre.

          • Chloé Tigre Rouge a écrit le 16 octobre 2013

            Et sinon ça t’arrive de répondre aux commentaires en entier plutôt que de prendre un mot-clé et de taper dessus ?

            Ah, c’est vrai, la rhétorique… ça nécessite d’avoir une réflexion propre (dans tous les sens du terme).

          • Nathasha a écrit le 17 octobre 2013

            franchement ! j adore

          • AlexMec a écrit le 17 octobre 2013

            La prostitution et la toxicomanie sont des conséquences non de la transitude per se mais des difficultés sociales qui y sont liées.

            Exactement. Essayer de soigner la prostitution et la toxicomanie des trans sans d’abord essayer d’accélérer et simplifier le processus de transition légale et médicale, ça s’appelle mettre un emplâtre sur une jambe de bois. A quoi ça va leur servir de quitter la rue, si elles ne peuvent pas trouver de boulot parce que leurs papiers ne sont pas au bon nom et sexe, et qu’elles ne peuvent pas faire changer leurs papiers parce qu’elles n’ont pas de boulot donc pas d’argent?? Et à quoi ça sert de les aider à sortir de la drogue si c’est pour qu’elles se rappellent 24h/24 à quel point elles sont malheureuses dans ce corps mal genré qu’elles n’ont pas les moyens de faire opérer?

        • AlexMec a écrit le 17 octobre 2013

          Je crois que notre désaccord est un truc de fond, une société qui s’occupe essentiellement des gens qui ont moins de difficultés est une société pourrie. Dans ce cas la, pourquoi parler des trans?

          Pourquoi? Parce que personne d’autre ne le fera. Je suis on ne peut mieux placé pour savoir qu’effectivement notre société ne s’occupe essentiellement que des gens qui ont moins de difficultés, parce que des difficultés, j’en ai eu à la pelle depuis ma naissance et personne n’a jamais rien fait pour m’aider sans que je doive d’abord me bouger le cul par mes propres petits moyens pour aller frapper à trois portes minimum avant d’en trouver une qui s’ouvre. Alors tu m’excuseras si je considère plus important de tenir une porte ouverte à un maximum de gens en galère pour leur éviter de se retrouver submergéEs par la merde, plutôt que de dépenser toute notre énergie très limitée à sauver une poignée de personnes en perdition qui ne se seraient pas retrouvéEs à la rue pour commencer si cette foutue porte avait été ouverte quand ielles l’ont cherchée! Il ne sert à rien de repêcher les noyéEs si on ne fait pas ce qu’il faut pour empêcher les gens de se noyer pour commencer.

          • Julie Mazens a écrit le 17 octobre 2013

            disons que notre part d’humanité nous dit qu’il faut repêcher les noyéEs et faire en sorte d’empêcher les drames suivants. Il faut faire les deux et simultanément. Très difficile. Fixer la cause ET la conséquence.

            Mais le plus souvent, il est nécessaire d’arbitrer, pour tout un tas de bonnes et mauvais raisons, la aussi simultanées.

            Mais oui, il faut avoir le courage d’aider d’abord ce qui ne sont pas encore noyéEs, tout simplement parce qu’ils sont souvent plus nombreux et plus “facile” à sauver (l’un impliquant certainement l’autre).

            C’est quand même l’histoire de la vie.

          • Alexandra a écrit le 17 octobre 2013

            Quand tu dois secourir des gens, tu procèdes généralement ainsi :
            1) Tu commences par te protéger
            2) Tu protèges la personne à sauver
            3) Tu sauves la personne

            Et tu sauves les personnes les moins en danger afin d’en sauver le maximum. Si pour sauver un personne tu dois mettre ta vie en danger sérieux, tu n’y vas pas. Ou alors après on passe en acte héroïque et pas rationnel. C’est ce qui a sauvé des personnes en situation critique, mais en priorité, on aura sauvé les personnes les plus faciles à sauver.

            Les arbitrages en sauvetage sont peut-être l’exercice le plus difficile du fait de sa charge émotionnelle induite.

    • Alexandra a écrit le 16 octobre 2013

      Je réitère… Beaucoup de choses ont changé, sinon nous n’occuperions pas progressivement des positions sociales de plus en plus élevées dans la société françaises toujours en plus grand nombre.

      AucunE de nous ne pourrait enseigner à visage découvert comme je l’ai fait et d’autre l’ont fait en étant en transition. Bambi a enseigné en collège durant 33 ans au nez et à la barbe de l’Education Nationale qui n’a jamais su que Marie-Pierre Pruvot était Bambi. Elle le dit elle-même, j’ai eu l’occasion de l’entendre en direct de sa propre bouche. Si l’Education Nationale avait su que Bambi était une femme trans’, jamais ils ne l’auraient laissée enseigner en collège le français à des ados.

      Donc, oui, bien des choses ont changé.
      Bien des choses ont changé car il y a même des trans qui obtiennent maintenant leur CEC sans passer par la case réassignation sexuelle.
      C’est clair que bien des choses ont changé car Brigitte Goldberg a pu se présenter aux présidentielles 2012 sans que cela provoque un tollé. je ne pense pas que 20 ans plus tôt elle aurait pu le faire.

      Si si peu de choses avaient changé tout cela n’aurait jamais pu avoir lieu.

      Comme le dit AlexMec, d’où viennent ces statistiques que j’aurais tendance à appeler fumeuses ? Le monde T est tellement invisibilisé que personne ne fait de stat dessus. Ca n’intéresse surtout pas la classe dirigeante. Ca ferait un problème supplémentaire à gérer et ils ont déjà “bien assez à faire” avec le reste. Chacun y va donc en attendant de son micelle de stats le prêchant comme évangile.

  5. killer a écrit le 16 octobre 2013

    Niveau “local” je pense que ça serait pas mal de dire a Limoges par exemple que la transphobie ce sont surtout les transidentitaires, je pense que les trans la-bas vont bien le prendre…

  6. Compte supprimé a écrit le 16 octobre 2013

    Alex je peux en tout cas te confirmer que pour L’Argentine et le Portugal cela me parait totalement plausible voir certain ..ne pas oublier que FTM ou MTF un gros pourcentage n’est pas visible “virtuellement ”
    Que beaucoup de meurtres de personnes trans passent dans la rubrique faits divers
    style “un homme déguisé en femme “, et ici j’ai mêmme vu ” tuée par son beau père car elle s’habillait en homme ”
    ces victimes là ne sont pas repertoriées trans par les médias
    pour le Canada je ne sais pas ..pas oublier que c’est un immence pays aussi qui ne se résume pas a Montréal
    ( ceci dit je peut rechercher l’asso canadienne et si tu sévis sur facebook tu pourras leur demander leur sources toi même )
    Pour l’Argentine c’est l’unicef, le ministère de la santé et l’organisation panamérican de la santé qui ont publié carrément un petit livre expliquant le nombres de personnes interrogées age / statut social / endroit etc , idem pour le Portugal la ce fut une organisation Trans “AT ” qui l’a effectuée et ce aussi avec publication de différentes données , cette organisation l’existe plus. En résumé ces stats ont été fait avec rigueur .

    • Alexandra a écrit le 16 octobre 2013

      En France on a des organismes officiels qui publient des recueils de centaines de pages sur les T, et qui considèrent encore uniquement les personnes opérées ou en instance d’opération passant par les équipes auto-proclamées, laissant, seulement en terme de personnes opérées plus du double de nombre non répertorié. A cela, il faut ajouter toutes les personnes transgenres qui comptent pour peau de balle dans ces statistiques car même pas reconnues comme T. Et on peut aussi ajouter toutes les travesties (dans l’autre sens ça s’appelle garçon manqué et c’est pas plus comptabilisé) qui finalement ne sont même pas vues.
      Donc, les statistiques officielles, je m’en méfie comme de la peste. Ce n’est pas parce qu’il y a un beau tampon à l’emblème du pays que ça doit être pris pour argent comptant. En tout cas, en France c’est très clair pour qui sait de quoi iel parle en parlant de T.

  7. Compte supprimé a écrit le 16 octobre 2013

    Non clair , je connais de loin de topo français , et concorde totalement avec toi à ce sujet ! ( sans publier les personnes qui se sont faites jetter des protocoles of et qui comptent aussi pour peau de balle )
    Mais le topo trans en Argentine au niveau “protocole officiel ” il était suivi par un super petit nombre et ne donnait qu’en de super rares cas accès au changements de papiers , ( â ma connaissances style une dizaine et vu le nombres d’habitants c’est dire ) Les (â vue de nez 99% ) étaient non “officiellLEs ..et ce n’est pas sur les quelques officielLes qu’en Argentine ces statistiques ont été faites ..Le topo of il y a de cela 1 an et demi était encore pire qu’en France !

    Pour info ici vraiment très très peu font des opérations génitales et du coté implants mamaires elles allaient dans les pays voisins ou …encore en noir du silicone de merde qui a provoqué bien de problèmes de santé voir la mort
    ce généralisé
    Du coté ftm je ne peux parler des quelques qu’au départ j’ai rencontrés ( mtf souvent plus visibles LOl ) et ils se contentaient de blinders ..maintenant avec le changement de loi j’en connais plusieurs qui passent par la mamectomie

  8. Anna Tiger a écrit le 17 octobre 2013

    en vous lisant tous et toutes, on s’aperçoit que nos discutions sont basées sur des données pas forcément vérifiables, certainement partielles.
    Que selon les régions du monde, les cultures, voir même dans un seul pays, selon que l’on se trouve en zone rurale ou urbaine, voir même dans une ville, selon les quartiers que l’on fréquente, le milieu social, professionnel etc, toutes ces données différentes font que chacunE d’entre nous vit une expérience de vie très différente. On peu même certainement imaginer que deux trans au parcours identique et habitant le même quartier, vivent pourtant des expériences très différentes pour peu que leurs horaires soient très différents. (on ne croise pas la même population à 7h du mat et à 23h).

    Pour ma part, pour l’instant,pas de problème sur Paris, les personnes transphobes que j’ai rencontré viennent du milieu médical…

    En plus, faut-il ajouter que le fait de plus ou moins bien “passer” change aussi beaucoup de choses.

    • Alexandra a écrit le 17 octobre 2013

      En fait, c’est là que tu t’aperçois qu’être trans c’est être banalement humain.
      Tu remplaces le mot trans par n’importe qu’elle autre difficulté de vie liée à une particularité et ça marche.

      Donc, le peu de différence qui fait que nous ne sommes pas banalement humains, essayons en effet de faire en sorte de la faire disparaître par tous les moyens à disposition : éducation, information, dédramatisation, démystification, avancée des droits sur le plan de la reconnaissance de l’identité de genre, prise en charge des soins particuliers liés. L’ordre que je donne n’est pas anodin. On ne peut demander des choses si les gens ne comprennent même pas de quoi on leur parle.

      • AlexMec a écrit le 17 octobre 2013

        En fait, c’est là que tu t’aperçois qu’être trans c’est être banalement humain.
        Tu remplaces le mot trans par n’importe qu’elle autre difficulté de vie liée à une particularité et ça marche.

        Ha! C’est trop marrant ça, parce que c’est EXACTEMENT ce qu’il s’est passé quand j’ai lu ce billet la première fois 😀

        A partir du paragraphe: “Il n’y a aucun avantage à être transsexuelLE, et bien que nous soyons des gens normaux (comme tout le monde), la société nous remet en question et nous brise tout le temps, nos familles et amiEs s’enfuient à cause de la peur, de l’incompréhension et du jugement“, j’ai eu un dédoublement automatique de ma lecture, avec “trans” d’un côté, et “obèse” de l’autre. La honte, la peur, l’incompréhension, le jugement, les brimades, les injustices, le refus de simplement me respecter en tant qu’être humain!: tout cela j’ai grandi avec tout simplement parce qu’étais plus gros que la moyenne.

        Et s’il y en a qui lisent ceci et qui se disent, “Ah mais c’est différent, parce qu’il pourrait choisir de ne pas être gros, alors que je ne peux pas choisir de ne pas être trans”… Vous ne faites que démontrer le fameux jugement dont je parle :/ Vous ne comprenez pas pourquoi je suis gros, donc vous jugez que c’est forcément parce que je choisis de l’être – exactement comme les gens qui ne comprennent pas pourquoi nous sommes trans, et en concluent que c’est donc que nous choisissons de l’être ou que nous sommes tordus du ciboulot…

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