Étiquettes pour tous

5 novembre 2013 | Tags: ,

je-ne-suis-pas-une-etiquetteLa question est simplement celle-ci: d’où vient ce besoin si fort de classification et d’étiquetage ?

Pour une grande partie de ma vie et sans même me rendre compte, j’ai classé et appliqué toutes ces étiquettes qui me sont rendues disponibles.

Sauf que quelque chose a changé, j’ai commencé à comprendre une réalité beaucoup plus complexe en termes de sexualité humaine, où il n’y a que les “hommes” qui aiment les “femmes” et vice versa, les “hommes” qui aiment les “hommes” et les “femmes” qui aiment les “femmes”.

Il était clair pour moi que la sexualité était plus complexe que je voulais croire et cela m’a aidée à remettre en question le rôle de chaque individu au-delà de leur sexualité.

Peut-être qu’il est temps de créer des classifications plus fluides, des étiquettes qui permettent d’exprimer les véritables dimensions de chacun.

Le plus drôle de tout cela est que dans ce processus de découverte dans lequel je vis, je finis par passer beaucoup de temps dans l’exercice de me définir en utilisant ces mêmes étiquettes périmées!

Et à partir de ces étiquettes, je me suis toujours considérée:

“une femme parfois masculin, parfois féminin, qui aime les femmes” .

Je suis certaine que cela est déjà suffisant pour avoir des grimaces de beaucoup d’entre nous qui cherchent à  réaffirmer un certain nombre de positions sur le sujet.

Par exemple, des catégories comme: «Homme» et «masculin», «Femme» et «féminin» sont utilisés tout le temps et le plus intéressant à mon avis, c’est qu’elles finissent par être utilisées toujours ensemble.

Considérer «Homme» synonyme de «masculin» n’est rien de plus qu’une commodité, une réaction de ceux qui n’ont jamais eu à s’interroger sur une réalité plus complexe, c’était aussi mon cas!

Car dès la première remise en cause de notre réalité, une nouvelle catégorie devient nécessaire pour justifier le «le reste, les autres cas», enfin pour justifier l’intersection de ces deux mondes “Hommes” et “Femmes”

Ce sont des gens “Trans *”, des gens comme moi.

Identifier quel groupe se réunit chaque personne semble impératif, il nous faut les classer, les trier, mais le plus absurde est que tout cela repose uniquement sur l’apparence, la tradition, les gestes et ainsi de suite.

Mais dans quel but faisons-nous cela? Pour nous isoler davantage?

Aujourd’hui, je peux dire que je suis une:

“femme trans qui aime les femmes, les hommes qui sont parfois féminins, parfois masculins”.

Je suis sûre que demain je vais me définir d’une autre façon et je suis heureuse de le savoir, je ne veux plus vivre soumise à des définitions externes, mais, par mes propres définitions et surtout être capable d’accepter toutes les auto-définitions.

Et j’espère que à la fin, si nous avons toujours ce besoin irrépressible pour des étiquettes, au moins que ce classement soit fondé sur l’auto-définition et en tout liberté de choix.

Vous avez aimé cet Article ? Vous aimerez aussi :
Trans bidule, Trans machin, Trans truc … Quatro !
J'ai parlé précédemment de mon positionnement de femme d'origine transsexuelle par distinction vis à vis des femmes bio et j'avais mis de coté le transgendérisme. Tout d'abord je rappelle que durant notre parcours nous avons tous été pendant une période plus ou moins longue, tout d'abord travesti(e), ensuite trans-genre et enfin transsexuel(le) pour ceux et celles qui se destinaient à l'opération. Le résultat de ce long parcours fait de nous des hommes ou des femmes socialement reconnu(es) comme tel(le). Pour ceux qui en ...
LIRE L'ARTICLE >>
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=T_jSFjGBq8I (Féminin, Masculin) (Masculin, Féminin) Dans la, dans la, dans la rue, des tenues charmantes Maquillé comme mon fiancé Des garçons, filles l’allure stupéfiante Habillées comme ma fiancée Cheveux longs cheveux blonds colorés Toute nue dans une boîte en fer Il est belle, il est beau décrié L’outragé mais j’en ai rien à faire J’ai pas envie de la voir nue J’ai pas envie de le voir nu Et j’aime cette fille aux cheveux longs Et ce garçon qui pourrait dire non Et on se prend la main Et on se prend la main Une fille au ...
LIRE L'ARTICLE >>
Drapeau genderqueer
Pour ceux ou celles (ou ceuelles??) que ça intéresse, on vient de créer un nouveau groupe privé facebook pour les personnes qui se considèrent comme trans non-binaires, autrement dit genderqueer, androgyne, de genre fluide etc. Il vise tout le monde qui a une identité de genre non pas complètement ou seulement femme ou homme et qui voudrait discuter de ça, et en particulier des questions concernant la visibilité, l'acceptation et l'expression des personnes trans non-binaires en France et des pays francophones: ...
LIRE L'ARTICLE >>
Les hommes japonais découvrent leur côté féminin
Le Japon, c'est une culture qui célèbre le bushido, ou la voie du guerrier, un endroit où les hommes sont des hommes, des soldats, des sumo et des samouraïs. Mais aujourd'hui, de plus en plus d'hommes japonais cultivent leur côté féminin, avec une explosion des ventes de produits de beauté masculins ainsi que des jupes et des robes conçues spécialement pour les hommes. Les activités de travestissement deviennent de plus en plus commerciales dans une société qui était jusqu'à présent très rigide ...
LIRE L'ARTICLE >>
Existe-t-il une masculinité trans ?
L’un des points marquants de l’entretien d’Emmanuelle Beaubatie est que, « contrairement au genre féminin, le genre masculin se devait d’être biologique ». Mais qu’en est-il vraiment des parcours de vie FtM et de la masculinité FtM ? « L’accès au masculin est impensable », souligne la chercheuse en reprenant les termes de Julie Guillot *. Pourquoi est-elle encore si invisible par rapport à la féminité des MtF ? A lire sur http://www.observatoire-des-transidentites.com/ftm-ft-ftx-masculinites-trans.html * Julie Guillot. Entrer dans la maison des hommes. De la clandestinité ...
LIRE L'ARTICLE >>
La confusion des sexes. Le travestissement de la Renaissance à la Révolution
%CODE1% On a peine à imaginer que tant de femmes se soient habillées en homme entre la Renaissance et la Révolution. Il y a parmi elles de simples femmes qui s'engagent en secret dans les armées du roi pour fuir la misère, des "débauchées", de nobles amazones qui défendent leurs terres, des mystiques qui prétendent imiter les saintes travesties de La Légende dorée, des révolutionnaires qui revendiquent leurs droits de citoyennes... Bien que la justice du roi assimile le travestissement à un ...
LIRE L'ARTICLE >>
Travesti, au Féminin ou au Masculin ?
Littéralement le travesti pratique l'art de se travestir, communément appelé travestissement ou pratique du travestisme et parfois eonisme en référence au célèbre chevalier d'eon. Les raisons qui pousse le travesti à porter les vêtements associés l'autre genre sont nombreuses : par confort, par esthétisme, par fétichisme (des chaussures, des bas, de la soie, ...), par jeu (jeu de rôle, jeu de féminisation forcée, cosplay), par militantisme (contre le binarisme homme/femme), par spectacle (cabarets transformistes) et/ou par nécessité (personne en début de ...
LIRE L'ARTICLE >>
Fille ou Garçon mon sexe n’est pas mon genre
Réalisateur : Valérie Mitteaux Producteurs : ARTE FRANCE, OSTINATO PRODUCTION, CHAZ PRODUCTIONS Ils sont nés femmes mais vivent aujourd’hui comme des hommes. Portraits croisés de quatre "transboys" ou trans' FtM. Kaleb a une trentaine d’années. Après avoir fait le choix de "transitionner" (passer du féminin au masculin), il participe à des ateliers pour s’approprier sa masculinité. Lynn, lui, n’a jamais suivi de traitement hormonal. Il s’est autoproclamé "homme" et le revendique dans un one-man-show. Miguel, qui a collé des photos du temps où il s’appelait ...
LIRE L'ARTICLE >>
Virilité / Féminité …
... Un partage au delà de la binarité. Ne vous ait-il jamais arrivé d'entendre dire que cette fille est un véritable garçon manqué ou que ce garçon est très efféminé ? Cela veut dire quoi ? Les hommes ont instauré un principe de reconnaissance des " sexes " totalement erronés car dès le départ ils ont exclus les intersexués d'une part, mais ils n'ont pas pris en compte l'essentiel " l'esprit " qui est le moteur de nos vies. Déclarer qu'une 2cv est ...
LIRE L'ARTICLE >>
Mon mari est une femme pas comme les autres
%CODE1% Sandra Antignani-Viale Editions Tabou 160 pages - 17 euros - juin 2010 Guide sur la psycho-sexualité des couples Présentation de l'éditeur On a souvent entendu parler de la part de féminité chez les hommes. Qu'en est-il vraiment? Ce livre, basé sur l'étude de plusieurs centaines de personnes reçues en consultation, apporte une classification du comportement sexuel qui n'existait pas jusque-là. Sans parler d'homosexualité, les êtres sexués sont socialement cloisonnés dans un stéréotype: d'un côté les hommes, de l'autre les femmes, chacun emprisonné dans leur sexualité. Pourtant ...
LIRE L'ARTICLE >>
Trans bidule, Trans machin, Trans truc … Quatro !
3ième Sexe – Indochine
Genderqueer, Androgyne, Genre fluide, un groupe facebook pour vous !
Les hommes japonais découvrent leur côté féminin
Existe-t-il une masculinité trans ?
La confusion des sexes. Le travestissement de la Renaissance à la Révolution
Travesti (quelques définitions, quelques réflexions et des ressources)
Fille ou Garçon mon sexe n’est pas mon genre
Virilité / Féminité …
Mon mari est une femme pas comme les autres

43 responses to Étiquettes pour tous

  1. Alexandra a écrit le 5 novembre 2013

    Jolie réflexion !

    Après, tu peux t’amuser à décliner ces “étiquettes” dans les actes de la vie quotidienne.

    Si tu perces un trou au perforateur dans un mur en béton. Est-ce masculin ? Est-ce féminin ?
    Si tu prépares un succulent plat pour une assemblée de convives… Est-ce masculin ? Est-ce féminin ?
    Si tu as un travail de secrétaire… Est-ce masculin ? Est-ce féminin ?

    Ce n’est pas anodin ces questions que je viens de ressortir.

    Beaucoup de nos actes du quotidien ne reflètent en rien le masculin ou le féminin.

    Alors ? Qui sommes-nous finalement ? Avons-nous besoin de nous définir dans chaque acte de notre vie ?

    Et quels sont les circonstances de vie qui nous “obligent” à nous définir ? Et étant “obligéEs”, se définit-on pour autant ?

    On sait que dans la vie quotidienne, bien des évènements nous obligent à nous définir. Les soucis arrivent si les gens autour de nous n’acceptent pas cette auto-définition que nous donnons de nous.

    J’ai vécu un moment très croustillant il y a juste une semaine.

    J’étais en train de charger ma voiture pour partir dans mon nouvel appartement. Trois enfants de 7-8 ans m’observent. Lorsque je reviens et passe devant eux pour aller chercher de nouveaux colis, le petit garçon des trois me demande : “T’es une fille ou un garçon ?”, “Pourquoi me poses-tu cette question ?” (Je voyais où il allait, mais je voulais qu’il s’exprime.), “Ben, t’as tout d’une fille, mais ta voix est assez grave.”, “Ah ? Et donc, seuls les garçons ont des voix graves ?”, un moment d’arrêt… “Euh… Non… C’est vrai… Mais… Alors tu serais une fille ?”. Là, l’une des deux filles qui sont avec lui intervient : “Mais tu vois bien que c’est une fille. Elle a pas de poils sur le visage, elle a des seins, et elle est les cheveux longs.”. “Alors ? A ton avis ? Je suis finalement une fille ou un garçon ?”. “Euh… Ben t’es une fille, c’est sûr !”.

    On se définit, mais quoi qu’on en dise, on est définiEs par les autres. Ne jamais l’oublier.

    • Barbara Alie a écrit le 5 novembre 2013

      Très honnêtement, je me pose de plus en plus ces questions!

      Même si je trouve une utopie, j’aimerais voir un monde où on s’en fout si c’est du masculin ou du féminin, mais renverser le binaire c’est encore un autre combat.

      Pour le moment, je ne cherche qu’accepter à moi même vis-à-vis des ces étiquettes mais surtout accepter les étiquettes qui me sont données par ceux/celle qui sont capables de se définir autrement et ce n’est pas de tout évident! ;p

      • Nathasha a écrit le 5 novembre 2013

        renverser le binaire ! whaouuuuuuuuuuuuuuu tout un programme ! bon j ai encore de beau jour

      • Alexandra a écrit le 6 novembre 2013

        Renverser le binaire ? Y a du boulot !
        Sans compter que tu touches à ce que près de 99 % ne dérange pas.
        Ce sont les stéréotypes du binaire qui doivent être éliminés, mais éliminer le binaire en lui-même c’est une belle utopie en effet.
        Y ajouter la possibilité de ne pas être dans le binaire, ça aurait du sens.
        Perso, je me définis très bien en tant que femme. Ca me va très bien. Et je ne verse pas dans les stéréotypes, je me contente de vivre.

        • Nathasha a écrit le 6 novembre 2013

          heuuuuuuuuuu tu veux m éliminer ?

          • Alexandra a écrit le 6 novembre 2013

            Ben tu conserves tes stéréotypes mais ils ne sont plus un mode d’éducation des femmes. :-)
            Tout le monde est heureux. Toi avec tes stéréotypes et les autres avec leurs non-stéréotypes !

            😀

          • Alexandra a écrit le 6 novembre 2013

            Est-ce que je fais dans le stéréotype en achetant un vélo rose ? Hein ? Hein ? Hein ? Dis ! Dis ! Dis !

            http://www.txy.fr/members/alexandra/album/picture/4645/ (Visible pour les seulEs membres)

            L’est pas zoli mon vélo tout rose ? 😀

          • Barbara Alie a écrit le 6 novembre 2013

            Mais bien sur…mais il n’y a pas de mal car tu l’acceptes, c’est tout!

  2. Nathasha a écrit le 5 novembre 2013

    et si le papier toilette et Rose ? c est un acte féminin ou masculin?

    • Alexandra a écrit le 5 novembre 2013

      Ah c’est mââââââlin !! 😀
      En épaisseur triple ?

    • Barbara Alie a écrit le 5 novembre 2013

      Si on pars la-dessous, faire pipi assise…chez moi, c’est du féminin et surtout pas acceptable pour un homme!!!

      Et pour quoi? Quelle différence cela va poser dans la vie des autres?

      • Claire B. a écrit le 5 novembre 2013

        Si il y a un truc qui m’énerve c’est de voir les mecs faire pipi debout, ils en foutent partout c’est vraiment dégoûtant…

      • Bérénice a écrit le 6 novembre 2013

        Je ne pisse qu’assise depuis plus de 20 ans et pourtant, y a eu un moment de ma vie ou j’avais tous les stéréotypes extérieurs d’un homme. Cela ne m’a jamais ennuyée en quoi que ce soit. Après tout, on y est souvent seule aux chiottes alors qui va venir voir si tu pisses debout ou assise?
        Question de confort pour moi… Je trouve ça plus commode.

        • Alexandra a écrit le 6 novembre 2013

          Euh… Ben… Dans les pissotières pour hommes, les pissotières sont alignées parfois en grand nombre. Là… :-)

          • Bérénice a écrit le 6 novembre 2013

            Dans les lieux ou il y a des pissotières, je vais chez les femmes.
            Enfin j’allais puisque maintenant c’est systématique!

          • Alexandra a écrit le 6 novembre 2013

            Je taquinais ! Chui en mode chipie ce matin ! 😀

        • Barbara Alie a écrit le 6 novembre 2013

          C’est un moment intime, même si j’ai ne plus ce moment chez moi 😉

          Par contre, par rapport mon histoire, si mon envie même que pour confort, aurait été su par d’autres hommes, c’est sur que je m’allais faire embêter par au moins des blagues mais c’est peut, j’ai vécu d’uns une culture plus macho!

  3. Claire B. a écrit le 5 novembre 2013

    Il y avait des trucs que je n’aimait pas faire car trop connotés masculin, maintenant j’y prête moins d’attention. Par exemple un jour je vais à la déchetterie avec mes gros gants de jardinier pour jeter des branches très piquantes (Pyracantha) de ma haie, il y a avait deux gars à côté de moi, un d’eux dit à l’autre “ça c’est du pyracantha, quelle cochonnerie ce truc…” et l’autre qui lui répond : “ben tu vois c’est pour les dames !” et son copain lui répond en plaisantant : “ah ben heureusement !”…

  4. Brigitte Goldberg a écrit le 5 novembre 2013

    Une petite réflexion sur les étiquettes…

    http://poivrebleu.com/2007/08/13/le-parfum-a-t-il-un-sexe/

  5. Bérénice a écrit le 5 novembre 2013

    Même si ça m’a beaucoup emmerdé à un moment donné, je dois reconnaître que je ne suis pas mécontente qu’on me colle une étiquette du moment que c’est pas celle de travelo…
    Je suis convaincue que quoiqu’on en dise, on se donne chacune notre propre étiquette et l’on souffre plus ou moins de la concordance avec celles que nous collent nos prochains…

  6. yukarie a écrit le 5 novembre 2013

    ” Considérer «Homme» synonyme de «masculin» ”

    C’est le point de départ.
    D’où vient qu’on défini quelque chose comme masculin ? Parce que c’est quelque chose qu’on attribue aux hommes !
    Il a fallut quand même créer 2 mots, peut être parce qu’il y avait du masculin chez les femmes et inversement.

    ” Si tu perces un trou au perforateur dans un mur en béton. Est-ce masculin ? Est-ce féminin ?”
    Eh bien, j’avais vraiment besoin de répondre à ce type de question, pendant un moment.
    Aujourd’hui, je crois que c’est prendre le problème de trop près.
    Le masculin et le féminin, c’est plus une question d’attitude, pas du détail de ce que l’on fait.

    • Bérénice a écrit le 6 novembre 2013

      Je suis aménée à jouer du perfo régulièrement dans ma profession et il faut quand même admettre que ça m’emmerde au plus haut point ces conneries… Le risque de niquer un ongle surtout! Bref, je préfère laisser faire les mecs quand j’en ai l’occasion…

    • Barbara Alie a écrit le 6 novembre 2013

      Je suis toute à fait d’accord, ces 2 mots ” Homme” et “Masculin” est une indication clair qu’il avait un besoin de séparer Homme/Femme de Masculin/Féminin!

      En plus masculin/féminin ne sert pas a grande chose dans notre monde actuel!!!

      • Nathasha a écrit le 7 novembre 2013

        heuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu joker ! pour moi si carrement meme ! pas envie d ere dans un truc switch moi

        • Barbara Alie a écrit le 7 novembre 2013

          Moi non plus hihihi

          Mais j’aimerai ne pas avoir à se poser ces questions…une vie plus simple type je suis femme et unique dans ma manière peu importe le niveau de féminité ou masculinité :p

  7. Anna Tiger a écrit le 6 novembre 2013

    autre exemple, je restaure des voitures de collections. C’est plutôt connoté masculin, comme univers, non? Et bien plus de la moitié de mes clients sont des clientes. Et il y en a une bonne proportion qui savent de quoi elles parlent quand on commence à rentrer dans les détails mécaniques.

    • Bérénice a écrit le 6 novembre 2013

      On peut très bien être une femme et aimer les voitures ou tout autre bête mécanique d’ailleurs… (J’ai plein de copines motardes et se sont des bios elles.) J’ai même une copine dont le métier est de monter des moteurs de camions pour l’armée…
      Après, faut voir qui on veut être… Avoir des mains ruinées pleines de cambouis, je trouve que ça sied mieux aux mecs mais chacune son avis

      • Alexandra a écrit le 6 novembre 2013

        Attention aux stéréotypes…

        A trop avoir infantilisé les femmes durant des siècles, les femmes sont considérées comme incapables de faire les travaux des hommes, et les femmes se considèrent incapables, ou pas à leur place quand elles font des tâches qui ont été assignées depuis des siècles aux hommes. Elles propagent le modèle dans lequel ont les a collées depuis des siècles.

        La différence majeure entre femmes et hommes se situe sur la musculature, et là il est possible que certaines tâches très particulières se retrouvent à n’être faisables pratiquement que par des hommes.
        La technologie a permis d’effacer cette différence dans bien des cas.

        En fait, tout est question d’équilibre.

        Quand j’ai besoin de déplacer un meuble, que je n’ai personne sous la main pour le faire, je m’en charge. Il ne faut pas perdre sa liberté, son indépendance sous prétexte qu’on est “une femme”.

        Bien des femmes le disent et je les comprends disposant de ces capacités qu’on s’est évertués à ne pas leur faire avoir dans leur jeunesse, elles voudraient pouvoir être autonomes dans bien des tâches soi-disant dédiées aux hommes.

        Castorama avait fait une énorme campagne de pub pour dire aux femmes qu’elles étaient tout aussi capables que les hommes, désexuant ainsi le bricolage, voire même les travaux lourds. Et ils continuent à pousser dans ce sens. Je ne perds pas de vue qu’il y a derrière cette marketisation de la femme bricoleuse une volonté d’augmenter le chiffre d’affaires, mais il n’y a pas que ça.

        Mesdames. Vous avez acquis par la force des choses des compétences de mec, ne les “bradez” pas parce que vous vous révélez. Au contraire, ce sont de merveilleux atouts pour garder son autonomie.

        (Pfiou ! En forme la nénette ce matin ! :-) )

        • Bérénice a écrit le 6 novembre 2013

          Chacune voit midi à sa porte!
          Je serais vraiment heureuse quand ces choses seront totalement sorties de ma vie. Je n’en perds pas moins mon autonomie et ma liberté!
          Je ne veux pas être condamnée à me foutre avec un bonhomme pour déplacer mes meubles mais tout ça n’est qu’une question d’organisation au fond!
          Le fait de me ballader avec les bras cachés en permanence pour camoufler mes biceps n’y est certainement pas étranger!
          Et là, on parle plus de stéréotypes, c’est juste que j’ai beaucoup de mal à supporter mon physique et ses réminiscences de mec.
          Je trouve pas ça joli et je veux être une nana qu’on trouve jolie.

          • Alexandra a écrit le 6 novembre 2013

            Avec les hormones, tes muscles vont changer de forme. Patience…
            Je te montrerai à l’occasion une photo de moi avant. Tu verras que les muscles développés façon testostérone finissent par prendre une forme façon œstrogènes.

            :)

          • Bérénice a écrit le 6 novembre 2013

            Ben j’ai hâte de pouvoir me mettre à l’aise..
            Mais bon, ça n’enlève pas le fait que toutes ces tâches soit disant masculines m’emmerdent vraiment. Et pour mon cas personnel, je serais heureuse de ne plus y toucher.

          • yukarie a écrit le 6 novembre 2013

            pareil pour moi, je préfère me mettre à la couture qu’au débroussaillage.
            Mais je retiens l’idée que les compétences que nous avons acquises sont un plus à ne pas négliger.
            En fait en ce moment j’enseigne le bricolage à mon épouse et elle m’enseigne la cuisine et la couture . C’est très bien comme cela !

          • Alexandra a écrit le 6 novembre 2013

            Exemple à la con ce matin. (C’est pour illustrer le propos de ne pas négliger ses anciennes compétences)
            On a été cherché mon lave-linge dans le stockage que j’ai en attendant la fin définitive de mes travaux.
            Nous étions deux. Il y a un escalier en colimaçon assez raide et pas d’autre moyen pour monter le lave-linge chez moi.
            Je faisais quoi ?…
            1) Je me disais “Je suis une nénette, j’ai pas la force de porter) ? –> Ben la machine restait en bas.
            2) Je sais porter de lourdes charges, j’ai appris dans ma jeunesse et même si les hormones ont amenuisé la puissance musculaire, j’ai “de beaux restes”. J’ai donc porté la machine dans les escaliers. Et c’est lourd et encombrant !

            Et j’ai pu enfin rattraper mon retard en linge à laver. :-)

          • Barbara Alie a écrit le 7 novembre 2013

            Même sans hormone je n’ai pas la puissance musculaire pour cela.

            Par contre, avec les hormones, j’aurai l’excuse parfaite : “Je n’arrive pas c’est trop lourd pour moi 😉 ”

            Et le mieux tout cela, personne va m’embêter de ne pas pouvoir le faire et qu’il faudrait aller à la gym pour gagner quelques muscles <3

  8. Bérénice a écrit le 6 novembre 2013

    Suis vachement binaire moi aussi ^-^

  9. Nolwenn a écrit le 9 décembre 2013

    Ca m’a toujours agacee cette histoire d’etiquettes pourtant on est les premieres a les reclamer, a vouloir sa petite case M ou F dans nos papiers… Dans mon cas je fais transition car mon corps “d’origine” ne me correspondait pas, c’etait un vrai mal-etre, limite biologique (je ne vois pas d’autre explications). La partie administrative c’est plus une histoire de confort aux yeux de la societe car honnetement je trouve cette histoire de genre aux yeux de la societe un peu limite parfois…

    Apres ce que je trouve dommage c’est que la majorite des personnes dans une societe vont s’approcher plus ou moins (et le range est assez important) d’un stereotype dit feminin ou masculin (de maniere presque systematique pas necessairement intentionel… vive l’education a l’ecole… a la maison… et les images que mirroites par tous les supports de communication qui peuvent exister).

    C’est certes utopique mais qu’est-ce que j’aimerais vivre dans un monde sans ce besoin parfois presque acharnee de vivre dans une case ou des cases, qui sont le plus souvent pas tres intelligibles. La verite c’est que le cerveau en a besoin de ces fameuses etiquettes pour aller plus vite, pour trier, gagner du temps, c’est une fonction plus ou moins naturel chez l’etre humain. J’ai d’ailleurs fait un gros travail sur moi-meme pour m’autoriser recemment a juger sans me dire que c’etait forcement un mal… quand je croise des gens dans la rue ou en couple, ca me rappelle toujours que beaucoup de nos gestes et habitudes ne sont en fait que de pales copies de standard imaginaires.

Leave a reply

You must be logged in to post a comment.

X
- Entrez votre position -
- or -