Réalité du genre vs Théorie du Genre

2 décembre 2013 | Tags: , , , ,

theorie du genreLa théorie du genre ? Mais quel est cette horreur brandie comme une conspiration contre le genre (sic) humain et par certains extrémistes politiques ou religieux ?

Le Genre qu’est-ce ?

L’identité de genre, genre social, etc ??? Koicéça ?????

Pourquoi des gens veulent-ils changer de sexe ? Hein ma brave dame, on a pas idée !

Autant de questions qui turlupinent la société contemporaine dans son ensemble et engendre des réactions toutes plus vives les unes que les autres.

La théorie du genre, nous allons le voir très vite, est en fait est une belle salade mal assaisonnée qui n’a rien à voir avec la réalité.

Pour ce qui est de la “Théorie du genre”, sachez que le contenu de cette théorie a été définie par… des catholiques francophones dans les année 1990 !!! (1)

Ce n’est pas parce qu’on change de sexe ou qu’on prône l’égalité sociale entre les sexes qu’on dénigre l’altérité sexuelle (NDLR : l’altérité est un concept philosophique de la reconnaissance de l’autre dans sa différence).

S’il n’y avait pas d’altérité des sexes au niveau du ressenti intérieur, ce mal-être qu’est la transidentité n’existerait en fait même pas, et les trans (transgenres et transsexuels) n’existeraient même pas.

Pareillement, une personne qui change de sexe par caprice, lubie ou fantasme et non par nécessité absolue liée à la souffrance transidentitaire se retrouvera indubitablement dans la situation de transidentité, en souffrance, après 2-3 mois d’hormones.

La demande des trans n’est pas du tout d’interdire aux petits garçons de jouer aux petites voitures ou aux petites filles de jouer à la poupée, comme le proclament ceux qui brandissent la “théorie du genre” comme un complot contre la société bien pensante, mais au contraire de permettre aux petits garçons de jouer aussi à la poupée et aux petite filles de jouer aussi avec un pistolet !

D’ailleurs, ce problème n’est pas un problème de genre, c’est un problème de sexisme !

Le “Gender Theory”, n’est autre qu’une fabuleuse campagne de désinformation hyper-préjudiciable pour nous les trans, attitude réellement transphobe qui engendre la phobie des trans, bien loin de la réalité que nous vivons, ressentons et avons pu explorer nous même. Qui plus est, à l’origine, encore une fois, elle est bien le fruit de Francophones : c’est tellement plus facile de se déresponsabiliser, en disant que ça vient des “Amerlocks” !…

Bon maintenant que nous savons que la “Théorie du genre” n’explique rien, il va falloir trouver une autre explication à ce qu’est le genre.

Examinons la (bien maigre) recherche scientifique sur le sujet :

Schwaab et coll (1985) dans une étude en post mortemn sur 2 patients transsexuels, élargie en 1995 sur 6 patients et publiée dans Nature, montre une différence de volume au niveau du plancher de la Stria Terminalis de l’hypotahalamus (BST) qui est une région candidate pour être une région sexuellement dysmorphique chez l’homme. Chez les transsexuels masculins examinés, tous ont un vomume de BST réduit analogue à celui de femmes témoins.

La seule explication plausible que retiennent les chercheurs actuellement serait du à une déficience enzymatique 3B-HSD du à un stress lors de la période fœtale :

Le Maria New’s Group découvre en 91 que chez 5 à 10 % des humains il peut apparaître une déficience partielle de la 21 – Hydroxylase ou de la 3B- HSD -delta 5- delta 4 isomérase. Ces déficiences croisées avec les effets du stress peuvent entraîner une surproduction d’androgènes (DHEA A) aromatisés en œstrogènes par le placenta. Chez la femelle cela peut entraîner une masculinisation partielle du cerveau . Chez le mâle une telle augmentation œstrogènes placentaires, peut inhiber le testicule fœtal et en diminuant la sécrétion de ses androgènes spécifiques entraîner une dé-masculinisation partielle du cerveau.

Donc d’une certaine façon, il y aurait bien un sexe psychologique chez tout à chacun lié à une particularité physiologique dépendante du sexe biologique mais inversée chez les personnes trans, que l’on appelle l’identité de genre et qui est construite dès l’age de 2 ans ainsi que le reconnaissent l’ONU et l’OMS.

Examinons alors cette “identité de genre” d’un point de vue psychologique. Qu’est ce que cette identité de genre, et par quoi se traduit- ?

Les principes de Jogakyarta expliquent très bien ce qu’est l’identité de genre, c’est très clair et limpide : c’est l’expérience intime et personnelle du genre profondément vécu par chacun, à la conscience personnelle du corps (qui peut impliquer, si consentie librement, une modification de l’apparence ou des fonctions corporelles par des moyens médicaux, chirurgicaux ou autres) et d’autres expressions du genre, y compris l’habillement, le discours et les manières de se conduire.

C’est donc un ressenti intime souvent confondu avec le genre social (c’est à dire le genre affiché dans la vie, celui qui est vécu).

Quand Simone de Beauvoir parle du genre (“On ne nait pas femme, on le devient”), elle parle indubitablement du genre social.

Quand genre ressenti et genre social sont en désaccord, alors il y a souffrance, parce que c’est avant tout un problème d’expression de soi.

On parle souvent de la liberté d’expression, cette expression peut être orale, passer par l’écriture, mais aussi ,justement, par les “codes” vestimentaires par exemple.

Le problème d’interdire l’expression du genre, c’est que non seulement on touche à la liberté d’expression, ce qui est grave et peu déjà être terrible (Je vous renvoie à la chanson “Le Poète” de Daniel Ballavoine), mais en plus on réprime l’identité de la personne : on la force à être ce qu’elle n’est pas et on lui interdit d’être socialement tout ce qu’elle est à l’intérieur. C’est horrible ! C’est inhumain ! C’est digne des pires dictatures !

Ce n’est même pas effacer l’identité d’une personne, tout ce qui fait que c’est un être humain, comme on pu le faire les Nazis en tatouant un numéro à ces millions de personnes, c’est pire, c’est carrément interdire à une personne d’exister, d’avoir sa place en ce monde.

Que Messieurs et Mesdames les politiques le comprennent bien et fassent enfin avancer les lois que nous revendiquons (CEC, prise en charge médicale digne de ce nom, etc.). Nous ne pouvons pas attendre d’avoir passé l’arme à gauche, pour que des lois nous protègent et nous accompagnent sur notre transition (CEC, remboursements médicaux, et j’en passe….)

Nous n’en pouvons plus d’attendre !

Ce mal-être transidentitaire est donc un problème ou l’expression de soi est complétement brimée par des codes sociétaux et tout ce qui en découle est comme une forêt gigantesque cachée par un seul arbre.

C’est pour cela que l’on nous qualifie d’égoïstes ou de personnes narcissiques, et il faut l’admettre, nous le sommes. Notre ego et notre narcisse ont été complètement brisés par des mots, des attitudes ou des interdits.
Précision (cf échange en commentaire avec AlexMec) : ne me faite pas dire ce que je n’ai pas écrit, avoir un égo ou un narcisse brisé ne fait pas de la personne un pervers narcissique pour autant tout comme une personne dépressive ne sera pas pour autant suicidaire.

Nous avons constamment besoin d’être rassuré.e.s sur notre apparence physique, le choix de nos nouvelles fringues, la façon dont on se maquille, etc…. C’est ainsi que nous avons souvent besoin, lors de notre transition de prendre l’autre, l’autre sexe en fait, ses codes, comme modèle, pour affirmer une image de nous même que nous n’avons pas encore eue. Beaucoup d’entre nous d’ailleurs s’approprient alors les codes du genre auxquels ils ont besoin d’appartenir dans l’excès et l’extravagance : le modèle de la féminité ou de la masculinité est poussé jusqu’au stéréotype dans l’expression vestimentaire par exemple. Cela est aussi vrai dans la gestuelle, etc…

Pareillement, une attaque sur notre identité, nous renvoyant à notre sexe de naissance et comment nous devons nous comporter par rapport à cet “ordre naturel” et nous nous effondrons ou nous explosons dans une rage et une colère à nulle autre pareille.

Et tout cela est parfaitement normal.

Le pire, en effet, c’est que lorsque nous faisons le grand saut, pour s’échapper d’une souffrance intime, on nous en recolle une derrière, sociale, et franchement abject : celui du parcours médical, du parcours juridique (Tout les problèmes liés au CEC ou à la présentation d’une carte d’identité), sur le plan professionnel (codes vestimentaires, mise au placard des trans ayant un rapport avec le public ou l’extérieur, parfois perte d’emploi).
Précision (cf échange avec AlexMec en commentaire) : ce que je trouve abject dans le parcours médical, juridique ou administratif c’est lorsque la structure de ces parcours devient oppressante ou inadaptée.

Personne n’hésite à “outer” notre identité de naissance en public, même dans la salle d’attente d’un hôpital alors que justement, cela devrait être de l’ordre du secret médical.

Le suivi avec un psy est donc nécessaire pour être blindé.e et faire face à une société entière qui elle est la véritable malade de ses codes, de ses tabous.

Ce manque de construction du narcisse, de l’image de soi, est l’une des clé du mal-être identitaire et la transition vers l’autre sexe, qu’il s’arrête au simple rôle social ou aille jusque la réparation complète du corps est le seul moyen pour se sentir enfin bien dans son corps, bien avec l’autre, bien dans sa vie. La plupart d’entre nous sont adultes mais avec un affect d’enfant, comme si une parenthèse s’était ouverte à un moment de notre vie, laissant cette construction de notre genre véritable et du vécu que nous aurions du éprouver avec en suspend. Refermer cette parenthèse est le but de la transition.

On comprend bien alors ce que nous sommes : des enfants. Des enfants qui pour être accompagnés ont besoin d’être vus et accompagnés comme tels, pris par la main, guidés. D’ailleurs tout y passe et le traitement hormonal ne fait que rajouter à cette crise pubertaire, heureusement passagère, insupportable pour notre entourage qui en est témoin.

Cela explique aussi pourquoi, nous trans, avons souvent eu le besoin de trouver la reconnaissance qui nous manquaient à travers l’excellence professionnelle, artistique ou sportive. Nous avons besoin d’être vu.e.s et être admiré.e.s.

Un point que j’aimerais éclairer et porter à l’attention des psys est celui de la question “suis-je un homme ou une femme ?”. Selon les psys et le dictionnaire nous sommes des personnes qui “ont la conviction d’appartenir à l’autre sexe” : FAUX, archi-FAUX. Nous appartenons au genre opposé de notre sexe de naissance, ce n’est pas pareil.

En fait j’aimerais donner cette réponse, et la il faut bien faire attention à l’utilisation ou non de l’article “un/une”: “Je ne suis pas une femme, je suis femme“. Et d’ailleurs, malgré la transformation physique de mon corps je ne serais jamais complètement une femme tout comme je n’ai jamais été homme.

J’ai bien conscience d’être née de sexe masculin, sans pour autant avoir ce ressenti.

Cela dit, à avoir trop longtemps vécu en homme et avoir reçu une éducation de garçon, je reconnais en avoir gardé des traces. Je suis femme, mais pas que : je suis une personne, tout simplement.

Par contre, le seul besoin indéfectible qui m’anime est ce besoin incommensurable d’être reconnue socialement comme femme. C’est dire l’importance du rôle/genre social vécu comme expression de l’identité de genre.

A mon tour de poser une question aux médecins : Aurais-je eu ce besoin de changer de sexe s’il m’avait été permise de vivre l’expression de mon genre ressenti librement ?

La réponse, je pense, est non. Et je suis intimement persuadé que chaque fois de ma vie où l’on m’a forcé à vivre avec des codes masculin, j’en ai rejeté d’autant plus toute virilité.

Pour en revenir à cette particularité physiologique, on comprends bien qu’il n’est pas d’origine génétique et ne peut être transmis comme cela de parent à enfant. C’est pour cela qu’il existe des jumeaux homozygotes, dont l’un à changé de sexe et pas l’autre. Et on voit bien aussi que ce n’est pas un choix de la personne de vouloir changer de sexe, c’est véritablement une souffrance insupportable et suffisamment omnibulante pour que ce changement de sexe soit une nécessité vitale (l’alternative conduit trop souvent au suicide, la répression du genre aussi !)

L’origine du stress du fœtus, responsable du développement du cerveau dans l’autre sexe peut être multiple : dérèglement hormonal de la maman, exposition à certain produits féminisants ou masculinisants (La pilule Diane 35 contient de l’acétate de cyprotérone – autrement dit de l’Androcur, Bisphénol A, Paraben, etc.).

Arrêtons nous sur la définition du mot genre lui même tel que l’explique Mr Larousse :

Genre
nom masculin
(latin genus, -eris)
Linguistique

Catégorie grammaticale fondée sur la répartition des noms en deux ou trois classes (masculin, féminin, neutre) selon un certain nombre de propriétés formelles (genre grammatical) auxquelles on associe le plus souvent des critères sémantiques relevant de la représentation des objets du monde (genre naturel).

Tout de suite nous voyons bien qu’il est facile d’étendre cette idée de masculin/féminin/neutre à toute chose qui peut être “genrée”, en particulier le ressenti psychologique d’un individu, ses attitudes sociales. Le terme “identité sexuelle” se dévoile tout de suite comme une hypocrisie politique, comme un refus absolu de nous reconnaître et nous respecter telle que nous, trans, nous nous percevons et nous définissons. En fait, encore une fois, l’épouvantail “Théorie du Genre” à frappé et notre gouvernement actuel à préféré apaiser l’ordre public sacrément bousculé lors du “mariage pour tous” plutôt que de nous défendre. Tant pis pour les dommages collatéraux…

Pour clôturer, je reviens vers Messieurs Larousse et Robert avec un vœux pieu, une lettre que je leur adresse à travers Txy :

Messieurs Larousse et Robert, Messieurs de l’Académie Française,

L’intolérance linguistique existe bel et bien dans le dictionnaire de la langue Française.

J’aimerais beaucoup arriver à vous contacter, vous éditeur des dictionnaires de la langue Française, pour faire la demande de changement de définition, mais je n’ai jamais trouvé aucun lien de contact pour vous écrire.

Ce serait vraiment sympa pour nous, Trans, d’avoir cette reconnaissance, et enfin les journalistes parleraient peut être de nous avec les bons mots, mais surtout les bons accords de genre !

En effet, ne doit on pas accorder les noms communs et adjectifs en genre et en nombre avec le sujet ?
Alors pourquoi encore et toujours le mot transsexuel est-il accordé en sexe et en nombre ?
C’est vraiment blessant vous savez ?

Alors pour y remédier, permettez moi de vous proposer les définitions suivantes :

Transsexuel : n.m.
personne née dans un corps de femme qui a le sentiment profond d’avoir un ressenti masculin en désaccord avec son sexe biologique et la vie sociale qui s’y rattache, sentiment qui peut conduire à un changement de sexe par intervention chirurgicale et la demande d’être reconnu en tant qu’homme dans la société.

Transsexuelle : n.f.
personne née dans un corps d’homme qui a le sentiment profond d’avoir un ressenti féminin en désaccord avec son sexe biologique et la vie sociale qui s’y rattache, sentiment qui peut conduire à un changement de sexe par intervention chirurgicale et la demande d’être reconnu en tant que femme dans la société.

Je vous remercie de bien vouloir expliquer la règle d’usage de ces mots dans vos dictionnaires afin que nous nous sentions reconnues et respectées dans le genre auquel nous aspirons, nous personnes trans (transgenres ou transsexuelles).

Mille merci, du fond du cœur.
Chloé AVRILLON

Comme le dit Julie en commentaire ci-dessous, le genre est un FAIT, une RÉALITÉ vécue, pas une vue de l’esprit. Ceux qui le posent le genre comme une “Théorie” sont les mêmes qui ont refusés d’admettre que la terre était ronde et qu’elle tournait autour du soleil.
Je tenais aussi à rajouter que le genre n’est pas binaire (masculin d’un coté, féminin de l’autre), cela ne se réduit pas à un concept discret (au sens mathématique) qui se réduit à deux cases mais une ligne continue sur laquelle chacun d’entre nous se situe à sa façon, avec sa propre sensibilité, trans ou pas.
Il faut vraiment mettre un terme à ces concepts surannés et obscurantistes qui datent d’un autre age comme ce concept “d’orientation sexuelle” homo/hétéro par exemple. N’est il pas plus juste de parler plutôt “d’attirance sexuelle” et de parler de personnes (je dis pas “hommes” ou “femmes”, je dis bien “personnes”) qui préfèrent les femmes et de personnes qui préfèrent les hommes ? Ce serait déjà beaucoup plus sain exprimé ainsi. Mais je m’écarte.
Nous ne sommes plus dans ce concept d’altérité sexuelle sexiste que j’ai dénoncé plus haut, mais dans la reconnaissance d’une identité genrée fluide où l’altérité (sexuelle) peut prendre sa place et se reconnaître sans sexisme.
Tout cette article signifie une chose importante : c’est que personne n’a le droit de choisir à la place d’une autre, le genre dans lequel il se reconnait, et encore moins de décider du sexe qu’il/elle devra vivre avec. Je parle bien évidemment des personnes intersexes qui l’ont parfaitement compris et que je salue. Aucune institution, aucun médecin, aucun parent pour son enfant ne devrait avoir le droit de choisir ce que sera cet enfant qui vient de naître, à quel genre social il devra s’identifier et se conformer. Passer devant un tribunal pour ça, c’est déjà être jugé pour un crime que l’on a pas commis. Devoir le faire en devant payer des sommes exorbitantes à des avocats, c’est être puni de ce même crime : même un criminel du volant qui fauche une fillette sous l’emprise de l’alcool ne sera pas puni de cette façon. Alors quand des personnes choisissent le sexe (et le genre !) d’un enfant né entre deux juste pour le bien-être de ses parents, et parce que la loi exige qu’un sexe soit déclaré à l’état-civil, et parce que des médecins incitent outrageusement à ce choix en culpabilisant ces mêmes parents et en affirmant que ce sera bien pour l’enfant, c’est une attitude totalement irresponsable, d’autant plus quand on sait ce que ce genre de chirurgie implique physiologiquement pour cet enfant et ce qu’elle implique pour la personne devenu adulte. En en revenant aux personnes trans, vous connaissez tou.te.s cet engagement fort qui m’anime lorsqu’on parle des enfants trans : je ne conçois pas cette idée, dans ce pays, ou la transition des mineurs est refusée. C’est d’autant plus grave que d’un côté on laisse la puberté faire des dégâts irréparables au corps de l’enfant et qu’une fois adulte on refuse toute prise en charge pour réparer ces dégâts qui ont été imposés (je pense par exemple au non respect de la prise en charge en ALD de l’épilation permanente des dermatologues). Je suis désolée, c’est à la société toute entière d’offrir cette réparation, qu’elle assume son déni du passé qu’elle nous a imposé comme réparation, comme une faute commise : c’est du même acabit que de reconnaître la responsabilité des cancers de ces personnes qui ont été exposées aux essais nucléaire. Mais pour ça, il est encore plus déplacé de la part d’un gouvernement ou d’une société que de faire attendre les personnes et de d’accepter de réparer les dégâts qu’une fois que les personnes sont décédées, sous prétexte qu’il y a des choses plus urgentes ou plus importante à gérer d’abord comme la crise.

Alors faisons taire une bonne foi pour toute ces croisés de la sainte obédience “Théorie du genre”.

Voilà, j’espère que je vous aurait un peu éclairé votre lanterne sur le sujet. C’est par l’information et l’éducation que nous arriveront le mieux à changer le regard de ce monde qui ne nous comprend pas toujours.


1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_du_genre

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47 responses to Réalité du genre vs Théorie du Genre

  1. Julie Mazens a écrit le 2 décembre 2013

    De nombreux points fort intéressants dans cet article.

    Concernant “Théorie du Genre”, je voudrais juste rappeler qu’il ne s’agit pas d’une théorie (mauvaise traduction volontaire des “Études de Genre”) mais qu’il s’agit d’un FAIT.

    Comme la terre est ronde, comme la terre tourne autour du soleil, le genre (social) est un FAIT.

    La différence entre une THÉORIE et un FAIT c’est qu’un FAIT ça se mesure alors qu’une THÉORIE ça se démontre.

    Le genre se mesure : les femmes gagnent moins que les hommes, c’est un FAIT mesuré par des enquêtes (recensement par exemple).

    Donc soyons prudentE lorsque nous parlons de “Théorie du genre”, n’alimentons pas cette PEUR que certain veulent instiller dans la société.

    D’ailleurs je pense que les Trans ne servent que de faire valoir à cette pseudo théorie, pour essayer de démontrer, avec un objectif bien plus important pour ces personnes que la chasse aux Trans : s’assurer que notre monde reste dominé par l’hétéro-patriarcat.

  2. Alexandra a écrit le 2 décembre 2013

    La blablabla du genre est juste un épouvantail, un croquemitaine pour faire peur aux gens crédules et leur faire penser que leur tendre progéniture risque d’un coup de décider de changer de genre et de faire exploser la civilisation.

    Bon… En même temps… On en est à une année de mariage pour tous et l’Armaggedon n’a pas frappé.

    Avec un peu de chance, l’Univers s’en est déjà remis.

    Pour le genre, il y a des gens qui d’un coup se sont aperçu que finalement c’était pas aussi simple. Ca les déstabilisent dans leurs croyances. Un peu comme si d’un coup on leur apprend que le monde n’a pas été créé en six jours et que l’Univers à plus de 5000 ans. Et ils veulent pas ! Ils seraient même prêts à refaire une forme d’Inquisition pour passer leurs croyances et leurs dogmes.

    Donc essayons de ne pas parler de blablabla du genre, ça n’existe tout simplement pas. Comme dit Julie plus haut, c’est un FAIT. Point. Ne laissons pas triompher l’obscurantisme et ne l’alimentons pas.

    • Julie Mazens a écrit le 2 décembre 2013

      Ceci dit, Chloé aborde des éléments clés que notre communauté a vraiment du mal à débattre sereinement :

      – le besoin chirurgical (et ça ne concerne pas que les Trans) serait-il aussi fort si le genre était moins “imprégné” ? et que chacunE pouvait vivre son genre ressenti en toute liberté ?

      – l’égalité homme/femme (et la place des Trans) passe-t-elle nécessairement par une déconstruction du genre ?

      – quel impact sur la langue française ?

      et quelques autres :).

      • Chloé AVRILLON a écrit le 2 décembre 2013

        J’en ai profité pour rajouter un petit paragraphe vers la fin parce que justement c’est tout à fait ce que je voulait montrer : Si je parle de REALITE, justement, c’est parce que c’est un vécu, un FAIT.
        Dautre part, je souhaitais préciser en avertissement, que le genre n’est pas binaire, mais que cela ne remet aucunement en cause une alterité sous-jacente :les féministes ont trop souvent revendiqués à tord que le masculin/féminin, ça n’existait pas.

        • AlexMec a écrit le 2 décembre 2013

          Si je parle de REALITE, justement, c’est parce que c’est un vécu, un FAIT.

          Non. Une conviction personnelle ou une réalité subjective, aussi profondes et ancrées soient-elles, ne sont ni un fait, ni une réalité objective.

          Exemple: Dieu. Des milliards de personnes de par le monde croient dur comme fer qu’un être divin existe. Des millions de personnes dévouent entièrement leur vie à servir cet être. Cela suffit-il à faire de cet être un fait, une réalité objective? Non.

          Tu peux être convaincue de ce que tu veux. Mais tu ne peux pas appeler tes convictions des faits à moins de pouvoir les partager objectivement avec le monde autour de toi. Si ton seul argument est, “Je le sais!”, alors tu parles d’une réalité subjective et non pas d’un fait.

          Dans le domaine du genre, il existe des gens qui sont convaincuEs de ne pas avoir de genre. Leur conviction est aussi valable que la nôtre, et implique donc que nous devons intégrer l’absence de genre dans notre compréhension du genre. Il existe également des personnes cisgenres qui lient ouvertement leur genre à leur sexe (“Je suis une femme parce que j’ai un vagin”), donc nous devons intégrer que le genre et le sexe peuvent être directement liés.

          Plus généralement, le genre, en l’état actuel de la recherche, n’est PAS un fait. Il existe des indices pointant vers son existence, comme les recherches que tu mentionnes, mais ce ne sont que des débuts de réponse. Il va nous falloir accumuler bien plus de données objectives avant de pouvoir dire que le genre est un fait.

          • Nathasha a écrit le 2 décembre 2013

            hummmmmmmmmmm oui j aimeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

      • Alexandra a écrit le 2 décembre 2013

        Si je prends mon cas (forcément nous sommes une somme d’individualités), concept de genre ou pas, vocabulaire ou pas, c’était pas le bon corps. Et à 8 ans on n’a pas la même capacité d’analyse qu’une fois adulte. On est brutE de fonderie.

        Plus que déconstruction du genre, j’y vois une extension de la notion du genre telle qu’il est “défini” actuellement en une forme binaire, et une plus grande souplesse, la fameuse fluidité. Pas besoin de déconstruire quelque chose pour y ajouter de la souplesse, de la fluidité et tenir compte de la réalité, des faits.

        Forcément cela peu avoir un impact sur la langue française, mais on a cette indicible chance que la langue française soit une langue dite vivante. A moins qu’on considère le français une langue morte et c’est déclarer cette partie de la civilisation morte comme pour toutes ces langues mortes dont les civilisations ont disparu. Si ces civilisations avaient perduré, alors ces langues auraient été vivantes, et auraient constamment intégré des évolutions en fonction des découvertes, des changements…

        • Julie Mazens a écrit le 2 décembre 2013

          je pense que tu devrais lire : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9construction

          car ce n’est pas dans le sens démolir ou supprimer mais bien réaliser une analyse profonde pour mettre en exergue les décalages, les omissions, les tabous, …

          Oui il est nécessaire de déconstruire les stéréotypes du genre (c’est même un préalable) pour y ajouter de la souplesse, de la fluidité etc.

          • Alexandra a écrit le 2 décembre 2013

            D’ac dans ce cas. Je voyais le terme plus restrictif. Question de définition du mot “déconstruire”.

          • Julie Mazens a écrit le 2 décembre 2013

            je ne pense pas que le mot déconstruire ait plusieurs sens ou définitions.

            Dans l’atelier narratif, nous faisons de la déconstruction du discours dominant. techniquement par une approche narrative (récits et témoignages des unes et des autres). mais nous pourrions utiliser d’autres techniques de déconstruction.

  3. Nathasha a écrit le 2 décembre 2013

    Oula la fameuse théorie du genre , on est pas sortie ça va fuser dans tout les coins , perso pour moi ça me dépasse a un point , j ai juste peur qu on se serve des herma pour expliquer que c etait pas forcement l un ou l autre qu on pouvais passer de l un a l autre ect ect ! que sans la chirurgie mais avec une culture et une acceptation général ce serait plus simple d exprimer son genre ! enfin je comprend que Jorkarta fut rejeter il y a peu en juin 2013 et que le gouvernement refuse de traiter le sujet et se cache derrière identité sexuel plutôt que identité de genre ! c est un sujet lourd qui entrainerai beaucoup de changement dans notre société et je doute que la majorité soit pour

  4. Belinda a écrit le 2 décembre 2013

    Encore une chose à laquelle je ne comprends rien…Je me demande même si il y a vraiment quelque chose à y comprendre…

    • Chloé AVRILLON a écrit le 2 décembre 2013

      Bah non justement, il n’y a rien d’autre à comprendre que la “Théorie du genre” est une belle fadaise (jusement c’est pour ça qu’il n’y a rien à comprendre). Et que justement, la seule réalité, et qui n’est pas une théorie, est ce que tu vies, toi, ressens au plus profond de toi même et ce que tu en pense : et ça personne ne pourra jamais te l’enlever et encore moins te dire ou non si tu as raison d’être ainsi.

      • Belinda a écrit le 2 décembre 2013

        Je suis rassurée là! Je suis pas complètement débile… Ca fait plaisir…

      • AlexMec a écrit le 2 décembre 2013

        Et que justement, la seule réalité, et qui n’est pas une théorie, est ce que tu vies, toi, ressens au plus profond de toi même et ce que tu en pense : et ça personne ne pourra jamais te l’enlever et encore moins te dire ou non si tu as raison d’être ainsi.

        Quelqu’un que j’aime énormément souffre de troubles psychotiques: délusions et hallucinations, entre autres. Sa réalité est objectivement fausse sur certains points, et pourtant c’est sa réalité. Lire ce genre de discours simpliste fait mal :(

        • Chloé AVRILLON a écrit le 3 décembre 2013

          Tu sais quoi AlexMec ? J’en ai plus, mais là, tu me les gonfles !
          J’ai pas envie de m’apesantir sur tous les cas particuliers de la planète : pour ça il faudrait écrire un bouquin par habitant et j’ai pas envie.
          Toi qui est si prompt à relever le cas particulier qui te chagrine, soit tu écris ton article à toi que je respecterais sans nul doute mieux que toi tu ne peux le faire ici, et là ce sera du constructif, soit tu retournes planter ta tête avec les autruches !

          • AlexMec a écrit le 3 décembre 2013

            J’ai pas envie de m’apesantir sur tous les cas particuliers de la planète

            Bienvenue dans le monde des cisgenres! Parce que tu vois, pour eux, nous ne sommes qu’un petit cas particulier bizzaroïde sur lequel ils n’ont pas la moindre envie de s’appesantir. Et tu viens de démontrer brillamment pourquoi ils n’ont aucune obligation de le faire.

          • Chloé AVRILLON a écrit le 3 décembre 2013

            Il y a une différence entre passer à côté d’une minorité dans un article et lui taper sur la gueule un peu trop souvent.

        • Alexandra a écrit le 3 décembre 2013

          Bon… Tout le monde va se calmer. :-)
          Essayez de pas trop mettre de sang partout sur Txy. Il est bien, rose, Txy, hein ? Vous trouvez pas ??

          AlexMec, j’ai lu tous tes commentaires, je te propose de faire un article en ajout et/ou contrepoint de celui de Chloé. Tu as beaucoup d’idées et j’avoue que si nous voyions tout ton raisonnement déroulé en un article très construit, comme tu sais les faire, ce serait un plus pour la compréhension des copines et cela permettrait de nouvelles réactions/avancées en retour.

          Peut-on compter sur toi ?

          Bises !

          <3

          • AlexMec a écrit le 3 décembre 2013

            Un article sur quoi? Sur le fait que vu mon histoire personnelle, ça me gonfle quand je vois des gens se plaindre juste parce qu’il faut se battre pour obtenir ce qu’on veut? Ou alors sur le fait que les psychoses et les troubles de la personnalité sont des choses bien réelles, et qu’il ne faut pas les sous-estimer, et que c’est pour ça qu’il faut qu’on en passe par un psychiatre? Tu es sûre que ça te dit de lire ça?

          • Chloé AVRILLON a écrit le 3 décembre 2013

            Et pourquoi pas ??? :)

          • Alexandra a écrit le 3 décembre 2013

            A toi de voir, Alex, si tu te sens de le faire cet article.

            Personnellement je trouve intéressant que tu te mettes aussi côté rédaction pour voir les réactions des autres à ce que tu veux exprimer.

            Ce n’est pas forcément négatif, sauf si tu le vois ainsi.

            A toi de me/nous dire… Tu sais que la ligne éditoriale t’est ouverte.

            Bises

          • AlexMec a écrit le 4 décembre 2013

            “Personnellement je trouve intéressant que tu te mettes aussi côté rédaction pour voir les réactions des autres à ce que tu veux exprimer.”

            J’ai déjà écrit un Coup de Gueule, je te rappelle. Et si je ne m’investis pas plus, c’est tout simplement parce que je n’en ai pas l’énergie. Ma vie est un bordel sans fin, où ma transidentité est l’une des très rares choses qui ne me posent PAS de problèmes, et ma transition quasiment la seule chose qui se déroule bien en ce moment. Donc côté motivation, c’est zéro pour l’instant. J’ai déjà suffisamment de mal à me forcer à faire les commentaires que j’ai vraiment envie de faire sur les articles des autres.

        • Anna Tiger a écrit le 7 décembre 2013

          je suis un peu étonnée que l’on puisse comparer une personne considérée en souffrance psychotique et une personne trans, j’ai raté quelque chose?

          • AlexMec a écrit le 7 décembre 2013

            Dans les deux cas, la personne est absolument persuadée de la véracité de quelque chose que le reste du monde considère comme une abberration.

  5. AlexMec a écrit le 2 décembre 2013

    C’est pour cela que l’on nous qualifie d’égoïstes ou de personnes narcissiques, et il faut l’admettre, nous le sommes. Notre ego et notre narcisse ont été complètement brisés par des mots, des attitudes ou des interdits.

    Fais attention. Tu décris les trans comme étant des Pervers Narcissiques, là. Entre les mains des mauvaises personnes, ce genre de discours serait une catastrophe pour nous.

    Pareillement, une attaque sur notre identité, nous renvoyant à notre sexe de naissance et comment nous devons nous comporter par rapport à cet “ordre naturel” et nous nous effondrons ou nous explosons dans une rage et une colère à nulle autre pareille.

    Bof. Je vis constamment à cheval sur les deux genres de par la progression par étapes de ma transition, et le seul moment où je m’énerve, c’est quand les gens qui connaissent parfaitement la situation y mettent clairement de la mauvaise volonté.

    Le pire, en effet, c’est que lorsque nous faisons le grand saut, pour s’échapper d’une souffrance intime, on nous en recolle une derrière, sociale, et franchement abject : celui du parcours médical, du parcours juridique

    Tu présentes ça comme si c’était la société qui nous obligeait à entrer dans ces parcours? Moi j’ai CHOISI de me lancer dans ces parcours, qui ne sont nullement des souffrances d’ailleurs.

    Le suivi avec un psy est donc nécessaire pour être blindé.e et faire face à une société entière qui elle est la véritable malade.

    Raisonnement paranoiaque: “moi, je vais bien, c’est tous les autres qui m’en veulent”. Sauf que non, la plus grande partie de la société n’est pas malade du tout, juste ignorante et apathique.

    Ce manque de construction du narcisse, de l’image de soi, est l’une des clé du mal-être identitaire et la transition vers l’autre sexe, qu’il s’arrête au simple rôle social ou aille jusque la réparation complète du corps est le seul moyen pour se sentir enfin bien dans son corps, bien avec l’autre, bien dans sa vie. La plupart d’entre nous sont adultes mais avec un affect d’enfant, comme si une parenthèse s’était ouverte à un moment de notre vie, laissant cette construction de notre genre véritable et du vécu que nous aurions du éprouver avec en suspend.

    Donc nous sommes bien des Pervers Narcissiques? Je ne suis pas d’accord, mais alors pas d’accord du tout.

    On comprend bien alors ce que nous sommes : des enfants. Des enfants qui pour être accompagnés ont besoin d’être vus et accompagnés comme tels, pris par la main, guidés.

    QUOI O.O ?? Okay, j’ai dû rater une étape quelque part. Ceci n’est pas TON argument, pas vrai? C’est l’argument que tu essaies de démonter, ou quelque chose comme ça? Parce que si c’est ton argument, je suis dégoûté et horrifié. Nous présenter comme des enfants alors même que nous réclamons le droit de décider de notre corps et de notre identité légale, c’est se tirer une balle dans chaque pied! Et puis, NON, zut! Je ne suis PAS un enfant, merci bien. Je suis un adulte, qui a subi de terribles abus, mais je ne suis pas un enfant, et puis quoi encore?

    D’ailleurs tout y passe et le traitement hormonal ne fait que rajouter à cette crise pubertaire, heureusement passagère, insupportable pour notre entourage qui en est témoin.

    Rien de tel pour moi.

    A mon tour de poser une question aux médecins : Aurais-je eu ce besoin de changer de sexe s’il m’avait été permise de vivre l’expression de mon genre ressenti librement ?

    La réponse, je pense, est non.

    Moi, si. Aucun doute dans ma tête à ce sujet.

    Et je suis intimement persuadé que chaque fois de ma vie où l’on m’a forcé à vivre avec des codes masculin, j’en ai rejeté d’autant plus toute virilité.

    Moi, non. Je n’ai jamais rejeté la féminité. C’est juste que ça ne m’intéresse pas.

    N’est il pas plus juste de parler plutôt “d’attirance sexuelle” et de parler de personnes (je dis pas “hommes” ou “femmes”, je dis bien “personnes”) qui préfèrent les femmes et de personnes qui préfèrent les hommes ?

    CertainEs utilisent les termes “androphile” et “gynéphile”.

    En conclusion: je ne sais trop que penser de ce billet, dans lequel je peine réellement à me reconnaître en tant que trans. Je suis dubitatif sur pas mal de points évoqués :/

    • Alexandra a écrit le 2 décembre 2013

      Ah non hein ? Chui pas une perverse narcissique ! Chloé retire ça de suite ! 😉

      • AlexMec a écrit le 2 décembre 2013

        Je suis sérieux malheureusement quand je dis que ce genre de billet peut être catastrophique pour nous. Chloé y évoque beaucoup trop de traits qui sont typiques du trouble de la personnalité narcissique: paranoia (“toute la société est malade et nous en veut”), rejet de la responsabilité pour notre comportement sur les autres (“on se met en colère parce que les autres nous font du mal”), justification des aspects immatures de notre comportement (“on est des enfants parce que les autres ne nous ont pas laisséEs grandir”), exigence que nos souhaits soient satisfaits immédiatement, accusations exagérées de persécution (apparemment notre société agirait envers nous de façon pire que le gouvernement nazi agissait envers les personnes qu’il considérait comme indésirables), etc… Nous venons à peine d’échapper au diagnostic de délirants psychotiques. Ce serait vraiment un comble de nous retrouver avec un diagnostic de pervers narcissiques par notre propre faute!

        Au fait: les pervers narcissiques adorent et recherchent le drame. S’ils n’arrivent pas à se faire aimer, ils s’efforceront de se faire haïr. Tout, plutôt que d’être ignorés. Vu que nous trans ne pouvons pas nous permettre d’être ignoréEs pour l’instant, nous avons donc déjà ça qui joue contre nous sans rien pouvoir y faire, donc vraiment, évitons d’en rajouter plusieurs couches.

    • Chloé AVRILLON a écrit le 2 décembre 2013

      Fais attention. Tu décris les trans comme étant des Pervers Narcissiques, là. Entre les mains des mauvaises personnes, ce genre de discours serait une catastrophe pour nous.

      Ouhla !!!
      Avoir un narcisse abimé ne signifie aucunement être un pervers narcissique !!! Il y a bien d’autres choses qui font un pervers narcissique ! Que je sache tu n’est pas une identité néante ou un narcisse néant, au contraire même, contrairement au pervers narcissique, elle est très affirmée. Je te demande de bien vouloir te renseigner sur ce qu’est un pervers narcissique et tu verras que tout ce qu e ça ne se réduit pas au narcisse. D’autre part, oui les attaques que nous subissons des autres se font en effet à travers notre image, notre narcisse, il n’y a pas mieux pour briser quelqu’un : la perversion elle est là et pas ailleurs. Que je sache nous ne sommes pas dans la manipulation de l’autre.

      le seul moment où je m’énerve, c’est quand les gens qui connaissent parfaitement la situation y mettent clairement de la mauvaise volonté.
      Heu… Je n’ai jamais considérer comme attaque le fait que ma grand mère m’appelle Wilfrid sans le faire exprès… Il y a deux poids de mesure ! Je parle bien d’attaque volontaire, délibérée, celle qui est faite pour faire mal.

      Le pire, en effet, c’est que lorsque nous faisons le grand saut, pour s’échapper d’une souffrance intime, on nous en recolle une derrière, sociale, et franchement abject : celui du parcours médical, du parcours juridique

      Tu présentes ça comme si c’était la société qui nous obligeait à entrer dans ces parcours?
      Pas du tout, c’est notre mal-être qui nous y oblige, rien d’autre. Par contre, la structure du parcours lui-même, oui, il nous est imposé… Et ça, c’est mal !

      Sauf que non, la plus grande partie de la société n’est pas malade du tout, juste ignorante et apathique.
      Oui, en effet, j’aurais du écrire “malade de ses tabous, de ses codes…
      Désolée, mais oui, nous vivons dans une société malade, très malade même.

      Donc nous sommes bien des Pervers Narcissiques? Je ne suis pas d’accord, mais alors pas d’accord du tout.
      Normal que tu ne sois pas d’accord puisqu’encore une fois, cela n’a rien à voir avec la perversion narcissique, nous ne sommes pas dans la manipulation d’autrui : au contraire, on préfère qu’on nous foute la paix et on laisse vivre les autres.
      exemple : http://sante.planet.fr/troubles-psychologiques-7-pistes-pour-reconnaitre-un-pervers-narcissique.366065.107.html?page=0%2C3

      QUOI O.O ?? Okay, j’ai dû rater une étape quelque part. Ceci n’est pas TON argument, pas vrai? C’est l’argument que tu essaies de démonter, ou quelque chose comme ça? Parce que si c’est ton argument, je suis dégoûté et horrifié. Nous présenter comme des enfants alors même que nous réclamons le droit de décider de notre corps et de notre identité légale, c’est se tirer une balle dans chaque pied! Et puis, NON, zut! Je ne suis PAS un enfant, merci bien. Je suis un adulte, qui a subi de terribles abus, mais je ne suis pas un enfant, et puis quoi encore?
      Bah oui, notre construction nous n’avons pas pu la faire ni l’éprouver en tant que nous même. Il y a du temps à rattraper, il faut l’admettre. Ca ne nous empêche pas d’être responsables ou mature pour autant.
      Désolée, mais il y a des “adultes” totalement irresponsables et immatures pour autant, et ce sont bien des adultes.

      D’ailleurs tout y passe et le traitement hormonal ne fait que rajouter à cette crise pubertaire, heureusement passagère, insupportable pour notre entourage qui en est témoin.

      Rien de tel pour moi.
      Tant mieux pour toi, mais regarde les autres trans autour de toi alors.
      ou peut être es tu toi même dans un déni par rapport à ça.

      Moi, si. Aucun doute dans ma tête à ce sujet.
      Tu peux développer ?

      Moi, non. Je n’ai jamais rejeté la féminité. C’est juste que ça ne m’intéresse pas.
      Alors pourquoi as tu décidé de changer ton apparence physique ? J’espère que ce n’est pas que pour te conformer dans un rôle social masculin ? Que c’est aussi et surtout pour toi même.

      CertainEs utilisent les termes “androphile” et “gynéphile”.
      Trop peux les utilisent, c’est clair.

      En conclusion: je ne sais trop que penser de ce billet, dans lequel je peine réellement à me reconnaître en tant que trans. Je suis dubitatif sur pas mal de points évoqués :/
      Ce serait même carrément génial si tu pouvais, toi, Alex, écrire un tel billet. Ce serait vraiment enrichissant.

      • AlexMec a écrit le 2 décembre 2013

        Je ne sais que trop parfaitement ce qu’est un Pervers Narcissique: ma mère en est une. Cela fera bientôt 2.5 ans que ma soeur et moi avons compris cela, et nous avons littéralement passé des centaines d’heures à dé-tricoter la chose, ensemble et séparément. Je suis un assez bon expert en PN maintenant, et c’est bien pour ça que ton billet m’a fait froid dans le dos par moments.

        Que je sache tu n’est pas une identité néante ou un narcisse néant, au contraire même, contrairement au pervers narcissique, elle est très affirmée.

        Le néant d’un PN ne se voit que quand on va y regarder de plus près. Par définition, les PNs projettent une image très affirmée et généralement très accomplie. Personne parmi les multitudes d’amis et connaissances que ma mère a eu au cours des années ne la décrirait comme “une entité néante”, bien au contraire.

        Que je sache nous ne sommes pas dans la manipulation de l’autre.

        La démonisation fait partie de la manipulation. Voir les choses en noir et blanc, ou les gens en “pour nous ou contre nous”, aussi.

        Par contre, la structure du parcours lui-même, oui, il nous est imposé… Et ça, c’est mal !

        Non, qu’un parcours structuré spécifique soit imposé n’est pas un mal en soi. Tout parcours médical ou judiciaire est forcément structuré. Le problème survient lorsque la structure est oppressante ou inadaptée.

        Oui, en effet, j’aurais du écrire “malade de ses tabous, de ses codes…
        Désolée, mais oui, nous vivons dans une société malade, très malade même.

        Ah, d’accord, mais dans ce cas, nous ne sommes pas plus victimes de la maladie de la société que bien d’autres personnes.

        au contraire, on préfère qu’on nous foute la paix et on laisse vivre les autres.

        Non. Nous demandons des changements dans les lois. Nous demandons des mesures spécifiques dans une multitude de domaines. Nous accusons des personnes en particulier et des groupes en général de nous maltraiter, de nous mentir, de nous oppresser, et ainsi de suite. Nous demandons des réparations. Nous demandons que nos choix soient pris en charge financièrement par la société. Donc non, nous ne pouvons pas dire que nous demandons juste qu’on nous foute la paix, ou que nous laissons les autres vivre en paix.

        Bah oui, notre construction nous n’avons pas pu la faire ni l’éprouver en tant que nous même.

        Faux. Nous nous sommes construitEs, mais de travers. Ce n’est pas la même chose que de ne pas se construire du tout. Je suis bien placé pour le savoir: je me suis construit de travers, alors que ma mère ne s’est jamais construite. La différence est énorme et fondamentale.

        Tant mieux pour toi, mais regarde les autres trans autour de toi alors.
        ou peut être es tu toi même dans un déni par rapport à ça.

        La grande majorité des FtMs que j’ai rencontrés n’ont pas évoqué de “crise pubertaire, heureusement passagère, insupportable pour notre entourage qui en est témoin”.

        Tu peux développer ?

        Même si depuis ma plus tendre enfance, on m’avait traité socialement comme un garçon, j’aurais quand même voulu modifier mon corps pour en faire un corps aussi masculin que possible. Mes seins n’avaient rien à faire là, par exemple.

        Alors pourquoi as tu décidé de changer ton apparence physique ? J’espère que ce n’est pas que pour te conformer dans un rôle social masculin ? Que c’est aussi et surtout pour toi même.

        J’ai changé mon apparence physique pour la faire se conformer à la façon dont je la vois à l’intérieur de moi. Par mes yeux intérieurs, je n’ai jamais eu de hanches ou de seins par exemple, et ça me faisait bizarre que mon corps physique en ait.

        Quant à mon rôle social… Je n’en ai pas, et je ne souhaite pas en avoir, pour être honnête. Par exemple, je resterai la mère de mon fils aussi longtemps qu’il le voudra. Ça ne me dérange pas de vouloir être appelé Monsieur et de me définir comme la mère de mon fils en même temps 😛

        Ce serait même carrément génial si tu pouvais, toi, Alex, écrire un tel billet. Ce serait vraiment enrichissant.

        Eh? Sur quel sujet, exactement??

        • Julie Mazens a écrit le 2 décembre 2013

          la crise pubertaire semble surtout toucher les MtF … c’est un truc de fille (trop moche, trop grosse, trop conne, capricieuse, envieuse, jalouse, …) lié à l’image stéréotypée de la femme 😛

          • AlexMec a écrit le 2 décembre 2013

            Perso, je pense que les hormones y sont pour beaucoup. Je me souviens de mes syndromes pré-menstruels! Combien de fois me suis-je dit, après-coup, quand mes règles se sont pointées, “Merde! Tout ce bordel, toute cette déprime, et ces crises de larmes, c’était juste un coup de PMS!? ARGH!!” J’aime autant te dire que ça ne me manque PAS le moins du monde 😀

            Et les FtMs passent aussi par une crise pubertaire, mais elle est essentiellement liée à notre nouvelle libido monstrueuse, ce qui est gonflant mais quand même généralement plus facile à gérer 😛

        • Chloé AVRILLON a écrit le 2 décembre 2013

          Je ne sais que trop parfaitement ce qu’est un Pervers Narcissique: ma mère en est une. Cela fera bientôt 2.5 ans que ma soeur et moi avons compris cela, et nous avons littéralement passé des centaines d’heures à dé-tricoter la chose, ensemble et séparément. Je suis un assez bon expert en PN maintenant, et c’est bien pour ça que ton billet m’a fait froid dans le dos par moments.

          On sens que ça t’a traumatisé. Remarque, il y a de quoi…

          Le néant d’un PN ne se voit que quand on va y regarder de plus près. Par définition, les PNs projettent une image très affirmée et généralement très accomplie. Personne parmi les multitudes d’amis et connaissances que ma mère a eu au cours des années ne la décrirait comme “une entité néante”, bien au contraire.
          Oui, mais à y voir de plus près, hein, on est d’accord…

          La démonisation fait partie de la manipulation. Voir les choses en noir et blanc, ou les gens en “pour nous ou contre nous”, aussi.
          Oui… certes, la séduction aussi, dès qu’il y a un argumentation pour convaincre aussi…
          Bon, deux poids deux mesures, on ne va paq jusqu’à réduire l’autre en esclavage, à l’état de marionette ou de jouet, non plus.

          Non, qu’un parcours structuré spécifique soit imposé n’est pas un mal en soi. Tout parcours médical ou judiciaire est forcément structuré. Le problème survient lorsque la structure est oppressante ou inadaptée.
          Yes, et c’est trop souvent le cas. C’est ce que j’ai, maladroitement surement, tenté dénoncer. Au final, tu as très bien compris la teneur de mes propos, comme tout le monde je pense.

          Oui, en effet, j’aurais du écrire “malade de ses tabous, de ses codes…
          Désolée, mais oui, nous vivons dans une société malade, très malade même.

          Ah, d’accord, mais dans ce cas, nous ne sommes pas plus victimes de la maladie de la société que bien d’autres personnes.
          Et pas moins non plus…
          Quelque part tout le monde et à la fois victime et bourreau dans cette affaire. Faut pas se leurrer.
          Enfin, on ne va pas minimiser non plus sous prétexte que ça peut être pire ailleurs parce que ça, c’est un argument non recevable : se contenter du médiocre ou du mauvais parce qu’on trouve moins bien pour certaines autres personnes, c’est drainer tout le monde vers le bas plutôt que de vouloir améliorer les chose. J’appelle ça du masochisme.

          Non. Nous demandons des changements dans les lois. Nous demandons des mesures spécifiques dans une multitude de domaines. Nous accusons des personnes en particulier et des groupes en général de nous maltraiter, de nous mentir, de nous oppresser, et ainsi de suite. Nous demandons des réparations. Nous demandons que nos choix soient pris en charge financièrement par la société. Donc non, nous ne pouvons pas dire que nous demandons juste qu’on nous foute la paix, ou que nous laissons les autres vivre en paix.
          Demande à ceux et celles qui préfèrent l’anonymat, qui sont les plus nombreux/ses, on en reparlera. OUI, je l’affirme, la plupart d’entre nous n’aspirent qu’a une chose : qu’on leur laisse faire leur transition en paix, sans obstacle, et qu’on nous foute la paix.

          “Faux. Nous nous sommes construitEs, mais de travers. Ce n’est pas la même chose que de ne pas se construire du tout. Je suis bien placé pour le savoir: je me suis construit de travers, alors que ma mère ne s’est jamais construite. La différence est énorme et fondamentale.”
          Faux, nous ne sommes pas construitEs de travers, notre construction n’a pas pu se faire complètement (ce qui est très différent de ne pa avoir de construction du tout : ça, c’est pour les PN)


          La grande majorité des FtMs que j’ai rencontrés n’ont pas évoqué de “crise pubertaire, heureusement passagère, insupportable pour notre entourage qui en est témoin”.

          Moi j’en ai rencontré, des vrais gamins (et il n’y a rien de méchant dans ce constat, soyont très clairs) ! Et il n’y en a pas moins que des MtFs


          Même si depuis ma plus tendre enfance, on m’avait traité socialement comme un garçon, j’aurais quand même voulu modifier mon corps pour en faire un corps aussi masculin que possible. Mes seins n’avaient rien à faire là, par exemple.

          OK, cela s’entend, c’est un point de vue.

          J’ai changé mon apparence physique pour la faire se conformer à la façon dont je la vois à l’intérieur de moi. Par mes yeux intérieurs, je n’ai jamais eu de hanches ou de seins par exemple, et ça me faisait bizarre que mon corps physique en ait.

          Ca rejoint ce que tu dis ci dessus, mais en même temps, tu le dis toi même : “ma fémiité ne t’a jamais dérangé, juste que cela ne m’intéresse pas”. Je te trouve très contradictoire sur ce coup là.

          Quant à mon rôle social… Je n’en ai pas, et je ne souhaite pas en avoir, pour être honnête. Par exemple, je resterai la mère de mon fils aussi longtemps qu’il le voudra. Ça ne me dérange pas de vouloir être appelé Monsieur et de me définir comme la mère de mon fils en même temps

          Ha mais si justement tu en as un, tout le monde et tu viens juste de le décrire.

          Tu vois, pour mes enfants, je suis toujours Papa, et avec bonheur !!!

          Eh? Sur quel sujet, exactement??
          Le genre, tel que tu le vis, le perçois…
          Tu as plein de choses à dire sur ce sujet, et franchement ce serait un gros cadeau de le partager
          :)

          • AlexMec a écrit le 2 décembre 2013

            On sens que ça t’a traumatisé.

            On va dire les choses comme ça: ma transidentité et ma transition, c’est du pipi de chat à côté de mon histoire familiale et de ses conséquences.

            Bon, deux poids deux mesures, on ne va paq jusqu’à réduire l’autre en esclavage, à l’état de marionette ou de jouet, non plus.

            Non… mais je suis parfois mal à l’aise face à la façon dont certainEs trans semblent considérer les médecins ou le gouvernement. “Comment osez-vous ne pas me donner ce que je vous demande, quand je vous le demande!?” , c’est très narcissique comme comportement.

            Yes, et c’est trop souvent le cas. C’est ce que j’ai, maladroitement surement, tenté dénoncer. Au final, tu as très bien compris la teneur de mes propos, comme tout le monde je pense.

            Ah, mais le problème que j’ai soulevé est qu’il ne s’agit pas que de notre interprétation ici. Est-ce que moi je sais ce que tu as voulu dire? Oui. Mais ton billet est public, donc il faut poser deux autres questions:
            – Est-ce que des personnes lambda qui lisent ton billet sauront ce que tu as voulu dire? Pas forcément.
            – Est-ce que des personnes mal intentionnées pourraient citer ton billet pour soutenir que nous sommes des personnes malfaisantes ou psychologiquement déséquilibrées? … Oui, malheureusement.
            Il est là, le problème.

            Quelque part tout le monde et à la fois victime et bourreau dans cette affaire. Faut pas se leurrer.

            Oh? Moi, je ne parierais pas sur le nombre de trans qui ne se leurrent pas sur ce point.

            OUI, je l’affirme, la plupart d’entre nous n’aspirent qu’a une chose : qu’on leur laisse faire leur transition en paix, sans obstacle

            Autant que je sache, personne n’est empêchéE de se faire traiter et opérer, à l’étranger si nécessaire? Si tu as les sous, tu peux faire ta transition médicale comme tu veux. Les problèmes ne surviennent que quand nous DEMANDONS quelque chose, comme la prise en charge financière de notre traitement médical, ou la modification de notre état-civil. C’est nous qui demandons à d’autres de faire quelque chose pour nous. Cela n’a rien à voir avec être laisséE libre de faire ce que nous voulons.

            Faux, nous ne sommes pas construitEs de travers, notre construction n’a pas pu se faire complètement

            On ne revient jamais en arrière. Nous ne pouvons pas faire maintenant la construction que nous n’avons pas pu faire à l’époque, parce que nous ne sommes plus la personne que nous étions. Nous pouvons développer maintenant certaines parties qui nous manquaient, et en couper d’autres qui nous gênaient, mais ça ne nous fera pas devenir la personne que nous aurions pu/du devenir.

            Moi j’en ai rencontré, des vrais gamins (et il n’y a rien de méchant dans ce constat, soyont très clairs) ! Et il n’y en a pas moins que des MtFs

            A âge égal? Parce que beaucoup de FtMs SONT encore des gamins quand ils transitionnent. Un môme qui transitionne à 20 ans et qui fait des conneries ne passe pas par une crise pubertaire: il est juste un môme de 20 ans qui agit comme un p’tit con de 20 ans 😉

            Ca rejoint ce que tu dis ci dessus, mais en même temps, tu le dis toi même : “ma fémiité ne t’a jamais dérangé, juste que cela ne m’intéresse pas”. Je te trouve très contradictoire sur ce coup là.

            J’ai dit que je n’ai jamais rejeté ma féminité, et c’est vrai. Elle était quelque chose de bizarre pour moi, mais elle faisait partie de moi, donc je l’acceptais. Je la mettais rarement en avant, mais je ne la rejetais pas non plus. C’est seulement quand j’ai compris que j’étais un mec pour de vrai que je l’ai rejeté, puisqu’elle n’avait plus lieu d’être.

            Le genre, tel que tu le vis, le perçois…

            Pour ça, il faudrait que je parle de mon enfance, de ma famille abusive, de mon endoctrinement dans une église fondamentaliste. Crois-moi, ça n’est pas une bonne idée. Je ne connais littéralement personne qui arrive à gérer mon histoire, même en partie. Même mon psy a du mal à la digérer! Il serait totalement irresponsable de ma part de la partager ici, avec des gens qui ont déjà leurs propres gros problèmes. Désolé :/

          • Chloé AVRILLON a écrit le 3 décembre 2013

            J’ai apporté 3 précisions à mon article pour tenir compte de tes commentaires. Merci de tes remarques.

  6. Brigitte Goldberg a écrit le 2 décembre 2013

    @Chloé
    “En fait j’aimerais donner cette réponse, et la il faut bien faire attention à l’utilisation ou non de l’article “un/une”: “Je ne suis pas une femme, je suis femme“. Et d’ailleurs, malgré la transformation physique de mon corps je ne serais jamais complètement une femme tout comme je n’ai jamais été homme.J’ai bien conscience d’être née de sexe masculin, sans pour autant avoir ce ressenti.”. Tout est dit :)

  7. yukarie a écrit le 3 décembre 2013

    échanges très riches . Même si je ne suis pas toujours convaincue par les arguments des uns et des autres, le fait de pointer certains éléments me donne un éclairage que je n’avais pas soupçonné.
    Un peu dommage que ce soit parti sur un ton un peu combatif, mais bon, chacun⋅e a su rester dans l’échange, ce qui vous honore.

    Puisque nous en somme à éplucher les mots, je vais y aller de ma petite touche .

    Je trouve que si une société met des obstacles injustifiés pour une catégorie de gens (en l’occurrence pour le CEC, mais aussi dans une moindre mesure pour les actes médicaux), et que ces gens demandent à ce que ces obstacles soient levés, il y a bien une responsabilité de la société. La demande est légitime.
    Alors, dire “C’est nous qui demandons à d’autres de faire quelque chose pour nous.”
    Dans cette phrase, je comprends que quelque part nous demandons une faveur . Cela n’est vrai que dans la forme. En fait c’est plutôt qu’on demande de défaire quelque chose. Le pour nous n’est vrai que parce que c’est nous qui y avons été confrontés.
    Je ferais une similitude avec un camion qui bouche le passage dans une rue. Si je demande au chauffeur de libérer le passage, je n’ai pas l’impression de lui demander de faire quelque chose pour moi, mais bien de rétablir ce qui aurait du rester : le libre passage. Il est vrai que je serai la première personne à en profiter.

    • AlexMec a écrit le 4 décembre 2013

      “Je trouve que si une société met des obstacles injustifiés pour une catégorie de gens (en l’occurrence pour le CEC, mais aussi dans une moindre mesure pour les actes médicaux)”

      Les obstacles qui nous sont imposés ne sont pas injustifiés. Bien au contraire, ils sont très justifiés; c’est tout le problème.

      • Chloé AVRILLON a écrit le 4 décembre 2013

        “Bien au contraire, ils sont très justifiés”
        Ha bon ? Lesquels ? Pourquoi ?
        J’aimerais que tu sois un peu plus explicite sur ce point, que tu te mouilles un peu plus.
        Ne t’inquiète pas je ne te sauterais pas dessus comme une furie, j’aimerais juste savoir le pourquoi du comment. Merci

        • AlexMec a écrit le 4 décembre 2013

          Les obstacles qui nous sont imposés découlent directement de mesures mises en place pour protéger l’ensemble de la population française, à la fois collectivement et individuellement.

          Exemples:

          * Pourquoi ne peut-on pas changer son état-civil librement en mairie? Pour éviter que n’importe qui puisse faire modifier son état-civil en douce aux dépens d’autrui. Par exemple: impossible de s’auto-déclarer comme divorcéE derrière le dos de Monsieur ou Madame – et donc aussi impossible de contracter plusieurs mariages en même temps. Impossible de renier en douce sa filiation quand ça commence à revenir trop cher de s’occuper de PapaMaman. Impossible de changer de nom ou de prénom à volonté pour échapper à la police ou se refaire une virginité judiciaire en toute impunité. Etc…

          * Pourquoi ne peut-on pas faire ce que l’on veut de son propre corps? Pour assurer un minimum de dignité corporelle à tout le monde en interdisant tout contrat lucratif autour de l’utilisation d’un corps, même si la personne le désire: par exemple, esclavage, vente d’organes, ou, c’est d’actualité, prostitution ou GPA.

          Les médecins que nous payons pour modifier nos corps de façon drastique et permanente y gagnent financièrement et sont donc dans un flou légal et éthique. Pour pouvoir nous accorder un traitement, ils doivent en justifier la nécessité médicale, ce qui nous amène à:

          * Pourquoi ne pouvons-nous pas nous auto-déclarer transgenre, et devons-nous obtenir une attestation d’un psy? Parce que par définition, la plupart des personnes qui ne sont pas saines d’esprit ne s’en rendent pas compte. Une personne souffrant de délusions psychotiques est convaincue de tout comprendre mieux que tout le monde – de même pour une personne schizophrène (maladie qui se déclare typiquement à la fin de l’adolescence et au début de la vie adulte, et qui n’est pas toujours aussi facile à repérer que les représentations populaires laissent à croire). Une personne bipolaire en phase de manie est convaincue de la justesse et de la faisabilité de son dernier projet extraordinaire en date. Une personne souffrant d’un état de stress post-traumatique, surtout s’il est ancient et/ou complexe (abus subis durant l’enfance, par exemple, et jamais reconnus ni traités – et même parfois carrément oubliés par la victime) peut confondre la cause et la conséquence, et demander un traitement qui corrigera un symptôme mais ne soulagera pas sa souffrance. Et ainsi de suite. Donc lorsque quelqu’unE demande à avoir accès à un traitement médical qui va radicalement impacter sa santé physique et mentale, son apparence, sa fertilité, et sa situation familiale/sociale/professionnelle, ce serait manquer à une éthique médicale de base que de le lui accorder sans au moins prendre des mesures élémentaires pour s’assurer que cette personne est suffisamment saine d’esprit.

          Voilà un premier aperçu de la situation telle que je la vois.

  8. Chloé Tigre Rouge a écrit le 3 décembre 2013

    Moi perso je trouve qu’AlexMec fait des points intéressants sur le plan de l’exactitude. Je n’ai pas trop l’énergie pour argumenter sur ce sujet en rebondissant sur vous, alors pour ne pas rebondir mais peut-être lancer mes propres lignes :

    – La “Théorie du Genre” est un outil politique qui est apparu il y a 2 ans pour matérialiser toutes les remises en question du dogme révélé scientiste (“je suis ma biologie”) sous la forme d’un adversaire tangible et idéologique.
    – Il existe des Idéologies du Genre, féministes, marxistes, anarchistes, ou autres. Ce sont des instrumentalisations politiques des…
    – Etudes du Genre, qui elles existent et mettent en place des réflexions basées sur des expériences subjectives partagées par sommes toutes par pas mal de monde. Celles-ci essaient d’expliquer des mécanismes et de mieux comprendre la société.

    Les tenants des “théories” et “idéologies” sont des acteurs. Ceux qui pratiquent les études de genre sont des observateurs avant tout. Il y a une différence profonde de démarche, même si toute observation est suggestive.

    Y’a pas de vérité révélée ni de vérité absolue du genre. Toute vérité pour le coup est subjective dans la mesure où tout ce qui puisse valoir est l’expérience propre à chacun. La perception de son propre genre (et de ceux des autres) est une conviction qui a des conséquences factuelles sur la vie.

    Ce qui importe ce n’est pas tant que l’autre partage ma conviction (on n’est pas en religion) mais qu’il me laisse la vivre en paix et en me respectant.

    Voilà

  9. Liv a écrit le 14 décembre 2013

    Vraiment intéressant et bien écrit cet article, et je suis d’accord avec plus ou moins tout je crois (il est pourtant assez longue!). D’accord en plus que la “théorie du genre” me semble une invention de la droite française. Moi que suis anglophone, je n’en entends pas parler par les anglais/américains etc.

    D’accord aussi que dire que quelqu’un préfère les femmes ou hommes (ou les deux, ou personne, si on est asexué..) est plus signifiant que de dire homosexuel. Moi je préfère des termes comme androphile et gynéphile (j’ai aussi vu androsexuel/gynésexuel), comme ça ce n’est plus en rapport avec soi mais dit simplement qui on trouve attirant. Et puis, pour reconnaître qu’il peut y avoir plus de genres ressentis que simplement homme et femme, certains se disent aussi pansexuel (potentiellement attiré par tous les genres possibles) et certains polysexuel (attiré par plusieurs genres).
    Intéressant aussi la question d’être ou non resté une sorte d’enfant ou ado avant de vraiment aboutir dans sa transition; je pense que psychologiquement j’ai moi-même gardé un côté enfantin, ce qui peut être bien peut-être, mais peut-être aussi est-ce dû à avoir été un peu bridé dans mon épanouissement aussi. C’est difficile à dire.

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