Pourquoi ?

18 décembre 2013 | Tags: , , , , ,

femme-bas-nylonsOui, c’est le titre que j’ai donné a mon témoignage, puisque c’était la question pendant toute ma sortie que je me suis posée le plus souvent. J’ai fait une sortie en femme et j’en suis très contente. Cette sortie m’a donné beaucoup d’expériences, toutes positives.

Vous devez savoir de moi, que je suis une personne qui croit en Dieu depuis son enfance. Alors, accepter mes désirs pour le travestissement, c’est encore plus compliqué, puisque ça me fait des problèmes de conscience. Je suis très contente d’avoir fait cette sortie, il fallait bien, et je pense que je serais beaucoup plus pauvre (surtout en expériences) si je ne l’avais pas fait.

Elle a duré une journée, j’ai rendu visite à quelques villes d’un pays voisin. Le lieu, je dois le garder en secret pour des raisons de sécurité. Je dois veiller à ce que mes amis et collègues ne me reconnaissent pas.

Alors, j’ai commencé pas repasser mes vêtements la veille. Il était tellement agréable de les regarder: la jupe noire, le chemisier blanc avec de petites fleurs rose, l’écharpe beige en soie. Ça semblait tout comme si j’allais à une conférence ou que j’étais une femme d’affaire.

Et maintenant viennent les pourquoi.

Je me suis levée a 4 heures du matin, je me suis habillée, je me suis maquillée et je suis sortie de mon appart vers 5 heures et demie. Je me suis posé la question: pourquoi dois-je faire tout ça en cachette? Tout comme si j’étais un criminel? Pourquoi dois-je avoir peur d’un contrôle de police (étant habillée en femme et possédant un permis de conduire issue pour un prénom masculin)? Pourquoi dois-je avoir peur de tous ces problèmes? Puisque j’ai fait cette aventure suivant les conseils de mon ancienne psychologue qui m’avait conseillé de se travestir dans une autre ville que la mienne, puisque ce n’est pas illégal.

Alors, je suis sortie à 5 heures du matin, en tenue de femme (jupe noire, chemisier blanc avec de petits fleurs rose, culotte, soutien-gorge, collant chair, écharpe beige en soie, escarpins noirs, les ongles vernis a rouge, joliment maquillée, un manteau et obligatoirement avec une perruque, parce que sans cela je n’aurais pas l’air d’une femme). Je suis sortie en me réjouissant de tous les sentiments qu’ont fait les vêtements féminins, et je suis sortie avec mon cœur battant très fort. J’ai du quitter ma ville sans être reconnue. J’ai du encore traverser la frontière sans aucun problème. J’ai réussi et j’ai décidé de conduire vers la ville la plus proche pour faire quelques petits achats (des collants bien sur, car c’est mon vêtement préféré dans ma garde-robe féminine).

Cependant, il était encore trop tôt, alors j’ai conduit ma voiture sur un petit chemin à part. J’ai même remarqué que ce serait le lieu parfait pour me démaquiller le soir, car je n’ai pas pu rentrer en femme de peur d’être reconnue par les voisins. Alors j’ai attendu, puis j’ai conduit à cette ville. La-bas, j’ai fait une petite promenade, mais les magasins n’étaient pas encore ouverts. Et moi, je n’avais pas assez de confiance, j’avais peur être reconnue comme un homme habillé en femme, alors je suis retournée à ma voiture qui me représentait la sécurité.

J’ai décidé de conduire dans une autre ville à travers un parcours dans les montagnes où il y avait peu de monde. Je suis arrivée dans cette ville vers 10 heures. Je suis sortie de ma voiture et j’ai fait une promenade en ville. Je suis entrée dans un magasin de collants. Je ne vais jamais oublier ce scène et je vais la garder comme un de mes souvenirs les plus agréable. J’ai dit à la vendeuse que je voulais m’acheter des collants et que je voulais regarder quels collants elle avait. Elle portait des collants noirs, moi des collants couleurs chair. Le sentiment, le souvenir de lui parler comme une femme à l’autre, je vais le garder toujours dans ma mémoire.

Après être sortie, je me suis rendue aux toilettes publiques, dans les toilettes de femmes, bien sur. Il faut que je remarque que je n’ai pas utilisé cette scène pour regarder les autres femmes. La-bas, moi aussi, j’y étais comme femme qui est allée aux toilettes. Je n’ai pas fait tout cela afin de regarder d’autres femmes, mais pour se sentir femme, moi aussi.

Puis, j’ai continué ma promenade. Je suis allée dans d’autres magasins de collant, je me suis assise sur un banc, en se réjouissant d’etre une jolie femme en collant nylon. puis, je suis retourné à ma voiture. D’abord, j’ai voulu conduire dans une troisième ville, mais puis j’ai changé mes plans et je suis allée dans un lieu touristique, qui devait être très abandonné en ce temps-la.

Alors, j’y ai conduit et je m’y suis promenée deux heures. C’était une expérience que je ne vais jamais oublier. J’étais très contente de regarder mes jambes nylonnées, sentir le vent souffler ma jupe. Là-bas, j’ai fait l’expérience d’une paix que je ne vais jamais oublier. J’y ai senti d’être caressé par Dieu même. C’était vraiment une expérience de la foi. Tout était tellement tranquille, je voudrais que tout le monde puisse expériencer cette paix.

Puis, je suis allée acheter de l’essence pour ma voiture. Il y avait deux autres voitures, toutes les deux conduites par des femmes. Elles m’ont regardé un peu, mais je l’ai considéré normal. Puis je suis retournée en ce lieu où j’ai pu me démaquiller, m’habiller, et puis je suis rentrée.

Et pendant toute la journée, je me suis posée la question: pourquoi? Pourquoi j’ai du faire tout ça en cachette? Est-ce que j’ai nui a quelqu’un avec ça? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?

Une chose est sure: ce n’était pas ma dernière sortie …

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15 responses to Pourquoi ?

  1. Jacqueline a écrit le 18 décembre 2013

    Pourquoi cette sortie? Et pourquoi pas? Tu t’es faite plaisir, tu n’as fait de mal à personne, alors pourquoi te poser cette question à laquelle tu sais au fond de toi qu’il n’y a pas de réponse? Efface la question et fais d’autres sorties, tu verras combien tu seras heureuse!
    Et félicitations pour cette première fois où tu as mis le nez dehors. Tu recommenceras, c’est certain!
    Jacqueline.

  2. yukarie a écrit le 18 décembre 2013

    délicieuse sensation d’être femme parmi les femmes !

  3. Alexandra a écrit le 18 décembre 2013

    Sophie, je trouve ton témoignage très poignant.

    Je précise que pour moi, cette expérience que tu relates remonte à très loin (1991 si mes souvenirs sont bons, ça commence à remonter). Mais elle n’était pas la même, forcément ! Ce qu’elle a de similaire correspond à tes ressentis, cette impression de ne rien faire de mal et d’avoir pourtant l’impression de briser des interdits de la société qui font avoir les jetons, qui font se sentir déplacée, avoir la frousse d’un contrôle, peut-être même de croiser des personnes qui pourraient être réellement transphobes et l’exprimer par la violence alors que c’est pile le moment où nous nous sentons très vulnérables (C’est notre première sortie, tout est nouveau. C’est celle qui tire le fil de la pelote de laine).

    Tu relates ce que nous avons vécu d’une manière ou d’une autre dans la partie du moment de la sortie de dressing. Cette culpabilité même si on se sent soi, enfin. C’est très juste. Tu le dis avec tes mots, tes émotions, et je pense que cela portera dans le cœur de plus d’une ici qui en est à se poser la question de franchir la porte du dressing (le miroir de l’armoire…).

    Mis à part pour les jeunes qui sont parties directement dans la vie sans passer par la case masculine sociale, c’est un témoignage qui recèle ce qui beaucoup d’entre nous ont vécu parfois bien des années auparavant.

    Pourquoi ? Pourquoi tout cela ? Parce que tu as simplement décidé de vivre, de faire fi des interdits qui finalement se trouvent bien souvent dans nos têtes, imprimés par une société conservatrice et libre à la fois. Sauf que… Ce qui nous imprègne est la partie conservatrice que nous savons parfois très dure. Et qu’on en ait peur, cela peut se comprendre.

    Comme tu le vois, bien des années plus tard (peut-être même bien plus rapidement que ce que j’ai vécu du fait de mon environnement social et tout le toutim) on peut avoir une très belle vie où tout cela nous semble très lointain. Mais on ne doit jamais perdre de vue qu’on en est passées par là. C’est essentiel car c’est une brique essentielle de notre libération.

    Bravo en tout cas !

  4. Amanda Benjamin a écrit le 18 décembre 2013

    Hello Sophie, tu as écris c eci ” je suis une personne qui croit en Dieu depuis son enfance. Alors, accepter mes désirs pour le travestissement, c’est encore plus compliqué, puisque ça me fait des problèmes de conscience.”
    Personnellement, je ne savais pas que Dieu avait dit quelque part que le travestissement est interdit !
    Peut être des hommes l’on dit ? Mais surement pas Dieu puisqu’il nous a créé à son image !

    • Alexandra a écrit le 18 décembre 2013

      @amandat31, je pense (et je crois ne pas me tromper) que Sophie dit que dans la religion, quand tu es pratiquante, tu es confrontée à un milieu pas très LGBT-friendly et qui t’a plombé le crâne comme quoi si tu es comme ça tu es déviante, à moins que tu sois en contact avec des chrétiens inclusifs.
      C’est donc plus une question de rejet que d’interdit, mais bien martelé ça prend toute la couleur de l’interdit.

  5. Amanda Benjamin a écrit le 18 décembre 2013

    Concernant les contrôles de police, j’ai personnellement été contrôlé par les gendarmes (contrôle routier) tout c’est très bien passé sauf qu’ils m’ont appelé “monsieur”.

  6. Ester a écrit le 18 décembre 2013

    Beau témoignage et j’aime bien comme tu décris ton ressenti. Souvent je correspond avec des personnes qui me disent ne pas oser “sortir” en public, ne pas avoir le “courage” de le faire. En réalité ce n’est pas le courage qui manque, c’est l’envie qui n’est pas assez forte. Et il vient un moment ou cette envie emporte toutes les appréhensions et ou on se décide à sortir.
    Pour une toute première sortie seule il y a des précautions a prendre si on manque d’assurance, mais c’est décrit sur TXY.
    Tu pose la question des “Pourquoi?, Pourquoi?” beaucoup se la posent aussi et finissent, sans réponses, par ne plus se la poser.
    S’il y a un message que j’aimerai faire passer c’est:
    LES TRANSGENRES NE CAUSENT PAS DE TORTS A LA SOCIÉTÉ
    Ce message est simple et, de mon point de vue, il est à la base de tout.
    Je l’ai mis en valeur sur mon site personnel Ester Transgenre Si le public pouvait admettre cela naturellement nous n’aurions plus aucune difficulté, les politiques accèderaient a nos demandes.
    Pour les contrôles de Police ça commence par Bonjour Madame et ça finit (le plus souvent) par un Au revoir Monsieur!

  7. Marie-Kamille a écrit le 20 décembre 2013

    Oui, pourquoi sortir en femme ?
    Comme dit, Ester, c’est une envie.. ensuite on se sent bien.. Le plus dure, je crois, c’est lorsqu’il faut se changer à nouveau.. Comme dit une copine,.. «un jour, tu vas rester coincée, toi »..sait-on jamais.
    En ce qui concerne la police, ton avis devrait changer et tu seras contente de voir que la police est là dans la rue pour te protéger….
    Bonne balade à toi, Sophie..

  8. Isa Lana a écrit le 22 décembre 2013

    Superbe témoignage Sophie…
    Cette expression de ton ressenti, de tes interrogations…
    Et puis, j’ai tellement le sentiment d’éprouver des sensations proches de celles que tu décris.
    Tellement important de se sentir moins seule dans ses questionnements.
    Merci à toi Sophie.
    Bonnes sorties
    Bises
    Isa-Lana

  9. Meghannoire a écrit le 23 décembre 2013

    Je te comprend. J’ai eu ce sentiment de gêne, il y a longtemps. Courage, Sophie!

  10. Sylvie STRAS a écrit le 27 décembre 2013

    Sophie,

    Tu viens de faire un beau témoignage et je comprends ta réaction.
    Pour ma part, je viens dans vivre une autre ou j’ai prie rendez-vous dans un salon d’esthétique pour me faire maquiller. Quand je suis arrivée au salon j’ai eu droit à certain regard du fait que j’étais en robe collant noir et bottes. Mais la jeune femme qui m’a accueillie et maquiller était très heureuse de le faire et ma rassurée à tel point qu’après la séance je suis allée au restaurant (je me sentais un peu seule).
    Je reconnais que j’étais heureuse de me sentir femme.
    Bien à toi Sophie :)

  11. Fiona a écrit le 2 janvier 2014

    toutes ces questions m’ont habitées pendant plusieurs années au point de renoncer à sortir parfois alors que j’étais prête… jusqu’au jour ou je me suis inscrite dans le centre lgbt de ma région, à partir de ce jour j’ai prise conscience de mon passing grâce aux adhérentes qui me soutenaient, de fil en aiguille mes sorties étaient plus fréquentes après tout c’est naturellement enchaîner.
    bien qu’aujourd’hui en pleine évolution je suis femme au quotidien reconnue dans la vie sociale il m’arrive encore de me poser ces questions et c’est bien normal l’éducation que chacune à eue compte pour beaucoup et puis il y a tout le passé caché.

    bon courage pour tes prochaines sorties Sophie.

  12. Sophie Meursault a écrit le 9 janvier 2014

    Bonsoir, les filles,

    merci beaucoup de m’avoir soutenue avec vos lignes, de votre encouragement. Je n’ai meme pas pensé que j’aurais un tel succes.

    Je dois admettre que vous m’avez bien encouragée, a tel point que je veux continuer avec d’autres témoignages. Oui, la ou je vis, l’entourage n’est pas accueillant envers le transvestitisme. Je dois etre tres prudente

    Alors, je vais partager d’autres témoignages avec vous,

    a bientot,

    Sophie

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