Le genre comme Fait Social, dernier rempart à notre liberté individuelle

20 décembre 2013 | Tags: , , , , ,

liberte-individuelle-genrePour entamer ce week-end, je vous propose une réflexion sur le genre et le fait social. La transidentité ne serait pas liée (uniquement) à notre biologie mais à une lutte individuelle pour notre liberté face à un fait social coercitif et contraignant.

Le genre n’est pas une “théorie”. Nos détracteurs n’utilisent d’ailleurs pas ce terme de “théorie” par hasard. Dans le langage courant, ce terme désigne un ensemble de spéculations sans fondement, à l’inverse du sens admis par de vrais scientifiques.

Si le genre n’est pas une théorie, ce serait donc un fait.

Pourtant nous sommes juste capable de donner une longue liste de ce que le genre n’est pas :

– le genre n’est pas relatif à nos chromosomes. Voir notamment les femmes atteintes du Syndrome d’Insensibilité aux Androgènes (SIA) pour une raison génétique (caryotype XY).

– le genre n’est pas relatif à nos organes reproducteurs internes. Voir notamment les femmes atteintes du SIA, les femmes sans organes reproducteurs et des hommes avec des ovaires.

– le genre n’est pas relatif à nos caractéristiques sexuelles primaires. Voir certaines personnes intersexes.

– le genre n’est pas relatif à nos caractéristiques sexuelles secondaires. Voir notamment les personnes atteintes de troubles hormonaux, les femmes sans poitrine ou hirsutes, la gynécomastie chez l’homme, …

– le genre n’est pas relatif à l’orientation sexuelle d’une personne. Quelque soit le genre revendiqué ou perçu d’une personne, elle peut être hétéro, homo, bi, pan, asexuelle.

– le genre n’est pas lié uniquement à des rôles définis par la société car ces rôles diffèrent d’une société à l’autre, d’une époque à l’autre.

– le genre n’est pas lié uniquement à l’expression du genre. Ce que l’on considère comme féminin ou masculin diffère d’une société à l’autre, d’une époque à l’autre. Il faut remarquer aussi qu’une personne qui se travesti se reconnait dans son genre indépendamment de l’acte de travestissement (i.e. un transidentitaire ou une drag queen, toutes deux habillées en Femme, peuvent se ressentir d’un genre différent : femme ou homme déguisé).

– le genre n’est pas basé sur la personnalité d’une personne. C’est la personnalité d’une personne qui se construit sur son identité de genre.

– le genre ressenti d’une personne ne peut pas être changée. c’est bien toute la problématique d’une personne transidentitaire …

Le genre ne serait alors qu’une facette de ce que nous sommes, de notre identité profonde, des connexions de notre cerveau ?

Et pourtant la dysphorie du genre, c’est bien le résultat d’un décalage entre notre identité de genre au plus profond de nous et le genre comme caractéristique sociale communément admise.

Le genre serait donc un fait social ?

Si l’on étudie ce qui caractérise un fait social, on peut en être convaincu, car il répond effectivement aux quatre critères suivant :

– le genre est une généralité constante sur le plan collectif mais qui varie selon les sociétés et les époques,

– le genre est extérieur à l’individu car il se situe dans la sphère sociale et collective. il existe avant ma naissance et existera encore après ma mort.

– le genre est historique, il identifie dans notre époque et dans notre société tous les individus.

– le genre a un pouvoir coercitif. Le genre s’impose aux individus, il ne résulte pas d’un choix individuel mais il est le fruit d’une combinaison de différents facteurs sociaux, historiques, politiques, … Le genre impose des contraintes à l’individu, répondre à tel ou tel stéréotype par exemple.

Mais le genre en tant que fait social est généralement intériorisé par l’individu qui ne ressent plus ces obligations comme pénibles mais les estime naturelles … sauf chez la personne transidentitaire ?

Ce pouvoir coercitif s’appuie souvent sur des règles plus ou moins informelles qui lorsqu’elles ne sont pas respectées font l’objet de sanction de la part de la société : moquerie, désapprobation, discrimination, … transphobie.

On reconnait assez facilement un fait social notamment parce qu’il ne peut pas être modifié par un simple décret de notre volonté individuelle. Ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas être changé mais juste qu’il faut un effort hors du commun pour le faire car il faut outrepasser son caractère contraignant, imposé par la société.

Le genre comme fait social explique toute la difficulté pour un individu de changer de genre. La dysphorie de genre comme résultante d’une personne qui rejette cette contrainte sociale imposée et veut son libre arbitre.

Le genre comme dernier rempart à notre liberté individuelle ?

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82 responses to Le genre comme Fait Social, dernier rempart à notre liberté individuelle

  1. Chloé Tigre Rouge a écrit le 20 décembre 2013

    Le genre n’est pas en dehors du rapport à l’altérité, “Ich” etant la première altérité.

    Le genre est en effet stricto sensu une affaire de rapport à un rôle lié à ce que je vais oser appeler “lee sexe de mon âme”. Si décalage il y a, souffrance il peut y avoir, nous enseigne Maître Yoda.

    Cependant dissocier intégralement le genre de la biologie est tout aussi spécieux que l’y lier complètement. La biologie a sa part même si elle n’est pas la seule en cause.

    “Le plus profond de soi”, le for intérieur, c’est une notion non sociale mais psychologique. Or je n’ai pas lu dans cet article de référence à la psychologie, qui est assez utile pour apprécier son rapport à soi et à l’autre.

    Je suis sur le tel, je commenterai plus avant plus tard.

    • yukarie a écrit le 20 décembre 2013

      J’aimerai apporter ma petite contribution :
      Pour beaucoup de gens dans la société occidentale, la biologie s’impose, le reste est une conséquence. C’est aussi pour cela qu’il y a tant de recherches pour essayer de trouver une “cause” à la transidentité.
      Pour certaines croyances orientales, la biologie est une conséquence : elle est une résultante de l’âme. Donc le genre découle de l’âme, et non l’inverse.
      Dans ce cas, aller chercher une cause physique ou biologique à la transidentité est absurde, on ne pourra trouver que des conséquences à celle-ci.

      • Julie Mazens a écrit le 21 décembre 2013

        je crois personnellement que la transidentité d’une personne trouve ses racines à l’intersection de la biologie (influence de notre génétique, de nos hormones, …) et de facteurs externes (stress de la grossesse, environnement de notre petite enfance, …).

        Notre identité de genre se construit tout à la fois avec notre corps, avec notre esprit et avec notre âme.

  2. Nathasha a écrit le 20 décembre 2013

    le genre n’est pas relatif à l’orientation sexuelle d’une personne ! ça oui on mélange pas identité et orientation sexuelle , la c est une évidence

    pour tout ce qui est de l intersexualité , hermaphrodisme vrai ou pseudo hermaphrodisme qui entraine des modification visuel physique l expression du genre peut être ambiguë sans que ce sois une volonté de la personne , pour moi il faut séparé l intersexualité du transsexualisme , qui sont proche pour les gens extérieur au sujet , mais totalement différent dans la réalité , pour beaucoup d intersexe le traitement hormonal ne relève pas d un choix pour changer d apparence et ce mettre en conformité avec le genre dont il pense appartenir , mais c est une obligation médical pour palier a des déficit qui entraineraient de gros souci de développement hormonaux , je ne parle pas d assignation , je pense que les herma sont en mesure de vivre sans opération si c est un choix de leur part , donc pour les herma c est plus simple d expliquer et de faire comprendre que ce soi a l extérieur ou au niveau médical comme judiciaire pour le CEC ; certes une visite médical reste obligatoire ( qui n est rien de plus qu un examen gynéco comme subissent des million de femme chaque année !) enfin c est ma vision des choses ! pour moi binaire absolue la théorie du genre et tout ce qui va avec reste une énorme fumisterie , je comprend très bien le désire de changement de sexe ,pour preuve j accompagne plusieurs personne dans leur parcourt jusqu a la chirurgie chaque année , après les considération sexe genre opération c est un point de vue personnel que je ne débattrai pas ici étant conformiste et binaire

    • yukarie a écrit le 20 décembre 2013

      j’ai du mal à comprendre pourquoi il faut séparer intersexualité et transsexualité quand on parle de genre. Que l’on soit binaire ou au contraire dans un entre deux, la notion de genre me semble être la même dans les deux cas (inter et trans). Pour les uns la situation est imposée par leur biologie, pour les autres elle est imposée par leur psychisme.

      • Nathasha a écrit le 20 décembre 2013

        question de point de vue ! pour moi c est pas le cas etant assez conformiste je prefere identité sexuel

      • Alexandra a écrit le 21 décembre 2013

        D’autant, Yukarie, que rien ne prouve encore qu’être trans n’est pas aussi physiologique.
        Si je prends mon cas de production d’estradiol depuis la puberté et qui ne fût découvert que quand le métabolisme s’est emballé au point de me mettre en danger… Et je suis loin d’être la seule dans ce cas.

      • Julie Mazens a écrit le 21 décembre 2013

        Perso, je pense que l’intersexualité et la transsexualité (je préfère le terme de transidentités) sont deux choses différentes mais qu’il y a des zones de recouvrement.

        Certaines personnes intersexuée seront/sont transidentitaires, d’autre pas. Un bébé intersexué déterminé fille à la naissance et qui se ressent fille n’aura pas de dysphorie de genre …

  3. Sylvaine TELESFORT a écrit le 20 décembre 2013

    L’inter-sexe n’est pas un genre puisque un grand nombre d’entre nous vie très bien, sans n’avoir jamais subit une quelconque opération. Se sont les théoriciens d’après guerre qui ont voulu modifier le corps des enfants nés dans cette résolution. Mais tous ceux qui ont subit ces opérations non nécessaire, on remit un jour en question les chirurgies. Lorsqu’une hermaphrodite vrai (ovotestis) prend des hormones pour elle, c’est juste un complément qui va lui servir dans sa biologie et ne modifiera pas sa plastique. Tout comme pour une pseudo-hermaphrodisme aura un traitement hormonale complémentaire juste de quoi amener ce qu’il faut à son corps.

    Pour le SIA (Syndrome d’Insensibilité aux Androgènes) : là il faut savoir qu’entre la 8ème et 10ème de la gestation, (cette période correspond à l’arrivé des hormones antimullerienne et testostérone qui sous leur influence font glisser les gonades vers le canal inguinal, afin qu’elles se transforment en testicules), une mutation peut avoir lieu et agira sur les hormones de façon à créer l’hormone androgène. De ce fait, vu qu’il a conflit, le déclenchement ne s’opère pas et les gonades reste là. Par la suite les récepteurs ne retrouvant pas les gonades en position testiculaires, ils considéreront, donc créer le sexe féminin par défaut. A la naissance du bébé, il naît bien une fille qui sera identifié SIA plus tard. Ces femmes vivent très bien, adoptes puisque leurs gonades ne se sont pas développés, ni en ovaires ni en testicules. C’est vers l’age de quarante ans que l’on prélèvera les gonades puisque c’est une période propice au développement du cancer des gonades. Certains médecin n’attendent pas cette période. Au cours de leurs vies, elle vivrons une de femme épanouie comme toute les femmes mais sans aucune menstrue.

    Il est très difficile pour un transgenre de se comparer avec une hermaphrodite ou une pseudo-hermaphrodisme, puisqu’il n’existe pas deux cas similaire. Que se soit une hermaphrodite vrai ou une pseudo-hermaphrodisme lorsqu’elle viennent au monde, elles auront une vie, mais en aucun cas elles pourront atteindre l’extase charnel, les zones érogènes fonctionnent pourtant !

    Hélas, il plus facile pour les néophytes d’ironiser sur des prétendues mutilations que subiraient les pseudo-hermaphrodismes puisque mère nature n’a pas pu ou su créer les organes de reproductions nécessaire.

    Les inter-sexes relèvent des maladies rares (maladies orphelines), lorsqu’une personne sollicite d’être identifier, la procédure Française, la fait passer : devant un conseil génétique relevant d’un centre de référence en maladies rares. Une fois le dossier médical complet, seul le médecin traitant doit remplir la première demande ALD30 qui sera envoyé au médecin chef de sa ville. Ce dernier communiquera la demande auprès du service des maladies rares de la CNAMTS, qui diligentera une enquête, très serré. Une procédure similaire existait avant 2005, mais l’Union Européenne ayant créer les centres de références des maladies rares, cette dernière a été renforcé. Et le fichier ORPHANET est devenu un organe Communautaire.

    • yukarie a écrit le 20 décembre 2013

      quand je lis tout ce que les intersexes veulent faire connaître à notre communauté, je trouve que cela mériterait un article spécifique bien développé.

      • Sylvaine TELESFORT a écrit le 21 décembre 2013

        Oh faire un article spécifique sur l’hermaphrodite vrai et les pseudo-hermaphrodisme est très facile, mais cela risque d’être très long, car il faut expliquer la différence entre l’hermaphrodite vrai et les pseudo-hermaphrodisme. Une hermaphrodite vrai possède un caryotype en 46 XX tandis que les pseudo eux ont au minimum un Y dans leurs caryotypes, et son en 47 chromosomes au minimum. Va falloir faire la différence entre, les maladies chromosomiques, les malformations congénitales et les dysfonctionnements de certains récepteurs biologiques et endocriniens.

        C’est pas si simple. Mais pas insurmontable, puis je pourrais agrémenter le sujet avec quelques photo de développement anatomique dès plus surprenant. Ce fait la nature parfois est incroyable. Dans mes documents j’ai un petit garçon né avec un sacrum divisé en deux, avec un testicule et une verge sur chaque testicule 1/5 000 000 rarissime, caryotype en 48 chromosomes.

    • Nathasha a écrit le 20 décembre 2013

      voila c est assez bien expliquer dans le sens ou je donner pas les critère entre inter et Transn tant pour le cec que pour le reste

      Sylvaine résume tres bien et je persiste dans ma vision

  4. Belinda a écrit le 20 décembre 2013

    Intéressante, concise, et très étayée ton étude julie!
    Mais en dehors de toutes considérations culturelles, religieuses ou autres, et ne se consacrant qu’a l’humain, Qu’est ce qui peut bien faire qu’une personne veuille se débarrasser de certaines parties de son anatomie???
    On peut très bien vivre dans un genre féminin avec un Phallus…(Même si je ne comprends pas personnellement cette approche…)

    • Julie Mazens a écrit le 21 décembre 2013

      On peut très bien vivre dans un genre féminin avec un Phallus…(Même si je ne comprends pas personnellement cette approche…)

      c’est quoi qui te dérange personnellement qu’une personne puisse trouver sa zone de confort en vivant son genre au féminin mais sans opération ?

      n’est ce pas justement ce caractère contraignant imposé par la société et que tu as intériorisé et qui dit qu’une femme n’a pas de bite ?

      • Belinda a écrit le 21 décembre 2013

        Comme je l’ai justement dit, :”je ne comprends pas, PERSONNELLEMENT, cette approche.” Cela n’engage que moi.
        Je disais aussi, entre parenthèses, ne m’être jamais sentie bien dans mon corps, rattaché à des codes de bon fonctionnement de par certains caractères sexuels développés par celui ci. Et qui me définissent comme un homme (Et là, je parle juste de moi. Nue, sans aucune considération religieuses ou culturelles)
        Quand je pose la question de pourquoi est ce que je voudrais me séparer de mon sexe??? Cela va bien plus loin que le fait d’être bien dans un “Genre” ou je ne sa

        • Belinda a écrit le 21 décembre 2013

          Comme je l’ai justement dit, :”je ne comprends pas, PERSONNELLEMENT, cette approche.” Cela n’engage que moi.
          Je disais aussi, entre parenthèses, ne m’être jamais sentie bien dans mon corps, rattaché à des codes de bon fonctionnement de par certains caractères sexuels développés par celui ci. Et qui me définissent comme un homme (Et là, je parle juste de moi. Nue, sans aucune considération religieuses ou culturelles)
          Quand je pose la question de pourquoi est ce que je voudrais me séparer de mon sexe??? Cela va bien plus loin que le fait d’être bien dans un “Genre” ou je ne sais quoi d’autre!
          Je ne suis pas certaine que ce soit la société qui m’ait instillé cette idée… C’est juste moi! Qui n’ai jamais trouvé d’équilibre là dedans.

          • Julie Mazens a écrit le 21 décembre 2013

            c’est bien l’objet de l’article.

            tu écris d’ailleurs “ne m’être jamais sentie bien dans mon corps, rattaché à des codes de bon fonctionnement de par certains caractères sexuels développés par celui ci. Et qui me définissent comme un homme”

            ces codes de bon fonctionnement et certains caractères sexuels développés par ton corps te définisse au mieux comme un mâle. C’est bien l’objet de l’article que te montrer que ça ne te définit pas forcément comme un homme (ressenti interne).

            peut être as-tu besoin de clarifier ta propre définition de ta féminité …

        • Julie Mazens a écrit le 21 décembre 2013

          ”je ne comprends pas, PERSONNELLEMENT, cette approche.” Cela n’engage que moi.

          Je précise ma réponse : il n’y a rien à comprendre tout simplement car c’est l’identité de genre ressenti de façon unique par chacun-e d’entre nous.

          Une personne peut trouver sa zone de confort et s’épanouir en vivant sa féminité sans toucher son organe sexuel. c’est un fait (ces personnes existent) et encore une fois, il n’y a rien à comprendre.

          Réciproquement, une personne peut trouver sa zone de confort et s’épanouir en vivant sa féminité en faisant une vaginoplastie. C’est un fait (ces personnes existent). et il n’y a rien à comprendre.

          Tu as ta transidentité à vivre (chaque personne transidentitaire est unique et son parcours, sa zone de confort le sont tout autant) et c’est le principal :).

          • Nathasha a écrit le 21 décembre 2013

            je comprend très bien ce que tu développe dans l explication , j y colle de moins en moins , zone de confort ?

            je reste sur ma vision , et j ai du mal a comprendre de pouvoir vivre et se revendiquer femmes avec un sexe feminin , alors que je comprend pour une personne en cours de parcourt ou la finalité sera l op , la ca me derange moins

          • Julie Mazens a écrit le 21 décembre 2013

            zone de confort == un point d’équilibre où on est en harmonie et épanoui-e

            n’est-ce pas notre objectif à tou-te-s

            pourquoi vouloir comprendre ou être dérangé-e par ce que l’autre a (ou n’a pas) dans sa culotte/slip … ? que chacun-e s’occupe déjà de sa propre vie et de sa propre harmonie avant de zyeuter avec un regard critique sur celle des autres.

            enfin bref, c’est juste mon avis que je partage avec moi-même :).

          • Nathasha a écrit le 21 décembre 2013

            ” revendiquer femmes avec un sexe masculin” , désoler j était en pleine lecture de la réponse de yukarie en dessous

            sur les type de genre et mon esprit a vagabonder

          • Alexandra a écrit le 21 décembre 2013

            Réciproquement, une personne peut trouver sa zone de confort et s’épanouir en vivant sa féminité en faisant une vaginoplastie. C’est un fait (ces personnes existent). et il n’y a rien à comprendre.

            J’existe ! 😀 Et j’emmerde personne qui ne se voit pas faire de vagino. C’est un truc tellement personnel.

          • Alexandra a écrit le 21 décembre 2013

            Tu colles de moins en moins à quoi, Nathasha ? Qu’il y ait des gens qui ne pensent pas, ne se ressentent pas, comme toi ?

          • Nathasha a écrit le 21 décembre 2013

            c est pas une question de comprendre ! c est une question de norme ! j imagine le résultat a l hôpital ou autre lieux ou il y a un examen c est une femme qu on examine et l infirmière ou la policière ce retrouve confronté a ça , je trouve que c est pas top , et des exemple comme ça il y en a des tonnes , je suis assez conformiste et pour les normes H/F et je trouve qu on a pas a imposer nos choix aux autres sous couvert de pseudo théorie ,

          • Julie Mazens a écrit le 21 décembre 2013

            il n’y a pas de pseudo théorie nathasha.

            des personnes vivent épanouie dans leur genre, quelque soit leur organe apparent …

            ceci dit la boucle est bouclée. c’est justement la conclusion de mon article. le libre arbitre, la liberté individuelle de disposer de soi.

            je finirais par une remarque d’ordre général. notre site et notre communauté ici est ouverte à toute notre diversité d’identité de genre (travesti-e, transgenre hormoné ou pas, opéré ou pas). et le positionnement de chacun-e d’entre nous doit être respecté. Si cela dérange l’un-e d’entre vous, rien ne vous retient ici. il existe quelques forums [modéré] plus appropriés pour y ruminer des aigreurs contre celles et ceux qui vivent tout simplement sans prise de tête. Je peux vous en indiquer les liens :).

          • Nathasha a écrit le 21 décembre 2013

            non Alexandra , car justement de plus en plus demande la vaginoplastie , les demandes sont en hausse chaque années , l effet de transgenre perd de plus en plus de terrain avec l ouverture des protocoles ! et penser comme moi n est pas une obligation ( heureusement ) , je sais que c est limite pas hype de dire être pour un parcourt qui se termine par une vagino , et ne pas encore comprendre les notion élémentaire sexe /genre comme on essaie de nous les imposer ,

            désoler c est ma vision et je ne suis pas la seule a penser comme ca

          • Alexandra a écrit le 21 décembre 2013

            Je suis curieuse d’avoir tes statistiques sur l effet de transgenre perd de plus en plus de terrain avec l ouverture des protocoles !.

          • Alexandra a écrit le 21 décembre 2013

            j imagine le résultat a l hôpital ou autre lieux ou il y a un examen c est une femme qu on examine et l infirmière ou la policière ce retrouve confronté a ça

            Déjà “ça” est assez insultant pour les personnes que tu pointes.

            Je rebrosse le tableau pour la compréhension de la suite : Je suis une femme trans opérée, je suis sous hormones, j’ai forcément encore ma prostate et mon métabolisme reste très réceptif à l’estradiol.

            Quand je vais voir un médecin, quand je vais à l’hôpital, dans tous les cas j’annonce au médecin en face de moi ce qu’il doit savoir de ma particularité physiologique, simplement pour avoir des traitements adaptés à ma particularité. Ca ne me dérange pas plus que ça. Ce sont des médecins, autant qu’ils aient les billes pour travailler correctement.

            Donc je trouve que c’est juste un faux problème. A moins de ne rien avoir dans le chou et de vouloir à tout prix faire prendre des vessies pour des lanternes aux médecins avec le risque d’avoir un traitement inadapté, je ne vois pas l’intérêt qu’aurait une trasngenre à ne pas donner les précisions pour un traitement.

            Par ailleurs, la personne arrive dans le coma, admettons, elle ne peut donc s’exprimer. Les médecins vont faire une batterie d’examens avant de faire le moindre traitement, ils verront bien qu’ils ont affaire à un cas qui sort de la norme établie et ils sauront très bien s’en sortir. A moins que ce soient des médecins ramenés d’avant le XXème siècle avec une machine à voyager dans le temps et qui auraient de ce fait une circonstance atténuante. En clair, il ne faut pas prendre les médecins non plus pour des idiots.

            Pour la policière… Que dire ?… Pas grand-chose en fait. Elle n’a pas à aller mettre la main dans la culotte de qui elle a en face d’elle. Et si c’était un policier, hein ?

          • Nathasha a écrit le 21 décembre 2013

            les examen médicaux dans les service d urgence se font encore ! et les fouilles au corps dans les douanes et contrôles sont encore de mise en France et c est ma foi normal , les service en question font l effort de faire la fouille ou l examen par une personne du même sexe , et pour eux c est pas évident d être confronté a ca , je comprend que nous sommes au 21em siècles mais il y a des limites a tout ,

            après ma tolérance n est pas en cause , je n ai aucun pouvoir sur les CEC ou autres prosses de féminisation ! je ne suis pas obliger d être en accord pour m exprimer ? je respecte le choix des autres la n est pas la question comme je respecte une majorité électoral sous principe de démocratie ,mais je ne suis pas obligé d être en accord avec , après quand cela sera dans une loi en France sur l identité de genre , et quand identité de genre remplacera identité sexuelle dans les textes de loi , je pense que a ce moment je me ferai un avis avec tout les points des intervenant a l élaboration de cette loi , j ai un avis , il n engage que moi , beaucoup si retrouve aussi c est un fait , je n insulte pas une personne si par malheurs je ne suis pas ranger a ses théories et que j exprime les miennes qui sont encore majoritaire u vu des textes légaux un peut partout et aussi les textes du WPATH

          • Alexandra a écrit le 22 décembre 2013

            Ce que toutE trans considère comme une attitude gouvernementale et étatique transphobe, tu le cautionnes et tu te caches derrière l’identité sexuelle pour asseoir une attitude à l’inverse de ce site qui prône la liberté d’être soi. Tu dénies aux T ici présentEs leur ressenti et la réalité qui est autre que la loi.

            En effet, ça n’engage que toi et encore heureux. Mais les copines apprécieront ton attitude fermée, obtuse et qui n’est pas franchement rassurante à leur égard. Au moins elles savent ne pas compter sur toi pour être défendues dans l’accession à leur droit. Ça me rappelle certains forums.

            Une question… Tu es ici pour aller de l’avant ou pour aider à maintenir les trans dans une situation de non-droit ? À la lecture de tes différentes interventions, la question se pose franchement.

        • Belinda a écrit le 21 décembre 2013

          Encore une fois, je vais donner ma propre opinion, au sujet de ma propre personne. Faut il encore, voire même as t’on droit de parler de dysphorie de genre lorsqu’on sait que le genre n’existe pas?
          Je ne cherche pas à atteindre une zone de confort liée à un genre, mais bel et bien à un sexe. L’expérience de voir son corps changer et devenir plus proche de celui du sexe opposé est quelque chose qui m’apporte (Personnellement) une plénitude bien plus grande que de me balader dans la rue en répondant à des codes qui ne veulent rien dire au fond… Voila pourquoi la vagino est quelque chose de plus en plus important pour mon épanouissement personnel, au fur et à mesure que j’avance. Si je peux être cataloguée Trans, transgenre ou autre connerie, c’est parce que la nature m’a affublée de choses qui vont à l’encontre même de ma propre nature! Celle d’une femme!
          Et par définition, purement d’un point de vue biologique, une femme n’a pas de bite et n’as pas non plus de “pulsions sexuelles” masculines de par sa nature!
          C’est cela que je ne comprends pas… Même une lesbienne ne voudra pas d’un phallus et pourtant cela pourrait lui être utile lors de certains rapports…
          J’en viens à parler de sexe! Pur et dur, mes caractéristiques sexuelles assignées à la naissance, ne m’ont jamais permis de vivre ma sexualité normalement et c’est là ou il y a un décalage pour moi.
          Entant qu’homme hétéro, homo ou je ne sais quoi d’autre, je n’ai jamais rien trouvé là dedans!
          Je terminerai en disant que MA définition de MA féminité (Je ne suis personne pour juger de ce que doit être LA féminité…)
          Est toute simple, ressentir, en moi même un bien être du au fait que mon corps développe les caractères sexuels du sexe opposé. Puisque féminité se pose devant masculinité. CQFD!

          • Alexandra a écrit le 21 décembre 2013

            Faut il encore, voire même as t’on droit de parler de dysphorie de genre lorsqu’on sait que le genre n’existe pas?

            Le genre existe et se différencie complètement du sexe. C’est un fait. Sinon il n’y aurait pas de personne mal à l’aise dans leur genre.

            Et par définition, purement d’un point de vue biologique, une femme n’a pas de bite et n’as pas non plus de “pulsions sexuelles” masculines de par sa nature!

            Avant vagino, nous sommes des femmes à bite.

            Pour la deuxième partie, va demander aux femmes combien n’ont pas rêvé de pénétrer plutôt que d’être pénétrées. Quand j’ai annoncé qui j’étais, nombreuses sont celles qui m’ont dit “Veinarde ! Tu sais ce que c’est que d’avoir une bite. J’aurais bien aimé savoir ce que ça fait que d’en avoir une, mais malheureusement ça ne sera jamais possible.”… Venant de femmes pas du tout transgenre le moins du monde.

            Même une lesbienne ne voudra pas d’un phallus et pourtant cela pourrait lui être utile lors de certains rapports…

            C’est pour cela qu’une partie des lesbiennes achète des godes-ceinture…

            mes caractéristiques sexuelles assignées à la naissance, ne m’ont jamais permis de vivre ma sexualité normalement et c’est là ou il y a un décalage pour moi.

            Là, on se rejoint. Je suis dans ce cas, mais je ne juge pas pour autant les personnes qui ne vivent pas ce décalage et qui n’en passeront jamais par la vagino. Elles existent. On peut retourner le problème dans tous les sens, elles continueront d’exister.

            Puisque féminité se pose devant masculinité. CQFD!

            Et pas devant féminité ? Ayant eu des rapports lesbiens avec une femme physiologique (pas OGM), je peux te dire que féminité face à féminité c’est une expérience inouie. Beaucoup plus de finesse.

          • Belinda a écrit le 21 décembre 2013

            Ouais, ben moi, j’y crois pas au genre! Je n’empêche personne de vouloir y croire.. Je ne crois pas non plus au pêre noël et pourtant plein de petits enfants y croient..
            Subir les étiquettes, ça me gonfle royalement! Alors fermer les yeux sur des trucs de ce genre, me permet d’être moi même sans me classifier!

          • Belinda a écrit le 21 décembre 2013

            Dans la nature,j’en reviens toujours à ça, il n’y a que deux types d’individus. (Je ne parles pas pour les cas assez rares des inter, ou autres) Des femmes et des hommes qui sont définis uniquement par leurs caractéristiques sexuelles, elles même définies par une évolution hormonale! Voila, tout est dit!
            Dans le règne animal, nous sommes les seuls à se poser des questions et à s’inventer des choses qui n’existent pas…

          • AlexMec a écrit le 21 décembre 2013

            Dans la nature,j’en reviens toujours à ça, il n’y a que deux types d’individus. (Je ne parles pas pour les cas assez rares des inter, ou autres) Des femmes et des hommes qui sont définis uniquement par leurs caractéristiques sexuelles, elles même définies par une évolution hormonale! Voila, tout est dit!

            Donc… tu es un homme.

          • Alexandra a écrit le 22 décembre 2013

            AlexMec… +1 !

          • Alexandra a écrit le 22 décembre 2013

            Ben moi j’aime bien croire au Père Noël. Chui encore une chtite nenfant. Comme ça, je mets mes souliers sous le sapin et j’ai plein de cadeaux. Sauf que Papa et Maman Noël me boudent, alors j’ai beau y croire, ils ne me déposent plus de cadeau dans les souliers.

            Mais je continuerai à y croire car peut-être un jour se manifesteront-ils à nouveau.

            Vive Papa et Maman Noël ! C’est d’actualité dans les prochains jours.

            Pour redevenir sérieuse (quoique sur le ton de la plaisanterie ce que je disais recèle des choses très sérieuses pour moi), si le genre n’existe pas, tu n’existes pas. Si c’est juste une question de modifier ton apparence physique et que le genre n’existe pas, alors tu modifies ton apparence physique et tu continues à t’habiller au masculin. Puisque le genre n’existe pas, ton vestimentaire n’a pas à évoluer, seul ton corps réclame une évolution. Sauf que… Sauf que… Avant de modifier ton corps, tu adoptes le vestimentaire du genre opposé. Si c’était qu’affaire de sexe, tu te foutrais du vestimentaire, seul importerait la modification de ton corps. CQFD

          • Belinda a écrit le 22 décembre 2013

            Bref, je suis pas assez intelligente pour me faire comprendre et en plus, ça me fait chier…
            Quel est le but de mes réflexions? J’en sais rien moi, peut être donner des réponses à certain(e)s qui se retrouvent dans la même situation que moi. Paumé(e)s et surtout pas aidé(e)s par tout ce patacaisse autour du genre!
            Et, mon cher Alex… ne doutez pas un seul instant que j’ai défini deux sexes naturels, mais que je ne serais pas ici si je m’appuyais seulement là dessus.
            Libre à vous de me tourner en ridicule! Si vous saviez à quel point je m’en contrefout… Je suis bien certaine de qui je suis et ne voulais simplement que donner mon avis…

          • Belinda a écrit le 22 décembre 2013

            Encore une chose Alexandra, si tu as un moment un jour pour me donner une définition compréhensible de ce qu’est le genre, tel que tu le comprends déjà, Je suis toute ouïe!
            Pourquoi je ne crois plus à ces foutaises? Car dans certains pays la robe est portée par des hommes. On ne parle plus de codes genrés là!
            Seulement des codes vestimentaires rien de plus!
            Alors pourquoi, je me “déguise” en suivant ces fameux codes???
            Rien de plus simple, déjà, c’est parce que ça me plaît, et ensuite, j’ai besoin que l’on me reconnaisse dans mon sexe!
            Et il faut bien avouer que les codes communs au sexe féminin, aident grandement à se faire reconnaître comme telle!

          • Belinda a écrit le 22 décembre 2013

            Non mais vous voyez comment vous arrivez à me fâcher encore…
            Je reviens sur la réponse complètement débile d’Alex…
            Je suis un homme! Et bien oui, aux yeux de la société, je suis un homme!
            J’ai un 1 sur ma carte vitale, j’ai un beau zizi entre les jambes et des papiers d’identité sur lesquels figurent des informations concernant un homme!
            Et c’est pourquoi, je compte bien mettre tout ça d’aplomb, pour que les personnes binaires que je respecte, ne puissent dire de moi qu’une chose. C’est une femme!
            Dans leur vision désuète de la chose.
            J’ai été complètement conne de vouloir donner mon avis, car je crois bien que je vais souffrir encore pas mal de tout ça..

          • Alexandra a écrit le 22 décembre 2013

            Béré, je vais en passer par le français. En français, on dit qu’un nom est de “genre” masculin ou féminin. On ne dit pas qu’il est de “sexe” masculin ou féminin.

            (Au passage, j’ai bien ri en effet de la remarque d’Alex car j’avais trouvé élégant sa manière de te répondre car il a visé pile là où ta définition était bancale. Forcément, il savait que ça ne te plairait pas, mais il ne faisait qu’appliquer ton raisonnement. Ça doit t’amener surtout à faire attention au sens et à l’usage des mots que tu emploies. Ici, c’est juste une taquinerie, à l’extérieur ça peut être beaucoup plus méchant.)

            (De mon côté, je te taquinais avec le père Noël mais je me taquinais en même temps. Tu me connais assez je suppose pour voir que c’était taquinerie en miroir, et surtout avec la nostalgie de ne pas avoir mes parents avec moi en cette période de fêtes de famille.)

            Différencier “sexe” et “genre” permet de distancier “orientation sexuelle” de “identité de genre”, ce qui est fondamental quand tu sais que le terme “transsexuelle” cher (??) à certaines, tire sa racine du mot “sexe” définissant la notion d’activité et aussi dans la tête de ceux qui ont pondu ce moche mot, de déviance. Appelons un chat un chat, ou une chatte une chatte ! Il ne faut pas se leurrer, le mot a été créé pour parler de déviance sexuelle des personnes qui comme toi et moi nous déclarions femme. On pensait de nous qu’on voulait “se faire monter un sexe de femme” pour assouvir des pulsions sexuelles et “jouir comme des femmes”. La notion de déviance sexuelle dans une société très pudibonde au moment de la création du terme… D’où la volonté farouche de ne plus parler de transsexuelLE mais bien de transgenre ou de transidentitaire. Les deux mots participent au détachement des trans de l’activité/déviance sexuelle.

            Ton “identité” de “genre”n’a rien à voir avec ton activité “sexuelle” ou ton désir “sexuel”.

            Ton “orientation” “sexuelle” a avoir avec ton “genre” de base dans le sens “genre” –> qui suis-je ? “sexe” –> qui aime-je ? Ton orientation “sexuelle” décrit avec qui tu aimes avoir des relations, et est en connexion directe avec ton genre. Si ton “genre” est féminin, que tu aimes avoir des rapports avec les hommes, alors ton “orientation sexuelle” est hétérosexuelle.

            Tu pourras m’opposer “Ah ben oui Alex ! Mais ?… Si je suis de genre féminin, que j’ai toujours mon zizi, que j’aime les femmes, que je me sers de mon zizi alors cela va faire de moi une personne d’orientation sexuelle hétérote. Ben oui parce que finalement je me comporte en homme, en étant active au travers de mon zizi.”. Et là, tu sais comme moi que l’équation est tronquée. Les filles qui gardent leur zizi alors qu’elles sont sous hormone, l’activité de celui-ci est réduite à néant. Donc, ça reste une orientation sexuelle homosexuelle. Après, si l’autre ne veut pas d’une femme à zizi, libre à elle de ne pas avoir de relation de la sorte. Là, on entre dans la représentation de ce qu’on attend “soi” du corps féminin. Et là, tu peux m’opposer qu’il existe des “trannies”, des “shemales” qui ne sont pas hormonées, qui font (ou qui a pu leur être payée) une chirurgie de la poitrine pour “ressembler” à des femmes et qui ont des rapports masculins (parce qu’il y a le zizi actif, je pars selon ton mode de pensée pour que ça te cause plus) avec des hommes… Qui leur demandent car finalement il y a une demande, et c’est oublier qu’elles en sont là car en attente d’avoir assez d’argent pour bien souvent se faire opérer et qui essaient de garder une possible activité de leur zizi pour assouvir ces besoins, ceux de certains hommes. Elles sont souvent malgré tout hormonées mais ne se mettent pas en situation de perdre l’activité du zizi pour des besoins pécuniaires leur permettant un jour d’accéder à ce à quoi nous accédons sans avoir besoin d’en arriver là. En clair, elles sont dans des situations que n’importe laquelle d’entre nous exècre pour elle-même. Ce sont quand même bien des filles, ou de “genre” féminin si tu préfères, et quand même “d’orientation sexuelle” hétéro.

            Si ton genre n’est ni homme, ni femme (entre les deux par exemple), je te mets au défi de donner l’orientation sexuelle de la personne avec les mots que le vocabulaire français nous donne. Pour l’identité de genre, tu pourras avoir agenre, genre fluide. Pourtant il y a bien une orientation sexuelle associée. Mais on n’a pas les mots en français actuel. On se plantera forcément en essayant de poser un mot dessus.

            Tout cela pour dire que ton “genre” est ton ressenti interne indépendamment de toute envie sexuelle. On parle donc “d’identité de genre” car c’est bien telle que tu t’identifies. “Alex(andra) est de genre féminin”. “Alex( toujours andra) aime les hommes, elle est d’orientation sexuelle hétérosexuelle. Mais Alex aime aussi les femmes, elle est aussi d’orientation sexuelle homosexuelle. En fait elle est bisexuelle”.

            D’où la grande importance de bien employer les bons mots. “Une tasse” est de genre féminin, elle n’est pas de sexe féminin, d’ailleurs la tasse n’a pas de sexe.

            T’ai-je aidée ?

            (Puis, relax. Tu es ici en environnement où personne ne te veut de mal. Par contre, face à un AlexMec, accroche-toi, il a un raisonnement incisif, et il saura te l’opposer. Rien ne sert de t’énerver ou penser qu’il se moque, trouve plutôt la parade s’il y en a une, ou remets-toi en question dans ton raisonnement. Tu as la chance de pouvoir discuter sans être moquée ou tout au plus gentiment, sans volonté de te briser)

          • Nathasha a écrit le 22 décembre 2013

            Alexandra, je n ai jamais cacher que je n aidait que les filles désirant allez jusqu a la vagino en les accompagnant dans le parcourt protocolaire , je n ai jamais cacher que j était Pro Psy , et que j était contre l annulation des sexe sur les papier d identité et document administratif , et pour l établissement des cec sous certaine condition ,

            que les filles se fasse un avis , c est normal ,mais je n ai jamais cacher mes conviction , qui n engage que moi et sont pourtant partager par beaucoup de filles , je n empêche personne de vivre a sa façon , mais voila ne me demander pas de refiler ou de revendiquer des choses pour lequel je ne colle pas

          • Alexandra a écrit le 22 décembre 2013

            Nathasha, dans ce cas, qui se ressemble s’assemble. Donc, tu ne vois que celles qui pensent comme toi et tu en fais une généralité : “beaucoup”. Beaucoup, c’est à dire celles qui adhèrent à ta vision très fermée des choses.

            Comme on dit, il en faut pour tous les goûts et apparemment tu auras trouvé ton public.

            Mais, quand je vois combien il y a d’inscritEs ici, et que je vois la foison de manières d’envisager le genre, ton “beaucoup” est réduit à peau de chagrin, désolée de te le dire. C’est aussi ma forme de statistique, et elle a tout son sens. L’attitude que tu poses face à toutes ces personnes est au bord de la transphobie. Tu marches sur ce qu’on appelle communément la ligne rouge.

            Quant à ta vision parfaitement binaire du monde, si elle n’était si caricaturale, j’en rirais. Comme on dit familièrement, “c’est trop”.

            On ne te demande rien en particulier, mais par contre, une chose est sûre, que tu sois inter, trans what else? rien que cela fait que tu n’es pas binaire. Donc afficher du binaire forcené est tout au plus une posture et une anti-thèse de ta simple existence. J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, rien qu’être inter démonte le système binaire, rien qu’être trans démonte le système binaire. Voilà pourquoi je dis et je maintiendrai que tu affiches une posture en anti-thèse de la réalité de ton existence et de la réalité de toutes nos existences à nous touTEs ici.

          • Nathasha a écrit le 22 décembre 2013

            Non car pour moi l hermaphrodisme est une affection Néo natal , pas un 3 em sexe eme si il est possible de vivre comme cela ! comme les enfant qui naisse aveugle ou avec certaine affection , et de ce fait on peut être binaire a vouloir une assignation en étant herma, sans que cela sois une anti thèse, va ton reprocher a l enfant aveugle de vouloir un implant? être herma n est pas un 3 genre ! mais une Ambiguïté sexuelle une affection anatomiques des organes génitaux externe , et donc oui demander a être mise dans un des deux sexe existant car pour moi il n y en a pas d autre sur un plan anatomique

          • AlexMec a écrit le 22 décembre 2013

            Bérénice,

            Bref, je suis pas assez intelligente pour me faire comprendre

            Arrête avec ce refrain, s’il-te-plait. De ce que tu écris ici, je ne te trouve pas moins intelligente que la plupart des autres participantEs, y compris moi-même. En particulier, ne pas arriver à se faire comprendre n’a rien à voir avec l’intelligence (j’ai eu des amis très intelligents, et ils avaient en général PLUS de mal à se faire comprendre que les gens “normaux”.)

            Et, mon cher Alex… ne doutez pas un seul instant que j’ai défini deux sexes naturels, mais que je ne serais pas ici si je m’appuyais seulement là dessus.

            Et pourtant, c’est bien ce que tu as laissé sous-entendre quand tu as dit, “Des femmes et des hommes qui sont définis uniquement par leurs caractéristiques sexuelles, elles même définies par une évolution hormonale! Voila, tout est dit!” Si tu ne t’appuies pas uniquement sur les deux sexes classiques, alors pourquoi dire le contraire avec un “Tout est dit!” aussi définitif?

            Libre à vous de me tourner en ridicule!

            Non, ce n’est pas mon but.

            Je suis un homme! Et bien oui, aux yeux de la société, je suis un homme!

            Et à tes yeux, tu n’en es pas un. Et c’est tout simplement ça, la définition de transgenre: nous ne sommes pas ce que les gens voient.

            Et c’est pourquoi, je compte bien mettre tout ça d’aplomb, pour que les personnes binaires que je respecte, ne puissent dire de moi qu’une chose. C’est une femme!”

            Ce ne sera jamais complètement le cas. Est-ce que tu peux arriver au stade où les gens voient une femme quand ils te rencontrent? Oui, bien sûr. Mais est-ce que tu vivras un jour dans une société où TOUTES les personnes qui connaissent TOUTE ton histoire te verront comme une femme? Non, jamais. Une personne comme Alexandra, par exemple, restera à tout jamais un homme dans la tête de certaines personnes binaires, parce qu’elle est née avec un corps mâle, et que malgré tous les traitements et les opérations, elle a toujours une prostate et elle n’aura jamais d’ovaires ou d’utérus, donc elle a toujours un corps mâle (juste trafiqué) et donc elle ne sera jamais une femme. C’est un type de transphobie extrême, mais il existe, et il s’appuie sur le binarisme: “Il y a les hommes d’un côté, les femmes de l’autre, et on reste comme on est né, et c’est tout!”

            J’ai été complètement conne de vouloir donner mon avis, car je crois bien que je vais souffrir encore pas mal de tout ça..

            Tu n’es pas la seule à souffrir. Quand tu dis, “Des femmes et des hommes qui sont définis uniquement par leurs caractéristiques sexuelles“, qu’est-ce que tu crois que je ressens, moi qui prends de la testostérone, me suis fait retirer les seins, me ferai retirer les ovaires un jour, mais n’envisage pas pour l’instant une opération de réassignation sexuelle? Pas de seins, pas d’ovaires, mais pas de pénis non plus, et toujours un vagin… Je suis quoi? Est-ce que j’existe, même? Crois-moi, ça me fait mal, quand mon existence est niée parce que je ne rentre pas dans les normes binaires.

            Et pour finir: tu ne peux pas dire que tu ne fais qu’exprimer ton opinion personnelle quand tu dis des choses telles que: “Ouais, ben moi, j’y crois pas au genre! Je n’empêche personne de vouloir y croire.. Je ne crois pas non plus au pêre noël et pourtant plein de petits enfants y croient..” Là, tu passes jugement sur quiconque “croit” au genre. Tu nous assimiles à des enfants naïfs qui ne comprennent pas comment le monde marche. En d’autres mots: tu nous insultes. C’est une opinion personnelle, pour sûr, mais qui ne concerne certainement pas que toi!

          • Belinda a écrit le 22 décembre 2013

            Je tiens à m’excuser si j’ai pu tenir des propos blessants à l’encontre de certaines personnes et tout le monde sait que ce n’était pas le but.
            Je reste malgré tout sur mes positions quand à la négation du genre tel qu’on essaye de me le définir… On dit d’un mot ou d’un objet qu’il est masculin ou féminin, mais celui ci n’a aucun code à s’appliquer pour être rangé dans telle ou telle case!
            Bref, mon opinion est que tout ce qu’on essaye de greffer autour du “Genre” aussi basique soit t’il, est une fumisterie à laquelle je refuse d’apporter le moindre crédit!
            Par définition, une femme sera de genre féminin puisqu’on s’adressera automatiquement à elle avec des références féminines et ce sera la même chose pour un homme!
            Mais je suis d’accord pour dire que (dans notre société) nous suivons des codes qu’on pourrait assimiler à un sexe plus qu’a un autre. Afin de répondre à une image pour être reconnus.
            J’aurais très bien pu être équilibré et heureux dans une vie d’homme en portant des vêtements qui me plaisent pour certains réservés au sexe opposé!
            Le problème va bien au delà de toutes ces considérations matérielles. Je ne vois pas pourquoi je tenterai d’exposer mon avis sinon. Bref, oui peut être que je suis de genre féminin, mais ce n’est pas tous ces codes qui me rattachent à cette case.
            Juste ce que je suis au fond. Une femme, de genre féminin par définition!
            D’ailleurs, tous les gens qui ne m’ont jamais connu avant me reconnaissent automatiquement de genre féminin, puisque s’adressant à moi au féminin.

          • AlexMec a écrit le 22 décembre 2013

            Par définition, une femme sera de genre féminin puisqu’on s’adressera automatiquement à elle avec des références féminines et ce sera la même chose pour un homme!

            Pourtant, pendant presque toute ta vie, on s’est adressé à toi avec des références masculines, donc par ta propre définition, tu es un homme?

            Juste ce que je suis au fond. Une femme, de genre féminin par définition!”

            Une femme, de genre féminin, mais de sexe masculin. Pour beaucoup de partisons du binarisme, cela fait et fera toujours de toi un homme. C’est cela la définition du genre, et de transgenre: c’est de dire, “Je suis de sexe masculin, mais de genre féminin, ce qui fait de moi une femme.”

            Moi, de ce que j’en vois dans ce que tu écris, tu soutiens absolument le concept de genre. Tu ne le nies pas du tout. Il est partout dans ce que tu écris! Tu n’arrêtes pas de le répéter: tu es une femme, même si pour la société les gens qui ont un pénis sont des hommes. Donc tu t’opposes à la détermination par le sexe, et tu soutiens l’auto-détermination par le ressenti – c’est-à-dire très précisement le genre!

          • Belinda a écrit le 22 décembre 2013

            Apparemment, on dit les mêmes choses alors…
            Y a encore quelque chose que je n’ai pas du bien saisir…
            Par ma définition, comme tu dis, je suis une femme puisqu’on ne s’adresse à moi qu’au féminin aujourd’hui. Et c’est ça le plus important pour moi. Et déconstruire certaines certituides est un point d’honneur pour moi. Comme beaucoup le savent déjà, je travailles dans un milieu très masculin et porte un uniforme de travail qu’il serait bien difficile de qualifier d’unisexe. Et pourtant, on me reconnais comme madame.

          • AlexMec a écrit le 22 décembre 2013

            Par ma définition, comme tu dis, je suis une femme puisqu’on ne s’adresse à moi qu’au féminin aujourd’hui.

            Et pourtant, tu as toujours un zizi entre les jambes 😉 Donc tu es de sexe masculin – mais comme on s’adresse à toi au féminin, tu es de genre social féminin.

          • Alexandra a écrit le 22 décembre 2013

            Une personne comme Alexandra, par exemple, restera à tout jamais un homme dans la tête de certaines personnes binaires, parce qu’elle est née avec un corps mâle, et que malgré tous les traitements et les opérations, elle a toujours une prostate et elle n’aura jamais d’ovaires ou d’utérus, donc elle a toujours un corps mâle (juste trafiqué) et donc elle ne sera jamais une femme. C’est un type de transphobie extrême, mais il existe, et il s’appuie sur le binarisme: “Il y a les hommes d’un côté, les femmes de l’autre, et on reste comme on est né, et c’est tout!”

            Ouah lalala ! 😀 Mééé euh ! Bon… Ceci dit, il y a des personnes qui me voient encore comme tu dis. Un exemple concret ? Mes parents (enfin… je crois… ça m’a plus l’air si évident ces derniers temps).

          • Belinda a écrit le 22 décembre 2013

            Heuuuuu… Je m’aperçois que je préfèrerai dire un bout de peau qui ressemble à un zizi en fait…
            le pauvre petit pépère n’est plus que l’ombre de lui même aujourd’hui… 😀

  5. yukarie a écrit le 20 décembre 2013

    personnellement, je trouve très pertinent de parler non pas du genre, mais des 3 types de genre. Cela apporte un éclairage intéressant sur bien des points et enlève bien des confusions. Donc pour reprendre :
    le genre perçu
    le genre exprimé
    le genre social.

    bien sûr les trois types de genre s’interpénètrent, et sont liés au sexe, c’est à dire à la biologie.
    quand je lis le texte de Julie avec en tête ces 3 types de genre, il me parait beaucoup plus clair.

    • Julie Mazens a écrit le 21 décembre 2013

      Oui tu as raison, le genre se décline sur les dimensions que tu mentionnes. Cela me donne des idées de réflexions pour une suite à cet article :). merci.

    • Ava a écrit le 21 décembre 2013

      Bien d’accord avec toi, mais en réfléchissant j’aurais envie de changer “genre social” par “genre juridique”, parce que finalement genre social et genre perçu ont peu de différence si ce n’est cet aspect légal…

    • AlexMec a écrit le 21 décembre 2013

      Ça me plait bien, ça :) Sauf que moi je remplacerais “perçu” par “ressenti”, mais c’est un détail. Ce qui compte, c’est qu’il existe plusieurs types de genre, qui ne s’alignent pas forcément.

  6. Anna Tiger a écrit le 21 décembre 2013

    pour poursuivre, vous pouvez lire Les cinq sexes de Anne Fausto-Sterling. Je trouve que tout y est dit, même si il date un peu.

  7. Ava a écrit le 21 décembre 2013

    Très bon article qui m’intéresse énormément Julie ! La question du genre reste assez inexplicable (quant a son origine) pour ma part, et ce au grand désespoir de mes psy du protocole… Prendre cette interrogation a l’envers me semble du moins des plus justes : ne pouvant expliquer pourquoi nous nous sentons dans telle ou telle case, avec toutes les déclinaisons possibles ; et ce que l’on soit cis ou trans ( je considère trans comme toute personne dont le genre ressenti est en ´mouvement´ par rapport a son genre social, historique, juridique…). En somme je considère qu’il y a beaucoup beaucoup de personnes trans sur terre.
    Comme le dit yukari le genre se manifeste selon ces 3 champs énoncés. Nathasha parle de binarité, même c’est cette notion me fait hérisser le peu de poil qui me résiste, elle est fondamentale car c’est une réalité. Quoi qu’on en dise, qu’elle que soit la manière dont on traite le sujet et l’énergie que l’on peut employer pour le malmener, le genre se définit toujours en rapport à deux “pôles”, et les trans sont tous ceulles qui font ce voyage transpolaire ! Quel qu’en soit le départ, la durée et la destination.

    • Julie Mazens a écrit le 21 décembre 2013

      merci :)

      je ferais juste deux remarques par rapport à tes deux dernières phrases.

      1 – certain-e-s trans ne veulent pas se définir entre deux “pôles” et vont rester volontairement en dehors du système binaire. cf les agenre (on trouve des dénominations comme FtU, FtX, …)

      2 – juste avant tu fais référence au nombre de trans sur terre. Or, dans tes dernières phrases il s’agit bien de notre société française actuelle que tu prends comme référence, modèle binaire patriarcal. Dans d’autres sociétés actuelles sur notre planète, il existe un troisième “pôle” (voir un quatrième). Je fais référence alors à un troisième genre, plus communément appelé “troisième sexe”.

      Sinon je suis tout à fait d’accord. la diversité de positionnement d’identité de genre fait que nous sommes beaucoup plus nombreux que le seul dénombrement des opérations de réassignation peuvent le laisser supposer. Après des centaines de rencontres avec nos membres, je n’ai pas encore croisé deux positionnements strictement identiques :). sans compter que certain-e-s d’entre nous évoluent d’une rencontre à l’autre LOL.

      J’ai un article en cours sur ce sujet polémique (i.e. “combien sommes-nous ?”), mais vu la densité, je vais certainement devoir le découper en plusieurs morceaux :).

  8. Ava a écrit le 21 décembre 2013

    Tes précisions “-1″ et “-2″ sont importantes en effet je parle surtout de ce que je connais, comme d’hab…..

    Mais peu importe le nombre de pôles, pour ne pas dire “étiquettes”, le principe transpolaire fonctionne toujours, ce n’est pas parce qu’on a inventé une case “troisième/quatrième-cinquième… sexe” que tous les “voyageurs du genre” s’y définiront. Et quand bien même l’on se sente en dehors de tout système de genre, je crois qu’on ne peut faire autrement que de s’y confronter pour se définir. Si besoin de se définir il y a.

    Hâte de lire le premier morceau de ce travail de dénombrement !

  9. Sylvaine TELESFORT a écrit le 23 décembre 2013

    Pour, Natasha l’hermaphrodisme ne serait qu’une affection Néonatal pas un 3ème sexes !

    Pour une affection : dans notre évolution sociétale actuelle, une affection ça se soigne très bien ou de mieux en mieux. L’hermaphrodisme n’a rien à voir avec une affection, puisque de nos jours nous ne savons toujours pas soigner cette évolution génétique.

    Mais avant voyons ce que nous savons !

    Le sexe, se décline en cinq strates : Le SEXE GÉNÉTIQUE qui englobe les chromosomes et ses mutations ; il existe 3 grandes familles de chromosomes : les Autosomes (cette conformité englobe la grande majorité des être humains), puis les Gonosomes ou nous trouvons les XXY, XXX, en 47 chromosomes et le 45 XO, enfin les Monosome la nous avons le 47 XYY en mosaïques et toutes ses formes de mosaïques. Comment se construit un chromosome, le commencement provient des protéines qui construisent des séquences d’ADN qui se composera en chaîne d’ADN et par empilement produira le chromosomes. Dans chaque chromosome se retrouve des cellules non activé (récepteur) qui recevrons à un certain moment une hormone pour activé le cellule. Il se peut que l’hormone n’arrive pas ou qu’elle soit mal interprétée par la cellule. Là une mauvaise interprétation fait que le chromosome ne sera pas activé correctement. Tous les tissus de notre corps est composé de cellule et donc de chromosomes. Les Chromosomes sont tous issus du Binaire.

    Le SEXE GONADIQUE : au primitif, il est gonade, la Gonade est mixte pendant les 8 premières semaines de la gestion, et ce n’est que sous l’influence de l’hormone anti-müllerienne et de testostérone que les gonades migrent par le canal inguinal en testicule. Sinon, dans l’absence de l’anti-müllerienne les gonades prendront la position des ovaires. Ces dans cette période que les hermaphrodites ou les pseudo-hermaphrodismes apparaissent.

    LE SEXE PHÉNOTYPE : C’est le sexe visuel : OGE Organe Génital Externe, OGI Organe Génital Interne. C’est dans cette section que les malformations peuvent être constatées.

    LE SEXE CÉRÉBRAL : C’est l’identité du moi ressenti par l’être humain. Le Transgenre !

    LE SEXE SOCIAL : C’est le comportement qu’adopte la femme ou l’homme dans la zone comportementale dans sa représentation, vis à vis de sa vie sexuel.

    Voici une représentation biologique de nos différences. La prochaine fois je développerais, les différences entrent les hermaphrodites ou pseudo hermaphrodisme et certaine maladies chromosomiques.

    • Nathasha a écrit le 23 décembre 2013

      une affection ne se soigne pas toujours , voir certaine affection orpheline et certaine maladies ! la science ne soigne pas tout ,la médecine a des limites qui recule chaque jour un peut plus ,

      l ambiguïté sexuelle n est pas un 3 em sexe , et na jamais était reconnue comme tel dans aucun pays , certaine asso voudrait que ce sois un fait mais malgré l argumentaire ce ne n est pas le cas

      pour le reste n social cérébral je n ai pas d avis

      c est une vision tout a fait recevable même si elle dérange , car c est pour l instant la vision des autorités médical

      après je n empêche personne de vouloir être ce qu il désire cela ne me concerne pas ,et je ne militerai pas dans le sens d une cause pour la quelle je n adhère pas c et tout

  10. Sylvaine TELESFORT a écrit le 23 décembre 2013

    Une affection ne se soigne pas ? Désolé mais heureusement qu’une affection peu se soignée, une affection orpheline qu’est ce que c’est ! Je connais les maladies orphelines, il en existe environ 8000 identifiés. La recherche génétique avance de jours en jours et pas à pas le corps médical scientifique fait reculé en activant les solutions provenant des généticiens.

    Ou est-ce que tu vois un développement d’un quelconque troisièmes sexes. Non J’explique la dénomination du sexe selon le développement scientifique et génétique du sexe.

    Rappelle toi, il y a quelques années lorsque je t’avais rencontré à Paris, je t’avais expliqué que pour un Klinefelter (47 XXY) si, il est diagnostiqué dans la période allant de la naissance à la douzième année, un garçon peut recevoir de la testostérone pour mieux te rendre fertile. Mais lorsque la période est dépassé, le temps du traitement lui aussi est dépassé.

    Que tu es une vision incluant une maladie chromosomique seule, dans l’hermaphrodisme ou pseudo-hermaphrodisme, c’est une infime partie de la réalité, il manque la mutation génétique ou cellulaire d’empilement de la chaîne d’ADN. Et puis une maladie chromosomique ne fait pas l’hermaphrodisme obligatoirement. L’Ovotestis : c’est hermaphrodite vrai qui se vie en 46 XX, là, la maladie chromosomique est absente, par contre une mutation génétique est bien présente. Puisque l’ovotestis est reconnaissable à l’age adulte puisque quelle aura une verge un testicule et une poitrine et un ovaire, sans aucune maladie ou (affection chromosomique).

  11. Nathasha a écrit le 23 décembre 2013

    j ai dit pas toujours ! faut pas prendre que des bouts !

    et comme je t ai déjà dit , a l époque c était un test de barr car dans les années 70 pas de caryotype et quand tu te retrouve avec un prader 3/4 ( ambiguïté dans le développement des organes génitaux externe) faut m expliquer non ? surtout sur un bilan datant de 1976 signé par le professeur Dutillieux de l hôpital nord d Amiens personnage assez mis en cause pour sont bistouri facile a l époque , mon traitement fut de la Norditropine ainsi que de l Androtardyl qui a par des effets néfaste a mon sens ne m on rien apporté

    et pourtant c est bien ce que j ai d’écrit sur mon bilan chirurgical , donc j accepte que les médecin se trompe , mais je ne pense pas qu un chir comme NMJ rajouterait ca sur un bilan pré op juste pour justifié d une op ,

    et de mémoire nous n avons jamais eu l occasion de nous rencontrer , ça c est certain , je pense qu il s’agit d une erreur de personne car cela arrive et je ne m en formalise pas

    • Sylvaine TELESFORT a écrit le 23 décembre 2013

      Le SYNDROME KLINEFELTER selon le corps médical :
      Le terme de syndrome de Klinefelter regroupe un ensemble d’anomalies chromosomiques caractérisées par la présence d’au moins un chromosome X supplémentaire dans un caryotype masculin 46,XY. L’aneuploïdie 47,XXY est l’affection chromosomique sexuelle la plus fréquente, avec une prévalence de 1/500 hommes. D’autres aneuploïdies des chromosomes sexuels ont été décrites mais sont moins fréquentes, les caryotypes 48,XXYY et 48,XXXY touchant de 1/50 000 à 1/17 000 naissances de garçons. Quant à l’incidence du caryotype 49, XXXXY, elle est comprise entre 1/100 000 et 1/85 000 naissances de garçons. Les effets sur le phénotype physique et sur le développement physique et cognitif sont d’autant plus importants que le nombre de X supplémentaires est élevé ; chaque X supplémentaire est associé à une baisse de quotient intellectuel (QI) d’environ 15 à 16 points, le langage étant le plus affecté, et notamment les capacités d’expression. Une analyse cytogénétique formelle est nécessaire pour confirmer le diagnostic. Dans le cas où un diagnostic prénatal n’a pas été réalisé, les hommes 47,XXY présentent divers signes cliniques variant avec l’âge. Dans la petite enfance, une analyse chromosomique peut être réalisée face à un hypospadias, un micropénis, une cryptorchidie, ou un retard de développement. Les enfants en âge d’être scolarisés peuvent présenter un retard de langage, des difficultés d’apprentissage ou des troubles du comportement. Plus tard, le diagnostic peut être posé chez des enfants ou adolescents au cours d’un examen endocrinologique réalisé en raison d’un retard de puberté ou d’un développement pubertaire incomplet avec morphologie eunuchoïde, gynécomastie et microrchidie. Les adultes sont souvent diagnostiqués pour un problème de stérilité ou un cancer du sein. Un traitement de substitution androgénique doit être commencé dès la puberté (vers l’âge de 12 ans) et la dose d’hormones doit être augmentée avec l’âge de manière à maintenir une concentration correcte en testostérone, œstradiol, FSH et LH.
      Éditeur(s) expert(s)
      Pr John M. GRAHAM
      Dr Jeannie VISOOTSAK
      Dernière mise à jour : Octobre 2006

      Le Corpuscule de Barr était employé surtout lors des Conseils de Révision des Armées. Il était utilisé afin de savoir si le futur militaire appartenait bien au caryotype XY. Ceux qui n’entraient pas dans cette conformité en était exclus.

      Pour ce qui de notre rencontre, à moins que je me trompe, je t’avais rencontré et discuté à un événement sur Paris. Mais comme tu ne pouvais resté, puisque tu avais ton train pour Lyon à prendre. Mais la bête peu se tromper. Et notre entretien actuel se trouve au-delà.

    • Alexandra a écrit le 23 décembre 2013

      Le test de Barr n’est pratiqué que sur les femmes… Tu n’as donc jamais été un homme ?
      Es-tu passée par l’armée ?

      http://www.unicaen.fr/ufr/medecine/tutorat/forum/viewtopic.php?f=8&t=164

    • Alexandra a écrit le 23 décembre 2013

      Je fais des recherches sur le corpuscule de Barr et son test, je ne trouve que des références à des tests sur les femmes, pas sur les hommes…

      http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1016_syndrome_turner.htm

      Ou alors j’ai rien compris ?

      Tu peux nous éclairer, Nathasha ?

    • Alexandra a écrit le 23 décembre 2013

      Je viens aussi de trouver cela sur Wikipédia.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Test_de_féminité

      Donc ?…

      (PS : 1968 : Test de féminité fait sur les athlètes féminines pour déterminer si ce sont bien des femmes)

      • Sylvaine TELESFORT a écrit le 24 décembre 2013

        Cytologie histologie, génétique
        N. m. * corpus : du latin corpus [-corps, -corporel], partie matérielle d’un être animé ; * cule : du latin -culus, a, um [-cule], suffixe diminutif ; * Barr : anatomiste et généticien canadien, né le 20 juin 1908 en Ontario (Canada), mort le 4 mai 1995 à Londres ; il a mis en évidence en 1949, les corpuscules chromatiniens sexuels qui portent son nom.

        Le corpuscule de Barr est aussi connu sous le nom de corps chromatinien de Barr, chromatine sexuelle ou chromatine X. C’est une petite masse de chromatine condensée que l’on peut observer près de la membrane à l’intérieur du noyau, dans toutes les cellules somatiques (du corps) chez la femme et les femelles de mammifères, ainsi que chez les hommes atteints du syndrome de Klinefelter. Le principe est le suivant : un individu a, dans le noyau de ses cellules, autant de corpuscules chromatiniens que de chromosome X, moins un. Un homme normal, XY n’a donc pas de corpuscule de Barr (1 – 1 = 0), alors qu’une femme normale XX en a un dans chaque cellule (2 – 1 = 1). Pour un homme atteint du syndrome de Klinefelter et qui est XXY, il y aura donc 2 – 1 = 1 corpuscules chromatiniens par cellule ; quant aux “super-femelles” qui sont XXX, elles ont 3 – 1 = 2 corpuscules dans chaque cellule. La recherche du sexe “nucléaire” se fait sur des cellules prélevées par frottis à l’intérieur de la joue.
        Pour que les protéines codées par les gènes des chromosomes X ne soient pas trop nombreuses (ou pas plus nombreuses que chez l’homme qui n’a qu’un chromosome X), il se produit, au début du développement de l’embryon (blastocyste), une inactivation aléatoire de l’un des chromosomes X, c’est-à-dire soit le chromosome X provenant de la mère, soit celui du père. Cette inactivation est aussi appelée lyonisation, car elle a été mise en évidence par Mary Lyon en 1961. Le corps de Barr correspond à l’hétérochromatine du chromosome X inactivé.

        • Nathasha a écrit le 24 décembre 2013

          voila et une réponse et je pense que Alexandra sera contente , car ce test fut longtemps utilisé dans les hôpitaux français, donc je n ai plus d éclairage a donner

          et franchement merci Sylvaine car c est super clair , un excellent travail merci je reprend ton explication car simple et super précis

        • Alexandra a écrit le 24 décembre 2013

          Intéressée que je suis par le sujet, et en candide, ma question suivante est : pourquoi réaliser un test de Barr sur un homme sans savoir qu’il est Klinfelter ? Car sans test chromosomique, impossible de déterminer un Klinfelter. Or, le test de Barr détermine le fameux corpuscule chromatinien. Si on a affaire à un homme Klinfelter, il faut déjà le mettre en évidence. Cela présuppose le tes chromosomique et ensuite le test de Barr va venir confirmer le XXY.

          À moins que je n’aie rien compris, réaliser un test de Barr sur un homme (visuel) n’a aucun sens car il tient de la loterie et par ailleurs présupposerait de le faire dès lors qu’on voit éventuellement des symptômes correspondant peu ou prou à un Klinfelter, sachant que ces symptômes peuvent être liés par exemple à un nanisme, une stérilité classique, une “débilité” liée à toute autre chose qu’un Klinfelter. Par contre réaliser ce test sur un homme déterminé Klinfelter va augmenter la preuve de ce chromosome XXY.

          À preuve du contraire, faire un test de Barr comme ça sur un être déterminé masculin de par son apparence externe n’a pas de sens et serait coûteux. La réponse que tu donnes, Sylvaine, et de ce que je comprends de tout ce que j’ai lu, présuppose de savoir qu’on a affaire à un homme Klinfelter. Sans cela, la probabilité de prouver un Klinfelter est quasi-nulle. Un test de Barr positif n’entraîne pas une confirmation d’un Klinfelter. Encore une fois, je m’appuie sur mes différentes lectures.

          (Je n’ai pas tout mis de ce que j’ai lu, et j’ai énormément lu ce soir.)

        • Alexandra a écrit le 24 décembre 2013

          Par ailleurs, Sylvaine, dans le cadre d’un syndrome de Klinefelter, la production de testostérone est-elle plus forte que chez un homme “standard” ? Si oui, est-ce que même après une suppression des gonades, cette production reste forte ? Par exemple au niveau des glandes surrénales ? Est-ce qu’il en résulte un traitement spécifique pour baisser ce taux de testostérone anormal car il empêcherait néanmoins une féminisation du corps après une opération de réassignation ?

          Si non, alors quelles sont les risques pour un Klinefelter après une réassignation, en terme physiologique et quels sont généralement les traitements de substitution envisagées pour que la personne ainsi opérée reste en bonne santé ?

          Désolée si j’ai tant de questions, je cherche à comprendre. En candide que je suis, j’ai soif de connaissances et tu sembles très bien renseignée.

          • Nathasha a écrit le 24 décembre 2013

            oui en effet ! c est assez simple certain système hormonaux se dérègle a tel point que les personne sont limite obliger de se faire opérer car cela les empoisonne et leur vie en dépend ! la chimie du corps humain est complexe certain syndrome ne répondent pas bien au injection de testo et de ce fait les réactions surrénaliennes sont assez grave et de ce fait on abaissera leur injection pour ne pas perturber le système hormonal et dans certain cas on préservera les surrénale qui compense un déficit de façon naturel ! et pour pourquoi faire un test de barr , voir les caractéristique physique expliquer par Sylvaine et lors de l examen la taille des testicules est souvent prise en compte dans un diagnostique avant le test de confirmation ,

          • Alexandra a écrit le 24 décembre 2013

            … Sauf que la présence du 2ème X inhibe la production de testostérone. Comment expliques-tu que d’un coup le corps se mette à surproduire de la testostérone ?

            Encore une fois, je me suis pas mal documentée, et tout va dans le sens d’un manque cruel hormonal sexuante obligeant plutôt à combattre une ostéoporose galopante plutôt qu’une surproduction de testostérone.

            Sylvaine ? Et toi ? Ton expérience ? Ta connaissance du sujet ?

          • Nathasha a écrit le 24 décembre 2013

            symptôme d L’hyperplasie congénitale des surrénales, et dans la liste des causes “ambiguïté sexuel ” existe chez les femme xx qui pourtant inhibe la testo avec son X ,bizarre la biologie du corps humain , chaque jour j en apprend davantage a consulter des études de ci et de la

          • Sylvaine TELESFORT a écrit le 24 décembre 2013

            Bonjour,
            Je vais vous répondre à vos questionnements plus en détail demain, pour l’instant je dois rejoindre mon frère afin de préparé le réveillon familiale.

            Mais pour ce qui est de l’hyperplasie congénitale des surrénales, il faut savoir : que se sont des glandes endocrines situés aux dessus des reins et, qui fabriquent des hormones ( cortisol, aldostérone et androgènes) ; il arrive par moment qu’un dysfonctionnement se produit. Que les inhibiteurs cellulaires endocriniens soient perturber et ne reconnaissent plus les hormones dont ces glandes produisent. D’instinct et surement d’une auto-défense ces inhibiteurs transformes ces hormones en testostérones. Là, il y a deux possibilités pour la Femme soi elle, ne réagit pas ou elle réagit.

            Si elle se contente de subir sans mot dire : la masse musculaire abdominal apparaîtra, elle prendra de la carrure, la pomme d’Adam poussera (c’est un cartilage qui pousse grâce à la testostérone), la voix se modifiera, la barbe poussera etc… Certaine femme se complaise dans cette transformation qui est, semble t’il naturel pour elle.

            Si est réagi afin d’enrayer ce processus. Elle consultera un endocrinien, qui lui fera un dosage : 170H progestérone ( à ce propos : la testostérone et l’hormone anti-müllérienne est produite par le testicule, la FSH et LH sont produites par l’hypophyse), et en fonction des résultats, lui donnera un traitement. En général c’est le DEXAMETHOSONE qui est le plus souvent donné.

            Le dysfonctionnement des surrénales peut se produire même chez une petite fille. Avant, il n’existait rien, vers 1900 en France une Femme à barbe avait défrayé la chronique en s’habillant en homme après délibération de l’assemblée national qui avait délibérer du possible. A cette époque ces femmes n’avaient aucun traitement à leurs disposition. Aujourd’hui en France certaine femme, se jouent de ce dysfonctionnement et sollicites des changement d’identités. La justice n’est pas dupe à ce propos, si elle peut admettre un changement de prénom, elle s’est toujours refusé sur un changement d’état civil. Si le choix d’une femme est le refus de se soigner, c’est son choix !

            Pour faire simple pour le corpuscule de Barr, l’armée utilisait ce test car il était très simple à faire, un peu de salive, un réactif et une première lecture au microscope. L’époque du conseil de révision ou tout les contingent devait passer nu devant les médecins, çà datait du temps de nos grand père, là le contingent devait passer en petite culotte. C’est la deuxième lecture qui augmentait le coût, mais l’avantage c’était de savoir pourquoi l’homme était soi : exempté du service actif ou réformé.

          • Nathasha a écrit le 24 décembre 2013

            encore merci Sylvaine ! j apprécie car c est clair et concis , beau boulot

  12. Meghannoire a écrit le 23 décembre 2013

    J’aime bien ton texte, Julie M et Ava, Berenice et Natasha ont raison à propos que le mot “genre” est trop floue en quoi il définit et qu’aussi la plèbe humaine vont te juger par ta complexion.

    C’est drôle que vous parlez de ce mot, j’ai terminé un essai diptyque qui parle justement de ces “cinq sexes” ou j’appelle plutôt “les cinq groupes sexués”. Ça m’a pris deux semaines à l’écrire et c’est un commentaire à une critique de “Skyfall” d’un dite féministe qui est très bien à propos de mal de virilité de “Bond”. Je vous laisse le lien ou je l’ai publié parce qu’il y a des commentatrices et des commentateurs (Paul Rigouste, Liam, Yvonne, Catherine et autres) qui avancent justement des points à propos de ce terme “genre”… voici le lien

    http://www.lecinemaestpolitique.fr/skyfall-2012-pour-que-bond-rebande/#comment-29031

    Hé, hé j’aime bien ce titre… mais bon, je collerai autres lien à site féministe fabuleux qui m’a vraiment débloquée sur plusieurs sphère de problème.

    Et je publie deux très petit morceaux de mon essai en réponse à cette critique et petit paragraphe ci-bas…

    Extrait 1
    À propos de ce dernier paragraphe de Paul Rigouste…

    “À l’inverse, les féministes (ou du moins certaines d’entre elles) critiquent cette bipartition en deux catégories étanches et exclusives (1). Déconstruire le genre ce n’est pas faire que tout le monde soit pareil (2), mais faire au contraire que tous les possibles soient ouverts pour chacun-e, et qu’il n’y ait pas les hommes d’un côté et les femmes de l’autre (1), mais plein d’individus différents, dont la personnalité individuelle peut mélanger des traits « masculins » et « féminins » (même si le but est que ces mots n’aient plus aucun sens évidemment) (3). Donc la conséquence de la déconstruction du genre n’est pas pour moi une uniformisation et un appauvrissement, mais au contraire une diversification et un enrichissement des personnalités individuelles » (2).” (Paul Rigouste)

    (1) Je crois ici, vous vouliez dire une sorte de “racisme-sexisme” qui soit basée en une séparation entre un groupe avec la pair mâle des chromosomes avec l’organe mâle complet séparé en plusieurs sphères sociales avec l’autre groupe qui possèdent la pair femelle des chromosomes avec l’organe femelle au complet, sans intercalation des deux aspects chez ces deux groupes, en principe, il y a discrimination par le physique lié avec une configuration chromosomique. C’est navrant presque l’entièreté des gens oublient les inter-sexués et les les a-sexués dont ceux et celles qui ont eu une chirurgie d’ablation des glandes sexuelles ou d’un enlèvement d’une partie de l’organe (dont moi, d’ici quelques mois). J’omets ici les transsexuels parce que beaucoup sont très puristes en ce qui concerne la forme de leur organe, c’est ce que j’eusse su chez eux et chez elles (surtout). Et donc je pourrais dire que nous sommes cinq groupes sexués, les mâles (iii), les femelles (iii), les ambigus (iv), les inter-sexués (iii) et les “travestis en la complexion” (v). J’inclue les ambigus parce que parfois même leur organe génital paraisse plus petit que la normale et aussi les “travestis” parce que beaucoup ont recours à une hormonothérapie ou à chirurgie d’ablation partielle de leur organe.
    Il me semble aussi que par mes observations et lire les gens en les forums de transsexualisme et même en certaines bande-dessinée, beaucoup de gens ont honte d’être soit une femelle humaine ou soit un mâle humain mais les intensités de ce dégoût varient de pays en pays et d’époque en époque.

    Extrait 2
    Genre, féminin et masculin

    J’utilise le mot “masculin” comme synonyme à “robuste” et aussi à dénoter un ensemble de traits comme fort, musclé, os épais et sexuel (viril) à ce qu’on voit en soi ou en une autre personne et j’utilise plus le mot “gracile” comme synonyme du terme plus universel, “féminin” et dont ce dernier est relié à autres adjectifs comme “fin”, “sinueux”, “pulpeux”, “passif” et “sensuel” ou “érotique-vers-soi”, petite remarque, cette dernière qualité pourrait aussi être un attribut de “masculin”. Vous pouvez remarquer que tous ces adjectifs touchent plus le physique que le psyché. Pour répéter, l’allure “masculine” est générée par une prédominance de la testostérone en le corps et la complexion “féminine” est moulée par une prédominance de la progestérone et aussi pour un garçon ou pour un homme, il pourrait y avoir une réalité progestative en le corps dû à une anorexie nerveuse ou alimentaire ou à une alimentation forte en progestatifs ou en phytohormones ou à une prise d’un anti-androgène, qui pourrait aussi être la progestérone extraite en laboratoire ou être une molécule synthétique ou plus violemment, cette réalité progestative soit dû à une ablation des glandes masculines.
    À la fin, je pense que le terme “genre” dénotera plus que si la personne est sexuelle, sensuelle, pacifique, érotique-altruisme, pudibonde, par gêne ou par orgueil, compétitive, altruiste, capitaliste, autistique, mélancolique ou violente en ses gestes et en ses propos, quoique synonyme au mot de “sorte”. Et là, vous pouvez voir que le mot “genre” qualifie plutôt la couleur de la conscience de la personne. Ou on pourrait utiliser “genre” ou “transgenre” pour bi-nommer “un homme” ou “une femme” selon un ensemble d’adjectifs en l’allure et en le psyché établis par une société humaine mais malheureusement, les gens vont souvent tombés, par émotion en cette bipartition par la forme du sexe et souvent encore s’il est fonctionnel. C’est à cause de ce dernier point rajouté à ce pourquoi que je n’utilise que rarement ce mot ou cette expression.
    ….
    Pour vraiment comprendre à ce que j’avance il faut vraiment le lire au complet. C’est une réflexion d’une quinzaine d’années quand même.

  13. Chloé AVRILLON a écrit le 9 janvier 2014

    Intersexes, transidentitaires…;

    Popopop ! Certaines croyances ont la vie dure, je comprends, mais il faut commencer à ouvrir les yeux sur certaines réalités médicales et biologique…

    La première chose fondamentale à comprendre, c’est qu’il n’y a pas que les organes génitaux qui soient sexués !
    La poitrine est un organe sexué, la pomme d’Adam en est un autre, et le cerveau aussi !!!

    L’intersexuation ne se limite pas à ce que l’on a entre les jambes, peut être plus ou moins marquée selon les individus intersexes, et est dépendantes de plusieurs facteurs génétiques (XXY, syndrôme de non-marquage des androgènes, etc…) ou autres facteurs externes (médocs, stress, exposition hormonale, etc…) pendant l’embryogénèse et les tout premiers mois après la naissance (Bisphénol A des biberons par exemple).
    La transidentité se traduit au niveau physiologique par un déficit enzymatique (H3-BSD) et, entre autre (parce qu’il doit certainement y avoir d’autres parties du cerveau concernées aussi que la neurobiologie ne sait encore explorer), par un thalamus (la BST en fait) prenant l’aspect physiologique du sexe opposé à celui que l’individu aurait du avoir.

    En ce qui concerne le “syndrome de non-marquage des androgènes”, celui-ci peut s’exprimer de façon différentes : ça peu aller d’une pousse de la poitrine à l’adolescence ou une pilosité quasi néante (Je connais une copine sur Brest dans cette situation), par une physiologie androgyne, voir carrément féminine (une autre copine Brestoise est dans cette situation, je peux vous dire que c’était un canon de chez canon parmis les nennettes que nous sommes, avant même d’avoir commencé sa THS !) à un hermaphrodisme avéré bien que trop souvent considéré comme “pseudo-hermaphrodisme masculin”.

    Concernant le syndrôme :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d'insensibilité_aux_androgènes

    Et je vous laisse juger du pseudo-hermaphrodisme masculin… (sont cons ces médecins… lol) :
    http://www.madmoizelle.com/genre-indefini-docu-differenciation-sexuelle-156958

    Pour ma part, celà s’est traduit par :
    – une voix féminine, sans forcer ni travailler quoique ce soit
    – Une pilosité très modérée
    – Une moitié de pomme d’Adam !!! (non, je n’en ai pas du côté gauche !)
    – Un taux de progestérone 5 à 6 fois supérieur à celui des garçons normalement constitués.
    – Un dérèglement hormonal maousse costaud à l’age de 14 an qui m’a cloué au lit pendant 6 mois et 10 tubes de prises de sang par jour à l’Hôpital Clocheville de Tours à cette épooque.

    Bah oui, ça fait mal au cul pour tout plein de monde, mais quand on est Trans, on est intersexe sans forcément être hermaphrodite ou encore moins comme je l’entends trop souvent : stérile !

    Sortez de vos placards, le combat des intersexes et des trans est le même !

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