Klinefelter 47 XXY, Prader, Hypospadias, Intersexuation

24 janvier 2014 | Tags: , ,

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NDLR : “homme” est ici employé dans sa composante physiologique, pas dans sa composante genre.

Vouloir se faire passer pour une personne inter-sexe relève d’un parcours d’un super-combattant, puisque de nos jours seul la génétique peut mettre en évidence les personnes ayant ces mutations.

Klinefelter – Définitions – Particularités

L’être humain né avec un Syndrome de Klinefelter est un homme de grande taille. La débilité n’est qu’une apparence tenace, d’une soi-disant rumeur.

La maladie chromosomique, apparaît pendant la division des cellules, soit au moment de la pénétration du corps du spermatozoïde dans l’ovule. C’est dans cette environnement que s’installe les variantes de 47, 48, 49 etc. chromosomiques. C’est bien pour cela qu’aujourd’hui ces maladies chromosomiques peuvent se soigner. Là nous somme dans le biologique, un dosage hormonal à une certaine évolution de notre corps suffit pour pallier au manque de certaines hormones. Au départ il existe une cellule, puis elle se divise et devient 2, ces 2 cellules se divisent et deviennent 4 ainsi de suite : 8,16, 32, 64, 124,256 etc.

La mutation génétique quant à elle n’apparaît qu’entre la huitième et la dixième semaine.

Lorsqu’un homme ayant un Syndrome de Klinefelter n’est pas diagnostiqué pendant son enfance, et que les testicules n’ont pas été stimulés par un traitement complémentaire de testostérone avant 18 ans, il restera stérile.

Les pratiques de l’armée ont permis de mettre en évidence, cet effet du Syndrome de Klinefelter. C’est dans le années 1950 que les traitements complémentaires de testostérones ont été administrés. Un homme ayant un Syndrome de Klinefelter avait d’ailleurs défrayé la chronique, il y a quelques années en se revendiquant inter-sexe, alors que comme homme il a eu plusieurs enfants.

Pour rappel important, l’inter-sexe n’est pas capable de procréation, l’inter-sexe est infertile.

Par ailleurs, lorsqu’un garçon est diagnostiqué 47XXY soit Klinefelter, cela veut dire que :

1) son taux de testostérone n’a pas atteint un taux suffisant pour le rendre plus tard fertile. C’est pour cela qu’un dosage hormonal est pratiqué, afin d’en connaître le niveau.
2) vers l’âge de 10 à 12 ans, l’enfant suivra un traitement de testostérone compensatoire pendant un minimum de 6 ans.
3) par la suite, un dosage sera fait pour savoir si le taux se maintient (le cas échéant un traitement lui sera administré au-delà de ses 18 ans).

De toutes façons un être humain ayant un Syndrome de Klinefelter est un homme (pas un intersexe), ses deux testicules sont bien présents et en position dans les bourses.

Klinefelter 47 XXY, Prader, Hypospadias

Il se peut que l’homme atteint du Syndrome de Klinefelter naisse avec un hypospadias (le canal de l’urètre, a été malformé).

Là il subira une opération par rapport à une échelle appelée Prader. Il y a plusieurs niveaux Prader échelonnés de 1 à 5 :

La classification de Prader répertorie les ambigüités sexuelles et anomalies selon 5 types :
Type 1 : vulve normale avec hypertrophie clitoridienne.
Type 2 : large vestibule en entonnoir s’ouvrant à la base du clitoris ( sinus urogénital à 2 orifices séparés pour l’urètre et le vagin). Grandes lèvres séparées ou partiellement soudées.
Type 3 : clitoris volumineux à la base duquel s’ouvre l’orifice unique d’un sinus urogénital étroit dans lequel se jettent urètre et vagin. Grandes lèvres partiellement soudées.
Type 4 : aspect de garçon avec verge hypoplasique et souvent coudée. Hypoplasie périnéale, orifice unique d’allure urétrale s’ouvrant à la face inférieure (hypospadias) correspondant à un sinus urogénital dans lequel s’abouche à quelques cm du méat un vagin hypoplasique. Grandes lèvres soudées.
Type 4 bis : le vagin ne communique pas avec le sinus et ne peut donc pas être démontré par la génitographie.
Type 5 : aspect de garçon cryptorchide. Le vagin s’abouche très haut dans l’urètre.
Type 5 bis, le vagin ne communique pas avec l’urètre.

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(Source : Wikipedia)

C’est aussi une échelle de technique opératoire de virilisation, afin, dans le cas d’un hypospadias, de créer le canal de l’urètre, en ouvrant la verge et en utilisant une paille ou un caténaire pour former ce canal. L’opération ne touche pas les testicules pour l’homme ou les ovaires pour la femme.

Les Hypospadias sont dûes à l’absorption de produit chimique ou d’exposition à des éléments autres (exemple : vapeur de carburant, émanation d’autres produits, le rayonnement électrique etc.). En France en 1950 les chirurgiens en opéraient très peu. Avec les progrès de la chirurgie, si dans les années 1990 environ moins de 200 hypospadias étaient opérés et cela dans les deux sexes, aujourd’hui c’est 900 en 2012.

Klinefelter, intersexuation, hermaphrodisme, pseudo-hermaphrodisme

Un Syndrome de Klinefelter est une maladie chromosomique qui se soigne très bien de nos jours. Ce syndrome n’appartient pas à la nomenclature des mutations génétiques, donc ce n’est pas un cas rare d’hermaphrodite vrai ou un cas de pseudo-hermaphrodisme.

Attention. Les gonades sont au stade primitif indifférencié : c’est sous l’effet des hormones entre la 8ème et 10ème semaine que les gonades deviendront soit des testicules, soit des ovaires. Une fois déterminé, le retour en arrière n’est absolument pas possible. Dans certains cas les gonades restent des gonades exemples : les femmes 46XY ou Syndrome d’insensibilité aux androgènes.

Armée et Klinefelter

L’armée a toujours voulu intercepter les hommes qui selon elle ne devaient et ne pouvaient pas être des hommes de troupes performants.

Une personne souffrant d’une anomalie quelconque ne devait pas se retrouver à servir la République. De tous temps, de toutes les époques, les militaires ont souffert des ordres mal interprétés, par exemple du fait d’une déficience mentale.

Lorsque le test de Barr a été mit sur le marché, l’armée se l’est immédiatement approprié. Au départ, l’identification du Syndrome de Klinefelter et d’après ce que l’on pouvait savoir, était que le 47 XXY était un homme, de faible intelligence, de grande taille, infertile, tout ce qui pouvait engendrer la peur, la moquerie auprès du reste de la troupe.

Le test de Barr servait aux médecins militaires à l’élimination de tous les hommes qui n’entraient pas dans stéréotype de l’homme de troupe voulu par l’armée, un homme sain dans un corps sain.

De nos jours, si l’armée n’a plus de contingent à sélectionner dans le cadre d’une conscription, le test de Barr est toujours d’actualité.

Hermaphrodites vrais et pseudo-hermaphrodismes et autres

Toutes les hermaphrodites vrai et les pseudo-hermaphrodismes (celles qui ont une mutation et un Y dans leur caryotype) ont un système pileux faible ou inexistant, exemple : aucun poil ne pousse sous les aisselles ou un bosquet pousse sur le sexe … D’autres éléments naturels sont perceptibles.

Nous sommes toujours aussi rare, pour un SIA (Syndrome d’Insensibilité aux Androgènes), deux versions possibles : complet ou incomplet. En France les deux versions comptent au total moins de douze naissances par an.

Pour un Déficit de 17 Cétostéroïde Réductase 1 naissance sur 1 400 000 – un tous les X années.

Agénésie Pénienne 1/1 000 000 ou 1/5 000 000 très rare.

Article Hétéroclite relayé par Rue89Lyon

Le 06 décembre 2013, le magazine WEB Hétéroclite, repris par Rue89 Lyon faisait paraître une interview d’une personne parlant de l’intersexuation, aussi j’ai soumis l’article en question au Professeur Jean-Pierre Siffroi afin qu’il donne son avis de généticien. Voici sa réponse :

Bonjour Madame

En ce qui concerne ce texte (RUE89 Lyon du 3 janvier 2014), il y a toujours la confusion autour du terme d’«inter-sexe » qui est employé à tort et à travers. Je pense qu’il devrait être remplacé par l’équivalent français de DSD, c’est à dire ADS pour anomalie du développement sexuel. Actuellement, ce qui est préconisé c’est de dire qu’une personne présente une ADS comme étant un défaut de développement par rapport à ce qui aurait dû se passer normalement, c’est-à-dire par rapport au sexe génétique établi à la fécondation. C’est pour cela que la classification actuelle parle de 46,XY DSD, 46,XX DSD ou d’ovotestis DSD quand la pathologie peut correspondre à plusieurs types de constitution génétique. A la marge, on parle également de « chromosome DSD » pour les Turner et les Klinefelter car, même s’il n’y a pas de malformation génitale ou de réversion sexuelle, il existe un défaut de développement gonadique ou de maintien d’une gonade fonctionnelle.

De plus, le terme de DSD ne concerne que les aspects anatomiques et physiologiques du développement sexuel d’un individu et pas du tout son orientation sexuelle. Or, dans la tête des gens, c’est surtout ce dernier aspect qui est retenu. Du coup, des personnes qui n’ont pas de DSD mais ressentent qu’ils ne sont pas dans le sexe qui leur convient vraiment et qui désirent changer de sexe, c’est-à-dire les trans, se disent atteints de DSD. Comme je le dit souvent, ces personnes peuvent ressentir une vraie souffrance mais pour le moment, il n’y a pas de cause génétique ou autre connue pour expliquer leur besoin de changer de sexe. Donc, on ne peut pas dire qu’ils sont atteints de DSD mais peut-être qu’un jour on trouvera un gène responsable de l’identité sexuelle et qu’ils le deviendront.

Pour répondre à votre autre question, il n’y a pas d’indication à traiter les sujets Klinefelter par l’hormone de croissance. Au contraire, ils sont souvent plus grands que la normale. Mais rien ne dit que cette personne est Klinefelter dans ce texte. Je penserais plutôt qu’elle présente une mosaïque de type 45,X/46,XY avec une population 45,X assez importante qui expliquerait à la fois le DSD et une petite taille (pour une prise d’hormone de croissance).

Bien cordialement

Pr Jean Pierre SIFFROI
Service de Génétique et d’Embryologie médicales
Hôpital Armand Trousseau
26 Avenue du Dr Arnold Netter
75571 PARIS Cedex12

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42 responses to Klinefelter 47 XXY, Prader, Hypospadias, Intersexuation

  1. Alixia a écrit le 24 janvier 2014

    pas fait de test de Barr au trois jours.

    • émye a écrit le 25 octobre 2014

      moi non plus mais quand je me suis retrouvée nue devant le docteur il m’a tout de suite réformé je suis née avec une malformation génitale un hypospadias scrotal mon urètre débouche entre mes petites testicules je parle de moi au féminin car pour uriner je suis obligée de m’asseoir sur les toilettes et maintenant je vis en fille je suis XXY

  2. Alixia a écrit le 24 janvier 2014

    donc, j’en concluE que si une personne est déclaréE positive au test de Barr, cette personne n’aurais pas pu intégrer la Légion par exemple, c’est ça??

    • Alexandra a écrit le 24 janvier 2014

      En lisant ce que disent Sylvaine et le Professeur, ce que je comprends, mais je ne suis pas médecin non plus, c’est que si t’es Klinefelter 47 XXY, c’est que t’es un homme à la base. Donc, si tu fais une opération de réassignation c’est que finalement tu es une transsexuelle.

      Attendons d’éventuelles précisions de Sylvaine à ce sujet.

    • Sylvaine TELESFORT a écrit le 24 janvier 2014

      Alixia, bonjour, La légion est une armée de professionnelle de volontaires, chaque engagé signe directement et personnellement un engagement. Un syndrome de Klinefelter peu s’engager dans la Légion étrangère. Mais pour le contingent qui faisait appel à des jeunes gens à peine sorti du cocon familiale, un tri avait orchestrer : bon pour le service, exempté du service actif ou réformé.

      Pour les armées de métiers, seuls les personnes atteintes de maladies psychiatriques, tuberculose etc… sont identifier après la réception médical. et ne peuvent pas aller plus loin.

  3. pocahontas a écrit le 24 janvier 2014

    coucou,

    Je croyais que l’injection d’hormones à l’adolescence avait été interdite il y a un bon moment, apparemment non.

    • Sylvaine TELESFORT a écrit le 24 janvier 2014

      Le traitement hormonal pour un 47,XXY ou syndrome de Klinefelter s’impose irrémédiablement puisque si elle n’est pas réaliser l’enfant sera une fois adulte interfertile. Dans une période pas si lointaine, le 47,XXY était avisé de sa situation une fois adulte. Là, la maladie chromosomique était irréversible et la stérilité définitive. C’est pour cela que lorsqu’un enfant vient au monde aujourd’hui et si l’on connait les antécédents familiaux, un caryotype sera pratiquer juste après la naissance.

      Un de mes neveux à une petite fille lundi, et un caryotype lui a été fait le lendemain de sa naissance.

      Par-contre se sont les hormones de croissances que l’on ne donnent pas, puisque là ce n’est pas la même chose.

  4. Bérénice a écrit le 24 janvier 2014

    Merci pour toutes ces infos enrichissantes et oh combien instructives. En vrai, je m’en fout un peu, mais ça aide à cerner les discours mensongers, et me redonne encore un peu plus de la confiance en moi que j’avais perdue.

  5. Bérénice a écrit le 24 janvier 2014

    Mais au fait, j’y pense. Peut on dire qu’une femme trans de base serait plus légitime qu’un klinefelter alors? Niveau féminité… :-)

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 24 janvier 2014

      Y’a pas de chromosome de la légitimité. On n’est pas des chromosomes, mais des personnes. :)

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 24 janvier 2014

      (pis je trouve ça vachement violent d’utiliser le nom d’une condition sous la forme d’un substantif pour désigner un groupe de personnes ou une personne, en fait)

      • Bérénice a écrit le 25 janvier 2014

        Oui,tu as raison Chloé. Une fois de plus mon côté “rentre dedans” me fait dire des choses que je ne pense pas… Il est vrai que la “Légitimité” de l’identité d’une personne n’appartient qu’a elle seule et surtout, n’est définie que par une seule chose, son ressenti profond personnel.
        Pour ce qui est des “Caractéristiques” masculines ou féminines, c’est tellement subjectif tout ça… Une femme bio qui a un déséquilibre hormonal lui créant une pilosité plus développée, n’est pas un homme pour autant.
        J’imagine que cela est valable pour absolument TOUTES les personnes humaines avec telle ou telle maladie génétique, problème hormonal ou même fonctionnant totalement normalement par rapport à la fameuse “Norme”.
        Je tiens donc particulièrement à m’excuser si j’ai pu blesser certaines personnes par mes commentaires, il est vrai, un peu irréfléchis.
        Sortons une fois pour toute de ces considérations physiques et matérielles qui nous font ranger les êtres dans des cases en se basant sur des images…
        Bien cordialement, je vous souhaites à tous et toutes de trouver la paix intérieure et la plénitude d’être en harmonie… Bises!

        • Bérénice a écrit le 25 janvier 2014

          Remarquez, la norme qui définit un être “Normal” n’est pas la seule vérité que notre société admette. Pour les intersexes, il y a aussi une norme pour les définir.( Je pense à l’echelle de Prader là…)
          C’est aussi toutes ces normes qui créent le mal être d’un sujet qui sort un peu des critères prédéfdinis. (Genre, une femme qui aurait des traits masculins de part ses gênes qui lui ont étés transmis par ses parents…)
          Et le calvaire qu’elle endurera toute sa vie par les moqueries et l’évitement de ses prochains…
          Bon, j’arrêtes là avant de faire du hors sujet :-)
          En espérant vivement ne blesser personne et avoir été comprise tel que je l’entendais 😉

          • Bérénice a écrit le 25 janvier 2014

            Encore une chose, je suis assez souvent désignée comme trans.
            C’est une condition, on est d’accord. Alors pourquoi me désigner avec ce substantif? Mais bon, cela me passe au dessus en fait.
            Trans est un terme que je n’aime pas, mais je dois bien admettre en être une malgré tout… L’erreur que tu désigne comme “Violente” de ma part, n”est qu’une habitude de langage prise au fil du temps et qui ne me choque pas personellement vu que “tout le monde ” le fait ou l’a déjà fait au moins une fois dans ça vie…
            Merci quand même pour ce “Rappel à l’ordre” et je ne manquerai pas de faire plus attention dans mes commentaires à l’avenir… 😉

          • Alexandra a écrit le 25 janvier 2014

            Il ne faut pas non plus bannir à tout prix un mot parce qu’il peut nous blesser. Il peut aussi avoir du sens selon le contexte.

            La “norme” “veut” que ton cœur ne soit pas capable de dépasser un certain nombre de battements par minutes. Si on mesure n’importe quel être humain à 260 alors qu’on le voit au même moment en détresse physique, on saura que son cœur bat de façon anormale par rapport à son état physique, et qu’il risque d’y passer si on ne fait rien.

            C’est l’emploi irréfléchi du mot “normal” qui est dangereux.

          • Sylvaine TELESFORT a écrit le 25 janvier 2014

            L’échelle de PRADER ne sert que dans certains cas (le développement de l’organe sexuel visuel), il y a beaucoup d’inter-sexe ou le sexe visuel est très bien formé, là cette échelle ne sert absolument à rien. L’échelle de PRADER n’est pas une norme, mais un élément ou plutôt une technique opératoire.

          • Chloé Tigre Rouge a écrit le 25 janvier 2014

            Y’a pas de souci, je faisais juste une remarque. Parler de “personnes trans” ou “personnes intersexuées” me semble plus pertinent que de parler de “trans” et d'”intersexes”.

            Un intersexe, c’est un zizi sur Internet ?

            Bref, faut réfléchir aux termes qu’on emploie pour qu’ils soient porteurs de sens sans nuire (dans un cadre hors polémique)

  6. Bérénice a écrit le 25 janvier 2014

    Au moins une fois dans SA vie… 😀

  7. Chloé AVRILLON a écrit le 25 janvier 2014

    Il est étonnant de voir que le Pr Jean Pierre SIFFROI confond allègrement intersexuation et hermaphrodisme.

    Et d’une (Merci l’OII) :
    http://www.txy.fr/blog/2012/09/19/dix-idees-fausses-sur-lintersexuation/

    Et de deux, il oublie dans le lot des intersexuations le SIA (Syndrome d’Insensibilité aux Androgènes), bien moins rare qu’on voudrait nous le faire croire et qui s’exprime dans une variété allant de rien de bien visible, à un développement du corps à l’inverse de la logique XY :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d'insensibilité_aux_androgènes

    De trois, il oublie aussi le développement du cerveau pendant l’embryogénèse menant bien souvent à une intersexuation du cerveau (Notemment le BST associé à un éficit de l’enzyme H3-BSD chez les personnes trans et chez certaines personses homo et reconnue et qui conditionne le comportement masculin/féminin de l’individu, donc l’identité de genre), ainsi que le révèle la neurobiologie depuis 1986 (source : Dr Mireille Bonnierbale, SOFECT)

    Trans (genres/sexes), Homo, SIA, Hermaphrodites, OUI, nous sommes tou.te.s des intersexes à des degrés divers et il serait temps que cela soit reconnu et expliqué.
    Tou.te.s dans le même bateau, tou.te.s uni.e.s, ensemble.

    Quand je lis ça, en rouge et gras :
    “Pour rappel important, l’inter-sexe n’est pas capable de procréation, l’inter-sexe est infertile”
    Ca me fait autant bondir que vomir !

    • Sylvaine TELESFORT a écrit le 25 janvier 2014

      Le Professeur SIFFROI ne confond l’intersexuation et l’hermaphrodisme, puisque le mot intersexuation est un mot inventé par des intellectuels afin de faire croire qu’ils avaient l’information exacte, vis à vis de ceux qui œuvraient dans la recherche génétique.

      Le SIA n’est pas atteint d’intersexuation puisque le SIA est pseudo-hermaphrodisme avec un caryotype masculin (XY), puis se référé à Wikipédia n’est pas une référence. Wikipédia est une source d’information ou n’importe qui peut écrire n’importe quelle bêtise. Il y a d’autres sources nettement plus sérieuse et médical.

      La génétique ne dépend pas de la SOFECT, puisque cet organisme n’a été créer que pour prendre le pas sur les transsexuels, non pas sur le génétique. Là nous sommes en présence de deux mondes totalement opposé. L’inter-sexe ne dépend pas de la SOFECT.

      Tout dépend ce que tu met dans l’hermaphrodisme ou inter-sexe. La procréation n’entre pas dans la possibilité des mutations génétique des hermaphrodismes et des pseudo-hermaphrodites, par contre si tu y met les maladies chromosomiques tel que : 47,XXY ou 45 XO voir 47 XXX eux peuvent avoir accès à la procréation. Une maladie chromosomique n’est pas un cas d’inter-sexe.

      Prendre ses informations auprès d l’OII ne sert pas la France ! Importé une information des USA sans pouvoir la contrôler et la prendre comme la référence mondiale en opposition à tous ordre officiel, marque une certaine volonté de ne pas regarder réellement le problème. Si tu te contente de cela, il est évident que tout le corps médical Français ne peut être qu’en opposition avec ce que tu crois être.

      • Chloé AVRILLON a écrit le 25 janvier 2014

        Elle va etre contente, Phoebe hart, et les autres filles SIA qu’elle ne sont pas intersexes ici :
        http://www.arte.tv/guide/fr/047521-000/genre-indefini

        “Le SIA n’est pas atteint d’intersexuation puisque le SIA est pseudo-hermaphrodisme avec un caryotype masculin (XY)”
        1) Etre intersexué.e. ne signifie en rien être hermaphrodite, par contre l’inverse est vrai.
        2) “pseudo-hermaphrodisme”, kezako ? Que je sache, si tu est XY avec un vagin et des nibards, tu est hermaphrodite.

        Faut arréter d’exclure les gens comme ça systématiquement en les envoyant dans des cases qui t’arrangent bien et qui ne sont que l’expression de réacs “trans-intersexe-homo-phobes cathos-j’sais pas quoi”

        • Chloé AVRILLON a écrit le 25 janvier 2014

          Enfin bref etre intersexe, justement, ne se réduit pas au caryotype XY

          • Chloé AVRILLON a écrit le 25 janvier 2014

            Et merde, cette histoire de pseudo-hermaphrodisme bien excluant me fait penser à cette histoire de “trans primaire”/”trans secondaire” tout aussi débile !

          • Sylvaine TELESFORT a écrit le 25 janvier 2014

            L’inter-sexe est une personne qui malgré son caryotype (XX, XY) acquiert durant la période de la transformation des gonades en un développement autre que celui est logiquement prévu, XX un sexe féminin, XY un sexe d’homme.

            Les Chromosomes n’influent pas, par contre, nous parlons de pseudo-hermaphrodisme lorsque le développement sexuel n’entre pas dans la logique du caryotype. Puis il faut surtout retenir que si l’hermaphrodite a une formule du caryotype en XX tandis que le pseudo-hermaphrodisme lui a au minimum un Y dans son caryotype (SIA = 46XY ou Déficit de 17 cétostéroïde peut se développer en 46 XY ou 47 XYY etc.) le pseudo-hermaphrodisme possède au minimum un Y dans caryotype.

        • Anna Tiger a écrit le 27 janvier 2014

          hello Chloé,
          je n’arrive pas à voir ce documentaire..

  8. Chloé AVRILLON a écrit le 25 janvier 2014

    Non Sylvaine,
    Pour toi, intersexe = “L’inter-sexe est une personne qui malgré son caryotype (XX, XY) acquiert durant la période de la transformation des gonades en un développement autre que celui est logiquement prévu,”

    J’ai bien compris.

    Pour SIFFROI, et c’est lui que je critique en partie :

    ” il y a toujours la confusion autour du terme d’«inter-sexe » qui est employé à tort et à travers. Je pense qu’il devrait être remplacé par l’équivalent français de DSD, c’est à dire ADS pour anomalie du développement sexuel. Actuellement, ce qui est préconisé c’est de dire qu’une personne présente une ADS comme étant un défaut de développement par rapport à ce qui aurait dû se passer normalement, c’est-à-dire par rapport au sexe génétique établi à la fécondation.”

    Alors ici, il donne la définition du terme ADS en le confondant avec celui de DSD (” français de DSD, c’est à dire ADS”)
    Puis il donne la définition de ADS, qui n’est pas de lui mais un joli copié-collé du Vidal (“une personne présente une ADS comme étant un défaut de développement par rapport à ce qui aurait dû se passer normalement, c’est-à-dire par rapport au sexe génétique établi à la fécondation.”
    Donc pour lui, intersexe=ADS=”anomalie du développement sexuel”=”défaut de développement par rapport à ce qui aurait dû se passer normalement”
    –> Le Vidal ne réduit absolument pas le terme intersexe ou celui d’ADS aux seules Gonades
    Et ça, je suis assez d’accord avec lui et donc en total désaccord avec toi.
    Tu confond allègrement intersexuation avec hermaphrodisme et cariotypie.
    Le terme intersexuation est un terme qui englobe justement tous ces “défauts de développement par rapport à ce qui aurait dû se passer normalement”, et pas que les gonades !
    Par contre le DSD, c’est justement ça :
    ” le terme de DSD ne concerne que les aspects anatomiques et physiologiques du développement sexuel d’un individu et pas du tout son orientation sexuelle.”

    quand bien même, celà n’englobe pas que la gonatypie ou que le cariotype (Et oui, encore un copié collé du monsieur qui s’emmèle les pinceaux en voulant mettre de côté les trans)

    Justement, et la transidentité, et l’orientation sexuelle, selon diverses sources, ont bien une origine physiologique !
    Mais qu’est ce qui les emmerdent ? Que le cerveau puisse avoir un sexe et que la sexuation du cerveau puisse se faire indépendament du cariotype ?

    Il est à l’ouest le bonhomme !

    Un peu de litérature lui ferait du bien, et là je sors mes arguments “Bombe Nucléaire”, et pas contente :
    http://www.transgendercare.com/medical/hormonal/brain_sex_diff.htm

    Oui, la transidentité n’est rien d’autre qu’une DSD, une intersexuation du cerveau (d’une partie du Thalamus pour sur, qu’on appelle le BST) !

    Et on est en train de découvrir, que, très probablement, ce serait aussi le cas pour l’homosexualité :
    http://bibliobs.nouvelobs.com/en-partenariat-avec-books/20131226.OBS0743/l-homosexualite-est-elle-biologique.html

    Il faut arrèter de dire tout et n’importe quoi et ouvrir les yeux sur le fait que ce que tout le monde pensait être une particularité psychologique (voir une maladie mentale), n’est rien d’autre qu’u cablage sexué du cerveau, donc une intersexuation.

    Pour finir, je laisse Tom Reucher l’expliquer très bien, et c’est loin d’être un ignare sur le sujet !
    http://www.dailymotion.com/video/xrhfg9_14-table-ronde-sexe-genre-et-identite-tom-reucher_school

    • Sylvaine TELESFORT a écrit le 25 janvier 2014

      Excuse moi, mais je ne mettrai pas en cause un généticien, si son langage te déplaît, je ne peux rien y faire.

      Maintenant tu te fixe sure le mot inter-sexe ! A l’origine il existait le terme hermaphrodite qui avec le temps a évolué. A une certaine époque le terme a évolué pour différencier l’hermaphrodite dite vrai de certaine qui n’entraient pas dans le registre puisque n’ayant pas un caryotype en XX. L’évolution a fait que le terme de Pseudo-hermaphrodisme a été créer.

      Vers la fin du vingtième siècle sous l’égide des sommités médicales (vétérinaires et médicales) se sont mit d’accord pour utilisé le terme hermaphrodite pour l’homme, et le terme intersexualité pour les animaux (porc, chèvre, poisson, fauve etc.) C’est dans la période des années 1990 que des intellectuels d’outre atlantique ont changer l’ordre du mot en instaurant l’intersex’ pour l’homme. Plus tard ce mot prendra l’accord intersexe puis en bon Français inter-sexe ou inter sexe.

      En apportant le trouble du mot et son interprétation, ce courant a voulu faire un mélange qui déboucherait sur un trouble de la personne, si bien qu’être inter-sexe cela peux vouloir dire être trans, alors que le trans ne relève pas pour l’instant d’une mutation génétique. Même si beaucoup de personne le désirent. Au moins cela permettrait d’accéder plus facilement à changement du CEC. Pour l’instant ce n’est pas le cas : alors que pour toi ” la transidentité n’est rien d’autre qu’une DSD, une intersexuation du cerveau ” là c’est très tiré sur les cheveux. Comme le mot ne te convient pas, tu le fait entrer dans ta conception de ce qui pour toi comme la seule vérité. C’est une conception unipersonnel.

      Mettre en cause un généticien parce qu’il intervient dans une explication d’un terme qui a été discuté au symposium de 2005 ou il était présent et actif. Tu y était toi ! Lui il représentait L’UE au nom de la France.

      Tu me parle du VIDAL, je te rappel que le VIDAL est le livre ou se retrouve tous les médicaments et conseils dispensés sur le territoire Français.

      Je sais qu’aux alentours des années de 2000 les généticiens ont été sollicité afin de trouver un gène qui ferait apparaître, que la transsexualité aurait pour base une origine génétique. En plus de cinq ans de recherche, aucun chemin n’a été trouver pour confirmer cette affirmation. Peut-être que les bécanes ne sont pas assez puissantes pour l’instant, mais vouloir la confondre à tout prix avec un DSD ou ADS (DSD= Désorder Sexual Dévelloper) ADS (Anomalie du Développement Sexuel) le premier terme s’applique aux USA le second s’applique dans l’UE selon le code CIM.

      Comme çà le Bonhomme serai à l’ouest, décidément tout ce qui ne va pas dans ton sens, ne te convient pas, cela me rappel une personne qui issue d’un parcours Trans s’est extériorisé en s’inventant un état d’intersexualité, pour mieux faire l’assemblage des deux termes en une seule et même représentation.

      Pour finir pour moi l’inter-sexe c’est une personne qui pendant sont développement de ses organes ne se développe pas correctement du à une mutation génétique. Le caryotype sert à définir ici à quel type d’inter-sexe il appartient : Si le Caryotype possède deux X sera une hermaphrodite vrai, tandis que si il y a au minimum un Y ce sera un ou une pseudo-hermaphrodisme.

      Donc tu critique une généticien qui enseigne à la faculté de médecine, qui représente fréquemment Son pays dans des colloques internationales de génétiques, et toi as-tu fait les études en biologiques génétiques est tu chef de service etc.?

      Enfin de compte tu recherche une explication plus exhaustive allant dans ce que tu crois être la seule vérité.

      Tu vois, lorsque je suis née, il y avait un problème, mon problème a été corrigé dans la foulé au CHU de NECKER, puis après je n’ai eu que de problème de santé, à 14 ans suite à un traitement hormonale, j’ai fait une overdose, 5 semaine de comas j’étais classé comme hermaphrodite. A 19 ans après le conseil de révision j’ai été réformé, puis à l’aube de mes 32 ans et après contrôle biologique, ils m’ont annoncé que j’avais des résidus de menstrues et ce n’est après de 12 ans de recherche la solution a été trouvé.

      • Chloé AVRILLON a écrit le 25 janvier 2014

        Dans le Vidal, tu as aussi un lexique médical et un arbre décisionnel pour aider le médecin à établir un diagnostique.

        Sinon ce ne sera pas le premier généticien à dire des conneries sur les trans, pour mémoire :
        http://yagg.com/2013/10/03/pour-jean-francois-mattei-la-transsexualite-est-toujours-une-maladie-mentale/

        Sinon, oui, les médecins français font un distingo entre ASD et DSD : ils n’ent donnent pas la même définition. Je te l’accorde, c’est pourtant censé être la même chose.

        Après, je suis désolée pour tes problèmes de santé mais sache que tu n’en a pas eu l’exclusivité. Tu vois, moi aussi j’ai passé 6 mois clouée au lit au CHU Clocheville de Tours (37), avec un dérèglement hormonal suivi d’une leucémie lorsque j’avais 14 ans, et nous ne sommes très certainement pas les seules.
        Et ce n’est pas parce que tu es hermaphrodite que tu dois considérer que ta particularité rentre seule dans la catégorie des personnes intersexuées.

        Et ce n’est pas pour des cacahuettes que le futur DSM V souhaite placer l’intersexuation et la dysphorie de genre dans la catégorie des DSD !
        http://oiiinternational.com/2541/disorders-sex-development-dsd-conflates-transsexualism-intersex-variations/

        Excuse moi d’être aussi documentée sur le sujet…

        • Sylvaine TELESFORT a écrit le 27 janvier 2014

          Bonjour Chloé,

          Tu me parle du futur DSM V, une question : est-ce que tu te réfère à cette nomenclature comme étant la seul bible médical officiel ?

          IL faut connaiitre l’origine de ce document, il fut créée dans les années 1930 par et pour les Etats-Unis, Ce document médical fut importé au reste de la planète, afin que les médecins puissent travailler de concert. Mais très vite il a été contesté par un certains de pays qui ne se retrouvait pas dedans.

          Après la seconde guerre mondiale, l’ONU fut créer, et sous l’influence de l’ONU une nomenclature plus juste à été mis en place par négociation de tous les adhérents de cette entité. La Classification Internationale Médical (CIM) fut créée pour l’ensemble de l’humanité. La DSM restant la référence pour les ETATS-UNIS .

          La France applique la CIM, je sais que certain psychiatre préfère et de loin appliqué la DSM car plus arrangeante pour cette corporation. Mais en matière de feuille de maladie, que se soit un psy ou un médecin généraliste, la seule codification employée reste et demeure la CIM. Je sais que beaucoup de psy aiment se référer à la DSM, mais pour tout remboursement c’est le code CIM qui prime. A moins que tu désire importé une nomenclature qui n’est plus utilisé par nos services sociaux Français et Européen.

          Cela me fait penser, à cette réforme qui est passé sans bruit. En juin 2011 une recommandation Européenne prenait acte : de respecter d’avantage la personne humaine dans le circuit médical. Un médecin qui serait consulté ne pourra plus dire c’est mon patient, mais devra dire c’est mon client ! Cette décision allait dans le sens du respect de l’être humain.

          Un patient dépend de la bonne volonté du médecin, tandis un client (cliente) c’est un acte commercial, un contrat, un contrat de résultat etc. Un client ne dépend pas de son médecin, Lors d’une réunion à la faculté de Médecine au mois de juin 2011, j’ai invectivé les médecins sur cette information ! A quel moment le changement se verra appliquer par le corps médical français ? Il a été répondu qu’il faudrait bien une génération ( 20-25 ans) pour que cela entre dans les mœurs !

          Dès qu’un médecin a accès à une pratique que l’arrange et quelle soi entré dans les US et Coutumes, il aura du mal à prendre le pas sur la nouvelle donne qui ne l’arrange pas.

          Dans la notion du patient, le médecin considère que ce n’est pas son patient qui paye mais un organisme de couverture. Dans la notion de client, le médecin ne peut pas considérer que ce n’est pas son client qui paye. De toute façon patient ou client se sont bien nos droits par notre travaille qui permettent d’accéder à une couverture sociale. Ou que c’est bien le client qui paye une mutuelle pour obtenir des droits. Cette de client n’arrange pas le médecin, puisque cela va dans la délivrance d’un contrat durement signé par deux parties, tandis dans le patient c’est un contrat signé par le praticien uniquement.

          Sur sujet de l’inter-sexe, on ne devient pas inter-sexe juste parce qu’une personne le souhaiterai, L’hermaphrodite pour les caryotypes XX ou les pseudo-hermaphrodisme pour les caryotypes ayant au moins un Y c’est une mauvaise blague que mère nature joue à la personne. Naître dans cette conformité, avec ce que l’on sait de la vie aujourd’hui, de cette l’existence, c’est un cauchemar dont on voudrait se sortir.

  9. Chloé AVRILLON a écrit le 25 janvier 2014

    Avec Tom, on ne s’est jamais concertés, et pourtant, invariablement, on avance les mêmes arguments !

  10. Chloé AVRILLON a écrit le 25 janvier 2014

    Je tenais à préciser une chose.

    La première preuve que la transidentité ou l’homosexualité sont d’origine physiologique, c’est que ce ne sont pas des choix : ça vous tombe dessus que vous en ayez envie ou non, comme la couleur de votre peau, ou bien… les gonades avec lesquelles on se retrouve dès la naissance.

    Si tel n’était pas le cas, alors ce seraient de simples choix de vie par caprices ou fantasme, et là on pourrait que l’on verse dans la maladie mentale.
    Cela voudrait aussi dire que l’aspect comportemental du genre ne serait qu’une simple construction sociale et que le fait qu’un garçon, par exemple, soit complètement efféminé dans sa gestuelle ne serait qu’une habitude prise sur le tard. C’est justement ça la “Théorie du genre” qui est utilisée comme arme de désinformation à notre encontre par certains groupuscules religieux ou extrémistes, et ce n’est pas vraiment ce que nous expérimentons dans nos vies.

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 25 janvier 2014

      On peut adopter une position intermédiaire, un terrain physiologique entraînant la possibilité, par construction, d’une issue transidentitaire.

      J’ai toujours beaucoup de mal avec la stricte approche biologique car elle a des implications morales dangereuses, et parce que le déterminisme biologique ferme la porte aux approches psychologiques.

    • yukarie a écrit le 25 janvier 2014

      cette “démonstration” que tu fais, Chloé Avrillon est vraie avec une croyance matérialiste.
      Pour moi, qui ait une autre croyance ou plutôt une autre certitude, l’esprit ou l’âme (appellez le comme vous voudrez) n’a pas besoin de support pour exister.
      Il s’en suit qu’il n’y a pas besoin d’un support physique pour que la transidentité vous “tombe dessus”, il suffit que cet esprit soit d’un genre différent du corps. On peut donc avoir une transidentité sans support physique.

      Ceci dit, je ne critique pas la vision que chacun⋅e a de la vie.

      • Alexandra a écrit le 27 janvier 2014

        Chère Yukarie. Tu dis que la transidentité n’a pas besoin de support physique et juste après, tu dis que cela se manifeste dès lors que l’esprit est différent du corps. Il y a un corps, donc il y a la partie physique.

        Ensuite… En théorie, l’âme n’a pas de genre. Elle se met à avoir un genre au moment de son incarnation. Qu’est ce qui va la genrer ? Le corps matériel. Elle se rattache d’un coup à la matière.

        Et là… Si la matière joue un tour à l’âme (j’emploie ce mot par rapport à ton approche) avec un corps ayant des caractéristiques contradictoires (pourquoi pas un cerveau ne correspondant pas au reste du corps)… Et on n’est pour autant dans le matérialisme, mais jusqu’à preuve du contraire, nous ne sommes pas des âmes pures. Dans les croyances, l’âme pure ne se réincarne plus, elle se fond dans le tout, elle est le tout. C’est à ce moment-là qu’elle n’aura plus besoin de support pour exister.

        • yukarie a écrit le 27 janvier 2014

          une nuance : dans mon propos, ce n’est pas la transidentité qui n’a pas besoin d’un corps, c’est l’esprit, ou l’âme qui existe même sans corps.

          L’âme n’a pas de genre : je n’ai pas voulu entrer dans les détails, juste appuyer sur le fait que la transidentité peut ne pas venir d’un support physique, et que c’est mon point de vue.
          Donc c’était juste pour donner une autre approche. et comme je l’ai ajouté ensuite, je ne critique pas la vision des autres, autrement dit je ne dis pas vous avez tort.
          Je n’irai pas plus loin, car il y a des affirmations divergentes selon les voies et des définitions différentes de l’âme . Donc cela relève de croyances (ou de représentations du monde) personnelles.
          je n’ai pas voulu non plus détailler sur les mots âme, esprit, etc car on peut rentrer dans quelque chose de très complexe : différents corps subtils, (énergétique, causal, … ) etc.
          La complexité du sujet est telle qu’on pourrait ouvrir un forum là-dessus …
          Je n’ai pas la capacité à tout résumer en quelques mots.

          Au passage, j’ajouterai que même si on me montrait un gène ou un quelque chose dans le cerveau en relation avec la transidentité, je ne le prendrai pas forcément pour une cause de la transidentité : car il faut faire la différence entre cause et conséquence.
          Je vais mettre en parallèle deux phrases :
          “tu as telle caractéristique dans le cerveau donc tu es trans.”
          “tu as un pénis donc tu es un homme”.
          On voit où cela peut mener.
          Mais on rentre dans un autre débat.

          • Alexandra a écrit le 28 janvier 2014

            Je vais volontairement être taquine (je préfère prévenir parce que… Ben voilà quoi ! 😉 )
            Les mecs pensent avec leur pénis… Bon mais le cerveau, y a des neurones quand même !

            (D’accord ! D’accord ! C’est pas bien ce que j’ai écrit ! Gloups ! 😀 )

    • Sylvaine TELESFORT a écrit le 27 janvier 2014

      A la base tout être humain est constitué de cellules, chaque cellule renferme un noyau, dans chaque noyau se trouves les chromosomes qui forment la chaîne de l’ADN . Un chromosome est lui même composé de cellule active et non active, la cellule est elle même composé de protéines, d’enzymes, pour faire simple.

      Les protéines sont indispensable au corps humain, une anomalie génétique se traduit par une protéine absente ou anormalement composé, celle ci peut conduire à une anomalie d la formation ou du fonctionnement d’un organe.

      A l’origine nous avons tous une paire de gonade, qui se transformerons sous l’influence d’hormones soit en testicules ou en ovaires. Par moment cela ne se passe pas comme la nature le voudrait. La nature produit dans de rares cas quelques erreurs irréversibles, l’être humain qui naît ainsi vivra toute sa vie avec l’anomalie produite par la nature. Par moment et grâce à notre époque actuelle, la médecine apporte une solution qui ne sera jamais la mieux approprié, par rapport à ce que la nature aurait pu créer, pendant la période des deux mois après la création.

  11. Alixia a écrit le 25 janvier 2014

    ah mince alors, suis un garçon, j’ai du me tromper quelque part, revoyons un peu le passé.

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