Trans-identité, c’est effrayant

3 février 2014 | Tags: , , ,

transitionÇa faisait longtemps que je n’avais pas écrit, effectivement il y a déjà un certain temps que j’ai envie de ne rien faire, envie de m’isoler,  de disparaître … de rêver d’être capable de tout recommencer comme dans un livre magique.

Le problème de m’isoler en espérant que tout ira mieux demain ne semble pas vraiment fonctionner, ce texte c’est ma manière d’exprimer que les choses ne vont pas bien, pardonnez-moi !

Même dans mon coin, isolée du monde, je continue à avoir des sautes d’humeur, je continue à faire mal à mon entourage même si, je suis beaucoup plus libre en relation à moi et mes envies.

Dans mon esprit, ces sautes d’humeur ont toujours été liées à ma trans-identité, une raison de plus pour détester être trans.

Cependant, aujourd’hui, participer à l’Atelier narrative, avoir connu des gens qui ont ou sont en train de traverser ce processus de reconnaissance et d’épanouissement personnel, m’a aidé à comprendre quelque chose de très important, je n’ai pas une trans-identité.

Je suis Barbara, cela c’est moi, j’ai une seule identité, ni plus ni moins !

Sauf je dois être honnête et reconnaître que je ne l’a connais pas trop non plus, et tout ce que je sais sur moi, je ne saurai même pas dire si c’est une toute petite part ou une grande part de moi que je connais aujourd’hui.

Pour le savoir il me faut la force de continuer ce chemin de découverte que j’ai étamé.

Une chose est sûr pour le moment, j‘aime ce que je suis en train de découvrir sur moi et j’ai de plus en plus du mal à ne pas me présenter à tous avec toute mon énergie.

Je suis au bout de mes forces, plus de patience ni de la force d’y réfléchir, de tout planifier le comment, le quand afin de m’assurer que tout ira bien surtout parce que je sais que c’est faux et que les choses vont aller mal et je n’y suis pour rien !

Voilà, je reviens aux sauts d’humeur et ma « trans-identité » car ce n’est pas mon identité le « problème » mais si, la perception du monde sur moi, c’est à cause de cette perception des gens sur les autres et l’ouverture à accepter la différence que je ne suis plus une « personne » mais une « personne trans-identitaire ».

Et le pire c’est que justement cette perception est aussi ma faute, c’est moi qui n’a pas crié au bon moment afin de me faire reconnaître comme je me crois être et donc pouvoir grandir comme n’importe quelle femme.

C’est peut-être la faute de mes parents qui n’ont pas su voir, comprendre et protéger leur enfant mais surtout lutter avec moi.

Un enfant comme moi avait besoin d’être rassurer, d’avoir des parents pour me guider et me montrer que je pourrais être moi-même de forme pleine, que cela était possible.

Sauf que là, à la place, ils m’ont apprise à développer seulement la partie qui pourrait être intéressante et leur donner du plaisir, de la fierté vis-à-vis les du des autres et j’ai accepté.

En tout cas, lister les possibles responsables et les raisons pour laquelle j’en suis arrivée là, n’a plus d’importance, c’est déjà fait et sans trop de résultat.

C’est bon, j’ai grandi comme un garçon, j’ai appris les stéréotypes d’un garçon, la manière de parler, la manière d’aborder les sujets, les gestuelles … pour les gens autour de moi si je ne leur dis pas autrement, je suis un homme sans aucune discussion, c’est le contraire le difficile à défendre et à faire croire.

Leur interprétation était et est toujours correcte, ces signes qui font de moi un « homme » ont été émises pour moi, je suis la seule responsable pour les avoir induit en erreur.

« Leur perception de moi sera toujours ma responsabilité. »

Et pour changer cette perception je devrai payer le prix, l’impact sera très fort sur toute mon entourage car ce changement signifie :

–          Qu’ils se sont trompés sur moi pendant tout ce temps ;

–          Obligation de s’investir à comprendre des nouvelles dimensions de moi qui ne vont pas forcement plaire ;

–          Accepter leur peur de devenir cible, eux aussi, d’une société pas vraiment ouverte à la diversité peu importe les aspects, de l’esthétique au financier. Aspects qui sont fortement touchés lors d’une transition ;

–          Avoir à faire face à la peur de l’inconnue.

Pour ma part, je dois aussi accepter mes pertes et mes craintes, quelques pertes sont de plus en plus probables comme la fin de mon mariage et moins de contact avec mon fils, d’autres sont encore des craintes comme la perte de mon emploi, la crainte de faire de mon fils la cible des moqueries ou pire.

Sans parler de la possibilité de ne pas pouvoir continuer à lui donner la vie et les opportunités qu’il aurait eu si je continuais à vivre sans laisser faire surface toute cette partie de moi, Barbara, qui est encore inconnue.

Aujourd’hui, je suis triste, mes pertes sont très fortes et claires, mes gains par contre ne sont toujours pas très visibles, sauf pour pouvoir continuer à vivre.

Je m’excuse pour ce partage et je vous remercie de me permettre de la faire ici de manière transparente et sans peur du jugement.

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47 responses to Trans-identité, c’est effrayant

  1. Alexandra a écrit le 3 février 2014

    Coucou Barbara

    Si vraiment tu dois te lancer parce que tu es au bout de ce que tu peux maintenir de cette vie que tu sens de plus décalée (c’est ce que je comprends à la lecture de ton texte), pense que tu n’es pas la première à t’être engagée sur cette voie. Nous sommes des dizaines de milliers (peut-être même la centaine de milliers) à avoir entamé ce chemin et être arrivées au bout.

    La phase transitoire est comparable à une vraie tempête dans laquelle tu t’engages avec un frêle esquif. Mais comme toute tempête, si tu ne fais pas d’erreur de navigation que tu vois les coups de vent arriver, que tu sais prendre les vagues, donc finalement que tu arrives à anticiper les soucis, celle-ci doit pouvoir se passer dans les bonnes conditions.

    Je sais, j’ai fait un peu dans la parabole. Tu peux aussi le comprendre par “prends le temps d’aller vite”, où “prendre le temps” à une très grande importance.

    Une transition se planifie. C’est une forme de projet et ça se conduit comme un projet. Julie fait régulièrement état de sa transition ces derniers temps et tu vois qu’elle la mène comme un projet.

    Après, tu as l’aspect entourage, c’est l’aspect le plus difficile car il n’y a pas de règle, pas de formule toute faite, juste le cœur, le tien, celui de ton entourage. Tu auras des alliés, et aussi des détracteurs. C’est immanquable. Et là… Ben faut juste croiser les doigts d’avoir le plus d’alliés possible. Une chose qui aide, la sincérité, la transparence. Et savoir ce qu’on veut. Si les gens voient que tu sais exactement ce que tu fais (pas de doute dans ta démarche, en fait), tu as toutes les chances qu’ils te suivent. Les gens détestent l’aléa. C’est la société qui leur a mis ça dans le biberon, alors que la société est foncièrement aléatoire.

    Donc, surtout, prends le temps. Ne te précipite pas. Car dès que tu mettras un pied dans la transition, la marche-arrière disparaît. Et n’aie pas peur de perdre des choses. Les choses que tu perdras sont celles qui étaient en trop dans ta vie actuelle. Se révéler à soi et aux autres à cela de positif (si si ! je dis bien “positif”) c’est que ça élimine les poids et les chaînes qu’on s’est mises pour supporter la vie dans sa forme précédente. Donc, au début, ça fait mal (j’en sais quelque chose, j’ai assassiné un camion de kleenex en une année à l’époque), puis après on se rend compte que finalement on se sent plus légère, libre. On a moins de choses, et encore… On a les choses essentiels. La transition est finalement le moment de se séparer de l’inutile, de ce qui nous empêche de vivre. Nos repères s’en trouvent initialement bouleversés, mais pour une vie plus belle… si on a su mener le frêle esquif correctement face aux vagues et en gérant correctement les coups de vent.

    Courage belle Barbara. Sois confiante ! Aies confiance en toi !

    Bises.

    Alexandra

    • yukarie a écrit le 3 février 2014

      vraiment très beau texte.
      “il n’y a pas de règle, pas de formule toute faite, juste le cœur”
      superbe formule

    • Barbara Alie a écrit le 4 février 2014

      Merci Alexandra…tes mots font vraiment écho chez moi, je suis vraiment au bout de mes forces et je commence à accepter mes pertes avec l’espoir de trouver un vie plus saine et heureuse.

  2. Francesca Pietra a écrit le 3 février 2014

    bravo barbara! bel acte de courage que ce texte!
    cesses de t’excuser d’être la Personne que tu es!
    oui la trans-identité c’est trèstrès compliqué, même si je ne sais pas du tout de quoi je parle je pense malgré tout avoir ” tout ce qu’il faut” pour vous comprendre et être à vos côtés!
    tu peux compter sur notre soutien indéflectible
    être soi a un prix , oui, dire le contraire est un mensonge
    oui en s’affirmant telle que l’on est , on peut blesser voire faire mal…. bon, c’est valable pour tout le monde
    quand on est aimé pour la personne que l’on est, sans avoir à se justifier, prouver que…je ne sais pas quoi…. que l’on est conforme par exemple, et bien ton entourage te suivra à son rythme, avec ses propres difficultés
    et oui : patience, détermination, respect réciproque
    je complèterai le texte de notre alexandra en disant : prends le temps , tout le temps dont tu as besoin pour te préserver, afin de ne plus perdre de temps ensuite……
    si tu ” n’as pas crié au bon moment” comme tu l’écris…. et bien c’est que ça n’était pas le ” bon ” moment pour toi…..
    “détester être trans”…… bon tu n’es pas ” trans”…puisqu’on a bien défini que cette situation de ” trans” est un passage, une …transition….. donc cette situation n’est que “temporaire” même si cela peut prendre du temps
    c’est ton voyage personnel
    on a tous le nôtre
    et ce sont ces instants de doutes, de questionnements qui te feront poursuivre ton voyage!
    grosses bises à toi
    mes pensées t’accompagnent
    :)
    et…… mort aux …cons…..
    :))))))))
    pietra

    • Barbara Alie a écrit le 4 février 2014

      Je suis prête pour le prochain Atelier Narratif <3
      Ma transition a commencée avant que je me rendre compte et être consciente de cela me permettra de contrôler mieux ma vie et surtout, comprendre mon essence car elle ne changera pas!

    • pierre jacquin a écrit le 17 mars 2014

      pour ma part je suis prêt à débuter un traitement aux hormones pour devenir une femme le plus dur pour moi n’est pas le fait de changer mais de convaincre mon médecin traitant ,plus le temps passe plus je ne vois pas ce jour arriver car rien n’avance même si je suis prêt psychologiquement mais le fait de vivre en garçon me pousse à des exes de colères incontrôlées envers mes proches heureusement je me suis réconcilier avec mon père si quelqu’un est déjà passer par là peu il me donner des conseils? sur le Budget? Ou autre chose d’utile? en attente d’une réponse merci

  3. Chloé Tigre Rouge a écrit le 3 février 2014

    Tu n’as pas besoin de t’excuser. Ca va. C’est normal qu’à un moment ta psyché t’accule. Je ne sais que te dire exactement, je suis incapable de t’aiguiller, alors je serai brève : courage, ça va se décanter. Ecoute bien ton coeur.

  4. Julie Mazens a écrit le 3 février 2014

    Barbara,

    A mon sens tu dois séparer deux sujets.

    Le premier, c’est lié à ton questionnement. Où veux-tu aller, quelle serait ta zone de confort idéale, comment souhaites-tu exprimer ton identité de genre, pour t’épanouir et vivre en étant soi. Tu as une décision à prendre et ne rien décider est aussi un choix.

    Le second, c’est lié à ta transition. Comment mettre en œuvre cette décision sans se mettre outre mesure en danger, que ce soit dans ton travail, dans ton environnement social, dans ta santé, … Cela nécessite planification, anticipation, préparation et action. C’est un “projet” de vie et doit être géré comme tout projet, en acceptant une part d’imprévues (bonnes et moins bonnes surprises) et de risques qu’il te faudra gérer au fur et à mesure.

    Vouloir décider en intégrant toutes les dimensions d’une transition est juste impossible. Décides d’abord de ce qui est bon pour toi (i.e. vivre épanouie au féminin) et ensuite réfléchis à comment le faire dans les meilleurs conditions.

    Courage !

    • Lola de France a écrit le 3 février 2014

      merci Julie de ré-enraciner le projet dans le réel, car la psyché peut faire monter la sauce très vite et perdre le contact avec une forme de cohérence de soi … car au delà des pertes affectives ou matérielles si realistiquement décrites dans les autres commentaires, peut être que la lame de fond la plus dangereuse pour l’esquif c’est une forme de decohesion totale de son image mentale avec parfois des conséquences terribles pour certaines trans pas assez decidées.

      J’évite soigneusement de parler à la 1ere personne dans les commentaires, par pudeur et respect pour les copines qui traversent des épreuves bien plus difficiles que moi, mais moi même j’en crève d’envie de vous suivre sur cette voie … sauf que le présupposé selon lequel j’aurais (si j’étais aussi motivée que vous) vécu une fausse vie pendant quarante ans me semble nier que, bon an mal an, une vie et un moi se sont construits, ont interagi avec le monde, de manière maladroite et agressive justement par frustration d’autre chose, mais que cela existe et porte sa propre stabilité, c’est un destin.

      Tout ça pour dire que ça me parait vraiment essentiel de garder les pieds sur terre, avant de décider qu’une identité exprimée pendant quarante ans doive quitter les lieux, laissant la porte ouverte aux quatre vents, sans garantie de reconstruction stable socialement et affectivement.

      Vivre ensemble les deux persona, aussi pénible cela soit-il (les scènes de ménage se passent à l’intérieur !) constitue peut être le défi ultime mais spirituellement indemne de tout sacrilège. N’y voir aucun jugement, le prix que je paye personnellement pour défendre ce précepte in vivo devrait pouvoir m’accorder votre indulgence critique.

      Un très grand courage à toutes quelque soit votre parcours :)

    • Barbara Alie a écrit le 4 février 2014

      Julie, ma décision était prise depuis un moment sauf que je ne voulais pas l’accepter!
      J’ai pensé/ rêvé d’être capable de concilier ma vie actuelle avec ma vie après transition et là j’ai compris que toute avoir et rien perdre ne sera pas possible donc je fais mon deuil avant de passer à la transition en soit…gros bisous et merci

  5. djean klodine a écrit le 3 février 2014

    Bon , je croyais tomber sur un site où enfin les gens vivraient leur entités de façon positive et non pas sous la forme de lamentations et bien c’est encore raté ! La force donné par l’affirmationde soi et d’affirmer au grand jour son identité de genre doit suffire à balayer tout tes doutes et te donner une force que seul le bien être ressenti par ton corps peut te donner .. Regardes , moi avant ma transformation au féminin j’étais matcho , autauritaire et tout et tout ! et bien celà ne m’a pas empécher de m’afficher de façon féminine partout ou l’on me connaissait au masculin .. Ma force de caractère je m’en suis servie pour envoyer bouler tout ceux que celà pouvait déranger et j’ai fais ma place dans tout le bassin cannois sans aucun problème ! Le problèmes avec les phénoménes trans c’est qu’ils sont toujours relaté par des gens inquiets et triste !! je m’emploie à promouvoir la trans identité dans la joie et la bonne humeur dans ma vie de tout les jours et nombreux sont ceux et celles qui m’envient ! faut cesser de susciter la pitié et plutot susciter l’envie !!! Bises !

  6. djean klodine a écrit le 3 février 2014

    Chasse le naturel et il revient au galop !! tu commence ton message par ”positive” et tu le continue par ” long et difficile ” Comme je l’ai écris vous vous complaisez dans la douleur , la souffrance et les gérémiades … Dabord ce nest pas sur un site quel qu il soit que lon peut se référer pour vivre sa trans identité de façon positive !! cest dans la réalité !! l’affirmation de sa trans identité ne peut pas être un frein , ni marquer le doute et redouter qui que ce soit et quoi que ce soit de ce monde extérieure !! Si lon porte son identité de genre haut et fière alors on nest impertubable et l’on n’a pas besoin de se confiner dans des souffrances qui n’ont pas d’autres but que d’attirer l’attention sur soi !! Personne ne peut être apprécié et reconnu a travers des comportement de pleurnichards !! Si l’on nest convaincu de son identité de genre alors l’on n’est fort pour faire face à toutes les situations et l’on vous envie plutot que de vous plaindre !! Mais de grâce assez de gérémiades !!!

    • Alixia a écrit le 3 février 2014

      suis vraiment hyper malheureuse d’avoir principalement que des amies femmes cis genre qui ne me rejettent pas et qui en plus, ne sont pas jalouses de moi, quoique parfois de ma poitrine. mdr.

      • Julie Mazens a écrit le 3 février 2014

        t’as essayé la recette du jus de moule de brigitte ? d’enfer !

        • Alexandra a écrit le 3 février 2014

          Ah oui ! C’est intéressant ! Mais on risque pas le procès en faisant sa recette à Brigitte ? Parce qu’en plus si on empoisonne les invités… Arf !

          • Julie Mazens a écrit le 3 février 2014

            j’ai pas dis qu’il fallait faire bouffer les copines de la liste d’à côté …

          • Alexandra a écrit le 3 février 2014

            Moi… Tu sais… Je m’arrange pour avoir des goûteuses quand j’ai un doute sur la recette d’une copine d’une copine d’une copine d’une copine. Puis c’est sur internet, c’est louche ! 😀 Tu sais jamais vraiment qui tu lis sur internet.

          • Alixia a écrit le 3 février 2014

            vais aller dans le sens de Alexandra. quand on sait pas d’ou vient la moule, je goûte pas.

    • Alexandra a écrit le 3 février 2014

      Aaaaaargh ! Je soooouuuuuuuuuffffffffrrrrrrrreeeeee horriblement ! J’ai pas un souci ! Chui heureuse ! Chui trop heureuse ! Ca m’fait souffrir terrrrrrriiiiiiiiibbbblllllllement !!! Quelqu’un pour prendre un peu de mon bonheur ? Chui en totale surcharge !

      J’vais pleurer dans mon coin. Zêtes pas gentilles. Vous m’laissez trop d’bonheur. Des étudiants qui sont des vrais amours et avec qui je viens de piquer un bon fou-rire ce matin. Maaaalllllhhhheeeeeeuuuuuur !!

      Argh ! Le bonheur m’a tuer !

      • Alixia a écrit le 3 février 2014

        @ zulie
        ben non, pas eu le temps de tester, car suis trop malheureuse d’avoir passée une partie de la journée avec une super amie cis qui se prend pas la tête avec la féminité.
        sinon miss, vais bientôt pouvoir savoir si tu pu de la gueule, héhé. te réserve une surprise. mdr.
        @ Alexandra, la diablesse.
        ben voui, je le sais que tu es super malheureuse d’être heureuse, moi aussi entre autre.
        @ toute les deux, vas falloir que je vous fasse goûter mon jus de moules maison.

        • Julie Mazens a écrit le 3 février 2014

          heu y a pas trois places dans la chambre à (pas de) Pau

          • Alexandra a écrit le 3 février 2014

            Ouah lalala ! Zulie ! T’es pas zoueuze ! 😀

          • Julie Mazens a écrit le 3 février 2014

            si mais je veux un vrai mec ! (et je partage pas :P)

          • Alixia a écrit le 3 février 2014

            ah mince, même pas un lit de 180?? pfff

          • Alixia a écrit le 3 février 2014

            et en plus pas partageuse, pas gentille les copines.

          • Alexandra a écrit le 3 février 2014

            kkkkôôôôôôôôa ???? Tu partagerais pas un bel éphèbe ? Julie ! C’est pas correct ça ! Lalalalalala

          • Alixia a écrit le 3 février 2014

            Alexandra à raison, pfff.

    • yukarie a écrit le 3 février 2014

      @djeanklodine , je doute que cette façon d’exprimer le positif de la transidentité soit très pédagogique et aide ceulles qui larmoient à passer dans le positif.

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 3 février 2014

      Salut.

      On écrit “jérémiades”, comme le prophète Jérémie qui passait son temps à alerter des malheurs (encore un beau contresens de la langue française).

      Par ailleurs, ce que Barbara fait, c’est des questionnements. Il faut se poser des questions (s’en inquiéter), quand on ne s’en pose pas, de questions… C’est un signe de changement de période pour Barbara, qui évolue dans sa démarche et arrive à une certaine maturité de réflexion et d’émotions, qui va la mener à agir dans une direction ou une autre.

  7. djean klodine a écrit le 3 février 2014

    [modéré. Les attaques personnelles, les insultes n’ont pas leur place sur Txy. Le respect des autres est la règle. Compte en cours de validation, refusé]

  8. Nadine a écrit le 4 février 2014

    Ouah, réflexion qu’elle est intéressante ! J’adore surtout ça : “Et le pire c’est que justement cette perception est aussi ma faute, c’est moi qui n’a pas crié au bon moment afin de me faire reconnaître comme je me crois être et donc pouvoir grandir comme n’importe quelle femme.”

  9. Meghannoire a écrit le 4 février 2014

    Vous allez me pensez folle mais je suis le raisonnement des deux antagonistes, Barbara et Djean Klodine.

    C’est vrai qu’il ne faut pas oublier que la structure social-patriarche blanc forme des trou…ul. Je les ai déclarés des ennemis des femmes trannsexuelles et des garçons féminins (rare en occident).

    Mais je pense que Klodine voulusse dire de ne pas se décourager et d’avoir la foi en notre allure “féminine” dont moi, j’appelle désormais “gracile” et “passivité érotique”. Je vais toujours le redire, il faut arrêter de lécher les bottines des psychiatres et des petits gens pour qu’ils et qu’elles nous acceptent comme femmes ou simplement féminin… dont d’ailleurs, il y a hypocrisie en le monde des hommes blancs et des femmes blanches (1) parce que ça pleure à propos de la violence sexuelle des mâles à l’encontre des filles et des femmes et après ils et elles nous disent d’être virile…

    … j’avais une amie fille et elle voulait plus approfondir notre “amitié”. J’hésitais. Nous avons finalement fait l’amour et je lui ai dit, après, “tu sais, le rôle du mâle me répugne énormément!” Et elle pleura et elle pleura.

    Au fil de plusieurs années, j’ai dessiné une douzaine de Fanzines de 24 pages à 116 pages qui récite le transsexualisme optimiste et les périples des garçons féminins. J’en ai vendus plusieurs mais je préfère les “laisser gratuite pour lire”. J’ai ouvert, il y a une semaine et demi, un forum avec la société XOOIT. Je l’utilise plutôt comme blogue pour héberger mes “bande-dessinée”.

    Barbara, le meilleur conseille que je puisse te donner est de te tenir occuper. À un de ces quatre, je vous posterai le lien à ce forum, je l’ai appelé “La culture des garçons féminins”, “Lacultureotokonoko” est le nom au “web”, pour le moment, je n’ai pas terminé de placer tous mes fanzines.
    Il serait temps que nous allions notre propre culture… pour notre estime-en-soi et notre indépendance.

    Bonne Nuit! Wahh, je pensais pas de vous écrire! Il est tard et j’ai rendez-vous.

  10. Meghannoire a écrit le 4 février 2014

    Oops, j’oubliais!

    (1) je ne peux pas torpiller le monde arabe, persans et autres parce que je ne les connaît pas et j’ai un sentiment que les japonais et les peuples germanophones sont un peu plus flexible à l’encontre des images variées des deux groupes sexués mais je me lâche contre les sociétés anglo-français-canadien-américain parce que je les ai subi trop longtemps en ma vie.
    Et c’est grâce à la culture japonaise que j’ai pris amour pour mon image.

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