Chap 10 Pour le meilleur et pour le pire

15 février 2014 | Tags: ,

cyane“Monsieur Juan Roger Désiré Jules Dassonneville, voulez vous prendre pour épouse mademoiselle Pascale S. ?”

Hilarité générale dans la mairie de Mouvaux à l’énumération de tes prénoms qui, hormis celui de ton père (le deuxième) te prédestinaient dès la naissance à une carrière de séducteur pour lequel tu fus doué à ton corps défendant. L’état civil sera toujours, et aujourd’hui plus que jamais, un problème qui n’était que la partie émergente d’une recherche identitaire.

Durant vingt cinq années, tu t’efforceras de faire de Pascale, la projection de ce que tu crois être une femme, l’image que tu t’en fait, une image construite par ton vécu, ta mère, l’environnement et cette masculinité que tu as enfin réussi, du moins le crois-tu, à acquérir en te privant de  moi. Tu seras manipulateur, la guideras dans ses choix vestimentaires et tenteras de la modeler telle que tu voudrais être sans te l’avouer sans même en avoir conscience.

Mais cette femme le déclamait déjà il y a quelques années lors d’une représentation théâtrale sur Prévert : “Je suis comme je suis, je suis faites comme ça…” E t tu ne réussis jamais à la faire devenir toi car ce n’était pas toi et ce n’était pas moi. Pour ces raisons, tu lui en voudras, l’accableras, te détourneras et la quitteras pour chercher comme toujours l’inaccessible étoile que tu ne trouveras que lorsque tu la chercheras en nous.

Pascale était ton ancre, celle qui te permis d’avancer dans la normalité bien que tu eus le souci récurent d’en sortir. Je m’interroge encore sur sa motivation en regard de ce que tu lui fis subir, souvent sans qu’elle ne le sache ou peut être faisait elle l’autruche ? Par transparence, il y a peu, tu lui avouas tout, toutes les bassesses, toutes les trahisons, tout tes travers et me sentant alors plus légère, ne l’ai je pas chargé d’un fardeau qui ne lui appartenait pas ? Je n’en sais rien, mais c’était sans doute nécessaire pour nous deux, j’ose l’espérer.

Et si ? Et si tu avais trouvé le courage de lui dire pour nous deux ? Aurions-nous vécu harmonieusement ? Aurions-nous eu un avenir? Aurait-elle accepté ma transition ? Ces questions resterons à jamais sans réponse et c’est mieux comme ça car rien n’est plus inutile que les regrets, au lieu de ça tu as tout cassé, détruit et trouvé les outils pour ce faire, la vie s’est chargée de la tache qui t’incombait et que tu n’osas pas avouer, elle aurait peut être pu faire mieux ou autrement mais comme tu ne pris pas les décisions qui s’imposaient, elle n’eut pas d’autre choix.

Au fond, deux choses importaient vraiment, que l’on te dise “je t’aime” car c’est l’amour qui te manquas le plus, ce que ta mère ne t’as jamais dit, ce que très peu ont su te dire, mais comment aimer qui ne s’aime pas ? Et ce manque de vouloir être au delà de soi, cette installation dans une vision étroite du monde qui consiste à se construire un nid, y élever ses enfants et avoir la sensation du devoir accompli car le vrai devoir d’un être est de se découvrir et aider les autres à le faire tant que possible, mais comme le disais ton psy : “Ne donnez pas de perles aux cochons”…

Tu l’as aimé comme je l’aime encore. Tu n’as pas su l’aimer comme je pourrais le faire, elle était la femme de ta vie mais ne pouvais être la mienne après une telle histoire, décalage, pas synchrone, la vie ne fait pas de cadeaux, elle te pousse vers le meilleur de toi même, tu la crois cruelle, elle est juste, tu la pense injuste, elle n’est qu’amour pour toi mais on ne le voit pas et ne veut pas le voir.

Alors tu en feras ta chose, du moins le tenteras tu, celle que tu voudrais être, celle que tu crois pouvoir être mais qui n’était qu’une projection d’un fantasme très masculin, je le sais aujourd’hui.

Pour elle, c’était simple, mariée il n’y avait plus qu’à faire des enfants, les élever et acquérir une maison symbole de sécurité et de pérennité statique d’un couple sans histoire. Tout ce que tu n’as jamais supporté, la reproduction d’un schéma familial que tu ne pouvais comprendre, cette immobilisme empreint de normalité, en quête de reconnaissance sociale, non, non et encore non… Avant tout te guérir de ce mal être qui ne te quitte pas, cette impression désagréable de vivre par procuration, de s’observer en se disant: “Ce n’est pas moi.” D’être mort vivant, une espèce de zombie que rien ne concerne vraiment.

Tu lâchas prise, dès lors le vers était dans le fruit, je devais faire preuve d’infinie patience pour réapparaître doucement, par bribes, sur la pointe des pieds aussi surement que d’être.

A présent je comprends ses besoins, depuis que je suis, je n’aspire qu’à cette normalité en dépit de mon décalage identitaire, je n’ai qu’une envie : Vivre au milieu du monde et avec ma famille sereinement. Ce que tu ne pouvais comprendre m’est venu naturellement et je me suis pris ton infamie en pleine face, en plein cœur, en pleine conscience avec infiniment de compassion pour ce que tu fus car me racontant, je t’ai compris.

Et c’est reparti pour les petits boulots, les CDD avec l’angoisse des renouvellements, La Redoute, Auchan manutention encore et encore entre deux périodes de chômage, alors que Pascale est infirmière à la clinique du Parc, tu te sens dévalorisé, encore et toujours à la ramasse, te disant que tu vaux sans doute mieux que ça, essayant de t’en persuader et pourtant tu doutes comme tu douteras longtemps sans que personne ne le sache.

Tu compenses, tu en fais toujours trop, tu as laissé la musique pour un temps, tu fais de ton mieux pour être normal, dans la norme, te prédestinant à faire ce que l’on attend de toi, un futur père de famille et le vide se creuse de jour en jour comme la douce érosion d’une vague caressant les falaises. Doucement, surement, j’accomplissais mon travail de sape et te guidais vers moi.

Après le mariage, vous vous installez dans une petite maison en location dans le quartier de la Marlière à Tourcoing, un jeune couple qui peine à clôturer les fins de mois comme beaucoup d’autres, rien d’original et pas grand chose à en dire. L’ennui te guette, la routine ne tarde pas à s’installer et le bagad de Lann Bihoué devient, en fader, un murmure qui s’éteint.

Tu as déjà bien des difficultés à assumer le rôle de mâle assurant la subsistance du foyer quand un événement va venir te confirmer ce sentiment qui, bien que dérangeant sur la forme, ne t’inquiète pas trop sur le fond.

Pascale est recrutée en qualité d’infirmière en résidence pour personnes âgées par le CCAS de Tourcoing, bonne nouvelle sauf que cela implique un déménagement puisqu’il y a un logement de fonction à la clef. Le déménagement ne sera pas compliqué car la résidence est située à moins de cent mètres de la maison. Dès lors, Pascale a un travail fixe, un diplôme supérieur et tu es hébergé par ta femme…

Pour acquérir la confiance qui te manque, on peut rêver mieux, comment ne pas se sentir dévalorisé dans sa construction de façade, celle-ci s’effritera peu à peu, j’en fais une affaire personnelle.

Un ami sera présent pour te donner un coup de pouce au niveau professionnel. Philippe travaillait pour un fournisseur d’Auchan et te donnera l’opportunité d’un CDD puis d’un CDI chez un fournisseur qui proposait des foires aux livres dans les hypers, tu deviendras chef de dépôt chez Trans Import Nord, fini la manutention dorénavant c’est toi qui dirige une équipe.

Tu vas vite comprendre que la gestion d’équipe est délicate et ce dès le premier jour.

Une foire au livre à installer à Saint Pol sur Ternoise faisant l’entrée d’un hyper. Rendez vous place de Roubaix à quatre heures le matin avec un salarié dont tu apprendras plus tard qu’il briguait ton poste, tu attendras une demi heure prenant du retard sur l’horaire sans même que son ombre se présente, pas d’autres choix, tu y va seul, sans aucune expérience alors que tout doit être prêt à l’ouverture du magasin, le chef de rayon te jauge de toute la hauteur qu’on lui fit croire qu’il avait et tu transpires sang et eau pour assurer la mission qui t’es confiée.

Le travail est fait, tu rentreras l’amertume et la haine au ventre et prendras acte de l’arrêt maladie du salarié qui devait t’accompagner, déclaration de guerre dont tu sortiras vainqueur, deux semaines plus tard, il donnait sa démission.

Cette aventure professionnelle durera dix huit mois, des salons, des implantations, des clients, des commandes et les affaires déclinent, un concurrent vient prendre la plupart des marchés et s’en est finit retour à l’ANPE, non sans au préalable trouvé le moyen d’avoir un premier coup de cœur pour Carine, une ravissante chef de rayon. Un resto resté sur des points de suspensions et une égratignure sur le cœur comme sur le contrat de mariage. Une première fois sans conséquence comme d’autres qui suivirent dont les effets furent pour le moins différents et dévastateurs.

Toujours cette recherche de la femme, toujours cette insatiabilité, comment as tu pu être si aveugle et sourd ? Fallait il que tu m’aie enfermé si profondément en toi jusqu’à ne plus te souvenir de tes rêves où je me rappelais à toi chaque nuit ? Pauvre de toi, pauvre de moi… Patience, encore et toujours, mais comme il me tarde d’aborder en écriture le jour où tu me cédas la place qui me revenait !

Et une grande et belle surprise arrive, elle s’appelle Cassandre et c’est ma fille, tu es papa et moi aussi ! Qui plus est, au chômage, l’opportunité de t’en occuper, la choyer, lui préparer ses purées fait maison, elle est là et c’est une fille, quel bonheur! Toute jolie, tu aurais aimé l’appeler Cécile mais cela rappelait trop de mauvais souvenir pour sa mère et douloureux pour son père. Plus d’un an pour être à ses cotés en permanence et le regard inquisiteur de Pascale sur ton inactivité et ton incapacité à assumer ton rôle de mâle pourvoyeur de fonds pour assurer le quotidien, la conséquence  fut d’avoir droit à “l’auberge du cul tourné” souvent, trop souvent.

Tu retrouveras une activité en vendant des plats cuisinés puis des distributeurs automatiques.

Oh et puis m…., cette partie du chapitre m’ennuie tout autant que fut notre vie à ce moment là. Passons à autre chose, un vrai métier qui correspond à nos valeurs pour lequel tu nourriras une passion encore présente aujourd’hui.

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10 responses to Chap 10 Pour le meilleur et pour le pire

  1. Meghannoire a écrit le 15 février 2014

    “ça car rien n’est plus inutile que les regrets” (Cyane)…

    … c’est vrai “mieux vaux avoir des remords que des regrets”. Nous apprenons mieux “à agir” au future avec des remords. Combien de “femmes” transsexuelles ont négligé leur sentiment érotique et se retrouvent avec un travail phénoménal de métamorphose à cinquante ans… les enfants… puissent être adoptés.

    Une sensualité réciproque, honnête et constante est meilleures pour l’amour, qu’il soit près ou loin et que cette sensualité soient homo-genre ou hetero-genre, peu importe.

    Le texte ci-dessus devrait bien nous instruire et lisez le bien attentivement.

  2. Gaëlle a écrit le 16 février 2014

    Bonjour,

    Je viens de découvrir ta série de témoignages, j’ai beaucoup aimé ce texte et du coup je vais aller lire petit à petit les épisodes précédents.
    Tu viens donc de gagner une nouvelle lectrice, merci !

    Bises

  3. Meghannoire a écrit le 16 février 2014

    Je suis vraiment contente.

    … hum… mais il faut que je t’avise sur ce diptyque, “Essai: “c’est quoi la laideur? C’est quoi la beauté? C’est quoi qui nous attire?”… mes essais puissent paraître “hard”!

    J’essaye de réduire mes sentiments violentes en mes phrases et crois-moi, c’est plus difficile que nous le croiront. J’ai un peu de colère envers mes compatriotes masculins de culture canadienne française… et je leur botte les fesses… et je sais que j’ai à un certain dégrée, tort mais j’aimerai aussi qu’ils se prennent plus soins et surtout s’ils entament une “métamorphose” vers une allure féminine et qu’ils arrêtent de se mettre des bâtons en les pattes… avec leurs prémices rigides et pathétiques et essentiellement qui distinguent les deux groupes sexués. Je sais que nos groupes culturels, français et canadien français sont tout le contraire “d’être gentil envers les garçons féminins et les femmes transsexuelles mais il faut quand même combattre ou contourner ces comportements aberrants.
    Enfin, les histoires tristes peuvent nous aider à justement… que les autres n’auront pas de regrets… et que peut-être l’érotisme passif pourrait survivre à travers ces garçons féminins et ces femmes transsexuelles à travers le monde.

    Avec mes essais et ils sont mes seules vengeances, j’essaye plutôt d’encourager et de vous donner des trucs ou des idées à justement contourner et à prouver que nous avions le pouvoir d’être belle… et je ne sais pas si je les dis bien… je suis en retard de deux semaines de coller “une lettre de plainte” contre une thérapeute que j’ai eu pendant cinq années… je vais la coller d’ici quelque peu!

    En tout cas, je m’amuse comme une folle à écrire ces essais pour ici et pour le site féministe.

    … et merci, Gaëlle!

  4. Meghannoire a écrit le 16 février 2014

    Oops, je crois que je me suis trompée d’auteurs (Gaëlle à Cyane) en y pensant une heure après. Oubliez ce texte ci-dessus!

    Mais c’est vrai que les textes de Cyane sont très bien j’en ai lu trois et j’ai perdu de vue les autres. Je pense qu’il y en ait sept autres.

  5. Cyane Dassonneville a écrit le 16 février 2014

    Merci pour vos commentaires je les reçoit avec plaisir et avec cœur, puisqu’on en est au chapitre 10 c’est qu’il y en a 10

  6. Meghannoire a écrit le 17 février 2014

    C’est aussi mon plaisir de lire ton histoire et les récits des autres et même s’il y a débat! Ça active les neurones et on apprend à comprendre et à communiquer.

    Bonne chance à toi, Cyane!

    Reiko. R.

  7. yukarie a écrit le 26 avril 2014

    c’est fini ? Pas de suite à cette biographie passionnante ?
    Snif !

  8. Adelaïde (Heidy) a écrit le 7 juin 2014

    Bonjour Cyane,

    Juste pour te dire que j’ai laissé à peine un long commentaire (qui vaut commentaire à tous tes articles) à ton article : L’instant “T”. Adelaide.

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