Un guide pour comprendre les nouvelles options d’identité de genre sur FB (USA)

18 février 2014 | Tags: , , , ,

DR Time

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NDT : Le texte, véritable dictionnaire, utilise des références culturelles américaines. Ainsi il existe female et male qui désignent femmes et hommes d’un point de vue physiologique, correspondant chez nous à femelle et mâle que nous employons en français pour les animaux. Ces deux termes seront néanmoins employés en extension afin d’éviter de multiples circonvolutions de langage pour éviter d’avoir à tout instant à préciser physiologiquement une femme ou physiologiquement un homme, sans le caractère péjoratif habituellement associé à ces deux termes. Par ailleurs, certaines définitions n’ont pas de traduction immédiate, l’américain étant plus riche dans les termes définissant les genres/sexes des personnes.

Le message de Facebook a été limpide quand le réseau social a ajouté de nouvelles options de choix du genre pour les utilisateur jeudi : l’entreprise est sensible à l’existence d’un spectre très étendu d’identités de genre et veux que ses utilisateurs se sentent à l’aise, peu importe où ils se situent sur ce spectre. Ce qui peut être moins aisé pour beaucoup est exactement ce que ces 50 nouvelles options pour le genre – comme trans*, pangenre et cis – veut dire.

Sam Killermann, qui se définit lui-même “comédien de la justice sociale” est très sérieux au sujet des identités et combien elles peuvent aller bien plus loin que les traditionnels homme et femme du système binaire. En septembre, il a publié The Social Justice Advocate’s Handbook: A Guide to Genderun tour du genre “moins orienté sur une approche scolaire, et plus orientée sur un apprentissage ludique”. De ce fait, TIME l’a sollicité pour expliquer ces nouvelles options.

Ce travail commence par un avertissement : aucune définition n’est absolue. Chacune des descriptions de ce dictionnaire peut fonctionner pour 6 personnes sur 10 qui utilisent le mot. Mais pour les lecteurs qui veulent en apprendre plus à propos de l’identité de genre, ce sera un bon point de départ. Vous trouverez ci-après les explications avec les notes de Killermann, qui a parlé à des dizaines de milliers de personnes pour connaître la manière dont ils perçoivent le genre :

agenre : Un sens du préfixe a- est “sans”. Les utilisateur de Facebook agenres ne se voient pas nécessairement ne pas être genrés mais pensent probablement que ce n’est pas central pour définir leur identité. D’autres aspects de qui ils sont – comme leur classe sociale, religion, sens de l’humour – sont plus ipmportant à leurs yeux de la manière dont ils se voient.

androgyne : Une conception commune de la personne androgyne et quelqu’un qui à première vue semblent être tout aussi bien hommes que femmes, comme les modèles frêles au physique d’enfant dans les publicités de Calvin Klein. Mais une personne androgyne est tout à la fois masculine et féminine, comme David Bowie dans son look, habillement, maquillage, rock star.

NDT : En anglais existent “androgyne” (n.c.) et “androgynous” (adj.). En français, nous n’aurons que “androgyne” qui est indifféremment les deux. L’adjectif s’appliquerait sinon à une personne qui adopte un look androgyne mais qui n’est pas androgyne dans son genre.

bigenre : Une personne qui s’identifie au travers de deux genres distincts. Ces personnes peuvent être homme et femme mais peuvent être aussi homme et androgyne ou femme et pangenre (voir plus bas). Une personne peut expérimenter ces genres dans le même temps, ou peuvent passer de l’un à l’autre indifféremment, tous les mois, toutes les semaines, tous les jours. Killermann donne un exemple d’une personne de 45 ans qu’il avait rencontrée qui se sentait homme à un moment et femme ensuite ; elle avait testé ses niveaux hormonaux et on s’était aperçu qu’elle avait de brutaux changements hormonaux qui correspondaient à ces sensations. Une personne bigenre peut faire varier son expression du genre ou pas. Killermann dit que se fonder uniquement sur les vêtements est réducteur. “Le genre est bien plus que porter une jolie robe un jour et un costume le jour suivant”.

cis/cisgenre : Cis, comme le dit Killermann, est essentiellement une sensibilité politique qui vient en remplacement de normal. Une personne cis est née et a été assignée à un sexe et s’identifie dans le genre associée à ce sexe – née femelle et s’identifiant en tant que femme ou né mâle et s’identifiant en tant qu’homme, comme la société l’attend. Si un personne choisit ce terme, “c’est probablement une manière de dire qu’elle a exploré son genre ou a une connaissance de ce qu’est le genre et adopte une position militante.” dit-il.

cis femelle/mâle/homme/femme : Voir la définition précédente. Ce sont juste des indications plus spécifique – une femme cis est née femelle et s’identifie comme femelle. La différence entre “cis femme” et “cis femelle” dépend essentiellement de la différence selon laquelle une femme se décrira simplement comme une “femme” ou une “femelle”. Le dernier est directement connecté aux caractéristiques sexuelles que le premier.

cisgenre femelle/mâle/homme/femme : Comme dit plus loin pour transgenre femelle, garder “genre” attaché à “cis” sonne un peu plus clinique, comme une classification scientifique ; certaines personnes préfèrent éviter cette dernière partie du mot, trouvant cis plus aisé à employer.

femelle vers mâle/FtM/FvM : un utilisateur Facebook “femelle vers mâle” signale qu’il a été assigné de sexe femelle à la naissance mais qu’il est en train de – ou a terminé – une transition pour devenir anatomiquement un homme. Cette transition peut être entièrement sociale ou peut inclure une thérapie hormonale, éventuellement des chirurgies, tels que torsoplastie|mammectomie|mastectomie (construction d’un torse masculin) jusqu’à la modification de l’appareil génital. Ce terme peut être temporaire, quelque chose que la personne utilise durant ses années de transition, ou permanent intégrant que leur sexe de naissance est “une partie de leur vie” indiquant qu’ils ne s’identifient pas avec le genre correspondant au sexe d’arrivée.

genre fluide : Une personne qui “expérimente différents états à des moments différents, qui navigue au sein des identités de genre”. Pratiquement tout le monde est genre fluide à divers degrés, bien que la plupart ne s’identifie pas de cette manière, comme le dit Killermann : La moyenne des femmes adoptera des postures plus féminine dans un environnement de femmes et plus masculin dans un environnement où elle se trouve avec un groupe de gars. Cela à “très petite échelle” est ce que le terme couvre. Contrairement à bigenre qui suggère l’expérience de deux identités de genre distinctes, c’est plus un ressenti de l’ensemble des genres.

genre non-conformes/genre queer/non-binaire : Killermann regroupe ces trois labels parce qu’ils sont tous le rejet de l’idée qu’il y a uniquement deux cases dans lesquelles choisir – mâle ou femelle. Et il sont le rejet et non une explication du pourquoi ces personnes se situent à l’extérieur de ces cases. “L’idée d’un autre genre peut sembler impossible à communiquer pour certaines personnes”, comme le dit Killermann. “Si vous ne vous identifiez pas dans la féminité ni dans la masculinité, il peut n’y avoir aucun langage pour décrire ce que vous expérimenter ou qui vous êtes.”

Il y a différentes nuances dans ces termes. Non-binaire peut être utilisé pour quelqu’un qui trouve que “la compréhension du genre suffocante et excluante.” Genre non-conforme peut être plutôt un terme de “débutant”, un “point d’entrée” utilisé par quelqu’un qui est “démarre l’exploration de son identité de genre.” Genre queer est plus précis – plus “J’existe, et je suis Genre queer !” – que genre non-conforme, qui peut être vu comme un terme rassurant, délicat qui diffère des modèles traditionnels de pensée. (La version prend-ça-dans-ta-face de genre queer, qui ne sera pas dans les nouvelles options Facebook, est genderf*ck. NDT : Intraduisible en français)

genre en questionnement : Comme genre non-conforme, c’est un bon terme pour quelqu’un qui cherche un terme qui lui correspond mieux. “Jusqu’à un certain point vous avez été identifiéE ans un certain genre, mais vous avez expérimenté une frustration ou vous vous vous êtes sentiE inconfortable… et vous tentez d’explorer ce que cela peut être.”

genre variant : Ce terme est similaire à genre non-conforme, explique Killermann, décrivant quelqu’un “qui par nature ou par choix ne se conforme pas aux genres attendus de la société.”. Cette personne peut être un transformiste ou non. Certaines personnes de la communauté LGBT s’identifient ainsi avec ces termes très vagues, sentant que les personnes qui les utilisent échouent à adopter les attitudes et permissions des autres personnes qui adoptent des termes plus stigmatisants et qui combattent la norme.

intersexe : Une personne qui est intersexe est née ainsi, avec éventuellement “des parties génitales ambiguës”, ou une anomalie chromosomique qui lui confère une combinaison des caractéristiques sexuelles mâle et femelle.

Mâle vers Femelle/MtF/MvF : Quelqu’un qui a été assigné de sexe masculin à la naissance est en train de faire — ou a terminé — sa transition pour être anatomiquement une femme. Regardez la définition de femelle vers mâle/FtM.

aucun/autre : Un utilisateur “aucun” peut être quelqu’un qui n’est pas versé dans la terminologie de l’identité de genre, comme l’exprime Killermann, mais sait que homme et femme ne lui conviennent pas. Un utilisateur “autre” peut refuser de se reconnaître dans les choix homme/femme que “aucun” implique. Dans chacun de ces cas, ces termes peuvent être utilisés par des personnes qui ne se conforment pas et ne se sentent pas de se présenter de manière plus spécifique avec les gens avec lesquels ils se connectent sur Facebook.

neutre : Killermann désigne ce terme comme français-esque, et est assez récent. Il est utilisé par les personnes qui se voient de genre neutre, des personnes qui ne sentent pas le genre comme un composant majeur de leur identité. Ce terme est légèrement moins inflexible que agenre (voir précédemment).

non-binaire : Voir genre non-conforme.

pangenre : Un utillisateur Facebook pangenre se voit probablement comme “un petit peu de tout ce qui constitue un catalogue sexuel”, selon Killermann. Un certain nombre de jeunes qu’il a pu rencontrer sont attirés par le terme “pansexuel”, voulant dire qu’ils sont attirés par l’ensemble des genres.

Un possibilité de penser le genre, est de considérer ce que veut dire “être un homme”, par exemple. Déployer la très longue “liste de courses” des choses que la société attend de cette personne, comme ne pas montrer d’émotion ou porter des pantalons. Inévitablement, même si les gars se considèrent comme étant les plus standards des hommes hétérosexuels, ne pourront s’identifier à cette longue “liste de courses”. Et certaines personnes s’identifient avec si peu de ces stéréotypes qu’ils sont en total inconfort avec ce vocable — et peut-être avec les vocables les plus communs. Nombre de pangenre, selon Killermann, “ont atteint ces limites”.

trans : Une personne trans ne s’identifie pas au genre qui lui a été assigné à la naissance. Une personne trans se voit typiquement dans le modèle traditionnel binaire d’homme ou femme (NDT : Pas si vrai… Pas si vrai… On a nombre d’exemples qui vont à l’encontre de cette définition) — plus que rejeter le système binaire au travers de l’utilisation d’un terme comme genre variant (voir plus haut). Les Trans expriment que leur corps de naissance est dans une case et leur identité dans l’autre. Souvent ils se décriront comme étant “prisonniers” dans le mauvais corps.

trans* : Trans*, avec l’astérisque, est plus utilisé comme un “terme chapeau” que trans. C’est une ambiguïté générale qui est intentionnellement vague et inclut une tactique des identités de genre. Cela peut être un terme utilisé pour parler d’une communauté de personne, par exemple, pour être plus inclusif que dans la compréhension traditionnelle du terme trans. Certaines personnes n’aiment pas cette figure de style, car elle est inutilement complexe.

femme trans/femme trans* : Une personne qui a été assignée de sexe masculin à la naissance mais s’identifie comme femme. Une utilisatrice Facebook qui choisit ce terme explique que, pour quelle que raison, l’aspect féminin de son identité est particulièrement importante. A nouveau, selon Killermann, il n’y a aucun absolu, mais ces personnes qui utilisent homme vers femme ou MtF plutôt que le terme femme trans peut donner plus d’indications sur leur transition médicale. “S’il y a une règle général”, selon Killermann, “c’est que chaque fois que quelqu’un utilise ce terme pour elle, elle est en train de vous aider à comprendre qui elle est.”

femme transsexuelle : Une personne qui a été assigné de sexe masculin à la naissance mais qui s’identifie en tant que femme. Choisir ce terme par rapport au précédent peut être un choix stylistique, selon Killermann, mais il y a celles qui éviterons soigneusement celui-ci. Il résulte de l’utilisation de ce terme qu’il implique une stigmatisation sur le genre non-conforme vu comme une maladie

homme trans/homme trans*: Une personne qui a été assignée de sexe féminin à la naissance mais s’identifie homme. Voir la définition de femme trans/femme trans*.

homme transsexuel : Une personne qui a été assignée de sexe féminin à la naissance mais s’identifie homme. Voir la définition de femme transsexuelle.

transmasculine/transfeminine : Ces termes parlent de la différence entre l’identité de genre et l’expression de genre (voir androgyne). Ils peuvent être employé plutôt en adjectifs, décrivant un ensemble de comportement qu’on ne collerait pas nécessairement pour un nom comme homme ou femme. Une personne transmasculine, selon Killermann, peut être quelqu’un né femme qui s’identifie avec nombre d’aspects masculins mais ne se sent pas qu’il ou elle est un homme.

personne trans/personne trans*/personne transsexuelle : Ce terme peut être employé pour quiconque ne s’identifie pas à son sexe d’assignation de naissance mais ne se conforme pas à ce que veut dire être un homme ou une femme. Bien des personnes trans, selon Killermann, sentent qu’elles sont nées dans un mauvais corps, “mais pour beaucoup de personnes trans veut aussi dire la plupart du temps transcender le genre aussi dans un sens que la société ne comprend pas.”

transsexuel/transsexuelle/personne transsexuelle/homme/femme : Une personne optant pour ce terme est née dans une assignation sexuelle et a transitionné médicalement dans l’autre assignation sexuelle — Ce terme est plutôt employé comme un signalant trait aux caractéristiques sexuelle plutôt qu’aux comportement.

two-spirit : Ce terme, selon Killermann, vient de la culture des Indiens d’Amérique, décrivant quelqu’un qui embarque en lui les esprits d’un homme et d’une femme. “Ces personnes étaient réputées sages, leaders culturels, souvent aînés, parce qu’ils pouvaient canaliser ce que les gens voyaient les deux extrémités de l’humanité.” Ce terme est aussi devenu populaire chez les jeunes, certainement parce qu’il a des consonances mystiques et romantiques — très loin de tous ce que la plupart de ces termes peuvent avoir de médical.

Version originale : Facebook’s New Options for Gender Identity: A Comprehensive Guide | TIME.com

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46 responses to Un guide pour comprendre les nouvelles options d’identité de genre sur FB (USA)

  1. Julie Mazens a écrit le 18 février 2014

    Merci Alexandra pour ce travail colossal de traduction, les références culturelles étant différentes, c’est très complexe pour à la fois respecter l’article original et en même temps en faire un glossaire compréhensible pour nous !

  2. Julie Mazens a écrit le 18 février 2014

    Quelques remarques en vrac :

    – réel intérêt d’outer sa transition en cours par exemple … ?

    – danger du graph-search avec cette nouvelle option ?

    – quid des travesti-e-s ?

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 18 février 2014

      Graph search est le gros problème, et une force statistique pour le recensement en même temps si on s’en sert. Quoique, dirais-je, j’irai jamais remplir la moindre case transgenre sur Facebook, c’est pas mon identité de genre mais une de mes propriétés.

      Les questions que tu poses traduisent assez bien la “dégénérescence du genre”, son hyper-croissance, son drainage sémantique à force d’accumuler diverses portions identitaires. Why not poulpe?

    • Alexandra a écrit le 18 février 2014

      Outer sa transition peut avoir du sens dans certains cas, par rapport à ton vécu du moment. Je prends l’exemple où même toute transition terminée, sur le réseau où j’interviens, j’ai clairement annoncé la couleur d’où je viens pour pouvoir avoir un poids dans les conversations tournant autour de la transidentité.

      Pour le graph-search, je ne saurais te dire, mais potentiellement oui, il peut y avoir un réel danger si la personne est dans un environnement hostile.

      Pour le travestissement, si c’est du Mario Brossing ou du Dragon Ballisme, apparemment ça ne rentre pas dans la catégorie du genre mais juste du spectacle, c’est pas moi qui le dis… Le genre n’intervient pas du tout dans cette forme de travestissement. Encore une fois, ce n’est pas moi qui le dis…

      Maintenant, pour les travesties (je mettrai pas de tiret) on est réellement sur le domaine du genre et on peut à mon sens parler de personnes transgenres. C’est un bon moyen de faire sauter le terme travestie qui est vu péjoratif par la population et le faire progressivement remplacer par transgenre (qui n’a rien à voir avec le transgender américain qui correspond chez nous à transsexuelLE).

      • Julie Mazens a écrit le 18 février 2014

        le transgender américain est très large dans sa définition il me semble et englobe les opérées (transsexuelles), hors cross-dresser. moins de fracture chez eux dans cette dimension là

        • Alexandra a écrit le 18 février 2014

          Si tu regardes le texte initial, la définition qui est donné après enquête auprès de la population T, il semble que dans l’esprit de bien des T aux US fait référence à notre transsexuelLE, d’où ma remarque. Ca a d’ailleurs un de mes points d’achoppement dans la traduction. J’ai dû lire l’intégralité des dernières définitions pour pouvoir donner quelque chose de clair sur ce point.

          Mais en fait, c’est un peu comme chez nous, les définitions semblent être à pas variable selon la sensibilité de ceulles qui l’emploient.

          Chez les ancienNEs, il y a cette connotation médicale et peut-être que chez les nouveauxLES ce seraient plus englobant, moins marqué…

  3. Chloé Tigre Rouge a écrit le 18 février 2014

    Merci Alexandra, c’est du bon boulot.

    Ces identités ne sont plus réellement genrées, j’ai l’impression. Réaction à un certain féminisme négateur des identités masculines et féminines et qui les ramène à un rapport oppresseur / oppressé ? Je ne sais dire.

    En tout cas, je n’y perçois plus grand chose qui ait à voir avec une identité genrée / sexuée. Le genre dans cette acception est devenu une dimension à part entière, un nouvel axe, pas forcément politique, sûrement pas sans aucune corrélation avec le sexe-genre. La mitose s’est terminée. Le genre devient un nouvel axe de revendication. Une adhésion identitaire post-politique, post-raciale et post-communautaire ?

    How beauteous mankind is! O brave new world,
    That has such people in’t!

    Je reste du vieux monde, je crois…

    • Alexandra a écrit le 18 février 2014

      :-)

      C’est à mon avis une manière de répondre à tous les obscurantistes de tous poils, cette explosion du genre. Comme le genre binarisé est très normé, il y a phénomène de décompression de ressort.

      Mais… Ceci est une autre histoire à suivre dimanche… Je n’en dis pas plus, sinon je déflore le sujet.

  4. Claude a écrit le 18 février 2014

    Un boulot dingue ! Merci Alex !

    Ceci rejoint notre discussion de l’autre jour sur le besoin de se nommer.
    Pour ma part je reste convaincu qu’un terme comme Two-Spirit, ou mieux encore l’expression à laquelle nous avions abouti, les *** Alternatifs du Genre ***, me paraissent englober tout le monde sans connotation médicale.

    C’est méritoire que FB donne une place aux questions de genre avec ce choix, mais c’est un peu comme leurs recettes, trop gras, trop sucré, trop de tout, c’est indigeste ! 😉

    Je veux bien d’un nouveau monde, mais simplifié !!! :)

  5. Chloé Tigre Rouge a écrit le 18 février 2014

    Supprimer un bout d’ego ? Mais tu rigoles ? Facebook est l’organe égotique des humains de 2014.

  6. Alixia a écrit le 18 février 2014

    bon ben reste à TXY de se mettre en ligne avec FB USA.

    pas trouver ma case, c’est normal??

  7. Meghannoire a écrit le 18 février 2014

    “Cross-dresser” est un terme que j’ai lu souvent en les livres universitaires de la psychologie à partir de 1985 à 2001 et depuis, le terme est rare.

    Il y a “new-half”, ” nouvelle moitié”, qui est bien aussi et qui provient de l’Asie, un terme très à la mode.

    J’essaye tant bien que mal de dorer (et je ne sais pas pourquoi) le nom “travestis” en l’accouplant avec “de la complexion” ou “de l’érotisme espace-temps mais cela n’est qu’une masturbation intellectuelle pour moi.

    L’énumération de définitions ci-haut sont en fait des groupes de synonymes.

    Et arrêtez de toujours regarder chez les anglais et les américains. Ce sont “eux” qui ont accrue la “guerre des sexes” à un niveau insupportable.

    Vous connaissez mes aspirations en tant que “garçon féminin” ou “garçon-fille” ou “fille’i”, les japonais ont aussi de très bonne expression… “otokonoko”, “bi shoonen” ou “Shoonen wa on’na rashisa”. Soyez créatifs et créatives avec le furansu-go.

  8. AlexMec a écrit le 18 février 2014

    Torsoplastie O.o ?? Euh, j’en apprends tous les jours…

    *Googles*

    Hmm, okay. Il semblerait effectivement que certains FtMs militants aient cherché depuis quelques années à s’approprier ce terme-là, mais vu que je n’ai personnellement jamais vu ou entendu ce terme-là nulle part, leur maneuvre ne marche manifestement pas 😛

    On en reste donc à la mammectomie/mastectomie pour l’ablation des seins (y compris chez les FtM), alors que la torsoplastie est une opération de lipossucion et/ou lifting du ventre, des fesses, des cuisses, et des hanches. Un FtM qui se verrait opérer d’une torsoplastie au lieu d’une mastec/mammec serait bien déçu 😉

  9. Claude a écrit le 19 février 2014

    Pourtant le terme torsoplastie est bien plus approprié et utilisé de plus en plus par les ftm… puisqu’il s’agit bien d’une “reconstruction d’un torse masculin”, description médicale de l’intervention. C’est équivalent de la chest surgery ou top surgery anglo-saxonne. La mammectomie évoque quant à elle une mutilation, après cancer notamment, et de toute façon sur le plan technique, ce n’est pas la même intervention du tout. ce qui fait que le terme est en passe d’évoluer.
    AlexMec, nous ne devons pas avoir les mêmes sources toi et moi …

    • Alexandra a écrit le 19 février 2014

      Bon ben je ne sais plus quoi mettre. Vous vous mettez d’accord tous les deux, et je mettrai le terme le plus approprié. Promis ! :-)
      Kissss
      (Puis…. J’arriiiiiiiiiiiive !)

    • AlexMec a écrit le 19 février 2014

      Comme j’ai dit, je n’ai jamais rencontré ce terme dans les milieux FtM que j’ai fréquentés, que ce soit en live ou sur internet.

      De plus, le terme torsoplastie existe déjà pour désigner une toute autre opération, donc l’utiliser à nos propres fins ne peut que mener à des confusions plus ou moins graves.

      puisqu’il s’agit bien d’une “reconstruction d’un torse masculin”, description médicale de l’intervention

      Les hommes ont des glandes mammaires; les FtMs n’en ont plus. Les hommes ont des mamelons fonctionnels; les FtMs qui sont passés par “la double” n’en ont plus. L’opération ne construit pas un torse masculin; elle déconstruit simplement un torse féminin.

      La mammectomie évoque quant à elle une mutilation

      Ce qui est le cas au moins dans “la double” du point de vue des mamelons. Et puis l’idée qu’une mammectomie est une mutilation pour une femme est un concept hyper-sexiste qu’il est temps de ranger au placard définitivement. Angelina Jolie n’en est sûrement pas moins femme d’avoir choisi d’avoir une double mammectomie préventive.

      de toute façon sur le plan technique, ce n’est pas la même intervention du tout

      Euh, si, c’est exactement la même opération du point de vue ablation de la glande mammaire. La seule chose qui change par rapport à une mammectomie sur femme, c’est la partie esthétique extérieure: réimplantation du mamelon, cicatrice le long du pectoral, et liposuccion spécifique pour obtenir un effet bien plat.

      Par contre, la top surgery n’a rien à voir avec l’opération déjà nommée “torsoplastie” en France. Je ne suis pas le moins du monde opposé à l’idée d’utiliser un nouveau terme pour désigner la top surgery en français, mais je refuse de détourner un terme qui existe déjà pour désigner quelque chose d’autre.

      Sans compter que je n’aime pas le côté hypocrite et/ou lâche de ne pas vouloir nommer la chose pour ce qu’elle est: nous voulons nous débarasser de nos seins, c’est donc bien une mastectomie. Soyons honnêtes envers nous-mêmes, c’est le minimum pour être pris au sérieux.

      • Alexandra a écrit le 19 février 2014

        Je vais ajouter un truc qui va à l’encontre du fait de ne pas vouloir utiliser torsoplastie.

        Pour nous, la vaginoplastie n’est pas le terme consacré, il correspond normalement à une opération de l’entrée du vagin chez les femmes, de nature esthétique. A tel point, se pointer chez un gynécologue et lui annoncer qu’on a eu une vaginoplastie, s’il ne sait pas ce que sont les femmes trans, ne va rien comprendre et posera immanquablement la question qui suit : “Et de quand datent vos dernières règles.”.

        Torsoplastie, tout comme vaginoplastie, pour nous trans, veut dire simplement que l’on reconstruit dans un cas un torse, dans l’autre un vagin (et une vulve et tout).

        Mastectomie et mammectomie, AMHA, font très médical comme termes… Plus patologisants… Je sais, j’ai employé le terme qui ne te plaît pas, mais tant pis.

        • AlexMec a écrit le 20 février 2014

          Mastectomie et mammectomie, AMHA, font très médical comme termes

          Des mots médicaux pour une intervention médicale; ça me parait tout à fait normal.

          Plus patologisants… Je sais, j’ai employé le terme qui ne te plaît pas, mais tant pis.

          C’est toi qui n’aime pas le terme “pathologisant”, pas moi.

          Perso, j’en ai rien à foutre qu’un terme soit pathologisant ou pas, si c’est le bon mot. C’est une opération chirurgicale consistant à m’enlever les seins que j’ai subie; c’était donc une mastectomie/mammectomie. Je refuse de me voiler la face: je me suis fait enlever les seins. On ne m’a rien construit. On m’a juste enlevé les seins, et essayé de limiter les dégâts esthétiques. Alors je dis le mot qui correspond: mastectomie. Mammectomie. Oui, c’est un mot moche, et oui, c’est un mot qui évoque des choses terriblement douloureuses pour bien des femmes. Et peut-être même que c’est un terme “pathologisant”. Mais c’est le mot qui correspond à la réalité de l’opération effectuée.

          • Alexandra a écrit le 21 février 2014

            Sauf que… Tes seins ne sont pas malades quand on en pratique l’ablation. Ton raisonnement ne tient pas.

          • AlexMec a écrit le 22 février 2014

            Si on suit ton raisonnement, alors Angelina Jolie n’a pas non plus eu une double mastectomie, puisque ses seins n’étaient pas malades.

  10. Claude a écrit le 19 février 2014

    Pour avoir vécu avec une femme qui a subi l’épreuve du cancer du sein, je peux te dire que ce n’est pas sexiste du tout ! Nous avions beau lui dire que nous l’aimions et que cela ne changeait rien, et que la seule chose qui importait c’était qu’elle aille bien et profite pleinement de la vie, elle était traumatisée. A l’égal des autres personnes rencontrées à l’hôpital durant un sacré bout de temps !!!
    Et ce n’est pas la même intervention, le pectoral est souvent ôté dans la foulée…
    Car derrière rien que des côtes, puis les poumons en prise directe et c’est là que le crabe se loge s’il essaime ou vers le foie aussi. Alors on limite le risque de métastases ainsi.

    Dans cette épreuve-là, tu vis avec le spectre de la mort accroché à toi, tu ne dors plus, tes curseurs d’alarme sont au max et tu vis dans l’urgence ! Ta petite personne n’existe plus, tu n’es plus que combat et course de vitesse contre l’ennemi.

    Le mot mastectomie, c’est comme un couperet qui te tombe dessus, tu vas perdre des morceaux de toi et ne sera plus jamais comme avant. Tu te demandes jusqu’où cela va aller… et c’est toi tout entier qu’il faut reconstruire, pour vaincre ta peur, retrouver ton énergie après des traitements qui te foutent par terre en prime, et l’espoir en la vie ! Le cancer a fait de toi une autre personne, MAIS là ce n’est pas un choix de ta part, pas un désir profond ! Tu n’es pas du tout dans la même situation !!!

    Cela pour dire que c’est un mot qui me fait horreur et je suis pas seul dans ce cas !

    Alors tes remarques concernant une/mon éventuelle hypocrisie ou lâcheté tu peux les remballer !

    • AlexMec a écrit le 20 février 2014

      Pour avoir vécu avec une femme qui a subi l’épreuve du cancer du sein, je peux te dire que ce n’est pas sexiste du tout !

      Rien à voir. Un traumatisme personnel parce qu’on perd une partie de soi à laquelle on tient, ça n’a strictement rien à voir avec une attitude sociale qui fait que toute une catégorie de personnes est définie par les différents morceaux de son corps.

      Une femme qui perd son sein et se considère elle-même comme “moins qu’une femme”, c’est un traumatisme personnel, une réaction compréhensible, et une situation difficile.

      Une personne (homme ou femme ou autre) qui dit qu’une femme est automatiquement moins femme si elle perd un sein, c’est un-e imbécile insultant-e qui a besoin d’être remis-e en place.

      Cela pour dire que c’est un mot qui me fait horreur et je suis pas seul dans ce cas !

      Et? Il y a bien des mots qui me font horreur pour des raisons personnelles aussi (comme “famille”, ou “grand-père”), mais je ne demande pas que qui que ce soit d’autre cesse de les utiliser à cause de moi.

      Alors tes remarques concernant une/mon éventuelle hypocrisie ou lâcheté tu peux les remballer !

      Non. Je persiste à dire que refuser de nommer les choses telles qu’elles sont est de la lâcheté. Quand on se fait enlever les seins, c’est une mastectomie/mammectomie. Si les hommes trans sont trop lâches pour oser utiliser le mot, alors ils devraient peut-être y penser à deux fois avant de demander l’intervention.

      Cela ne veut pas dire que je suis contre l’idée de trouver un nouveau mot. Mais à deux conditions:
      1. Il ne doit pas s’agir d’un mot qui existe déjà pour désigner tout autre chose, comme c’est le cas pour “torsoplastie”.
      2. Ce changement ne doit pas être motivé par la peur ou le dégoût du mot “mastectomie/mammectomie” chez les hommes trans.

      La peur et le dégoût sont les raisons pour lesquelles nous les trans sommes si mal accepté-e-s dans la société. Ce sont les raisons pour lesquelles tant de personnes insistent pour continuer à appeler une personne post-transition par son nom et son genre d’avant la transition: ce qui n’est pas nommé n’existe pas vraiment. Je refuse absolument de cautionner ce même genre de lâcheté à l’intérieur de la communauté trans.

      • Claude a écrit le 20 février 2014

        Vivre l’annonce d’un cancer et d’une mastectomie associée est perçue comme une perte douloureuse d’un élément visible de son corps, c’est un stigmate au mieux, une condamnation au pire.
        Se faire retirer les seins et faire réaliser l’opération dans les conditions esthétiques les meilleures possibles quand on est trans. c’est une libération !
        Il ne s’agit pas du tout de la même chose, ce qui justifie un autre nom pour la nommer. Torsoplastie en est un, top surgery aussi. S’il y en a d’autres possibles, tant mieux !
        L’hystérectomie est quant à elle d’une part invisible et d’autre part non associée au cancer. car il y a bien d’autres motifs de vivre cette opération, dont la technique est de plus parfaitement identique chez les trans et chez les femmes.

        Libre à toi de me traiter de lâche , il ne s’agit en aucun cas de la réalité, mais seulement de ton opinion ! Très discutable… surtout sans me connaitre !
        Tu m’avais annoncé ton sale caractère, j’en vois ici un exemple flagrant. J’ai passé l’âge de me foutre sur la gueule avec un petit coq agressif et prétentieux, ça te passera avec les années…
        Faire avancer les choses dans le respect de chacun me paraît bien plus utile. J’aimerais que le terme employé exprime la libération et soit synonyme de vie ! Pour moi la condamnation est de rester dans un corps féminin !!!
        Sur ce, bonne soirée.

        • AlexMec a écrit le 22 février 2014

          une mastectomie associée est perçue comme une perte douloureuse d’un élément visible de son corps, c’est un stigmate au mieux, une condamnation au pire.

          Oui, mais un stigmate de quoi? Une condamnation à quoi? Creuse ces questions, parce que les réponses sont importantes.

          Se faire retirer les seins et faire réaliser l’opération dans les conditions esthétiques les meilleures possibles quand on est trans. c’est une libération !

          C’est une libération parce qu’on a souffert d’avoir ces foutus seins pendant des années.

          Il ne s’agit pas du tout de la même chose

          Les circonstances sont différentes, mais l’opération reste la même. Et dans les deux cas, c’est une opération qui se fait dans un contexte de douleur psychologique, que la douleur soit avant ou après l’opération.

          L’hystérectomie est quant à elle d’une part invisible et d’autre part non associée au cancer.

          Donc là, la douleur des femmes cis qui sont obligées de subir une hystérectomie pour cause de cancer ou autre, et qui se sentent diminuées dans leur féminité en conséquence, ça ne compte pas?

          J’aimerais que le terme employé exprime la libération et soit synonyme de vie !

          C’est le cas. Tous les FtMs que je connais parlent de la mastec de cette façon. On nous retire les seins (ce qui est littéralement ce que mastectomie veut dire: mastec-tomie, retirer les seins), ce qui est pour nous une libération et le début d’une nouvelle vie.

    • AlexMec a écrit le 20 février 2014

      PS: quid de l’hystérectomie? C’est un terme tout aussi potentiellement traumatique pour les femmes cis que la mastectomie, alors faut-il lui aussi lui trouver un remplacement pour les hommes trans?

  11. Chloé AVRILLON a écrit le 20 février 2014

    Excellent glossaire !

  12. Liv a écrit le 22 février 2014

    Bon travail, seulement je dirais que c’est parfois plus des explications/traductions que les termes que des francophones ont tendance à utiliser pour eux-mêmes. Par exemple, je ne connais pas de gens qui se disent “genre queer” mais j’en connais qui utilisent le terme anglais genderqueer. Parmi des français de genre fluide, il me semble aussi que c’est plus populaire de se dire genderfluid que (à) genre fluide. Mais tout ceci est assez nouveau est c’est intéressant de discuter ça. On le fait assez souvent dans notre groupe Facebook sur le genre non-binare (NB France). Ça serait bien que Facebook introduise tout ça pour la version française du site. Mais je suppose que ça va prendre du temps avant qu’ils décident quels termes il vont offrir dans chaque langue… Au moins tout ça va faire parler plus des différents types d’identités et expresssion de genre, ce qui ne fait pas de mal, sauf si on est réactionnaire et membre de la Manif Pour Tous, par exemple, lol.

  13. Liv a écrit le 22 février 2014

    Je suis par contre un peu décuE qu’ils aient demandé à Sam KIllerman de faire ça comme “expert” puisqu’il est très controversé dans le milieu trans anglophone. C’est un homme cis et hétéro qui a trouvé une infographie sur le genre (genderbread man) sur le net et se l’est approprié pour parler du genre sur son site, et ayant eu du succès avec ça il a écrit un livre sur le genre, et se prend pour un expert, et maintenant on l’invite à en parler et écrire un peu partout… Je pense qu’en général ce qu’il dit n’est pas trop mal, mais il y a pas longtemps il écrivait certaines choses qui étaient vraiment n’importe quoi sur son site en se présentant comme expert dans le genre. Et entr’autres je n’aime pas trop sa déscription de cis come version polie de “normal”, et c’est un peu traiter à la légère les identités fluides de dire que tout le monde est fluide.

    • yukarie a écrit le 22 février 2014

      c’est curieux cette manie qu’on certains d’aller chercher comme experts des gens extérieurs à la communauté, comme si nous étions très éloignéEs de la population comme des Inuits ou des Bantous.

      • Liv a écrit le 22 février 2014

        Oui, c’est vrai. Je me dis qu’ils pourrait au moins demander à une personne trans* ou sinon un/e universitaire en études du genre, pas cet expert auto-proclamé

  14. Claire a écrit le 18 mars 2014

    A propos de Sam Killermann et de son travail – qui est peut être réel j’en conviens -, je ne peux m’empêcher de le rapprocher de celui de Erin Houdini, qui est antérieur et qui n’a rien à voir avec facebook.

    Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas, c’est comme elle le dit elle-même une femme avec un vécu trans-identitaire qui a fait un travail auprès de la communauté trans-identitaire qui a abouti à un glossaire trans (disponible ici : http://www.erinhoudini.com/transgender-glossary.html ).

    Son travail n’est pas achevé, est en perpétuelle modification, et elle a, à mon humble avis, une certaine légitimité pour parler de cette problématique.

    En plus, et là c’est personnel, j’ai traduit son glossaire en français à sa demande, et bien que mon travail a été moindre que le sien, j’aurai apprécié que ce soit son travail à elle qui soit utilisé plutôt que celui de cet expert auto-proclamé que je ne connais pas, parce que j’aimerai moi aussi avoir droit à un petit peu de reconnaissance.

    (ma traduction est disponible là : http://feminisme.fr-bb.com/t1961-glossaire-trans )

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