Procès de l’autogynéphilie

20 février 2014 | Tags: , , , , ,

Aujourd’hui, se tient le procès d’un argument idiot. Débile, même. Du genre argument puritain que pourtant certaines T servent à d’autres T parce que, vous comprenez, les premières sont des vraies et les autres, ben, ne sont pas des vraies. Cet argument, qui tient plus du gros mot (6 syllabes tout de même !), c’est celui de l’autogynéphilie. Alors, l’autogynéphilie, quid est ? Examinons l’arme du crime et entendons les témoins.

Mais tout d’abord, présentons le coupable.

Auto- : soi-même
-gyné- : femme
-philie : aimer, apprécier, ressentir du plaisir au contact de….

L’autogynéphilie, c’est s’aimer soi-même en tant que femme. C’est un mot savant pour vous dire que c’est mal de ressentir une excitation sexuelle ou du plaisir en voyant votre corps féminin.

Intervention d’un sujet sain

poupee-gonflable-2

L’idéal autogynéphile des travgenres.

Laissez-moi vous expliquer ce que nous, les vraies Trans authentifiées (et presque sans prostate), nous en pensons. En gros, vous êtes un vilain travesti fétichiste et pas noble du tout, alors que nous qui ne sommes pas comme vous sommes de vraies Trans avec un T majuscule et des étoiles, des paillettes, voire une gommette rose sur nos dossiers chez le psychiatre pour les plus méritantes d’entre nous.

Nous, les vraies femmes d’origine Trans non-autogynéphiles, nous restons de marbre face à notre corps féminin, nous ne ressentons aucun plaisir en nous observant dans le miroir, nos corps féminins baisés ne nous émoustillent pas. Nous restons froides et nos vagins fabriqués pour le plaisir des hommes et pour la conformité à notre essence véritable ne se contractent, ne se dilatent ni ne se mouillent à l’évocation de notre sexualité, fonctionnelle et normale. Nous ne sommes pas autogynéphiles, nous refusons cette philia, nous l’estimons anormale et nous la rejetons.

En fait, nous sommes frigides. Insensibles à nous-mêmes. Bloquées, coincées, chastes par défaut, pures faute d’autre option, vierges de toute pensée érotique nous concernant. Nous ne nous aimons pas physiquement en tant que femme, nous nous rejetons, et c’est cela qui fait que Nous, non-autogynéphiles, sommes de vraies femmes d’origine trans et non de vulgaires trans, travgenres ou que sais-je encore, pervers en tous les cas.

Nous jetons sur les autogynéphiles l’anathème et nous choisissons la pureté de notre essence féminine et l’abandon de toutes ces passions hystériques qui nous feraient aimer nos corps.

La déviante vient dévier

Béatrice B., notre précédente intervenante, a défailli, on tente de la ranimer avec des sels. Nous laissons donc la place à Chloé T. pour la défense de l’autogynéphilie.

L’autogynéphilie est un signe de bonne santé mentale et sexuelle. Affirmation audacieuse, j’en conviens, en particulier quand l’opprobre le plus avilissant a été associé à ce terme. Mais écoutez donc un peu.

Quelle femme, qu’importe son origine sociale, biologique, ethnique, ne ressent pas de plaisir sexuel à voir son corps féminin dans un contexte sexualisé ? Je ne doute pas qu’elles existent, je doute par contre de leur bonne santé mentale et sexuelle, ou alors, je dois poser chez elles l’hypothèse d’une dysmorphophobie ou pire, d’une dysphorie de genre (mais alors dans ce dernier cas, on ne peut plus vraiment parler de femmes). Je pose comme fait établi que toute femme équilibrée psychiquement et sexuellement aimera sexuellement l’idée ou la vision de son corps féminin dans un contexte sexuel.

L’autogynéphilie, c’est s’aimer soi-même en tant que femme, disait-on plus haut, dans un contexte sexualisé. J’approuve complètement cette définition et je n’ai rien à lui reprocher. Je m’attache peu aux origines quelles qu’elles soient des femmes autogynéphiles. L’invalidation par le biais de l’autogynéphilie ne fait pas tant usage de cette condition en soi, mais plutôt de la définition qu’on a de l’homme et de la femme. En effet, si un homme est autogynéphile, il y a peut-être ici quelque chose de peu ordinaire, de variant, voire de déviant diront les plus pathologisants des opposants. Ca n’est cependant pas un argument pour invalider des personnes T MtF ou assimilables, dans la mesure où celles-ci sont (globalement et vous me pardonnerez la simplification si vous êtes militant Queer) des femmes.

Je revendique ouvertement, ici, mon autogynéphilie, le plaisir que j’ai à être moi-même au pieu comme à la ville, au donjon comme au marché, en salon libertin comme chez le dentiste (quoi que le dentiste oblitère tout plaisir). Je sollicite à ce titre l’abandon des poursuites, l’arrêt de l’emploi de ce terme comme un argument bitchy pour condamner les autres, et la fin de cet étrange puritanisme qui vise à condamner le plaisir sexuel chez les autres au prétexte qu’on est soi-même frustrée d’avoir un vagin en peau de b!te et une prostate (ou qu’on s’offusque du fait que d’autres femmes aient un vagin reconstitué et n’aient pas été assemblées initialement pour un usage tout à fait fonctionnel dans le cadre d’une sexualité vaginale).

Je vois dans ces accusations d’autogynéphilie une haine du corps, une quête platonicienne corrompue de la négation de ce qui n’est pas l’esprit, une recherche de légitimation par invalidation des autres, et d’aucuns diraient des relents de catholicisme empoussiéré, où le corps est le péché.

Je laisse les délibérations au jury dans la zone des commentaires, et je rends la parole.

PS : Alex nous parle des raisons de sa chatte et de toutes les raisons de chatte ou pas sur ce lien. C’est très pertinent quand on parle d’autogynéphilie et de toutes ces accusations à la mords-moi le noeud. Qui plus est, j’ai envie de faire remonter cet article qui parle de plaisir sexuel sans honte.

Vous avez aimé cet Article ? Vous aimerez aussi :
Lana Waschowski - DR Aceshowiz
Le féminisme de certaines femmes est clairement transphobe. En cette journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, nous pouvons décerner la palme de la transphobie à Stylist qui pense qu'une femme trans' n'est rien d'autre qu'un homme féministe !! Dans cet article, on croirait presque que d'un coup de baguette magique, Lana "s'est transformée en femme". Elle est considérée par ce magazine féministe comme "un Homen" ou encore "homme féministe" !  Une totale aberration ! Par ailleurs, la transphobie de ...
LIRE L'ARTICLE >>
La loi doit aller au bout des intentions !
Un positionnement net et de poids pour toutes les personnes transidentitaires sans discriminations! Souvent accusé à tord de ne pas être suffisamment investis dans la lutte pour l'égalité et la non discrimination des personnes LGBT dans le monde du travail, la Confédération CGT en appuyant l'urgence d'une nouvelle loi contre le harcèlement sexuel et moral des personnes, s'exprime clairement pour demander que l'avancée proposée par le Sénat pour lutter contre la transphobie dans son projet sous le terme "d'identité sexuelle" reprenne ...
LIRE L'ARTICLE >>
Des parents d’enfants intersexués au procès. La judiciarisation est-elle une solution ?
Il se déroule en ce moment, aux USA, en Caroline du sud un procès qui retient l'attention des médias nord américains[1]. Dans le même temps en France se prépare le même type de procès sans que rien ne transpire. Il s'agit de parents d'enfants intersexués qui estent en justice pour demander réparations des mutilations génitales que leur enfant a subit. L'intersexuation concerne en France annuellement 8.000 nouveaux nés qui n'ont pas des corps sexuellement conformes aux attendus sociétaux. Ils ne sont pas ...
LIRE L'ARTICLE >>
Le Sénat décide que la discrimination envers les transsexuels sera désormais réprimée
(AFP) Le Sénat décide que la discrimination envers les transsexuels sera désormais réprimée. Le Sénat a inscrit à l'unanimité, jeudi, la discrimination envers les transsexuels dans la liste des discriminations punies par le code pénal, dans le cadre du débat sur le projet de loi contre le harcèlement sexuel. Un amendement consensuel, rédigé sur la base d'un sous-amendement du gouvernement et de plusieurs amendements des écologistes, de l'UMP, du PS et du groupe CRC (communistes), a été adopté en ce sens. Il ...
LIRE L'ARTICLE >>
Zut, je suis pas une vraie trans, je suis juste un travgenre
C’est marrant de penser que la transidentité ne choisit pas ses cibles. Ça veut dire en gros qu’on peut être trans et ne rien comprendre à la transidentité. Ainsi, il existe des trans qui n’ont absolument rien compris à la différence entre sexe et genre. On peut être trans et reproduire les pires discours de la pathologisation ! Pour ces personnes, comme la Madame Lysebeth “femme issue de la transidentité” qui doit s’ennuyer comme un rat mort sur son forum de VRAIES ...
LIRE L'ARTICLE >>
Polémiques sur le genre et réflexions sur les avantages et dangers du communautarisme
Lors d'un récent commentaire sur le très intéressant article de mon amie Carolyne TeeGee, intitulé « Fièvre résurrectionnelle », je défend l'idée que celles qui chipotent sur ce qu'elles considèrent être du chipotage, à savoir la rectification du terme "identité sexuelle" en "identité de genre", ne font pas avancer les choses en scindant une nouvelle fois cette communauté en deux avis distincts. Moins d'union = plus de critiques et cela n'est pas à notre avantage. Le problème ici c'est que l'on joue sur des ...
LIRE L'ARTICLE >>
En marge de la Marche des Fiertés – Programme Gouvernemental
(communiqué gouvernemental) A l’occasion de la marche des fiertés organisée le samedi 30 juin, le Premier ministre souhaite réaffirmer que le gouvernement a inscrit à son programme de travail des prochains mois la mise en œuvre des engagements pris pendant la campagne présidentielle, en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. Le droit au mariage et à l’adoption pour tous sera institué et les outils de lutte contre les discriminations seront renforcés. Toutes les ...
LIRE L'ARTICLE >>
Quelques réalités à propos des toilettes publiques
Nous sommes en 2013 et nous sommes toujours être en train de nous battre contre les droits qu'on nous retire. Le Colorado à certaines de meilleures lois concernant les droits des trans', et nos lois à propos des lieux publics couvrent les droits des personnes transgenres et transsexuelles, mais nous sommes toujours à devoir nous battre pour l'accès aux toilettes. Très récemment, une enfant de six ans a été l'objet de discriminations quand, malgré les lois nous protégeant, son école ne ...
LIRE L'ARTICLE >>
Groupe de travail sur le harcèlement sexuel / Collectif d’associations de personnes transsexuelles
Prenez connaissance des échanges qui ont eu lieu le 7 juin 2012 lors de l'audition par le Sénat des personnes se présentant comme je cite "Beaucoup d'associations travaillent sur les questions transgenres. Nous sommes venus au pied levé, à trois, mais nous les représentons toutes." à vous "toutes" de voir... Kiss. Mme Laura Leprince, présidente d'ID Trans' et membre de la commission Identité de Genre d'Homosexualités et Socialisme (HES). - Beaucoup d'associations travaillent sur les questions transgenres. Nous sommes venus au pied levé, à ...
LIRE L'ARTICLE >>
La transphobie devient un critère légal de discrimination aux contours flous, mais pour le gouvernement l’identité de genre peut attendre
Nous nous faisons l'écho de la nouvelle loi votée le 25 juillet, les réactions continuent à tomber ... ________________________________________________________________________________ Vote à l'unanimité du projet de loi sur le harcèlement sexuel. La transphobie devient un critère légal de discrimination aux contours flous, mais pour le gouvernement l'identité de genre peut attendre. ________________________________________________________________________________ Communiqué de Presse Fédération LGBT / ANT Le 25 juillet, l'Assemblée nationale a adopté le nouveau projet de loi relatif au harcèlement sexuel, pour combler le vide juridique laissé par l'abrogation, le 4 mai dernier, du ...
LIRE L'ARTICLE >>
Quand Stylist un journal féministe prend Lana Wachowski, femme trans’, pour “un Homen, homme féministe” !
La loi doit aller au bout des intentions !
Des parents d’enfants intersexués au procès. La judiciarisation est-elle une solution ?
Le Sénat décide que la discrimination envers les transsexuels sera désormais réprimée
Zut, je suis pas une vraie trans, je suis juste un travgenre
Polémiques sur le genre et réflexions sur les avantages et dangers du communautarisme
En marge de la Marche des Fiertés – Programme Gouvernemental
Quelques réalités à propos des toilettes publiques
Groupe de travail sur le harcèlement sexuel / Collectif d’associations de personnes transsexuelles
La transphobie devient un critère légal de discrimination aux contours flous, mais pour le gouvernement l’identité de genre

82 responses to Procès de l’autogynéphilie

  1. Julie Mazens a écrit le 20 février 2014

    Je suis autogynéphile, je suis une femme transgenre, je suis normale.

    J’ai tout compris ? :)

    bisous !

  2. Chloé AVRILLON a écrit le 20 février 2014

    Je suis autogynéphile de la pire espèce ! Transsexuelle (avec un grand T majuscule), 3 mirroirs pour m’admirer : 1 dans la salle de bain, 1 dans ma chambre et 1 de poche dans mon sac à main. En plus, je me masturbe !

    • Chloé AVRILLON a écrit le 20 février 2014

      Oserais je dire que je suis opérée. Oserais je dire aussi que quand je me masturbe, j’en éprouve du plaisir ? Hannnnnnnnnnnnn !!!!!!!!!!

      • Alexandra a écrit le 20 février 2014

        Tu jouis en te mas-tur-bant ??? (Ah oui ! Merde ! C’est vrai qu’on est passées par le même chir. Fait vraiment du bon boulot nôt’ chir ! J’confirme ! Zut ! J’me suis trahie !!!)

        • Chloé AVRILLON a écrit le 20 février 2014

          Haaa !!! Maudite sois tu ! Je suis outée !!!

          • Chloé AVRILLON a écrit le 20 février 2014

            😀

          • Alexandra a écrit le 20 février 2014

            (J’aime être maudite ! Paraît qui y a plus de sesque en bas qu’en haut 😀 )

        • Alixia a écrit le 20 février 2014

          ben ses derniers jours, j’en connais qui n’ont plus besoin de se masturber, surtout le matin.
          oki, je sors, quoique sait pas en fait.

          • Alexandra a écrit le 20 février 2014

            Ben moi j’en connais qui le matin ont leur crunch

          • Alixia a écrit le 20 février 2014

            ah bon, ON VEUT DES NOMS, ON VEUT DES NOMS, ON VEUT DES NOMS.
            nan mais, suis curieuse mouahh

          • Alexandra a écrit le 20 février 2014

            J’peux pas donner de noms sinon j’me trahis. Merde ! J’me suis encore trahie !

          • Alixia a écrit le 20 février 2014

            ah bon, pas tout compris là, dans le coup de la trahison.

  3. Claire B. a écrit le 20 février 2014

    Ces histoires de vrais trans, fausses trans, autogynéphile ou autre m’ont toujours fait sourire. Au final tout ça tourne toujours autour du sexe assumé ou non assumé, mais une femme ne se résumé pas à un sexe, elle porte la vie aussi et là je suis désolée mais on pourra faire ce qu’on voudra nous ne serons jamais des femmes entières.

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 20 février 2014

      Comme les femmes nullipares diront les fanatiques de la maternité.
      Comme les femmes n’ayant pas eu d’expérience lesbienne, diront les militantes du saphisme.
      Comme les lesbiennes, diront les.militantes hétéro.
      Ad lib…
      Il n’existe pas de femmes entières, il n’existe que des.femmes qui font au mieux dans leur vie pour tenter de s’accomplir.

      • Claire B. a écrit le 20 février 2014

        Tu sais je vis depuis 20 ans avec une femme qui en raison d’une maladie n’a pu avoir d’enfant alors qu’elle n’est pas stérile, je sais parfaitement que bien des femmes n’auront pas d’enfants. Mais si j’étais née femme je pense que j’aurais été heureuse d’avoir un enfant, peut être que la vie en aurait voulu autrement mais c’est quelque chose me préoccupe bien au delà que des histoires de sexe.

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 20 février 2014

      Avec cet argument on pourrait presque dire et pardonne-moi la provocation @alexandre qu’AlexMec est une femme entière.

      Nos fonctions biologiques spécifiques ne nous font pas et encore heureux. Leur absence ne nous invalide pas.

      • Claire B. a écrit le 20 février 2014

        Je sais bien que ce genre d’argument est plutôt mal vu dans la communauté trans, je comprends très bien, mais personnellement je sais parfaitement que je suis biologiquement un homme, même si ce constat me rend malheureuse tous les jours car ça ne correspond pas à mon ressenti intérieur.

        • Chloé Tigre Rouge a écrit le 20 février 2014

          Quel aspect de ta biologie ? Tes chromosomes ? Je n’ai jamais vu les miens et ils n’ont pas de prise sur moi. Sont-ils importants dans leur forme ?

          Ton système endocrinien, la forme de tes cellules… la biologie de ton corps évolue.

        • Chloé Tigre Rouge a écrit le 20 février 2014

          N’est-ce pas en fait, et je le dis sans intention polémique, un regret d’avoir eu un passé semble-t-il masculin que tu traduis par une référence à ta biologie qui sans intervention et action initiée par ta volonté tendait vers le masculin ?

          • Claire B. a écrit le 20 février 2014

            Je pense qu’i y a du vrai dans ce que tu dis. C’est vrai que j’ai du mal à effacer de ma mémoire ce passé masculin qui a plombé une parte de ma vie.

        • Chloé AVRILLON a écrit le 20 février 2014

          Non, tu es XY, née dans un corps de garçon. Mais tant sur le point psychologique que sur un point physiologique (la sexuation du cerveau : structure de la matière blanche, une partie du Thalamus, etc…) tu es bien une Nana.
          Tu veux de la littérature sur le sujet ?
          – Zhou, Jiang-Ning; Hofman, Michel A.; Gooren, Louis J. G.; Swaab, Dick F. (1995). “A sex difference in the human brain and its relation to transsexuality”. Nature 378 (6552): 68–70. doi:10.1038/378068a0. PMID 7477289.

          – Kruijver, F. P. M.; Zhou, JN; Pool, CW; Hofman, MA; Gooren, LJ; Swaab, DF (2000). “Male-to-Female Transsexuals Have Female Neuron Numbers in a Limbic Nucleus”. Journal of
          Clinical Endocrinology & Metabolism 85 (5): 2034–41. doi:10.1210/jc.85.5.2034. PMID 10843193.

          – Chung, WC; De Vries, GJ; Swaab, DF (2002). “Sexual differentiation of the bed nucleus of the stria terminalis in humans may extend into adulthood”. The Journal of neuroscience 22
          (3): 1027–33. PMID 11826131.

          – Gooren, L (2006). “The biology of human psychosexual differentiation”. Hormones and behavior 50 (4): 589–601. doi:10.1016/j.yhbeh.2006.06.011. PMID 16870186.
          – Swaab, DF (2004). “Sexual differentiation of the human brain: relevance for gender identity, transsexualism and sexual orientation”. Gynecological Endocrinology 19 (6): 301–12.
          doi:10.1080/09513590400018231. PMID 15724806.
          – Garcia-Falgueras, A.; Swaab, D. F. (2008). “A sex difference in the hypothalamic uncinate nucleus: relationship to gender identity”. Brain 131 (Pt 12): 3132–46. doi:10.1093/brain/
          awn276. PMID 18980961.

          – Luders, Eileen; Sánchez, Francisco J.; Gaser, Christian; Toga, Arthur W.; Narr, Katherine L.; Hamilton, Liberty S.; Vilain, Eric (2009). “Regional gray matter variation in male-to-female
          transsexualism”. NeuroImage 46 (4): 904–7. doi:10.1016/j.neuroimage.2009.03.048. PMC 2754583. PMID 19341803.

          – Rametti, G; Carrillo, B; Gómez-Gil, E; Junque, C; Segovia, S; Gomez, A; Guillamon, A (2010). “White matter microstructure in female to male transsexuals before cross-sex hormonal
          treatment. A diffusion tensor imaging study”. Journal of Psychiatric Research 45 (2): 199–204. doi:10.1016/j.jpsychires.2010.05.006. PMID 20562024.

          Ca va être difficile de me faire croire le contraire 😉

          • Chloé AVRILLON a écrit le 20 février 2014

            Après ça ne change rien à vouloir être soi-même, comme on s’est toujours senti être à l’intérieur.

          • Claire B. a écrit le 20 février 2014

            Merci Chloé pour toutes ces références, dommage que tout soit en anglais.

          • Chloé AVRILLON a écrit le 20 février 2014

            C’est la différence entre dire “Je suis une femme” (non nous ne sommes pas des femmes, ni même des hommes, et nous ne le serons jamais… snifff) et “Je suis femme” (Psychologiquement donc). La nuance est subtile mais expliquée comme ça on la comprends mieux 😉

        • Alexandra a écrit le 20 février 2014

          Tu résumes ton existence à ta biologie ? Oups !

          • Chloé AVRILLON a écrit le 20 février 2014

            Tu sais Claire B
            Le sexe ne se résume pas aux chromosomes et à ce que tu avais entre les jambes à la naissance. C’est bien plus complexe que ça !!! Réduire à ça, c’est ne parler que de 2 des 6 composantes de l’identité sexuelle qui définissent la personne, à savoir :
            – Le sexe Chromosomique
            – Le sexe Morphologique (sous divisé en : Sexe gonadique + Caractères sexués secondaires)
            – Le sexe Hormonal (Oestrogènes, Testostérone, Progestérone, enzymes, …)
            – Le sexe Psychologique (Orientation sexuelle + “identité de genre” ou “genre psychologique”)
            – 1 autre extérieure au “corps” : le sexe social ou “genre social” qui englobe “l’expression sociale” (Vestimentaire, gestuelle, maquillage, etc…) et l’identité sociale (La façon dont tu es reconnue par la société : carte d’identité par exemple)

            Sachant que chacune de ces composantes peuvent se retrouver indépendantes l’une de l’autre, ça fait un paquet de variantes !

          • Claire B. a écrit le 21 février 2014

            @Alexandra : c’est toi qui résume un peu ce que je dis non ? Mon existence a été fortement influencée par ma biologie et elle continue à me pourrir la vie, c’est un fait, alors si toi dans ton existence ça roule pour toi alors tant mieux.

          • Alexandra a écrit le 21 février 2014

            Mais ça roule pour moi maintenant. Ça n’a pas toujours roulé, et ma biologie a failli m’emmener dans le trou. Côté merde physiologique, j’ai eu ma dose, et je vu la Camarde au loin, donc ça va, j’ai eu mon lot. J’en fais pas un fromage. Mais de là à me considérer moins qu’une femme, ben non !

            C’est même encore très différent de cela, mais je ne rentrerai pas dans le détail. J’ai dépassé la position “femme” que j’ai pu avoir il y même encore six mois, et ça n’a rien avoir avec le biologique. Lui, c’est bon, il est résolu. J’ai réintégré intégralement mon passé. Donc, tu vois, je suis bien loin même du concept “femme”. C’est bien plus global.

            Par contre, ce qui est sûr, c’est qu’aucunE ainsi n’est capable de dire ce qu’est être une femme, c’est normal. C’est un concept politique, sociétal, culturel, religieux, what else?

            Le biologique est quelque chose qui est propre à chacune, et le biologique ne fait pas la femme, tout au plus la femelle (sans connotation péjorative).

        • Meghannoire a écrit le 20 février 2014

          Non, nous, les garçons sommes biologiquement des haploïdes partielles. Nous n’avons qu’une demi d’une chromosome et rien d’autre d’extra.
          Les filles et les femmes sont ultra chanceuses. Elles puissent être des ultra-femmes ou des ultra-hommes car elles ont tous les gènes en doubles.

          Nous, avons une phénotype masculine aléatoire et aussi une phénotype féminine aléatoire alors courage! Nous sommes d’éternelles androgynes.

    • Alexandra a écrit le 20 février 2014

      Ben je me considère entière et j’emm.rde celles qui pensent qu’une femme se résume à un utérus et la capacité de pondre des mouflets.
      Et je vais poser la question habituelle : C’est quoi être une femme ? C’est quoi être un homme ? Et pour finir, t’es quoi ?

      • Alixia a écrit le 20 février 2014

        peut pas répondre à la question, suis alien.

      • Claire B. a écrit le 21 février 2014

        Je n’ai jamais dit qu’une femme se résumait à un utérus, c’est n’importe quoi. Je n’ai pas d’enfant, et si j’avais été une femme “bio” je ne sais même pas si j’aurais voulu ou aimé être mère.
        On peut vouloir un enfant parce tout simplement on en a envie, sans être sous le joug d’un système patriarcal, je ne pense pas que ma mère m’ai mise au monde sous la contrainte…

        • Alexandra a écrit le 21 février 2014

          “elle porte la vie aussi et là je suis désolée mais on pourra faire ce qu’on voudra nous ne serons jamais des femmes entières.” –> C’est pas “un peu” voire beaucoup synonyme ça ? Bon… Je te l’accorde, tu n’as pas dit le mot utérus, mais sachant que, malgré la mythologie, les garçons ne naissent pas des des choux, les filles ne naissent pas dans des fleurs, et que par extension les trans ne naissent pas dans des choux-fleurs, qu’il y a une sorte de passage qui dure 9 mois dans un utérus… Si je reprends ta phrase qui dit que “seules les femmes qui peuvent porter la vie sont des vraies femmes” (sic)… Ben je sais pas… Mais ça fait vraiment résumer la “vraie femme” à son utérus. J’ai beau le retourner dans tous les sens, j’arrive à chaque fois à la même conclusion à la lecture de cette phrase…

          CQFD

          • Claire B. a écrit le 21 février 2014

            Je t’accorde que la tournure de la phrase n’était pas très heureuse et ne correspond pas exactement à ma pensée, et je n’ai pas dit non plus contrairement à ce que tu dis “que seules les femmes qui peuvent porter la vie sont des vraies femmes”. J’ai voulu parler (maladroitement j’en conviens) d’un point dont on ne parle jamais chez les trans et qui me semblait important, je pense que j’aurais mieux fait de fermer ma gueule comme c’est la règle ici dès qu’on touche un point sensible.

          • Alexandra a écrit le 21 février 2014

            Pas du tout. Simplement attention au choix des mots. J’ai reprécisé pour te dire comment ta phrase sonnait.

            Je te rappelle que j’ai écrit un article à ce sujet :
            http://www.txy.fr/blog/2013/02/12/desir-denfant/

            Donc, le sujet est bien abordé (j’ai peut-être été la seule à l’exprimer…), et il n’est pas caché. Sinon cet article n’existerait pas.

            Et non, on n’est pas ici pour “fermer sa gueule”. Ferrailler de temps à autre fait partie de Txy. Regarde certains échanges invoquant AlexMec, Chloé TR, Julie et moi, tu verras que ça peut décaniller. Faut juste supporter que quelqu’un puisse exprimer son désaccord. Classique, ici.

          • yukarie a écrit le 21 février 2014

            je vais ajouter mon grain de sel à ce que dit Claire. Sachant que je ne parle pas en son nom.

            Tout le monde n’a pas envie de ferrailler, et le ferraillage de certaines limite l’expression des autres.

            “Pas du tout. Simplement attention au choix des mots.”
            c’est bien de cela dont on parle!
            Et regardes, dans ta phrase, en commençant par “pas du tout”, tu nies ce que vient de dire Claire.
            Je suis d’accord, je chippote. Comment s’exprimer si on doit faire attention à chaque mot ? Mais c’est justement ce que réclame Claire, une mise au point , certes , mais sans se battre.
            Regarde certains échanges invoquant AlexMec, Chloé TR, Julie et moi, tu verras que ça peut décaniller
            Et quand vous décanillez, nous sommes combien à ne pas oser en pacer une ?

          • Claire B. a écrit le 21 février 2014

            Merci Yukarie, je n’aurais pas dit mieux !

            Quant à ton article Alexandra, je ne l’avais pas vu, je ne fréquentais pas régulièrement TXY quand tu l’as écrit. Il y a un contraste frappant entre la réaction que tu as eu suite à mon post et le contenu de ton article. Il y a des façons d’exprimer son désaccord sereinement et sans “ferraillage”, le ferraillage ne m’intéresse pas; il clos à mon sens tout espoir de dialogue.

          • Alexandra a écrit le 21 février 2014

            Yukarie, puisque tu prends la parole, a-t-on jamais mangé quelqu’un ici ?

            Là, je crois que ça devient ubuesque.

            Une connerie a été écrite, et pas une petite, il était logique de répondre. Point.

          • Alexandra a écrit le 21 février 2014

            Il n’y a aucun contraste, juste un constat physiologique dans mon article de février 2013, et entretemps une grosse évolution, qui est entre autres passée par le fait d’être marraine et au-delà de regarder autour de moi et comprendre, apprendre.

            Par contre, je suis désolée, mais l’attitude consistant à dire “aïe ! Ça fait mal ! Je ferme ma gueule” est tout au plus un enfantillage. Des arguments, c’est ça qui compte et si j’ai tort, si je me suis trompée, t’inquiète pas, je saurai le dire, je ne campe pas sur mes positions et je ne me vexe pas pour autant. C’est très simple.

    • AlexMec a écrit le 20 février 2014

      une femme ne se résumé pas à un sexe, elle porte la vie aussi et là je suis désolée mais on pourra faire ce qu’on voudra nous ne serons jamais des femmes entières.

      Oi… L’homme trans mère et féministe que je suis ne saurait être d’accord avec ce point de vue.

      Etre une femme (cis ou trans) ne dépend JAMAIS du fait d’avoir porté un enfant ou pas. Jamais, jamais, jamais! Une femme cis qui ne peut pas ou ne veut pas porter d’enfant n’en est pas moins femme que celle qui accouche de 10 enfants. Etre mêre biologique est un ROLE qu’une femme cis est susceptible d’endosser, mais ce n’est nullement une partie de la définition de ce qu’EST une femme.

      Ou, pour parler en langage mathématique: être mère biologique n’est NI une condition suffisante, NI une condition nécessaire, pour être femme.

      J’en veux pour preuve ma soeur et moi:
      – Je suis un homme (trans) qui est mère biologique.
      – Ma soeur est une femme (cis) qui, si la vie ne change pas d’avis pronto, risque de ne jamais être mère biologique alors qu’elle l’a toujours voulu.
      Ma soeur n’en sera pas moins femme si elle ne porte jamais d’enfant, et je n’en suis pas moins homme d’avoir accouché de mon fils.

      Si tu es une femme, alors tu es une femme, que tu sois ou puisse un jour devenir mère biologique ou pas.

  4. galwenne a écrit le 20 février 2014

    alors moi je suis donc autogynéphile narcissique travestie transgenre d’un mauvais genre :) Au final, on est tellement catalogué que ça satisfait le corps médical qui ne sait ou nous classifier, le corps politique pour qui nous ne somme que des mutantes obsédées et le reste de la population pour qui on est des anormales ni hétéro ni homo juste des trublions .. 😉

  5. Nadine a écrit le 20 février 2014

    L’autogynéphilie est un concept que l’on trouve surtout aux Etats-Unis. Ainsi, elle est considérée comme une paraphilie, au même titre que la pédophilie, la gérontophilie (Cf la liste ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_paraphilies). Cette théorie a été mise au point par Ray Blanchard, et parmi ses fans, on y trouve les très controversé J. Michael Bailey, Anne Lawrence (http://zagria.blogspot.fr/2009/03/anne-lawrence-1950-anesthesiologist.html#.UwXR5WJ5M1M). Anne Lawrence ayant la particularité d’être une femme trans’ et qui se définit comme autogynéphilique. et d’être l’auteure d’un livre intitulé “Men Trapped in Men’s Bodies – Narratives of Autogynéphilic Transsexualism” (http://www.annelawrence.com/mtimb.html). Voir aussi son article intitulé “BECOMING WHAT WE LOVE – autogynephilic transsexualism conceptualized as an expression of romantic love” (http://www.annelawrence.com/becoming_what_we_love.pdf).
    Cette théorie a soulevé beaucoup de protestation dans la communauté trans’, et plus largement LGBT, aux Etats-Unis. Cette protestation a atteint son pic après la publication du livre de J. Michael Bailey, intitulé “The Man Who Would Be Queen” (http://en.wikipedia.org/wiki/The_Man_Who_Would_Be_Queen). Le WPATH est opposé à cette théorie à cause de son absence totale de preuve évidente. Voir aussi la réponse d’Anne Lawrence aux flots de critiques envers le livre de son collègue : http://www.annelawrence.com/shame_&_narcissistic_rage.pdf dans lequel elle voit cette protestation comme une Fureur Narcissique.

  6. Alexandra a écrit le 20 février 2014

    J’adore mon corps, point. Sans narcissisme aucun, juste comme toute nénette équilibrée. (P’is, j’l’ai déjà dit dans l’article pointé par Chloé T., alors…)
    Si je le détestais, autant me flinguer non ?

    • Alixia a écrit le 20 février 2014

      ben moi aussi l’adore, il est tout doux comme celui d’un BB et non, il n’est nul question de se flinguer. nan mais.

    • Chloé AVRILLON a écrit le 20 février 2014

      Non, moi je suis HYPER Narcissique : j’ai un mirroir dans mon sac pour m’assurrer que mon maquillage est nickel, je suis autogynéphile :)

      • Alixia a écrit le 20 février 2014

        pas besoin de miroir, yen à plein en ville avec les vitrines et puis, hier soir, pour une fois dans ma vie, face aux miroirs d’une certaines salle, me suis aimer. voui, voui, y est vu la babacool que j’aime.

        • Alexandra a écrit le 20 février 2014

          C’est vrai que le miroir du dojo où je me suis entraînée hier soir est très vaste. Bien pour aussi se voir. Bon… En même temps à la base c’est une salle polyvalente aussi pour la danse.

          • Alixia a écrit le 20 février 2014

            ah bon, ben toi aussi tu était dans une salle avec des miroirs hier soir, hébé.

  7. Alexandra a écrit le 20 février 2014

    J’adore les crunchs !! 😀

    • Alixia a écrit le 20 février 2014

      ah! toi aussi, pfff, perso j’adore les faires, les crunch, c’est juteux à souhait, pour tout dire, c’est un vrais délices, meilleurs que les gâteaux.

  8. Alixia a écrit le 20 février 2014

    il est ce qu’il est mon corps et puis mince, ya pas de mal à se faire du bien, si??
    c’est quoi ce truc de dire que l’on ne doit pas avoir de plaisir et puis, comme le dit quelqu’un qui m’est chère ” il faut faire l’effet mécaniique de temps en temps” c’est bon pour le moral, même si c’est pas du jus de moule.

    • Alexandra a écrit le 20 février 2014

      La Môrrâle Judéo-Chrétienne te dit que tu ne dois pas jouir de ton corps ! Là ! Point ! Nan mais hé ho !
      Pas de crunch ! Rien de tout ça ! Nan mais hein ??

      • Alixia a écrit le 20 février 2014

        pfff, ben m’en fou, suis pas judéo chrétienne. donc ça ne me concerne pas.
        t’es une sainte toua maintenant, savions pas.
        crois savoir que tu aime bien le jus de moule et de banane, nonnn?? et comme moi, il me semble bien que tu les aiment juteux.

        • Alexandra a écrit le 20 février 2014

          Euh… En fait, si… J’aime bien les crunchs le matin au réveil… Finalement chui pas une sainte (priez pas pour moi !) et encore moins nitouche (j’touche à tout) !

          • Alixia a écrit le 20 février 2014

            sens bien que je vais te donner un cours de manger de bananes avec Anne, après, tu ne mangeras plus les bananes de la même manière.
            ensuite pour les crunch, ben j’aime bien les faire aussi le matin au réveil, surtout quand l’autre dors encore, ça fait un réveil assez space et puis, réveillée la personne aimer avec des bisouus en haut et en bas, c’est pas mal non plus.

          • Alexandra a écrit le 20 février 2014

            😀

  9. Bérénice a écrit le 20 février 2014

    Ben moi, je suis pas autoginéphile, mais j’espère bien avoir la chance de le devenir un jour… :-/ Je n’ai jamais ressenti de plaisir sexuel durant toute ma vie, alors je crois beaucoup en l’avenir.
    Rien qu’à voir celle que je suis devenue en quelques mois, l’épanouissement sexuel est tout proche. Mon intuition féminine me le dit de plus en plus fort :-)

    • Chloé AVRILLON a écrit le 20 février 2014

      Mais oui, ça viendra, un jour toi aussi tu seras autogynéphile. Je t’assure, c’est le pied :) Franchement je ne savais pas non plus ce que c’était….

  10. AlexMec a écrit le 20 février 2014

    Voilà encore une raison pour laquelle je n’aurais jamais été pris en parcours protocolaire: avant ma transition, j’étais une femme cis hétérosexuelle et autogynéphile 😛 Et autogynéphile dans le plus strict sens du terme, en plus: je n’étais sexuellement excité(e) par les éléments féminins de mon propre corps que dans le contexte d’une séance de masturbation. Dans la vie courante ou au lit avec mon ex, c’était les corps masculins qui m’excitaient.

    Alors vraiment, je me demande bien ce que les pauvres psys des équipes protocolaires auraient pu faire de moi 😀

    • Chloé AVRILLON a écrit le 20 février 2014

      T’es foutu, on ne peu plus rien faire pour toi. Tu es maudit par civitas :)

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 22 février 2014

      Je ne suis pas dans ta tête mais ça n’a pas grand chose d’étonnant en fait. Je pense que notre appréciation de nous tel(le)s que nous sommes est une construction progressive, et que s’il y a l’appréciation brute, il peut aussi y avoir des appréciations dérivées d’un contexte.

      Dans les pratiques BDSM, il y a des choses a priori très déplaisantes qui deviennent, vu le contexte, tout à fait acceptables voire recherchées. C’est juste un exemple.

    • Claude a écrit le 5 avril 2014

      Oui + 1 @AlexMec !
      Comme quoi, il y a de nombreuses façons d’être transman, de se vivre avant la transition, puis après !
      Et que ni ta vision de toi-même, ni ta sexualité ne permettent à personne d’affirmer ou d’infirmer quoi que ce soit sur qui tu es.
      Les équipes protocolaires et certains autres psy s’y fourvoieraient allégrement !
      Il est important de le répéter pour faire cesser ces définitions restrictives de qui nous sommes.

  11. Meghannoire a écrit le 20 février 2014

    Il y a des filles d’origine et des femmes d’origine qui sont autogynophile. Je les lis, dont “Naoko Takeuchi” avec ses séries “Sailor V” et “Sailor Moon” et “Julietta Suzuki” avec sa série “Divine Nanami” (même son héros masculin, Tomoé s’est adonné la jupette) et celle dont je vais lire en quelques minutes même “Ema Toyama” avec sa série Shojo-cochonne (1) “Love Mission” et une française, “Mangahana” et ça se voit qu’elles adorent l’érotisme au féminin et qu’elles ont spécifié qu’elles l’assument.

    Moi, petit garçon de cinq ans, je vis une grande fille, jolie et les cheveux longs, en uniforme écolière assise à côté de moi en la première année du primaire et le soir, je rêvai que j’eusse été elle et que je me touchai les jambes et les fesses.
    Alors l’auto-érotisme de son propre corps est santé pour tout animal, peu importe le nombre de chromosomes qu’il a. Cela nous inspire à en prendre soin.

    (1) les “Shojo” sont les bande-dessinée pour jeunes filles au Japon.

    Bon, je vous colle ci-dessous les liens vers les exemples des “Manga”

    http://img109.xooimage.com/files/1/a/2/yukina-4401812.jpg

    http://img109.xooimage.com/files/c/3/b/ematoyama-440181e.jpg

    http://img99.xooimage.com/files/9/2/6/divine-nanami-11-41bded8.jpg

    http://img109.xooimage.com/files/b/e/1/lovemission-4409ed4.jpg

    http://img108.xooimage.com/files/3/a/2/sensoogalaxie-4409f2e.jpg

    “désoler pour le double poste
    voici un petit chibi du perso hanna hamada de mon manga” (petits mots écrits par Mangahanna)

    http://img97.xooimage.com/files/e/0/6/chibi-d-hanna-hamada-3f25298.jpg

    À la fin, c’est d’aimer son corps.

    Et à l’autre bout du Spectrum, il y a “Testosterone Nation”, des “autoandrophile” des deux types de pairs de chromosomes.

  12. Lola de France a écrit le 20 février 2014

    Allez, 55ème commentaire dans la liste, qui reprend l.antienne : je suis autogynéphile !

    bon mais ni transgenre, ni etc…

    mince, une nouvelle sous-catégorie pourbles profils FB !

  13. Chloé AVRILLON a écrit le 20 février 2014

    Je crois, le pire, c’est quand on est une bourgeoise travgenre autogynéphile… on cumule les tares :)

  14. Chloé Tigre Rouge a écrit le 21 février 2014

    L’autogynéphilie est un signe de bonne santé. L’autoérotisme en général aussi, je crois. Comme toute bonne chose, il ne faut pas en abuser (au risque de tomber dans le narcissisme, par exemple, ou l’obsession sexuelle), mais pas de souci.

    Voilà mes conclusions.

  15. Meghannoire a écrit le 21 février 2014

    J’avais lu tout les commentaires avant de poster mes deux petits commentaires. Je n’avais lu que trois paragraphes… par faute de temps (je suis en plein concours chez “MangaFan” et en plus de mon travail de nuit) et aussi, j’avais peur de lire ce texte car j’avais lu, il y a plusieurs années, un essai écrit par une femme transsexuelle de Toronto qui attaqua le docteur Ray Blanchard et Anne Lawrence et toutes les personnes d’origine masculine (un médecin a regardé) qui éprouvaient un sentiment d’érotisme-vers-soi en une allure “féminine”… Ses propos m’ont profondément choquée.

    “Je revendique ouvertement, ici, mon autogynéphilie…” (Chloé T)… Cette revendication me fait plaisir… Cet essai est très bien (je l’ai lu trois fois aujourd’hui)… le début est un peu elliptique, malgré.

    Ce texte place à l’avant plusieurs points intéressantes qui nécessitent plus d’élaboration. En tout cas, j’en ai déjà écrit à propos de ceux-là chez les forums dont j’ai collé les liens en mon album, sous les images.

    Un point important est que malheureusement, il y a des hommes qui se moulent en femme pour séduire les “vrais hommes” ou le plus possibles.

    Deuxième point important et encore malheureusement est qu’il y a beaucoup de femmes qui n’utilisent leur corps que pour le seul but, d’attraper un “vrai homme”…

    … Celles et ceux qui soient attirées vers l’autres (sexe) ont tendances à se foutre de leur image… c’est comme si ils ou elles veulent vivre à travers de leur partenaire au sexe différent… malgré qu’il y a des femmes qui se foutent de leur partenaire, ce n’est que l’aisance (parfois en voulant simplement des enfants) qui leur intéressent…

    … en tout cas, c’est plus complexe à expliquer à un seul petit paragraphe.

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 22 février 2014

      Oui, Meghan, je pense qu’il faut assumer qui nous sommes. Ca n’est pas une maladie que de s’aimer. C’est peut-être une maladie de s’aimer en permanence et d’adorer sa propre image hors de tout contexte, mais ça n’est pas ça l’autogynéphilie dont je parle.

  16. yukarie a écrit le 21 février 2014

    la lecture de ce texte et des commentaires m’a fait le plus grand bien.
    Enfin j’ose revendiquer mon autogynéphilie , sans honte.

    voilà ce qui est bien ici : nous sommes en train de construire notre discours, pas celui que nous imposent d’autres personnes , qu’elles soient bien intentionnées ou non (société, psy, etc)

  17. Marie-Kamille a écrit le 22 février 2014

    et oui, je suis autogynéphile… j’ai même commencé par cela (au début avec honte), je m’aime en femme,…je suis même peut-être un peu narcissisique peut-être, car j’aime et j’ai toujours aimé regardé la fille que j’étais…

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 22 février 2014

      Mieux vaut cela que l’indifférence vis à vis de soi. Bon, le matin en me levant, j’ai pas spécialement de plaisir à m’observer me brosser les dents non plus…

  18. Meghannoire a écrit le 23 février 2014

    Ooo là, là! en lisant cette partie et je ne croyais plus poster ici mais juste pour lire, avec cette sensibilité qui y émane,

    “… d’adorer sa propre image hors de tout contexte, mais ça n’est pas ça l’autogynéphilie dont je parle.” (Chloé T.)

    … je commets une hypocrisie avec cette expression ci-bas.

    “… il y a des hommes qui se moulent en femme pour séduire les “vrais hommes” ou le plus possibles.”

    Je voulusse finir que ces “hommes-femme” accusent ceux et celles qui sont érotisées par leur corps devenu féminin à être de fausses femmes ou de fausses transsexuelles.
    Mais en réalité nous sommes toutes et tous comme cela. À vrai dire, je me suis poignée à plusieurs moments à vouloir devenir plus féminin pour justement attirer certains garçons. Et c’est vrai qu’il y a un amour propre envers sa propre image corporelle mais nous le faisons aussi à plaire notre amoureux ou amoureuse choisie… comme les deux “Chloé” le disent très bien même si indirectement “il y a un équilibre sain entre les deux émotions.

    Navrée pour cette erreur morale!

  19. Vanille a écrit le 7 mars 2014

    rhooo il est top ce petit article.
    je n’avais pas trop notion de cela ou en tout cas pas en ces termes.
    je n’ai aucun gout à me voir en homme en revanche j’aime me voir en femme meme si l’image que me renvoi mon corps ne correspond pas tout à fait à celui que j’aurais aimé.
    il est certain en tout cas que me voir en femme m’inspire parfois un désir érotique mais cela devient totalement dément quand quand je suis avec un homme qui lui, apprécie me voir en femme.
    bref, top article !

  20. Claude a écrit le 5 avril 2014

    L’autogynéphilie bat les records au top 10 des articles sur Txy ! Yep !

    Pour ma part je n’ai jamais été autogynéphile. Mais gynéphile oui. 😀
    Et autoandrophile oui aussi !
    J’aime le masculin en moi et le féminin chez mes partenaires, chez mes amies, chez une passante qui attire mon regard. Le féminin en moi me débecquette au plus haut point.

    Le masculin me permet de m’accepter dans un miroir: j’aime ma force physique (elle décline depuis ces dernières années hélas), mes épaules larges, ma taille, avoir du muscle, et tout ce que ma silhouette a de masculin. J’aime mettre ces atouts en valeur et je regrette grandement les concessions “féminisantes” que j’ai pu faire par le passé pour tenter de m’intégrer dans un monde hostile.

    Et quand je suis avec une femme, c’est lorsque mes caractéristiques masculines sont appréciées que je me sens vraiment désiré et désirable et non quand le féminin les attire également. D’ailleurs je ne veux plus que des femmes androphiles pour partenaires !

    • Claude a écrit le 5 avril 2014

      Je suis hydrophile aussi ! J’aime l’eau, nager, plonger, pourfendre l’onde de mon corps long et musclé…
      On s’en fout ? Ok je sors ! 😀

Leave a reply

You must be logged in to post a comment.

X
- Entrez votre position -
- or -