Quelques mots sur les TERFs

21 février 2014 | Tags: , ,

radfem-derpChloé a récemment publié une lettre en réponse à des propos particulièrement agressifs d’une militante appartenant à un mouvement radical-féministe, que je ne citerais pas pour ne pas lui faire plus de publicité que nécessaire.

Je voudrais cependant revenir sur ce sujet pour tenter de caractériser ces personnes qui excluent les transgenres MtF du groupe des femmes … ces radicales féministes appelées TERF pour Trans-Exclusive Radical Feminists.

A la base, la TERF va affirmer que :
► les femmes trans font une transition parce ce sont en réalité des homos (et qu’une femme trans lesbienne est un non sens),
► les hommes trans font une transition parce ce sont des lesbiennes qui veulent échapper à la domination du patriarcat en se rangeant dans le camp de l’oppresseur,
► un monde sans transgenre (ne parlons même pas de genre fluide …) est préférable.

Certaines sont plus subtiles dans leur approche et vont laisser entendre que :
► les personnes transgenre font une transition sous des pressions de la société,
► ou pour assouvir de simples pulsions sexuelles,
► la chirurgie de réassignation sexuelle est une incitation à la culture du viol (attention, ça pique ici) – sic,
► la société n’est pas transphobe et les personnes trans n’ont pas moins de privilèges que les personnes cisgenres.

Tout cela rapproche finalement nos TERFs des attaques menées actuellement en France par les plus rétrogrades d’entre nous, le genre n’existe pas (et c’est une théorie à détruire) mais la binarité homme/femme assignée à la naissance est bien réelle.

Mais assez paradoxalement, nos TERFs vont revendiquer que les chirurgies trans ont été mise au point par des hommes au service du modèle patriarcal et qu’une femme transgenre n’est qu’un corps d’homme mutilé, dégradant et déshumanisant au passage la personne trans.

De façon similaire, elles vont revendiquer que la lutte contre les stéréotypes féminins sont de l’empowerment (ndlr: gain de pouvoir face à un groupe dominant) mais que la lutte contre les stéréotypes transgenres sont une forme de censure (de la parole féministe).

Dans les méthodes utilisées par les TERFs, nous allons retrouver la parfaite panoplie du transphobe :
► l’utilisation du mauvais genre,
► l’utilisation du mensonge voir de la calomnie sur les réseaux sociaux,
► le outing volontaire auprès des employeurs de militantes transgenres,
► le sabotage des initiatives visant l’égalité des droits et l’accès aux soins des personnes transgenres,
► la publication d’articles expliquant qu’une femme transgenre fait peser des menaces de viol dans les toilettes réservées aux femmes,
► la comparaison des transitions à une transformation répugnante digne d’un mauvais Frankenstein.

En résumé, l’histoire millénaire d’un groupe opprimé qui s’en prend à plus opprimé que lui … quitte à promouvoir la culture et à utiliser les méthodes de l’oppresseur.

(librement traduit et adapté à partir d’articles parus dans TransAdvocate, vous y trouvez les nombreuses sources sur les points mentionnés).

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9 responses to Quelques mots sur les TERFs

  1. Lola de France a écrit le 21 février 2014

    comme on dit à la campagne, quand on a labouré le champ et trait les vaches, la journée est bien remplie et on a beaucoup moins besoin de se triturer intellectuellement (j’ai soigneusement évité le vocable “masturber” qui aurait été un emprunt au champ lexical de l’oppresseur contre ma volonté propre en décalage avec mon autoperception de genre socialement déviée dans le vecteur culturoPost psychosociologique bla bla…).

    Tout est dit dans la phrase de Julie : ne faisons pas de publicité à ces gens là. Leur attitude est très proche des clubs ou site tchats lesbiens où les trans se font virer manu militari. Ces personnes ont une opinion sur nous ? pourquoi pas…Elles ne sont pas tolérantes mais ont la chance d’avoir leur carte du camp de la bien-pensance ? c’est la tendance sociétale actuelle ! Quand on en arrive à ce degré d’obsession socio-analytique, on ne doit pas être très à l’aise dans ses escarp..euh oops baskets. (pas de fétichisme autogynéphilé par la caste machiste ! ) Baskets et/ou ballerines (à l’extrême limite) pour toutes les femens ! yeah, elle est pas belle la vie ?!

    Beaucoup de bruit pour rien, la Nature fera son tri.

  2. Chloé Tigre Rouge a écrit le 21 février 2014

    Les TERFs, c’est un problème nord-américain. Notre féminisme européen est de culture différente, et est restreint par une obligation d’humanisme et de non-jugement (pour une fois, une des conséquences d’un carcan moral est positive).

    Chez nous, c’est plutôt le moralisme et la religion psychanalytique qui pèsent.

  3. Meghannoire a écrit le 21 février 2014

    Julie,

    pardonne moi de poster car je n’ai pas encore lu ton essai. Je le lirai plus tard en la journée, j’ai travaillé toute la nuit et je n’ai pas encore dormi. Ne t’en fait pas, j’ai baissé mes heures à trois nuits de huit heures donc 24 heures de travail par semaine et ça m’aide énormément, psychologiquement.

    La raison que je poste est que j’aie voulu parler à “Cathy Brennen” mais au lieu j’ai envoyé à “Lorelei” parce que je n’ai pas trouvé le lien à “TERF”

    http://laurelai.info/index.php/an-open-letter-to-cathy-brennan/

    Mon vrai nom est Reiko, en fait, si tu vas au lien.

    Elle m’a répondu assez acide… à l’encontre… des phytohormones d’où je n’avais que mentionnées en une phrase, elle semble avoir oublier mes idées politiques mais non… j’avais voulu parler d’une alimentation saine et végétarienne ou poissons-fruits-de-mers ou avec très peu de viande et crues, le plus possible. Et non de prendre des cachets de phytohormones comme prendre des vitamines (les nutritionnistes préféreraient que nous les allions par notre alimentation, je suis d’accord avec cela) et j’ai écrit un essai donc je n’ai pas encore terminé, vu mon énergie et je veux prendre plus de réflexion à l’écrire (ça fait depuis janvier).

    Encore, pardonne moi pour ce fanatisme d’une alimentation végétarienne-ou-poissons, j’y crois dure comme fer qu’en un sens, ça féminise et d’ailleurs, j’ai entendu oui-dire que les œufs ont un peu de progestérone… c’est à vérifier. Et j’aimerais que nous ayons un peu plus de choix que d’aller voir des psychiatres pour qu’ils nous donnent le droit de nous féminiser. Depuis 1989, je n’ai pas été très bien accueillie par eux et aussi par les médecins, vu mes colères d’aujourd’hui.
    Je t’envoie mon texte non-fini si tu veux pour avoir autre réflexion… par contre la politique…

    Il faudrait vraiment comprendre ce que les féministes ou leurs groupuscules et toutes les filles et toutes les femmes s’attendent de nous, les hommes masculins, les garçons féminins et les femmes transsexuelles, qu’est-ce qu’ils leurs fassent peurs de nous ou en nous… pourtant, il y a la sensualité qui n’est pas vraiment la sexualité (coït) et que l’émergence des garçons-fille, des garçons herbivores et des femmes transsexuelles devra baisser le taux incidences du machiste et d’ailleurs, en mentionnant les garçons féminins, et pourtant aussi, il y a des filles d’origines et des femmes d’origine, cachées ou qui se cachent qui en soient attirées ou qu’elles s’efforcent à les féminiser soit en complexion ou en psychologie.

    En bref, Cathy Brennen ou la “TERF” devront être contactées pour leurs poser ces questions.
    Pourtant, les féministes semblent de m’accepter (et elle savent que je suis un “garçon-fille”) avec plaisir en leur site “Le cinéma est politique” et c’est donc vrai, voir les lubies d’Hollywood à l’encontre des noirs, des filles et des femmes et les latinos et les communistes après la deuxième guerre mondiale.
    Et la politique est psychologique! Bon, je l’ai dit!

    En fait, j’ai vite lu ton essai, je le lirai encore, mieux plus tard, il est très bien et véridique à ce que j’aie vu.

  4. Meghannoire a écrit le 21 février 2014

    Ooo… les erreurs de syntaxe… bonne nuit de sommeil pour à vous tous et toutes et bonne journée de sommeil pour moi!

  5. Bérénice a écrit le 21 février 2014

    J’ai qu’une chose à dire moi. SALOPERIES d’extrémistes!!!!! Je ne leur souhaite qu’une chose, crever dans la souffrance que représente leur vie ratée (Pour vouloir faire mal aux autres, il faut sacrément être déséquilibré mentalement.) Et surtout, ne leur tendons pas la main mais foutons leur la tête encore plus sous l’eau qu’ils ne l’ont déjà.
    Mais quelle horreur!!! Et on ne déploie pas l’armée contre des fous furieux de ce genre? Attachez les, enfermez les, mais surtout, ne continuez pas à les laisser nuire au genre humain avec leur putain de discours fachistes.

  6. Meghannoire a écrit le 22 février 2014

    “if we were to abbreviate the narrative of rape so that even a rapist of below-average intelligence”…
    Malheureusement, les “low-brow” (non intelligents) sont si nombreux et tous non-hautement-scolarisés. J’en ai rencontré tout au long de ma vie. Il sont incapable mentalement de contrôler leur libido, excessive dû à aucune intelligence.

    “i think we would be left with this: men: ejaculate into a womans vagina, and leave.”…
    Vrai! Il y a des “gars” qu’ils m’ont dit qu’ils adoreraient à faire cela.

    “as much as transwomen and transactivists love to pretend otherwise, they just dont get what rape culture is all about.”…
    Encore, malheureusement vrai, il n’y a jamais eu de mention des “culture du viol” en le monde des occidentaux et des occidentalisées, ici, sur TXY et sur le forum Dunautregenre et ces hommes transsexuels du Québec et surtout ces femmes transsexuelles du Québec semblent complètement oublier l’aspect socio-politique de leurs aspirations à devenir l’autre en sexe, en genre et en érotisme.

    J’ai lu le reste de ce texte et presque tous les commentaires et ils m’ont tous laissée perplexe et sceptique.

    J’ai lu des bande-dessinée japonaises qui ont effectivement beaucoup de scènes de viols (deux qui m’eurent complètement débectée de continuer à lire deux séries érotiques… un fut le viol du personnage de “James” en la “Team Rocket” en une pastiche de “Pokemon” par le partenaire de “Ash” ( le héros) et la partenaire même de James, Jessie et à la deuxième série fut le viol d’une professeur par le truand riche du bahut. Et d’après un ami, le gouverneur de Tokyo est écrivain des “rape novel”…
    … mais, les “Nations-Unis” ont décrit seulement 1.2 viols par cent milles habitants par année au Japon et en les pays anglo-saxons, les taux vont de 24 jusqu’à 33 viols par cent milles habitant par année. La France eut enregistré 16 viols par cent milles habitants par année. Alors, il y a plus que la simple “culture du viol”, il y a aussi la société, elle-même qui aurait une certaine incitation sur les mâles humains à pénétrer un vagin pour qu’ils soient vus valoriser par elle.
    Et le contexte des scènes de viol en les fenêtre culturelles puissent faire la différence en les psychologie. Il y a bel et bien un différent message en la scène de viol en le film d'”Irréversible” ou les scènes de sexe en les “porno-chic” et les scènes “loufoques” des “Manga” cochons.
    En bref, c’est beaucoup plus complexe que ça quand ça vient de décrocher et de revenir à la réalité en voyant ces scènes chez une personne en particulier.

    Personnellement, je crois que le vrai problème est vraiment l’incitation vers à avoir une sexualité (à deux) au lieu d’une sensualité ou d’onanisme.

    J’ai relu, deux fois ton texte, Julie et il met à l’avant beaucoup d’idées navrantes (les points) qui puissent faire peur à beaucoup de garçons féminins et des femmes transsexuelles à demander de l’aide, psychologique ou simplement des trucs à s’affiner vers le féminins. En tout cas, j’ai ces peurs et elles ont été presque toutes validées au fil de ma vie.

  7. Camille, juste Camille a écrit le 22 février 2014

    D’après ce que je peux voir, côté féministes US : elles sont globalement de plus en plus rejetées par le grand public, après une période de grâce, alors que les trans* (MtF *et* FtM), sont de plus en plus hype. Elles nous accusent, entre autres – et pas forcément toujours à tort, – de reproduire les schémas du patriarcat. Sauf que, ben, dans leur hâte à généraliser, elles ont “perdu la main” côté communication ; elles ont vécu dans l’opprobre pendant des années, ont connu quelques – longs – moments de gloire et sont de nouveau la cible de diverses dérisions (je ne porte aucun jugement).

    Inversement, les trans*, spécialement les trans MtF, font la une, des catwalks de grands couturiers aux désirs sexuels de nerds un peu niais (les kiss virgins, pour ceux qui pratiquent un peu ce genre de milieu).

    Bref, tout ce qu’il faut pour qu’elles enragent et tentent de regagner du terrain. Comme s’il s’agissait d’une question de territoire (le summum de l’expression du patriarcat, soit dit en passant).

    Faites une recherche Google ou autres sur la phrase “I need feminism (because)” et vous allez voir à quel point se foutre de la tronche des femins US est devenue un “meme”. Fatalement, ça peut en aigrir certaines, quand on sait que les auteurs des gags les plus cocasses sont aussi des fans de “traps” (MtF jeunes et sexys)…

    Bref, oui, elles ont perdu la main, ne sont plus sous le feu des projos et nous en veulent pour ça, parce qu’elles pensent qu’on leur vole la vedette. Perso, j’ai pas d’opinion tranchée là-dessus, j’ai des copines femins, j’observe juste quelques trucs étranges. J’ai quand même une opinion sur celles (pas majoritaires, je crois) qui nous descendent en flamme. Comme dit par plusieurs ici et ailleurs, elles utilisent ces mêmes arguments qui ont servi contre elles pendant des années. Celles-là ont doublement perdu dans cette histoire : leur combat et leur âme. Encore une fois, je me refuse à croire qu’elles représentent une majorité. Plutôt une minorité bruyante dont on entend encore l’écho, assez lointain, de la dernière bataille déjà perdue… Un chant du cygne qui ne me réjouit pas plus que ça, à vrai dire.

    Soyons positive/f/s, c’est peut-être aussi l’occasion de nouer des liens avec une immense communauté féministe bien moins dogmatique, très ouverte à la diversité des genres et de leurs différentes expressions (inb4 diviser pour régner : nan c’est pas l’idée). L’occasion aussi de se dire que le dogmatisme n’épargne personne, et finit mal, généralement… :)

  8. Meghannoire a écrit le 22 février 2014

    J’ai toujours blâmé les féministes pour inciter les filles et les femmes à perdre leurs différentes identités en érotisme avec le port de la jupe et de la robe. Et je ne l’ai jamais aimées à cause qu’elles semblèrent attaquer nos sensibilités érotiques en ce qui concernent la gracilité…

    … mais, là, j’en suis confuse à propos d’elles. Je vous jure que certaines et très peu ont les mêmes protestations que moi envers ce fait ci-dessus et elles sont même plus que les filles et les femmes qui semblent n’avoir aucune affiliation avec les groupes féministes… les problèmes à l’encontre de la sexualité masculine, de l’érotisme gracile et féminine, de la sensualité quotidienne et de l’onanisme global des mâles humains proviennent de toutes les filles et de toutes les femmes à cause de leur nouvelle image guerrière dont elles protègent avec acharnement (elles m’ont été directes en ouï à moi sur leur aspiration) et à la fin, de toute la population humaine de toutes les cultures dû aux structures du patriarche blanc.

  9. aimline a écrit le 22 février 2014

    j’ai déja remarqué que les féministes radicales et les machistes avaient beaucoup de convergences de vue,notament en ce qui concerne le dénigrement et le haine de la féminité,c’est à cela que l’on se rend compte que les extrèmes se rejoignent!

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