Comment les enfants doivent-ils nous appeler ?

2 mars 2014 | Tags: , , , ,

Je suis ta mère !!!Cet article emprunte le langage qui concerne les MtF, question de simplification de l’article, la réciproque, du point de vue FtM est tout aussi vrai (échangez alors les mots “Papa” et “Maman”).

Cet article est aussi un appel à table ronde (Allez-y ! partagez votre expérience dans les commentaires ! Donnez vos avis !)

Il y a quelques jours j’ai été témoin de la vive réaction d’une consœur Trans sur Facebook : pour elle c’était clair, puisque c’était une femme, c’était une maman. Elle ne voulait surtout pas être “Papa”.

Non, non, non, je pense que c’est une grave erreur de vouloir le croire et de vouloir imposer d’être la maman de nos enfants, la place est déjà prise. Je pense qu’il est même autant destructeur pour nos enfants de leur imposer quoique ce soit de notre identité et qu’il vaut mieux les laisser venir à leur propre choix selon l’expérience qu’ils exploreront eux-même.

Qui sommes nous pour nos enfants ?

En fait, ce qui m’a incité à écrire sur le sujet, est la lecture d’un article tout récent sur le web : Transsexuel : “Papa est devenu une femme”.

Il est expliqué dans cet article que Sarah a ainsi imposé le titre de maman à ses enfants, et sa fille l’a très mal supporté, justement en expliquant, comme je vous l’ai dit plus haut, qu’elle avait déjà une maman :”Il n’a pas choisi les bons mots. Une maman, j’en ai déjà une”. Autant ses enfants on accepté sa transition, autant ils auraient souhaité continuer à l’appeler Papa.

Autant pouvons-nous souffrir de ne pas avoir eu la possibilité de mettre nos propre enfants au monde, mais renier la façon dont nous les avons conçu est selon moi un déni qui tient vraiment du Pathos. Là, je le dis franchement : attention, danger pour les enfants !

Pareillement, certains psys estiment que les enfants doivent faire le deuil de ce qui était leur père en demandant expressément aux enfants de choisir une autre appellation que “Papa”. Attention, cela ne veut pas dire qu’il faille exiger de nos enfants de nous appeler “Maman” ! Non, il s’agit juste de leur demander de choisir une alternative autre que “Maman” ou “Papa”, comme par exemple : “Paman”, “Mapa” (qui fait trop gant en caoutchouc à mon goût !).

Ce fut la situation rencontrée par une amie Trans qui habitait près de chez nous en Bretagne : les psys dirent qu’il fallait exiger cela des enfants, ce fut “Mamounette” qui fut retenu. Ça n’a pas été très simple pour les enfants : fini Papa, du jour au lendemain !

Je n’adhère absolument pas à cette théorie : leur Papa change d’apparence, certes, mais est toujours là pour eux, est toujours la même personne que ces enfants ont connus, et se doit de l’être au mieux, comme il/elle l’a toujours fait !

J’ai trois enfants qui ont très bien vécu ma transition, et j’ai préféré leur donner le choix, LEUR choix. Laissez moi vous raconter notre expérience familiale, comment nous avons abordé avec eux ce moment pas si perturbant que cela, contrairement à ce que l’on peut croire.

Avant de faire ma transition, j’ai consulté aussi vite que possible 3 pédo-psychiatres différents.

La première question a été de savoir comment faire mon coming out auprès d’eux, comment leur annoncer que papa allait devenir une fille.

La réponse des trois spécialistes fut unanime : “Faites votre chemin, commencez votre parcours, progressivement, et laisser les, SURTOUT, venir par eux-même aux questions”.

En fait je me demande aujourd’hui, si finalement, ce conseil ne vaut pas lui aussi vis à vis des adultes, afin de ménager un coming-out naturel, tout en douceur, et non brusque, brut de pomme aux personnes qui nous entourent.  (A méditer ! A débattre !)

Le témoignage de notre famille :

J’ai commencé par un look androgyne de suite, assorti d’une épilation des sourcils, et comme je ne l’ai plus rongé du jour où j’ai fait mon coming-out, laissé poussé mes ongles.

  • C’est notre grand qui a posé la question en premier : “Dis, Papa, tu laisses pousser tes ongles ?”
  • Moi (grand sourire) : ” Je me met à la guitare !”
  • Mon grand : “Le pouce, je veux bien, mais tous les ongles, il y a autre chose…”
  • Bingo ! Le moment était venu : “Appelle tes frères, j’ai quelque chose d’important à vous expliquer…”.
  • Réunion familiale, avec Marie, leur maman (qui savait déjà) : “Voilà, vous avez remarquez, j’ai changé de look ces derniers temps… Je dois vous expliquer que je me suis toujours senti être une fille à l’intérieur et comme j’ai un corps de garçon, ça me fait mal, alors j’ai demandé aux médecins de m’aider pour devenir une fille”.

Cela a initié une foultitude d’autres questions, les enfants voulaient savoir !

  • Et là, une question a été posée par le deuxième : “Mais Papa, comment on va t’appeler maintenant ?”
  • Il a fallu trouver une réponse, c’était important et là je leur ai dit : “Comme vous voulez, c’est vous qui décidez”

Les jours qui suivirent, il essayèrent à peu près tout d’eux-même, et il finirent tous les trois par revenir à Papa, mais à une nuance près !!! “Papa” au féminin !!!

J’ai une Papa, Ma papa, papa tu es belle, papa elle est où ?, etc…

Oui mes enfants m’appellent toujours Papa, peu importe la situation : A la sortie de l’école devant camarades et autres parents (“Papa !!!”) , dans les magasins quand ils ont trouvé le jouet de leur rêve (“Papa !!! Viens voir !!!”, devant les clients du magasin complètement déroutés, crises de fou rires familiales assurées).

Je dois dire que oui, ça marche, mes enfants sont heureux, épanouis, et certaines ici de Txy qui les connaissent peuvent en témoigner.
Et je peux vous assurer que je suis sacrément fière d’être leur  papa au féminin, tout comme chacune d’entre nous devrait l’être.

Et quel merveilleux cadeau, lorsque vient le jour de la fête des mères votre enfant vous rapporte le même cadeau que pour leur maman écrit dessus “Bonne fête Papa”, ou lorsqu’ils revisitent en chantant la célèbre chanson de Stromaë :

“Où est TA papa ?
Dis-moi, où est TA papa ?
Sans même devoir lui parler,
ELLE sait ce qui ne va pas
UNE sacré papa
Dis-moi où es-tu cachéE ?
Ça doit faire au moins mille fois,
Que j’ai compté mes doigts
Hé, où t’es ? Papa où t’es ?”

Ça sonne bien n’est ce pas ?

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35 responses to Comment les enfants doivent-ils nous appeler ?

  1. Julie Mazens a écrit le 2 mars 2014

    Pour mes petits enfants de cœur, ils ont trouvé plusieurs solutions tous seuls. Car je ne leur ai jamais rien proposé ni imposé.

    Au niveau du prénom, je ne suis plus ni Gilles ni Julie mais Ji (ou Gi selon l’humeur de l’écrivain en herbe).

    Et quand on demande à la petite dernière (bientôt 4 ans) si je suis une fille ou un garçon, elle répond que je suis une fille-garçon. Sauf quand elle veut me faire bisquer … elle me dit avec le regard espiègle que je suis un garçon :).

  2. Delphine T a écrit le 2 mars 2014

    La construction identitaire de nos enfants est basée sur cette notion de Papa et Maman (dans le cas idéal), qui font une référence au masculin et au féminin. En faisant une transition, on remet en cause cette référence. Nos enfants ont toujours besoin de repères, d’explications. Pour autant, c’est l’amour que nous partageons avec eux qui fait la différence. Pour ma part, je me suis posée cette question de remettre en cause le “Papa” à une période, mais c’était une erreur. Je suis père biologique, mes filles m’ont toujours connu dans ce rôle de “Papa”
    Il y a quelques mois, Chloé 6 ans me disait “Quand on sera dehors, je t’appellerai “Tata”, sinon “Papa” ca sera bizarre”
    Toujours Chloé qui explique à sa soeur Léanne (bientot 9 ans) il y a quelques semaines “Papa c’est Delphine, et Olivier il est mort”
    Elles peuvent parler de moi au féminin comme au masculin… “Papa tu es belle” “Il m’a aidé pour …”
    “Papa” dans les magasins ? cela surprend les passants… tant pis, je reste “Papa”, cela ne m’atteint pas !
    Et depuis très longtemps, c’était évident pour leur maman et moi, elles n’ont et n’auront qu’une seule maman !
    Alors “une papa”, “une tata”, un prénom, un surnom… c’est elles qui feront évoluer, d’elles même, comment elles souhaitent m’appeller, uniquement si elles en ressentent le besoin.

    • Chloé AVRILLON a écrit le 2 mars 2014

      “La construction identitaire de nos enfants est basée sur cette notion de Papa et Maman”
      Oui et surtout NON te diront nombre de psys.
      1) La référence identitaire, les enfants ne la prennent pas QUE ches leur parents, il vont aussi la chercher ailleurs, tout naturellement, dans le reste de leur environnement : Un oncle ou une tante, un couple d’amis à vous, leur héros préférés (Cinéma, lecture,…). Bref, a référence identitaire ne se cloisonne pas au cercle familiale.
      2) Le complexe d’Oedipe, les psys t’en parleront : “C’est le rêve de Freud, mais ce n’est qu’un rève” (Jean-Claude Maleval, professeur de psychopathologie à l’Université de Rennes 2)

      Lecture : http://laregledujeu.org/2013/01/17/11852/le-droit-n’est-pas-le-devoir/

      • Delphine T a écrit le 2 mars 2014

        merci Chloé pour ces précisions. Ce qui explique aussi que mes filles disent clairement “papa devient une fille, mais moi je ne veux pas devenir un homme” ; leur identité est plutôt claire dans leur tête (pour le moment?)
        Je pense que je me suis mal exprimée au sens “Olivier est mort”, cela ne s’apparente par au complexe d’Oedipe mais à un constat social simple, où il n’y a plus cette identité masculine

  3. Elodie a écrit le 2 mars 2014

    Bonjour

    Mon expérience est pauvre sur le sujet évoqué ici mais l’éducation des enfants dans la transidentité est un sujet qui m’intéresse.
    Plusieurs personnes de ma famille et de mon entourage connaissent mes intentions et mes doutes. Je sais que je ferais une transition tôt ou tard; je ne vois pas comment revenir en arrière et je n’en ressens aucunement l’envie.

    Mon fils encore jeune 7ans a perçu depuis un an maintenant, des signes, des mots, des attitudes auquel il s’habitue petit à petit mais il n’est pas encore au courant car je ne vois pas l’urgence de lui en parler tant que je n’aurais pas démarrée de transition.
    Par la suite Il choisira l’appellation de lui même, car au final, l’important est pour moi qu’il continue à être équilibré, bien dans sa peau de petit garçon et qu’il arrive à se construire malgré ses choix de vie qui s’impose à moi ; et à lui aussi par conséquent sans qu’il n’ai rien demandé.
    Si il y a bien quelqu’un avec qui je suis prête à composer c’est bien lui car ma plus grande crainte est d’être éloignée de lui par sa maman ou pire encore qu’il me rejette de lui même !

    Je suis à l’écoute de tous vos conseils et expériences dans la manière d’aborder la transidentité aux enfants.
    Merci.

    • Chloé AVRILLON a écrit le 2 mars 2014

      Dès que ton enfant sera en questionnement vis à vis de toi, alors il faudra lui répondre, pour combler un vide.

      En fait, toute question posée par un enfant mérite une réponse, peu importe la question (exemples variés : Pourquoi maman elle/tu pleures ? Pourquoi je suis un garçon et pas une fille ? Pourquoi la dame elle est grosse ? Pourquoi vous vous fâchez avec Maman ? Ça sert à quoi l’argent ? Comment on fait des bébés ? Qu’est ce qu’on mange ?….).
      Quand un enfant pose une question, il est prêt à recevoir la réponse. Alors bien sur, il faut savoir y mettre la forme et lui expliquer avec ses mots à lui !

      Par contre, prendre les devants et lui répondre sera soit inutile (ça passe par une oreille, ça ressort par l’autre), soit traumatisant (parce que justement, l’enfant ne sera pas prêt à recevoir quelque chose qui ne l’a pas travaillé jusque là).

      Pas de secrets et pas de révélations précoces donc !!! C’est ton enfant qui décide de quoi sera dit et de quand ce sera dit. C’est lui qui donne le tempo de sa propre construction !!!

      Donc tu doute bien que quand tu dis “je ne vois pas l’urgence de lui en parler tant que je n’aurais pas démarrée de transition.”, je te réponds, certes, mais dès que ton enfant se doutera de quelque chose, il faudra lui dire, avec des mots simples comme ce que je leur ai dit : “Voilà, vous avez remarquez, j’ai changé de look ces derniers temps… Je dois vous expliquer que je me suis toujours senti être une fille à l’intérieur et comme j’ai un corps de garçon, ça me fait mal, alors j’ai demandé aux médecins de m’aider pour devenir une fille”.

      7 ans n’est pas trop jeune pour comprendre ça !!!

      Il faut que tu saches aussi, que justement, à cet age l’age, c’est une chance : nos enfants ne se sont pas encore mis des chaînes avec les codes sociétaux (exemple : “Les PD, c’est maaaal !!!”).
      Ils sont carrément beaucoup plus ouverts que les adultes, que nous même, même.

      Ca, il me semble l’avoir expliqué sur le plateau du Grand 8 (sur D8) l’année dernière.

      Du coup, quand tu dis :
      “ou pire encore qu’il me rejette de lui même !”
      Je te réponds : aucune chance
      Par contre,
      “ma plus grande crainte est d’être éloignée de lui par sa maman”
      Oui, ça, OK, mais sache que ça ne durera pas longtemps et que ton enfant reviendra ver toi très vite !!!
      Quand l’autre joue a ce petit jeu là avec l’enfant, ça se retourne tôt ou tard contre elle/lui. L’enfant n’est pas dupe et verra très vite que quelque chose cloche dans le discours de la maman.

      Relaaaaaaaaxe, repire un grand coup, ça ira. 😉

      • Elodie a écrit le 2 mars 2014

        Merci Chloé de ta réponse, elle est précieuse pour moi.
        Je laisses faire le temps sans perdre de vue mon but vers lequel je me diriges naturellement.

        Je viens de l’apprendre, étonnamment aujourd’hui est aussi le jour qu’a choisit la femme avec qui je suis en couple depuis 6 mois et qui se dit prête à m’accompagner vers une transition ; pour parler de ma transidentité a sa fille ainée. (20ans)
        La réponse de cette dernière à sa maman :
        -” Mais maman je ne te juges pas, tu l’aimes c’est ainsi, laisse faire le temps, on peux rien contre cela homme ou femme du moment que tu l’aimes ! ”
        Merci Mlle.
        :-)

      • Meghannoire a écrit le 2 mars 2014

        Effectivement, j’acceptais mieux mon transsexualisme à 5 ans.

  4. Rayma a écrit le 2 mars 2014

    Tres bon article qui m’a beaucoup ému et ce malgré le faite que je n’ai pas d’enfant. En faite je vous envis de ce point la. L’appelation n’ai pas importante ce qui compte c’est les moments passés avec vos enfants. Tout le monde n’a pas cette chance. Bises

  5. Mickelle a écrit le 2 mars 2014

    Très bel article, beau témoignage, plein de bon sens et de réalisme. Attitude empreinte de respect et d’amour.
    Je t’embrasse, Mickelle

  6. Jeanne Swidzinski a écrit le 2 mars 2014

    Les personnes qui ont entrepris une transition tardive comme c’est mon cas, doivent également, parfois, gérer la particularité de parentalité ( on devient transparent! :) ).
    Lorsque j’ai fait mon coming out avec mes 3 garçons( ils avaient entre 19 et 28 ans), en 2010, je leur ai demandé comment ils souhaiteraient m’appeler. Je leur ai laissé le choix en faisant ressortir les difficultés qui seraient liées à ces appellations.
    -Si c’était “Jeanne”, ce serait une nouvelle personne dans leur vie, une sorte d’amie intime avec leur vie avec un lien amical mais avec une appellation qui correspond à mon apparence sociale.
    -Si c’était “papa”, ce serait une continuité du lien familial ( avec un lien de filiation) mais l’appellation ne correspond à mon apparence sociale.
    Mes enfants ont souhaité continuer à m’appeler “papa” manifestant par là, leur souhait de toujours me reconnaître à la fois comme géniteur mais également comme la personne ayant partagé avec leur mère le rôle éducatif de parent ( en tant que père).
    J’ai été très touchée qu’il ne m’ai pas rejeté par rapport à ma transition et qu’ils continuent de porter mon nom (alors que mon ex a repris son nom de jeune fille) et de toute façon, je serai éternellement leur père mais un papa-femme!
    Je ne serai jamais leur mère car je ne veux pas voler ce rôle qui a été attribuée à mon ex.
    En tout cas, cela fait réfléchir;( dans le cas où l’enfant est encore jeune), est-ce qu’un père biologique qui devient une femme après une transition éduque ses enfants en tant que “père”, “parent” ou qu’il a un rôle de “mère”, comme dans un couple lesbien?
    Donc, quand on est entre nous, c’est toujours “papa” mais lorsqu’on est à l’extérieur ( resto, centre commercial…), ils font attention et m’appelle “jeanne”.
    Pour l’instant, au niveau de l’état civil, si je demande des extraits de naissance, je suis considérée comme étant née de sexe féminin mais si mes enfants demandent un extrait auprès de la mairie de leur lieu de naissance, c’est mon ancien état civil qui est inscrite.
    Je pense que les tiers n’ont pas à savoir que leur père a fait une transition, c’est notre “histoire” à nous.

  7. Meghannoire a écrit le 2 mars 2014

    Hum, les hommes féminins existent et en toutes les coutures. Ils restent minces, ils ont les cheveux mi-longs et mi-féminins et ils sont ou ils deviennent végétariens pour les raisons, le “care” et à être jolis. Alors papa ne devra poser de problème.

    Julie, ta petite fille est cute de t’appeler fille-garçon.

    “… que papa allait devenir une fille.” (Chloé Avrignon)… “Papa devenir une fille”, encore je trouve ultra-cute!

    Mamounette, “yuck” et doublement “yuck”! Ils sont fous, ces psychiatres!

    Les maman’i, ça vous va?

    J’ai formé un forum simplement par plaisir et à tester et là, j’ai établi une section en français, “La culture des maman’i” et une, en japonais “母親になる男の子 Hahaoya ni naru otokonoko”. J’ai placé le lien sous l’image intitulée “garçon-fille”, en mon album.
    Je suis propagandiste et je pense que c’est le temps que nous avons ce choix et je crois dure comme fer que deux maman’i puissent faire de très bonnes mamans. L’enfant s’en fout dû qu’il ou qu’elle a des personnes qu’ils l’aime.

    Comme Colette Chiland le dit avec mépris “il y a toujours les grossesses de la péritoine”, moi, je dis qu’il y ait une conception par éprouvette, à la fin, je préférai que vous adoptiez, c’est moins violent et plus juste envers vous et l’autre…

    … il y a une chose qui me chicote “pourquoi vous vous mariez et vous faites faire une autre personne, une femme d’origine à porter votre enfant et surtout si vous connaissez votre ressenti de transsexualisme ou à être un garçon féminin depuis très tôt en votre vie?”

    Moi, je n’ai jamais fait de distinction par l’organe génital pour aimer une personne.

    Bravo, Jeanne Swidzinski, ta féminité est réel! Moi, j’ai cinquante ans et je pense que j’aie fait un bel bon effort!

    Bonne journée à vous et je retourne lire le dictionnaire “Japonais-français et français-japonais d’Assimil Kernerman”, j’en suis à la page 341!

    • Meghannoire a écrit le 2 mars 2014

      J’ai vraiment une cécité en grammaire et je la connais très bien…

      L’enfant s’en fout dû qu’il ou qu’elle a des personnes qu’ils l’aiment.

    • Chloé AVRILLON a écrit le 2 mars 2014

      Pourquoi faire des enfants quand on connait ssin transsexualisme ?

      He bien c’est tout simple. Parce que quand j’avaus 17 18 ans (1988), c’était impossible, ou quasi impossible de se lancer dans une transition, que quand j’ai eu mon premier enfant, en 97, c’etait pas mieux.
      Que j’ai rencontré l’amour (pourtant difficile dans l’intime) et que comme nous voulions toutesles 2 avoir des enfants, noud ne voulions pas attendre d’etre grabataires pour en avoir.
      Sans dec’, tu verrais nos enfants, tu dirais comme tous ceux elles qui les connaissent : “Ok, no problemo, je m’incline”

      Les problèmes par rapport aux enfants c’est dans vos tetes d’adultes un poil trop formatés par une société qui se fait des peurs totalement injustifiées, vraiment pour rien.

      • Meghannoire a écrit le 2 mars 2014

        Je m’incline devant les papas-fille et les maman’i et les enfants.

        Il faut arriver à une bonne entente avec la personne qu’on aime et quand nous voulions des enfants, qu’ils soient adoptés ou qu’ils soient portés par l’autre, Chloé.

        Et il ne faut jamais cacher l’érotisme ou la conscience dont nous sommes réellement quand nous recherchions l’autre à aimer et cela est un message pour tous et toutes.

        “Les problèmes par rapport aux enfants c’est dans vos têtes d’adultes un poil trop formatés par une société” (Chloé Avrignon). J’aime ce dire et j’y crois comme fer. Je te suis là, Chloé, et il faut que tu me connaisses un peu plus.

        La société est un vrai problème, je sais mais le manque de volonté est le plus grand problème à succomber à l’identité “ado-attardé” de 15 ans jusqu’à 55 ans, ils ont tendance à crever à cette âge.

        Les enfants puissent être très logiques à très bas âge et cela dépend des conditions de leurs naissances et après l’intensité des affres de la vie à partir de leur naissance. Je l’ai écrit ici et là.

        Très tôt, j’ai décidé à être un garçon-fille, à la maternelle.

        Enfin, j’ai voulu t’envoyer un message privé autour de 23 heure canadienne de l’est. Malgré mon paragraphe acide, j’aime beaucoup ton essai ci-haut et j’aimerais savoir si je puisse le copier-coller en mon nouveau foromu-blogue, “Le forum de la culture des garçons féminins”.

        Bon, je prends un break des forums pour aujourd’hui.

        Bonne soirée à vous!

        • Chloé AVRILLON a écrit le 2 mars 2014

          Vas y pour le “copié-collé” !

          Sinon j’ai une question : mais pourquoi “Avrignon” ? La touche “L” ne fonctionne pas sur ton clavier ???

  8. Anna Tiger a écrit le 2 mars 2014

    Merci Chloé pour cet article,
    comme j’aurais aimé le trouver il y a deux ans!
    Car je suis PERE de deux garçons de 12 et 14 ans au moment de “l’annonce”.
    Comme pour pas mal d’entre nous, cette question des enfants a été au centre de mes préoccupations au début de ma transition. J’ai même passé pas mal de temps à bloquer le démarrage de celle ci, tant que je ne savais pas comment faire.
    Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on est pas aidées sur ce point, sur les autre points pas beaucoup non plus, mais là!
    Chloé à d’ailleurs fait partie rapidement de mes bonnes conseillères, déjà. Merci Chloé.
    Je ne vais pas répéter tout ce qui a été dit plus haut. Je confirme juste que mes deux fils ont l’air de bien “survivre” à la nouvelle. Bien sûr il y a eu des moments difficiles, mais beaucoup de dialogue, d’explications, d’écoute aussi de ma part ont bien aidé les enfants.
    Le pédopsy aussi, c’est important, à condition de trouver le bon, là encore…
    Et puis le reste de l’entourage, que ce soit la mère (et dans mon cas je dois dire que je peux la remercier!) ou le reste de la famille, si tout le monde n’avance pas à l’unisson devant les enfants, ils ne peuvent pas vraiment trouver leur nouvel équilibre non plus!
    Pour ce qui est du nom, mes fils ont eu la possibilité de continuer à m’appeler papa et/ou de passer à Anna s’ils le souhaitaient.
    Passé quelques rigolades en publique lorsqu’ils lançaient un papa et que les gens pouvaient être surpris, la gêne était quand même là pour moi, et très vite, ils ont pris l’habitude de m’appeler Anna à l’extérieur de la maison, et papa est petit à petit de moins en moins utilisé. Dans les cas ou le lien doit se justifier, les enfants me présentent comme leur tante.
    Je sais parfaitement que je suis leur père et non leur mère, que cela n’aurait eu aucun sens de leur imposer de m’appeler ainsi.
    Pourtant il y a peu, en appelant au téléphone mon plus jeune fils, pour une simple conversation pratique, j’ai commencé lorsqu’il à décroché par un “c’est ta mère” pour me présenter. Je n’avais rien calculé et j’ai rattrapé le coup comme j’ai pu et me suis excusée.
    Alors docteur? vous en pensez quoi?
    Mon analyse personnelle est qu’avec ma voix, m’entendre dire “c’est ton père” ne passait pas.
    Pour revenir à ce qui est important, vraiment important, nos enfants ont besoin d’abord de notre amour, et c’est de cela qu’ils se souviendront plus que de cette transition.
    En tout cas, j’y travail.
    Merci encore Chloé pour ce sujet.

  9. yukarie a écrit le 3 mars 2014

    ton expérience, Anna, me rappelle cette anecdote :
    chez les prof, il n’est pas rare qu’un prof soit appelé madame, et qu’une prof soit appelée maman. Bien sûr, c’est le mot qui échappe, lancé trop vite.
    Parfois on a l’impression que cela va bien plus loin dans l’inconscient, car on a affaire à des jeunes de plus de 16 ans !
    D’ailleurs, c’est plus fréquent dans les classes difficiles, là où la relation au père ou à la mère pose parfois problème …

    • Anna Tiger a écrit le 3 mars 2014

      oula!
      on part sur un autre terrain là! Le transfert inconscient…
      Je ne pense pas qu’il faille placer sur un même plan le lapsus de l’élève, qui peut-être fait un transfert, ou peu-être n’est pas bien réveillé. Car appeler quelqu’un maman, c’est quelque chose de normal pour chacun(e) d’entre nous.
      Mais se désigner comme mère sans préméditation, c’est autre chose.
      En fait, je me demande dans quelle mesure, même si je tiens le discours de dire aux enfants que je reste leur père pour leur stabilité de fils, je ne me ressent pas plus père que je ne me suis jamais senti garçon puis plus tard homme.
      Je ne me sens pourtant pas mère non plus, il ne faut pas exagérer.
      pour l’anecdote, moi aussi j’avais bien aimé Family Compo, et en plus cela avait été un support supplémentaire de discussion avec mes fils qui l’ont lu et apprécié. Bon choix de pseudo donc.

      • yukarie a écrit le 3 mars 2014

        tu as raison, c’est un autre terrain, c’est pour cela que je me contente d’une anecdote.

        Pour mon nom affiché : ce n’est pas un pseudo, c’est mon prénom féminin !
        J’ai hésité à prendre un prénom exotique et peu connu, puis, je me suis laissée influencer par mon environnement, car en outremer, un tel prénom passe très bien.

        • Anna Tiger a écrit le 3 mars 2014

          alors enchantée Yukarie, quand je vais dire à mes fils que je connais une Yukarie en vrai, ça va leur faire quelque chose, si en plus je leur dis qu’elle à des points communs avec l’héroïne de Family Compo.. Non ça je ne le ferai pas.

  10. Anouk a écrit le 3 mars 2014

    Coucou les filles. J’ai 3 enfants. un grand garçon de 27 ans bientôt (qui n’est plus à la maison) et deux fillettes adorables (que j’adore, c’est sûr ! 😉 de 5 et 8 ans.
    Je ne suis qu’au début de ma transition. THS depuis un mois etc. Du coup, je prends le temps de réfléchir et de m’informer aux questions graves dont celle du coming out vis-à-vis de mes enfants. Je ne suis pas très avancée pour l’instant mais je sais que je ne commettrai pas 2 erreurs graves :
    1/ refuser que mes enfants m’appellent papa (au contraire, j’insisterai pour qu’ils sachent bien qu’ils conservent leur père ; que rien n’est changé de ce côté-là). Si en public, ça peut être gênant pour eux comme pour moi, on conviendra d’un nouveau vocable plutôt neutre que composite (pas de paman pas ex.) : j’écouterai leurs propositions… Mon nouveau prénom (Pa) pourrait être la solution.
    2/ le choc de me présenter physiquement “en femme” sans avoir préparé le terrain (leur annoncer avant en mots et sous l’apparence habituelle ma transidentité). Et ensuite pour l’apparence, assurer une transition (là aussi 😉 de l’acceptable pour elles et moi.
    Subsidiairement, aussi longtemps que c’est possible ne pas aller les chercher à l’école “en femme”. Sauf quand la question du coming out sera réglée aussi du côté boulot.
    Je crois aussi qu’il me sera nécessaire d’anticiper dès ce moment avec elles de deux problèmes qui vont se poser fatalement et malheureusement :
    1/ le rejet qu’elles subiront de certaines personnes. Par ex. Ne plus être invitée à l’anniversaire de certaines copines du fait de leurs parents (ma chance: mes enfants sont dans une école -disons, alternative- donc donc…)
    2/ la nécessité de laisser certaines personnes proches dans l’ignorance – voire leur cacher – par souci de les protéger. Par ex. Les grands-parents âgés et trop fragiles pour supporter des chocs sans risque.
    Là, je suis encore dans l’expectative. Je pense que je les préviendrais d’emblée. En leur disant que ce n’est pas une bonne idée qu’elles fassent de la publicité à la nouvelle à cause de la transphobie. J’utiliserais ce mot et leur expliquerais. Qu’il faut la réserver aux vraies amies et encore.
    D’une manière générale, pour ces 2 derniers problèmes, je pense que l’idée, c’est que ce secret (si nécessaire) n’est pas le leur mais le mien. De façon à ce qu’elles n’aient pas à supporter, à subir le poids de ce secret. C’est mon problème pas le leur.
    Toutefois, je suis bien sûr toutes ouïes sur ces derniers points pas encore mûrs dans mon esprit.

  11. sandrine kermorgant a écrit le 3 mars 2014

    Bonjour Chloé,
    Un grand merci pour ce post plein de bon sens, qui à mais yeux tombe à point nommé.
    Je m’explique, j’ai une fille de 1ans et aillant débuter une transition ( THS depuis 4mois) je me pose cette question presque tous les jours. Comment doit elle m’appeler dans un futur pas si lointain?
    Surtout que mon amie, dit souvent la grande phrase a notre fille; Il est ou papa? Le “IL” ne passe pas ,mais bon.
    Vous m’avez donnée toutes les réponses à mes questions ( grand soulagement),ce qui me permettra de ne pas me focaliser sur l’appellation mais plutôt les belles émotions à partager.

    merci encore.

  12. Anna Tiger a écrit le 3 mars 2014

    Autre point, qui est peut-être hors sujet ici, mais je m’aperçois le temps passant qu’en définitive, c’est très bien de notre part de nous inquiéter de la réaction de nos enfants, mais bien souvent, il me semble, c’est pour le conjoint que le changement est le plus difficile. En tout cas c’est l’expérience que je fais actuellement.

  13. Anouk a écrit le 6 mars 2014

    J’ai discuté – notamment de la question des enfants – avec un psychiatre ds le cadre d’une demande d’ALD. Un psychiatre censé. Mais si, mai si, ça peut exister. Je n’y croyais pas moi-même.
    Il m’a convaincue qu’il vaut mieux attendre les questionnements des enfants et y répondre honnêtement que de faire une déclaration de but en blanc. Ca évite toute dramatisation alors qu’il est préférable au contraire de faciliter la compréhension. Autre aspect positif de cette démarche, c’est de répondre seulement aux questions déjà mûres. Les autres viendront après. Donc pas d’anticipation précipitée. Une nouvelle certitude pour moi. C’était déjà l’avis ou le témoignage de plusieurs d’entre vous. Je m’y range donc. Et serais encore un peu moins discrète et vigilante du coup.

  14. Anouk a écrit le 6 mars 2014

    J’ai oublié de dire que l’illustration est excellente. J’ai éclaté de rire.

  15. AlexMec a écrit le 6 mars 2014

    Mon fils vivant et allant à l’école en Slovénie, il utilise les mots slovènes pour nommer les membres de sa famille. Son père est “Ati”, je suis “Mami”, sa grand-mère est “Babi”, et ainsi de suite.

    Depuis que je suis rentré en France, je dois donc gérer que mon fils m’appelle “Mami”, alors que non, je ne suis pas sa Mamie mais bien sa Maman 😛

    Alors comment il doit m’appeler maintenant? Comme il veut 😀 ! Il sait que je suis en transition pour devenir un homme, il connait le nouveau prénom que je me suis choisi, et il sait que ni lui ni son père (ni qui que ce soit d’autre) n’a à changer de genre. A partir de là, c’est comme il veut, et il peut poser toutes les questions qu’il veut, quand il veut.

    Si je dois être un homme qui se fait appeler “Mami” par son môme, hé bien, qu’il en soit ainsi 😛 !

  16. Julie Mazens a écrit le 10 mars 2014

    Ce billet de Chloé ne pouvait pas tomber mieux. Ce week-end je viens de réaliser mon coming out auprès de mon plus jeune fils, tristan, 14 ans.

    Une de ses premières questions a été : “je dois t’appeler maman maintenant ?”

    Je lui ai répondu que non. Qu’il n’avait qu’une maman, qu’il pouvait continuer à m’appeler Papa ou utiliser tout autre moyen qui lui viendrait à l’esprit. Et que si il utilisait Papa il pouvait utiliser le féminin “ma Papa”.

    Il a sourit et nous sommes passés aux sujets suivants (je lui ai expliqué ensuite avec des mots simple en quoi consistait une transition).

  17. Delphine T a écrit le 14 juillet 2014

    “Papa” restait bien ancré pour mes filles. Après une discussion pour éviter qu’elles n’insistent sur le ” *papa* on peut acheter ca, s’il te plait *papa* ” dans les magasins, c’est devenu “Pata” ou “PataPata” , mélange de “Papa” et “Tata”. D’autres surnoms comme “Mata” sont apparus, mais ils ne tiennent pas dans le temps… Cela ne fait que quelques semaines, mais c’est très prometteur ! Et pour les vendeuses et autres personnes qui peuvent faire l’amalgame, c’est simplement “Tata” (exemple d’une vendeuse qui s’adresse à mes filles en leur disant qu’il faut qu’elles demandent à Maman en me regardant)

  18. Cynthia Cardui a écrit le 22 juillet 2014

    Merci Chloé pour ce post, c’est une de mes grandes questions actuelles, comme j’ai vu beaucoup ici (sourires). En tous cas merci à toutes pour vos témoignages très instructifs sur la nature humaine de nos enfants :)

    Cynthia

  19. Julie Mazens a écrit le 22 juillet 2014

    Coming-out auprès de mon second fils ce jour. même question, même réponse !

    Comme pour son frère, je lui explique qu’il fait comme il veut mais que maman ça me gênerait vraiment car il n’a qu’une seule maman, la personne qui l’a mis au monde.

    sa réponse : OUF, je garde papa x)

    cf http://www.killbill.fr/post/92530631474/x-fille-statuts-j-289-papa

    Ceci dit il a convenu qu’en public cela pouvait être gênant, autant pour lui que pour moi. En situation, nous verrons bien la stratégie qu’il adopte (“tata”, “julie” ou “pama” ou autre …). A suivre.

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