Pour que “Psychologies Magazine” respecte les droits des transexuels

13 mars 2014 | Tags: , , ,

Bh84-yzCYAEZIqj.jpg-largePsychologies Magazine du mois de mars a publié un article extrêmement transphobe dans son numéro du mois de mars 2014

Madame Claude Halmos, psy de son état, fait partie de ces professionnels de santé qui font un mal fou aux personnes transidentitaires, surtout aux enfants, au travers d’une prise de position transphobe lorsque ceux-ci lui sont amenés pour qu’il les aide. Psychologies Magazine n’hésite pas un instant à rapporter ses propos, sans discernement, propageant encore plus la parole transphobe de ce psy.

Une pétition est en ligne sur Avaaz.org afin de demander au mensuel Psychologies Magazine de tenir enfin compte de la réalité transidentitaire.

Une alerte avait été remontée sur Twitter à ce sujet :

 

Depuis le XXème siècle et l’avénement de la psychanalyse, des psys célèbres n’ont eu de cesse de ramener la transidentité à une maladie, une lubie, qu’il fallait traiter, selon certains, par des thérapies allant jusqu’aux lobotomies, électrochocs, neuroleptiques puissants.

Il est temps que la cécité des psy de tous poils cesse, et que les trans soient enfin traitéEs humainement, comme tout autre citoyenNE !

Texte de la pétition :

Dans le numéro de mars 2014 de Psychologies Magazine, la célèbre psy Claude Halmos répond à la question de Lucie, 6 ans :

“Je veux devenir un garçon. Pourquoi ce n’est pas possible” ?

Réponse de Claude Halmos :

“Tu ne peux pas devenir un garçon Lucie, parce que tu es née, comme ta mère, dans un corps de fille. De même que ton frère est né, comme ton père, dans un corps de garçon. Et ça, on ne peut pas le changer. Parce que l’on ne peut pas revenir en arrière et renaître dans un corps différent. Cela fait partie des limites que la vie nous impose. Elles peuvent nous mettre en colère parce que nous aimerions n’en avoir aucune et pouvoir réaliser tous nos désirs et accomplir tous nos rêves. Devenir fille si on est garçon ou garçon si on est fille. Ou même être (pourquoi pas ?) les deux à la fois. Et en plus voler comme les oiseaux et nager comme les poissons. On aimerait bien, mais ce n’est pas possible(…)”

Ce magazine à grand tirage doit reconnaitre l’expérience intime et personnelle de son genre profondément vécue par chacun, qu’elle corresponde ou non au sexe assigné à la naissance, contrairement à ce qu’avance Claude Halmos.

Parce que s’affirmer homme ou femme n’est pas une question de choix ou de volonté et ne relève pas d’une décision arbitraire, conjoncturelle ou fantasmatique. C’est un processus d’affirmation lié à une conviction profonde, souvent ressentie depuis l’enfance, ne relevant pas d’une identification passagère mais bien de l’identité même du sujet.

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32 responses to Pour que “Psychologies Magazine” respecte les droits des transexuels

  1. chantal clery a écrit le 13 mars 2014

    C’est fait cette fois ci je ne suis pas en retard.
    Ces gens nous font un mal terrible pour nous, nos proches et plus généralement le regard des autres.

  2. Claude a écrit le 13 mars 2014

    Madame Claude Halmos a un problème avec les différences. Elle est coutumière du fait et a déjà écrit beaucoup de bêtises au sujet de l’homosexualité et de la famille homoparentale par exemple. Elle fait partie des ces psychanalystes qui fondent leur réflexion sur une vision binaire, sexiste et hétéro-normée de la société. Il est temps d’éclairer sa lanterne et de l’inciter à une connaissance approfondie des variations humaines.

  3. Marion TUDURI (de roanne) a écrit le 13 mars 2014

    et hop c’est fait. a cette heure 259 signature mais il faut atteindre 300…. 3000 serait mieux pour la représentativité mais qui peut le plus peut le moins. bises Marion

  4. Amanda Benjamin a écrit le 13 mars 2014

    Moi je vais être un peu plus mesurée, je sais qu’il y a des psy qui nous considèrent comme des malades, mais dans cet extrait d’article je ne vois pas où ? Je ne veux pas juger cette personne sans connaitre ses opinions en dehors d’un article et un seul qu’elle a écrit dans un but d’aider des enfants à se construire, donc dans un contexte particulier.
    Concernant une petite fille de 6 ans qui se pose des questions, c’est le cas !
    Personnellement j’ai deux filles, quand elles étaient petites elles auraient voulu être une sorcière, une magicienne, une fée, etc..; Il y en a une des deux qui a 5 ou 6 ans qui aurait aimé être un garçon pour pouvoir jouer au foot à égalité avec les garçons, mais vu comme elle est une femme hyper féminine maintenant, sa construction d’une personne adulte s’est finalement bien passée. Et tant mieux ! car vu les souffrances qu’on doit supporter quand on n’est pas dans le bon genre, sincèrement je ne le souhaite à personne d’avoir d’être dans nos cas ! Si cela peut se régler d’une autre manière tant mieux!

    • yukarie a écrit le 13 mars 2014

      j’ai hésité pour les mêmes raison que toi.
      J’ai quand même signé parce qu’il s’agit d’un magazine à grande diffusion (donc un document écrit) et des propos d’un professionnel.
      Il y a donc une exigence de qualité et de précision dans les propos : ce n’est pas un cours dans lequel on peut revenir en arrière, ni une discussion de salon où un propos peut échapper. Ici, l’auteur de l’article a tout le temps de la réflexion.
      Ils auraient au moins pu préciser le cadre dans lequel ces propos ont été tenus, et mettre quelques mots sur les trans pour que les lecteurs ne se fassent pas de fausses idées.

      • Amanda Benjamin a écrit le 13 mars 2014

        Déjà on peut remarquer que l’article n’est pas cité complètement, alors n’en tirons pas des conclusions erronées, il faut des faits pour cela et non elle ne parle pas de fantasme au sujet de ce que pense cette enfant

    • Marion TUDURI (de roanne) a écrit le 13 mars 2014

      d’accord avec toi Amanda à une petite chose près. La psycho a raison on ne peut pas devenir un garçon ou une fille mais là réponse (indépendamment du fait qu’elle est donné à une fille de 6 ans ne laisse aucune ouverture : non on ne peut pas devenir et puis c’est tout). D’ailleurs on peut voler et et nager même s’il faut user d’artifice… et bien je dit oui on peut devenir une fille en usant d’artifice (base du travestissement) et à un niveau au dessus avec chirurgie et hormones. Ce qui me gène c’est la dichotomie de la réponse de la psy, dichotomie arithmétique alors que l’on touche à une science humaine qui par essence laisse la place au “peut-être” et à l’approximation. Ce qui me gène c’est que cette réponse à une petite fille de 6 ans est simpliste (hors elle n’arrête pas d’asséner sur france info que les enfants peuvent comprendre et entendre. Ici c’est tout le contraire et le pire c’est que ce sont des adultes qui lisent l’article de là à faire le raccourci que les adulte ne peuvent comprendre…. En tout cas pour moi et dans ma situation elle n’a rien compris. On ne peut pas lui reprocher d’avoir telle ou telle idée personnelle sur la question mais la moindre des chose de la part d’une professionnelle c’est de rester professionnelle sur ses assertions sans faire parler son affect. Bon j’arrête car je vais me transformer en mauvais psy. Marion

    • AlexMec a écrit le 13 mars 2014

      vu les souffrances qu’on doit supporter quand on n’est pas dans le bon genre, sincèrement je ne le souhaite à personne d’avoir d’être dans nos cas

      D’après Madame Halmos, c’est de ta propre faute si tu souffres. C’est parce que tu n’acceptes pas la réalité des choses. Elle dit que tu as le choix: continuer à réclamer ce que tu n’as pas, ou accepter de vivre avec ce que tu as et qui n’est peut-être pas aussi nul que tu le penses.

      Tu choisis quoi?

      (P.S. : il suffit de cliquer sur l’image pour accéder à une grande version où on peut lire l’article dans son entier.)

    • Alexandra a écrit le 14 mars 2014

      mais dans cet extrait d’article je ne vois pas où ?

      En même temps en lisant l’article dans son entier (c’est pour cela aussi que j’ai mis l’image pour pouvoir le lire en entier…), une psy-truc qui sort “De même que ton frère est né, comme ton père, dans un corps de garçon. Et ça, on ne peut pas le changer.” (Ca c’est dans le texte que j’ai copié de la pétition et qui se trouve dans l’article), ben en fait ça te touche toi aussi directement, toi, l’adulte.

      Mais bon… Il faut nuancer, hein ?

      Nuançons alors, mais essayons de bien le faire. :-)

  5. Louise a écrit le 13 mars 2014

    j’ai lu cet article et ce qu’il en ressort pour moi est:
    1°) cette psychologue prend pour un fantasme le désir de changer de genre de cette fille ( fantasme qui n’en n’est pas forcément un)
    2°) elle réduit le sexe et genre féminin a un ventre à “faire des bébés” ( si Claude Halmos a une conception pareil de son sexe et genre elle devrait passer plus de temps “allongée sur le dos”)
    3°) elle n’a fait aucune études en psychiatrie ou suivie de personne trans pour donner un avis quelconque sur le sujet et donc aurait mieux fait de ne rien dire.
    au final je trouve que sa réponse est un ramassis de bêtises qui vont perturber encore plus l’enfant

    • Amanda Benjamin a écrit le 13 mars 2014

      Excuses moi mais nous n’avons pas lu le même article cité plus haut
      1) elle ne parle pas fantasme, et même si c’était le cas les enfants fantasment sur tout un tas de chose, ils rêvent! c’est normal! je vois où serait le problème de le constater
      2) elle ne parle pas du ventre de la maman donc elle ne réduit la femme à rien du tout, en plus elle est une femme elle sait ce que c’est d’avoir un être vivant qui se développe dans son ventre
      3) pourquoi parler de psychiatrie, il ne faut pas confondre psychiatrie (branche de la médecine qui traite les vraies maladies du cerveau) et la psychologie qui essaie d’analyse nos problèmes pur qu’on essaie d’aller mieux dans notre tête; Elle n’a pas parlé de transsexualité mais des histoires que se racontent dans leur tête presque tous les enfants, quand ils sont encore purs

      • Louise a écrit le 13 mars 2014

        je sais que je me prend comme référence mais:
        mes premiers sentiments pour les quels je sentais que je n’étais pas dans le bon corps date de mes 5 ans donc je dis juste qu’il peut s’agir d’autre qu’un fantasme pour cette jeune fille, qu’en sait elle si cette jeune fille n’est transidentitaire.
        sur le ventre je cite “car si leurs sexe n’est pas aussi apparent que celui des garçons, elles ont en revanche a l’intérieur de leurs corps des organes qui leurs permettront plus tard d’avoir des bébés dans leurs ventre”

      • AlexMec a écrit le 13 mars 2014

        3) pourquoi parler de psychiatrie, il ne faut pas confondre psychiatrie (branche de la médecine qui traite les vraies maladies du cerveau)

        C’est quoi, une vraie maladie du cerveau??

  6. florence varin a écrit le 13 mars 2014

    “Je veux devenir un garçon. Pourquoi ce n’est pas possible” ?

    Claude Halmos. je ne veux pas mettre en doute la valeurs de vos diplômes. Mais quand une jeune fille de 6 ans vous pose la question cette question ! “Je veux devenir un garçon. Pourquoi ce n’est pas possible” . Faite un effort d’imagination ci la compassion n’est dans votre camp. Pensez au 34 % de suicide dans nos rangs. cette petite fille, absorbe vos parole comme du petit lait étant (pour une fille de 6 ans) son référent. elle ne vous demandait pas d’opérer ce changement mais , pourquoi je souffre autant dans ma peau! vous qui etes sensée comprendre entre les lignes vous faite très fort ici !

    Vous devriez sortir de votre citadelle. Vous apprendriez que la transexualité n’est pas une maladie (n’est plus une maladie ) Nous fessons des progrès. Il eu été de bon ton de bénéficier ce ces Progrès Madame Halmos

  7. Brigitte Goldberg a écrit le 13 mars 2014

    Claude Halmos, est une psychanalyste, à mes yeux, les psychanalystes n’ont aucune compétence pour traiter du sujet, ils ne sont même pas médecins. Le métier de psychanalyste n’est pas validé par l’État, c’est-à-dire que ce statut ne nécessite aucun diplôme et je pourrais mettre une plaque “Brigitte GOLDBERG psychanalyste” devant mon immeuble et consulter en toute légalité !
    Pétition signée :)

    • Amanda Benjamin a écrit le 13 mars 2014

      c’est encore un lieu commun qui se rapproche de ce qu’on reproche aux autres : c’est psychanalyste, il n’y a pas de diplôme d’état, c’est pas un médecin donc elle n’y connait rien !! Sigmund Freud doit se retourner dans sa tombe !!
      Beaucoup de gens essaient de comprendre comment fonctionne le cerveau de l’être humain avec des approches différentes, les uns par la médecine, les psychiatres (c’est justement eux qui nous déclarent folles, comment leur faire confiance?), les psychologues, et les psychanalystes ont une autre approche pour aider les gens en détresse.

      • Louise a écrit le 13 mars 2014

        je suis passée pas pas mal de psychologues, psychanalystes et autres pour savoir que avec eux il fallait que j’attende au moins 5 ans (juste le minimum) pour commencer vraiment ma transition, à la fin j’ai vu un psychiatre qui justement m’a fait attendre que 2 ans alors ou est l’erreur???

      • AlexMec a écrit le 13 mars 2014

        les psychiatres (c’est justement eux qui nous déclarent folles,

        Non, ce sont les psychanalystes qui ont décidé ça. La main-mise des psychanalystes freudiens et lacaniens sur la psychiatrie française est la raison même pour laquelle la France est tellement en retard sur la question trans.

        Je répète: à la base, ce sont les psychanalystes français, et non PAS les psychiatres français, qui ont toujours considéré les trans comme des délirants, et qui ont imposé pendant bien trop longtemps toutes sortes de diagnostics tournant autour de la psychose à la psychiatrie française traitant des trans.

        Je plussoie d’ailleurs l’expérience de Louise: de toutes les personnes psy-quelque chose à qui j’ai mentionné ma transidentité, une seule (qu’on m’a presenté comme une psychologue) a refusé d’accepter mon auto-diagnostic (alors même que j’étais déjà en transition depuis des mois, et suivi tous les 15 jours par un psychiatre). J’ai compris pourquoi quand j’ai appris par la suite qu’en-dehors du contexte dans lequel j’ai du la voir, cette dame est… psychanalyste, eh oui!

      • Alexandra a écrit le 14 mars 2014

        En même temps… Sigmund Freud… Un type qui cite 31 cas qu’il n’a jamais traités… Des chimères…

  8. Anna Tiger a écrit le 13 mars 2014

    En plus quand elle dit que l’on ne peut pas devenir des oiseaux ou des poissons, elle n’a aucun respect pour les frères Wright ni le commandant Cousteau, bon, je sors——->

  9. Amanda Benjamin a écrit le 13 mars 2014

    Il faut signer si vous pensez que c’est bien et justifié !
    moi je me retire de cette conversation !

    • Claude a écrit le 13 mars 2014

      L’enfant dit qu’elle veut “devenir” un garçon. C’est donc qu’elle a bien conscience d’être née fille !
      Elle obtient comme réponse, non ce n’est pas possible !!! C’est un rêve et un désir auquel tu n’auras pas accès ! Sans parler de la comparaison avec l’oiseau ou le poisson, qui est une façon insidieuse de lui dire que son rêve n’est pas humain ! Encore heureux qu’on lui accorde le droit d’être en colère !!!
      Après une telle réponse, combien de temps faudra-t-il à cette petite fille si jamais sa perception d’être un garçon perdure ? Combien de temps lui faudra-t-il pour avoir les bons renseignements ? Combien de temps lui faudra-t-il pour se dire qu’elle a le droit d’y changer quelque chose ? Combien de souffrances inutiles cela va-t-il engendrer s’il s’avère au fil du temps qu’elle est trans ?

      Et si on l’arrêtait de prendre les enfants pour des cons ?

      • Marion TUDURI (de roanne) a écrit le 13 mars 2014

        je plussoie. Toute la finesse est d’expliquer aux enfant et de repondre à leur question en essayant de leur laisser LEUR choix ce qui n’est pas le cas de la réponse de cette dame… réponse négative et aucune possibilité d’en sortir (alors qu’il existe plein de sorties possible à la question de la petite).

    • Alexandra a écrit le 14 mars 2014

      J’ai su à 8 ans. Alors je me serais trompée ? Il semble que l’histoire dise le contraire, vu qui je suis désormais.

      Se retirer de la conversation est dommage.

      Comme je l’ai écrit dans un commentaire plus haut, il se trouve que ce que dit cette psy-machin, tu es directement concernée en tant qu’adulte.

    • Alexandra a écrit le 14 mars 2014

      J’ajoute ceci de très important à mes yeux.

      Personne ici n’oblige qui que ce soit à signer quoi que ce soit. Et personne ne s’inquiétera ici de qui a signé quoi. Encore heureux !

      Dans le fil de commentaires, c’est juste un échange de points de vue, rien d’autre.

      La liberté est essentielle en la matière.

      Je préfère le préciser pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté.

    • yukarie a écrit le 15 mars 2014

      Amanda,
      Je comprends qu’on puisse vouloir se retirer d’une conversation quand tout le monde exprime un point de vue opposé au sien. Mais ton point de vue est honorable et j’ai apprécié ton intervention.

  10. Marion HARUKAZE a écrit le 13 mars 2014

    Pétition signée, bien évidemment! Je n’ai jamais lu psychologie magazine. Je vais continuer sur ma lancée, ça me semble judicieux :)

  11. Marion La chenille a écrit le 14 mars 2014

    Pétition signé aussi. Déja à la base, on en répond pas à un enfant ce n’est pas possible sur une simple question, on lui demande pourquoi elle pose la question…. psycho de base qu’on apprend en première année… Sinon, on reste évasive.
    Et on ne ment jamais à un enfant… dire “et ça on ne peut pas le changer” est un mensonge, (nous en sommes la preuve)..

  12. Jérémy Goatee a écrit le 14 mars 2014

    Après sa position ridiculement archaïque sur l’homosexualité et l’homoparentalité, madame Claude Halmos nous fait l’honneur de donner son avis de grande psychanalyste, par le biais d’un courrier bidon écrite par Lucie la stagiaire de la réaction.

    Merci Madame, j’attends avec impatience votre prochaine intervention sur les personnes agenre, fluide, intersexuelle.

    Pétition Signée !

  13. Claire a écrit le 18 mars 2014

    Il ne s’agit absolument pas d’une réponse donnée par une psy-truc à un enfant dans son cabinet dans le cadre d’une consultation, mais d’une publication dans un magazine qui se donne un air scientifique, alors que depuis le début de l’année, les trans-identitaires sont vus comme des espèces de démons ou des fous furieux qui devraient être envoyés dans des camps de rééducation (pour les moins extrêmistes, les autres nous envoyant directement en enfer).

    Bref j’ai signé, parce que ça commence à bien faire.

    Ah et puis j’ai un scoop : Se prendre pour un expert des questions trans-identitaires sans l’avoir vécu soit-même, c’est au mieux de la mythomanie, qui est cataloguée maladie mentale, me semble-t-il.

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