Belinda et moi…

16 mars 2014 | Tags: , , ,

Belinda et moiJ’ai regardé “Belinda et moi”. Il faut reconnaître une chose, Line Renaud et Alexandre Styker sont absolument irréprochables dans leurs rôles respectifs.

On pourra regretter l’incontournable rapport entre transsexualité et prostitution et un scénario un peu caricatural quand à la famille de l’héroïne, de même que le discours pour le moins curieux au niveau du THS qui dénote d’une certaine méconnaissance de notre suivi médical.

Il ne faut pas se leurrer, l’une des morales de cette œuvre est que l’argent arrange bien des choses. On est très loin de la vraie problématique que nous connaissons, mais, il s’agit d’une œuvre de fiction et l’on se doit d’être tolérantes vis-à-vis des libertés prises par l’auteur.

Mais, on ne peut nier le courage du réalisateur d’avoir abordé cette problématique avec une belle honnêteté qui nous fait excuser ses maladresses.

Certaines réflexions apparaîtrons pour beaucoup d’entre nous comme un peu « bateau », du style : « je suis prisonnière d’un corps qui n’est pas le mien », mais, si les quelques pourcents de spectateurs qui ont regardé ce téléfilm nous voient désormais d’un œil un peu plus tolérant, le réalisateur aura droit à toute ma reconnaissance.

Brigitte


Synopsis

belinda-et-moi-2

Alexandre Styker dans le rôle de Belinda a reçu le Prix du Meilleur Espoir Masculin 2014 au festival de Luchon.

Une comédie sentimentale de Thierry Binisti, avec Line Renaud dans le rôle de Jacqueline et Alexandre Styker dans le rôle de Belinda, Alexandre Styker qui a reçu pour ce rôle le Prix du Meilleur Espoir Masculin 2014 au Festival de Luchon.

Jacqueline a tenu pendant des années un salon de thé avec son inséparable amie Marie-Louise. A la mort de cette dernière, Jacqueline se console en se disant qu’elle pourra enfin faire la connaissance de Jean, ce neveu dont Marie-Louise lui parlait tant.

Mais, à la gare, c’est une magnifique jeune femme qu’elle voit arriver. Jean s’est toujours senti viscéralement femme. Si pour l’état civil, il reste Jean, tous les autres l’appellent Belinda.

Bousculée par l’empathie et une profonde amitié naissante, Jacqueline va tenter d’accompagner Belinda dans son chemin vers la féminité qu’elle porte en elle…


Critiques lues dans la presse

(merci à Caphi pour ce travail de collecte)

Belinda et moi a été diffusé samedi 15 mars 2014 à 20h45 sur France 3.

Abordant le sujet du transgenre, ce téléfilm souffre, selon les magazines télé, de quelques lacunes, notamment au niveau du scénario.

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Pour son rôle de Belinda, Alexandre Styker, 35 ans, s’est « laissé pousser les ongles et épilé le torse, les bras et les sourcils à la cire »

Télé 7 jours écrit ainsi : “Le duo formé par Line Renaud et Alexandre Styker fonctionne à l’énergie et à l’émotion dans ce téléfilm. Mais si le jeu d’acteur ne souffre d’aucune faille, le scénario, lui, pêche par excès de simplicité.” Même son de cloche du côté de Télé Star pour qui cette “tendre histoire d’amitié tombe dans la facilité.”

Pour Télé 2 Semaines, ce téléfilm “doit beaucoup à l’interprétation d’Alexandre Styker.” Un avis partagé par Télé Loisirs qui précise que l’interprétation du jeune homme est “bluffante”. Alors que Télé Z souligne que “les dialogues manquent parfois de consistance”, Télé Cable Sat affirme de son côté : “En femme douce et aimante mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, l’inégalable Line Renaud mène avec conviction ce film qui révèle un jeune acteur de talent.”

TELERAMA : “Ce téléfilm maladroit aborde la question des troubles de l’identité sexuelle. François-Olivier Rousseau livre une trame fort convenue sur la souffrance d’un vécu hors normes. Son scénario patine en s’obstinant à confronter une féminité prisonnière d’un corps masculin à la séduction sereine d’une vieille dame autoritaire. A demi sentencieuse, Line Renaud joue la candide observatrice, tour à tour confidente, voyeuse et complice. Ses revirements constants à l’égard de la jeune femme transgenre devraient être touchants, ils ne sont que lassants. Dans le costume de Jean devenu Belinda, Alexandre Styker échappe au ridicule, malgré de pathétiques séquences de démaquillage et d’épilation des sourcils, devant la glace… En tentant d’être didactique et tendre, Thierry Binisti loupe totalement son but.” — Hélène Rochette, Télérama

LA VOIX du NORD : “Ce téléfilm signé Thierry Binisti ne flirte certes pas avec le niveau d’incandescence qu’on aurait pu attendre d’un sujet aussi sensible et douloureux. Il n’en demeure pas moins que Line Renaud y démontre une fois encore son appétence pour les rôles empathiques et éclairés, empreints de tendresse et de sagesse. Le personnage de Jacqueline ne pouvait qu’intéresser une comédienne par ailleurs vice-présidente de Sidaction, qui met depuis bien longtemps sa popularité au service de causes difficiles et souvent mal comprises.” CHRISTOPHE CARON, La Voix du Nord

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32 responses to Belinda et moi…

  1. Alexandra a écrit le 16 mars 2014

    Allez ! Je me lance !

    Pourquoi doit-on toujours présenter la transidentité sous une “certaine” réalité ? J’ai commencé à avoir des nœuds à l’estomac quand Belinda dit “et qu’est ce que j’aurais pu faire d’autre ?”, comme si être trans amène forcément et uniquement à la prostitution. En gros, dès qu’elle s’est présentée aux yeux des autres sont intelligence, son niveau d’étude, ses capacités créatrices, sa virtuosité (elle est pianiste) ont disparu (je connais au moins une virtuose transgenre qui continue très bien sa vie).

    On file ensuite droit dans les clichés, en vrac : talons vertigineux, chaussures rouge-pétant, un amour débordant pour les vêtements de préférence ceux qui sont chers et inutiles, la présentation d’un traitement hormonal par injection qui n’a pas cours en France, les “meilleures” opérations au Brésil (c’est plutôt la Thailande, le Canada, la Belgique si on doit aller à l’étranger mais pas le Brésil… et là encore le mythe des Brésiliennes, je vous laisse imaginer où la pensée des gens va immanquablement échouer), la demande d’internement, donc la psychiatrie lourde, l’accusation de proxénétisme de Line Renaud… J’en rate, c’est sûr, mais ça fait déjà un beau panel de clichés.

    Dans la partie positive du film, on a une Line Renaud qui a un rôle taillé sur mesure avec beaucoup de tendresse, de compréhension, de respect. Elle sert clairement de contrebalancier à tous les clichés présentés plus haut, donnant à Belinda une position d’adolescente qu’elle va guider et protéger. C’est plutôt bien ficelé pour cette partie. Elle réhumanise Belinda aux yeux du public et fait comprendre que si Belinda en est là, c’est aussi parce que la société y a contribué.

    Belinda est admirablement bien jouée par Alexandre Styker. Alexandre est vraiment talentueux.

    Avec la nuit qui est passée par là, j’ai idée que Thierry Binisti a voulu forcer le trait pour que le public prenne conscience de la grande difficulté à être trans dans notre pays, et de la déshumanisation forcée par la société. Le trait est à mon sens quand même très forcé. En même temps, s’il avait présenté le sujet plus positivement, il n’aurait peut-être pas retenu l’attention du public. On est clairement dans le drame à 1000 %.

    Pluzz existe, je vais le regarder à nouveau car je reste très partagée et j’ai besoin de le revoir avec ce regard de ce matin. Je changerai peut-être d’avis. À suivre…

  2. Alexandra a écrit le 16 mars 2014

    En réponse à un fil de discussion sur FB. Je rassure, ce ne sera pas sorti du contexte.

    La réalité économique et sociale trans est la même que celle non-trans. Le “monde” trans n’a rien de particulier par rapport au monde cis. Mais en fait, si. Sa particularité en France ? (restons chez nous, le téléfilm se déroule chez nous) Des effets de leviers considérables à tous points de vues. Une fille qui sombre dans la misère par perte d’emploi sombrera plus vite qu’une personne cis. Les risques liés à la santé sont amplifiés, pour des tonnes de raisons. Les filles sont confrontées à des images, qui, en effet, datent bien souvent de 30 ans parce que c’est ce que le pays reflète aux filles. Rien d’étonnant à ce que tu parles de 30 ans de retard, xxxxxxxx.

    J’ai trouvé ce film bourré de clichés […]. Ce matin, je suis beaucoup plus nuancée à ce sujet. Même si le trait est très fort, il n’est pas moins un condensé des réalités de bien des trans : rejet par la famille, pauvreté, trottoir pour certaines… C’est en fait un condensé de tous les chemins différents.

    Ayant moi-même un parcours hors de pratiquement tous ces problèmes, j’ai quand même eu le morceau avec mes parents. Je suis bannie de la famille. Mes parents étaient ma seule famille. Je n’ai donc plus de famille. Et justement, en m’appuyant sur mon exemple qui finalement apparaît dans ce téléfilm sous une forme Zolaesque, je vois ce téléfilm avec beaucoup plus de recul en me disant que forcément un morceau du film va parler à chacune d’entre nous. Il est dur. On en a mal à l’estomac parce qu’on voudrait que tout cela cesse. Mais vu sous un autre angle, je pense que c’est un excellent outil de sensibilisation et qui peut permettre de montrer en contrepoint une toute autre réalité, celles de vies comme la tienne ou la mienne. N’oublions jamais qu’il existe des filles pour qui c’est vraiment dur. Et les aider peut aussi faire partie de notre humanité. Ce n’est pas parce que ce n’est pas notre expérience qu’on doit se boucher la vue, et justement ne se regarder que le nombril. Le nôtre n’est pas plus joli que celui d’une fille qui se trouve dans ces situations extrêmes… Ce sont deux nombrils et deux vies. Ces deux vies sont à protéger toutes deux.

    Ce film est tout sauf idiot. On en peut en tout cas pas lui reprocher d’avoir été très respectueux des trans. Ca entame direct avec “transgenre”. Ca donne le ton.

  3. denise333 a écrit le 16 mars 2014

    tout ce que vous dites est vrai mais il y a des moment ou je me reconnait dans belinda

    • Alexandra a écrit le 16 mars 2014

      Euh… J’ai écrit : Ayant moi-même un parcours hors de pratiquement tous ces problèmes, j’ai quand même eu le morceau avec mes parents.

      Personne ne dit qu’ielle ne se reconnaît pas dans certains vécus…

      J’espère juste que tu ne te reconnais pas dans tous les soucis de Belinda. Parce que là… Oups.

      • denise333 a écrit le 16 mars 2014

        bien sur que non pas dans tous les soucis mais c est vrai et c est très dur de ce faire accepter autant par sa famille que du reste des personnes et je pense que nous toutes nous avons un parcours très difficiles et que de part certains cote on peut se retrouver dans belinda

  4. Claire B. a écrit le 16 mars 2014

    Ce film m’a laissé une drôle d’impression, un peu comme un vide. D’un côté on a tous les clichés habituels, prostitution, talons aiguilles, les brésiliennes etc etc… et de l’autre un côté humanisant de la personne transgenre qu’on ne voit que très rarement dans les films. Le personnage de Belinda est très crédible je trouve alors que l’acteur n’est pas une trans, c’est une réelle performance de ne pas être tombé dans le cliché habituel de l’homme habillé en femme. Le spectateur qui aborde la question trans pour la première fois, peut sans problème identifier Belinda à une femme, c’est ce qui compte le plus au final à mon sens.

  5. Dominique Menezkaer a écrit le 16 mars 2014

    J’avoue, je n’ai pas vu ce télé-film. Les critiques que j’en ai lu ne m’ont pas donné envie de le regarder. Justement, elles sont très parlantes ces critiques:

    Telarama: je note “troubles de l’identité sexuelle”, “Alexandre Styker échappe au ridicule” …
    La Voix du Nord: “un sujet aussi sensible et douloureux”, “sa popularité au service de causes difficiles et souvent mal comprises”

    On aura compris qu’on traite aujourd’hui la “transidentité” comme on traitait la question de l’homosexualité il y a trente ou quarante ans.

    Quand on verra des fictions avec des personnages “trans” intégrés, vivant une vie “normale”, ce sera le signe qu(‘on aura fait du chemin…

    • Alexandra a écrit le 16 mars 2014

      Aidons la population à faire ce chemin. Ramenons-les progressivement dans le présent.

      Je conseille vivement de le voir, même s’il fait très mal au ventre. Au moins, face à des personnes qui l’auront vu, il sera d’autant plus facile de démystifier.

      Il est toujours plus aisé de parler de ce qu’on a vu et d’en montrer les mécanismes et de démysitifier. D’autant que ce téléfilm n’est pas du tout irrespectueux des trans, c’est très notable.

  6. Claude a écrit le 16 mars 2014

    (Copie de mon sentiment “à chaud” ajouté sur FB hier soir)

    Des clichés certes, mais un film très bien interprété, ça c’est un bon point !
    Le sujet trans abordé en prime time sur une chaîne publique un samedi soir, un autre bon point !
    Les clichés sur la prostitution me dérangent, j’ai pas mal d’amies mtf, elles ne se prostituent pas, aisance financière ou pas…
    J’ai noté aussi l’erreur “identité sexuelle” au lieu de “identité de genre”, ça serait bien que des spécialistes vérifient les dialogues.
    Sinon de beaux échantillons de transphobes, montrés comme de beaux salauds qui se servent de cela pour leurs intérêts, il faut bien mettre du suspense dans le scénario pour épicer le film, semble-t-il !
    Peut-être un peu trop démonstratif avec la prison pour proxénétisme, l’hospitalisation forcée, etc.
    En revanche la tentative de spoliation d’héritage pour mœurs contraires à la “morale”, ça ne doit pas être si rare que ça, hélas !
    J’aurais préféré pour ma part que le ton du début soit conservé et qu’il en soit fait un film intimiste jusqu’au bout… c’est en cela qu’il m’a semblé le plus réussi !

    • Claude a écrit le 16 mars 2014

      A froid ce matin :
      Oui, la transphobie mène au suicide, un autre bon point !
      Oui, les menaces d’internement par la famille ça existe, j’y ai eu droit ! J’avais 14 ans on était en 1969… ma propre mère… j’en ai encore mal au ventre quand j’y pense, si j’osais je dirais mal aux c… !!! J’ai appris la honte, le silence, le mensonge et le faire-semblant pour sauver ma peau ! Et j’ai bien fait car j’ai appris par la suite qu’à l’époque le traitement quand on était interné, c’était électrochocs …
      Je prends ce matin la collection de clichés du film pour une ébauche maladroite d’un raccourci historique de la transidentité en France.

  7. Clarisse a écrit le 16 mars 2014

    Téléfilm de grande écoute, celui -ci ne tombe pas dans l’ intention du cliché lourd et conventionnel, malgré l’ indispensable trame pro audimat , sans laquelle il n’ aurait eu aucune chance d’ être diffusé.
    Et , au delà de ça, son réalisateur permet , enfin , de restituer de nous au grand public, qui nous sommes dans notre dignité, et non plus dans une sorte de pathétisme cynique et dégradant, comme dans La cage aux folles en co,ou ces séries où le trans revêt toujours celui du pervers de service , celui dont on découvrira qu’ il, et non pas elle, est l’ auteur du ou des crimes jusque là non élucidés…
    Les deux protagonistes mènent avec sensibilité, intelligence et brio leurs personnages, et toutes deux sont , au delà de l’ indispensable mise en scène plutôt bien réussie, deux messagers crédibles d’ amour et d’ humanité, et de celle de ce réel, qui nous est tant dénié, le nôtre .

    Or , il est rare que nous soyons représentés avec notre naturel .

    Pour cela, ce télé-film mérite tous nos applaudissements .

  8. Anna Tiger a écrit le 16 mars 2014

    Superzut, impossible de le voir en streaming depuis l’étranger..

  9. Diane Librement a écrit le 16 mars 2014

    De mon coté j’ai vu ce téléfilm avec beaucoup de recul, concernée sans l’être, juste pour voir si le scénario évidemment destiné à faire de l’audience (on était sur la 3 en première partie de soirée, pas sur Arte à 1h du matin !!) tenait la route et nous dépeignait à peu près correctement . J’ai été agréablement surprise par le rôle de Belinda qui empreint de finesse et de sensibilité permettra peut-être au grand public de voir les trans autrement que comme des êtres malades … on est très loin de la cage aux folles, et hormis le passage “obligé” sur la prostitution, elle apparait plus comme une jeune femme découvrant sa féminité enfin permise que comme un polichinelle déguisé. Les tenues trop filles, trop sexy, les talons trop hauts, la belle affaire, combien de trans parisienne s’habillent ainsi … elle apprendra bien assez tôt à s’habiller plus “casual”

    • Bérénice a écrit le 16 mars 2014

      J’ai pas trouvé ses tenues trop voyantes moi… Les “Trans” sont comme les “Cis” certaines s’habillent comme des sacs et d’autres font plus attention à elles. Le principal là dedans étant juste d’être bien dans ses fringues

      • Alexandra a écrit le 20 mars 2014

        Ben en même temps le passage chez le notaire avec, on le sait, une famille hostile, arriver en robe et veste noires, d’accord, mais alors les talons-aiguilles vertigineux et rouge flashy, c’était franchement du plus mauvais goût pour ne pas dire autre chose de bien plus dur.

        Je n’appelle pas cela faire attention à elle et pour le coup le choix du costume pour cette scène est très déplacé et renvoie à nouveau à une image pas terrible.

        On dit souvent avec humour qu’on reconnaît les trans parmi les femmes aux choix vestimentaires toujours “trop”.

        • Bérénice a écrit le 21 mars 2014

          Je suis un peu déroutée par ton discours là.
          Avoir une famille hostile n’enlève rien au fait d’être une femme.
          Et une femme cis aurait très bien pu y aller habillée de la sorte. Les cis qui mettent des talons de 10 cm ne passent pas pour des trans.
          Je pense qu’on en fait pas trop. J’aime me flinguer car j’ai été frustrée de longues années et si les gens me remarquent, j’espère qu’ils se disent simplement :”elle est vachement mignonne cette fille” et non :” putain t’as vu le mec, il est ridicule”

          • Alexandra a écrit le 21 mars 2014

            Il n’y a rien de déroutant. Le tenue qu’elle portait n’était pas de circonstance.

            Alors je vais être un brin plus précise, étant en contact client régulièrement (ça revient au même), quand je ne connais pas un client, la première fois que j’y vais, je tâche de me renseigner un minimum sur l’entreprise pour avoir une idée du vestimentaire que je vais adopter. Une fois vu l’environnement, j’adapterai le vestimentaire à la moyenne des femmes de l’entreprise.

            Si jamais un jour il m’arrivait de revoir mes parents, une forme de science-fiction, je sais sans même me poser de question, quel vestimentaire j’adopterais pour la circonstance. Belinda adopte un vestimentaire décalé par rapport à ce qu’elle sait des femmes de sa famille, donc elle va forcément au casse-pipe. Les codes en matière vestimentaire ça existe, y compris et surtout en famille, surtout quand on voit à quel point cette famille est vieille France.

            Et oui, on reconnaît les femmes trans à ce qu’elles confondent s’habiller dans un stéréotype de la femme et s’habiller simplement. Manque d’expérience oblige, bien souvent, ou mauvaise observation de l’environnement. Mais ça, beaucoup ne le comprennent pas.

          • Anna Tiger a écrit le 21 mars 2014

            Comme il s’agit d’un film, on peu débattre longtemps du sujet vestimentaire.

            J’ai juste envie de vous faire partager une expérience personnelle (douloureuse):

            Le samedi 1 février de cette année 2014, je passais l’après midi dans la boutique d’une amie à essayer tout un tas de vêtements couture et haute couture. Vers 16h je m’aperçois que je ne pouvais entendre sonner mon téléphone au fond de mon sac à main, sous le comptoir du magasin. J’écoute mes messages et l’un d’eux, dramatique, m’apprends que mon père vient d’avoir un grave accident, qu’il faut que je vienne.
            Je quitte les copines précipitamment.

            Comme je suis au nord de paris, que l’hôpital ou il est est à 200km de Paris au nord, pas question que je perde 1 h en repassant par chez moi au sud me changer.
            C’est donc en tailleurs YSL et talons hauts (comme mes copines cis passionnées de vêtements) que je débarque dans un hôpital ou mon père vit ses dernières minutes.
            Toute une partie de la famille ne m’a pas vue depuis des années.
            Je n’ai eu aucun commentaires, j’ai juste dit que je n’avais pas pris le temps de me changer, que j’étais venue aussi vite que possible.
            Seule enfant de mon père présente, les infirmières se sont adressées à moi en priorité tout le temps de cette tragique histoire. Elle m’appelaient madame bien sûr. Et devant tout le reste de la famille, ce qui à mon avis à eu un impact positif pour l’acceptation de ma nouvelle identité.
            A aucun moment je n’ai eu l’intention de choquer, c’était comme ça.

            Il m’est arrivé la même chose trois semaines plus tard, en retard pour aller chez le notaire, pas question de me changer en plus “sobre”. Personne ne m’a rien dit.

          • Claire B. a écrit le 21 mars 2014

            Je n’avais pas fait attention à ces histoires de talons haut chez le notaire dans le film, ça ne m’a pas choquée, pourtant je ne porte jamais de talons hauts. Ce que j’ai vu c’est le tailleur noir, classique, une femme élégante c’est tout.

          • Alexandra a écrit le 21 mars 2014

            Ben en fait, le réalisateur fait quand même intentionnellement un gros plan sur les talons-aiguilles en question. S’il ne voulait pas attirer l’œil et provoquer une réaction des téléspectateurs (mettez-vous dans la peau des cis et pas dans nos peaux), il n’aurait pas fait cet effet de caméra.

            Donc, c’est bien pour cela que je réagis. Je le dis en fonction de ce qu’on connaît de ce que les gens pensent généralement des trans, vous savez ? L’image de la trans au bois ? Faut dire que dès le départ il a donné le ton en la faisant faire des passes… au bois !! et même se trouver enkrystée pour cette raison quand même…

            Alors bon… Faites comme vous le sentez (je parle pas de ton cas d’urgence Anna, ça c’est différent, il y a urgence, on fait comme on est) mais après ne venez pas vous plaindre qu’on vous a insultées ou pire.

            Entre faire des effets vestimentaires comme toutes les femmes en font, et se mettre en situation de se prendre des trucs dans la figure il y a de la marge.

  10. Bérénice a écrit le 16 mars 2014

    Emouvant, un ton relativement juste. Bien sûr, quelques erreurs concernant certaines infos sur le parcours des Françaises. Mon avis est que ce téléfilm amène une petite idée de qui nous sommes et “dédramatise” la trans identité aux yeux du grand public.
    L’idée générale est conservée. (Nous suivons pour beaucoup un THS et faisons aussi des voyages lointains pour accéder à la libération)

  11. Marie a écrit le 16 mars 2014

    J’ai regardé ce film …je suis déçue sur les clichés et les erreurs décrits dans les messages précédents…,
    J’avais écouté Line Renaud sur France Inter.. elle décriait les préjugés sur les transgenres..http://www.franceinfo.fr/arts-spectacles/rencontre-avec/line-renaud-1348411-2014-03-12
    j’aimais bien ce qu’elle disait,
    Je ne me retrouve pas trop dans ce film.

  12. Amélie a écrit le 16 mars 2014

    Et bien pour moi qui ai vue ce sujet après la diffusion du film, je dit merci au replay qui m’as permis de le voir en fin d’après midi.
    Jolie histoire avec de vrais questions, pas toutes, ce n’était pas un documentaire, mais c’est comme cela que les mentalitées peuvent changer.
    Bises à vous toutes et tous
    Amélie

  13. chantal clery a écrit le 17 mars 2014

    Je viens de le voir en replay sur le site de FR3.
    Bon à part des clichés et des erreurs, style les hormones en injectables, la prostitution quoique pour certaines, et le Brésil pour la SRS, j’en oublie peut être eh bien tout est assez juste et dans le bon ton.
    Beaucoup d’entres nous ont pu y retrouver un peu d’elle même, une part de notre vie, pour ma part et même si cela va vous faire sourire et sans aucune pudeur j’ai été bouleversé par ce film, et les yeux ont été plus d’une fois humides surtout à la fin.
    Line Renaud est parfaite et est celle que bien d’entres nous auraient voulu avoir comme maman, merci Madame de votre interprétation si juste, vous nous aidez dans notre quotidien à nous faire reconnaitre et je pense que vous avez jouer ce rôle très naturellement.
    Quant à Belinda/Alexandre merci d’avoir osé, de l’avoir fait avec une sensibilité à fleur de peau.
    Oui oui indéniablement ce genre de téléfilm, plus que tout autre émission de téléréalité peu faire avancer notre cause et notre reconnaissance dans la société comme des êtres normaux ayant droit au bonheur.
    Enfin c’est mon point de vue.
    Bises Chantal.

  14. Coraline a écrit le 20 mars 2014

    Quelqu’un l’a-t-il enregistré ou téléchargé quelque part? Il est impossible de le voir en Belgique :(

  15. chantal clery a écrit le 20 mars 2014

    Non Coraline mais oui tu peux le voir à cette adresse http://pluzz.francetv.fr/videos/belinda_et_moi_,98835563.html

  16. Coraline a écrit le 20 mars 2014

    non malheureusement impossible en Belgique de voir le lien :(

  17. Héloïse a écrit le 22 mars 2014

    J’ai enfin pu regarder le replay

    La première chose qu’on remarque, c’est les gros plans sur les jambes. Le réalisateur a-t-il pu remplir son quota ?

    Le rejet de la famille qui fait tout pour s’accaparer un héritage grâce au pouvoir de l’argent, ce n’est pas vraiment le parcourt de tou-te-s les trans
    Il n’y a qu’une seule scène avec un médecin, on ne parle pas de galère pour en trouver
    Il n’y a pas de rencontre avec d’autre trans et la communauté, histoire de discuter si la fraîcheur du poisson est conforme aux prescriptions alimentaire de saint Hammarberg
    D’ailleurs, il n’y a personne pour lui explique son ignorance de droits humains appliqués à l’identité de genre
    Et la fin au Brésil, elle aurait du faire son Alya en Eretz Argentine, là où la loi fait qu’on ne ressent plus le besoin d’opération

    Il y a une certaine volonté d’éduquer le publique mais je ne reconnais pas mon parcourt

  18. Sophie Saulx a écrit le 26 mars 2014

    Bonsoir à toutes,
    Avec un peu de retard, juste quelques mot. J’ai pu le regarder le dernier jour possible en replay. Et j’ai apprécié… Bien sur, pas mal de clichés, la prostitution et …. Mais pour quelqu’un comme moi, qui n’ai fait de coming out uniquement auprès de ma compagne je l’ai regardé avec un vrai plaisir.

  19. Michèle de Guernhir a écrit le 1 avril 2014

    je n’ai pas vu celui-ci

    ceux qui voient la bouteille plutôt pleine dirons : oui , mais au moins ont parle de nous.

    moi je dis que l’alccol est mauvais pour la santé. hi hi hi
    le seul film traitant de notre problématique que j’ai apprécié est :ma vie en rose , peut être en m’y identifiant dans certaines scènes ?

    une amie m’avait enregistré Hit & miss : que de violence , de clichés , d’invraisemblances .
    je l’impression que les cinéastes font des films sur ‘nous’ par condescendance , comme les dames patronnesses faisaient la charité aux pauvres . sans rien en connaître et espérant que le ton péremptoire de ce qu’il ont cru comprendre deviendra LA vérité, LA référence
    ppffff
    ( les pauvres ils croient être moi , aznavour)

  20. yukarie a écrit le 1 avril 2014

    La vie en rose : devrait être obligatoire à l’école des trans. Qu’attend le gouvernement?
    Et Hammarberg ?
    c’est un film qui m’a été d’une grande aide. Et je pleure chaque fois que je le regarde.
    il faudrait que je le revois.

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