Lettre à mon cousin

20 mars 2014 | Tags: , ,

Gaston-CouteLe jour où …

Tu ne m’ en dis rien.

Probablement n’ as tu pas apprécié mon laïus sur la normo-pathie , et son indispensable nécessité de créer du fou, au mépris des règles les plus élémentaires du respect d’ autrui, et ce , dans la plus grande sauvagerie toute d’ hypocrisie, et de violence…

Vois-tu , cher cousin, c’ est tellement fréquent et énorme , que ce mensonge indispensable se doit , de la part de tous ces innombrables auteurs être dégénéré, afin de pouvoir survivre dans une perpétuelle lutte, contre la désespérance  et la vacuité de l’ incapacité à se grandir et matûrer.

Cela passe par des stigmatisations, le plus souvent projectives, où la vie et la parole de la personne choisie, sera bannie ainsi que toute ses valeurs et intégrité , afin de pouvoir l’ annihiler et se repaitre salement de sa déchéance voulue, et indispensable, comme les charognards se nourrissent de la viande pourrie des proies qu’ elles auront au préalable  chassées sans répit.
Cela est si flagrant, que cela semble devoir être et perdurer dans la plus authentique omerta .

Ainsi , tout le monde se gausse de connaître, et parfois d’ habiter dans l’ avenue Etienne de la Boétie. Mais qui parmi cette foule , a seulement lu, et compris son oeuvre , en particuliers son discours sur la servitude volontaire ?

Le normo-pathe évite tout ce qui peut l’ amener à grandir , réfléchir et donc , par sa remise en cause , de cheminer vers sa connaissance et sa maturation, ainsi que son, indispensable bonheur.

Il préfère, par pusillanimité, et paresse, s’enfermer dans ces stéréo-types et certitudes , qui ne sont que le re-mâché indigeste  de générations et générations de damnés, comme les a si bien représentés Jérôme Bosch dans son jardin des délices… êtres mi- hommes, mi bêtes ou insectes archaïques et monstrueux, se” dirigeant chaque jour davantage dans leur purgatoire infernal…

Tous bien évidement diront , affirmeront que la terre est ronde , après avoir voulu tuer, en le torturant afin qu’ il se renie,  celui qui le leur a appris, dérangeant ainsi leurs certitudes paresseuses .

Mais ils continueront à penser haut et fort comme si elle demeurait à tout jamais plate, au mépris de l’ évidence et de la réalité, sans que rien ne vienne ébranler leur gageure, comme si elle était et devait se raisonner qu’ ainsi, au non de ce qu’ il nomment leur morale,, au nom de leur nécessité à agir dans l’ ombre pour l’ ombre …!

Te souviens tu de ce mal de crâne persistant que je te faisais passer en mettant tout mon art et mon coeur à t’ emmener au théâtre du cercle ?

Tu t’ es alors étonné de ne plus en souffrir après. Mais as tu fait le lien entre sa disparition et sa raison, comme celle des autres somatisations antérieures à cet évènement, puis postérieures ?

Bien sûr que non, car , bien que la vie nous y invite toutes et tous plus que certainement, tu n’ as jamais voulu franchir le mur du son qui nous ouvre à la merveilleuse aventure de la vie, telle que nous nous devons de la vivre par et en nous même.

Certes , ce vertige demande beaucoup.

Mais comment ensuite ne pas s’ affliger des soumissions, des renoncements et de demi-mesures acceptées et consenties par toutes celles et ceux de nos contemporains qui pour survivre choisissent en totale conscience d’ y  croupir , et dans une atmosphère sombre, sale , et délétère tout du mensonge des certitudes  et des lieux communs ?

Le déni de leur propre souffrance se projette alors sur le monde , comme un nuage nucléaire mortellement actif du niveau le plus intime, à celui de l’ universalité.

Non, cher cousin, je ne peux entendre ni accepter ton discours , malgré, ou plutôt, de par tout l’ intêret et l’ amour sincère que je te porte.

Car tu fermes et as toujours fermé les yeux à ta dignité, en acceptant tout au long de ta vie , de bien viles, méchantes et basses maltraitances insupportables, sans lesquelles il semble que tu ne puisses plus, ou du moins  , fort difficilement te passer .

je sais que tu te rebelleras contre mon discours et moi-même, comme tu as tenté de me le renvoyé lors de ta dernière visite .

Mais la sérénité et la paix que tu me souhaites n’ est elle pas autre qu’ une projection de toi-même à mon endroit, toi, qui n’ as jamais pu te passer de tes bourreaux, jusqu’ à te marier avec l’ un d’ eux , et parmi les plus toxiques…?

Cher , Alain, tu m’ as interdit  de venir à la mairie le jour de ton mariage, et ton égérie m’ a interdite de me présenter dorénavant chez vous.

N’ y vois tu donc pas toute la bêtise et la violence digne de cet esprit de l’ inquisition, et à laquelle tu souscris sans aucun autre état d’ âme, que celui de venir me  faire la morale  ?

Alain, non seulement je vous ai toutes et tous invités sans compter à toutes les étapes de ma vie, mais toi, comme d’ autres , je vous ai, en toute discrétion, faits bénéficier de tout mon art , lorsque vous alliez particulièrement mal, art que vous déniez ensuite, vous qui parlez  sans savoir ce qu’ est étudier, lire , travailler  aux sens propres et figurés , sur tout l’ humain , depuis autrui jusqu’ à soi- même.

Car , lorsque le coeur et l’ âme sont bâillonnés , le corps le dit , mais cela se révèle parfois de façon bien périlleuses.

Et nos chemins sont ce qu’ ils sont.

Et dénier à autrui ce qu’ il a souffert et acquis, ne relève pas moins que du crime symbolique, celui qui ne souhaite que tuer pour dévorer, en compensation de sa propre incapacité à être ,et donc , à ne pas être en mesure de vivre se nourrir de l’ extra-ordinaire du quotidien, seule authentique et véritable nutriment pérenne autant que délicieux.

Nombre d’ entre vous se gobergent d’ idées reçues ,notamment en allant aux grandes messes religieuses ou laïques, pour mieux continuer vos petits meurtres après votre bain douche dominical ou  la réunion mensuelle ou bi- mensuelle des jeudis ou vendredis soirs..

Jamais la démocratie n’ atteindra son seuil nécessaire, par la multiplicité de tous vos mensonges et vos lâchetés, dont Gaston Couté dira :

“…vous l’ avez jamais vu, au sorties d’ messes  , l’ monde , dépecer un couple ?

Alors les filles renfoncent ben fort les  envies qui les rongent

comme leurs aiguilles dans la blancheur du linge,

et les gars r’ dévallent par le train du dimanche…

Ils front point marcher l’ divertissoir, et qui restra entre eux  comme un rouet sur l’ armoire .

… Puis , leurs affaires faites, ils s’ uniront avec tout le légal tralala

Leur blé sera depuis longtemps mûr quand ils mettront en gerbes,

et y d’ viendront eux- même ce monde au coeur infecte,

qui fait des enfants pour pouvoir les faire souffrir,

dans ce méchant bourg de trois mille âmes, et guère avec …!”

Pour moi, très cher Alain, mon coeur est vivant ,car jamais je n’ ai acceptée qu’ il soit ou demeure maltraité, .

Je n’ ai jamais acceptée cette place de folle , qui m’ étais prédestinée .

Et j’ ai tenu, étudié , lutté, en me construisant, tant par mes qualifications , et de toute une vie d’ exercice , que vous  n’avez d’ autre hâte que de balayer d’ un revers de manche, .

J’ ai aussi beaucoup, énormément travaillé, étudié, aux sens propres et figurés, plutôt que d’ accepter l’ inacceptable dans laquelle voulaient me fourvoyer, ceux que j’ aurais tant voulu pouvoir aimer , et être aimée en retour..

Pas moins de quatorze onéreuse années de travail personnel, de thérapies psychanalytiques, de groupes et corporelles, dont la seule évocation te fait , vous font fuir en de pathétiques arguties ahurissantes, sans qu’ à aucun moment , une petite lumière ne jaillissent dans vos cerveaux , et encore moins dans la raison de votre coeur , comme des damnés à l’ inaptitude du bonheur…

Mais rien n’ y fit pour ceux-là, malgré mes soins et toutes mes attentions , contrairement à cette multitude que ma profession m’ a donnée de rencontrer, après , bien évidement m’ y être moins même adonnée.Le dire, te le dire te dérange , et de le nier à nouveau .

Ton entourage ne te dit – il pas, épouse en tête, qu’ il te vaut mieux de repeindre la porte du placard, ou de nettoyer ta voiture, plutôt que de perdre ton temps et gaspiller ton argent chez un psy ?

Mais comme pour la disparition rapides de tes céphalées , as tu seulement , non pas la capacité, car tu l’ as , mais la volonté et le courage de comprendre ce à quoi cela te renvoie ?

Car la vie , l’ amour , la concorde  et la beauté harmonieuse ne ne se révèlent et ne se pérennisent qu’ à cette condition.

Ce potentiel, Alain , tout le monde peut en disposer, ou non, tout au long de sa vie.

Il n’ est jamais perdu, et donc accessible à toute  heure de notre vie.

Son prix est celui du courage et de l’ honnêteté par devers soi-même  et de nul autre .

Ce courage est celui des protagonistes des contes , qui, en se mettant en route , et traversent mille  périls et bonnes ou mauvaises aventures,  mais qui est l’ unique  clef , qui les fera immanquablement parvenir à trouver et cueillir l’ Edelweiss,   le pommier aux pommes d’ or, ou la poule aux oeufs d’ or.

Et cela , seul, face à soi-même, dans notre monde et toutes nos rencontres , celles qui demandent  probité, élégance et courage, pour notre plus grand bonheur, que je peux me permettre de te souhaiter de tout coeur, en commençant à reconnaître ce qui est de ce qui n’ est pas, au delà des insistantes apparences .

Avec toute mon affection, je t’ embrasse

Clarisse.

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21 responses to Lettre à mon cousin

  1. Alixia a écrit le 20 mars 2014

    j’ai rien compris, c’est normal??

    • Clarisse a écrit le 20 mars 2014

      Et pourtant…

    • Claude a écrit le 20 mars 2014

      Treize années d’études supérieures et pourtant, bah moi non plus Alixia, rassurée ? Oui tu es normale 😉
      Clarisse, faire simple : sujet + verbe + complément. Ne pas réciter le dico, se faire comprendre, ça ira très bien.
      Le résumé de Chantal est très bon à cet égard : sujet (ton cousin) + verbe (est) + attribut (un con).
      On peut parfois simplifier encore plus avec sujet + verbe. Exemple : je souffre. Cela aide à se faire entendre, ce qui reste l’essentiel !

    • Clarisse a écrit le 20 mars 2014

      Ca n’ a aucune importance, comme cela peut l’ être après un rêve : ça peut sembler absurde , ou génial . certains disent beaucoup de mal de leurs rêves . Dans leur infinies complexités, ainsi que dans leurs raisons de se manifester, ils me laissent le plus souvent pantoise d’ admiration, permettant ensuite de simplifier tous le décodage detoutes les incroyables complexifications de nos propres bloquages afin de rester bloquer, le plus souvent en tournant en rond , comme un prisonnier dans sa geôle tourne en rond à perpétuité, jusqu’ au moment ou il comprend enfin sa propre et unique incarcération de lui-même .
      Tordu ? C’ est ce qui m’ est répondu le plus souvent . Mille mercis ! je l’ ai avec bonheur de multiples fois reçu .
      Etre clair, ce n’ est pas transiger, mais bien oser .

  2. chantal clery a écrit le 20 mars 2014

    Je te rassure, ne t’inquiètes pas moi aussi j’ai eu ce genre de questionnement à mon propos, j’ai insisté je suis arrivée à quelque chose mais je ne suis sure de rien, à part que ça m’a couté deux comprimés de Doliprane.
    Trêve de plaisanterie, il ne faudrait pas que tout cela vire à un concours d’érudition, référence à d’autres posts….
    Enfin je pense avoir saisi le sens général, c’est l’essentiel, en gros je vais résumer, ton cousin est un con, je crois bien.
    Le problème c’est qu’avec l’âge…..

    • Clarisse a écrit le 20 mars 2014

      Tout est dans le choix que nous optons pour nous-même.
      Nous nous y retrouvons bien seul(e)s vis-à-vis de nous même, surtout si notre chemin ose reconnaître , puis suivre et enfin affirmer notre singularité .
      Ce n’ est ni simple, ni inabordable, c’ est simplement choisir d’ être soi, non le fantôme des meutes humaines , à l’ apparence plus confortable, mais au leasing plus qu’ usuraire…
      Et toutes celles et ceux qui, autour et avant nous ont su avec justesse et brio nous le rappeler par leurs écrits, sont avant tout des êtres vivants, et non des noms statufiés , au demeurant, rarement connus pour ce qui les a rendu célèbres, car ceux là même qui les adulent ‘s empresseraient alors de les conspuer.
      Gaston Coûté lui l’ a été toute sa courte vie, lui qui chantait ” notre dame des sillons, ma bonne sainte vierge à moi, dont les anges sont des grillons, ô terre, je reviens vers toi …Tandis que toi, t’ as l’ coeur, le cul, t’ as tout en bois …”
      Le drame est pour qui, comme ce cousin, doué au demeurant de nombre de réelles qualités, a choisi depuis longtemps sa propre abnégation, le rendant , au prix d’ efforts titanesques de dénis, à se retrouver à être tout le contraire de l’ idéal qu’ il s’ était pourtant; il y a bien longtemps, espéré de lui-même.
      Car ce masochisme, si bien décrit par Freud, ne va pas dans le sens de la perspective du bonheur, qui devient alors insupportable à ceux qui y ont renoncés. Le chaos non avoué, leur est alors leur unique salut., le leur , celui de tous .
      Ainsi fabrique-t-on les guerres, grandes où petites, ainsi tue-t-on, à petites et grandes échelles, totalement, mais bien plus sûrement symboliquement.
      Pourtant, le génie de nos âmes et de nos êtres ne sont pas une légende…

      • Chloé Tigre Rouge a écrit le 20 mars 2014

        Je fréquente des cercles littéraires. J’écris. Je suis lue. J’ai même des groupies (;)). J’ai rien compris.

        Je vois une suite de mots, des phrases mal fagotées ensemble. Une structure mentale… absente.

        Tu peux écrire clairement, s’il te plaît ? Pas que j’aie de problèmes avec la lecture, mais ton écriture est pénible. Que cherches-tu à exprimer ? Synthétise !

        • Clarisse a écrit le 20 mars 2014

          Chaque fois, et non sans y avoir beaucoup pensé médité et réfléchi, ce type de discours, loin du paraître et de son cortège de codes, m’ attire le plus souvent une vive et parfois violente réprobation, qui sans mme faire plaisir, n’ est hélas pas pour m’ étonner .

          Certes , il est bien difficile de comprendre, au travers des méandres de la vie , autre chose que ce qui nous a été inculqué, et que nous avons , par nécessité fait notre .
          Et si la lecture n’ en est pas aisée, son écriture aussi.
          Il m’ est , comme hier par exemple, beaucoup plus facile de le faire oralement, de par la discussion à bâtons rompus du tout venant de la vie, de par l’ échange de ce que ces entretiens individuels, mais aussi de ces discussions collectives , auxquelles j’ ai participées .
          Car oser nommer le paraître, pour ensuite le confronter à notre être, suscite, sauf par exemple hier, de très très vives réactions qui ne peuvent surprendre .
          L’intention que j’ ai va bien au delà du choc qui n’ est qu’ une étape plutôt bienvenue . Mais ce qui m’ a par exemple souvent permis non sans douleur, de dépasser et faire dépasser , reste , sauf aux moments ultimes, une bien périlleuse aventure.
          Car, pour subsister, que de petites et spécifiques arguties nous créons nous,et au demeurant, contre nous même .
          Ce qui tend le fil et la force , parfois ténue de notre adhésion à la vie , touche les zones les plus sensibles et tout à la fois brutales et subtiles de nos êtres.
          Et la panique alors causée par son rappel , sauf pour qui ne semble ne plus rien avoir à perdre, est comparable à la manipulation du TNT…
          Je suis vivante parmi toute et tous . Et si je m’ étonne de l’ incroyable intelligence humaine, ses archaismes ,qui eux n’ évoluent guère, me terrifient, me glacent et m’ affligent .
          Voilà pourquoi, je ne peux me taire, au risque d’ être incomprise, mais avec le refus de cautionner
          par le confortable et hypocrite silence , ou adhésion lâche, à ce que notre humanité , non sans en demeurer innocente, bien au contraire, construit et sécrète de façon terriblement menaçante pour elle même .

          • Chloé Tigre Rouge a écrit le 20 mars 2014

            Je vais me suicider à coups de Salammbô. Dieu sait que je hais Flaubert. Cependant… l’épique, le grandiose, le colossal, dans un style ciselé et lisible. Des phrases sans références infinies. Une typographie respectée. Une orthographe irréprochable. Des comparaisons et métaphores pertinentes, placées avec art et sagesse, qui ne s’invitent pas à la moindre affirmation au détriment de la lisibilité.

            Si tu veux transmettre, fais en sorte que la transmission soit lisible. Sinon, ta logorrhée n’a pas de sens. Ton écriture est profondément égoïste. Tu es inaccessible, même aux plus pointus des intellectuels. Tu fais à mon lobe occipital l’effet de l’Androcur sur une libido pulsionnelle, pour comparer, ou parler en métaphore à mon tour.

            Rends-toi lisible. Merci.

  3. Chloé Tigre Rouge a écrit le 20 mars 2014

    Autant de fond que de forme.

  4. Anna Tiger a écrit le 20 mars 2014

    Une lecture qui demande peut-être une approche plus posée.

    Le résumé de Chantal me va bien aussi :-)

    On a toutes un cousin con, rassure toi.
    Mais aussi les copines pour penser à autre chose.
    Et la vie, c’est aussi se tourner vers les belles chose.

    • Clarisse a écrit le 20 mars 2014

      CE qui me peine, c’ est qu’il a un potentiel humaniste , du moins avait, plus que prometteur.

      Mais à lui, comme à nombre de proches, l’ incapacité, par sa propre dénégation à s’ affirmer,le rend comme ces êtres d’ ombres, comme les peint en haut de son jardin des délices, Jérôme Bosch, ou les décrit Bertold Brecht , notamment dans son opéra de Quatre sou.
      Et il m’ est sincèrement dure, après toutes ces années de recherches , de compréhensions et d’ acquisition, qu’ au fond , cela semble ne servir à rien, malgré toute l’ ouverture et la disponibilité qui a été la mienne .
      Jeune, et toute ma vie , je croyais en la possibilité ” d’ un monde meilleurs “, mais à cette heure, il semble simplement que cela fut une simple douce et louable utopie . Et cela m’ oblige à revoir ma copie, en m’ efforçant, coûte que coûte, à ne pas sombrer dans le pessimisme le plus facile.

      • Claude a écrit le 20 mars 2014

        “Et cela m’ oblige à revoir ma copie”.
        Oui, c’est nécessaire : faire simple, virer Brecht et Bosch par exemple !

        Exemple (à partir de cette dernière réponse) :
        J’ai cru en lui. je croyais que c’était un mec bien. Rien à faire, il me nie sans cesse.
        Jeune, je croyais en un avenir meilleur. J’ai bien du mal aujourd’hui. Et je me sens tellement déprimée.
        Ne me laissez pas sombrer !

        • Clarisse a écrit le 20 mars 2014

          La simplification permet une transmission simple , mais la vie n’ est- elle transmissible qu’ au prix de son rabais ? Ca , ça m’ effraie….

          • Alixia a écrit le 20 mars 2014

            ben parfois il vaut mieux un texte court qui veut tout dire et don la lecture est facile que de passer par un roman qui au final n’es compréhensible que par la personne qui l’a écrit.

  5. chantal clery a écrit le 20 mars 2014

    Thème de la dissertation : “La vie n’est elle transmissible qu’au prix de son rabais.”
    Vous avez 4 heures…..

    • Clarisse a écrit le 20 mars 2014

      Tout dépend de ce que l’ on est en droit ou désir d’ attendre d’ elle . Au fond, elle me scotche, tant je suis accrochée à elle, au point que, sans être aucunement sportive, je suis toujours prête à pourfendre les montagnes pour elle.

  6. Clarisse a écrit le 20 mars 2014

    Et je crois, qu’au delà de toute forme , de tout débat et toute passion, mon discours semble avoir été mieux entendu et compris que je n’ aurais peut-être pu l’ espérer . Chacun(e) étant libre d ‘en faire, ou non, ce qu’il ou elle veut , pour soi-même.. .

  7. yukarie a écrit le 22 mars 2014

    j’aime ce site où chacun⋅e peut s’exprimer à sa façon, que ce soit celle qui a quelque chose à dire dans son propre langage, ou ceux/celles qui lui expriment qu’iels n’ont pas compris.

    Cela montre ce que nous sommes, dans notre diversité, et dans la courtoisie.

    • Clarisse a écrit le 24 mars 2014

      Oui c ‘est en effet appréciable .Mais je profite de cela pour répondre à votre article que je n’ ai découvert ce we, avec l’ impossibilité de m’ y connecter .
      nous sommes de la même génération, et puis vous affirmer qu’ il n’ y a pas d’ âge pour se vivre comme nous le ressentons intimement .

      Le maquillage , est une magie qui s’ acquiert facilement, même si cela demande temps et tâtonnement, ce qui est une authentique aventure en soi . Idem de la vêture, du loock .

      L’ important est d’ y prendre son souffle, qui nous mène au plus juste de qui nous sommes , là où nous en sommes de notre chemin.

      Le tout est de se sentir prête, et de s ‘oser, ce qui n’ a rien d’ une transgression, mais de la révélation de soi-même ….

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