Le cerveau n’a pas de sexe ? Vraiment ?

27 mars 2014 | Tags: , ,

Je réagis aujourd’hui à un article paru sur le site web Slate.fr et en prélude à une série d’articles plutôt scientifiques que je prépare depuis un moment : Les hommes et les femmes ont le même cerveau. Ne croyez plus les études qui vous disent le contraire

Voici le genre d’article à fuir comme la peste !

Pourquoi ? Hé bien il faut savoir justement :

1) que “Popular Science” n’est pas vraiment une super référence scientifique.

2) que justement, les études publiées dans “The Journal of Neurosciences”, “Human Nature” et ARXIV (Base de données des publications scientifiques officielles) disent tout le contraire.

3) que Catherine Vidal est avant tout une militante féministe qui au nom de l’égalité des sexes occulte systématiquement tous les articles scientifiques sur ce sujet. Elle à écrit un livre a ce sujet avec d’autres chercheuses qui sont chercheuses en… études féministes.

EXEMPLE ce livre : Cerveau, hormones et sexe : des différences en question (Auteur : Vidal, Catherine 1951-…. , Contributrices : Chamberland, Line (Auteur) , Cossette, Louise (Auteur), Maillé, Chantal (Auteur))

Prenons, la liste des contributrices et prenons en une au hasard, Louise Cossette, par exemple. Qui est cette dame ?
Réponse : suivez ce lien

Et vous lisez quoi ? “Elle a enfin milité pendant des années dans des groupes féministes et est membre de l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’UQAM.”

Vous comprenez un peu mieux la neutralité scientifique ?

4) Pas de différence entre cerveau = un seul GENRE = pas de mal-etre transidentitaire et personne ne devrait donc avoir de problème non plus à l’idée de changer de sexe, ni même de genre social. Ça ne vous rappelle pas la “Théorie du genre” ça ???

5)  Mais de quoi ‘agit-il en fait ? il s’agit d’une militance toute louable qui combat ce que l’on appelle le “Neuro-sexisme”. Le “Neuro-sexisme” consiste à dire que les femmes sont moins aptes à s’orienter dans l’espace et ont donc n’ont pas le sens de l’orientation par exemple. Quelque part j’aimerais dire : “Et alors ?  Au moins, les femmes ne prennent pas les armes pour déclencher des guerres (quoique…)”.

Sous couvert d’égalité entre les sexe, ce mouvement féministe en vient à nier TOUTE différence. Faut il rappeler qu’altérité (sexuelle) n’est pas forcément synonyme d’inégalité sociale ? Cela se comprend au même titre que la couleur de peau , ou du fait que l’on puisse être gaucher ou droitier. D’ailleurs, sur ce dernier point, oui les gauchers ont des qualités que les droitiers n’ont pas, sur le terrain de la créativité par exemple. Je suis droitière, vais-je m’en offusquer ? Nous sommes riches de nos différences, et c’est tout ce qui compte !

Pour bien enfoncer le clou, je vous renverrais en référence les travaux de Doreen Kimura (<– a lire !) qui vous expliquera la même chose, et sans sexisme :

« Se lancer dans un processus coercitif d’ingénierie sociale afin d’équilibrer la représentation distinctive des sexes pourrait bien être la pire des discriminations. Cela sert également à entraîner des gens dans des activités qu’ils n’apprécieront pas et pour lesquelles ils ‘n’ont aucun talent. »

Par contre, langage, mémoire, raisonnement, perception, motricité… La majeure partie des études révèle des aptitudes globalement équivalentes chez les garçons et les filles. Et plus les échantillons analysés sont grands, plus les différences s’estompent : les variations entre les cerveaux d’individus du même sexe sont bien plus importantes que celles existants entre hommes et femmes !

Bon, essayons de connaitre un peu mieux Mme Vidal. Je suis tombée sur cette vidéo qui est, il faut le reconnaitre, super intéressante :
Le cerveau a-t-il un sexe ?

Passionnant !!! Mais !!!

Concernant le “sexe du cerveau” lui même, les même IRM montrent bien des différence, très bien observées justement :
Cortical Thickness in Untreated Transsexuals

Voir la figure 1 dans l’article si vous êtes pressés ou là, directement :

Figure 1.     Maps showing statistically significant differences in CTh. The top part of the figure displays the regions in which female controls had thicker cortex than male controls. The bottom left of the figure exhibits the cortical regions in which FtMs showed thicker cortex than male controls. The bottom right shows the thicker cortex in MtFs than male controls. Color bars represent a scale of t values with cold colors representing thinning and warm colors thickening. FtMs, female-to-male transsexuals; MtFs, male-to-female transsexuals.

Que nous apprends l’image ci-dessus ?

Déjà elle montre une nette différence (zones en rouges) entre la structure du cerveau masculin et celle du cerveau féminin (les 4 cerveaux en haut de l’image).

L’étude dont j’ai tiré cette image, montre aussi que certaines zones du cerveau des trans (pas encore hormonés), sont sexuées en sens inverse. Ce sont des zones du cerveau, comme la INAH-3 ou le BST par exemple, qui sont connues depuis longtemps pour être responsables du siège de nos comportement sociaux. L’imagerie actuelle vient juste confirmer ce dont on se doutait déjà depuis un certain temps.

C’est comme si autrefois on avait en effet une théorie entre les mains, et que là, elle se retrouve vérifiée par l’observation (dissection, IRM, microscope, etc…).

Vous me direz que cela ne concerne qu’un échantillon de personnes trop petit ? Mais là aussi l’argument ne tient pas debout. Déjà ce n’est pas la seule étude qui aille dans ce sens et mis bout à bout le nombre de personnes observées par l’ensemble de ces études commence à faire un certains nombre d’observations (depuis 1997, quand même), et qui vont toutes vers les mêmes conclusions : le cerveau est bien sexué et différent pour les hommes et les femmes, avec ce particularisme pour les personnes trans, que certaines zones du cerveau sont “sexuées” en sens inverse.

Désolée, mais quand on obtient le même résultat attendu à 100% chaque nouvelle observation, on est plus ni dans la théorie, ni dans le fantasme. Pas la peine de s’étaler à tester une population de 8 milliards d’individus pour être absolument certain de ce que l’on observe.

Et le genre est construit depuis l’age de 3-4 ans, fait définitivement établi depuis 1993 :

gooren-expertevidence

On notera le commentaire après la vidéo de MMe Vidal qui ne fait vraiment pas l’unanimité dans la communauté scientifique :

En tant que scientifique vivant et travaillant Outre-Quiévrain (i.e. en Belgique), je suis surpris voire outré par les propos tenu par Madame Catherine Vidal sur Universcience.TV. La lutte contre les inégalités entre hommes et femmes est de toute évidence un combat très louable que je soutiens entièrement. Cependant égalité de droits et d’opportunités (de vie, de carrière, …) ne signifie pas identité (indifférenciation) entre hommes et femmes. « C’est absurde » comme le dit très justement la Ministre des Droits des Femmes Naja Vallaud-Belkacem dans le Nouvel Observateur de cette Semaine (6-12 mars, page 87).
La plasticité du système nerveux mise en exergue par Madame Vidal est sans l’ombre d’un doute une réalité et elle contribue de façon très importante à la genèse des différences tant comportementales que neuroanatomiques et neurophysiologiques entre hommes et femmes. Ceci étant, il est absurde de prétendre :

  1. que les différences entre hommes et femmes en dehors du domaine de la reproduction sont exclusivement le résultat de l’éducation différentielle des garçons et des filles. Cette éducation différentielle, qui ne peut être niée, amplifie des différences d’origine biologique qui sont présentes à la naissance.

  2. que les hormones sexuelles n’influencent pas le comportement sexuel de l’espèce humaine. Notre cortex, plus développé que celui de tous les autres mammifères, exerce certainement un contrôle important sur cette activité mais la motivation sexuelle sous-jacente est sans l’ombre d’un doute sous contrôle hormonal tant chez l’homme que chez la femme.

  3. que l’orientation et l’identité sexuelles sont exclusivement déterminées par l’éducation et l’environnement social du jeune enfant. Des influences génétiques et hormonales prénatales indéniables ont été clairement mises en évidence dans de nombreuses publications qui pour la plupart ont été reproduites. Elles n’expliquent certes pas l’entièreté du phénomène et il est possible que l’environnement post-natal joue un rôle à ce niveau mais celui-ci n’a jamais été clairement mis en évidence dans des études quantitatives. On aurait pu croire que la querelle inné/acquis (Nature/Nurture) qui a fait rage entre éthologistes et psychologues dans les années 1950-60 avait été résolue par un compromis intelligent acceptant le fait que tout est interaction à des degrés divers entre inné et acquis. Il existe des centaines d’études scientifiques méthodologiquement très sophistiquées qui établissent ces faits de façon irréfutable et sont présentées notamment dans le livre que j’ai publié sur ce sujet en 2010 (Biologie de l’Homosexualité, Editions Mardaga, 312 pp ; ISBN : 9782804700379) ou dans l’émission d’Universcience.TV disponible sur internet (http://www.universcience.tv/video-l-homosexualite-revue-par-la-science–2989.html). Nier leur existence relève à mon sens du « négationnisme scientifique » (excusez le néologisme). Professeur Jacques Balthazart Chargé de Cours en Neuroendocrinologie du comportement Université de Liège NB. Cette note constitue un avis personnel , elle n’engage en rien l’Institution qui m’emploie.”

Maintenant j’aimerais dire STOP à toutes ces pseudo sciences qui ne remplaceront jamais l’observation scientifique et encore moins nos ressentis intérieurs (“Je me sens femme à l’intérieur depuis toute petite, et alors ?”).
Je réprouve que ces pseudos sciences soient utilisées comme arguments à des fins politiques, elles nous font un tord absolument considérables. Ces pseudo sciences,ce sont toutes ces sciences dites “sciences humaines” qui n’ont de rigueur scientifique que l’avis de leur propres détracteurs et ce sont en vrac : la sociologie, la psychanalyse, la psychiatrie, la psychologie et tous leur dérivés.

Alors bien sur, il ne faut pas pour autant occulter le travail de certains psys qui est absolument remarquable. Mettre tout le monde dans le même panier serait une erreur considérable puisque ce serait du même coup se priver d’un soutient inattendu et très précieux. Le rejet massif de tous les psys, cette façon de demander à chacun des psy de demander pardon pour la connerie des autres, je l’ai trop souvent rencontré, comme par exemple au sein même de l’organisation de l’Existrans !!!

Je pense donc à des personnes comme Tom Reucher, Françoise Sironi, Jean-Claude Maleval (et l’école psy ECF dans son ensemble d’ailleurs), ou bien encore la canadienne Françoise Susset que, honte à  moi, je n’ai découvert QUE ce matin (22/03/2014), et qui vraiment, elles, travaillent et creusent le sujet et tente d’apporter un regard nouveau sur nos vies.

C’est personnes n’ont rien à voir avec ces charlatans comme Mme Vidal, Jean-Marc Alby, Tony Anatrella, Mireille Bonnierbale (qui met de l’eau dans son vin depuis), Serge Bornstein, Marc-Louis Bourgeois, Aldo Calanca, Pierre-Henry CastelColette Chiland, bernard Cordier, Marcel Czermak, François Danet, Jean-Paul Daverio, Griet De Cuypere, Antoinette Fouque, Thierry Gallarda, Jacques Lacan, Patricia Mercader,  Jean-Claude Pénochet, Jean Périn, Mustapha Safouin, Claude Spielmann, Jacques Waynberg , Mr Jean-François Mattei (Ancien ministre de la santé, généticien raté) ou Mme Claude Halmos qui se disent scientifiques mais qui sont surtout transphobes et qui ont certainement du recevoir leur diplôme en ouvrant un baril de lessive Bonux !

Prenons donc par exemple Françoise Susset, qui réalise un travail pédagogique absolument remarquable et que je ne connaissais pas hie. Elle vous expliquera la transidentité à très peu de nuances près dans les même termes que je ressasse continuellement. C’est simple à lire, rapide, efficace :

Par pitié, ne mettons pas tout le monde dans le même sac !

En conclusion,

Je trouve qu’en fait les Neurosciences sont en train de découvrir exactement ce que nous savions déjà sur nous même et montre même a quel point les psys se sont fourvoyés sur le sujet (j’aime pas le mot, je vous prévient, il pique les yeux) du “transsexualisme”, et c’est plutôt rassurant.

Ce que nous explique la science aujourd’hui, c’est qu’il n’existe pas un genre unique comme l’affirme Mme Vidal ou la “Théorie du genre”, ni même une simple binarité du genre comme l’impose notre société hétéro-cis-normée-trop-judéo-chrétienne.

Tout comme il n’y a pas que des droitiers et des gauchers, mais aussi des ambidextres, le cerveau n’est pas uniformément coloré en Bleu ciel ou Rose bonbon, et tous les mélanges sont possibles comme LES “transidentités” (la dysphorie de sexuation du cerveau est différente pour les MtF ou les FtM) . Oui, la transidentité est est une variante sexuée du cerveau, absolument normale, au même titre qu’être gaucher.

Justement, le combat pour l’égalité, c’est celui de reconnaître la multiplicité de ces différences et le respect de ces différences quelque soit le corps dans lequel nous sommes nés.

Ressources :

Vidéo
Mon cerveau a-t-il un sexe? (Festival Pariscience 2010)

Humour

Représentation humoristique sexiste du cerveau masculin et du cerveau féminin

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26 responses to Le cerveau n’a pas de sexe ? Vraiment ?

  1. Claire B. a écrit le 27 mars 2014

    C’est marrant mais, au risque de m’attirer les foudres, le petit schéma à la fin en bleu et rouge , me parle d’avantage que le reste !

  2. Dominique Menezkaer a écrit le 27 mars 2014

    Bon Chloë… tu ne viens quand même pas de découvrir que les scientifiques sont des êtres humains, qu’ils ont aussi une idéologie et que la science ne peut pas être neutre. Pour s’en convaincre il suffit de faire un peu d’histoire et par exemple de regarder tout ce qui a pu être produit au 19 ème siècle en matière de théories racistes et sexistes, avec expériences à l’appui (démontrant par exemple que les hommes blancs sont plus intelligents que tous les autres hommes et…. que les femmes…).

    D’un côté il y a des partisans de la complémentarité sociale homme femme “naturelle” (ce sont plutôt des conservateurs notamment certains catholiques très conservateurs), de l’autre il y a les partisans de l’égalité homme femme (les féministes).

    Chaque camp a ses “experts” scientifiques qui produit les “bonne expériences” dans vont dans le sens de ses idées.

    Personnellement, je ne m’intéresse pas au contenu “scientifique” car je considère qu’on est pas dans la science mais dans la politique. Idem pour les expérience qui essaient de prouver qu’il y a des choses “spéciales” dans le cerveau des trans: je m’en fiche complétement.
    Pour moi c’est une question scientifique mais une question politique: se voir reconnaître de droit d’être soi même, qu’on soit homme, femme, lgbt, etc…

  3. Dominique Menezkaer a écrit le 27 mars 2014

    Bon Chloë… tu ne viens quand même pas de découvrir que les scientifiques sont des êtres humains, qu’ils ont aussi une idéologie et que la science ne peut pas être neutre. Pour s’en convaincre il suffit de faire un peu d’histoire et par exemple de regarder tout ce qui a pu être produit au 19 ème siècle en matière de théories racistes et sexistes, avec expériences à l’appui (démontrant par exemple que les hommes blancs sont plus intelligents que tous les autres hommes et…. que les femmes…).

    D’un côté il y a des partisans de la complémentarité sociale homme femme “naturelle” (ce sont plutôt des conservateurs notamment certains catholiques très conservateurs), de l’autre il y a les partisans de l’égalité homme femme (les féministes).

    Chaque camp a ses “experts” scientifiques qui produit les “bonne expériences” dans vont dans le sens de ses idées.

    Personnellement, je ne m’intéresse pas au contenu “scientifique” car je considère qu’on est pas dans la science mais dans la politique. Idem pour les expérience qui essaient de prouver qu’il y a des choses “spéciales” dans le cerveau des trans: je m’en fiche complétement.
    Pour moi ce n’est pas une question scientifique mais une question politique: se voir reconnaître de droit d’être soi même, qu’on soit homme, femme, lgbt, etc…

  4. Chloé AVRILLON a écrit le 27 mars 2014

    Pour ma part je considère que les droits humains ne souffrent d’aucun débat politique, un peu comme l’é ologie.
    Et justement, si on peut s’echapperd’un arbitraire polirique, tant mieux, parce que dans la balance de la démocratie, quand tu fais partie d’une minorité, comme celle des trans, ta parole n’existe pas(ou tellement peu…)

    • Dominique Menezkaer a écrit le 27 mars 2014

      Alors comment expliques-tu le fait que les homosexuels ont réussi à obtenir une plus grande (mais pas totale) acceptation sociale et même la possibilité de se marier ? Ne sont ils pas aussi “minoritaires” ? Et ils n’ont pas eu à justifier d’une quelconque différence au niveau de leur cerveau pour obtenir cela. non ?

      • Chloé AVRILLON a écrit le 27 mars 2014

        Ils sont juste, un peu plus nombreux pour se faire entendre : 1 personne sur 20 est homosexuelle, sur cette planète. C’est plus de poids dans les urnes, plus de visibilité, etc…

        Nous, représentons moins d’1 personne sur 1000…

      • AlexMec a écrit le 27 mars 2014

        Et ils n’ont pas eu à justifier d’une quelconque différence au niveau de leur cerveau pour obtenir cela. non ?

        Dans un sens, si. Ils n’ont pas forcément eu à démontrer que telles ou telles parties de leur cerveau sont différentes de chez les hétéros (même si j’ai entendu parler de l’existence d’études à ce sujet), mais ils n’ont commencé à être réellement entendus et soutenus par le grand public que quand étude après étude ont démontré que l’homosexualité est un trait qui se forme très tôt et qui est immuable une fois acquis. Ce fait sous-entend forcément l’existence d’une différence biologique, et plus précisément d’une différence dans le principal organe de gestion de la sexualité, à savoir le cerveau.

        Donc oui, indirectement, les homosexuels n’ont obtenu leurs victoires que parce qu’ils ont réussi à démontrer que leur différence n’est pas “dans leur tête” mais bien “dans leur cerveau” 😉

  5. Chloé Tigre Rouge a écrit le 27 mars 2014

    Ave,

    Qu’il y ait des signes neurologiques ou autres qu’on retrouve chez beaucoup de personnes Trans, je peux le comprendre et l’accepter. Cependant, je refuse que cela soit pris en compte comme un “diagnostic formel”, car je ne suis pas mon (brillant et puissant) cerveau (aussi bien organisé soit-il, et ma dose de narcissisme pour la journée est atteinte) mais une personne à part entière avec un esprit, une âme, un corps, et je refuse que la seule configuration de mon cerveau définisse mon identité sexuée, et celle de qui que ce soit par ailleurs.

    • AlexMec a écrit le 27 mars 2014

      Effectivement. Il y aura forcément des gens qui tenteront d’arguer exactement ça à un moment ou à un autre, pour des causes plus ou moins avouables. Il reviendra à la communauté T et aux scientifiques honnêtes de combattre ces inepties quand elles commenceront à poindre leur nez.

  6. Clarisse a écrit le 27 mars 2014

    Grace à toi, j’ ai tout compris sur le cerveau, et donc de sa pré-détermination. Merc! ..et gros bisou .

  7. Phlune a écrit le 27 mars 2014

    Tout ceic me rappelle une vieille métaphore (quand la science cessera-t-elle de confondre ses métaphores avec le réel, ses équations avec la nature, etc …) : On peut parfaitement monter un OS Mac sur un PC, c’est pas parfaitement optimal mais ça marche . On peut aussi monter un Windows sur un ordi Mac. Ça marche même si c’est pas parfaitement optimal.
    A partir de là, les études sur la sexuation du cerveau me font penser qu’on veut A TOUT PRIX s’en tenir au hardware, et s’enfermer dans le matérialisme positiviste qui a fait le triomphe de la science “efficace” au XIX siècle. Or ce harware, cette matérialité du corps et du cerveau, (le “ça” des psychanalyste, au fond, foncièrement inconscient) n’est PAS le software de la conscience, qui par principe n’est pas observable de l’extérieur tout en étant indiscutable, étant l’observateur lui-même.
    Je veux dire par là (en cela je crois que te rejoins Chloé) que la réalité ULTIME à laquelle nous avons accès est et n’est QUE ce qu’éprouve la conscience.
    Quand Descartes dit “je pense donc je suis” -qu’on pourrait moderniser en “Il y a de la conscience donc de l’être”-, il profère le SEUL absolu accessible, la conscience étant la condition sine-qua-none de TOUTE expérience, derrière laquelle TOUT est spéculation.
    Il veut y fonder une philosophie, alors que justement cet “absolu” est la fin de la philosophie, ce qu’ont compris les vieilles traditions orientales (et les Grecs anciens) en considérant qu’une fois débarassée des spéculations philosophiques, scientifiques, sexuelles, etc, TOUTES réfutables, il ne reste que cette réalité, l’être-conscience, qu’on n’a plus alors qu’à approfondir en tant qu’expérience (jusqu’à la béatitude, pour les plus tenaces).
    (En Inde, SattChitAnanda, est le nom désignant la réalité ultime = Etre-Conscience-Béatitude, c’est pour fixer les idées, on n’est obligé de creuser dans cette seule direction, hein, même si, perso, je tends à penser que tous les chemins …)

    La science occidentale est entièrement imprégnée de réductionnisme, d’essentialisme (même quand elle s’en défend : ce n’est pas forcément l’essence du sexe, ça peut-être le cerveau comme essence du psychisme) et de positivisme et ne craint pas de nier la conscience elle-même en la ramenant à un simple épiphénomène du cerveau, (Cf, L’homme neuronal, JP Changeux) ce qui va criminellement à l’encontre de la prééminence de la “personne” sur toute considérations spécifiquement biologiques, en d’autre termes une attitude anti-humaniste (ou anti-spirituelle, si le mot n’effraie pas, y’a pas de raison, il n’a rien à voir avec la religion)
    La vraie question demeure de savoir si oui ou non, nous avons le droit de prendre toutes les mesures pour accéder à une vie vivable, joyeuse et harmonieuse. Elles ne peuvent pas être nuisibles, nos seuls ennemis sont purement idéologiques, et ce sont eux les agresseurs.
    C’est pour moi la seule question, et je me fous de mon neurone comme de mon caryotype, ils ne sont pas mon fait et appartiennent au monde matériel, (donc à personne) ma légitimité est radicalement ailleurs.
    En l’état actuel des (non)lois françaises, la trandidentité n’est absolument pas un droit, elle n’est reconnue que comme une dérogation liée à une pathologie et accordée avec condescendance sous haute surveillance policière.
    Je persiste à douter que sur le terrain de la science nous gagnerons quelque chose, à moins qu’elle reconnaise humblement ses limites (tant je suis convaincue qu’elle peut autant nous servir que servir nos ennemis les plus vicieux), mais sur le terrain de la morale.

    • AlexMec a écrit le 27 mars 2014

      A partir de là, les études sur la sexuation du cerveau me font penser qu’on veut A TOUT PRIX s’en tenir au hardware

      Je ne vois pas ça comme ça. Pour reprendre ta métaphore, moi je vois plus ça comme une intention d’expliquer que ce n’est pas forcément la faute du software s’il n’arrive pas à fonctionner parfaitement. Jusqu’ici, quasiment toute l’énergie de la communauté scientifique (et pseudo-scientifique, avec les psychanalystes en première ligne) a été concentrée sur des tentatives de déboguer nos softwares, alors même qu’on s’épuise à leur dire que notre problème est avec une partie de notre hardware. Alors si des scientifiques se penchent sur la possibilité de démontrer noir sur blanc que notre hardware est réellement différent au niveau du cerveau, je prends ça comme une énorme avancée dans notre sens.

      Je persiste à douter que sur le terrain de la science nous gagnerons quelque chose, à moins qu’elle reconnaise humblement ses limites (tant je suis convaincue qu’elle peut autant nous servir que servir nos ennemis les plus vicieux),

      La science est neutre par définition. Toute découverte scientifique est systématiquement utilisée pour des applications positives et d’autres négatives. Il revient à la politique et à l’éthique de limiter les applications négatives et d’encourager les applications positives.

      mais sur le terrain de la morale.

      La morale ne change pas tant qu’elle n’a pas de raisons de changer. Si les homosexuels sont bien plus acceptés et soutenus maintenant, c’est en majeure partie parce que la science a démontré que non, l’homosexualité n’est ni une perversion psychologique ni un choix de vie, mais un fait bénin (dans le sens : qui ne fait de mal à personne) et immuable dès un très jeune âge. Arriver à démontrer la même chose pour les trans aiderait grandement la morale à changer en notre faveur aussi.

      • Phlune a écrit le 27 mars 2014

        ” Alors si des scientifiques se penchent sur la possibilité de démontrer noir sur blanc que notre hardware est réellement différent au niveau du cerveau, je prends ça comme une énorme avancée dans notre sens.”
        Ou pas : si l’IRM-scanner ou n’importe quel bidule savant te dit que tu as “objectivement” un cerveau féminin, tu seras le bec dans l’eau, parce tu auras accepté le deal que la science du cerveau soit plus pertinente que ta propre conscience !

        “La science est neutre par définition” Non : la science peut dire “les homosexuels sont des perves”, ce n’est qu’un postulat. La science a toujours besoin de postulats. Pour ce qui nous concerne (toutes les identités atypiques), l’observation première est celle du comportement et du discours que nous tenons, on pourrait admettre la socio, l’ethologie, l’éthnologie, àla rigueur la psycho, comme sciences molles utilisables, mais elles n’auront jamais d’autre pertinenece que statistiques. Quid des cas particuliers ? En réalité de même qu’il arrive en maths qu’un équation n’aie PAS de solutions, et ce soit ÇA la bonne réponse, de la même façon, les scientifiques honnêtes ont ABANDONNÉ l’idée que les LGBT soient des pervers, parce qu’ils n’ont rien plus à dire sur ce terrain là sans qu’on voit aussitôt leurs gros sabots racistes sous leur déguisement savant …
        Demander à la science des “preuves” de ce qui n’existe QUE par l’épreuve des faits, c’est vouloir obtenir d’elle une validation théorique d’un fait que l’expérience a déjà largement établi : il y a des genres structurés de façon atypique, même si c’est un fait relativement marginal, et c’est un choix éthique de lasser cela en anomalie, puis en chose “à expliquer” voire à prouver … Ce n’est pas à la science qu’on doit l’abandon de la classification de l’homosexualité en maladie, mais c’est à elle qu’on devait cette classification.
        Et je pense les gens qui ne nous aiment pas ne seront JAMAIS convaincus par des propos scientifiques, si catégoriques soit-ils allant dans notre sens : ils sont déjà pléthore, depuis Benjamin (ou Beauvoir) mais quand on veut noyer le chien, hein …

        • AlexMec a écrit le 27 mars 2014

          Ou pas : si l’IRM-scanner ou n’importe quel bidule savant te dit que tu as “objectivement” un cerveau féminin, tu seras le bec dans l’eau, parce tu auras accepté le deal que la science du cerveau soit plus pertinente que ta propre conscience !

          Ce n’est pas comme ça que ça marche 😛 Si “la science” me dit que pour l’instant, elle n’a pas trouvé pourquoi je suis trans, alors je me contenterai de lui dire de continuer à chercher.

          La science a toujours besoin de postulats.

          On ne parle pas de mathématiques, ici. En sciences expérimentales, on n’utilise pas des postulats, mais des hypothèses, qui doivent éventuellement être confirmées ou réfutées. Les neurosciences, en particulier, n’utilisent pas de postulats à ma connaissance; de tels postulats entraveraient leurs progrès sans apporter aucun gain en contrepartie.

          Quid des cas particuliers ?

          Ces cas-là sont du caviar pour les neurosciences, parce qu’en étudiant les différences entre les cas dit particuliers et les cas dit généraux, on peut accéder à une meilleure compréhension de tous les cas.

          En réalité de même qu’il arrive en maths qu’un équation n’aie PAS de solutions, et ce soit ÇA la bonne réponse,

          Les mathématiques sont la seule discipline scientifique qui puisse se payer ce luxe, et la raison en est que les mathématiques non appliquées sont une science détachée de la réalité. Toutes les autres sciences sont attachées à la réalité et doivent donc se démerder pour faire avec, et en particulier pour expliquer pourquoi quelque chose existe. La réponse “Il n’y a pas de raison scientifique pour que ce phénomène existe” est inacceptable par définition, puisqu’il revient à dire “Ce phénomène n’existe pas”, ce qui est facilement réfutable par simple observation.

          de la même façon, les scientifiques honnêtes ont ABANDONNÉ l’idée que les LGBT soient des pervers, parce qu’ils n’ont rien plus à dire sur ce terrain là sans qu’on voit aussitôt leurs gros sabots racistes sous leur déguisement savant …

          Oui et non. C’est une raison. Une autre au moins aussi importante est que l’homosexualité ne remplit pas les conditions nécessaires pour la désigner comme une perversion, et il n’est donc pas scientifiquement honnête de continuer à la considérer comme telle.

          Demander à la science des “preuves” de ce qui n’existe QUE par l’épreuve des faits, c’est vouloir obtenir d’elle une validation théorique d’un fait que l’expérience a déjà largement établi

          Sauf que ce fait n’est PAS établi, justement. S’il l’était, il existerait déjà des lois pour nous protéger. C’est parce que notre existence est carrément niée que nous pouvons être traité-e-s tout à fait officiellement comme des citoyen-ne-s de seconde zone, voire comme des non-citoyen-ne-s. Donc oui, nous avons besoin, très urgemment, d’une validation scientifique.

          Ce n’est pas à la science qu’on doit l’abandon de la classification de l’homosexualité en maladie, mais c’est à elle qu’on devait cette classification.

          Moi de ce que j’en connais, je dirais que c’est l’inverse. C’est la morale et la religion qui ont classé l’homosexualité en tant que maladie, et les scientifiques ont suivi au début parce qu’iels ne sont qu’humains le plus souvent soumis à la morale de leur époque. Mais quand iels se sont honnêtement, scientifiquement penché-e-s sur la question, iels n’ont pu qu’arriver à la conclusion que la morale avait tort et que l’homosexualité ne correspond pas aux critères d’une maladie.

          Et je pense les gens qui ne nous aiment pas ne seront JAMAIS convaincus par des propos scientifiques,

          Je suis bien d’accord, mais ce n’est pas eux que nous devons chercher à convaincre. Il existe encore une très forte minorité de gens opposés à l’homosexualité, mais les homosexuels ont quand même fini par obtenir certains droits parce qu’iels avaient le soutien d’une majorité de l’opinion publique. Et cette opinion publique a été très fortement influencée au cours des dernières décennies par l’amoncellement de preuves scientifiques en faveur de l’homosexualité comme étant une caractéristique bénigne, et non choisie. C’est ce même tour de force que nous pourrions accomplir si nous arrivions à prouver que les transidentités ne sont pas non plus des choses choisies, ni des choses perverses. Et ça, c’est quelque chose que les sciences pourraient nous aider à démontrer.

          • Phlune a écrit le 27 mars 2014

            “les transidentités ne sont pas non plus des choses choisies, ni des choses perverses. Et ça, c’est quelque chose que les sciences pourraient nous aider à démontrer.”
            La science, surement pas, l’éthique, si : C’est bien un choix éthique d’évoir postulé la transidentité comme maladie mentale, alors que RIEN ne s’opposait à y voir une mystérieuse anomalie génétique (des gars avec un caryopype XX par exemple …). Ce POSTULAT (je maintiens 😉 ) est ni plus ni moins aussi valide que celui de la maladie mentale, mais il est plus conforme à l’éthique, dans l’ignorance a priori : Il permet d’envisager que la personne trans’ “dit vrai”, là ou la psychiatrie OBLIGE à penser qu’elle déconne, et la neurologie “en quoi elle déconne …
            La science utilise TOUJOURS des postulats, ne serait-ce que pour orienter et définir des objets de recherche.
            Je veux bien qu’elle tente un rapprochement observationnel entre transidentité et neurologie, mais je doute qu’elle se refuse le droit de calculer le médicament qui va bien pour abolir le problème sans le résoudre, comme elle est coutumière du fait …
            Je ne suis pas foncièrement opposé à ton discours ou celui de Chloé, finalement, simplement je ne peux me départir d’une certaine méfiance, voilà le truc …

          • AlexMec a écrit le 27 mars 2014

            Si je peux me permettre de commencer par la fin:

            Je ne suis pas foncièrement opposé à ton discours ou celui de Chloé, finalement, simplement je ne peux me départir d’une certaine méfiance, voilà le truc …

            C’est tout à fait comme ça que j’avais compris tes commentaires. Et je suis absolument d’accord avec toi sur le fait que nous devrons être prudents et surveiller de très près la façon dont les éventuelles découvertes scientifiques nous concernant seront utilisées par les politiques et l’industrie pharmaceutique. Là-dessus, je suis d’accord avec toi à 110% :) !

            C’est bien un choix éthique d’évoir postulé la transidentité comme maladie mentale, alors que RIEN ne s’opposait à y voir une mystérieuse anomalie génétique (des gars avec un caryopype XX par exemple …)

            Je ne comprends pas la logique. Disons que des scientifiques font justement ça: ils posent l’hypothèse que la transidentité serait due à une anomalie génétique au niveau du caryotype. Et puis ils testent cette hypothèse, en comparant des trans et des cis. Que vont-ils trouver? A ce qu’on en sait aujourd’hui, absolument rien. La plupart des trans n’ont pas d’anomalie génétique au niveau du caryotype. Conclusion: l’hypothèse est fausse, et il faut chercher ailleurs.

            D’autre part, pourquoi les scientifiques d’il y a 50 ou 60 ans auraient-ils même posé une telle hypothèse? L’éthique médicale de l’époque, basée sur la morale judéo-chrétienne ambiante, avait déjà défini que tout comportement déviant de la norme hétéro-cis était à condamner et réparer. De plus, les trans ne présentent typiquement pas d’anomalies physiques pouvant laisser suspecter une anomalie génétique. Et enfin, quand bien même quelqu’un aurait soupçonné une anomalie génétique, la structure de l’ADN n’a été schématisée que vers 1953, le premier caryotype humain ne date que de 1955, et le décryptage de l’ADN humain n’est achevé qu’au début des années 2000, donc il aurait été absolument impossible de tester, et encore moins de prouver, cette hypothèse.

            Ce POSTULAT (je maintiens 😉 ) est ni plus ni moins aussi valide que celui de la maladie mentale, mais il est plus conforme à l’éthique

            Quelle éthique? Il n’existe pas une Ethique Médicale hors de tout contexte. L’éthique médicale d’il y a 40 ans n’était pas celle de maintenant. A l’époque, il était parfaitement éthique de catégoriser les transidentités en maladies mentales et de les traiter en accord avec ce diagnostic. D’ailleurs, l’une des raisons principales pour lesquelles il n’est plus considéré comme éthique de nos jours de traiter les personnes trans comme des malades mentaux est parce que ces traitements ont tous lamentablement échoués! Autrement dit, le postulat s’est avéré faux par expérience, ce qui éthiquement impose de l’abandonner et de tester de nouvelles hypothèses.

            Il permet d’envisager que la personne trans’ “dit vrai”, là ou la psychiatrie OBLIGE à penser qu’elle déconne, et la neurologie “en quoi elle déconne …

            Une personne peut parfaitement dire vrai et déconner en même temps. C’est l’un des symptômes et principes de base des psychoses.
            D’autre part, les termes “dire vrai” et “déconner” impliquent nécessairement une norme à laquelle comparer les dires des trans. Ce concept de norme est à prendre avec d’énormes pincettes, car autant les normes statistiques existent assez clairement à un moment et dans une culture donnés, autant les normes morales (et donc éthiques) sont bien plus floues et instables. Donc perso, je ne suis pas partisan d’utiliser des termes qui impliquent l’existence de normes plus ou moins cachées et pas forcément partagées.

            La science utilise TOUJOURS des postulats, ne serait-ce que pour orienter et définir des objets de recherche.

            Raaah, okay, oui 😀 Mais 😛 Ces postulats ne sont jamais que des sur-hypothèses, qui sont donc susceptibles d’être abandonnés du jour au lendemain si une série d’observations rigoureuses vient à les contredire. Ce ne sont pas des rocs qui ne peuvent être ni bougés ni cassés, mais plutôt des marches temporaires posées là où on en a besoin pour pouvoir avancer dans une quête donnée.

            Je veux bien qu’elle tente un rapprochement observationnel entre transidentité et neurologie, mais je doute qu’elle se refuse le droit de calculer le médicament qui va bien pour abolir le problème sans le résoudre, comme elle est coutumière du fait …

            Oh, ça je n’en doute pas 😀 ! Ce sera à nous et à nos avocats de veiller au grain, en nous appuyant sur le cas d’autres catégories de “malades mentaux” qui sont allés au casse-pipe avant nous et n’en ont tiré aucun bénéfice substantiel.

    • Chloé AVRILLON a écrit le 27 mars 2014

      @Phlune
      Et tu sais qu’en tant que Cartésienne avertie que le “Je pense donc je suis” découle de sa première réflexion philosophique qu’est “Le Discours de la méthode” (sous-titré Pour bien conduire sa raison, et chercher la vérité dans les sciences).

      Et là je le cite pour te renvoyer la balle :
      “s’il est possible de trouver quelque moyen qui rende communément les hommes plus sages et plus habiles qu’ils n’ont été jusques ici, je crois que c’est dans la médecine qu’on doit le chercher”
      😉

      • Phlune a écrit le 27 mars 2014

        Ben oui, dans ce kjeu là, le même René nous explique que les animaux ne sont que des machines (sous entendant qu’on peut en faire ce qu’on veut) et que chez nous c’est différent, y’a un tuyau qui relie le cerveau à l’âme …
        Chuis pô cartésienne, parce que je trouve qu’au de là du Cogito, Descartes n’avait plus grand chose à dire, surtout si on se réfère au projet du Disours : trouver l’indiscutable, au fond.
        Presque toute la suite est un peu périmée, la preuve de l’existence de Dieu, toussa, nan ?
        D’autre part, si la médecine est induscutablement une alliée possible, (on s’est bagarrées pour ça, et dru, il me semble) elle est faite par des gens qui peuvent indifféremment utiliser leur connaissance à nous bouziller.
        La médecine a un noble idéal, c’est sûr, la justice aussi, d’ailleurs …

  8. AlexMec a écrit le 27 mars 2014

    J’adore 😀 !

    Le “Neuro-sexisme” consiste à dire que les femmes sont moins aptes à s’orienter dans l’espace et ont donc n’ont pas le sens de l’orientation par exemple.

    Ma soeur et moi ferions un beau sujet d’études sur ce point 😛 Moi le FtM gaucher n’ai absolument aucun sens de l’orientation. Elle la femme cis souffrant de SOPK (donc sur-testostéronée depuis longtemps) et droitière, a comme son propre Google Maps dans la tête. Alors quoi explique quoi, va savoir 😀 !

    Sous couvert d’égalité entre les sexe, ce mouvement féministe en vient à nier TOUTE différence. Faut il rappeler qu’altérité (sexuelle) n’est pas forcément synonyme d’inégalité sociale ?

    J’ai une double réaction contradictoire à ce sujet.
    – D’un côté, ça me parait tellement évident!
    – Mais de l’autre, ça fait remonter des souvenirs de quand j’étais dans mon église assez fondamentaliste, où c’était précisément l’argument utilisé pour justifier l’imposition et le maintien d’un système sévèrement patriarcal. On me disait que “ce n’est pas un système inégalitaire, c’est au contraire un système qui reconnait les différences hommes-femmes et offre des rôles sociaux qui respectent ces différences. Différence ne veut pas dire inégalité!”
    Donc je dirais que c’est un argument qui me semble très juste à la base, mais qui doit être manié avec précaution, car son sens peut vite être défomé.

    C’est comme si autrefois on avait en effet une théorie entre les mains, et que là, elle se retrouve vérifiée par l’observation (dissection, IRM, microscope, etc…).

    L’ex-scientifique en moi tique un peu 😉 Il faudrait parler d’hypothèse, pas de théorie. Le mot “théorie” ne veut pas dire la même chose dans le langage courant et dans le langage scientifique, et comme là on parle sciences, il faut lui rendre son sens scientifique.

    Désolée, mais quand on obtient le même résultat attendu à 100% chaque nouvelle observation, on est plus ni dans la théorie, ni dans le fantasme.

    On est dans la théorie 😉 ; là où on n’est plus, c’est dans l’hypothèse pure. On est maintenant dans la théorie bien ancrée et soutenue par les observations, ce qui est précisément là où on veut être :)

    il est absurde de prétendre que les différences entre hommes et femmes en dehors du domaine de la reproduction sont exclusivement le résultat de l’éducation différentielle des garçons et des filles.

    Effectivement. Si c’était le cas, alors tous les enfants du même sexe élevés de la même façon par les mêmes parents dans des circonstances similaires, auraient systématiquement à l’âge adulte la même sexualité et la même identité de genre. Hors, cette hypothèse est très facilement réfutée par les innombrables cas de telles fratries où l’un des enfants diffère drastiquement des autres à l’âge adulte. Ils ne peuvent pas tous être des exceptions!

    que les hormones sexuelles n’influencent pas le comportement sexuel de l’espèce humaine.

    Effectivement, puisque cela voudrait dire qu’elles ne serviraient littéralement à rien O.o !

    On aurait pu croire que la querelle inné/acquis (Nature/Nurture) qui a fait rage entre éthologistes et psychologues dans les années 1950-60 avait été résolue par un compromis intelligent acceptant le fait que tout est interaction à des degrés divers entre inné et acquis.

    Je partage le sentiment. J’ai du mal à croire qu’il y ait encore des gens se prétendant d’esprit scientifique qui osent arguer que quoi que ce soit dans le comportement humain est entièrement inné ou acquis. C’est presque désespérant :/

    Ces pseudo sciences,ce sont toutes ces sciences dites “sciences humaines” qui n’ont de rigueur scientifique que l’avis de leur propres détracteurs et ce sont en vrac : la sociologie, la psychanalyse, la psychiatrie, la psychologie et tous leur dérivés.

    Il est un peu trop hétéroclite à mon goût, ton vrac 😉
    – La psychanalyse n’a absolument rien de scientifique, ni dans ses bases, ni dans son enseignement, ni dans ses recherches.
    – La psychologie et la sociologie sont des domaines où l’on trouve de tout, depuis les charlatans les plus basiques, jusqu’aux chercheurs les plus sérieux qui s’efforcent de respecter les protocoles scientifiques les plus rigoureux pour tester leurs hypothèses et étayer leurs théories. Il faut vraiment faire le tri entre le bon grain et l’ivraie.
    – La psychiatrie n’est pas à proprement parler une science; c’est une spécialité médicale. Par contre, les chercheurs en psychiatrie, eux, sont tenus à la rigueur scientifique. D’ailleurs, on observe depuis déjà un bout de temps que la différence entre recherche psychiatrique (la vraie, pas celle payée par Big Pharma) et neurosciences se fait de plus en plus mince et floue, ce qui n’a rien d’étonnant.

    Alors bien sur, il ne faut pas pour autant occulter le travail de certains psys qui est absolument remarquable. Mettre tout le monde dans le même panier serait une erreur considérable puisque ce serait du même coup se priver d’un soutient inattendu et très précieux.

    On est d’accord 😀 ! Encore que pour moi, ce soutien n’a pas forcément grand-chose d’inattendu 😉 Un vrai chercheur scientifique, c’est avant tout quelqu’un de curieux, et donc d’ouvert à toute nouvelle aire de recherche.

    Tout comme il n’y a pas que des droitiers et des gauchers, mais aussi des ambidextres, le cerveau n’est pas uniformément coloré en Bleu ciel ou Rose bonbon, et tous les mélanges sont possibles comme LES “transidentités” (la dysphorie de sexuation du cerveau est différente pour les MtF ou les FtM) .

    Pourquoi s’arrêter aux MtF et FtM? Il y a aussi les bigenres, les agenres, les androgynes, les genderfluid, les genderqueer, et ainsi de suite. Et même au sein des MtF et des FtM, rien ne dit qu’il n’y ait pas là aussi des variations, voire des différences fondamentales entre certains sous-groupes à définir. LES transidentités, absolument :) !

    Oui, la transidentité est une variante sexuée du cerveau, absolument normale, au même titre qu’être gaucher.

    J’applaudis bien fort :) :) :) !!!
    Et je rajoute que même les gauchers sont différents entre eux. Moi par exemple, je suis a priori un gaucher complet: main, pied, oeil, etc… Mais d’autres sont des gauchers partiels: seulement la main, ou l’oeil, par exemple – ce qui semble illogique, puisque cela amène forcément à des conflits de coordination. Pourquoi le cerveau se compliquerait-il la vie à être droitier pour certaines choses, et gaucher pour d’autres? Je n’en sais rien (je n’ai pas lu les études qui ont probablement été faites sur le sujet), mais je sais que ça existe, et je ne serais nullement surpris d’apprendre que c’est dû à un mélange de causes innées de multiples façons d’un côté, et de causes acquises au fil du temps de l’autre.

    Justement, le combat pour l’égalité, c’est celui de reconnaître la multiplicité de ces différences et le respect de ces différences quelque soit le corps dans lequel nous sommes nés.

    Amen!
    Respect des multiples sexualités, et pas seulement hétéro/bi/homo, mais aussi asexuel, pansexuel, et autres.
    Respect des multiples sexuations physiques dans toutes leurs variances de présentation et de cause.
    Respect des multiples identités de genre.
    Et respect des multiples combinaisons de ces trois aspects, aussi!
    Ouais, je sais, j’en demande beaucoup, mais bon, j’ai toujours eu un côté très idéaliste 😀

    Super article, Chloé! Merci d’avoir pris le temps et l’énergie de l’écrire et de le partager :)

  9. chantal clery a écrit le 27 mars 2014

    Alors là moi j’ai tout faux mdrrrr je suis trans et ambidextre, bref j’ai été monté à l’assemblage à l’envers, les plans avaient du être égarés et ma pauvre mamam qui ne voulait que des garçons, ben elle en a eu deux sauf qu’un est monté à l’envers, bah je ne lui en veux pas c’est comme ça.
    Sinon je partage le point de vue de Chloé Avrillon et comme Claire les shémas des cerveaux rouges et bleu m’ont bien amusés.

  10. Chloé AVRILLON a écrit le 27 mars 2014

    Pour enfoncer un peu le clou, je vous renvoie au JT de France2 d’hier (33 ème minute) :
    http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-mercredi-26-mars-2014_556619.html

    Ecoutez bien l’éclairage du journaliste scientifique J. Daniel Flaysakier à la fin.

  11. Cynthia Cardui a écrit le 21 juillet 2014

    Waouh Chloé…

    Que d’amalgames entre faits, avis, opinions et … plein d’autres choses.

    Tu ne peux rien conclure (et je dis cela sans animosité aucune, c’est à l’opposé de mon genre, très sincèrement) de ce que tu as écrit. Il y a trop de mélanges de concepts et de faits qui ne vont pas ensembles, liées à des déductions erronées auxquelles se rajoutent des positions de débats scientifiques d’un niveau que tu (et moi surement aussi à ce jour d’écriture) ne maîtrise pas.

    Je voudrais juste dire (puisque les avis sont libres ici à ce que j’ai lu, et j’en remercie les administratrices/-teurs/-tors/-ters/-têtes/et autres) que je ne pouvais lire ton post sans laisser un commentaire à celles et ceux qui liront ton post et en tireront des conclusions ou avis personnels. Surtout que je suis tombé sur le lien par hasard en me baladant pour découvrir le site.

    Cynthia (qui fait sa Temperance)

  12. Chloé AVRILLON a écrit le 8 avril 2015

    Voilà de la lecture pour ton niveau scientifique et culturel :
    http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/biologie-bref-cerveau-il-different-chez-homme-femme-52284/
    http://www.psycho-ressources.com/bibli/femmes-et-hommes.html
    http://www.scilogs.fr/raisonetpsychologie/le-sexe-du-cerveau/
    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/science/2013/12/03/001-cerveaux-hommes-femmes-differences.shtml
    Et là 126 études épluchées et répertoriées au même endroit :
    http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0149763413003011

    Le 16 Mars dernier à eu lieu une conférence à l’Hopital Sainte Anne, Le Pr Pascale Piolino, , psychologue et neurologue, professeur Université Paris Descartes –Paris V, Investigatrice principale et responsable scientifique d’un PHRC (Programme hospitalier de recherche clinique) autour des liens entre la mémoire autobiographique et la construction de l’identité de genre, à fait état de ses travaux et a abondé dans le même sens qu’exposé ici.

    Vu l’unanimité scientifique, sur le sujet, tu persistes à dire que je ne peux pas conclure ? C’est une blague j’espère ?

    Sans dec, tu me fais penser aux cocottes transphobes qui sévissent sur I-Trans, vas vite les rejoindre, tu y trouveras ton bonheur :
    http://www.i-trans.net/forum-trans/viewtopic.php?f=17&t=16571&hilit=transsexualit%C3%A9&start=0

    Sans dec, les borné/e/s qui veulent voir la terre plate à tout prix, ça me courre sur le système !!!

    Oui !!! Je suis passablement énervée !!!

    La bêtise de certain/es à vouloir renier la multiplicité des genres au nom d’une égalité psychologique nivelante (parce qu’ils/elles confondent ça avec l’égalité des droits), le vouloir tout démédicaliser (youpi pour perdre toute prise en charge médicale ! – non mais sans rire, dé-psychiatrisation bien sur ! Mais démédicalisation, faut être con !), les adhérent/es de cette “Théorie du genre”, qui, oublient-ils/elles, inventée par des cathos pour nous mieux décrédibiliser, etc…. J’en ai raz la touffe de ces personnes qui se tirent une balle dans le pied et nous entraînent avec elles vers un plus grand rejet de la société.

    Vous voulez des droits ? Un changement d’état-civil simple, rapide, sans juge, gratuit ? Alors opposez une réalité de faits scientifiques et non pas des croyances philosophiques à deux balles, c’est la seule arme vraiment valable aujourd’hui, dont nous disposons, pour faire valoir nos revendications.

    Cynthia, quand tu dis “d’’amalgames entre faits, avis, opinions et … plein d’autres choses.”, soit constructive et dis quoi et pourquoi au lieu de démolir à l’aveugle.

    “Tu ne peux rien conclure” –> vu la somme de textes et de liens qui vont dans le même sens que j’apporte, tu penses qu’on ne peut rien conclure ? Tu le fais exprès ?

    Il y a trop de mélanges de concepts et de faits qui ne vont pas ensembles, –> lesquels ?
    liées à des déductions erronées –> lesquelles ?
    auxquelles se rajoutent des positions de débats scientifiques d’un niveau que tu ne maîtrise pas. –> Qu’en sais tu pour me juger ainsi ?

    Rien ne t’empêche d’émettre ton opinion, mais au moins quelle soit étayée de façon objective, parce que là, elle ne vaut rien du tout.

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