Le Gène de l’orchidée

9 avril 2014 | Tags:

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© Luc Chareyron

« Le vrai ne dépasse-t-il pas quelquefois toutes les conceptions de l’idéal, quelque exagéré qu’il puisse être ? »

Il y a les filles, il y a les garçons. Il y a le jour, il y a la nuit. Il y a le noir, il y a le blanc, ainsi vont les choses… Les quatre points cardinaux de la boussole tombent juste sur la carte du monde, tout est bien !

Toutefois, le navigateur aux prises avec les éléments recourt à plus de nuances… Sa trajectoire se décline en Nord-Nord-Ouest, ou en Sud-Sud-Est. Arrive-t-il qu’une boussole indique en même temps deux directions opposées ? Qu’une fille soit un garçon ou un garçon une fille ?

Cela arrive [1]. Et c’est la panique à bord ! Les parents sont perdus, les amis s’enfuient, le monde s’offense. Il faut cacher, opérer, transformer, rétablir à tout prix un horizon dégagé de toute différence. Malheur à cet autre que les initiales F ou M ne résument pas.

C’est à partir de ces questions que Lucie Vérot, auteure, et Luc Chareyron, metteur en scène, vont créer un laboratoire de théâtre. Pour raconter une histoire et présenter, face à une société souvent binaire et intolérante, les mystères d’une autre voie, d’une autre voix.

Texte Lucie Vérot / Mise en scène, scénographie et vidéo Luc Chareyron / Avec Maïanne Barthes, Claire Semet et Luc Chareyron / Lumières et régie générale Sylvain Brunat / Avec la collaboration d’Antoine Richard pour la création sonore / Costumes et accessoires Dominique Fournier / Production La Comédie de Valence, Centre dramatique national Drôme-Ardèche


[1] L’hermaphrodite est à la fois homme et femme, ou à la fois mâle et femelle : il possède simultanément et intégralement tous les attributs des deux sexes. Ce qui est juste dans le cas de l’escargot et de l’orchidée ne l’est pas de l’être humain. Une personne intersexuée possède certaines caractéristiques physiques masculines et féminines, mais pas intégralement.


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16 responses to Le Gène de l’orchidée

  1. Sylvaine TELESFORT a écrit le 9 avril 2014

    La France ne réassigne pas le sexe des enfants nés d’une situation très rares d’hermaphrodisme. Entretenir cette rumeur envers notre communauté ressemble plutôt une chasse aux sorcières. Cela devient navrant !

    Surtout que cette rumeur nettement amplifier ne provient que des Inter-sexes de dernières heures. Ces personnes s’invente une situation d’inter-sexe en affirmant représenter ceux qui sont atteints d’une mutation génétique, donc d’une maladie extrêmement rare. Ces soi-disant inter-sexe diffusent que l’intersexualité n’est pas une maladie et par conséquence, nous devrions avoir le droit de prendre une identité de genre ou une orientation sexuelle.

    Ne confondons pas la mutation génétique et les maladies chromosomiques qui n’entrent pas dans le même domaine. Est-ce que vous confondez le SIDA avec la syphilis non bien sur. Mais alors pourquoi vouloir faire coïncider les maladies rares dont relèvent les inter-sexes avec l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

    La seul revendication des inter-sexes est avez vous besoin de nous prendre en otage ! Nous vivions depuis des siècles dans un halo mystique, l’avènement de la recherche fondamentale moderne nous a sorti de cette mysticité, et vous par assimilation, vous ne cessez de rêvasser sur notre dos, afin de mieux justifier vos propres réassignations. Soyez plus honnête avec vous même, assumez-vous au lieu de vous épancher sur des maladies rares qui sont non seulement identifiable biologiquement, mais que notre société recense chaque année, à un niveau inférieur à 50.

    Ni maladie, ni anomalie, à votre avis le SIDA est-ce une non maladie ou une non anomalie ? Si vous répondez le contraire c’est que vous réagissez, alors pourquoi vouloir nous imposer une forme de dictât. Inter-sexe transgenre même combat ! eh bien non, si vous voyez ce que la nature produit par moment, vous risquerez de prendre vos jambes autour de votre cou afin de courir plus vite.

    Cordialement

    • Dominique Menezkaer a écrit le 10 avril 2014

      La question de savoir si telle ou telle variation (physique ou comportementale) est une maladie ou non a évidemment une dimension politique…. et l’histoire scientifique est très fournie en description de “maladies” qui n’en sont plus maintenant (non pas parce qu’on les aurait “éradiquées”, mais parce qu’entre temps la société a évolué).
      On pourrait aussi s’intéresser aux variations géographiques de la notion de “maladie” et on verra que ce qui est considéré comme “maladie” dans un pays, peut ne pas l’être dans le pays voisin…..
      Et n’as-tu jamais entendu quelqu’un dire “il est malade celui là!” à propos d’une personne avec lequel il n’est tout simplement pas d’accord…..
      Cette notion est finalement très “normative”.

      • Sylvaine TELESFORT a écrit le 10 avril 2014

        Bonjour,

        Si nous parlons de maladie génétique géographique, sache que l’hermaphrodisme se perpétue aussi bien dans nos régions que dans tout le reste du monde. Maintenant une maladie d’une mutation génétique qui se passe dès la 7ème semaines période ou le sexe se développe, se trouve aussi bien reconnue et identifier selon la nomenclature internationale. Une SIA en France ressemble à une SIA Africaine, Japonaise, Chinoise, Australienne etc.

        Nous n’utilisons pas le terme de VARIATION dans l’UE, seule la SUISSE utilise ce terme. L’inter-sexe ne subit pas une variation, mais bien une mutation. (Une variation peut permettre de revenir sur la maladie, tandis que la mutation, une fois installé, rien ne peut revenir dessus.) exemple : le curseur du son que l’on déplace de haut en bas sans cesse, là c’est une variation. La mutation génétique nul ne peut revenir dessus.

        Nous évoluons bien sur et heureusement, ma rabâcher sans cesse, les années historiques de 1950 en les plaçant en 2014, c’est oublier notre propre autocritique qui a permis de rééditer les erreurs d’hier, afin de ,ne pas les reproduire.

        Cordialement

      • yukarie a écrit le 10 avril 2014

        je rejoint Dominique dans son raisonnement : j’ai du mal à appeler maladie quelque chose qui revient régulièrement et de façon stable statistiquement dans une population.
        Je parlerai alors de variation dans la constitution de la population, au sens où la génétique par exemple n’est pas fixe, mais varie d’un individu à l’autre, même si elle peut être fixée pour un individu.
        Du coup je n’arrive pas à considérer les intersexes (quelle que soit la définition qu’on lui donne) comme des malades.

        • Sylvaine TELESFORT a écrit le 10 avril 2014

          Bonjour,

          Une maladie dite génétique c’est avant tout une prévalence inférieur de 10 cas pour 10 000. C’est qui est retenu par l’ONU et l’UE. Affirmer le contraire en employant le terme variation, c’est remettre en cause les valeurs de notre société. Aller voir comment cela çà se passe ailleurs, là il faut connaitre la réalité.

          Dire que cela revient régulièrement, c’est mal connaitre la réalité. Une mutation génétique ne revient pas systématiquement, et heureusement. Puis ce n’est jamais la même chose. Nous qui traitons ce genre de mutation, pour l’instant nous n’avons pas eu deux cas semblables.

          Il faut dire que le mot Inter-sexe a été sorti volontairement de son contexte, pour mieux asservir les hermaphrodites et les pseudohermaphrodismes remplacé des désignations médicales en un terme générique ne reflétant aucunement une maladie rare. Vois-tu une hermaphrodite dira toujours : je suis herma ou pseudo et je relève de tel mutation….. tandis qu’une personne qui emploi le inter-sexe dira je suis inter-sexe et ne pourra pas développer. Beaucoup deviennent inter-sexe pour être inter-sexe, tandis que chez nous, nous employons maintenant ce mot que les inter-sexes de dernières heures nous obligent à employer. Donc nous disons nous sommes inter-sexes et nous donnons notre mutation génétique.

          Et nous sommes bien dans le contexte d’une maladie rare.

          Cordialement

          • yukarie a écrit le 10 avril 2014

            tu as raison, je connais mal le sujet, c’est pour cela que ces discussions sont intéressantes.
            Elles nous permettent de progresser.
            Merci d’avoir développé.

        • Sylvaine TELESFORT a écrit le 10 avril 2014

          Bonsoir,

          J’espère, que cette progression sera positive !

          Connaître mieux ce que les hermaphrodites vivent, ou les problèmes des pseudohermaphrodismes qui sont nettement plus important pour certains.

          Cordialement

    • Chloé Tigre Rouge a écrit le 10 avril 2014

      Bonjour,

      Il existe de nombreuses personnes intersexuées à travers le monde qui subissent des opérations de normalisation sexuelle qui parfois “tombent mal” et entraînent donc des parcours transidentitaires pour réparer la chose.

      Nier cela, c’est vous ramener, vous intersexués, à votre biologie et pratiquer l’essentialisme le plus crasse. C’est hautement transphobe et matérialiste.

      Amicalement,

      • Sylvaine TELESFORT a écrit le 10 avril 2014

        Bonjour,

        A mon niveau, je peux parler de ce que je connais, ( France, Arabie Saoudite, Egypte, Cote d’Ivoire, République Démocratique du Congo, Togo) se sont des pays ou nous avons apporté nos conseils.

        Maintenant que ces personnes subissent une opération ou devront subir une réparation à ce que la nature n’a pas su créée ou développer, ce n’est pas à toi de remettre en question ce genre de chirurgie. Il faut savoir regarder les erreurs que la nature produit.

        Le sexe phénotype (le visuel) par moment il apparaît d’une façon ou une fois adulte il ne pourra servir à rien, ou les gonades se sont développées autrement et seront plus tard infertiles. Là, il est conseillé d’appréhender, la meilleur solution. Et nous marchons sur des œufs fêlés. Oh, l’être humain à la flacheuse habitude de se plaindre une fois adulte. Mais une fois, qu’il a prit connaissance de son problème originaire, il ne peut que accepter. Maintenant à ce jours aucune herma ou pseudo n’a pu engendrer le vie, non pas car elle aurait été opérer ou pas, mais bien à cause du développement de la septièmes semaines de gestation.

        Nous notre existence se joue entre la septièmes semaines et avant la fin de la dixièmes semaines de gestation. Vouloir comparer cela avec la transsexualité c’est hautement de l’inconscience.

        Vous regarder ce qui vous arrange, uniquement, il faut regarder au-delà de l’horizon.

        Cordialement

        • Chloé Tigre Rouge a écrit le 10 avril 2014

          Les mutilations génitales qui détruisent la sensibilité et la fonction sexuelle, c’est non, et ce même si leur but est d’avoir une forme conforme à ce que l’on attend de “la Nature”.

          Ce que vous appelez “erreur de la nature” est juste une non-conformité aux formes les plus courantes : ça n’est pas un problème de santé, ni une erreur. La nature ne commet pas d’erreurs, c’est nous qui interprétons.

          Votre anthropomorphisme n’a pas sa place dans la décision de mutiler des petits enfants. Si c’est vital, il faut le faire. Sinon, il faut s’en abstenir et laisser la personne une fois qu’elle est en âge de décider décider pour elle-même.

          • Sylvaine TELESFORT a écrit le 10 avril 2014

            Bonjour,

            D’abord je ne crois pas en un Dieu ! Puis lorsqu’il y a opération çà ne concerne à peine 8 % des hermaphrodismes. Les 92% autre ne subissent aucune chirurgies.

            Le peu d’intervention sont nécessaires, beaucoup de pseudohermaphrodisme, ne pourront jamais tirer profit de leur anatomie sexuelle (plaisir), car la construction du canon de la jouissance n’a pas été créer. Vouloir affirmer que nous sommes mutiler à tout prix, c’est vraiment installer un décors pour dénigrer ce que nous sommes. Chez nous il y a des personnes qui pourront avoir des rapports sexuels et avoir un certain plaisir, et d’autres il ne se passera rien. Certains ne chercherons même pas à entretenir des relations sexuelles puisque savant dans leur fort intérieur, ce que n’est pas possible.

            La Nature par moment fait des erreurs, et heureusement. Pour les petits enfants, là vous n’avez pas tous les éléments du dossier médical. Lorsqu’une chirurgie est déclenché de nos jours, nous savons que trop bien, les conséquences. Nous ne savons pas créer ce que la nature aurait pu faire. Exemple la section du canon de le jouissance, là il y a plus de 3000 terminaisons nerveuses qui passe, un coup de bistouri sur ce canon, et plus de sensation. Pourquoi ? parce que nous ne pouvons pas réparer l’infiniment petit, du moins pour l’instant.

            Puis les chirurgiens ne mutilent pas, puisqu’il essaient de pratiquer une réparation. C’est comme dans la chaîne du cœur, les enfants dont la nature à mal-formé leur cœur, sont corrigés par une chirurgie cardiaque. Là aussi vous devriez parler de mutilation ! Puisqu’il y a une tentative de réparation, qui semble t’il vous dérange pour les inter-sexes. Mais les inter-sexes que je connais (les vrais) ne remettent pas en cause l’opération réparatrice subit, ceux qui les remettent en cause se sont des personnes qui se mêlent d’affaires qui ne leurs regardent pas.

            Il est facile de dénoncer, mais regarder notre réalité en face çà c’est autre chose, que semble t’il vous n’êtes pas prêt de prendre en considération.

            Cordialement

            PS : nous vous avons tendu la main, et vous l’avez croquer ! Cependant nous essayons toujours d’être à votre écoute.

          • Chloé Tigre Rouge a écrit le 10 avril 2014

            J’ai parlé de Dieu ? Vous citez la nature qui commettrait des “erreurs”, et j’ai pointé du doigt que ce n’est que vous qui considérez ça comme une erreur.

            Vous approuvez que l’on bousille par un coup de bistouri des milliers de terminaisons nerveuses, et vous dites que ceux qui contestent cet acte sont de “faux intersexes”. Ca n’est pas parce que vous n’avez aucun plaisir sexuel qu’il faut perpétuer la “tradition” mutilatoire.

            Vous me faites penser à ces femmes excisées qui mettent leurs filles sous le couteau, car c’est dans l’ordre social.

            Je ressens un certain dégoût en lisant vos propos.

          • Sylvaine TELESFORT a écrit le 10 avril 2014

            Bonsoir,

            Non je n’approuve pas que l’on sectionne partiellement le canon de la jouissance. Puis aujourd’hui, les chirurgiens savent ou il se trouve, alors soi les chirurgiens ne savent pas ce qu’ils font; ou alors l’erreur est humaine.

            Si vous avez un certain dégoût, alors n’intervenez pas dans la sphère des maladies rares en hermaphrodisme. Puisque vous êtes certaine que nous sommes toutes mutilés, ce qui n’a jamais existé. Seulement en faisant croire une telle chose, çà vous permet de mieux vous justifier. Contraire à vous, nous vous respectons et nous n’avons pas l’intention de répandre des fausses rumeurs qui auraient inventer de toutes pièces.

            Les hermaphrodismes s’entraident entre elles très bien, nous avons nos spécialistes qui s’occupent très bien de nous. Puis un fait réel le psychiatre est interdit chez nous. Vous tapez sur eux , nous ils sont tous simplement exclus.

            Cordialement

  2. Clarisse a écrit le 9 avril 2014

    Sujet juste, et pertinent.

    Il me rappelle la chanson de ce Neo-Zélandais , qui , dans les années 70 chantait:
    ” Petites boites, très étroites…
    …faites en tic y tic y tac,
    petites boites petites boites,
    toutes pareilles …”
    Il y décrivait la vision d’ un monde fou de simplification .

    Une façon de soulever cette nécessité obsessionnelle de tout maîtriser en classifiant abusivement , par crainte du vide , et de l’ inconnu, le plus exactement de soi- même, mais en unisson , quelque soit les incohérences, lui donnant alors force de loi…

    Tout ce qui ne rentre pas dans la boite, les boites est donc jugé anormal…..Avec toutes les conséquences graves et souvent tragiques que cela induit …

    Inter-sexes, trans, homos, stigmates de maladies diverses et variées comme la danse de St Guy qui donne au malheureux élu une place fort peu enviable , dans notre société honnête et compassée.

    Le gène de l’ orchidée soulève bien la question, telle que vous le présentez .

    Le destin d’ un être est alors dévoyé, torturé de par sa singularité manifeste , par le diktat de la société, qui au fond redoute là encore et encore ce qu’ elle ne connait pas, et décide d’ appliquer sa “normalisation “, pour se rassurer elle-même, de par son incapacité à contenir son angoisse.

    Fi donc de sacrifié tel ou,telle, puisque ” c’est pour son bien “!

    Mais le bien de qui ?Celui de l’ enfant , ou celui de la normalité ?( La normalité ou l’ anormalité)

    Je regrette de ne pouvoir me rendre à Valence mais vous félicite pour votre étude , que j’ espère avoir prochainement le plaisir de découvrir .

  3. Jana D. a écrit le 11 avril 2014

    Sylvaine : je vous invite à prendre contact avec l’OII Francophonie. Qui ne sera sûrement pas de votre avis concernant l’intersexuation (et non intersexualité, terme dont vous usez trop souvent et qui dénote de votre part une complète méconnaissance de l’intersexuation).

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