Une question d’indiscrétion…

10 avril 2014 | Tags: , ,

Petite précision, j’ai initialement posté cet article sur mon blog, mais grâce à notre bien-aimée Julie (encore et toujours !) je suis parvenue à le poster ici aussi ! Damia, auteure de l’article original auquel j’ai réagi a posté sa réponse sur mon blog si vous souhaitez la lire. Bien entendu, le débat est ouvert… 😉

*

NoQuestions1Je suis tombée sur cet article sur YAGG : Top 3 des questions à ne surtout pas poser à une personne transgenre. Je suis très mitigée quant aux propos de cet article… Non, en fait je partage pas du tout ce point de vue ! Ouvrons le débat… Je commence.

Moi-même en THS depuis mars 2012, je comprends que, parfois, certaines questions dérangent, refroidissent, surprennent, lassent ou blessent quand il s’agit de parler de nous, de ce que nous vivons ou des Trans* en général. Mais cela reste littéralement extraordinaire pour la plupart des personnes que nous croisons chaque jour, surtout la première fois.

Que faire quand des questions déplacées ou déstabilisantes surviennent ?

“ Il n’y a pas de questions indiscrètes :
seules les réponses le sont ” Winston Churchill

Bon Ok… après me l’être pété un peu avec ma citation je développe. Plutôt que de prendre comme une agression les propos ou les questions de mon interlocuteur, je préfère penser ignorance. Attention, je n’utilise pas ici le terme dans un but condescendant ou péremptoire mais vraiment dans son sens littéral, c’est a dire l’état d’une personne qui n’est pas informée de quelque chose, qui n’en a pas conscience. Je suis moi-même parfaitement ignorante sur un tas de sujet…

Ainsi, la plupart du temps, plutôt que de supposer une transphobie latente dans ce genre de question je préfère penser simplement trans-ignorance. Cette démarche est importante pour moi. Admettons-le, il serait parfaitement malhonnête de notre part de croire que derrière ces questions ne se cache que de la transphobie.

J’ai peut-être de la chance, mais la plupart des personnes que je rencontre depuis deux ans sont, pour la plupart, parfaitement bienveillantes à mon égard. En tout cas je le ressens ainsi. Celles et ceux qui nous rencontrent pour la première fois sont aussi très souvent en demande d’information. Il faut aussi l’accepter et ne surtout fermer aucune porte. Qui a votre avis peut le mieux répondre a leur questionnement ? Nous ou les médias ? Personnellement, j’ai beaucoup plus confiance en mon vécu qu’en la déontologie médiatique.

N’oublions pas que comme toutes celles et ceux qui nous ont précédé, nous bossons aussi aujourd’hui pour les Trans* qui viendront dans 10, 20 ou 30 ans. Qu’on le veuille ou non, nous avons cette responsabilité. Ou bien arrêtons tout de suite d’espérer que les choses changent.

Oui, parfois c’est chiant ! Moi aussi, parfois, j’en ai ras-le-bol (surtout quand j’ai la dalle je crois…) que l’on me pose pour la centième fois les mêmes questions. Mais je me motive aussi en me disant que ce sera toujours pour le meilleur, pour une évolution, un avenir plus simple… (Ok j’arrête tout net cette envolée lyrique)

Oui, je me sens profondément responsable d’éduquer les personnes que je rencontre sur ce sujet. Quelles que soient les questions, oui j’y répondrai. Je ne fermerai pas la porte avec un “ ça ne te regarde pas ! ” Mais j’expliquerai plutôt, avec un peu d’humour si possible, pourquoi la question était déplacée. Ce aussi toujours le moyen pour moi d’aborder des sujets plus essentiels dont ils n’ont souvent jamais connaissance (les problèmes de changement de prénoms, des pièces d’identité ou simplement de droits).

Je trouve cela dangereux d’écrire Les questions à ne pas poser à un Trans*. Je ne crois pas qu’il faille fermer la porte. Progressivement (et j’espère le plus vite possible), les personnes que nous croiserons arrêterons d’elles-mêmes de poser ce genre de questions, car ce sera acquis et non interdit.

Donc posez moi toutes les questions que vous voulez ! J’y répondrai avec le sourire (surtout si j’ai mangé avant…), mais vous n’aurez probablement pas droit, la plupart du temps, la réponse à laquelle vous vous attendiez.

Vite fait sur les médias…

Le problème des médias est différent. Mis à part quelques (trop rares) exceptions, ils sont là, non pour informer, hélas, mais dans une logique purement mercantile d’audience. Quand le business philanthropique existera, envoyez-moi un fax !

Partant de ce principe, le rapport à la vérité ou à la réalité (quelle qu’elle soit) est biaisé. Les blagues, les questions que vous entendrez ou les sujets de reportages que vous verrez ne sont là que pour attirer une audience maximum. Ignorante pour la plupart, transphobe ou voyeuriste pour quelques uns et sincèrement intéressés pour une petite minorité. Minorité d’ailleurs trop souvent très déçue par le contenu au final (et souvent a juste titre).

Hélas, le pire dans tout ça, c’est que (pour l’instant) ça marche ! La seule vision que la société civile a de nous passe donc par ce genre de contenus médiatiques trop souvent racoleur, mensonger, humiliants ou dégradants. Et non, ce n’est parce que M6 ou TF1 en parle (mal) que les choses changeront. Il faut même plutôt s’attendre à l’effet inverse tant qu’un discours cohérent et vrai n’accompagnera pas cette visibilité médiatique. En parler c’est bien, en parler bien c’est mieux.

Mais je garde espoir. Si nous, Trans* (ou toute personne de bonne volonté), mettons tout en œuvre pour informer les gens autour de nous (même quand c’est fatiguant, pénible et que l’on n’a pas envie…), les perceptions changeront de façon beaucoup plus profonde. Et les médias s’adapteront, par pure obligation mercantile plus que par conviction certes, mais au final ils seront contraint de le faire.

Courage ! David n’a pas battu Goliath sans se bouger les fesses non plus…

Je crois sincèrement que l’évolution se fera dans ce sens, du citoyen vers les médias et surement pas des médias vers le citoyen. Et, plus que n’importe qui d’autre, les Trans* ont leur rôle à jouer. N’attendons rien des médias grands publics ou alors nous pouvons dors et déjà nous préparer au pire.

Juste pour finir, changez audience par électeur, vous saurez ce que je pense de nos politiques… Même si je reste plus optimiste (c’est pas non plus très difficile en même temps…) concernant la politique au niveau local. J’ai par contre beaucoup d’espoir dans le milieu associatif.

Donc oui, je continuerai à répondre a toutes les questions que l’on me pose, c’est pour moi une question de responsabilité. Toute question sur mon parcours ou sur les Trans* en général aura toujours comme but ultime d’apprendre quelque chose à mon interlocuteur… Au moins pour le moment et jusqu’à ce que les choses évoluent.

On en reparle dans 10 ou 20 ans…

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10 responses to Une question d’indiscrétion…

  1. frédérique pilato a écrit le 10 avril 2014

    Julia, j’aime bien la façons dont tu aborde la question, j’ai remarqué aussi qu’il y avait beaucoup d’ignorance, et une curiosité. Ceux qui m’on posé des questions intimes ou déplacées le faisait en connaissance de cause avec une volonté de nuire, ceux la pas de pitié je les rembarre dans leur bêtise. La plupart des gens sont plutôt en attente d’information, et souvent effarés de la situation juridique, social, etc que l’on subit.Les questions restent respectueuses, et je fais aussi dans ce cas un travail d’information. Je suis donc d’accord avec les deux articles, (en apparence contradictoire), tous dépend de la volonté de discussion et des idées préconçus de son interlocuteur, de son niveau de liberté de conscience.

  2. Julie Mazens a écrit le 10 avril 2014

    AMHA, ça dépend du contexte.

    Si c’est une personne bien au courant de la transidentité (et le plus souvent une personne transgenre), ces questions sont très malsaines.

    Si c’est une personne cisgenre non au fait de la transidentité, c’est l’absence de questions qui me laisse souvent supposer que la personne n’est pas très bienveillante …

    Je préfère passer du temps à expliquer, éduquer, informer la personne cisgenre ou la personne T en début de questionnement et notamment la sensibiliser sur le fait que le sexe organique ne fait pas le genre. et que la question de ce que j’ai ou que j’aurais ou pas dans ma culotte est strictement privé.

  3. Chloé Tigre Rouge a écrit le 10 avril 2014

    Salut,

    Pareil, il n’y a pas que des questions idiotes. Par ailleurs, parler de “moi avant”, je le fais régulièrement pour expliquer que non, j’ai pas toujours été une bombasse stéréotypée, et que oui, je suis comme beaucoup de monde partie de quelque part et d’un quelque part pas forcément conforme à ce que vous pensiez.

    Évidemment, ça ne se fera pas en public, car je tiens à mon intimité… mais dans le privé, le nombre de gens qui ont vu certaines photos n’est pas négligeable. Le but, c’est de rassurer et de sortir des stéréotypes.

    Tout dépend du ton que la personne emploie.

    Par ailleurs, l’article de Yagg fait un petit peu copie servile de celui de Calpernia Addams, sans citer la source, ce qui est dommage.

  4. Phlune a écrit le 10 avril 2014

    Salut vous :-)

    Me sens bien en phase avec ton article, Julia, ainsi que les premiers coms.
    L’article de Yagg m’avait laissé une certaine impression d’inutilité, en fait.
    En résumé, nous sommes rares, donc on a une sorte de devoir pédagogique.
    C’est le principe de l’hospitalité : lorsqu’on reçoit l’étranger, on lui montre de la considération en étant curieux de son histoire. Ce n’est pas mauvais pas principe.
    Oui, il peut y avoir des relous et du voyeurisme, ça se détecte assez vite, mais sinon, c’est nous qui faisons la véritable information, au quotidien, non filtrée par les désirs suspects (ou franchement glauques) des médias.

    Il y a à coup sûr des lieux ou des contextes qu’on préfèrera fuir, mais je pense qu’en général, notre intégration seriene dans le tissu social dépend largement de nous (je mets de côté provisoirement la question politique, les CEC, la politique de santé pour le moment) et de notre façon d’accuillir les gens.

    Jusqu’à présent j’ai rarement ressenti du malsain dans la curiosité des gens, ausssi je préfère ne pas postuler ça d’avance (même si une femme avertie, hein …).
    Je collectionne par contre les moments lumineux où se sont faites spontannément des rencontres dans des lieux publics (genre préfecture bondée lors s’un changement de permis …) où des discussions qui démarraient sur la banalité du tout venant finissaient par des fraternisations vraiment chaleureuses, ou de grands éclats de rire, et ça y a pas de raison qu’on ne sache pas le faire, ça ne dépend au fond que de la joie intime que nous mettons à nous réaliser, indépendemmment des peaux de bananes généreusement dispensées à notre intention par l’inertie du système …
    :-)

  5. yukarie a écrit le 10 avril 2014

    bien vu : l’article et les remarques. Et je comprends bien aussi la réponse de Damia.

    Sur les médias, le constat est très juste. J’ai repéré aussi qu’un des moyens de faire passer une idée est de publier un livre.
    L’écrit fait une référence auprès des journalistes, c’est une de leurs façons de fonctionner : ils s’appuient sur le travail des autres. Le livre est une sorte d’évènement, pour eux.
    En général, pour qu’il y ait un impact, il faut que l’auteur⋅e soit invité⋅e dans une émission culturelle. Et là l’idée est reprise par les uns et les autres.

    Bien sûr , un seul livre ne suffira pas à faire pénétrer la connaissance des trans dans la société, sauf s’il y a une polémique , par exemple avec la “théorie du genre”.

    • Héloïse a écrit le 11 avril 2014

      Tu parles longuement d’enfants transgenres, dès les premières pages, pour ceux qui ne lisent pas jusqu’au bout.
      Tu envoie un exemplaire à une certaines association avec comme lettre explicative, “J’ai vu dans la vitrine d’une librairie près d’une école” ils se feront un plaisirs de te faire de la pub gratuite
      (vaudrait mieux l’écrire en latin pour qu’ils le lisent)

  6. Julia Hamel a écrit le 11 avril 2014

    Merci pour vos commentaires !
    En fait je ne suis pas totalement en désaccord avec Damia sur le fond, mais plus sur la forme.
    Bien entendu je sais aussi reconnaitre les personnes mal intentionnée. J’admets bien entendu qu’elles existent et que ce genre de questions, dans leur bouche et avec leurs mots, relève de la pure indiscrétion, tendance voyeuriste ou transphobe dans le pire des cas.
    J’ai pour principe (enfin j’essaye…) de fuir ces parasites en tout genre et surtout de ne pas perdre mon temps inutilement dans des causes, elles, déjà perdues (hélas).
    Heureusement, j’ai l’impression qu’elles sont tout de même plus rares que les tous les petits curieux et petites curieuses qui m’entourent.
    Ce qui me dérangeait plus dans l’article de Damia, c’est le fait d’écrire des articles intitulés “Les questions à ne surtout pas poser aux Trans*”, comme principe immuable. Ce qui m’ennuie c’est que cela pourrait aussi rebuter des personnes à priori bien intentionnée. Elles passeraient alors à côté d’information pouvant leur être utile ou profitable, simplement par politesse envers nous, de peur de nous blesser.
    Je trouve vraiment dommage toute occasion manquée de m’exprimer auprès d’une oreille attentive, surtout sur des sujets aussi importants.
    Donc je préfère me coltiner deux ou trois boulets pour les dizaines de personnes avec qui j’ai pu avoir des discussions très instructives. ;p

  7. Meghannoire a écrit le 11 avril 2014

    “Je ne crois pas qu’il faille fermer la porte.” (Julie Hamel)…

    … très bien dit, il faut que nous soyons visible… pour qu’autres petits garçons aient le choix d’une diversité… masculine donc qui inclue aussi être une femme ou simplement être un garçon féminin à sa façon.

    “Mais j’expliquerai plutôt, avec un peu d’humour si possible, pourquoi la question était déplacée.” (Julie Hamel)…

    … encore très bien dit, par contre, pas beaucoup de question seront déplacées! Je vais les taquiner un peu et rarement méchamment mais ils ou elles vont comprendre à la fin. J’ai déjà commencé.

    “Pour les médias, l’analyse est malheureusement juste.” (Julie Hamel)…

    Très vrai et je crois qu’un des deux Chloés ou Julie Mazens ont mentionné une chose de la sorte… que les médias avaient tendance à montrer des “stars” transsexuelles ou celles qui ont sombré dans la misère… pour sensationnalisme ou pour faire peur au petit garçons.
    Je le ré-dis, c’est à nous d’écrire, d’illustrer ou de produire des romans, des bande-dessinée ou des films qui nous mettent en visibilité.

    “2 – «Mais alors ? T’es opéré-e ?»” (Damia)…

    Là, c’est vrai que c’est chiant et à cause de cela, j’ai failli d’accepter une mutilation complète de mes organes (d’où c’était pas nécessaire, je suis assez féminine comme ça) par un chirurgien urologue… et d’ailleurs, un de mes anciens amis m’eut fait à lui promettre de ne rien dire à propos de sa réduction nasal… alors…
    … par contre, pour les autres garçons qui veulent se féminiser ou devenir des femmes (elles le sont d’avance), je parle sans demande de mes chirurgies faciales et faciles… pour encourager.

    “3 – «Je peux voir des photos de toi d’avant ?»” (Damia)…

    Ça dépend lesquelles, à part, cette question ne me dérange pas. Je choisirai et je ressemblais quand même comme une fille avant de prendre l’androcure. Je restais féminin depuis que j’avais cinq ans.

    “1 – «C’était quoi ton ancien prénom ?»” (Damia)…

    J’alterne entre Marc, Reiko ou mon nom de plume, Meghannoire. J’aime trop ma mère.

  8. Héloïse a écrit le 11 avril 2014

    “1 – «C’était quoi ton ancien prénom ?»” (Damia)…

    Nigaud, Bouffon, Mongol…
    Si si tout le monde m’appelait comme-ça !

    “2 – «Mais alors ? T’es opéré-e ?»” (Damia)…

    Je n’ai pas eu l’appendicite.

    “3 – «Je peux voir des photos de toi d’avant ?»” (Damia)…

    Bien sûr, j’ai même mieux, j’ai un film
    (Sort une bobine super 8)
    Ah mais c’est parce que c’était avant !
    (L’enfonce dans un lecteur blu-ray)
    Saleté de pequenologie moderne, il m’a niké mon film !

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