Jean Zaganiaris – De la contre-révolution à la queer theory, de Joseph de Maistre à Judith Butler

15 mai 2014 | Tags: , , , , , , ,

QueerMarocJean Zaganiaris a soutenu son Habilitation à diriger des recherches (HDR) en sociologie le 7 mai 2014 à l’Université Picardie Jules Verne. Cette habilitation s’intitule « Sexes, mensonges et littérature : la place des genres, des sexualités et des transidentités dans la littérature marocaine ». Jean Zaganiaris nous a adressées amicalement le texte de sa publication orale. Nous le reproduisons ci-dessous.

Je tiens à remercier au préalable mon encadrant Frédéric Lebaron pour son soutien et son aide dans cette aventure de recherche. Merci également à Jocelyne Dakhlia, Virginie de Luca Barrusse, Marielle Toulze, Philippe Corcuff et Yves Raibaud, pour leur disponibilité et leur intérêt à l’égard de ce travail que je m’apprête à soutenir devant vous. Merci au CURAPP, à l’école doctorale de l’Université Picardie Jules Verne et à l’Ecole de Gouvernance et d’Economie de Rabat pour leur précieux soutien dans la réalisation de ce travail HDR.

Si le fait d’avoir soutenu une thèse sur les usages intellectuels et sociaux de la pensée de Joseph de Maistre, auteur contre-révolutionnaire du XIXème siècle, et de travailler actuellement sur la place de la sexualité dans la littérature marocaine, peut a priori sembler quelque peu éclectique ou décousu, je m’efforcerai de montrer lors de cette présentation la cohérence de mon parcours, en insistant sur les différentes orientations prises par ma recherche mais aussi sur le fil rouge qui relie les différents objets sur lesquels j’ai travaillé.

En 2004, j’ai soutenu une thèse en science politique sous la direction de Pascale Laborier, en travaillant sur des objets de l’histoire des idées à partir d’une approche combinant philosophie, sociologie et histoire. J’ai effectué ce travail au cours des années 2000 dans le cadre des activités de recherche du CURAPP, laboratoire où je suis chercheur associé depuis 2004. J’ai décidé de travailler sur les discours de la pensée contre-révolutionnaire, plus particulièrement sur les interprétations et les usages de la pensée de Joseph de Maistre aux XIXe et XXe siècles.

Souhaitant rompre avec les filiations décontextualisées entre différents auteurs de l’histoire des idées, j’ai travaillé sur l’effectivité des usages de l’œuvre maistrienne par ses différents commentateurs. Je suis allé voir dans une diversité de sources (essais, journaux, carnets, correspondances…) la manière à travers laquelle les « héritiers » de Joseph de Maistre se sont réappropriés un « héritage » transmis sans aucun « testament ».

Cette question de la pluralité des lectures possibles et socialement contextualisées s’est très vite greffée sur des préoccupations plus vastes autour de la pluralité des modes de vie et de pensées. La généalogie des auteurs contre-révolutionnaires effectuée pendant ma thèse a montré l’ambivalence d’entités sociales que l’on a habituellement d’opposer sous le vocable tradition/modernité, Lumières/Contre Lumières, révolution/contre-révolution. Il y a une dimension révolutionnaire présente au sein de nombreux auteurs de la contre-révolution, nostalgique d’un passé mythique pré-révolutionnaire mais soucieux de briser de manière active et violente l’héritage de la Révolution française.

Lorsque je rédigeais ma thèse, j’ai été amené à lire Gender trouble de Judith Butler et j’ai pensé cette radicalité contre-révolutionnaire, cette « révolution contre la révolution » pour reprendre les mots de Mark Neocléous, à partir des écrits de Judith Butler sur la déconstruction des oppositions binaires de genre. De la même façon qu’elle déconstruit la binarité sexe/genre ou la binarité féminin/masculin en parlant d’une performativité du genre, j’ai pensé qu’il était possible de travailler sur les discours des commentateurs de la pensée maistrienne en déconstruisant la binarité révolution/contre-révolution et de penser la pluralité des discours réactionnaires produits aux XIXe et XX siècles à partir de la notion de performativité.

Même si ma lecture de Judith Butler à cette époque-là ne figure ni dans ma thèse, ni dans sa publication en 2006 aux éditions L’Harmattan, elle m’a aidé à penser la contre-révolution à ce moment et m’a amené dès lors à vouloir travailler un jour sur le queer, sur la sexualité, sur ces questions où la pluralité des modes de vie et de pensés est omniprésente.

A la fin de mon doctorat, j’ai voulu continuer de travailler sur cette ambivalence des discours, débouchant sur des pluralités métissées et composites, et m’orienter vers des objets de recherche où l’un des angles d’investigation serait de voir de quelle façon les oppositions parfois réifiées et socialement construites entre des entités a priori antagonistes peuvent s’avérer en inadéquation avec la pluralité des réalités sociales composites. Dans tous mes travaux de recherche, j’ai essayé de rompre à la fois avec la posture néo-coloniale mais aussi avec « le différencialisme » ou le « culturalisme », séparant parfois ontologiquement les individus, en considérant que les « occidentaux » ou les « européens » et les « orientaux » ou les « musulmans » ne feraient pas partie de ce monde commun, d’une humanité commune, multiple et plurielle.

Tous ces travaux menés en France ou au Maroc m’ont conduit en 2007 à entamer une recherche sur la question de l’obscurantisme, où je suis parti de l’hypothèse qu’il est possible de chercher une autre conceptualisation à cette notion que celle l’opposant aux Lumières. Ce n’est pas l’opposition stigmatisante et socialement construite entre des gens « obscurantistes » et des gens « éclairés » qu’il s’agit de restituer mais plutôt de penser les écarts entre le monisme et le pluralisme.

J’ai voulu rompre avec les visions présentant l’obscurantisme comme un essentialisme, en stigmatisant telle ou telle catégorie sociale, et rendre compte de ses dimensions multiples à partir des formes idéal-typiques qu’il est susceptible de revêtir. Les différents obscurantismes peuvent être de nature religieuse mais aussi non-religieuse. Depuis le fanatisme religieux jusqu’au machisme et à la domination masculine, en passant par la raison d’Etat, les logiques capitalistes, l’homophobie ainsi que par le colonialisme, je me suis efforcé de reconstituer les différents types d’obscurantisme susceptibles de décentrer l’opposition «Lumières/Ténèbres » vers l’opposition « Pluralisme/Monisme », en m’appuyant sur des pratiques sociales existant au sein de nos univers contemporains.

C’est cette recherche sur la question de l’obscurantisme, publiée en 2009 aux éditions marocaines Afrique Orient et suivi par un livre collectif sur cette question co-dirigé avec Erwan Sommerer et publié en 2010 aux éditions l’Harmattan, dans un contexte où je suis en train de relire la quasi-intégralité des ouvrages de Pierre Bourdieu pour comprendre la façon dont il a pensé l’épistémocentrisme, qui m’a amené vers le terrain de la sexualité, que j’ai souhaité comprendre à partir d’une sociologie des discours oraux et écrits des écrivains marocains.

Il y a ce fil rouge de la pluralité, de l’ambivalence, du caractère composite et métissé du social, que j’ai souhaité explorer à travers ces diverses recherches. Dès lors, après avoir intégré la question du machisme et de l’homophobie dans mes travaux sur l’obscurantisme, qui ont pour point de départ ma thèse sur la pensée contre-révolutionnaire, j’ai décidé d’orienter mes recherches sur la question de la sexualité et de m’orienter vers les questions de genre, les questions LGBTIQ (notamment dans le monde islamique) et travailler également sur la sociologie des productions littéraires.

Dans ma recherche actuelle, j’ai voulu comprendre de quelle façon les écrivaines et les écrivains marocains parlent publiquement de la sexualité, des pratiques sexuelles, y compris hors mariage, en évoquant la sodomie ou bien en décrivant des rapports entre des personnes du même sexe. Dans un pays défini bien souvent par son islamité, censée être symbiotiquement lié à tout un ensemble de censures et de tabous sur le sexe, j’ai voulu comprendre les raisons pour lesquelles la sexualité était aussi présente et aussi explicite dans les discours des écrivaines et des écrivains du Maroc. Pourquoi y-a-t-il autant de discours évoquant publiquement la sexualité dans des pays où elle est censée être taboue et censurée en vertu d’un certain traditionalisme religieux ? Quelle est la nature de ces discours ? Comment parlent-ils de la sexualité dans les espaces publics marocains ?

D’emblée, je n’ai pas voulu considérer ces productions littéraires comme une entreprise néo-coloniale ou orientaliste, véhiculant les clichés les plus grotesques. Il ne s’agit pas de parler à la place des écrivains, bien souvent à partir d’une posture anthropocentrique à connotation morale, et laisser de côté la prise en compte des discours que les acteurs tiennent eux-mêmes sur leurs propres pratiques, notamment lorsqu’ils parlent publiquement de la sexualité. Il s’agit plutôt de penser sociologiquement ces discours d’écrivains, en regardant ces ouvrages à la fois comme des pratiques sociales, produites socialement par des acteurs eux-mêmes socialement situés, et comme des productions parlant de pratiques sociales, et permettant de comprendre le rapport que ces écrivaines et ces écrivains ont avec le réel, sans forcément parler à leur place et les définir sociologiquement comme des « auteurs engagés ».

Les entretiens et les observations des présentations publiques de ces auteurs, que ce soit à la Bibliothèque Nationale du Maroc, dans les Instituts français, aux cafés littéraires du Piétri ou bien dans les librairies du Maroc, montrent que la grande majorité peut parler de sexualité mais sans forcément vouloir s’inscrire dans un registre militant. Les auteurs sont très attachés à leur statut d’écrivain et au fait que leur production littéraire s’inscrivent dans un registre esthétique et fictionnel, et non pas politique. L’objet « littérature marocaine de langue française » peut être défini comme l’ensemble des ouvrages publiés en français au sein de l’espace littéraire marocain par des personnes qui soit sont nées au Maroc, soit possèdent des origines marocaines fortement intériorisées, soit proviennent d’un pays étranger et résident depuis plusieurs années au Maroc.

Nous avons construit un corpus de 150 livres, principalement constitué de romans et de nouvelles des années 2000, en nous intéressant autant aux auteurs publiés au Maroc qu’en France, autant aux auteurs marocains qu’aux auteurs non marocains ou franco-marocains publiant au Maroc, autant aux auteurs vivant de leur plume qu’à ceux qui ont une ou plusieurs activités annexes, autant à ceux qui ont publié un seul roman, parfois à compte d’auteur, qu’à ceux qui en publient tous les deux ou trois ans dans des maisons d’éditions institutionnalisées.

A partir de ce corpus ainsi que des entretiens et des observations effectués, il s’agit de saisir l’effectivité des discours sur la sexualité dans un univers social où la tradition est en perpétuelle réinvention et où les islamités, c’est-à-dire les différents rapports que les personnes entretiennent à l’égard de la religion islamique, ne peuvent être pensés qu’à travers l’hétérogénéité qui les constitue. J’ai essayé de démontrer plusieurs choses dans ce travail. Tout d’abord que la thèse différencialiste opposant un « monde occidental » où la sexualité serait sans tabou, libéralisée, permissive, et un « monde islamique », où le sexe serait tabou, censuré, pudique, prête le flanc à la critique. Il y a une sexualité qui est présente dans les espaces publics marocains, que ce soit au niveau des productions écrites mais aussi des discours oraux exprimés lors des rencontres littéraires, où les auteurs lisent certains extraits de leurs livres et répondent aux questions.

Ces productions littéraires s’inscrivent soit dans un souci d’esthétiser la sensualité et l’érotisme, soit de décrire dans les détails la dimension « crue » de la sexualité (position bien souvent masculine mais pas uniquement), soit de dénoncer publiquement des injustices telles que le viol, la pédophilie ou bien la séduction sans scrupule d’hommes qui quittent leur compagne après avoir notamment couché avec elles.

Certains discours d’écrivaines, comme Stéphanie Gaou, Siham Benchekroun, Baha Trabelsi, Valérie Morales Attias, ou d’écrivains, comme Mamoun Lahbabi, produisent un certain nombre d’hétérotopies où les rapports de domination homme/femme sont inversés. C’est tout particulièrement vrai au niveau de l’infidélité féminine érigée en machine de guerre contre le patriarcat ou du refus de livrer son corps à un homme excité que les femmes laissent en proie à la frustration. L’un des points importants qui ressort de notre recherche est la présence effective dans les discours oraux et écrits des écrivain.e.s des désirs gays et lesbiens ainsi que des corps transidentaires,. C’est par exemple le cas de romans tels que Le livre du sang (1979) de Abdelkébir Khatibi où les transidentités sont évoquées à partir des lectures soufies sur la réconciliation des antagonismes, notamment de l’opposition masculin/féminin, dans l’union mystique (tawhid). On retrouve cet aspect dans le roman Le jour du roi de Abdellah Taïa présenté explicitement lors de sa promotion au Maroc comme un roman transgenre, dans Rouge henné de Bouchra Boulouiz, qui nous a dit lors de l’entretien effectué avec elle en 2013 que l’androgynie de son personnage est une façon de rompre avec les assignations normatives du genre et de la tradition patriarcale ou bien du recueil de nouvelles Jaabouq de Hicham Tahir, évoquant un personnage gay qui se sent femme au niveau de sa sexualité et de ses pratiques quotidiennes.

C’est en travaillant sur ces questions que j’ai été amené à rencontrer Arnaud Alessandrin, Karine Espineira et Maud-Yeuse Thomas, qui ont fondé l’Observatoire des Transidentités (ODT) et les Cahiers de la transidentité, où j’ai été conduit à rédiger des textes mais aussi à m’impliquer dans le comité scientifique de lecture de l’ODT. Le travail sur la sexualité dans la littérature marocaine, à partir d’une approche sociologique pas nécessairement en rupture avec les apports de la philosophie, m’a amené à vouloir prolonger mes recherches dans ce domaine et aller vers un travail empirique sur la façon dont la sexualité peut conduire ces écrivaines et ces écrivains à penser la vulnérabilité et la précarité des corps, en rendant compte de la souffrance et de la fragilité des situations mais sans verser forcément dans le misérabilisme ou le sordide.

Une perspective comparatiste pourrait être ouverte, notamment avec les littératures subsahariennes ou bien avec certaines écrivaines françaises, telles que Clara Basteh. Bien entendu, ce travail de recherche ne doit pas être dissocié de mes activités d’enseignements et d’encadrements pédagogiques, avec des étudiants de Master ou des doctorants. L’habilitation à diriger des recherches pour laquelle je postule m’aiderait à formaliser le travail d’encadrement et soit de suivre en co-tutelle des doctorants, soit siéger dans des jurys de thèse, soit intervenir dans des séminaires organisés par des écoles doctorales et d’avoir, en compagnie d’autres chercheurs, des échanges intellectuels avec les jeunes chercheurs, en doctorat ou en master.

Les raisons pour lesquelles je me suis lancé dans cette habilitation sont liées avant tout au sentiment de me sentir digne de suivre des doctorants dans leurs travaux, en ayant fait moi-même un travail de recherche d’une certaine envergure, conjointement à mes enseignements, et de poursuivre ce dernier à partir des pistes ainsi que des sociabilités de recherches évoquées précédemment. Je vous remercie pour votre attention.

Jean Zaganiaris, enseignant chercheur CERAM/EGE Rabat

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