Tant qu’à faire autant bien faire.

10 juin 2014 | Tags: , ,

transitionUne transition est un voyage vers l’harmonisation du corps et de l’esprit car la nature est parfois facétieuse quand elle fait le grand écart entre l’anatomie et l’identité obligeant des hommes et des femmes à transgresser les critères considères comme socialement acceptables.

Nous voilà donc décalées, un esprit féminin dans un corps de mâle ou l’inverse… La faute à pas d’chance me direz vous ?

Et si au contraire, c’était une opportunité incongrue et singulière d’annihiler les paradoxes, de dépasser nos visions binaires et d’aller chercher en nous le meilleur de nous même ?

Seulement voilà, la direction à prendre n’est pas celle que l’on croit.

Nous nous pensons sur un plan horizontal partant du masculin pour rejoindre l’inaccessible étoile du féminin. On se projette sur la femme en devenir bien souvent fantasmée, on revit en accéléré une jeunesse et une adolescence infantilisante avec le risque du ridicule “kikoulol” : lost in translation… No comment.

Ce n’est jamais qu’une vision réductrice de la femme vu au travers du prisme hetero-normé du genre ” Ah ! Trop cool, je suis une fille ! Hihihi …”

Eh ! Réveille toi ma grande, t’as cinquante piges, t’es une adulte !

Combien de victimes du syndrome Bisounours et d’intelligences sacrifiées sur l’autel Hello Kitty ?

Allons, un peu de sérieux, notre réalité n’est pas rose ( ne nous en déplaise) mais loin de la fuir, regardons la en face.

La regarder en face c’est avoir une vision globale à la fois horizontale et surtout verticale.
Nous savons que nous ne sommes pas ce que notre environnement veut que nous soyons mais au fond, tout au fond, savons nous qui nous sommes ?

Une personne cisgenre ne se pose pas la question, elle sait, de même une personne transgenre n’a pas à se poser cette question. Tant d’efforts pour devenir ce que nous sommes déjà c’est un peu du gâchis d’énergie.

Mieux vaut la consacrer à une sincère introspection qui, à terme, nous tirera vers le haut et nous ne serons plus extra-ordinaires au regard des autres mais dans notre propre regard comme le dit la chanson, juste quelqu’un de bien.

Nous en avons la ressource, la transition nous oblige à nous dépasser, faire preuve de courage, se remettre en question, interroger nos constructions et nos préjugés.

Tout cela bâtit notre personnalité, c’est une maïeutique, nous accouchons de nous même et cette introspection permanente fait émerger notre véritable nature débarrassée des scories d’un passe parfois douloureux mais qui n’est qu’un passé dépassé et pansé.

En conclusion mes chères consœurs, ne cherchons pas la femme en nous, elle s’épanouira d’elle même dans sa nature retrouvée et réconciliée.

Cherchons en nous, le meilleur de nous même : Soi.

Envoyé de mon iPad

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28 responses to Tant qu’à faire autant bien faire.

  1. Celia a écrit le 10 juin 2014

    Je ne suis pas née dans le mauvais corps, mais j’ai été assignée dans le mauvais genre, parce que j’avais les organes génitaux visiblement mâles. J’entends souvent dire « je suis née dans le mauvais corps », je veux préciser qu’en ce qui me concerne, le mauvais corps, c’est par rapport au genre (rôle de genre ?) que je souhaite socialement incarner, et pas rapport à mon esprit. Car franchement, je ne me sens pas un “genre” particulier. Je sens que je respire, que je sens, que je touche, que j’entends, etc. Je sens que j’existe, et qu’on m’a fait jouer un rôle que je déteste, et que j’ai voulu changer cela à un moment donné de ma vie.
    Je souhaite être classée au quotidien dans le genre féminin, c’est pourquoi j’ai modifié mon corps et mon apparence par les hormones et la chirurgie, le travail de la voix, les vêtements, le comportement social, la démarche, la gestuelle,… tout cela se transformant quelquefois sans même y penser. Ces transformations ne sont pas là pour faire correspondre mon corps à mon “esprit” ou ma « nature féminine ». Je ne répare pas une erreur de la Déesse Nature, je répare une erreur de l’état civil. Pour réparer, je modifie mon corps pour être identifiée dans le genre féminin que je désire. C’est dans ce genre que je me sens bien.
    Tout cela pour dire que sans remettre en question les différences biologiques entre les sexes (reproduction toussa…), je suis la preuve vivante que c’est mon apparence et non ma biologie qui détermine mon genre. La société détermine mon genre en fonction de ce qu’elle voit, sur moi et aussi sur mes papiers, et par conséquent avec un peu de chance, d’argent et pas mal d’énergie (peu de courage au final) j’ai pu faire quelques retouches d’apparence pour modifier mon corps et ensuite mes papiers, et être enfin identifiée dans le genre que je désire !

    • Claude a écrit le 10 juin 2014

      + 1
      C’est comme ça que je vois les choses.
      Comme Pierre Dac qui, lorsqu’on lui posait les fameuses questions qui suis-je, d’où viens-je , où cours-je, répondait :
      “Je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne! “.
      Au-delà du rire, c’est aussi le mécanisme de l’introspection, le fameux Connais-toi toi-même qui est à l’œuvre dans ma vie depuis le départ !
      Réparer mon état-civil je vise, et assidûment même, mais encore plus sans doute explorer mon humanité avec ses forces et ses faiblesses. Le fameux Soi ? Je préfère dire que je suis en quête de l’Être, de l’Essence ! Mais l’on se comprend 😉

  2. Claude a écrit le 10 juin 2014

    Excellent article !

    J’apprécie tout particulièrement ce passage :

    Tout cela bâtit notre personnalité, c’est une maïeutique, nous accouchons de nous même et cette introspection permanente fait émerger notre véritable nature débarrassée des scories d’un passe parfois douloureux mais qui n’est qu’un passé dépassé et pansé.

    En conclusion mes chères consœurs, ne cherchons pas la femme en nous, elle s’épanouira d’elle même dans sa nature retrouvée et réconciliée.

    Cherchons en nous, le meilleur de nous même : Soi.

    Juste un détail… Perso c’est l’homme qui s’épanouit…
    Signé : un confrère ! 😀

    • Cyane Dassonneville a écrit le 13 juin 2014

      Désolée Claude, tu sais la grammaire est genrée et je n’aime pas l’idée que la masculin l’importe sur le féminin, cela ne signifie pas que je ne pense pas aux confrères 😉

  3. yukarie a écrit le 10 juin 2014

    très beau texte, Cyane, plein de vérité. Je pourrais citer chaque phrase.
    On devrait l’étudier dans toutes les écoles de trans.

  4. Adelaïde (Heidy) a écrit le 10 juin 2014

    Ici aussi je m’y retrouve pleinement. Merci.

    Aussi j’aimerai, dès que j’aurai accès aux articles et messages, pouvoir écrire un article sur la “TRANSITION INTÉRIEURE”, ou comment nous allons vers la découverte de notre véritable “visage intérieur”, à charge, pour le reste, comme le dit Cyane, de “prendre la forme” de (s’adapter à) cette découverte. Alors, la transition “formelle” ne sera plus une fin en soi, qui pourrait nous détourner de cette découverte, mais le seul moyen d’un réajustement nécessaire à cette image de “Soi”.

    NB : Certains, certaines, peuvent avoir cette image, inconsciente peut être, mais pleinement agissante dans tous les cas, depuis leur plus tendre jeunesse (voir ce magnifique reportage :






    ).

    Mais ce n’est pas le cas de tous/toutes, moi y compris; sachant cependant que je suis certain(e) que c’est pour des raisons bien précises.

    • Claire B. a écrit le 18 juin 2014

      Merci pour la vidéo, je n’avais pas pris le temps de la regarder, c’est un très joli reportage. Cette fille vit tout ce que je rêvais de vivre à son âge et qui m’était interdit, un monde qui m’était impossible d’accès. Au lieu de ça j’ai passé comme nous toutes ici, ma vie à me poser des questions, mal dans ma peau de mec, obligée de jouer un rôle qui me donne tout simplement envie de vomir, et maintenant je passe mon temps à tenter de réparer tout ça. Alors biensûr la transition est un moyen de se remettre en question, d’évoluer, de comprendre beaucoup de chose sur la vie, mais quand même, quand je vois cette fille je me dit qu’elle aura eu la chance de vivre sa vrai personnalité dès le début. Mais le passé la rattrapera toujours puisque qu’elle ne pourra jamais mettre au monde ses enfants.

  5. chantal clery a écrit le 11 juin 2014

    Je ne le saurais pas, rien qu’à lire le texte et les termes employés je l’aurais compris…Belle Planche à Tracer……
    Sur le fond rien à dire, c’est bon pour moi, cela me fait penser que l’essentiel dans nos cas c’est avant tout, d’être, et de nous laisser guider par ce que nous sommes .
    Ces dernières semaines j’ai fait le lien entre ce que je suis aujourd’hui et ce que j’ai été pendant des années sur le plan vestimentaire au quotidien, sans parler de l’apparence physique.
    Pendant des décennies j’ai exécré cette obligation vestimentaire et finalement au plus profond que je puisse me souvenir j’ai toujours détesté les vêtements que je portais, parce que je ne m’ y sentais moi même, une gêne comme si ce que je portais était incongru, je les ai porté parce qu’il fallait mais à présent je prends conscience de mon mal être permanent.
    Je veux dire que j’ai changé mes habitudes vestimentaires non pas pour ressembler à une femme quoique peut être au départ comme chacune, mais qu’après tout s’est imposée à moi comme une évidence, comme si j’avais réintégré mon moi.
    Aujourd’hui je ne me pose plus de questions, je suis moi, enfin, du matin au soir, du soir au matin, de midi plein à minuit plein, j’ai terminé mon travail……..semble t il………..

    • Cyane Dassonneville a écrit le 11 juin 2014

      La pierre se taille de midi à minuit toute la vie, mais chaque étape est une avancé vers son chef d’œuvre ma très chère sœur. Cela dit ce que j’écris devrait être systématiquement à la premier personne du singulier car chacune d’entre nous vit sa transition selon ce qu’elle est, il faudra à l’avenir, que j’évite les généralisations.

  6. Adelaïde (Heidy) a écrit le 11 juin 2014

    Certes, mais ne doutons pas qu’elle se taille aussi, pour sa face invisible, de minuit à midi.

  7. Agnès Jill Robert a écrit le 12 juin 2014

    J’ai bien aimé ton article Célia, il correspond bien à la manière dont je voi. s les choses. Selon moi, la nature elle n’est ni bonne ni mauvaise ni ne se trompe, elle est, simplement. Ensuite c’est le travail sur soi, l’introspection. Je sais que je ne pourrai pas aller jusqu’à une mise en adéquation de mon esprit et de mon corps, c’est à dire changer mon apparence (hormones, chirurgie) mais je sens chaque jour que je me rejoins, que je m’unifie, que la peur m’abandonne. Je vis la transition intérieure, pour reprendre le terme d’Adélaïde. Un mystère demeure à mes yeux : qu’est-ce qui fait que certain(e)s ont une conscience (plus ou moins claire) si jeunes et d’autres (dont) je fais partie, si tard ?

    • Cyane Dassonneville a écrit le 13 juin 2014

      Chaque chose en son temps, cela aurait pu ne jamais arriver donc mieux vaut tard que jamais, c’est surtout fonction de l’environnement, l’éducation, la pression sociale….

  8. Claude a écrit le 13 juin 2014

    Quand c’est présent tôt ça n’est pas toujours un cadeau. cela peut pourrir la vie très longtemps… je trouve que c’est un drôle de destin que d’en avoir conscience très tôt alors que rien n’existe pour en sortir.
    Je l’ai vu comme une leçon d’introspection accélérée, un apprentissage de la frustration à grande échelle et une incitation à l’observation plus pointue de mes sœurs et frères humains. Un développement de la capacité à vivre hors normes aussi, et c’est très inconfortable !
    C’est une initiation avec un grand I, qu’elle ait été choisie dans un plan d’incarnation ou pas, ma foi je n’en sais rien. Mais qu’elle ait exacerbé ma sensibilité et mon aptitude à la révolte, ça sûrement !

    • yukarie a écrit le 14 juin 2014

      c’est une question que je me posais : comment cela se vit-il quand on en a conscience et qu’on ne peut pas vivre comme on l’aimerai.
      Donc là j’ai une réponse.

  9. Agnès Jill Robert a écrit le 14 juin 2014

    Le projet d’incarnation ? A quoi cela fait-il référence ? J’avoue ne pas comprendre, est-il possible d’être éclairée ? Même un tout petit peu…

  10. Agnès Jill Robert a écrit le 14 juin 2014

    Oui bon, ça y est, je comprends mieux ; j’aurais dû faire l’inverse : chercher à me documenter avant de poser la question . J’y retourne.

  11. yukarie a écrit le 14 juin 2014

    je vais quand même essayer de répondre car il y a sûrement d’autres personnes qui se posent la même question.

    Pour moi, et je dis bien pour moi, donc cela n’engage pas les autres personnes, la vie n’apparaît pas par la seule magie de la rencontre du spermatozoïde et de l’ovule. En fait on choisit de s’incarner et on choisit au moins les grandes lignes de notre incarnation. Dans ce cadre on peut imaginer que certain⋅e⋅s ont choisi la prise de conscience jeune et d’autres tardive.
    je viens de faire aussi une recherche et je vois que certains disent que ce projet est le projet divin. Pour moi, ce n’est pas contradictoire avec le fait que l’on participe au choix qui est fait.

    J’ai essayé d’approfondir pour moi même, et je me dis que si je vis en tant que femme trans, c’est que soit je suis une femme qui a choisi de vivre une vie d’homme (et qui ne l’a pas supporté), soit j’ai délibérément choisi de vivre une vie de trans.
    Actuellement , je penche pour cette deuxième solution.
    Reste à savoir pourquoi j’ai choisi cette vie?
    Est ce , pour citer Claude (@happydog), “pour obtenir une leçon d’introspection accélérée, un apprentissage de la frustration à grande échelle , une incitation à l’observation plus pointue de mes sœurs et frères humains, un développement de la capacité à vivre hors normes” ?
    J’ai pensé pendant un temps que j’étais femme et que je refusais la vie de femme, parce que je trouvais trop dure certaines conditions de vie féminine, en particulier l’abandon.
    Et puis une autre hypothèse m’est venue : peut être pour bien ressentir certains aspects du féminin que je ne percevais pas en tant que femme? Parce qu’en tant que trans, je n’ai cessé d’observer de l’extérieur , ressentir, m’identifier au féminin, dans une sorte de vénération.
    Je n’ai pas de réponse absolue et je me demande si j’aurais une réponse un jour sur cette terre.
    En attendant , j’ai un destin que je dois vivre, incarner. La prise de conscience accentue le phénomène, me donne le courage d’aller plus loin, d’accepter d’être en marge de la société.

    • Cyane Dassonneville a écrit le 14 juin 2014

      J’aurais tendance à croire qu’au cœur de toutes ces questions et ces hypothèses se trouve la ou les réponses, chacune y trouve son compte si toutefois elles sont en questionnement, le pourquoi du comment finalement n’a que peu d’importance, ce qui compte selon moi, c’est l’expérience intérieure et extérieure du cheminement, un apprentissage de l’être d’une richesse sans égal.

    • Claire B. a écrit le 18 juin 2014

      Je me suis demandée aussi, si je considère la réincarnation comme possible, si finalement ce n’était pas moi qui avait voulu tenter l’expérience d’être un garçon pour me rendre compte au final que ça ne correspond pas du tout à ma sensibilité propre.
      Je me suis aussi demandée comme Yukarie si je ne suis pas venue au monde pour être Trans ou parce que je le suis tout simplement, le besoin de vivre les 2 facettes H/F en s’exonérant des contraintes imposées par la sexualisation de l’être.

  12. Cyane Dassonneville a écrit le 18 juin 2014

    Dans un tel cadre de réflexion une fois encore se poser la bonne question c’est avoir déjà la moitié de la réponse

  13. Cynthia Cardui a écrit le 24 juillet 2014

    Oui très vrai (surtout ce dernier commentaire qui résume bien le tout), mais moi Hello Kitty j’aime quand même (…)


    Cynthia Kitty

  14. Sophie a écrit le 28 juillet 2014

    je pense que les vraies réponses sont en nous même ! ont interroge mais quelque part l’ont ressent qu’elles existent en nous .
    il y a un passage du livre d’alexis ambre qui m’as touchée ou est écrite une citation de l’écrivain Antoine de saint-exupéry :
    ” Les hommes cultivent cinq milles roses dans un même jardin … et ils ne trouvent pas ce qu’ils cherchent . et cependant , ce qu’ils cherchent pourrait être trouvé dans une seule rose ou un peu d’eau … Mais les yeux sont AVEUGLES , il faut chercher avec le coeur …. ” Antoine de saint Exupéry .
    cordialement

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